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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 11:40

L'ambitieux Manuel Valls s'est enfin déclaré candidat à la primaire socialiste.

Si on en croit les sondages, et par son statut d'ancien premier ministre, Manuel Valls prend le statut de favori dans la course à l'investiture socialiste de janvier. A ce titre, il occupe la place qu'avait Alain Juppé dans la course à droite, avant la terrible déroute qu'il a vécu face à François Fillon.

Peut-on ou doit-on rêver le même sort pour Manuel Valls ?

Certes, Manuel Valls représente aujourd'hui à la gauche ce que Judas représente au christianisme : l'image du traître.

Manuel Valls, c'est le Tony Blair français, celui qui souhaite enterrer les valeurs de la gauche en se vantant d'être moderne et réaliste. Un discours finalement classique et ancien, soutenu de longue date par des médias au service de leurs actionnaires privés, mais qui cache en fait un renoncement pur et simple à changer l'équilibre social, un renoncement à redonner du pouvoir et de la dignité à ceux qui produisent les richesses dans ce pays : les travailleurs.

Doit-on pour autant souhaiter sa défaite aux primaires socialistes de janvier ?

La question peut se poser autrement : quel serait le résultat du premier tour de la Présidentielle selon le candidat désigné par les primaires socialistes ?

On sait aujourd'hui à quel point le risque est grand de voir un second tour opposer la droite dure incarnée par François Fillon et la droite extrême portée par Marine Le Pen.

Quelle configuration peut mener à avoir un vrai candidat de gauche au second tour ?

Hypothèse 1 : Valls est le candidat socialiste.

Valls et Macron jouent finalement sur un programme et des valeurs identiques. L'électorat cible, plutôt petit bourgeois, se divisera entre ces deux candidats.

L'électorat de gauche et communiste sera tenté de voter pour celui qui incarne actuellement le mieux ses valeurs, Jean-Luc Mélenchon. Celui-ci est crédité actuellement de 10 à 13 % des voix. Autant dire que, dans cette hypothèse, Mélenchon peut attirer vers lui un électorat socialiste qui ne se reconnaîtra dans les valeurs de Manuel Valls.

Cela laisse la possibilité de voir Jean-Luc Mélenchon atteindre ou dépasser les 20 %, ce qui serait juste pour atteindre le second tour mais, qui sait ?

Hypothèse 2 : Montebourg est le candidat socialiste

Aujourd'hui challenger de Manuel Valls dans les sondages, Arnaud Montebourg peut espérer évincer le premier ministre libéral si les candidatures de l'aile gauche du Parti socialiste (Hamon, Lienemann ou Filoche) se reportent vers lui.

Au premier tour de la Présidentielle, Arnaud Montebourg pourrait incarner l'image traditionnelle du Parti socialiste. Pourrait-il donner suffisamment d'espoir à l'électorat populaire pour le remobiliser ? Le risque n'est-il pas de voir Montebourg et Mélenchon se partager une partie d'un électorat de gauche traditionnellement socialiste ?

Par ailleurs, Emmanuel Macron resterait seul en lice pour porter les valeurs à la fois économiquement libérales et socialement modernes que ne portent ni François Fillon, ni Marine Le Pen.

Le risque est bien, en ayant Arnaud Montebourg comme candidat du PS aux Présidentielles, d'avoir une atomisation électorale à gauche et de favoriser Emmanuel Macron.

De quoi risquer un second tour qui verraient s'affronter deux candidats de droite : Macron, Fillon ou Le Pen.

Finalement, peut-être faut-il que Manuel Valls soit le candidat du Parti socialiste pour que le peuple français fasse son deuil de la sociale-démocratie, comme l'ont fait les peuples grecs ou espagnols, et que naisse enfin une nouvelle voie, radicale et progressiste ?

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 15:04

Les communistes ont voté : à 53 %, c'est le choix d'un soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon qui a été retenu.

Le débat a été long et passionné. Fallait-il une candidature communiste indépendante aux Présidentielles 2017 ou un soutien à la candidature Mélenchon ? C'est le choix qui restait aux communistes, ce 25 novembre dernier, après une conférence nationale qui avait rejeté toute hypothèse d'une participation à une quelconque forme de primaire de gauche.

Avec 53 % nationalement (mais seulement 47 % dans l'Eure !), c'est la première option qui a été choisie par les 39 000 communistes qui ont pris part au vote.

L'argument de risquer la division au sein de la gauche radicale l'a emporté.

Les communistes appuieront donc la candidature de Jean-Luc Mélenchon mais mèneront une campagne autonome, sur leurs propositions.

Espérons que cette stratégie soit comprise et qu'une dynamique plurielle permette au peuple français de sortir de la prochaine période électorale avec une gauche renforcée et un nombre plus important de députés communistes !

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 09:47

Le troisième débat des primaires à droite, hier soir, à rappeler à quel point la droite hait les services publics et ceux qui les font fonctionner.

Trente ans après le virage de l'austérité sous Mittérand, les partis politiques ont réussi à brouiller les pistes des valeurs et des alternatives.

Plus de différence entre politiques de gauche et politiques de droite, stigmatisation de tout discours critique de la pensée unique libérale, banalisation du discours réactionnaire et fasciste de l'extrême-droite : les références de classe sont tombées, pour le plus grand bonheur de ceux qui détiennent réellement le pouvoir, les gros actionnaires et les grands patrons.

Pourtant, il est facile de retrouver les référents idéologiques et le positionnement de classe des partis de droite au travers de leur haine des services publics et des fonctionnaires.

Car, l'origine du service public, c'est la mise en commun, pour le bénéfice de tous, de services considérés comme vitaux pour les citoyens ou pour le pays. C'est pourquoi, pour ne citer que quelques grands secteurs, l'énergie (EDF et GDF dans le temps), les transports ferroviaires (SNCF) et aériens (aéroports), l'industrie de la défense (DCN), la santé (via les hôpitaux publics et la Sécurité sociale) et toutes les fonctions qui définissent un Etat (les fonctions dites régaliennes : police, armée, justice, impôts, contrôle des frontières, collectivités locales...) sont des services publics.

Pour ces entreprises de services publiques, le gouvernement issu de la Résistance a inventé à la Libération le statut du Fonctionnaire. C'est Maurice Thorez, président du parti communiste et ministre, qui portât la loi qui mit en place ce statut.

L'objectif : sortir du statut marchand et de l'influence de l'économie, les salariés qui portent les valeurs du service public. En effet, un service public n'a pas vocation à être rentable : il est d'abord là pour remplir son rôle de service auprès des citoyens, quel que soit leur âge, leur lieu de vie (ville ou campagne).

Pourquoi la droite hait les services publics et les fonctionnaires ?

Si la droite déteste autant les services publics et les fonctionnaires, c'est autant pour le symbole qu'ils représentent que pour le marché potentiel qu'ils occupent.

Côté symbole, un service public, c'est un coin de communisme en société capitaliste !

Les services publics démontrent qu'il est possible de gérer un secteur "économique" ou "social" en dehors des règles du marché capitaliste, qu'il existe autre chose que la loi de l'offre et de la demande.

Le statut du fonctionnaire est aussi un symbole, celui d'un salariat qui ne dépend pas d'un employeur privé, dont les objectifs ne sont pas la rentabilité mais la satisfaction des besoins de la population.

Côté marché, un service public occupe un créneau économique que lorgnent des entreprises privées, non pas pour aider la population, non pas pour faire "mieux" que le service public, mais pour remplir le rôle de toute entreprise privée : faire du bénéfice !

Salir, détruire et privatiser

Comme on l'a dit, l'affaiblissement du mouvement ouvrier et la perte des repères idéologiques des travailleurs a été méthodologiquement organisé au travers de la déconstruction du repère droite/gauche depuis Mittérand. Les classes dominantes, en s'appuyant sur leurs partis politiques (du PS au FN via le centre et la droite) et leurs médias, ont profité de cet affaiblissement pour développer une stratégie de dénigrement des services publics et des fonctionnaires. Ils réussissent ainsi à opposer deux parties complémentaires de la classe ouvrière : salariés du privé et du public ! Reste ensuite à organiser la destruction des services publics.

C'est ainsi que le fonctionnaire aujourd'hui, moins payé à diplôme égal qu'un salarié du privé, passe pour un privilégié, un fainéant, un inutile non rentable.

Des fonctions hautement importantes pour toute la société et parfaitement bien remplies par une majorité de fonctionnaires, ont perdu toute valeur auprès des citoyens : rien d'étonnant à ce que nombre de parents et d'enfants ne respectent plus les enseignants, que les policiers soient si mal perçus, voire agressés, que le facteur ne soit plus un métier respecté, que les violences se multiplient dans les hôpitaux, les services sociaux,... ! !

Le dénigrement s'ajoute au démantèlement et à la désorganisation planifiée pour pouvoir ensuite affirmer : "vous voyez ! ça ne marche pas !".

C'est à quoi on assiste depuis trente ans, dans les hôpitaux (manque de personnel et de moyens, tarification à l'acte,...), la Poste, EDF, l'enseignement, et ainsi de suite.

En dénigrant les fonctionnaires et en "organisant la désorganisation", les partisans du marché arrivent à démontrer que "le privé ferait mieux que l'Etat ou le service public".

Le tour est joué ! Le terrain est ouvert à une privatisation !

Pourtant, depuis la privatisation des marchés de l'eau ou des ordures ménagères, le service est-il de meilleur qualité ? Non. La privatisation a t-elle fait baisser le prix de l'eau ou celui de la collecte des ordures ménagères ? Non, bien au contraire !

Depuis la privatisation des autoroutes, les tarifs sont-ils devenus moins chers et les autoroutes sont-elles mieux entretenues ? Non ! Chacun le sait !

L'avenir des services publics et des fonctionnaires ne passe pas par la droite

L'avenir est sombre pour nos services publics, pour les centaines de milliers d'emplois qu'ils représentent et pour l'ensemble des Français qui dépendent, chaque jour, de l'un ou l'autre de nos services publics : école des enfants, collèges, lycées ou universités, hôpitaux, routes, services sociaux, électricité, Poste, ...

Le débat d'hier soir entre candidats à la primaire à droite a éclairé le sujet : la palme est revenue à François Fillon qui veut supprimer 500 000 emplois de fonctionnaires et passer le temps de travail des fonctionnaires de 35 à 39 heures !

500 000 emplois de moins en France alors que plus de 4 000 000 de Français sont au chômage ?

500 000 emplois de fonctionnaires de moins, c'est autant de postes en moins pour nos jeunes après leurs études : le privé leur proposera t-il autant de CDI en échange ou, comme c'est le cas désormais, une majorité d'emplois précaires ?

Si les fonctionnaires passent à 39 heures, combien de temps faudra t-il pour qu'on exige des salariés du privé qu'ils s'alignent aussi sur ce nouveau temps de travail ? Et alors que le passage de 39 à 35 heures s'est accompagné de blocages de salaires sur 2 ou 3 ans, ne croyez pas que le retour aux 39 heures s'accompagnera d'une compensation inverse !

Quant au Front National, il surfe aujourd'hui sur la perte de repères idéologiques des travailleurs pour récupérer tous les symboles ouvriers possibles et se positionner comme seul recours à la ligne libérale dominante : la récupération du symbole socialiste de la rose par Marine Le Pen, de figures communistes comme Jaurès, ou de slogans ouvriers des années 70 et 80, est une démarche purement démagogique et de propagande !

Le fonds idéologique du FN reste celui de l'extrême-droite : une vision fermée, nationaliste, de l'économie de marché, complétée d'une vision conservatrice et tout aussi fermée de la société française, arque-boutée sur une vision idéalisée d'une France blanche et catholique.

L'élection de Donald Trump aux Etats-Unis, que salue Marine Le Pen, donne à voir ce que serait la France au cas utopique d'une victoire de l'extrême-droite en mai prochain : un pays où toutes les haines se sentiraient libres de s'exprimer, contre les Français d'origine immigrée, les musulmans, les Rroms, les progressistes, les syndicats, etc. Déjà actuellement, même si les médias taisent ces informations, se multiplient les agressions racistes, anti-syndicales et anticommunistes.

La France de demain ne doit pas ressembler à l'Allemagne de 1933 !

Pour les ouvriers, comme pour les fonctionnaires, l'avenir ne réside pas dans le chant des sirènes d'un Front national qui n'est pas et ne sera jamais un parti ouvrier, mais qui demeure un parti d'extrême-droite porteur de valeurs anti-populaires, anti-démocratiques, racistes et intolérantes.

Mais, pour les ouvriers comme pour les fonctionnaires, l'avenir ne se situe pas à droite non plus, auprès de candidats qui, tous, représentent les valeurs du capitalisme mondialisé, de l'économie de marché libérale où la seule règle, c'est celle de la rentabilité et de la satisfaction des actionnaires. Salariés et services publics n'ont aucune valeur dans ce monde là !

Désormais, avec un PS passé définitivement à droite sous la Houlette de François Hollande et Manuel  Valls, et un Emmanuel Macron qui a montré qu'il roulait pour la finance lorsqu'il était ministre "socialiste", il ne faut pas non plus regarder de ce côté-ci de la politique.

L'avenir repose sur les forces de transformation sociale, celles qui continuent d'affirmer que l'intérêt collectif, celui de la société, prime sur l'intérêt individuel, celui de l'actionnaire.

Malgré ses erreurs, le Parti communiste n'a jamais renoncé à ses valeurs ouvrières, à son combat pour le progrès, l'égalité et la fraternité, contre la haine et l'individualisme, pour la solidarité entre les Hommes et pour la paix entre les peuples.

Le communisme reste l'avenir de l'Homme, comme disait Aragon.

L'avenir des ouvriers et des fonctionnaires reste lié à celui du mouvement politique qui les a portés depuis la fin du 19ème siècle, le mouvement communiste.

Published by Solidaire - dans En France
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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 14:21

Réaction de Bernie Sanders, Sénateur socialiste du Vermont et ancien candidat dans les primaires démocrates - traduction Nico Maury

 
 
Réaction de Bernie Sanders après l'élection de Donald Trump
 
"Donald Trump a utilisé la colère d'une classe moyenne en déclin, qui est malade, fatiguée de l'establishment économique, politique et médiatique" déclare Bernie Sanders. "Le peuple est fatigué de travailler plus longtemps pour des salaires plus bas, des délocalisations vers la Chine et vers d'autres pays à bas salaires, des milliardaires qui ne paient pas d'impôts fédéraux sur le revenu. Les gens sont fatigués de ne pas avoir les moyens de faire des études universitaires pour leurs enfants, alors que les riches deviennent beaucoup plus riches". 

"Si M. Trump entend vraiment mener des politiques visant à améliorer les vies des familles de travailleurs dans ce pays, moi ainsi que d'autre progressistes sommes prêts à travailler avec lui", souligne le sénateur socialiste. "S'il entend mener des politiques racistes, sexistes, xénophobes et contre l'environnement, nous nous opposerons vigoureusement à lui", prévient Bernie Sanders. 

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 11:55

Présidentielles au pluriel : France et Etats-Unis, même tendance ?

Le résultat est tombé, sans appel : Donald Trump est le nouveau président des Etats-Unis.

Les dirigeants chinois, rois de l'estoc, parlent du signe d'une "démocratie malade". C'est effectivement le cas, comme c'est le cas de toutes les "démocraties" occidentales.

Cette élection américaine avait quelque chose de neuf : il s'agissait presque de voter pour le moins pire des candidats aux yeux de beaucoup d'électeurs !

Entre un Trump raciste, misogyne, isolationniste et aventurier, et une Clinton intégrée à l'establishment financier américain, les électeurs ont fait leurs choix selon leurs considérations propres.

Pour nous, un duel Donald Trump contre Bernie Sanders aurait été plus intéressant. Le battu de peu aux Primaires démocrates portait un message clairement de gauche, en rupture avec la finance et les lobbies militaro-industriels qui dominent la classe politique aux Etats-Unis.

Son message, il le revendiquait clairement "socialiste". Un gros mot aux Etats-Unis, mais un gros mot qui a attiré vers lui des millions d'ouvriers et de jeunes.

Là était l'espoir d'un renouveau !

A la place, les nord-américains (et le monde avec !) auront un fanfaron réactionnaire à leur tête. Un aventurier qui veut bétonner la frontière mexicaine et isoler le pays du reste du monde.

Son discours est avant tout populiste, jouant sur les peurs et stimulant les instincts de haine et les sentiments de supériorité raciale de certains blancs qui se croient encore du temps de l'esclavage et de la Guerre de Sécession.

Ce populisme résonne aussi en France, avec le Front National.

Avec l'élection présidentielle de mai prochain et le score annoncé de Marine le Pen, le pire peut arriver chez nous aussi : l'arrivée au pouvoir d'une présidente aux idéaux racistes, isolationnistes et porteuse de valeurs misogynes, celle de la droite chrétienne la plus conservatrice.

En France, le souci est l'absence d'une gauche constructive dans les débats.

Le PS n'a plus rien de socialiste. Ce parti, affaibli en termes de militants, n'est plus qu'un panier de crabes où grouillent les carriéristes au service de la finance, du capital.

Jean-Luc Mélenchon a choisi une stratégie individuelle où seul lui décide des idées, du programme et du tempo. Sa France Insoumise fleurte avec l'anti-parlementarisme et n'est que l'apparence d'une organisation démocratique. En refusant de suivre l'aventurier Mélenchon, les communistes français ont pris un risque, électoral, mais ils ont souhaité défendre leur honneur et leur intégrité morale : "il n'est pas de sauveur suprême, ni dieu, ni césar ni tribun !" dit l'Internationale.

Que reste t-il comme alternative ? Un Alain Juppé ? La droite classique, libérale, pro-finance, incarnée en un homme qui a eu maille à partir avec la justice.

L'avenir peut paraître sombre. Ce sont pourtant les hommes et les femmes qui font l'Histoire !

A nous de nous engager, de nous exprimer pour montrer qu'il existe toujours une Raison en ce pays, que les idées du siècle des Lumières, de la Révolution française et de la Résistance vivent encore, qu'elles portent en elles le progrès, la liberté, l'égalité et la fraternité !

Published by Solidaire - dans Dans le Monde
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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 13:05

Nous publions ici la lettre de Mickaël WAMEN, secrétaire de la CGT Goodyear d'Amiens.

Rappelez-vous ! Une lutte emblématique, une véritable lutte de classes entre des travailleurs qui veulent sauver leur usine et une direction porte-flingue d'actionnaires à la recherche du profit maximum.

Les 19 et 20 octobre, ce sera ou non la confirmation de l'acharnement de la justice et de l'Etat contre ces salariés et pour les actionnaires.

Soyons solidaires des Goodyear !

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À nos camarades, collègues, frères de lutte ....

Les 19 et 20 octobre 2016 à Amiens nous serons 8 ex Goodyear devant la cours d'appel pour exiger une relaxe , nous avons été condamné à 24 mois de prison dont 9 fermes.
Cette condamnation nous a plongé dans un profond désarroi, une profonde colère face à une injustice énorme.
Chacune et chacun d'entre vous aurait pu être à notre place. Comme l'a dit le procureur, dommage pour vous c'est votre nom qui a été donné !!!
Nous étions plus de 1000 quand Goodyear a fermé notre usine et vous étiez plus de 1000 à m'applaudir alors que je m'effondrais de savoir que plus jamais nous ne serions tous ensemble dans notre usine .
Aujourd'hui encore, je souffre énormément de savoir que ce groupe qui fait des milliards de profits nous a jeté à la rue comme des moins que rien ....
Nous sommes une grande majorité à n'avoir trouvé aucune solution viable pour notre avenir, malgré les annonces mensongères de Goodyear, la réalité pour nous c'est le chômage ....

Mais pour 8 d'entre nous, c'est en plus le risque d'aller en tôle et là être détruit totalement !!!
Je n'ai jamais compté mes jours, mes mois, mes années à vous défendre, j'ai souvent été l'homme à abattre , j'ai mis toute mon énergie à vous défendre le mieux possible ET j'aurai tant aimer pouvoir encore aujourd'hui vous rencontrer sur le site, sur les machines et dans les bureaux....
J'ai vécu la fermeture comme la chose la plus difficile à vivre de toute ma vie, j'ai perdu énormément le jour où le site à cessé de produire et a fermé ses portes ....
Pendant des mois, dans les commissions de suivi, j'ai œuvré avec mes camarades à améliorer sans cesse le contenu de vos droits et alors que j'essayais d'avancer, ce jugement est venu me rappeler que Goodyear avait comme allié l'État pour se venger !!!
Cette condamnation est aussi la vôtre, elle vient nous rappeler à toutes et tous que la multinationale n'a jamais accepté notre combat de plus de 7 ans et qu'ils veulent nous le faire payer !!!

Les 19 et 20 octobre, je serai aux côtés des 7 autres condamnés, tous des frères de lutte qui n'ont rien fait de plus ou de moins que celles et ceux qui, pendant cette période, sont entrés et sortis de cette salle ....
Je n'ai jamais hésité une seule seconde à venir dès qu'il fallait vous défendre, j'ai toujours mis en avant notre combat et il est toujours passé avant d'autres intérêts pour moi ....
Aujourd'hui, j'ai besoin de vous. Nous avons, les 8 condamnés, besoin de vous, de votre présence en nombre. Depuis la condamnation, nous avons parcouru toute la France et même au delà des frontières, partout nous avons eu le même accueil de personnes à la fois choquées et déterminées à venir le jour de l'appel à Amiens.
Il y aura énormément de monde pour venir nous soutenir et au delà soutenir tou(te)s celles et ceux qui souffrent de répression dans notre pays, votre place à vous les Goodyear est donc d'être à nos côtés comme je l'ai toujours été quand vous en aviez besoin.
Au nom des 8 martyrs de Goodyear, je vous remercie par avance de votre présence et vous donne rendez-vous avec mes 7 autres camarades devant le tribunal d'Amiens les 19 et 20 octobre 2016.

Nous vous donnons rendez-vous à 8 h au parc Saint Pierre devant la scène, je prendrai la parole dès 8 heures et vous nous accompagnerez, nous les 8 de Goodyear, jusqu'au tribunal.
Fier d'être un Goodyear, fier d'être des vôtres...
Pour les 8 condamnés,

Mardi 11 octobre 2016

Mickaël WAMEN

Secretaire CGT Goodyear

Les 19 et 20 octobre 2016 à Amiens avec les 8 Goodyear : un appel de Mickaël WAMEN
Published by Solidaire - dans En France
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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 09:32

Nous relayons cette initiative du comité de défense de l'hôpital de Gisors.

La question de l'avenir des hôpitaux publics est, à l'heure où le gouvernement se vante de réduire le déficit de la Sécu sur le dos des Français : manque de personnel, fermetures de services (comme le service de gynéco-obstétrique de Mantes-la-Jolie ou la maternité de Gisors), afflux de patients aux urgences par faute de médecins de ville et pour des raisons économiques (gratuité des urgences),... autant de problèmes qui reflètent les maux d'une société capitaliste où la solidarité et la prévention sont vus comme des coûts inutiles.

Solidaire

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RÉUNION PUBLIQUE
en présence du Dr Paul Cesbron médecin praticien à l’hôpital de Créteil
Mercredi 12 octobre 2016 à 20h30
Salle Guernica (hameau du Boisgeloup) à Gisors


Où va notre hôpital ?

Les lois Bachelot et Touraine qui conduisent à réduire les moyens financiers et humains des hôpitaux ont des conséquences immédiates sur la gestion de notre Pôle sanitaire du Vexin :

  • Évolution réduite, chaque année, des recettes budgétaires ;
  • Déficit budgétaire à résorber en un temps record ;
  • Réorganisation des services et fermeture de lits en médecine et chirurgie ;
  • Départs de médecins et d’infirmier(e)s fragilisant les services et l’offre de soins ;
  • Suppressions d’emplois.

Jusqu’où nous conduira la restructuration des services ? Vers la fermeture de services entiers (maternité, chirurgie) comme l’organise à court terme la mise en place du GHT Eure - Seine, au bénéfice du seul hôpital de référence d’Évreux - Vernon ?
Le bassin de Gisors deviendra-t-il un désert médical ?

Published by Solidaire - dans Dans le département
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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 11:27

Même si nous ne nous sommes pas fait les relais de cette initiative nationale, le PCF a lancé une grande campagne auprès des citoyens pour mesurer leurs attentes.

En voici les grands enseignements :

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Télécharger les résultats complets et les analyses de ViaVoice et du pcf

Voir les commentaires

Published by Andrée Oger
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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 15:10

Psychodrames et magouilles : voilà à quoi se résume l'actualité du Front National actuellement !

Psychodrames avec la guerre de succession à la tête de l'entreprise familiale. La fille ayant décidé d'éliminer le père, jugé peu fréquentable médiatiquement ?

Chacun sait pourtant que les idées du FN restent les mêmes que celles du temps du père. La parole raciste est libérée désormais et les actes racistes se multiplient : l'idéologie FN a fait son oeuvre avec la complicité d'une partie de la droite française.

Le changement d'image voulu par l'équipe qui entoure Marine Le Pen, c'est simplement de la tactique pour attirer vers le vote FN des électeurs, parfois de gauche, en rupture de vote avec les partis "traditionnels", notamment un PS qui a trahi la classe ouvrière et les classes populaires. Sur le fond, le programme du FN reste nationaliste, isolationniste, libéral et marqué par le racisme et la haine des cultures et religions jugées non traditionnelles.

Avec le passage au tribunal de l'exclusion du fondateur de l'entreprise familiale, voilà que l'extrême-droite utilise les armes juridiques d'un système qu'il feint de dénoncer : risible !

Côté justice, le FN est mal parti : le scandale du financement de la campagne législative de 2012 revient dans l'actualité.

Ce scandale est encore une affaire de potes, entre le FN, la filiale "Jeanne" que préside Marine, et la société Riwal, de Frédéric Chatillon, proche de Marine Le Pen et ancien nazillon du tristement célèbre GUD qui sévit sur certains campus universitaires (genre Assas). Une histoire de surfacturation des frais de campagne pour les candidats aux Législatives qui aura permis au FN et à quelques personnes de faire de substantiels bénéfices sur le dos... des contribuables !

Ah la la ! Le FN est-il devenu aussi "ripou" que les partis du "système" qu'il dénonce ?

On est loin du temps où Jean-Marie scandait "mains propres / têtes hautes" !

Il est vrai que certains cadres gagnent désormais bien leur vie comme assistants parlementaires ou élus locaux. D'ailleurs, où en est l'enquête diligentée par le parlement de Bruxelles sur les faux emplois d'assistants parlementaires de cadres du FN ?... Encore une casserole !

Non, décidément, il faut que le grand chef sioux revienne aux manettes du Parti !

A l'époque, le FN disait tout haut le fonds de sa pensée : la haine ne se cachait pas derrière le sourire carnassier de Marine le Pen.

Et puis, si ça peut mettre un peu d'ambiance au sein du FN, on ne boudera pas notre plaisir !

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AFP, publié le jeudi 06 octobre 2016 à 15h56

Enquête: le FN et deux de ses dirigeants sont renvoyés en procès sur des soupçons d'enrichissement frauduleux lors des campagnes de 2012

Le Front national, deux de ses dirigeants et un très proche de Marine Le Pen devront faire face à un procès pour des soupçons d'escroquerie aux frais de l'État, notamment lors des législatives de 2012, une perspective embarrassante à l'approche de la présidentielle.

La date du procès, dont il n'est pas exclu qu'il se tienne avant l'élection présidentielle de 2017, n'est pas connue, mais cette perspective met à mal l'image du parti d'extrême droite, longtemps champion pour dénoncer les "magouilles" de ses adversaires.

Sur le banc des prévenus comparaîtront le FN en tant que personne morale, pour complicité d'escroquerie, son trésorier Wallerand de Saint-Just, pour recel d'abus de biens sociaux, et l'un de ses vice-présidents, Jean-François Jalkh, pour escroqueries, abus de confiance et recel d'abus de biens sociaux, a indiqué à l'AFP une source judiciaire. Contactés, ils n'ont pas donné suite. Marine Le Pen, qui n'avait pas été mise en examen, n'a pas réagi.

Le parti, qui a toujours clamé son innocence, est rattrapé par son système de kits, mis en place lors des législatives de 2012 avec la société Riwal, dirigée par Frédéric Chatillon, un très proche de Marine Le Pen et un pivot de la communication du parti. Ce quinquagénaire, connu pour avoir dirigé le GUD, un syndicat étudiant d'extrême droite, est aussi renvoyé en procès pour faux, escroqueries, abus de biens sociaux et blanchiment.

Tracts, affiches, cartes postales... la petite panoplie du candidat, obligatoire aux yeux de nombre d'entre eux, coûtait 16.650 euros. Pour l'acquérir, les frontistes devaient dans le même temps contracter un prêt avec intérêts auprès de Jeanne, mouvement satellite du FN.

Les juges pensent que derrière ce montage complexe se cachent des prestations gonflées et surfacturées au détriment de l'Etat, qui rembourse les frais de campagne aux candidats dépassant 5% des voix. Le système aurait été imposé aux candidats sans tenir compte de leurs besoins sur le terrain ni de la réalité de leur campagne, "dans l'unique but de majorer des dépenses électorales remboursables", explique une source proche de l'enquête.

- "Allers-retours à la benne" -

Dans ses réquisitions, le parquet s'appuyait sur les estimations d'un imprimeur pour qui un tel kit devait coûter 4.800 euros dans une "fourchette haute", transport compris. Ainsi, les enquêteurs ont-ils découvert que Riwal avait sous-traité l'impression de tracts... au FN, pour un montant de 412.000 euros, alors que les coûts de production ont été évalués à 80.000. Des chiffres contestés par les protagonistes.

Autre singularité, le recours à un seul expert-comptable pour tous les candidats, dont la rémunération était indexée sur le résultat: 1.200 euros pour ceux qui faisaient plus de 5%, 350 euros pour ceux qui faisaient moins. D'où le soupçon que les conventions de prêt n'aient été antidatées et ajustées aux résultats électoraux. L'expert-comptable Nicolas Crochet, un proche du parti, a aussi été renvoyé en procès, parmi sept personnes physiques et trois personnes morales (le FN, Riwal et Jeanne).

Lors de l'enquête, des candidats ont confirmé n'avoir pas eu d'autre choix que de se fournir chez Riwal, d'autres que le matériel n'était pas arrivé ou alors trop tard. L'un d'eux a parlé d'"allers-retours à la benne pour jeter des quantités incroyables de docs".

"Un prétexte de mauvais candidats qui n'ont pas distribué les tracts", avait rétorqué Wallerand de Saint Just à l'AFP, fustigeant des "assistés totaux".

Autre sujet d'investigation, les intérêts des prêts facturés par Jeanne aux candidats, à 6,5%, soit environ 1.000 euros par kit, et eux aussi remboursés partiellement par l'Etat.

Pour les juges d'instruction, ces prêts sont une fiction, Jeanne n'ayant jamais disposé des sommes, avancées par Riwal via un crédit sans intérêts de plus de huit millions d'euros en 2012. Un crédit considéré par les juges comme un abus de bien social.

Au-delà, l'enquête vise la mise à disposition gratuite par Riwal de locaux ou d'employés pour le parti et l'achat de matériel. Riwal se voit aussi reprocher d'avoir salarié fictivement les élus David Rachline et Nicolas Bay en mai-juin 2012.

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 13:16

Avec l'expulsion du Secours Populaire de son local historique à Hayange, le Front National montre son vrai visage : celui du sectarisme le plus dur associé au mépris des Français les plus en difficulté.

En expliquant qu'il chasse le Secours populaire parce que la présidente du comité local et son trésorier seraient "communistes", le maire FN prouve que la société que le FN cherche à mettre en place est bien une société monocolore, monolithique où seuls les organisations affiliées au FN auraient droit au chapitre.

Quand on pense au battage du FN sur les mairies adverses qui financent des associations proches politiquement !... C'est l'hôpital qui se moque de la charité ! L'article ci-dessous, du "Républicain lorrain" parle déjà d'une association d'extrême-droite pour remplacer le Secours populaire dans son local : tous en kaki et le crâne rasé !

En tout cas, quelle que soit la couleur politique des dirigeants locaux du Secours populaire, c'est tout à l'honneur des communistes d'être associés à une action de soutien aux travailleurs en difficulté.

Quant aux 800 familles aidées par le Secours populaire sur Hayange, elles sont nombreuses à s'être organisées pour défendre leur local.

Le FN va t-il envoyer les CRS, comme toute bonne mairie de droite ? Ou fera t-il appel à ses "copains" identitaires, ces groupuscules néo-nazis si présents dans l'est de la France ?

A suivre !

Solidaire

«Ne pas y penser, continuer à travailler, pratiquer la solidarité… » Une dizaine de bénévoles du Secours populaire français (SPF) s’activent encore cette semaine dans les locaux de l’association hayangeoise. Empiler les sacs de farine et de café pour les distributions alimentaires, trier les vêtements du vestiaire social, trouver de quoi dépanner en urgence une jeune mère seule, démunie avec trois enfants, la réconforter et l’orienter… Un seul mot d’ordre : « Continuer, sans se poser de questions, pour les bénéficiaires, près de 400 familles aidées l’année passée. » Difficile pourtant d’oublier que le SPF est en sursis à Hayange. Le maire, Fabien Engelmann (FN), a mis en demeure l’association de quitter les locaux mis à disposition par la Ville depuis plus de dix ans. Les bénévoles sont sommés de tout déménager avant le 1er octobre, dimanche donc.
Pour le premier magistrat frontiste, il ne s’agit que de « la suite logique » d’un conflit qui l’oppose à la présidente et au trésorier de l’antenne locale du SPF. « Nous ne souhaitons pas travailler avec des gens qui politisent leur discours », martèle Fabien Engelmann. Le maire n’a pas digéré le témoignage de la présidente locale, Anne Duflot Allievi, au quotidien Libération regrettant que le goûter de Noël de la Ville ne soit pas accessible aux enfants de migrants. Pire encore, la présidente et le trésorier seraient des « anarcho-communistes » qui ont participé à l’organisation d’un repas de fête solidaire aux côtés d’ Hayange Plus Belle Ma Ville, association opposée au FN, et feraient « la promotion » des migrants.
L’intervention des instances départementales du SPF rappelant l’indépendance totale de l’association n’a pas convaincu le maire. Faute d’avoir obtenu l’élection d’un nouveau comité - « une simple proposition », se défend Fabien Engelmann, contre tout soupçon d’ingérence – il maintient sa décision de retrait du local.
Discrète depuis plusieurs mois pour tenter d’apaiser les choses, la présidente fait part aujourd’hui de son désarroi. « On ne veut pas rentrer dans une bataille politique. A moi, le maire ne peut rien enlever, mais ce sont les bénéficiaires qui souffriront. »
« Il faut que les choses soient claires : s’il n’y a plus de local, il n’y a plus de Secours populaire à Hayange ! », assure Patrick Schweikert, trésorier.

Mise au pas

« La décision est prise, point barre », répète Fabien Engelmann. Manière aussi d’envoyer un message clair pour éviter que « d’autres associations ne s’amusent à faire de la politique ou à salir l’image de la majorité municipale. »
Pour le premier magistrat, l’affaire semble déjà pliée et la réflexion est ouverte quant à l’avenir du local libéré. « Nous sommes déjà en contact avec d’autres associations. » Parmi lesquelles Fraternité française, une association caritative pilotée par le FN, qui trouverait là une bien belle occasion de s’implanter en Lorraine. « Pour l’heure, on est en attente. »
Les bénévoles du SPF n’étant pas prêts à faire leurs cartons, leur déménagement imposé pourrait bien être une nouvelle affaire hayangeoise portée sur le terrain judiciaire.

http://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-thionville-hayange/2016/09/29/le-secours-populaire-mis-a-la-porte

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