Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère générale communiste de Saint André de l'Eure
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  • : Politique
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère générale de Saint André et vice-présidente du Conseil général en charge de l'aide sociale. Andrée Oger est chevalier de la Légion d'Honneur.
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Texte libre

SOUSCRIPTION EN FAVEUR
DU JOURNAL "L'HUMANITE"



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Les maires du canton ont-ils le coeur à droite ?

J'ai lu dans la presse une information sidérante : les maires du canton ont choisi pour présider leur association cantonale Michel Cochon, maire de Chavigny-Bailleul au détriment de Andrée Oger, présidente sortante ! Michel Cochon était le suppléant de la candidate UMP battue aux cantonales de cette année ... par Andrée Oger !
Comment interpréter ce vote ? Les électeurs du canton avaient pourtant choisi Andrée Oger dès le premier tour avec 67 % des voix ! Les maires du canton seraient-ils insatisfaits du choix de leurs électeurs ? Ils sont pourtant nombreux à se dire sans étiquette. Et ils n'hésitent pas à faire appel à leur conseillère générale quand le besoin s'en fait sentir.
On voit bien, en ces temps de crise, que les mordus de la Droite sont capables de serrer les rangs !

Eric RUIZ

Réponse : bien que déçue par vote, Andrée a néanmoins été élue Présidente d'honneur à l'unanimité. Solidaire

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Les égarés

Curieuse époque que ce temps du sarkozisme qui se croit triomphant ou chacun croit bien faire à imiter son maître. Renégats, traîtres, transfuges et félons prolifèrent comme champignons après une pluie d’automne. Trahir est la mode ! On se vend pour pas cher à celui qu’hier encore on nommait son ennemi. C’est la grande migration des élites autoproclamées. Le vent de l’histoire les pousse comme fétus de paille toujours plus à droite. Sur nos écrans défile ces passes murailles qui se découvrent soudain des affinités électives pour le nouveau pouvoir. La ruée est conséquente et parait singulière de ces ci-devant de gauche qui, frappés par la nouvelle foi, se glorifient à bon compte de leur chemin de Damas. Etrange et pathétique spectacle que celui de ces hommes et ces femmes à la dérive, petits marquis de la politique, qui s’empressent, toute honte bue, de rejoindre la nouvelle cour  en quête de prébendes et de reconnaissance.

Ils nous ont quittés. Dommage pour eux ! Ils ne savent pas encore ce qu’ils perdent ces égarés.

Fidèlement votre.
                                                                                                Rouge Bazar  

 




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L'Humanité nouvelle formule !

"L'Humanité" nouvelle formule arrive

Enrichie aux enzymes anticapitalistes et aux parfums naturels de solidarité et de fraternité.

"L'Humanité" : toujours plus d'efficacité pour renforcer les couleurs de vos luttes !

Dans les rayons de votre kiosque à journaux à partir de Mardi 13 octobre !


Samedi 14 novembre 2009

Un article trouvé sur Agoravox et qui reprend un exemple de plus en plus fréquent de dérive bureaucratique aux forts relents pétainistes.

La France patrie des Droits de l'Homme a vu son administration rapidement tourner casaque en 1940 : les mêmes bureaucrates qui faisaient fonctionner la IIIème République se sont mis au service du Maréchal Pétain avant de retourner dans les bras de la "démocratie" à la Libération.
Tout comme la RFA, la France a su recycler les rouages zélés du nazisme et de la collaboration. Pensons aux plus célèbres d'entre eux : Touvier et Papon. Mais où sont passés ceux qui rédigeaient et distribuaient les notes sur l'arrestation, la spoliation et la déportation des juifs, des communistes, des handicapés mentaux ? Que sont devenus les policiers et militaires français qui ont servilement obéi à tous les ordres des autorités françaises de la collaboration ?...

Alors que les médias hurlent leurs louanges au capitalisme à l'occasion de l'anniversaire de la chute du mur de Berlin, la réalité nous montre quotidiennement que quelques hommes politiques motivés et une administration soumise peuvent rapidement tordre le cou aux grands idéaux démocratiques que l'on brade actuellement.

N'oublions pas que Pétain et Hitler ne sont pas arrivés au pouvoir par des coups d'état mais par l'abandon de la démocratie et de l'appareil d'état dans des périodes économiques et sociales difficiles.

Solidaire



"Je me permets de vous dire notre stupéfaction devant le refus de l’antenne de la Préfecture du 191, rue de Charenton (Paris 12ème), de renouveler la Carte Nationale d’identité de mon époux au motif qu’il ne peut fournir un certificat de nationalité française.... "

 

"... Son père est né en Italie en 1905 et a été naturalisé français à son arrivée en France au moment de la guerre. Mon mari est né à Bry-sur-Marne en 1932. Depuis lors, il a toujours eu la nationalité française qui ne lui a jamais été contestée lors des renouvellements successifs de sa carte d’identité.

Il a participé à la guerre d’Algérie et détient à ce titre une reconnaissance de la Nation et une carte d’ancien combattant. Nous ne pouvons comprendre que tout son passé soit remis en cause et qu’il doive engager des démarches de plusieurs mois, afin de prouver une nationalité qu’il détient depuis 77 ans. Merci de nous indiquer le chemin à suivre pour sortir de cette aberrante situation"


Telle est la lettre récemment adressée au Préfet par un couple de retraités, sitôt après s’être trouvé face au mur de l’administration.


Une guichetière, peu amène, droite dans ses bottes et visiblement ravie de manier le "mais Madame, je vous ai dit que.... nous avons des consignes..." venait de renvoyer son français de mari vers les services de l’immigration.

Même situation chez la famille D.G. dont le mari, âgé de 76 ans, français d’ascendance italienne, devait lui aussi faire renouveler sa CNI.


Éconduit par les services de la même Préfecture, et croyant à une mauvaise blague, l’épouse apprend de la bouche d’un juriste qu’elle devra bien effectuer les fastidieuses démarches, seule au demeurant, son époux sortant d’une lourde opération.


Sa carte d’identité, la Préfecture pourra bien lui envoyer dans les nuages, puisque le monsieur en question est entre-temps décédé, une situation qui reste en travers de la gorge de la dame. Depuis, outre le deuil à faire, une question la taraude : son mari est-il mort apatride ?


En théorie, du jour où vous êtes français, vous ne cessez jamais de l’être. Et pourtant....


Les titres d’identité qui hier étaient renouvelés sur simple présentation du précédent document sans autre vérification, ne sont plus acceptés. Pour le législateur, cette facilité était visiblement de trop.

Au nom de d’impératifs de sécurité liés principalement aux affaires de terrorisme, la redoutable machinerie administrative à la française s’est remise en marche, sans avoir besoin d’une seule goutte d‘huile.

Aussi légitime que soit l’intérêt de concevoir un dispositif sûr pour reconnaître et garantir l’identité des citoyens, fallait-il en arriver là ?


Actuellement, de nombreuses préfectures exigent le certificat de nationalité française, même pour des personnes âgées, qui ont parfois l’impression de revivre les heures sombres de la Stasi....


Tenez vous le pour dit : votre ancienne carte d’identité pourtant "sécurisée" ne vaut rien face à une administration butée et parfois désobligeante, surtout lorsque vous vous appelez Ramirez, Revelli, ou....Sarkozy.... ?


Si votre ascendance n’est pas française, et bien que né en France et français de nationalité, il vous faudra vous aussi prouver bientôt votre nationalité française, quand bien même votre passeport l’atteste et que vous venez d’être invité à voter aux dernières élections.


Une situation qui peut parfois virer au cauchemar quand l’administration exige de vous des certificats qu’elle-seule est habilitée à vous fournir.....


Du boulot en perspective pour le médiateur de la République...

Yohan, Agoravox

Par Solidaire - Publié dans : En France
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Vendredi 13 novembre 2009

Bonjour à tous.

 

Je suis vraiment très heureuse de me trouver aujourd’hui au milieu de vous, à Garennes, et en votre nom à tous, je remercie bien sincèrement la municipalité qui nous offre cette journée de bonheur et de retrouvaille

 

Tout d’abord il faut que je vous fasse part des inquiétudes de la plupart des élus de notre pays. Vous savez que la France depuis la Révolution a une organisation administrative très originale : 36000 communes, des départements et des régions

 

Ce système qui a plus de 200 ans, a bien évidemment  évolué et a permis que les citoyens soient très proches de leurs élus locaux. Tout le monde connaît les membres de son conseil Municipal, sa Conseillère générale, un peu moins son député et encore moins ses sénateurs qui, eux, sont des élus nationaux.

 

En 1980, une grande opération de décentralisation a été conduite. Cela a augmenté les possibilités d’action des communes  et des départements et a permis les améliorations que chacun constate. Très proches du terrain, très à l’écoute de la population ces élus des communes et des départements ont réalisés des équipements parfaitement adaptés qui ont changé la vie

 

Par exemple, avant cette décentralisation,  une commune ne pouvait construire son école c’était l’affaire de l’état et nos écoles étaient abandonnées car vous voyez un premier ministre s’occuper de l’école maternelle de Garennes ? Il a bien d’autres soucis en tête !

 

De même pour nos collèges, c’était à l’état de prendre la décision et de financer et certains d’entre vous se rappellent comment était le collège d’Ezy avec, je crois, 20 classes mobiles Ils se rappellent aussi de la bataille menée pour obtenir dans les années 1970 la construction d’un collège digne de ce nom

 

Aujourd’hui, communes et départements s’entendent au mieux, le Département aide financièrement à la réalisation d’équipements communaux et la municipalité de Garennes sait parfaitement bien monté ce genre de dossiers. Votre Maire vous en parlé tout à l’heure et constatez tout ce qui a été fait dans votre commune depuis cette loi de décentralisation

 

Et bien, on veut remettre tout cela en cause, sans concertation, en pleine période de crise économique.

 

 Je rappelle que les collectivités locales réalisent  70% des équipements réalisés dans notre pays. Cela donne beaucoup de travail à nos entreprises. Je rappelle que ces mêmes collectivités locales ne sont jamais en déficit (pas comme l’état) et qu’elles sont beaucoup moins endettées que le gouvernement

 

Qu’y a-t-il dans ce projet de réforme ?

 

D’abord on tranche dans les recettes des communes et des départements : suppression de la taxe professionnelle : 8 milliards de cadeaux aux grandes entreprises

 

Car je rappelle que les petits artisans comme les petits commerçants ne la payent pas, cette fameuse taxe professionnelle La feuille d’impôt qu’ils reçoivent et qui s’intitulent faussement taxe professionnelle correspond aux cotisations à la chambre des métiers ou à la chambre de commerce

 

Il faudra bien la remplacer par quelque chose, cette taxe professionnelle,  et on parle de la taxe carbone qui, elle, sera payée par les ménages et en particulier par les retraités. Les plus riches en seront exonérés grâce au bouclier fiscal

 

Mais ce n’est pas tout, on regroupe départements et régions avec les mêmes élus qui passeront leur temps à voyager  d’un lieu à l’autre et qui seront obligés de devenir de vrais professionnels, ne pouvant plus avoir de vrais contacts avec leur population

 

Et plus grave encore il sera interdit par la loi aux départements et à la Région de participer aux financements des projets communaux. Cela s’appelle la clause de compétence

 

Ce projet de réforme est fort mal accueilli par beaucoup d’élus de droite comme de gauche et le CG27 ira pour sa part manifester son inquiétude à Paris le 16 novembre prochain

 

On voit bien que ce projet a, comme conséquence, de recentraliser notre administration, et, à long terme, de supprimer les communes et les départements. Ce n’est pas pour rien qu’on a modifié les plaques d’immatriculation des voitures faisant disparaître le n° du département

 

Soyons vigilants sur cette affaire, on va détricoter en quelques semaines, sans concertation, en pleine crise économique, tout un système qui fonctionnait et qui avait fait ses preuves

 

Mais parlons plutôt de vous, de nous les seniors que la Commune de Garennes fête aujourd’hui

 

L’action sociale en faveur des personnes âgées et des personnes handicapées est de la compétence des Conseil Généraux et la part du budget de l’Eure consacrée aux personnes âgées dépendantes représente le ¼ du budget total de fonctionnement soit grosso modo 100 millions d’€ et j’en suis plus particulièrement chargée.

 

Vous avez du entendre parler des difficultés d’une des nombreuses associations du département qui assure les services d’aide à domicile aux personnes âgées dans le cadre de l’APA.

 

 Je voudrais en dire un mot : ces associations font un travail remarquable et nous avons aidé financièrement à la formation de leurs personnels  qui interviennent à domicile , c’est le CG qui paye en grande partie ce service et nous y consacrons plus de 30 millions d’€

Mais nous ne versons pas cet argent sans un minimum de contrôle car c’est l’argent du contribuable pris dans votre poche

 

Or cette association, l’ADEF pour ne pas la nommer, est en déficit depuis 3  années consécutives, son propre expert comptable a lancé en mai une procédure d’alerte. Et nous leur avons, à ce moment là ,versé une subvention de 30 000€

 

Aujourd’hui, l’ADEF nous demande de cautionner un emprunt de 350 000€.

 

Vous comprenez bien qu’avant de dire oui, nous avons demandé une enquête financière, un audit, que j’ai présenté aux responsables de l’ADEF et qui chiffre les dettes à une somme bien supérieure à ces 350 000€ et qui indique surtout que le redressement de l’association ne paraît pas possible

 

Dans ces conditions nous ne pouvons cautionner cet emprunt qui aggraverait encore les difficultés

 

MAIS et c’est très important, le CG va tout mettre en œuvre pour que le service aux personnes âgées continue sans aucune interruption  et pour que les personnels conservent leurs emplois et leurs revenus.

 

Je crois qu’à Garennes c’est surtout l’ADMR qui gère ses problèmes, c’est une association que je connais bien, qui a rencontré aussi des difficultés, qui les a découvertes à temps et qui a pris le problème à bras le corps pour redresser la situation

 

J’ai tenu des propos très sérieux voire graves. Excusez moi d’autant que je voudrais ajouter que je sais que les personnes du 3ème age voire du 4ème ce n’est pas seulement la dépendance, la maladie, le placement en établissement spécialisé.

 

Il n’y a qu’à regarder autour de nous : à cette table, vous avez tous bonne mine et l’air fort actif. Et je m’en réjouis

 

Nous sommes une classe d’âge, nous, les seniors, tout à fait remarquable.. . je n’hésite pas à le dire

 

Remarquable parce que c’est la première fois dans l’histoire de toute l’humanité que la moyenne d’age dépasse les 80ans et il n’est plus rare de voir 5 générations se côtoyer dans les familles. Oui de plus en plus souvent la grand mère du grand père est encore là et fêter un centenaire devient de plus en plus banal

 

 

Remarquable car nous représentons 20% de la population et dans 15ans il y aura 30% de plus de 60ans Et ce qui est étonnant c’est que la durée de vie s’est considérablement allongée mais c’est surtout que nous vieillissons en bonne santé

 

Remarquable par notre importance économique. Nous sommes les seuls, nous, les retraités, à ne pas voir notre pouvoir d’achat trop diminuer et c’est grâce à notre système de retraite que la crise est atténuée en France

 

 Presque tous les grands parents que je connais aident financièrement leurs enfants ou leurs petits enfants

 

Remarquable aussi car , généralement aussi la plupart des associations ne fonctionnent que grâce à des retraités qui s’y investissent souvent bénévolement, et ces associations c’est toute l’animation, c’est tout le tissu social vivant qui maintient une certaine cohésion sociale

 

Nous sommes remarquables aussi parce que nous sommes disponibles, en bonne santé, disposant de compétence et d’une expérience de la vie  appréciable. Nous pouvons apporter beaucoup

 

 

Nous sommes la charnière de plusieurs générations et nous en sommes souvent les plus actifs soutiens, nous sommes le lien entre le présent et le passé.

 

Nous  aidons les plus anciens comme nous aidons les plus jeunes souvent même financièrement, je le disais tout à l’heure

 

Je connais bien cette situation : je m’occupe de ma maman 98ans et de mon dernier petit fils qui  a 11ans. Je révise donc mon p’tit Quinquin avec maman et mon anglais avec Lucas depuis son entrée en 6ème !!!

 

D’ailleurs plus les retraités se  sentent actifs et utiles mieux ils se portent !

 

Donc n’hésitez pas à vous lancer dans des activités, faites nous profiter de vos divers  talents. Soyez à l’écoute des autres, cela permet d’oublier ses propres petits malheurs. Profitez au maximum de journées comme aujourd’hui .

 

Bonne journée et bon appétit !

Par Solidaire - Publié dans : Autour du canton
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Jeudi 12 novembre 2009

 Article de Mara Gergolet

dans le Corriere della Sera du 23 janvier 2009

 

NB: Bien que cet article n'ait en aucun cas été écrit par une communiste et que les conclusions discutables – et les questions qu'elle met en avant dans le 'débat idéologique – qu'elle peut tirer des résultats de l'étude puissent être contestés, il reste important de relayer cette information révélée au début de l'année en cette période de matraque idéologique liée au 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin.

 

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


 

Combien de morts peuvent causer les privatisations? Ou mieux – si on peut faire le compte – quel a été le coût en vies humaines du passage du communisme au capitalisme?

 

Ou encore: peut-on mesurer les effets des recettes économiques dictées par les Eltsiniens (et les Clintoniens) dans le cadre de la transition des années 1990? Le compte a été fait. Publié dans une des plus prestigieuses revues médicales internationales, la revue anglaise Lancet, 4 ans de travail, des modèles mathématiques complexes, se basant sur les données de l'Unicef sur la période 1989-2002. La conclusion: les politiques de privatisation de masse dans les pays d'ex-URSS et en Europe de l'Est ont abouti à augmentation de la mortalité de 12,8%.

 

Ou encore, elles ont causé la mort prématurée d'1 million de personnes.

 

Cela ne veut pas dire que des estimations n'avaient pas déjà été faites. L'agence de l'ONU pour le développement, l'Undp, en 1999 avait compté 10 millions de personnes disparues dans le choc du changement de régime, et l'Unicef même avait parlé de 3 millions de victimes.

 

L'étude de Lancet (réalisée par David Stucker, sociologue à Oxford, Lawrence King, de l'Université de Cambridge, et Martin McKee, de la London School of Hygiene and Tropical Medecine) part au contraire d'une question différente: pouvait-on éviter un nombre aussi important de victimes, et sont-elles à mettre sur le dos de stratégies économique précises? La réponse est oui. Et c'est la « vitesse » des privatisations qui – selon Lancet – explique les différences de taux de mortalité entre les pays étudiés.

 

On mourait plus là où a été adoptée la « shock therapy »: en Russie entre 1991 et 1994 l'espérance de vie a diminué de 5 ans. Dans les pays plus « lents », au contraire, comme en Slovénie, Croatie, Pologne, elle a augmenté de quasiment un an. Merci, monsieur Jeffrey Sachs. Car si les ouvriers anglais dans les années 1980, comme dans le film de Ken Loach, « remerciaient » Madame Thatcher, les ouvriers des usines qui ont fermé à l'Est doivent (en partie) leur sort au génial économiste américain, conseiller à l'époque de nombreux gouvernements d'Europe de l'Est.

 

En effet, M.Sachs a répondu de manière véhemmente, dans une lettre au Financial Times. Mais ce « million de mort » a désormais ouvert le débat des deux côtés de l'Atlantique, sur les pages du New York Times et dans les blogs économiques. « S'est déclenchée – répond depuis Oxford David Stuckler – une bataille idéologique, mais nous ne voulions pas nous insérer dans le débat politique. Nous voulions attirer l'attention sur la question des risques sociaux.

 

Et puis, notre attaque ne vise pas la shock therapy, puisque nous analysons seulement les privatisations, et non les politiques de libéralisation ou de stabilisation ». Et M. Sachs? Il conteste les chiffres. Il déclare, au Financial Times, que « là où il a été conseiller, comme en Pologne, il n'y a pas eu de hausse de la mortalité ».

 

Et le cas russe, où ont été « vendues 112 000 entreprises d'Etat » entre 1991 et 1994 contre 640 en Biélorussie, et où le taux de mortalité a augmenté quatre fois plus vite [qu'en Biélorussie]? La faute au mode d'alimentation russe (sic), déclare Sachs, mais plus encore à l'effondrement de l'empire, et « aux aides refusés par les occidentaux à Moscou », « de sorte qu'en 1994 j'ai démissionné de mon poste de conseiller du Kremlin ». Son vieil ennemi, le Prix Nobel Joseph Stiglitz, ne se prive pas de l'enfoncer. « Lancet a raison, la Pologne a été un exemple de politiques graduelles. Quant à la shock therapy, si on y regarde de plus près, cela a été un désastre. De la pure idéologie, qui a déformé de bonnes analyses économiques. ».


Il y a également un autre élément qui sort de l'enquête: Le lien chômage/mortalité en ex-URSS.

 

« Le pourquoi est évident: c'était les usines qui souvent garantissaient les soins médicaux », déclare Stuckler. Avec leurs fermetures en ex-URSS, c'est aussi le système de protection sociale qui s'est écroulé. Des chiffres impressionants de morts dûs à l'alcool, de suicides. « Alors que là où existaient de forts réseaux sociaux – comme en République Tchèque où 48% des personnes soient faisaient partie d'un syndicat soit allait à l'Église – l'impact a été quasi nul. »

 

Le sociologue Grigory Meseznikov, un des politiques les plus respectés d'Europe de l'Est, a répondu au téléphone au Corriere que « oui, sur les couches inférieures, l'impact a été fort. Mais ensuite, à côté des dégâts actuels, il faut juger des bénéfices et des conséquences positives à long terme. » A Ljubljana, le sociologue Vlado Miheljak, au contraire, rappelle que « parmi les raisons du succès slovène, à part la plus intégration à l'Ouest, il y avait surtout la lenteur. Alors, tout le monde nous critiquait parce que nous ne privatisations pas comme les hongrois, comme les tchèques. Alors que c'est sûrement ce qui nous a sauvé. »

 

Site de l'Ernesto: http://www.lernesto.it/

Par Solidaire - Publié dans : Dans le Monde - Communauté : Les blogs communistes
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Mercredi 11 novembre 2009

De Oliver Zamora Oria, pour CubaDebate


Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


Ce 9 novembre, les vainqueurs de la Guerre Froide ont fêté le 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin, considéré comme le symbole d'un affrontement qui ne fut pas aussi froid que son nom le suggère. Il y a quelques jours l'ancien dirigeant soviétique, Mikhail Gorbatchev a écrit un article sur le sujet dans le quotidien espagnol El Pais dans lequel il affiché une certaine déception quant au cours pris par la politique internationale lors des deux dernières décennies:


Selon l'ancien dirigeant soviétique: « (…) ce que les politiques de ma génération espéraient sincèrement n'a pas eu lieu: un monde dans lequel, avec la fin de la guerre froide, l'humanité pourrait finalement oublier l'aberration de la course aux armements, des conflits régionaux et des querelles idéologiques stériles et entrer dans une sorte de siècle d'or de la sécurité collective, de l'usage rationnel des ressources, de la fin de la pauvreté et des inégalités et le rétablissement de rapports harmonieux avec la nature. »


Cela ressemble à une plaisanterie. Les mots de Gorbatchev ne peuvent pas être le fruit de la naïveté. Aucun des dirigeants politiques, qui comme lui ont été les acteurs de ce fameux effondrement, ne pouvait réellement croire que l'avenir serait celui d'un monde meilleur. Pour une simple raison: ce ne fut jamais, au grand jamais, le projet des Etats-Unis et du reste du monde capitaliste.


Un monde meilleur ne pouvait voir le jour comme fin d'un affrontement dans lequel le vainqueur humilie le vaincu, récupère le butin et impose ses règles. Et c'est ainsi qu'ils ont conçu le monde de l'après-guerre froide: celui des politiques néo-libérales, de l'unipolarité et de la satisfaction constante affichée devant les difficultés économiques et sociales de l'Europe de l'Est et des ex-républiques soviétiques après toutes ces années d'affrontement.


Ce fut le début d'une période de reconquête, au cours de laquelle l'impérialisme avait une vision tellement omnipotente et triomphaliste d'elle-même qu'il a produit des thèses aussi absurdes que celles de la fin de l'histoire. Le rêve d'un monde meilleur fut simplement le produit d'un travail de matraquage idéologique et de propagande, et il n'a pas fallu attendre 20 ans pour en avoir la confirmation.


La décennie des années 1990 s'est ouverte avec la Guerre du Golfe, les dépenses militaires ont grimpé, l'OTAN s'est érigé comme armée internationale au service des intérêts nord-américains. Le pillage du Tiers-Monde s'est intensifié par le biais des multi-nationales et des organismes financiers.


Elle a ouvert la voie à la tragédie que nous vivons depuis l'an 2000, avec une Maison Blanche néo-conservatrice qui s'est inventé des prétextes pour mener des guerres en Afghanistan et en Irak, qui a parrainé des coups d'Etat en Amérique Latine et a montré le plus profond mépris pour les règles du droit international. Il s'agit seulement ici de jeter un coup d'œil à l'histoire et nous verrions que le monde ne fut pas, ne serait-ce un seul instant, plus tranquille, harmonieux et sûr.


Il serait intéressant de demander à ceux qui se sont rassemblés ce 9 novembre à Berlin ce qu'ils peuvent bien fêter.


En tout cas, que cette occasion puisse servir à demander la chute de tous les murs de la période post-mur de Berlin. Avant tout celui qui se dresse face au sang et à la sueur des émigrants latinos à la frontière Sud des Etats-Unis, où chaque année plus de mexicains et de centre-américains meurent que ce qu'il y eut de victimes en 30 ans de mur de Berlin; ainsi que ce mur israélien qui fait de la Palestine la plus grande prison à l'air libre au monde.


Et que ne tombent pas seulement les murs physiques, mais aussi ceux économiques et politiques comme le blocus contre Cuba, qui n'est pas un vestige de la Guerre Froide mais plutôt la preuve qu'elle est toujours en vigueur.


Site de CubaDebate: http://www.cubadebate.cu/


Commentaire :

On peut rajouter dans le bilan de ces vingt ans de "victoire" du capitalisme : la mondialisation ultralibérale.

Sans opposition politique et économique, le système capitaliste s'est senti pousser des ailes, balayant les frontières, les normes sociales et environnementales pour accroître le butin économique aux mains des grandes multinationales.

Que fêter pour ces vingt ans de victoire du capitalisme quand le système victorieux a engendré tant de guerres, tant de chomage et de dégradation de l'environnement en si peu de temps ?

Le monde occidental va à la ruine, économique et sociale, entraînant avec lui le reste de la planète. Pas de quoi sabrer le champagne !

Le socialisme est à reconstruire, vite !

Par Solidaire - Publié dans : Dans le Monde - Communauté : Les blogs communistes
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Mardi 10 novembre 2009
Le sénat a adopté hier la proposition de loi de la majorité qui transforme La Poste en société anonyme, premier pas vers une privatisation de ce plus emblématique des services publiques.

183 sénateurs ont voté pour (UMP et Union centriste) tandis que 152 ont voté contre (PS, PCF, Verts, radicaux de gauche du RDSE).

Le vote des sénateurs de droite illustre la soumission complète des élus de la majorité aux ordres de leurs supérieurs.

Ces élus sont sensés défendre les intérêts de leurs administrés, particulièrement ceux du monde rural, particularité des sénateurs. Or, chacun sait que la transformation de La Poste en société anonyme va entrainer automatiquement une recherche de rentabilité incompatible avec les notions de service publique en milieu rural et d'aménagement du territoire.
Les français, notamment en zone rurale, l'ont bien compris : 2,3 millions d'entre eux ont voté en faveur du maintien du statut publique de La poste le 3 octobre dernier, malgré le silence complet des médias sur cette initiative et des moyens d'organisation improvisés ! De nombreux maires ruraux, de gauche comme de droite, ont participé à cette initiative, démontrant que cette bataille dépasse le simple cadre politicien.

La surdité de ces sénateurs de droite rejoint leur lâcheté sur la réforme territoriale et sur la suppression de la Taxe Professionnelle.

Alors qu'auprès des élus municipaux, nombre d'entre eux tiennent un discours ferme sur le maintien de la Taxe Professionnelle et sur la défense de la décentralisation, le langage devient soudain plus mielleux envers le gouvernement quand un cacique national est présent. C'est ce qui s'est passé samedi 7 novembre sur Evreux à l'occasion de l'assemblée des maires du département !

Avec 320 voix et plus de 19 % des voix aux élections sénatoriales de septembre 2008, Andrée Oger avait obtenu un résultat historique. Ceux qui avaient choisi sa candidature ne s'étaient pas trompés tout comme les 62,5 % d'électeurs qui ont  appuyé sa candidature au premier tour des élections cantonales de mars 2008.

A la place, les eurois ont trois sénateurs UMP incapables d'assumer le rôle que leur ont confié les élus locaux : défendre l'intérêt des collectivités locales et l'idéal républicain d'égalité des citoyens quel que soit l'endroit où l'on réside.

C'est le retour du parlement godillot ou du parlement croupion. Le chef parle, les troupes défilent.

Par Solidaire - Publié dans : En France - Communauté : Les blogs communistes
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Rendez-vous

 

Assemblée des Départements de France

Andrée OGER participera lundi 16 octobre au rassemblement des conseillers généraux de France organisée par l'ADF, l'assemblée des Départements de France pour protester contre la réforme des collectivités territoriales.
Une opposition pour défendre la démocratie et la décentralisation qui transcende droite et gauche.
 

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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?









"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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