Le sommet du G 8 démontre à nouveau toute la morgue des chefs d'Etats des grandes puissances capitalistes et leur refus de changer fondamentalement les politiques qui conduisent le monde
droit dans le mur.
Depuis plusieurs jours, les chefs d'Etat des 8 premières puissances du monde se contemplent le nombril à L'Aquila en Italie.
Le lieu est déjà symbôlique. Symbôlique du mépris des chefs d'Etat pour les souffrances de leurs peuples.

L'Aquila est cette commune qui a connu un terrible tremblement de
terre le 6 avril dernier, causant la mort de 299 personnes. Depuis, les villages de tentes et les conditions de vie indignes sont le lot quotidien de milliers de familles de cette commune des
Abruzzes.
En choisissant L'Aquila pour le sommet du G8, Berlusconi fait de la com'. Loin d'être un cadeau pour les habitants, ce sommet a été l'occasion de les chasser du secteur le temps du sommet
: non seulement, l'Etat italien en fait le minimum depuis le tremblement de terre mais, en plus, il les éloigne pour ne pas "gêner" ces messieurs les chefs d'Etats !
Deux thèmes ont occupé les débats durant ce sommet : la reprise des discussions économiques et la question du réchauffement climatique.
Sur le premier thème, qu'on se rassure ! Quand il y a de l'argent à faire gagner aux entreprises privées, la volonté est là !
Parmi les engagements pris lors de ce sommet, c'est la reprise des négociations du Cycle de Doha qui est l'élément majeur. Ce Cycle de négociation lancé en 2001 est le cadre majeur de toutes
les politiques de libéralisation des échanges économiques et financiers mises en place par l'OMC dans la continuité des négociations du GATT.
Crise ou non, les politiques économiques et financières à venir seront toujours plus libérales.
Pour ce qui est du réchauffement climatique, c'est le status quo. Chacun se renvoie la balle.
Les occidentaux demandent aux pays en voie de développement (Chine et Inde) de réduire de 50 % leurs émissions de gaz à effet de serre en les taxant de premiers pays pollueurs désormais. Chine et
Inde veulent qu'on regarde ce "classement" du pays le plus pollueur en calculant le volume de gaz à effet de serre produit par habitant et non pas nationalement. Avec ce calcul, c'est à nouveau les
USA et les pays européens qui passent en tête !
En clair, sous des belles déclarations de principe, chaque Etat défend son industrie et ses entreprises et exige des autres des efforts que lui refuse de faire !
Le réchauffement climatique
(et la pollution) va pouvoir continuer et l'avenir de toute la planète, de nos enfants, est plus qu'inquiétant.
Au final, ce G8 aura démontré que les grands chefs d'Etat négocient non pas en fonction de l'intérêt de leurs peuples. Ces chefs d'Etat agissent comme des super représentants de leurs oligarchies
économiques, défendant les intérêts financiers immédiats de la caste des affairistes, sans souci des dégâts sociaux, économiques et écologiques que causent leur politique.
Ne comptons pas sur nos médias pour mettre cela en évidence ! Le "journaliste" de France Inter, pour France Info, se félicitait hier des conclusions économiques de ce sommet en s'exclamant,
soulagé, que les grandes puissances rejetaient le protectionnisme ! Ouf ! Voilà un défenseur de l'ultra libéralisme rassuré !
Pour les salariés, comme ceux d'Alcatel Lucent, la saignée va pouvoir continuer en termes d'emplois et de revenus. C'est la crise après tout !
Pour les patrons, les augmentations de revenus vont continuer sans problème de conscience comme pour le PDG de BNP-Paribas (+ 5,09 % du fixe + jetons de présence + stocks
options + actions gratuites) : certainement pour les remercier de leurs si efficaces politiques économiques au service de la population ?
Pour la planète, l'inertie des grandes puissances va laisser le modèle économique capitaliste poursuivre son pillage des ressources naturels et le rejet massif de polluants divers
dans notre environnement.
Le capitalisme est vraiment une maladie. Il affaiblit le corps social et tue la nature.
Les médecines douces sociales démocrates ont montré leurs limites et les incantations écologiques sont inefficaces. L'heure est vraiment au traitement de choc pour éradiquer la maladie !
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