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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 09:38

Jeudi 18 août de 8h00 à 12h00 les communistes participeront, avec le Modef (syndicat agricole), à la vente solidaire de fruits et légumes Place de la Bastille sur Paris, en présence d'Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, Lydia Samarbakhsh, membre du CEN du PCF et Nicolas Bonnet, président du groupe PCF/FDG au Conseil de Paris.

La ferme France est en crise profonde. Mauvaise récolte 2016 en céréales, prix du lait en chute à 250 euros les 1000 litres, un tiers des éleveurs de viande bovine en difficultés financières, 150 000 demandes de RSA (Revenu de Solidarité) déposées par les agriculteurs.

Du côté des fruits et légumes, les importations low cost aux molécules chimiques interdites en France empoisonnent toutes les possibilités de juste rémunération des producteurs.

L'initiative de solidarité « Fruits et Légumes », à Paris et en Ile-de-France se déroulera jeudi 18 août prochain et dans d'autres départements début septembre. Le PCF et les syndicalistes paysans du MODEF (Mouvement de Défense des Exploitants Familiaux) invitent les consommateurs et les citoyens à se mobiliser contre la vie chère et à construire ensemble des alternatives à l'austérité, par exemple, comme à Paris où des halles alimentaires vont voir le jour grâce à l'action des élu-es PCF/FdG.

Devant l’exigence de nouvelles ambitions sociales comme de perspectives agricoles, le PCF propose des mesures concrètes en faveur d'une alimentation saine, de qualité, relocalisée et accessible à tous. Nous appelons à la revalorisation des pensions et à l'augmentation des salaires, pour retrouver du pouvoir d'achat. Nous proposons dans l'immédiat le blocage des prix des denrées alimentaires de base (lait, viande, pain, œufs, fruits et légumes) sur le ticket de caisse. Le PCF propose un pacte d'engagement législatif sur un encadrement des marges de la grande distribution et la mise en place d'un coefficient multiplicateur, sur l'obligation d'indication d'origine des produits alimentaires, sur l'instauration d'une conférence annuelle sur les prix agricoles et alimentaires.

Redonner de l'espoir à nos agriculteurs et des garanties de qualité et de sécurité sanitaire aux consommateurs, c'est ce que propose le parti communiste. On est loin de la loi du marché et du libéralisme prôné par les autres forces politiques !

Published by Solidaire - dans En France
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10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 13:25
327 milliards d'euros pour les 100 plus grosses fortunes de France ! (Source : "Capital")

Attention ! L'article ci-dessous n'est pas le fruit d'un militant communiste ou de l'ultragauche anticapitaliste ! C'est un article du journal "Capital" (le bien nommé !).

Comme quoi, il n'y a bien que dans la gauche bien pensante et chez des communistes introvertis que la question des richesses scandaleuses d'une poignée de riches Français est un tabou !?

Il y a bien, en France, des gens extrêmement riches, certains par héritage, sans avoir jamais bossés de leur vie (genre Liliane Béttencourt), d'autres en ayant fait bosser les autres et en s'étant arrogés des salaires et indemnités sans commune mesure avec leur travail (genre Arnaud ou Mulliez).

Et on vous dit qu'il n'y a pas d'argent en France ? Faut bien payer nos riches ! ? Non ?...

Solidaire

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Lien vers l'article du site Capital.fr

A elles toutes réunies, les 100 plus grosses fortunes françaises pèsent près de 327 milliards d’euros. Découvrez notre nouveau millésime doré :

Presque une misère. Selon nos calculs, les 100 familles françaises les plus riches du pays ont vu leur fortune professionnelle n’augmenter que de 2,7% en moyenne cette année. La faute à une conjoncture internationale compliquée, mais surtout, en France, à une Bourse hésitante. Mais ne sortons quand même pas trop vite les mouchoirs. D’abord parce que cette hausse représente la coquette somme de 8,6 milliards d’euros.

Ensuite parce que, depuis 2013, date de notre premier classement exclusif réalisé avec l’économiste Benoît Boussemart, le pactole de nos heureux lauréats a flambé de 40% environ, pour atteindre près de 327 milliards d’euros. Cette évaluation, rappelons-le, diffère sensiblement de celles effectuées par d’autres médias, car elle ne se résume pas, comme souvent, à multiplier le nombre de titres détenus par la valeur boursière des entreprises.

Trésorerie, endettement, parts réellement possédées par les holdings familiales basées parfois à l’étranger, tout a été épluché pour estimer ces patrimoines de la façon la plus précise possible. Du coup, les montants à découvrir dans les pages ­suivantes sont souvent plus modestes qu’on ne le lit ailleurs. Cer­tains des intéressés s’en sont tout de même offusqués, mécontents que leur fortune soit évoquée publiquement. D’autres, à l’image de Mohed Altrad, ont aussi protesté contre notre évaluation, mais cette fois-ci, en la jugeant trop basse ! Si, en France, les riches commencent à ­assumer leur réussite…

 

Published by Solidaire - dans En France
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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 10:49

Nous publions ici un article de l'hebdomadaire "l'Obs". Chose rare mais l'article est intéressant et bien renseigné.

Il démontre parfaitement ce que nous affirmons depuis longtemps : la haine nourrit la haine.

Ou, ici, quand les intérêts de l'extrême-droite et ceux de l'Etat Islamique convergent.

Solidaire

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Selon Patrick Calvar, le patron de la DGSI, une confrontation entre l'"ultra-droite" et le "monde musulman" pourrait survenir en cas de nouveaux attentats en France.

Lien : article de l'Obs 

Lors de son audition du 24 mai dernier devant la Commission d'enquête parlementaire sur les attentats de 2015, dont le contenu a été publié ce mardi, le patron de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), Patrick Calvar, ravive le spectre d'un choc communautaire excité par l'ultra-droite à la faveur des attentats djihadistes. Il prophétise :

"Vous aurez une confrontation entre l'ultra-droite et le monde musulman - pas les islamistes mais bien le monde musulman."

Pour le numéro 1 des renseignements français, cette confrontation est "inéluctable", et implique de "dégager des ressources pour [s']occuper d'autres groupes extrémistes".

Doit-on vraiment craindre que des groupuscules nationalistes radicaux mettent sur pied des représailles ou des expéditions punitives en cas de nouvel attentat sur le sol français ? Contacté par "l'Obs", le ministère de l'Intérieur tempère ces déclarations. Mais la sortie de Patrick Calvar interpelle sur la capacité de l'organisation terroriste à organiser le chaos en France, à quelques mois d'une élection présidentielle qui pourrait être marquée par un score historiquement haut de l'extrême droite. A Beauveau, on résume :

"La crainte est de voir la capacité de résilience affichée par la France au moment de Charlie et du Bataclan s'émousser."

"Vitalité" de l'ultra-droite

Patrick Calvar avait déjà évoqué les mêmes craintes, le 10 mai dernier devant la commission de la Défense nationale de l'Assemblée nationale. "L'Europe est en grand danger : les extrémismes montent partout et nous sommes, nous, services intérieurs, en train de déplacer des ressources pour nous intéresser à l'ultra-droite qui n'attend que la confrontation", avait-il alors affirmé.

"Encore un ou deux attentats et elle adviendra. Il nous appartient donc d'anticiper et de bloquer tous ces groupes qui voudraient, à un moment ou à un autre, déclencher des affrontements inter-communautaires".

L'entourage de Bernard Cazeneuve confirme le "regain de vitalité" de la mouvance de l'ultra-droite et "l'attention particulière" des services de renseignements. Exemple : les manifestations anti-migrants de Calais en février 2016, ou les perquisitions fructueuses menées chez plusieurs activistes identitaires pendant l'état d'urgence.

Autre signal début juin, quand Grégoire M., un jeune Lorrain employé dans une exploitation agricole, est arrêté - selon les services secrets ukrainiens (SBU) - près de la frontière polonaise, en possession d'un arsenalimpressionnant : 125 kg de TNT, 5 Kalachnikov, 2 lance-roquettes, 5.000 munitions et 100 détonateurs. Les images de son arrestation le montrent vêtu d'un tee-shirt rouge portant le symbole du "Renouveau français", un groupuscule nationaliste. Des informations à prendre avec une "grande prudence" - notamment au sujet des conditions d'arrestation du jeune homme -, rappelle Beauvau. Mais qui acte néanmoins "la présence de militants identitaires aux intentions violentes" sur le territoire français.

"L'attitude de ces groupes évolue : ils agissent de plus en plus à découvert. Ils sont très actifs."

Et le travail de la DGSI réside précisément dans "l'anticipation de toutes les formes de menaces", "de l'ultra-gauche aux mouvements identitaires d'extrême droite", rappelle-t-on à l'Intérieur.

"Au lendemain des attentats de janvier, des lieux culturels et cultuels musulmans avaient été la cible d'attaques. Cela s'est reproduit après novembre mais dans une bien moindre mesure."

Stratégie du chaos de l'EI

La radicalisation potentielle de l'ultra-droite entre pourtant pleinement dans la stratégie du chaos de l'Etat islamique en France. Une stratégie qui s'appuie déjà sur sa relation ambiguë avec les discours identitaires portés par l'extrême droite, Front national en tête.

Au mois de février 2016, sa propagande avait certes désigné, dans son magazine francophone "Dar-al islam", les partisans du FN comme "cibles de premier choix". Mais ces menaces ne doivent pas être prises au premier degré. Elles expriment avant tout une stratégie "opportuniste", selon Jean-Charles Brisard, le président du Centre d'analyse duterrorisme (CAT), alors cité par "L'Express" :

"En visant le parti le plus dur à l'égard des musulmans, l'organisation contribue à faire monter les communautés les unes contre les autres, à créer le chaos."

Le parti d'extrême droite n'a pas attendu ces provocations de l'EI pour surjouer la carte de la confrontation. Quelques semaines plus tôt, Jean-Jacques Bourdin ayant avancé que les djihadistes français et le FN partageaient "une communauté d’esprit" sur "le repli identitaire", la présidente du FN s'était lâchée sur Twitter en publiant des photos - non floutées - d'exécutions menées par l'organisation terroriste.

L'hypothèse d'un EI suivant avec appétit la progression du FN a été encore relayée, le 1er juin 2016, par le maire écologiste de Sevran, Stéphane Gatignon, lors d'un débat sur Public Sénat avec Julien Sanchez le maire FN de Beaucaire :

"Finalement vous êtes opposés mais en même temps vous êtes des alliés objectifs quelque part… Le but c’est de fracturer la société française. Et la victoire de Daech, c’est cette fracturation de la société française."

Certains élus FN ont eu beau s'en offusquer sur les réseaux sociaux, le journaliste de RFI David Thomson, spécialiste du djihadisme, rappelle lui aussi à "l'Obs" qu'il existe de "vrais convergences" entre le discours de l'extrême droite et celui de l'Etat islamique et de ses soutiens :

"Quand le Front national dit que 'l'Islam est incompatible avec la République', les djihadistes applaudissent. Si un attentat mené au nom de l'EI peut faire augmenter le sentiment d'islamophobie, gonfler les scores du FN ou pousser la partie la plus radicale de l'extrême droite à l'acte, c'est une bonne chose pour les djihadistes. Ils peuvent dire aux musulmans de France : 'regardez vous n'avez rien à faire dans ce pays'".

Lucas Burel

Published by Solidaire - dans En France
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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 14:05

La tentative de coup d'état avortée en Turquie, le 18 avril dernier, et la purge a grande échelle dans le pays, posent la question des motivations des putschistes et de celles du président Erdogan.

L'attentat terroriste de Nice a occulté un événement majeur, celui de la tentative de putsch militaire en Turquie, et de la répression qu'elle entraîne actuellement.

Pour les événements, je vous invitent à lire le déroulé présenté dans l'article du blog "Russie politique" (lien ici !). On n'y apprend que trois villes ont été attaquées en même temps, dans la nuit de samedi à dimanche, et que le président Erdogan devait être assassiné durant le coup d'état.

Au final, la tentative de coup d'état a échoué. Son bilan est de 300 morts environ. Erdogan a renforcé sa position et mène actuellement une politique de purge à grande échelle : plus de 6 000 arrestations et 60 000 révocations ont eu lieu, dans l'armée et la justice, mais (plus surprenant), dans les médias et dans l'éducation nationale.

Deux questions se posent :

1) Qui sont les putschistes ?

2) Erdogan profite t-il du putsch pour mener une purge politique plus profonde ?

Vous ne trouverez pas de réponses à ces questions sur ce blog : beaucoup de versions circulent et l'une d'entre elle est probablement assez proche de la vérité. Mais laquelle ?

Les hypothèses concernant la tentative de coup d'état tournent essentiellement autour de deux grandes pistes :

- le coup d'état est organisé de l'intérieur du pays, par une faction du pouvoir, par des militaires mécontents de la politique islamiste interne du gouvernement et sa tolérance vis-à-vis de DAESH, ou, encore, par les partisans de Fethullah Gülen, pour protéger la nébuleuse qu'il dirige et que menace le pouvoir Erdogan ?

- la coup d'état est fomenté de l'étranger, par les Etats-Unis (via Abdullah Gül ?), comme semblent l'affirmer plusieurs hauts responsables turcs, et peut-être même, par les Etats-Unis et d'autres pays occidentaux (la fermeture surprise de l'ambassade de France le 13 juillet, laisse à penser que la France savait quelque chose) ?

En tout état de cause, certains voient derrière l'échec de ce coup d'état, la main de la Russie. Comme avec le sauvetage de Ianoulovitch en Ukraine, ou l'intervention militaire russe en Syrie, bénéfique pour le gouvernement syrien, Poutine semble s'être spécialisé dans le contrecarrage des plans occidentaux. Le rapide et surprenant rabibochage Russie - Turquie quelques jours avant la tentative de putsch, tendrait à s'expliquer par ce biais.

Maintenant que le putsch a échoué, une énorme vague de répression s'abat sur le pays.

Nos journalistes et dirigeants européens ont beau joué les vierges effarouchées, leur attitude (somme toute mesurée) ne tient pas l'analyse. Depuis des mois, le gouvernement turc mène une politique antidémocratique et une répression féroce du peuple kurde sans que ne réagissent nos dirigeants. Sans compter les preuves qui s'accumulent d'une tolérance coupable pour le passage en Syrie et le retour vers l'Europe, de partisans de DAESH et de leurs armes.

Alors, après un putsch violent, comment s'étonner qu'un régime aussi autoritaire et violent pratique une répression aussi féroce ?

Dénoncer du bout des lèvres ne rime à rien ! Des sanctions ont été prises contre la Russie pour son implication supposée dans le conflit ukrainien (malgré le caractère putschiste, fasciste et mafieux du nouveau régime !). A quand des sanctions contre la Turquie ? Probablement jamais !

Quel que soit l'ampleur du complot qui a précédé le coup d'état, il y a peu de chance pour que des enseignants de primaire ou de collège en aient été des éléments importants.

La purge actuelle en Turquie ressemble assez bien à un contre-putsch qui permet à Erdogan et à son parti islamo-conservateur de renforcer son pouvoir.

Quels que soient les tenants et les aboutissants du coup d'état raté du week-end dernier, la Turquie qui sortira du conflit sera encore plus sous la coupe du parti islamo-conservateur d'Erdogan, un régime en guerre contre les Kurdes et la laïcité turque.

Published by Solidaire - dans Dans le Monde
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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 09:42

La France vit en démocratie suspendue pour 6 mois de plus !

Les terroristes vont pouvoir trembler, la France a prolongé l'état d'urgence pour une demie année supplémentaire !

Comme on l'a vu près de Mantes-la-Jolie, avec l'assassinat d'un couple de policiers à son domicile, ou le 14 juillet dernier, cet état d'urgence ne montre pas une efficacité évidente face à des actes de terrorisme isolé !

Surveiller tout un pays est impossible. Sauf en dictature !

Prévenir le passage à l'acte d'une personne isolée, non connue des services de police ou de renseignements, est impossible également. Quoi qu'en disent les pyromanes de la droite dure, Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy en tête !

Ne peut-on rien faire ? Si !

Après des années de purges dans les services de police et de gendarmerie, dans les effectifs de la justice, ce gouvernement a, modestement, inversé la dynamique. De quoi soutenir les effectifs de terrain, éreintés par 18 mois d'état d'urgence.

Mais cela ne suffit pas ! Il faut aller à la racine du mal !

Et, quoi qu'en disent les partisans des théories raciales et les suprématistes blancs qui assument de plus en plus leurs positions à droite, la solution ne réside pas dans l'expulsion de tous les musulmans de France (criminelle humainement et impossible économiquement et physiquement) ou dans l'emprisonnement de tout individu suspecté d'être attiré par le radicalisme religieux (illégal au regard des Droits de l'Homme et du droit international) !

Le problème est complexe et ne peut pas être résolu par les solutions simplistes avancées par quelques politicards en mal de démagogie !

Le terreau social difficile, la misère culturelle de certains (par manque d'éducation et d'encadrement culturel au quotidien), l'isolement social et communautaire (attisé par la ghettoïsation et la montée du racisme), l'absence de la puissance publique dans certains quartiers (police, certes, mais aussi acteurs sociaux, écoles,...), l'influence de prédicateurs religieux venus de l'étranger pour combler l'absence de cadres religieux formés en France et porteurs d'une vision de la société incompatible avec la tradition laïque française,... les causes d'une dérive religieuse de certains sont diverses et le niveau de la dérive est aussi variable d'un individu à l'autre (on peut avoir une vision extrêmement rétrograde de l'islam sans jamais basculer dans la violence !).

Enfin, des règles de bon sens et la simple application de la loi suffiraient parfois à prévenir certains actes : si la loi sur l'interdiction de circulation des poids lourds les jours de fête avait été appliquée, jamais personne n'aurait été tué à Nice le 14 juillet ! Et pourtant, combien de camions circulent les week-end et jours fériés sans être inquiétés par la police ! !.... Idem avec une véritable lutte contre le trafic d'armes : les policiers ont-ils les moyens de combattre les réseaux existants ?

Bref ! La prolongation de l'état d'urgence et les postures populistes de certains politiciens de droite sont du domaine du discours et de l'affichage. Des attitudes dangereuses qui finiront par pousser certains demeurés à des actes violents, voire criminels, contre des innocents !

Le seul intérêt de la prolongation de l'état d'urgence, c'est de limiter le risque d'une reprise d'un mouvement social contre la loi Travail le jour où le gouvernement s'apprête à nouveau à dégainer le 49-3 pour l'imposer en dernière lecture à l'Assemblée !

Published by Solidaire - dans En France
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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 13:29

L'horreur a frappé à nouveau notre pays : soyons au côté des familles des victimes ! Soyons également vigilants à ne sombrer ni dans la psychose, ni dans l'hystérie raciste que prônent certains et qu'attendent les instigateurs des attentats !

L'attentat qui a frappé Nice le 14 juillet ne doit pas être l'occasion de querelles politiciennes, comme on le voit actuellement avec la droite et le FN, mais une nouvelle mise en garde sur les dangers qui pèserait sur une France éclatée, divisée selon des clivages raciaux ou religieux.

L'objectif du terrorisme, c'est toujours de déstabiliser un pays ou un régime pour amener à des changements de politique sur un dossier particulier (ETA en Espagne sur le Pays Basque, IRA au Royaume-Uni sur la question nord-irlandaise,...) ou pour provoquer l'effondrement d'une société ou de ses valeurs.

Le terrorisme islamiste est dans cette seconde stratégie.

L'objectif final de DAECH est de provoquer l'éclatement de la société occidentale, en l’occurrence française, en poussant la majorité de la population au rejet de sa composante musulmane. Si DAECH arrive à attiser la haine antimusulmane, ce sont des milliers de personnes fragilisées socialement et rejetées par notre pays qui pourraient devenir la proie du discours islamistes : "vous voyez bien que vous n'avez rien à faire avec ces gens puisqu'ils vous rejettent en tant que musulmans : rejoignez nos rangs !".

La question est désormais de maintenir l'unité du peuple français tout en combattant le risque terroriste. L'énoncé est simple mais sa réalisation peu évidente : on entend déjà les discours de haine et de rejet prendre de l'ampleur chez nos politiciens de la droite dure ! Et les discours sur le travail bien ou mal fait par le gouvernement ne sont pas là non plus pour apporter de la clarté dans la situation mais bien pour récupérer politiquement les fruits d'un drame national.

Combattre les réseaux, c'est un combat essentiel mais compliqué, les réseaux terroristes se font discrets par essence ! C'est du domaine du renseignement policier et de la justice.

Mais, combattre les causes de la radicalisation est un sujet sur lequel la société, donc les citoyens, doivent se pencher ! Qu'est-ce qui amène des individus à basculer dans la dérive sectaire et violente du terrorisme islamiste ?

La désocialisation de certains quartiers rend certains perméables aux idées absurdes et nihilistes de DAECH : le chômage de masse qui touche ses quartiers empêche beaucoup de jeunes adultes de se projeter dans l'avenir, l'isolement culturel dû à la ghettoïsation créé une méconnaissance de la société dans laquelle vivent ceux qui ont des parents d'origines étrangères, les carences éducatives dues au faible niveau de scolarité et à l'absence de formation citoyenne continue tout au long de la vie (dans les quartiers mais aussi dans la population en générale) accentuent la méconnaissance des traditions politiques, des institutions, du droit et des possibilités de s'exprimer dans notre société. Pour certains, la religion est devenu un refuge que certains exploitent pour en faire un moyen de manipulation mentale à des fins criminelles.

Ce n'est pas en regardant avec méfiance du côté de nos compatriotes d'origines étrangères, musulmanes particulièrement, que l'on diminuera le risque de déviation terroriste !

Comme pour la délinquance, dont sont issus beaucoup de ceux qui ont commis des attentats depuis un an, c'est bien tout le cadre social, scolaire et professionnel qui est à revoir pour briser le terreau de la désocialisation !

La misère et la ségrégation de la jeunesse catholique en Irlande du Nord ont été les facteurs principaux de la montée en puissance de l'IRA dans les années 70 et 80.

Cette misère et cette ségrégation poussent aujourd'hui certains de nos jeunes, religieux ou non, parfois même catholiques (et oui !), dans les bras du radicalisme religieux islamistes.

Battre DAECH, c'est appuyer les forces laïques sur le terrain en Iraq et en Syrie, c'est aussi renforcer nos solidarités, ici en France, vaincre les forces centrifuges qui poussent à la communautarisation de notre pays, au repli ethnique ou religieux.

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 09:36

L'ancien banquier d'affaires, ministre d'un gouvernement libéral, se croit attendu par les Français.

C'est l'histoire d'un mec, comme aurait dit Coluche, qui rêve d'être président de la République tous les matins en se rasant. Avant lui, Sarkozy l'a fait et il y est bien arrivé ? Après tout... Pourquoi pas lui ?

Emmanuel Macron, donc, c'est l'histoire d'un mec qui a une longue carrière de banquier d'affaires. Le genre de profil que l'on imagine parfaitement dans un gouvernement Juppé ou Sarkozy, moins dans un gouvernement de gauche. Le fait est que le gouvernement actuel de Manuel Valls présente toutes caractéristiques d'un gouvernement de droite au niveau de ses choix politiques : Loi Macron, CICE, Loi Nôtre, Loi El Khomri,....

Ce positionnement plutôt à droite, Emmanuel Macron refuse de l'afficher. Comme beaucoup de carriéristes qui se rêvent des avenirs exceptionnels, Emmanuel Macron préfère s'afficher ni de gauche, ni de droite. Un choix stratégique dicté par l'idée d'un rejet des politiciens par les Français. Sauf que, les Français ne rejettent finalement pas ce clivage gauche/droite, mais plutôt une classe politique, qui se dit de gauche ou de droite et qui mène la même politique depuis trente ans, qui annonce des lendemains heureux et qui a pour bilan l'échec économique et social que l'on connait aujourd'hui !

Ce positionnement "au dessus des clivages" irrite au Parti "socialiste" et au gouvernement. L'affichage de gauche de ce parti et de ses dirigeants est aujourd'hui leur seule marque de différenciation avec l'UDI ou le MODEM.

Mais c'est aussi le seul vrai argument d'Emmanuel Macron : je suis jeune, je suis "beau", j'ai un beau costume et je suis au dessus des clivages politiques que vous rejetez.

Son programme ? Bien malin qui peut en parler !

Cependant, son parcours professionnel et ministériel ainsi que ses propos contre les 35 heures ou les syndicats nous indiquent déjà que la ligne politique du futur candidat Macron est clairement libérale. Rien de nouveau donc !

L'ambitieux personnage a choisi de créer un mouvement à sa gloire, "En Marche !".

Là aussi, rien de nouveau ! Giscard d'Estaing avec l'UDF, Chirac avec le RPR ou Mittérand avec le PS ont fait peu ou prou la même chose avant lui.

Il est assez amusant de voir avec quelle candeur complice les médias reprennent avec un joyeux étonnement l'annonce du nombre d'adhérents avancé par ce mouvement : 50 000 ! C'est presque plus que le Parti "Socialiste" et plus que le Front National et cela en quelques mois seulement ! A qui veut-on faire croire un tel bobard ? Aux Français, d'évidence.

Emmanuel Macron serait-il, pour une partie du monde de la finance et des affaires, un potentiel recours face à la poussée du Front National ? Un homme de paille que l'on met en avant en espérant qu'il cristallise une dynamique électorale capable de l'amener au second tour des Présidentielles ?... La couverture médiatique, importante et toujours bienveillante, tend à confirmer cette hypothèse.

Comme le dit un passage célèbre de "L'Internationale" : "il n'y a pas de sauveur suprême, ni dieu, ni césar, ni tribun".

Emmanuel Macron se croit l'âme du sauveur suprême de la France. Les médias tentent de nous le vendre comme ça.

La réalité, c'est que le parcours d'Emmanuel Macron et ses propos ne le classent pas dans un virtuel positionnement "ni à gauche, ni à droite" mais bien dans une tradition politique libérale, terriblement traditionnelle et consensuelle sur l'échiquier politique actuel.

Emmanuel Macron et son micro-mouvement sont clairement des représentants du milieu de la finance et d'une petite bourgeoisie qui vit bien la mondialisation et la casse du cadre social de l'Etat-Nation. Une force de droite supplémentaire à rajouter entre un PS social-libéral, un MODEM, chrétien-libéral, et un parti Les Républicains, libéral-conservateur.

Published by Solidaire - dans En France
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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 08:51

Bourrage de crâne et lavage de cerveau permanents sur France Info comme dans l'ensemble des médias.

France Info diffuse tous les jours, à 8 h 10 et 11 h 10, un programme sensé décrypter l'actualité économique et intitulé "Décryptage éco". Le programme et son journaliste, Vincent Giret, ne font que répéter inlassablement tous les poncifs des milieux financiers à la gloire du libéralisme et contre l'Etat et les dépenses sociales.

Trop de dépenses publiques, trop de réglementation, trop de paperasse, pas assez de libertés pour les entreprises, "l'archaïsme" de nos services publics ou de certains syndicats,... émissions après émissions, ce sont les messages de la Bourse de Paris qui sont relayés à l'antenne.

C'est ainsi que, début juillet, les émissions programmées ont pour thème :

- "Le rocardisme est un modernisme" (5 juillet) : ou comment justifier la dérive libérale d'une partie du PS sous Mittérand et appuyer indirectement Valls et Macron ;

- "Privatisation des aéroports de Nice et Lyon : la fausse polémique" (6 juillet) : ou comment expliquer que l'Etat est un mauvais gestionnaire d'entreprises et que le privé, c'est quand même mieux !

- "Pas assez de capital-risque pour nos start-up : le cri d'alarme de Jean Tirole" (7 juillet) : ou comment dénoncer les "blocages" administratifs en France et vanter les mérites des fonds de pension, ceux-là même qui spéculent sur les entreprises et ont contribué au krach financier de 2008 tout en causant la ruine de millions de retraités américains !

Tous ces sujets, comme vous le voyez, sont clairement des plaidoyers en faveur de la mondialisation capitaliste et d'une libéralisation de l'économie dont on sait qu'elle ne profite pas aux peuples mais à une minorité économique d'actionnaires et de grands patrons. La "croissance économique" qui sert d'argument aux libéraux est vide de sens si la question de la répartition des richesses n'est pas abordée. Ce dont se gardent bien les serviteurs médiatiques du Capital !

Vincent Giret est aussi journaliste au Monde, cet ancien journal de "centre-gauche" passé, comme le PS, dans le camp libéral.

Si c'est de lui dont nous parlons aujourd'hui, c'est parce qu'il illustre de manière assez évidente la pensée unique que véhiculent nos médias, à longueur de reportages, d'émissions ou d'articles. Une pensée unique au service des groupes financiers qui possèdent les médias ou au service d'Etats, donc de gouvernements, officiellement acquis au libéralisme. L'indépendance de la presse et le pluralisme sont des mirages comme le sont la concurrence et la liberté de choisir sa marque de lessives ou de dentifrices alors qu'elles appartiennent à une poignée de grands groupes.

Le Monde est ainsi détenu majoritairement par le trio de patrons Pierre Bergé, Xavier Niel (groupe Free) et Matthieu Pigasse (de la banque d'affaire Lazard). Une évolution qui fait dire, en 2013, à l'ancien directeur du journal, Jean-Marie Colombani, que Le Monde "n'est plus indépendant du pouvoir économique".

Presse écrite, radio ou télévision, la sphère médiatique relaie aujourd'hui un message libéral présenté comme évident, coulant de source, et ridiculisant ou diabolisant tout discours, toute pensée, qui irait dans le sens d'une remise en cause des privilèges accordés aux actionnaires et aux banques ces trente dernières années.

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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 14:37

La 85ème édition de la Fête de l'Humanité se tiendra du vendredi 9 au dimanche 11 septembre.

Encore une fois, l'Humanité sera un temps fort du débat politique français, à moins d'un an des élections Présidentielles et Législatives, alors que la gauche et le mouvement social seront encore en ordre de bataille contre la loi El Khomri de casse du Code du travail.

Côté spectacle, c'est encore une grande édition avec de grands artistes de renommée internationale, comme les Chemicals Brothers, Lauryn Hill (ex Fudgees), l'artiste africaine Rokia Traoré ou DJ Avener, qui  le groupe pop "The 1975" et la violoniste révolutionnaire Lindsey Stirling complètent l'affiche internationale.

Côté français, autant dire que l'affiche est également riche : Alain Souchon et Laurent Voulzy, Michel Polnareff, Caribbean Dandee + Joey Starr + Nathy (Rap, reggae et Vaudou !), Danakil ou les Lundwig Von 88 (vive le punk !).

C'est aussi de la musique classique avec Divertimento !

L'Huma, ce sont toujours des centaines de stands, des stands internationaux, des concerts un peu partout et beaucoup de fraternité !

La Fête de l'Huma, c'est 35 € pour trois jours ! Des cars feront la navette depuis l'Eure.

Renseignez-vous auprès des communistes du département !

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 13:20

Avec l'annonce de l'utilisation du 49-3, le gouvernement a t-il emporté la partie face au mouvement social ?

C'est donc décidé : Manuel Valls, François Hollande et tout le gouvernement ont décidé de poursuivre leur stratégie autoritaire sur le texte de la Loi travail.

En annonçant, avant même l'ouverture des débats à l'Assemblée Nationale, que le gouvernement allait "engager sa responsabilité" par l'utilisation de l'article 49-3 de la Constitution, Manuel Valls et son équipe ferment à nouveau la porte à toute forme de débat.

Depuis 4 mois, c'est donc la même stratégie, la même ligne, celle de la force et du refus de discuter d'une loi que les Français rejettent de sondage en sondage.

Ni les syndicats, ni les parlementaires ne seront écoutés. L'autoritarisme du gouvernement aura coûté cher à la France, par les conséquences des milliers d'heures de grève qu'il a provoqué et par l'image dégradée du pays à l'étranger.

Mais rien n'y fait !

Au lendemain du passage en force de la loi El Khomri, si les parlementaires de gauche arrivent à déposer une motion de censure, il y a peu de chance que ce gouvernement tombe. La droite a déjà annoncé qu'elle ne déposerait pas de motion de censure : il est peu probable que ses députés votent massivement celle de la gauche.

Donc, la Loi Travail sera probablement adoptée en plein mois de juillet.

Doit-on considérer ce passage de la loi comme une victoire de Manuel Valls ? Oui et non.

D'évidence, celui qui ne pesait que 10 % des voix au dernier congrès du Parti ex-socialiste, a réussi à imposer sa ligne politique, celle du social-libéralisme à la Tony Blair, avec l'appui du président François Hollande et des apparatchiks du parti.

Le P"S" comme parti de gauche est donc mort et enterré, remplacé par une sorte de Parti démocrate à la française. La fuite des adhérents est énorme mais les cadres restants comptent sur la dérive droitière de l'UMP et sur un nouveau "vote utile" des électeurs de gauche en 2017 pour survivre à cette mutation.

Par rapport au mouvement social, répondre qu'il y a victoire de Valls est plus compliqué.

Concrètement, la Loi sera passée et la mobilisation annoncées par les syndicats, CGT et FO en tête, pour l'automne devra être énorme pour faire plier un gouvernement insensible à l'opinion majoritaire des Français.

Mais, la capacité de mobilisation des syndicats et la diabolisation politico-médiatique de la CGT auront permis de renforcer les effectifs des centrales syndicales ouvrières, CGT en tête. Il faudra continuer de compter avec les syndicats à l'avenir !

Le désamour entre le gouvernement, sa majorité, et l'électorat de gauche est désormais total. Après la loi Macron et les débats autour de la déchéance de nationalité, ces 4 mois de blocage du gouvernement sur la loi Travail ont fini de saper les bases de la gauche "modérée" sans, pour l'instant, qu'apparaisse une alternative à gauche. Les éléments de l'aile droite libérale du PS, Valls et Macron, auront réussi à briser la gauche modérée mais il s'agit probablement d'une victoire à la Pyrrhus : le PS va sortir laminé des Présidentielles et des Législatives 2017.

Valls, au sein de ce qui reste du PS, et Macron, avec le mouvement centré sur sa petite personne, considèrent certainement qu'il s'agissait du meilleur moyen de se positionner comme présidentiables, si ce n'est en 2017, probablement pour 2022. Tant pis pour le Parti et les électeurs qui les ont propulsé là où ils sont aujourd'hui !

Aujourd'hui, ce sont des dizaines de milliers de militants de gauche et des millions d'électeurs progressistes qui sont égarés dans la nature, sans solution, sans alternative.

Le Parti communiste français reste aujourd'hui le seul des grands partis de notre pays à n'avoir jamais trahi ses convictions et ses engagements. Il peut représenter l'appui nécessaire pour catalyser ses énergies égarées et créer les conditions d'un rassemblement pour le changement à gauche.

Manuel Valls pensera peut-être avoir remporté une victoire, pour ses attentes de carrière et pour ses commanditaires de la Bourse. Aux travailleurs et aux militants de gauche de se rassembler pour remporter la guerre et faire tomber toutes les décisions néfastes que droite et PS imposent au peuple depuis trop longtemps.

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