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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 14:19
PÉAGES AUTOROUTES : le gouvernement PS pousse le BOUCHON un peu loin !

Sur les AUTOROUTES, ça roule pour les ACTIONNAIRES ….

Depuis la privatisation, les actionnaires de Vinci, Eiffage, Abertis, et consorts encaissent, chaque année, 10,5 milliards d'euros. Faites le calcul : Avec 83,8 milliards de kilomètres facturés, une manne de plus de 2 milliards tombe chaque année dans leurs poches, près de 43 % de plus qu'en 2005. A ce rythme-là, les 15 milliards payés en 2006 lors de la privatisation seront remboursés dans trois ans !
ET LA POULE AUX ŒUFS D'OR EST DANS LEUR POULAILLER POUR ENCORE QUINZE LONGUES ANNÉES (AU MOINS).=> JUSQU'EN 2033.

Comment en est on arrivé là ?

Complicité idéologique entre gouvernants et patrons du BTP ? Plutôt vraisemblable sinon comment expliquer que 7000 kilomètres d’autoroutes françaises, dont la plupart étaient largement amortis, aient été concédés, en 2005, à trois multinationales du béton et du transport (Vinci, Eiffage et la société espagnole Abertis) pour la somme vraiment modique de 14,8 milliards d’euros ? Soit, pour l’État, un manque à gagner, estimé par la Cour des comptes de 10 milliards d’euros!

Le modèle économique des contrats de plan, qui ne sont pas publics, est construit de telle sorte que tout investissement est compensé par une hausse de tarifs.

Ainsi, les bénéfices des sociétés concessionnaires n’ont pas à être réinvestis dans des investissements nouveaux ou dans des diminutions de tarifs. Ce modèle ne peut donc qu’aboutir à une hausse constante et continue des tarifs.

Donc cette nouvelle hausse des péages prélevée dans nos poches va encore aller directement dans la poche de ses actionnaires "goulus"....

SOURCE: Alain Martin sur Facebook

Published by Solidaire - dans En France
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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 14:08
Nos ancêtres les gaulois... La France de Sarkozy EST UN FANTASME !

La France éternelle que défend Sarkozy n'existe pas, elle relève d'un fantasme visant à diviser quand nous devrions rassembler : notre récit commun reste, malheureusement, à écrire : notre jeunesse a besoin de connaître tous ses ancêtres, les Gaulois certes, mais aussi les tirailleurs sénégalais ou marocains morts pour la France en 1914-1918, les Algériens sans citoyenneté sous l'oppression coloniale, les Arméniens fuyant le génocide, les Juifs polonais fuyant les pogroms, les Martiniquais marqués au fer de le traite négrière ou encore les républicains espagnols combattus par Franco et toutes celles et ceux qui ont choisi la France pour des raisons économiques, depuis le 19ème siècle.


Notre histoire est faite aussi d'ombres et de lumières : celle du Moyen-Âge et de la Renaissance, celle de la Commune de Paris et celle de Thiers, celle de la Résistance et celle de la Collaboration, celle des Lumières et de l'esclavage.

Sarkozy n'a toujours pas tourné la page de la domination coloniale quand il prône l'assimilation pour des citoyens qui n'ont ni besoin d'être intégrés ni assimilés car ils sont tout simplement français.

La mondialisation des échanges depuis plus d'un siècle fait que la France est dans le monde et le monde est dans la France.
La France est multiculturelle, la France est plurielle religieusement, la France, c'est une chance, est laïque : c'est une réalité qu'il faut accepter sauf à considérer qu'il faudrait expulser quelques millions de français.

Notre récit commun ce n'est donc ni les délires de Zemmour, ni l'histoire sélective de Sarkozy ou de Le Pen ! Au delà de la pluralité de nos ancêtres, ce qui fonde notre appartenance à la France ce sont ses valeurs que sont la liberté, l'égalité et le fraternité.

Pour compléter cette réaction intelligente aux propos racialistes de Nicolas Sarkozy, il faudrait peut-être rappeler que la Gaule était constituée d'une mosaïque de peuples de culture celte : les scientifiques ne considèrent pas les Celtes comme un peuple homogène qui aurait migré d'Europe centrale vers l'ouest mais plutôt comme une culture qui se serait étendue, assimilant des peuples d'origines diverses.

Le trip' sur "nos ancêtres les Gaulois" est une invention née de la Troisième République et de la volonté de créer une identité commune à une France centralisée de force après la Révolution, à une époque où les cultures, langues et traditions régionales étaient fortes et le rejet du centralisme jacobin encore puissant.

Si on poussait le délire "gaulois" un peu loin, Sarkozy, fils de hongrois, et les Le Pen, descendants de Celtes venus se réfugier en Armorique depuis l'île de Bretagne (aujourd'hui la Grande Bretagne) pour fuir les invasions barbares, auraient de bonnes raisons de préparer leurs bagages !

Solidaire

Published by Solidaire - dans En France
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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 12:55

Jeudi 15 septembre, les organisations syndicales qui s'étaient mobilisées contre la Loi "Travail" appellent à une nouvelle journée d'action.

Après quelques mois de pause estivale, CGT, FO, Solidaires et FSU, au côté des syndicats de jeunes (lycéens et étudiants), reviennent à la charge contre la Loi Travail.

Oui, la Loi est passée !

Oui, il est encore possible de faire reculer le gouvernement !

Entre la Loi et son application, il y les décrets d'application : il suffit que ceux-ci ne sortent pas pour que la Loi reste lettre morte.

Par ailleurs, les syndicats portent l'affaire devant le Bureau International du travail pour faire condamner la France.

Pour cette première mobilisation de l'automne, le succès risque de se faire attendre mais il s'agit d'un début après les vacances d'été et une rentrée scolaire et sociale toujours chargée pour les familles et les salariés.

Alors que se profilent déjà les élections présidentielles et législatives de 2017, le gouvernement se déchire et se retrouve aux abois, entre un Président sortant illégitime politiquement et rejeté par le peuple et son propre électorat, une dérive libérale de son premier ministre et de son ancien ministre de l'économie, Emmanuel Macron, tous deux potentiels concurrents de François Hollande pour le titre de candidat.

Le peuple, l'électorat de gauche, doivent pouvoir compter sur un candidat qui porte des valeurs de rupture avec ces politiques libérales, au service de la finance et des spéculateurs, qui enfoncent notre pays et notre civilisation vers le sous-développement et la catastrophe écologique.

Cherchons ensemble des solutions et des propositions à défendre ! Que les querelles d'ego entre candidats potentiels à gauche cède le pas sur la recherche de l'intérêt collectif !

En attendant :

Jeudi 15 septembre

manifestation CGT, FO, FSU Solidaires

10h30 - départ Salle Omnisport à Evreux

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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 09:38

Jeudi 18 août de 8h00 à 12h00 les communistes participeront, avec le Modef (syndicat agricole), à la vente solidaire de fruits et légumes Place de la Bastille sur Paris, en présence d'Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, Lydia Samarbakhsh, membre du CEN du PCF et Nicolas Bonnet, président du groupe PCF/FDG au Conseil de Paris.

La ferme France est en crise profonde. Mauvaise récolte 2016 en céréales, prix du lait en chute à 250 euros les 1000 litres, un tiers des éleveurs de viande bovine en difficultés financières, 150 000 demandes de RSA (Revenu de Solidarité) déposées par les agriculteurs.

Du côté des fruits et légumes, les importations low cost aux molécules chimiques interdites en France empoisonnent toutes les possibilités de juste rémunération des producteurs.

L'initiative de solidarité « Fruits et Légumes », à Paris et en Ile-de-France se déroulera jeudi 18 août prochain et dans d'autres départements début septembre. Le PCF et les syndicalistes paysans du MODEF (Mouvement de Défense des Exploitants Familiaux) invitent les consommateurs et les citoyens à se mobiliser contre la vie chère et à construire ensemble des alternatives à l'austérité, par exemple, comme à Paris où des halles alimentaires vont voir le jour grâce à l'action des élu-es PCF/FdG.

Devant l’exigence de nouvelles ambitions sociales comme de perspectives agricoles, le PCF propose des mesures concrètes en faveur d'une alimentation saine, de qualité, relocalisée et accessible à tous. Nous appelons à la revalorisation des pensions et à l'augmentation des salaires, pour retrouver du pouvoir d'achat. Nous proposons dans l'immédiat le blocage des prix des denrées alimentaires de base (lait, viande, pain, œufs, fruits et légumes) sur le ticket de caisse. Le PCF propose un pacte d'engagement législatif sur un encadrement des marges de la grande distribution et la mise en place d'un coefficient multiplicateur, sur l'obligation d'indication d'origine des produits alimentaires, sur l'instauration d'une conférence annuelle sur les prix agricoles et alimentaires.

Redonner de l'espoir à nos agriculteurs et des garanties de qualité et de sécurité sanitaire aux consommateurs, c'est ce que propose le parti communiste. On est loin de la loi du marché et du libéralisme prôné par les autres forces politiques !

Published by Solidaire - dans En France
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10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 13:25
327 milliards d'euros pour les 100 plus grosses fortunes de France ! (Source : "Capital")

Attention ! L'article ci-dessous n'est pas le fruit d'un militant communiste ou de l'ultragauche anticapitaliste ! C'est un article du journal "Capital" (le bien nommé !).

Comme quoi, il n'y a bien que dans la gauche bien pensante et chez des communistes introvertis que la question des richesses scandaleuses d'une poignée de riches Français est un tabou !?

Il y a bien, en France, des gens extrêmement riches, certains par héritage, sans avoir jamais bossés de leur vie (genre Liliane Béttencourt), d'autres en ayant fait bosser les autres et en s'étant arrogés des salaires et indemnités sans commune mesure avec leur travail (genre Arnaud ou Mulliez).

Et on vous dit qu'il n'y a pas d'argent en France ? Faut bien payer nos riches ! ? Non ?...

Solidaire

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Lien vers l'article du site Capital.fr

A elles toutes réunies, les 100 plus grosses fortunes françaises pèsent près de 327 milliards d’euros. Découvrez notre nouveau millésime doré :

Presque une misère. Selon nos calculs, les 100 familles françaises les plus riches du pays ont vu leur fortune professionnelle n’augmenter que de 2,7% en moyenne cette année. La faute à une conjoncture internationale compliquée, mais surtout, en France, à une Bourse hésitante. Mais ne sortons quand même pas trop vite les mouchoirs. D’abord parce que cette hausse représente la coquette somme de 8,6 milliards d’euros.

Ensuite parce que, depuis 2013, date de notre premier classement exclusif réalisé avec l’économiste Benoît Boussemart, le pactole de nos heureux lauréats a flambé de 40% environ, pour atteindre près de 327 milliards d’euros. Cette évaluation, rappelons-le, diffère sensiblement de celles effectuées par d’autres médias, car elle ne se résume pas, comme souvent, à multiplier le nombre de titres détenus par la valeur boursière des entreprises.

Trésorerie, endettement, parts réellement possédées par les holdings familiales basées parfois à l’étranger, tout a été épluché pour estimer ces patrimoines de la façon la plus précise possible. Du coup, les montants à découvrir dans les pages ­suivantes sont souvent plus modestes qu’on ne le lit ailleurs. Cer­tains des intéressés s’en sont tout de même offusqués, mécontents que leur fortune soit évoquée publiquement. D’autres, à l’image de Mohed Altrad, ont aussi protesté contre notre évaluation, mais cette fois-ci, en la jugeant trop basse ! Si, en France, les riches commencent à ­assumer leur réussite…

 

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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 10:49

Nous publions ici un article de l'hebdomadaire "l'Obs". Chose rare mais l'article est intéressant et bien renseigné.

Il démontre parfaitement ce que nous affirmons depuis longtemps : la haine nourrit la haine.

Ou, ici, quand les intérêts de l'extrême-droite et ceux de l'Etat Islamique convergent.

Solidaire

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Selon Patrick Calvar, le patron de la DGSI, une confrontation entre l'"ultra-droite" et le "monde musulman" pourrait survenir en cas de nouveaux attentats en France.

Lien : article de l'Obs 

Lors de son audition du 24 mai dernier devant la Commission d'enquête parlementaire sur les attentats de 2015, dont le contenu a été publié ce mardi, le patron de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), Patrick Calvar, ravive le spectre d'un choc communautaire excité par l'ultra-droite à la faveur des attentats djihadistes. Il prophétise :

"Vous aurez une confrontation entre l'ultra-droite et le monde musulman - pas les islamistes mais bien le monde musulman."

Pour le numéro 1 des renseignements français, cette confrontation est "inéluctable", et implique de "dégager des ressources pour [s']occuper d'autres groupes extrémistes".

Doit-on vraiment craindre que des groupuscules nationalistes radicaux mettent sur pied des représailles ou des expéditions punitives en cas de nouvel attentat sur le sol français ? Contacté par "l'Obs", le ministère de l'Intérieur tempère ces déclarations. Mais la sortie de Patrick Calvar interpelle sur la capacité de l'organisation terroriste à organiser le chaos en France, à quelques mois d'une élection présidentielle qui pourrait être marquée par un score historiquement haut de l'extrême droite. A Beauveau, on résume :

"La crainte est de voir la capacité de résilience affichée par la France au moment de Charlie et du Bataclan s'émousser."

"Vitalité" de l'ultra-droite

Patrick Calvar avait déjà évoqué les mêmes craintes, le 10 mai dernier devant la commission de la Défense nationale de l'Assemblée nationale. "L'Europe est en grand danger : les extrémismes montent partout et nous sommes, nous, services intérieurs, en train de déplacer des ressources pour nous intéresser à l'ultra-droite qui n'attend que la confrontation", avait-il alors affirmé.

"Encore un ou deux attentats et elle adviendra. Il nous appartient donc d'anticiper et de bloquer tous ces groupes qui voudraient, à un moment ou à un autre, déclencher des affrontements inter-communautaires".

L'entourage de Bernard Cazeneuve confirme le "regain de vitalité" de la mouvance de l'ultra-droite et "l'attention particulière" des services de renseignements. Exemple : les manifestations anti-migrants de Calais en février 2016, ou les perquisitions fructueuses menées chez plusieurs activistes identitaires pendant l'état d'urgence.

Autre signal début juin, quand Grégoire M., un jeune Lorrain employé dans une exploitation agricole, est arrêté - selon les services secrets ukrainiens (SBU) - près de la frontière polonaise, en possession d'un arsenalimpressionnant : 125 kg de TNT, 5 Kalachnikov, 2 lance-roquettes, 5.000 munitions et 100 détonateurs. Les images de son arrestation le montrent vêtu d'un tee-shirt rouge portant le symbole du "Renouveau français", un groupuscule nationaliste. Des informations à prendre avec une "grande prudence" - notamment au sujet des conditions d'arrestation du jeune homme -, rappelle Beauvau. Mais qui acte néanmoins "la présence de militants identitaires aux intentions violentes" sur le territoire français.

"L'attitude de ces groupes évolue : ils agissent de plus en plus à découvert. Ils sont très actifs."

Et le travail de la DGSI réside précisément dans "l'anticipation de toutes les formes de menaces", "de l'ultra-gauche aux mouvements identitaires d'extrême droite", rappelle-t-on à l'Intérieur.

"Au lendemain des attentats de janvier, des lieux culturels et cultuels musulmans avaient été la cible d'attaques. Cela s'est reproduit après novembre mais dans une bien moindre mesure."

Stratégie du chaos de l'EI

La radicalisation potentielle de l'ultra-droite entre pourtant pleinement dans la stratégie du chaos de l'Etat islamique en France. Une stratégie qui s'appuie déjà sur sa relation ambiguë avec les discours identitaires portés par l'extrême droite, Front national en tête.

Au mois de février 2016, sa propagande avait certes désigné, dans son magazine francophone "Dar-al islam", les partisans du FN comme "cibles de premier choix". Mais ces menaces ne doivent pas être prises au premier degré. Elles expriment avant tout une stratégie "opportuniste", selon Jean-Charles Brisard, le président du Centre d'analyse duterrorisme (CAT), alors cité par "L'Express" :

"En visant le parti le plus dur à l'égard des musulmans, l'organisation contribue à faire monter les communautés les unes contre les autres, à créer le chaos."

Le parti d'extrême droite n'a pas attendu ces provocations de l'EI pour surjouer la carte de la confrontation. Quelques semaines plus tôt, Jean-Jacques Bourdin ayant avancé que les djihadistes français et le FN partageaient "une communauté d’esprit" sur "le repli identitaire", la présidente du FN s'était lâchée sur Twitter en publiant des photos - non floutées - d'exécutions menées par l'organisation terroriste.

L'hypothèse d'un EI suivant avec appétit la progression du FN a été encore relayée, le 1er juin 2016, par le maire écologiste de Sevran, Stéphane Gatignon, lors d'un débat sur Public Sénat avec Julien Sanchez le maire FN de Beaucaire :

"Finalement vous êtes opposés mais en même temps vous êtes des alliés objectifs quelque part… Le but c’est de fracturer la société française. Et la victoire de Daech, c’est cette fracturation de la société française."

Certains élus FN ont eu beau s'en offusquer sur les réseaux sociaux, le journaliste de RFI David Thomson, spécialiste du djihadisme, rappelle lui aussi à "l'Obs" qu'il existe de "vrais convergences" entre le discours de l'extrême droite et celui de l'Etat islamique et de ses soutiens :

"Quand le Front national dit que 'l'Islam est incompatible avec la République', les djihadistes applaudissent. Si un attentat mené au nom de l'EI peut faire augmenter le sentiment d'islamophobie, gonfler les scores du FN ou pousser la partie la plus radicale de l'extrême droite à l'acte, c'est une bonne chose pour les djihadistes. Ils peuvent dire aux musulmans de France : 'regardez vous n'avez rien à faire dans ce pays'".

Lucas Burel

Published by Solidaire - dans En France
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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 14:05

La tentative de coup d'état avortée en Turquie, le 18 avril dernier, et la purge a grande échelle dans le pays, posent la question des motivations des putschistes et de celles du président Erdogan.

L'attentat terroriste de Nice a occulté un événement majeur, celui de la tentative de putsch militaire en Turquie, et de la répression qu'elle entraîne actuellement.

Pour les événements, je vous invitent à lire le déroulé présenté dans l'article du blog "Russie politique" (lien ici !). On n'y apprend que trois villes ont été attaquées en même temps, dans la nuit de samedi à dimanche, et que le président Erdogan devait être assassiné durant le coup d'état.

Au final, la tentative de coup d'état a échoué. Son bilan est de 300 morts environ. Erdogan a renforcé sa position et mène actuellement une politique de purge à grande échelle : plus de 6 000 arrestations et 60 000 révocations ont eu lieu, dans l'armée et la justice, mais (plus surprenant), dans les médias et dans l'éducation nationale.

Deux questions se posent :

1) Qui sont les putschistes ?

2) Erdogan profite t-il du putsch pour mener une purge politique plus profonde ?

Vous ne trouverez pas de réponses à ces questions sur ce blog : beaucoup de versions circulent et l'une d'entre elle est probablement assez proche de la vérité. Mais laquelle ?

Les hypothèses concernant la tentative de coup d'état tournent essentiellement autour de deux grandes pistes :

- le coup d'état est organisé de l'intérieur du pays, par une faction du pouvoir, par des militaires mécontents de la politique islamiste interne du gouvernement et sa tolérance vis-à-vis de DAESH, ou, encore, par les partisans de Fethullah Gülen, pour protéger la nébuleuse qu'il dirige et que menace le pouvoir Erdogan ?

- la coup d'état est fomenté de l'étranger, par les Etats-Unis (via Abdullah Gül ?), comme semblent l'affirmer plusieurs hauts responsables turcs, et peut-être même, par les Etats-Unis et d'autres pays occidentaux (la fermeture surprise de l'ambassade de France le 13 juillet, laisse à penser que la France savait quelque chose) ?

En tout état de cause, certains voient derrière l'échec de ce coup d'état, la main de la Russie. Comme avec le sauvetage de Ianoulovitch en Ukraine, ou l'intervention militaire russe en Syrie, bénéfique pour le gouvernement syrien, Poutine semble s'être spécialisé dans le contrecarrage des plans occidentaux. Le rapide et surprenant rabibochage Russie - Turquie quelques jours avant la tentative de putsch, tendrait à s'expliquer par ce biais.

Maintenant que le putsch a échoué, une énorme vague de répression s'abat sur le pays.

Nos journalistes et dirigeants européens ont beau joué les vierges effarouchées, leur attitude (somme toute mesurée) ne tient pas l'analyse. Depuis des mois, le gouvernement turc mène une politique antidémocratique et une répression féroce du peuple kurde sans que ne réagissent nos dirigeants. Sans compter les preuves qui s'accumulent d'une tolérance coupable pour le passage en Syrie et le retour vers l'Europe, de partisans de DAESH et de leurs armes.

Alors, après un putsch violent, comment s'étonner qu'un régime aussi autoritaire et violent pratique une répression aussi féroce ?

Dénoncer du bout des lèvres ne rime à rien ! Des sanctions ont été prises contre la Russie pour son implication supposée dans le conflit ukrainien (malgré le caractère putschiste, fasciste et mafieux du nouveau régime !). A quand des sanctions contre la Turquie ? Probablement jamais !

Quel que soit l'ampleur du complot qui a précédé le coup d'état, il y a peu de chance pour que des enseignants de primaire ou de collège en aient été des éléments importants.

La purge actuelle en Turquie ressemble assez bien à un contre-putsch qui permet à Erdogan et à son parti islamo-conservateur de renforcer son pouvoir.

Quels que soient les tenants et les aboutissants du coup d'état raté du week-end dernier, la Turquie qui sortira du conflit sera encore plus sous la coupe du parti islamo-conservateur d'Erdogan, un régime en guerre contre les Kurdes et la laïcité turque.

Published by Solidaire - dans Dans le Monde
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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 09:42

La France vit en démocratie suspendue pour 6 mois de plus !

Les terroristes vont pouvoir trembler, la France a prolongé l'état d'urgence pour une demie année supplémentaire !

Comme on l'a vu près de Mantes-la-Jolie, avec l'assassinat d'un couple de policiers à son domicile, ou le 14 juillet dernier, cet état d'urgence ne montre pas une efficacité évidente face à des actes de terrorisme isolé !

Surveiller tout un pays est impossible. Sauf en dictature !

Prévenir le passage à l'acte d'une personne isolée, non connue des services de police ou de renseignements, est impossible également. Quoi qu'en disent les pyromanes de la droite dure, Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy en tête !

Ne peut-on rien faire ? Si !

Après des années de purges dans les services de police et de gendarmerie, dans les effectifs de la justice, ce gouvernement a, modestement, inversé la dynamique. De quoi soutenir les effectifs de terrain, éreintés par 18 mois d'état d'urgence.

Mais cela ne suffit pas ! Il faut aller à la racine du mal !

Et, quoi qu'en disent les partisans des théories raciales et les suprématistes blancs qui assument de plus en plus leurs positions à droite, la solution ne réside pas dans l'expulsion de tous les musulmans de France (criminelle humainement et impossible économiquement et physiquement) ou dans l'emprisonnement de tout individu suspecté d'être attiré par le radicalisme religieux (illégal au regard des Droits de l'Homme et du droit international) !

Le problème est complexe et ne peut pas être résolu par les solutions simplistes avancées par quelques politicards en mal de démagogie !

Le terreau social difficile, la misère culturelle de certains (par manque d'éducation et d'encadrement culturel au quotidien), l'isolement social et communautaire (attisé par la ghettoïsation et la montée du racisme), l'absence de la puissance publique dans certains quartiers (police, certes, mais aussi acteurs sociaux, écoles,...), l'influence de prédicateurs religieux venus de l'étranger pour combler l'absence de cadres religieux formés en France et porteurs d'une vision de la société incompatible avec la tradition laïque française,... les causes d'une dérive religieuse de certains sont diverses et le niveau de la dérive est aussi variable d'un individu à l'autre (on peut avoir une vision extrêmement rétrograde de l'islam sans jamais basculer dans la violence !).

Enfin, des règles de bon sens et la simple application de la loi suffiraient parfois à prévenir certains actes : si la loi sur l'interdiction de circulation des poids lourds les jours de fête avait été appliquée, jamais personne n'aurait été tué à Nice le 14 juillet ! Et pourtant, combien de camions circulent les week-end et jours fériés sans être inquiétés par la police ! !.... Idem avec une véritable lutte contre le trafic d'armes : les policiers ont-ils les moyens de combattre les réseaux existants ?

Bref ! La prolongation de l'état d'urgence et les postures populistes de certains politiciens de droite sont du domaine du discours et de l'affichage. Des attitudes dangereuses qui finiront par pousser certains demeurés à des actes violents, voire criminels, contre des innocents !

Le seul intérêt de la prolongation de l'état d'urgence, c'est de limiter le risque d'une reprise d'un mouvement social contre la loi Travail le jour où le gouvernement s'apprête à nouveau à dégainer le 49-3 pour l'imposer en dernière lecture à l'Assemblée !

Published by Solidaire - dans En France
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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 13:29

L'horreur a frappé à nouveau notre pays : soyons au côté des familles des victimes ! Soyons également vigilants à ne sombrer ni dans la psychose, ni dans l'hystérie raciste que prônent certains et qu'attendent les instigateurs des attentats !

L'attentat qui a frappé Nice le 14 juillet ne doit pas être l'occasion de querelles politiciennes, comme on le voit actuellement avec la droite et le FN, mais une nouvelle mise en garde sur les dangers qui pèserait sur une France éclatée, divisée selon des clivages raciaux ou religieux.

L'objectif du terrorisme, c'est toujours de déstabiliser un pays ou un régime pour amener à des changements de politique sur un dossier particulier (ETA en Espagne sur le Pays Basque, IRA au Royaume-Uni sur la question nord-irlandaise,...) ou pour provoquer l'effondrement d'une société ou de ses valeurs.

Le terrorisme islamiste est dans cette seconde stratégie.

L'objectif final de DAECH est de provoquer l'éclatement de la société occidentale, en l’occurrence française, en poussant la majorité de la population au rejet de sa composante musulmane. Si DAECH arrive à attiser la haine antimusulmane, ce sont des milliers de personnes fragilisées socialement et rejetées par notre pays qui pourraient devenir la proie du discours islamistes : "vous voyez bien que vous n'avez rien à faire avec ces gens puisqu'ils vous rejettent en tant que musulmans : rejoignez nos rangs !".

La question est désormais de maintenir l'unité du peuple français tout en combattant le risque terroriste. L'énoncé est simple mais sa réalisation peu évidente : on entend déjà les discours de haine et de rejet prendre de l'ampleur chez nos politiciens de la droite dure ! Et les discours sur le travail bien ou mal fait par le gouvernement ne sont pas là non plus pour apporter de la clarté dans la situation mais bien pour récupérer politiquement les fruits d'un drame national.

Combattre les réseaux, c'est un combat essentiel mais compliqué, les réseaux terroristes se font discrets par essence ! C'est du domaine du renseignement policier et de la justice.

Mais, combattre les causes de la radicalisation est un sujet sur lequel la société, donc les citoyens, doivent se pencher ! Qu'est-ce qui amène des individus à basculer dans la dérive sectaire et violente du terrorisme islamiste ?

La désocialisation de certains quartiers rend certains perméables aux idées absurdes et nihilistes de DAECH : le chômage de masse qui touche ses quartiers empêche beaucoup de jeunes adultes de se projeter dans l'avenir, l'isolement culturel dû à la ghettoïsation créé une méconnaissance de la société dans laquelle vivent ceux qui ont des parents d'origines étrangères, les carences éducatives dues au faible niveau de scolarité et à l'absence de formation citoyenne continue tout au long de la vie (dans les quartiers mais aussi dans la population en générale) accentuent la méconnaissance des traditions politiques, des institutions, du droit et des possibilités de s'exprimer dans notre société. Pour certains, la religion est devenu un refuge que certains exploitent pour en faire un moyen de manipulation mentale à des fins criminelles.

Ce n'est pas en regardant avec méfiance du côté de nos compatriotes d'origines étrangères, musulmanes particulièrement, que l'on diminuera le risque de déviation terroriste !

Comme pour la délinquance, dont sont issus beaucoup de ceux qui ont commis des attentats depuis un an, c'est bien tout le cadre social, scolaire et professionnel qui est à revoir pour briser le terreau de la désocialisation !

La misère et la ségrégation de la jeunesse catholique en Irlande du Nord ont été les facteurs principaux de la montée en puissance de l'IRA dans les années 70 et 80.

Cette misère et cette ségrégation poussent aujourd'hui certains de nos jeunes, religieux ou non, parfois même catholiques (et oui !), dans les bras du radicalisme religieux islamistes.

Battre DAECH, c'est appuyer les forces laïques sur le terrain en Iraq et en Syrie, c'est aussi renforcer nos solidarités, ici en France, vaincre les forces centrifuges qui poussent à la communautarisation de notre pays, au repli ethnique ou religieux.

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 09:36

L'ancien banquier d'affaires, ministre d'un gouvernement libéral, se croit attendu par les Français.

C'est l'histoire d'un mec, comme aurait dit Coluche, qui rêve d'être président de la République tous les matins en se rasant. Avant lui, Sarkozy l'a fait et il y est bien arrivé ? Après tout... Pourquoi pas lui ?

Emmanuel Macron, donc, c'est l'histoire d'un mec qui a une longue carrière de banquier d'affaires. Le genre de profil que l'on imagine parfaitement dans un gouvernement Juppé ou Sarkozy, moins dans un gouvernement de gauche. Le fait est que le gouvernement actuel de Manuel Valls présente toutes caractéristiques d'un gouvernement de droite au niveau de ses choix politiques : Loi Macron, CICE, Loi Nôtre, Loi El Khomri,....

Ce positionnement plutôt à droite, Emmanuel Macron refuse de l'afficher. Comme beaucoup de carriéristes qui se rêvent des avenirs exceptionnels, Emmanuel Macron préfère s'afficher ni de gauche, ni de droite. Un choix stratégique dicté par l'idée d'un rejet des politiciens par les Français. Sauf que, les Français ne rejettent finalement pas ce clivage gauche/droite, mais plutôt une classe politique, qui se dit de gauche ou de droite et qui mène la même politique depuis trente ans, qui annonce des lendemains heureux et qui a pour bilan l'échec économique et social que l'on connait aujourd'hui !

Ce positionnement "au dessus des clivages" irrite au Parti "socialiste" et au gouvernement. L'affichage de gauche de ce parti et de ses dirigeants est aujourd'hui leur seule marque de différenciation avec l'UDI ou le MODEM.

Mais c'est aussi le seul vrai argument d'Emmanuel Macron : je suis jeune, je suis "beau", j'ai un beau costume et je suis au dessus des clivages politiques que vous rejetez.

Son programme ? Bien malin qui peut en parler !

Cependant, son parcours professionnel et ministériel ainsi que ses propos contre les 35 heures ou les syndicats nous indiquent déjà que la ligne politique du futur candidat Macron est clairement libérale. Rien de nouveau donc !

L'ambitieux personnage a choisi de créer un mouvement à sa gloire, "En Marche !".

Là aussi, rien de nouveau ! Giscard d'Estaing avec l'UDF, Chirac avec le RPR ou Mittérand avec le PS ont fait peu ou prou la même chose avant lui.

Il est assez amusant de voir avec quelle candeur complice les médias reprennent avec un joyeux étonnement l'annonce du nombre d'adhérents avancé par ce mouvement : 50 000 ! C'est presque plus que le Parti "Socialiste" et plus que le Front National et cela en quelques mois seulement ! A qui veut-on faire croire un tel bobard ? Aux Français, d'évidence.

Emmanuel Macron serait-il, pour une partie du monde de la finance et des affaires, un potentiel recours face à la poussée du Front National ? Un homme de paille que l'on met en avant en espérant qu'il cristallise une dynamique électorale capable de l'amener au second tour des Présidentielles ?... La couverture médiatique, importante et toujours bienveillante, tend à confirmer cette hypothèse.

Comme le dit un passage célèbre de "L'Internationale" : "il n'y a pas de sauveur suprême, ni dieu, ni césar, ni tribun".

Emmanuel Macron se croit l'âme du sauveur suprême de la France. Les médias tentent de nous le vendre comme ça.

La réalité, c'est que le parcours d'Emmanuel Macron et ses propos ne le classent pas dans un virtuel positionnement "ni à gauche, ni à droite" mais bien dans une tradition politique libérale, terriblement traditionnelle et consensuelle sur l'échiquier politique actuel.

Emmanuel Macron et son micro-mouvement sont clairement des représentants du milieu de la finance et d'une petite bourgeoisie qui vit bien la mondialisation et la casse du cadre social de l'Etat-Nation. Une force de droite supplémentaire à rajouter entre un PS social-libéral, un MODEM, chrétien-libéral, et un parti Les Républicains, libéral-conservateur.

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