La Cour constitutionnelle allemande a suspendu mardi en l’état le processus de ratification du Traité de Lisbonne, en réclamant une loi d’accompagnement pour garantir les droits du
Parlement allemand.
Les juges ont estimé que la loi votée par les deux chambres du parlement approuvant le Traité de Lisbonne était "compatible" avec la Constitution allemande, tout en jugeant que des paramètres
législatifs faisaient encore défaut pour finaliser la ratification du Traité.
"Pour résumer, on pourrait dire : la Constitution dit oui au Traité de Lisbonne mais exige au niveau national un renforcement de la responsabilité du parlement en matière d’intégration", a précisé le vice-président de la Cour constitutionnelle, Andreas Vosskuhle, en lisant l’arrêt.
Le président de la République, Horst Köhler, attendait cet arrêt de la Cour de Karlsruhe (ouest) pour promulguer la loi votée par le Bundestag et le Bundesrat. L’arrêt de la Cour
constitutionnelle va impliquer un contretemps dans le calendrier allemand.
Si les parlementaires tardent à légiférer, cet arrêt peut aussi avoir un impact sur le calendrier du processus de ratification par les 27 pays membres de l’Union européenne.
La Cour constitutionnelle s’est toutefois dite "confiante" que le parlement "surmontera rapidement le dernier obstacle" à la ratification.
De fait, Berlin semble décidé à boucler l’affaire rapidement : le Bundestag (chambre basse du parlement) doit se réunir en session extraordinaire le 26 août en vue d’une adoption le 8
septembre de ce texte d’accompagnement au Traité, selon une porte-parole du groupe parlementaire social-démocrate (SPD).
"Le référendum irlandais n’aura de toute façon pas lieu avant octobre, il y a suffisamment de temps" d’ici là, commentait un expert juridique, Joachim Fritz-Vannahme (Fondation Bertelsmann).
La Cour avait été saisie de plusieurs plaintes de députés qui accusaient le Traité d’affaiblir le parlement allemand et d’être contraire au principe de la démocratie. Les plaignants s’estimaient
lésés dans leurs droits fondamentaux.
Et signe que l’affaire était prise au sérieux par Berlin, la chancelière Angela Merkel, qui s’était engagée personnellement pour l’adoption du Traité de Lisbonne, avait dépêché en février à Karlsruhe son ministre des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier et celui de l’Intérieur Wolfgang Schäuble, pour plaider le fait que le Traité "ne remet pas en cause la souveraineté de l’Allemagne".
M. Steinmeier était aussi présent à Karlsruhe mardi.
Dans son arrêt, la Cour a estimé que "les outils de ratification de la République fédérale d’Allemagne pour le Traité de Lisbonne ne peuvent être déposés tant que n’est pas entrée en vigueur la
nécessaire mise en oeuvre légale des droits de participation parlementaire".
Selon elle, en raison d’un "déficit de démocratie structurel" au niveau de l’Union européenne, les droits de co-décision du Parlement allemand doivent être clairement inscrits dans une loi : pour "garantir l’efficacité du droit de vote" des citoyens allemands et "veiller" à ce que l’Union européenne "n’outrepasse pas les compétences qui lui ont été octroyées".
Rédigé après l’échec du projet de Constitution européenne en 2005, le Traité de Lisbonne, censé rendre l’UE plus efficace et plus influente dans le monde, n’entrera en vigueur que s’il est
ratifié par les 27 pays de l’UE.
A ce jour, 23 pays l’ont ratifié. Son devenir est suspendu à la tenue d’un nouveau référendum en Irlande et à sa ratification complète en République tchèque et en Pologne.
"L'Humanité" du 1er juillet 2009
Commentaire :
Le destin s'acharne sur les partisans du tout libéralisme !
En 2005, c'étaient les peuples français et hollandais qui rejetaient la première version de ce traité, le Traité Constitutionnel Européen.
Rédigé dans l'urgence, le nouveau texte n'est plus soumis au vote des français et des hollandais.
Manque de chance, ce sont les irlandais qui, cette fois, le rejettent !
Viennent ensuite les menaces des polonais et du président tchèque.
Coup supplémentaire : une crise majeure frappe le capitalisme et les partisans de l'ultralibéralisme doivent faire le dos rond.
Et voilà que les fidèles alliés allemands montrent des signes de faiblesse !
Moi, je dis que quand le destin s'acharne ainsi, c'est qu'il doit y avoir quelque chose de négatif dans l'air ! Le capitalisme certainement ?
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Voilà maintenant qu'il se sert de Michelle Obama,
femme de son président de mari, pour expliquer l'importance du travail du dimanche. Pas sûr que madame Obama ait été consultée et qu'elle apprécie !
L'argument qui est donné pour le retrait de ces ampoules repose sur
l'économie d'énergie que représentent les ampoules à basse consommation.
C'est sûr, les 36 400 heureux chômeurs supplémentaires ne connaissent pas
leur joie ! Ils viennent de rejoindre les 300 000 chômeurs de plus enregistrés en France depuis le début de l'année et les désormais 3,7 millions de chômeurs officiellement brevetés par Pôle
Emploi. Heureusement que le gouvernement est là pour trouver cela "encourageant" !










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