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Traité Européen : Exigeons un référendum !

 

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 Pétition Référendum traité européen 2012 Pétition Référendum traité européen 2012

A renvoyer à :

PCF 27
62 rue Saint Thomas - BP 855

27 008 Evreux

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

Tract - Eure Sud PCF - Fin juin 2012 - Recto

 

 Tract - Eure Sud PCF - Fin juin 2012 - Verso

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Le nouveau visage de l'Extrême-droiteen Europe selon l'hebdo US Newsweek.

Belle image de la France !?

   Newsweek sarkozy europe extreme droite

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Non à l'austérité !

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D'autres choix politiques sont possibles !

La gauche parlementaire ne doit pas céder
aux exigences du patronat et des spéculateurs boursiers !

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Lundi 29 octobre 2007 1 29 /10 /Oct /2007 17:01

En visite vendredi chez les cheminots grévistes en région parisienne, Nicolas Sarkozy, interpellé par un syndicaliste FO à qui la réforme des retraites ferait perdre 700 euros par trimestre, a déclaré que ces « décotes » ne s’appliquaient qu’aux futurs salariés, en contradiction avec le projet de loi de son ministre.

Extrait du dialogue

Commentaire : un délégué FO proche de la retraite évoque le manque à gagner pour ceux qui partiront sans avoir cotisé pendant quarante ans.

Syndicaliste FO : Je suis allé sur le site que la présidence de la SNCF a mis en place sur intranet, j’ai fait mon calcul. Je perds 700 euros par trimestre.

Nicolas Sarkozy : Les bonifications, les décotes, moi je pense que tout ceci ne peut s’appliquer que pour ceux qui ne sont pas déjà rentrés dans la SNCF.

Choeur des syndicalistes : Ah ! Ah ! Eh bien, écoutez, c’est nouveau Monsieur le Président.

Dans Libération, Cédric Mathiot, parle d’annonce choc ou d’énorme boulette, c’est selon. En effet :

« La décote fait partie des trois piliers intangibles du document d’orientation qui a été remis aux syndicats le 10 octobre, au même titre que la durée de cotisation à 40 ans pour la retraite à taux plein et l’indexation des pensions sur les prix. En affirmant que les décotes ne s’appliqueront qu’aux nouveaux entrants et ne toucheront pas les cheminots en poste, Sarkozy lâche donc une annonce explosive. »

Selon Libération, la déclaration présidentielle a mis sérieusement dans l’embarras la SNCF, qui refuse de commenter la déclaration.

Les syndicats, eux, prennent le président au pied de la la lettre. FO se réjouit d’avoir « gagné sur l’un des trois points les plus importants », et la CGT « prend acte ».

Interrogé par Libération, le ministre Xavier Bertrand se contente de « confirmer les éléments du document d’orientation. »

 

 

Par Solidaire - Publié dans : En France
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Lundi 29 octobre 2007 1 29 /10 /Oct /2007 11:01

Voici une bien belle leçon de justice en faux-semblant que vient d’administrer Philippe Courroye, le procureur préféré de Sarko Ier, dans l’affaire de l’appartement de Neuilly. L’ancien juge terrible de la galerie financière vient en effet d’étouffer – mais très intelligemment – ce dossier qui, avait défrayé la chronique au début de l’année, sensible pour l’Élysée. L’acquisition par Nicolas et Cécilia d’un magnifique duplex de l’île de la Jatte dans leur bonne ville de Neuilly, avec un rabais de 300 000 euros par rapport au coût du marché aurait pu être une épine gênante dans le pied non pas du Président (immunité oblige) mais au moins dans celui de sa future ex-femme, non protégée des foudres de la justice. Ouf ! le bon proc’ vient de réussir la prouesse d’enterrer cette l’affaire tout en sauvant sa réputation d’indépendance à laquelle il tient tant. Un tour de force exécuté en trois temps.

Premier mouvement : ouvrir le dossier. Sitôt nommé à Nanterre au printemps dernier, Courroye se saisit courageusement de la plainte d’un particulier pour ouvrir une enquête préliminaire. Il n’y était nullement obligé : le plaignant n’était pas fondé à porter l’affaire en justice. La plainte de ce particulier, résidant du XXème arrondissement de Paris et donc nullement contribuable de Neuilly était même légalement irrecevable. Courroye aurait donc parfaitement pu s’asseoir dessus en respectant scrupuleusement le code de procédure pénale. Deuxième temps : confier l’affaire à des flics de confiance. Pour diligenter son enquête, Courroye saisit un service de police des plus sûrs. Non pas la PJ de Nanterre, la plus proche de Neuilly mais les fidèles flics de la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE), l’équipe d’enquêteurs avec laquelle il travaillait en confiance lorsqu’il sévissait au pôle financier.

Dernière astuce : faire semblant d’enquêter. La BRDE a commencé par entendre le plaignant, un certain Marc Salomone, 56 ans, homme de ménage le soir et procédurier obsessionnel le reste du temps. Une audition d’abord gentillette menée par un aimable commandant… qui s’est terminée par un incident quand le commissaire du service a fait irruption dans la salle d’audition pour faire consigner sur PV « le crime » de Salomone, celui d’avoir prévenu certains journalistes de son petit rendez-vous Château-des-rentiers. Une mention idéale pour faire passer un plaignant de bonne foi pour un dangereux activiste anti-Sarko et achever de le décrédibiliser ! Puis les flics de la BRDE sont également allés interroger la promotrice immobilière octogénaire à l’origine du rabais, la désormais célèbre madame Lasserre, qui faisait la pluie et le beau temps sur le marché immobilier de Neuilly à l’époque. Une audition sans risque puisqu’elle n’allait évidemment pas dénoncer un cadeau qu’elle avait elle-même offert, sauf à se retrouver accusée d’abus de bien social.

Enfin, les enquêteurs sont allés poser quelques questions de pure forme avec le vendeur effectif du duplex des Sarko, alors employé du groupe Lasserre. Là encore sans risque d’entendre des horreurs. D’abord, à l’époque, le sieur Xavier Mellone s’était contenté d’effectuer les visites de l’appartement avec Cécilia, sans avoir son mot à dire sur le prix. Ensuite, celui-ci est aujourd’hui le propriétaire d’une agence immobilière ayant pignon sur rue à Neuilly. On le voit donc mal prendre le risque de heurter sa clientèle sarkozyste en jouant le rôle de la balance… L’enquête s’est donc arrêtée là. Les artisans ayant réalisés, à la demande du couple Sarko mais aux frais de la bonne madame Lasserre, de somptueux travaux dans l’appartement de l’île de la Jatte, n’ont même pas été entendu. Les flics ont peut-être eu du mal à les retrouver, puisque la plupart d’entre eux ont fait faillite. Mais dans ce cas, il leur aurait suffit de demander les nouvelles coordonnées aux journalistes, puisque plusieurs d’entre eux avaient retrouvé leur trace au printemps dernier…

Visiblement, le bon procureur Courroye, sûrement soucieux d’une justice rapide (et efficace pour l’Élysée), a préféré clore les débats au plus vite.

Source : www.bakchich.info

Par Solidaire - Publié dans : En France
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Lundi 29 octobre 2007 1 29 /10 /Oct /2007 11:01
Europe . Le « nouveau » traité simplifié recycle le contenu ultralibéral de la constitution rejetée par le peuple en 2005, tournant le dos aux engagements de campagne du chef de l’État.

Du côté des promoteurs du « nouveau » traité simplifié adopté à Lisbonne, vendredi dernier, par les dirigeants des vingt-sept pays de l’Union européenne, l’heure est aux congratulations. Selon eux, les concessions et les compromis effectués auraient permis la mise au point d’une synthèse inédite entre anciens adversaires et partisans de la constitution européenne, rejetée en 2005 par 55 % des Français et 61 % des Néerlandais. Pour Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, qui met cette « victoire » (sic) au crédit de Nicolas Sarkozy, les « partisans du "oui" » auraient dans cette négociation « porté les revendications du "non" ». Un nouveau référendum serait donc inutile, la France s’étant « réconciliée avec elle-même et avec l’Europe » après les divisions de la campagne référendaire.

Nouveaux reculs

La réalité est tout autre. Si « pour les marchandages au sommet, les Vingt-sept se sont montrés, une fois encore, assez doués », note Francis Wurtz, président du groupe Gauche unitaire européenne-Gauche Verte nordique au Parlement européen, le coeur ultralibéral de la constitution demeure, lui, inchangé. « Il n’y a finalement que deux ou trois choses qui semblent intouchables », observe avec ironie l’eurodéputé communiste français, dont le groupe est opposé au nouveau traité. « C’est par exemple le cadre contraignant dans lequel les politiques économiques et sociales de l’Union doivent impérativement s’inscrire », et qui composait notamment la partie III de la constitution, censée avoir été ôtée du traité simplifié. Le traité reprend ainsi la mention d’« une économie de marché où la concurrence est libre », les missions intactes de la BCE, les orientations du pacte de stabilité qui corsette les budgets publics nationaux, la liberté de circulation des capitaux, la suppression des « barrières » au libre-échange…

« Changements cosmétiques » 

Pour comprendre la nature du « nouveau » traité simplifié, le mieux est d’écouter ses auteurs. Dès juin 2007, le consensus était clair sur un contenu inchangé. « La substance de la constitution est maintenue », déclarait Angela Merkel, la chancelière allemande. « Nous n’avons pas abandonné un seul point essentiel de la constitution », se félicitait José Luis Zapatero, le premier ministre espagnol. « 90 % de la constitution sont toujours là », constatait son homologue irlandais, Bertie Ahern, tandis que le président tchèque, Vaclav Klaus, n’y voyait que « des changements cosmétiques »…

Pour justifier devant l’opinion le passage en catimini du texte au Parlement, les partisans français du nouveau traité, qui étaient déjà ceux de la constitution de 2005, emploient les mêmes arguments qu’à l’époque, mettant l’accent sur l’aspect institutionnel facilitant les décisions, mais occultant totalement la permanence dans le texte des politiques ultralibérales qui ont motivé son rejet en 2005. Y compris du côté de l’ex-gauche pro-« oui », pour qui ce texte, certes imparfait, ne serait qu’un « instrument institutionnel », une « avancée modeste mais significative » (Pierre Moscovici, PS). Avec un raisonnement nouveau que Ségolène Royal reprend à son compte pour justifier sa volte-face sur le référendum : « La présidentielle est passée par là », ce qui vaudrait quitus au nouveau traité défendu par Nicolas Sarkozy.

Sauf que sur ce terrain comme sur d’autres, le président a trompé les Français. Durant sa campagne, il avait promis une « offensive » contre la BCE, et de « refonder économiquement et socialement l’Europe ». « La priorité doit désormais être donnée à la croissance, à l’emploi, à la stratégie industrielle », avec une « politique monétaire (qui) ait aussi pour objectifs la croissance et l’emploi et pas seulement l’inflation », et un gouvernement « qui ait son mot à dire sur la politique monétaire et sur la politique de change », déclarait-il à Strasbourg, le 21 février 2007. Il ajoutait encore : « Je ne crois pas que la concurrence soit une religion, ni qu’elle soit efficace en toutes circonstances. Je crois que trop de concurrence tue la concurrence. » Tous engagements qu’ont approuvés les Français en élisant Nicolas Sarkozy à l’Élysée, mais auxquels le nouveau traité tourne le dos, et qui justifient à eux seuls l’organisation d’un nouveau référendum.

Sébastien Crépel, "L'Humanité" du 25 octobre 2007

Le traité « simplifié » inclut même de nouveaux reculs. La charte des droits fondamentaux, déjà peu contraignante, se trouve reléguée hors du texte, à la satisfaction de la Pologne et de la Grande-Bretagne, ainsi dispensées de son application ! Un « véritable potlatch diplomatique » dénoncé par Jean-Christophe Barbato, maître de conférences en droit public à l’université de Corse, pour qui « il est choquant de penser que des droits fondamentaux, dont l’essence est d’être potentiellement universels, ne s’appliqueront pas à plusieurs dizaines de millions d’Européens »…La réalité est tout autre. Si « pour les marchandages au sommet, les Vingt-sept se sont montrés, une fois encore, assez doués », note Francis Wurtz, président du groupe Gauche unitaire européenne-Gauche Verte nordique au Parlement européen, le coeur ultralibéral de la constitution demeure, lui, inchangé. « Il n’y a finalement que deux ou trois choses qui semblent intouchables », observe avec ironie l’eurodéputé communiste français, dont le groupe est opposé au nouveau traité. « C’est par exemple le cadre contraignant dans lequel les politiques économiques et sociales de l’Union doivent impérativement s’inscrire », et qui composait notamment la partie III de la constitution, censée avoir été ôtée du traité simplifié. Le traité reprend ainsi la mention d’« une économie de marché où la concurrence est libre », les missions intactes de la BCE, les orientations du pacte de stabilité qui corsette les budgets publics nationaux, la liberté de circulation des capitaux, la suppression des « barrières » au libre-échange…
Par Solidaire - Publié dans : En France
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Dimanche 28 octobre 2007 7 28 /10 /Oct /2007 20:09

Chers amis, chers camarades,
A toute question posée au gouvernement à l’Assemblée nationale, l’opposition se voit répondre : le candidat l’a annoncé, il a été élu, le président le fait. Taisez-vous !
Fini le débat d’idées, fini l’opposition démocratique, fini le mouvement social ; le président a parlé, on doit s’exécuter !
Quelle piètre conception de la démocratie, qui annonce bien des dérives !
Mais aussi quelle tromperie !
Ainsi, le candidat Sarkozy annonçait un nouveau traité européen qui tiendra compte disait-il, du non des Français !
Résultat : un traité vraiment pas simplifié qui se contente d’amender à la marge tous les traités libéraux de l’Union Européenne en gardant le cap : la mise en concurrence des peuples et des êtres humains. C’est ma Constitution répète Giscard qui veut qu’on rende à César ce qui lui appartient.
Le candidat Sarkozy avait dit : « travaillez plus et vous gagnerez plus ». Votre mérite sera récompensé !
Résultat, la précarité, le chômage augmentent et la baisse du pouvoir d’achat se poursuit !

Mais je veux ici être honnête. Il y a des promesses du candidat qui sont tenues. L’ancien patron d’EADS Noël Forgeard a vu son mérite reconnu à coups de millions d’euros tandis que les salariés d’Airbus sont à la merci d’un plan social, Daniel Lebris vient de nous l’expliquer. Mais peut-être Nicolas Sarkozy ne les considère pas assez méritants ! Et plus généralement, les riches ont eu de nouveaux cadeaux, les grands actionnaires voyous voient leurs méfaits innocentés, le Medef voit toutes ses exigences satisfaites : précarisation, allègement de charges. Le CAC 40 et les marchés financiers ont la vie belle.
Le candidat Sarkozy avait parlé de la nécessité de sauver la recherche et l’université !
Résultat, le CNRS est en voie de démantèlement, obligeant notre tout nouveau prix Nobel de physique Albert Fert à dénoncer publiquement la politique du gouvernement. Et on s’apprête à livrer l’université au plus offrant !

Alors oui, ceux et celles qui agissent, ceux et celles qui se rassemblent, qui avancent d’autres solutions, ne sont pas illégitimes. Ils ne sont pas dans l’illégalité comme peut être on le dira demain ; ils et elles sont les résistants d’aujourd’hui dont le monde a besoin. Ils et elles sont ceux qui peuvent bâtir la France juste de demain.
Au lendemain de la journée Guy Môquet je veux redire l’importance du message de la résistance : l’audace de ne rien accepter, l’audace de créer et porter un projet innovant pour la France.
Cette audace a été une chance pour notre peuple avec les services publics, la Sécurité sociale, les droits assurés par l’Etat et une certaine conception du rôle de la France dans le monde.
Oui leur combat était légitime comme sont justes les combats actuels.
Oui, les cheminots ont raison de se battre. Ils ont raison car à travers les revendications que vient de nous rappeler Alain Prouvenq, ils se battent pour le droit à la retraite de chacun et de chacune d’entre-nous !
Les professionnels de la santé comme le docteur Lehmann, les hommes et les femmes qui se mobilisent depuis des semaines, les internes, ont raison de se battre. Ils ont raison parce qu’ils ne se battent pas contre la réduction des déficits de la sécu mais bien pour lui assurer un financement durable capable de garantir le droit à la santé pour toutes et tous.
Les élus communistes qui se heurtent à la répression parce qu’ils interdisent les coupures, les expulsions ou parce qu’ils font voter leur population, ces élus ont raison
Les associations, les personnalités, les intellectuels, Dominique Noguères vient de nous expliquer le sens profond de ce combat, ont raison de se battre contre les tests ADN et contre toutes les lois qui ravalent l’individu "parce qu’étranger".
Les enseignants, avec Guy Tressalet, portent de nouvelles avancées de civilisation en se battant pour le partage des savoirs ; ils conjuguent une belle ambition pour un réel partage de la culture et des connaissances avec ceux et celles qui ne se résignent pas au tout marchand !
Les fonctionnaires qui se battent pour que chaque citoyen, chaque citoyenne disposent des mêmes services portent le sens de la République, comme le portent les salariés de l’audiovisuel et les journalistes, comme Alain Vernon, qui se mobilisent pour la défense du pluralisme !
Celles et ceux qui loin des lumières des médias, se battent comme les jeunes pour leurs salaires et leurs conditions de travail, à Virgin, Laurent Degousée vient de nous en parler, ou ailleurs, ceux et celles qui se battent pour l’emploi et je veux saluer les marcheurs du Nord, les syndicalistes qui défendent leur outil de travail, leur labo et donc le développement de notre pays portent le progrès social pour tous et toutes !
Oui, ils contestent les experts, les spécialistes, les éditorialistes… qui théorisent sur la soi-disant modernité, sur le soi disant réalisme de leurs réformes !
Mais, les pleins pouvoirs au patronat ce n’est pas moderne ; le roi et sa cour ce n’est pas moderne ; la guerre entre les individus et les peuples ce n’est pas moderne !
Leurs réformes, elles n’ont en vérité qu’un seul objectif : se plier à la mondialisation capitaliste. Transformer l’humanité en une simple marchandise ; façonner un monde sur l’enrichissement de quelques actionnaires quitte à sacrifier les individus et leur planète. Et mettre la France dans la norme des pays soumis ! Partout, nos camarades d’Allemagne ou du Portugal nous l’on dit, partout ils ont les mêmes objectifs !

Alors ne cédons pas ! osons la révolte, osons la lutte, osons un projet de changement !
Aujourd’hui, nous portons toutes et tous ensemble par vos luttes et vos engagements une France éprise d’avenir et donc de justice, et donc de solidarités ici et par le monde.
Une France motivée par la réussite de chacune et chacun comme, dans un mouvement indissociable, pour l’intérêt général, le bien commun. Une France qui sait que le progrès social et la démocratie sont les dynamiques indispensables à toute avancée pour notre pays. Une France où l’égalité entre les hommes et les femme assure leur liberté.
Une France qui ne peut respirer le bonheur que dans des combats partagés avec le monde pour le développement durable, pour les libertés, les droits, la paix et le désarmement. Une France des valeurs universelles, moderne parce qu’internationaliste et altermondialiste.
Cette France, elle est à portée de main, à portée d’une immense mobilisation sociale et citoyenne, à portée d’une réponse politique.
Mais cette réponse dont a besoin le mouvement social, elle n’est pas là.
Elle n’est pas là parce que ce qui se passe à gauche ne va pas. Le discours est trop marqué par le renoncement.
Et c’est de cela que je veux débattre avec vous qui luttez : faut il renoncer ?
Faut-il renoncer puisque rien ne bouge à gauche. Rien ne bouge si ce n’est les règlements de compte, les discours sur la méthode ou pire le bout de chemin avec la droite.

Franchement, il y a de quoi s’inquiéter sur la capacité de la gauche à donner la riposte politique indispensable à ce qui s’abat sur notre peuple, sur notre pays !
La gauche donne aujourd’hui, au mieux, une vision de dispersion, au pire l’impression de ne rien avoir à faire du changement concret de votre vie, de ne laisser qu’un goût amer : celui de se résigner à un « libéralisme de gauche » !
Oui, c’est inquiétant ! Et je n’ai pas envie de m’y résigner d’autant que nous sommes une multitude à ne pas vouloir nous taire ; nous sommes une multitude prête à se mobiliser, à débattre ! Je crois à l’image de ce rassemblement que nous sommes nombreux à vouloir construire une alternative.
Depuis le séisme de 2002, le PCF n’a cessé d’agir pour que la gauche se bouge et qu’elle se montre porteuse d’espoir ; pour qu’elle mobilise des forces et des énergies populaires ; pour qu’elle permette un large rassemblement populaire nous permettant, au pouvoir, de transformer tous nos espoirs !
Aujourd’hui, cet objectif est loin d’être atteint ! Mais nous n’y renonçons pas.
Ce rassemblement reste indispensable, l’alternative de gauche à la droite est plus que jamais nécessaire !
Nous allons continuer à y travailler.
Et le premier test sera les élections municipales et cantonales. Permettons aux hommes et femmes attachés au progrès social de gagner un maximum d’espaces de résistance à la droite et d’avoir de nombreux élus sur qui ils et elles pourront compter quoiqu’il arrive. Gare à celui qui prendrait la responsabilité de la division, des primaires basées sur la calculette. Gare à celui qui permettra à la droite d’accroître sa domination sur le pays !
Et je le dis ici : la gauche doit être capable de montrer ensemble cette volonté d’être utile à notre peuple pour lui donner des points d’appuis face au pouvoir. Et j’en appelle donc à toutes les forces politiques de gauche pour faire passer cet intérêt populaire au dessus d’intérêts partisans, de faire primer l’union pour changer sur la revanche boutiquière !
Cet appel, je le lance solennellement, comme je l’ai fait cet été, pour que la gauche engage une riposte indispensable.
Mais je veux être claire : les salariés, tous ceux qui souffrent et luttent aujourd’hui ne peuvent pas attendre ad vitam éternam que la gauche se décide enfin à agir et porter un projet vraiment conforme à leurs attentes.
Je ne me vois pas leur dire attendez encore nous ne sommes pas prêts !
Alors avec le Parti communiste français, en tenant ce rassemblement, nous avons décidé de prendre nos responsabilités.
Nous serons de toutes les ripostes à la droite. Et nous prenons pour cela une multitude d’initiatives d’actions. Nous les prenons en nous attachant, systématiquement, à relier ces colères et ces aspirations avec les possibles que tous ensemble, les uns avec les autres, nous pourrions enfin nous offrir !
Nous les prenons pour faire renaître un espoir d’émancipation sociale et politique en France et en Europe. Aussi nous tiendrons de grands débats publics pour trouver ensemble les chemins d’une profonde transformation de la société, en regardant lucidement tous les obstacles et les points d’appui qui sont devant nous.
Nous voulons pour demain faire enfin renaître l’espoir d’une vie heureuse pour chacun et chacune ! Nous le ferons au quotidien et sur tous les sujets.
Nous le ferons sur le monde comme sur l’Europe, nous le ferons sur les institutions comme sur les droits, nous le ferons sur tous les moyens à notre portée pour changer.

Quand les va-t-en-guerre trouvent leur porte-parole chez un ministre qui parle de la guerre comme s’il promotionnait une marque de lessive pour se faire mousser, les communistes agissent pour créer le plus large rassemblement contre une intervention militaire en Iran et pour la paix au Proche Orient !
Quand la droite façonne l’Europe à l’abri des revendications des peuples et même en violant leur vote démocratique, nous réagissons par un immense effort d’information sur le contenu réel de ce traité pour promouvoir une Europe solidaire et fraternelle. Nous travaillons au plus large rassemblement pour obtenir un nouveau référendum contre ceux qui veulent faire de l’Union européenne un champ de ruines des droits et de la démocratie, un levier pour la mise en concurrence généralisée des peuples et des salariés !
Quand la droite veut changer la Constitution pour renforcer encore le pouvoir d’un seul homme, nous sommes là pour proposer une 6ème République qui fasse vivre et s’épanouir toutes les intelligences et toutes les volontés, une pleine démocratie assurant une pleine souveraineté populaire !
Quand petit à petit la droite casse les droits au nom du chacun pour soi, chacun selon son mérite, nous réaffirmons ces droits humains sans lesquels un homme ou une femme n’est rien. Le droit au logement nous pouvons le faire entrer dans la vie en nous battant pour un grand service public du logement.

Le droit à la retraite et à la santé, nous voulons l’assurer par une grande réforme du financement de la protection sociale mais aussi en relevant les salaires et les qualifications !
Le droit à l’éducation, nous voulons l’assurer en refusant les suppressions de poste, en luttant contre les inégalités scolaires en en empêchant les expulsions des enfants !
Et quand la droite veut nous faire travailler 42 heures et jusqu’à 70 ans, nous réaffirmons le droit au loisir, à la culture, le droit à profiter à plein de son temps libre ! Nous sommes aux côtés des associations pour qu’elles aient les moyens de leur développement.
Quand la droite porte atteinte aux libertés fondamentales, les communistes sont partout pour les droits de l’homme.

Enfin, quand ils prêchent l’impossible et que l’on voit tout l’argent disponible et les potentiels en friche, nous affirmons notre refus des délocalisations et du chômage. Nous affirmons la possibilité d’orienter les fabuleuses richesses de notre pays pour développer, par exemple, une industrie moderne, écologique et sociale, que nous revendiquons !
Devant le scandale des sommes colossales qui circulent sur les marchés financiers, qui pressurent l’emploi et les salaires et qui ne sont jamais réinvesties, devant ces stock options qui sont les véritables sangsues de notre économie, nous affirmons la possibilité de réformer la fiscalité et d’orienter toutes ces sommes pour répondre aux besoins humains !

Nous ne restons pas les bras ballants devant l’intelligence, les désirs de réussite et la capacité d’autonomie croissante de chacun d’entre-nous ; la modernité c’est bien de donner plus de pouvoir aux salariés dans la gestion de leur travail, dans la gestion de leur carrière, dans la gestion de leur entreprise ! C’est face aux risques de la vie de donner à chacun et chacune la possibilité de repartir en toute occasion en lui assurant la possibilité concrète de réussir de nouveaux choix de vie !

On pourrait aborder d’autres questions. Mais à travers ces réflexions, je veux montrer que l’on n’est pas condamnés à commenter les mauvais coups de Nicolas Sarkozy.

Nous avons un autre chemin, celui de l’ambition d’un autre projet politique, celui de la combativité dans l’action, que nous pouvons espérer construire un rassemblement solide à gauche !
On a matière à se battre.
On a matière à dessiner un projet d’avenir pour notre société !
C’est comme cela que l’on pourra raviver les mobilisations et l’envie !

Chers amis, chers camarades,
Vous le voyez, nous, communistes, sommes déterminés à combattre pied-à-pied la politique de cette droite ultra réactionnaire.
Nous sommes déterminés à relever le défi d’un nouveau projet d’émancipation, un projet réaliste parce qu’audacieux pour notre peuple.
Non nous ne laisserons pas la France normalisée par la pensée unique en portant une visée communiste du 21ème siècle.
Avec vous, nous allons rajouter des soucis au président Sarkozy ! Et surtout nous allons créer une dynamique populaire pour que ça change.


De : Marie-George Buffet
dimanche 28 octobre 2007
Par Solidaire - Publié dans : En France
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Samedi 27 octobre 2007 6 27 /10 /Oct /2007 17:09
Le « nouveau » traité simplifié recycle le contenu ultralibéral de la constitution rejetée par le peuple en 2005, tournant le dos aux engagements de campagne du chef de l’État.

Du côté des promoteurs du « nouveau » traité simplifié adopté à Lisbonne, vendredi dernier, par les dirigeants des vingt-sept pays de l’Union européenne, l’heure est aux congratulations. Selon eux, les concessions et les compromis effectués auraient permis la mise au point d’une synthèse inédite entre anciens adversaires et partisans de la constitution européenne, rejetée en 2005 par 55 % des Français et 61 % des Néerlandais. Pour Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, qui met cette « victoire » (sic) au crédit de Nicolas Sarkozy, les « partisans du "oui" » auraient dans cette négociation « porté les revendications du "non" ». Un nouveau référendum serait donc inutile, la France s’étant « réconciliée avec elle-même et avec l’Europe » après les divisions de la campagne référendaire.

Nouveaux reculs

La réalité est tout autre. Si « pour les marchandages au sommet, les Vingt-sept se sont montrés, une fois encore, assez doués », note Francis Wurtz, président du groupe Gauche unitaire européenne-Gauche Verte nordique au Parlement européen, le coeur ultralibéral de la constitution demeure, lui, inchangé. « Il n’y a finalement que deux ou trois choses qui semblent intouchables », observe avec ironie l’eurodéputé communiste français, dont le groupe est opposé au nouveau traité. « C’est par exemple le cadre contraignant dans lequel les politiques économiques et sociales de l’Union doivent impérativement s’inscrire », et qui composait notamment la partie III de la constitution, censée avoir été ôtée du traité simplifié. Le traité reprend ainsi la mention d’« une économie de marché où la concurrence est libre », les missions intactes de la BCE, les orientations du pacte de stabilité qui corsette les budgets publics nationaux, la liberté de circulation des capitaux, la suppression des « barrières » au libre-échange…

« Changements cosmétiques »

 

Pour comprendre la nature du « nouveau » traité simplifié, le mieux est d’écouter ses auteurs. Dès juin 2007, le consensus était clair sur un contenu inchangé. « La substance de la constitution est maintenue », déclarait Angela Merkel, la chancelière allemande. « Nous n’avons pas abandonné un seul point essentiel de la constitution », se félicitait José Luis Zapatero, le premier ministre espagnol. « 90 % de la constitution sont toujours là », constatait son homologue irlandais, Bertie Ahern, tandis que le président tchèque, Vaclav Klaus, n’y voyait que « des changements cosmétiques »…

Pour justifier devant l’opinion le passage en catimini du texte au Parlement, les partisans français du nouveau traité, qui étaient déjà ceux de la constitution de 2005, emploient les mêmes arguments qu’à l’époque, mettant l’accent sur l’aspect institutionnel facilitant les décisions, mais occultant totalement la permanence dans le texte des politiques ultralibérales qui ont motivé son rejet en 2005. Y compris du côté de l’ex-gauche pro-« oui », pour qui ce texte, certes imparfait, ne serait qu’un « instrument institutionnel », une « avancée modeste mais significative » (Pierre Moscovici, PS). Avec un raisonnement nouveau que Ségolène Royal reprend à son compte pour justifier sa volte-face sur le référendum : « La présidentielle est passée par là », ce qui vaudrait quitus au nouveau traité défendu par Nicolas Sarkozy.

Sauf que sur ce terrain comme sur d’autres, le président a trompé les Français. Durant sa campagne, il avait promis une « offensive » contre la BCE, et de « refonder économiquement et socialement l’Europe ». « La priorité doit désormais être donnée à la croissance, à l’emploi, à la stratégie industrielle », avec une « politique monétaire (qui) ait aussi pour objectifs la croissance et l’emploi et pas seulement l’inflation », et un gouvernement « qui ait son mot à dire sur la politique monétaire et sur la politique de change », déclarait-il à Strasbourg, le 21 février 2007. Il ajoutait encore : « Je ne crois pas que la concurrence soit une religion, ni qu’elle soit efficace en toutes circonstances. Je crois que trop de concurrence tue la concurrence. » Tous engagements qu’ont approuvés les Français en élisant Nicolas Sarkozy à l’Élysée, mais auxquels le nouveau traité tourne le dos, et qui justifient à eux seuls l’organisation d’un nouveau référendum.

Sébastien Crépel, "L'Humanité" du jeudi 25 octobre 2007

Le traité « simplifié » inclut même de nouveaux reculs. La charte des droits fondamentaux, déjà peu contraignante, se trouve reléguée hors du texte, à la satisfaction de la Pologne et de la Grande-Bretagne, ainsi dispensées de son application ! Un « véritable potlatch diplomatique » dénoncé par Jean-Christophe Barbato, maître de conférences en droit public à l’université de Corse, pour qui « il est choquant de penser que des droits fondamentaux, dont l’essence est d’être potentiellement universels, ne s’appliqueront pas à plusieurs dizaines de millions d’Européens »…
Par Solidaire - Publié dans : En France
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