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"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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Idées

Lundi 12 mai 2008
8 Mai . Le président de la République, en difficulté face à l’opinion et dans sa propre majorité, tente de se démarquer et se justifie devant les siens.

Sans doute, en pourfendeur de la repentance nationale, Nicolas Sarkozy avait-il eu du mal à digérer la position adoptée en 1995 par le président Chirac, qui reconnaissait pour la première fois le rôle de l’État français dans la persécution des juifs. Hier, lors de la commémoration du 8 Mai, l’actuel locataire de l’Élysée s’est ostensiblement éloigné de cette thèse en affirmant que « la vraie France, elle n’était pas à Vichy, elle n’était pas dans la collaboration », une manière déguisée, au-delà d’une formule attrape-tout, d’effectuer un retour en arrière difficilement explicable aujourd’hui sur la responsabilité de la France. Outre les convictions personnelles de Nicolas Sarkozy sur la question, ce positionnement lui permet de renouer avec un thème qui lui est cher : celui de la rupture. À cet égard, la figure tutélaire de Jacques Chirac lui a toujours été d’un secours inestimable. Et elle lui a facilité la victoire à l’élection présidentielle, lui évitant l’écueil redoutable d’être perçu comme un sortant.

Deux jours plus tôt, c’est dans un tout autre contexte, alors qu’il recevait les députés UMP perclus de doutes, que la thématique avait servi. Car, sur la forme, il a aussi sa méthode : une invitation solennelle dans les ors de la République.

Et il fallait au moins le salon d’honneur de l’Élysée pour recevoir des députés UMP encore ébranlés par la claque magistrale reçue lors des dernières municipales. Avant eux, les pêcheurs du Guilvinec ou les ouvriers de Grandange étaient venus ici faire le deuil des promesses inconsidérées d’un président en campagne perpétuelle. Mais à la sortie, l’acharnement de Nicolas Sarkozy à rendre responsable la presse (voir en page 18) et les attaques réitérées contre Jacques Chirac ont agacé plus d’un parlementaire. « Lors de ce déjeuner, Jacques Chirac et la presse en ont pris plein la gueule », s’énervait le député de l’Hérault Jean-Pierre Grand, proche de Dominique de Villepin.

Pour relativiser les scores désastreux de la droite lors des élections locales et minimiser sa propre responsabilité, le président a, une de fois de plus, donné Chirac en contre-exemple : « Il a mis vingt et un ans pour se faire élire, je l’ai été du premier coup », et remontant plus loin encore, pour indiquer que le général de Gaulle avait été « vainqueur à une voix de majorité aux législatives de 1967 ». Pas de quoi rassurer un auditoire déjà troublé.

De son côté, Jean François Copé, chef de file des députés UMP, estimait que le président avait été « objectivement bon ». Ce dernier, qui milite pour une contribution plus forte du groupe UMP, notamment concernant la réforme institutionnelle, aurait eu droit à un cinglant rappel à l’ordre de Sarkozy. « L’UMP et le groupe ne doivent pas être en opposition avec le gouvernement. Ce n’est pas à eux de demander un report ou une annulation des réformes », aurait prévenu le chef de l’État.

Roger Karoutchi, fidèle secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement, tentait pourtant maladroitement d’apaiser l’atmosphère en déclarant : « Il n’y a eu ni critiques ni attaques contre qui que ce soit, je le dis pour que, politiquement, on n’en fasse pas une affaire. »

Frédéric Durand, "L'Humanité" du samedi 9 mai 2008

par Solidaire publié dans : En France
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Lundi 12 mai 2008
Liste de toutes les manifestations a paris et en province. Merci de diffuser !

On rappelle qu’il y aura grève ce jour-là, et que donc les profs manifesteront nombreux.

Contre Darcos et la casse de l’éducation nationale

Contre une éducation a plusieurs vitesses

Contre la répression du mouvement lycéen

pour Paris c’est à 14h - Place d’Italie

Caen |10h - Place Saint Pierre

Le Havre |10h - Volcan

Rouen | 10h30 - Cours Clemenceau

Chartres | 14h30 - Place des Halles

 

par Andrée Oger publié dans : Dans notre Région
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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère générale communiste de Saint André de l'Eure
  • andree-oger-pour-deputee
  • : Politique
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère générale de Saint André et vice-présidente du Conseil général en charge de l'aide sociale. Andrée Oger est chevalier de la Légion d'Honneur.
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BONNE NOUVELLE

Bonne nouvelle : l’anti-communisme n’est pas mort.

A l’occasion des dernières élections on a vu refleurir à travers les campagnes le bon vieil anti-communisme de papa. Les mêmes poncifs, la même férocité, le même désir d’extirper à jamais toutes traces de l’existence d’un parti honni entre tous.

La droite a retrouvé ses anciens réflexes, ses anciens slogans. Il ne manquait que l’argument des chars russes dans les rues de nos centres villes.

Des socialistes qui, ayant le sens pratique, se sont dits qu’il serait plus facile de conquérir des territoires déjà à gauche plutôt que de se coltiner  à des sortants de droites, n’ont pas hésités à utiliser, au nom de la modernité, les vieilles recettes de la S.F.I.O.

Des verts, parachutistes chevronnés, qui plutôt que de faire à nouveau une mauvaise chute, ont pensées qu’il valait mieux recycler des électeurs de droites pour élire des maires de gauche. Tout cela est malheureusement sans surprise. Le Petit Larousse lui-même nous apprend que le glauque est une nuance du vert.

Aujourd’hui 18 mars 2008, jour anniversaire du début de la Commune de Paris, je ne peux que me féliciter que cet anti-communisme ne soit pas mort. C’est la preuve qu’il existe encore dans notre pays un parti communiste suffisamment fort pour jouer les empêcheurs de gouverner en rond.

VIVE LA COMMUNE !

                                                                                                                       Rouge-Bazar


Les égarés

Curieuse époque que ce temps du sarkozisme qui se croit triomphant ou chacun croit bien faire à imiter son maître. Renégats, traîtres, transfuges et félons prolifèrent comme champignons après une pluie d’automne. Trahir est la mode ! On se vend pour pas cher à celui qu’hier encore on nommait son ennemi. C’est la grande migration des élites autoproclamées. Le vent de l’histoire les pousse comme fétus de paille toujours plus à droite. Sur nos écrans défile ces passes murailles qui se découvrent soudain des affinités électives pour le nouveau pouvoir. La ruée est conséquente et parait singulière de ces ci-devant de gauche qui, frappés par la nouvelle foi, se glorifient à bon compte de leur chemin de Damas. Etrange et pathétique spectacle que celui de ces hommes et ces femmes à la dérive, petits marquis de la politique, qui s’empressent, toute honte bue, de rejoindre la nouvelle cour  en quête de prébendes et de reconnaissance.

Ils nous ont quittés. Dommage pour eux ! Ils ne savent pas encore ce qu’ils perdent ces égarés.

Fidèlement votre.
                                                                                               
Rouge Bazar  

 








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