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"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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Idées

Jeudi 8 mai 2008

Huit mille ? Dix mille ? Quinze mille ? Les décomptes sont toujours hasardeux au soir d’une mobilisation, mais les lycéens ont bel et bien pointé leur nez, hier, pour leur première journée d’action depuis que toutes les zones ont repris les cours. À Paris, le cortège a défilé de République à Nation, à l’appel de l’Union nationale lycéenne (UNL), rassemblant près de 5 000 personnes, selon le syndicat. Près de 3 000 à Toulouse, de 1 000 à Grenoble, 1 800 à Rouen, 2 500 à Orléans, ou encore près de 300 à Toulon : au total plus d’une trentaine de rassemblements étaient prévus hier. Et si seulement l’UNL appelait à manifester à Paris, la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL) ou encore la Jeunesse communiste (JC) prévoyaient quant à elles de tenir des assemblées générales dans les établissements ou encore des sit-in devant les bâtiments publics.

Le blocage de lycées a lui aussi repris, avec neuf établissements barrés dès le matin à Paris, ou encore sept dans l’agglomération orléanaise. Le mode d’action va-t-il perdurer ? Sans doute pas de façon massive et continue, quand les trois organisations se disent favorables à des blocages uniquement les journées d’action nationales.

Enfin, pas ou peu d’incidents à signaler en marge des rassemblements qui ont eu lieu hier, si ce n’est quelques échauffourées à Grenoble entre une poignée de jeunes et les forces de l’ordre, lesquelles ont procédé à huit interpellations.

M.-N. B., "L'Humanité" du 7 mai 2008

par Solidaire publié dans : En France
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Jeudi 8 mai 2008
Passant outre l’opposition unanime des syndicats, le gouvernement engage sa réforme de l’assurance-chômage intitulée "offre d’emploi valable" qui vise à sanctionner les chômeurs.

A l’issue de la réunion tripartite Etat-syndicats-patronat à l’invitation de Christine Lagarde, la ministre de l’Economie et de l’Emploi, le secrétaire d’Etat à l’Emploi Laurent Wauquiez a annoncé qu’un projet de loi sera présenté d’ici la fin de la session parlementaire, sans négociation avec les partenaires sociaux.

"L’offre valable d’emploi"

Les scénarios du gouvernement s’appuient sur une définition de "l’offre valable d’emploi".

Le demandeur d’emploi devrait remplir des nouvelles obligations contenues dans "un projet professionnel" conclu avec l’organisme issu de la fusion entre l’ANPE et l’ASSEDIC.

Le projet prévoirait pour les chômeurs pendant les trois premiers mois, d’accepter tout emploi à hauteur de son salaire antérieur.

La donne changerait au bout de trois mois. Ce délai écoulé, le chômeur devrait accepter 5% de diminution de salaire pour tout emploi "compatible avec ses qualifications".

Au bout de six mois : le demandeur d’emploi serait obligé une baisse de salaire de 20%, requérant moins de deux heures de transport par jour.

Au bout d’un an, un chômeur devra accepter tout poste avec un salaire supérieur à son allocation chômage (correspondant en général à 57,4% de son salaire antérieur).

A chaque fois, le chômeur aura droit de refuser un emploi mais au bout de deux refus, il serait sanctionné par une radiation des fichiers de l’ANPE. Cela entraînerait une suppression provisoire de son allocation.

Le secrétaire d’Etat à l’Emploi Laurent Wauquiez a toutefois indiqué que les sanctions qui s’appliqueraient aux chômeurs dès le deuxième refus successif d’une offre "raisonnable" d’emploi, seraient définies plus précisément au terme d’une réunion avec les partenaires sociaux sur l’indemnisation du chômage.

Le Medef se dit totalement satisfait. Déjà le 6 mai lors de la précédente conférence, la présidente du Medef Laurence Parisot avait emboîté le pas de Christine Lagarde en souhaitant que les conditions dans lesquelles les chômeurs pourront refuser un certain nombre d’offres d’emploi "soient étudiées" entre partenaires sociaux, et non pas imposées par le seul gouvernement.

Le Code du travail permet déjà à l’ANPE de radier les demandeurs d’emplois refusant une offre d’emploi correspondant à leur qualification, à leur expérience, au niveau de salaire pratiqué dans la région ou à leur possibilité de mobilité géographique. Officiellement, 1.500 demandeurs d’emploi sont radiés chaque mois pour refus d’emploi.

En revanche, toutes les organisations syndicales et associations de chômeurs et privés d’emploi ont été unanimes pour rejeter un véritable "plan anti-chomeur".

Selon le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault, ce projet va favoriser "le dumping et le moins-disant social" et d’affirmer l’opposition de son organisation syndicale à ce projet.

Pour Gabrielle Simon (CFTC), "le fait que 43% des chômeurs indemnisés sont en activité réduite montre que ce ne sont pas des personnes qui refusent de travailler".

Suppression de la DRE pour les chômeur de plus de 57 ans et demi

La dispense de recherche d’emploi (DRE) accordée au chômeur à partir de 57 ans et demi (55 ans dans certains cas) devrait progressivement disparaître à partir de 2009 pour les personnes venant s’inscrire au chômage.

Le calendrier exact pourrait faire l’objet d’une concertation avec les partenaires sociaux dans le cadre du groupe de travail "emploi des seniors", qui doit se mettre en place prochainement.

Mardi matin, lors d’un déplacement dans le Gard, le chef de l’Etat avait confirmé, sans donner de calendrier, le relèvement progressif du seuil de déclenchement des dispenses de recherche d’emploi.

"L'Humanité" du 6 mai 2008

par Solidaire publié dans : En France
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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère générale communiste de Saint André de l'Eure
  • andree-oger-pour-deputee
  • : Politique
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère générale de Saint André et vice-présidente du Conseil général en charge de l'aide sociale. Andrée Oger est chevalier de la Légion d'Honneur.
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BONNE NOUVELLE

Bonne nouvelle : l’anti-communisme n’est pas mort.

A l’occasion des dernières élections on a vu refleurir à travers les campagnes le bon vieil anti-communisme de papa. Les mêmes poncifs, la même férocité, le même désir d’extirper à jamais toutes traces de l’existence d’un parti honni entre tous.

La droite a retrouvé ses anciens réflexes, ses anciens slogans. Il ne manquait que l’argument des chars russes dans les rues de nos centres villes.

Des socialistes qui, ayant le sens pratique, se sont dits qu’il serait plus facile de conquérir des territoires déjà à gauche plutôt que de se coltiner  à des sortants de droites, n’ont pas hésités à utiliser, au nom de la modernité, les vieilles recettes de la S.F.I.O.

Des verts, parachutistes chevronnés, qui plutôt que de faire à nouveau une mauvaise chute, ont pensées qu’il valait mieux recycler des électeurs de droites pour élire des maires de gauche. Tout cela est malheureusement sans surprise. Le Petit Larousse lui-même nous apprend que le glauque est une nuance du vert.

Aujourd’hui 18 mars 2008, jour anniversaire du début de la Commune de Paris, je ne peux que me féliciter que cet anti-communisme ne soit pas mort. C’est la preuve qu’il existe encore dans notre pays un parti communiste suffisamment fort pour jouer les empêcheurs de gouverner en rond.

VIVE LA COMMUNE !

                                                                                                                       Rouge-Bazar


Les égarés

Curieuse époque que ce temps du sarkozisme qui se croit triomphant ou chacun croit bien faire à imiter son maître. Renégats, traîtres, transfuges et félons prolifèrent comme champignons après une pluie d’automne. Trahir est la mode ! On se vend pour pas cher à celui qu’hier encore on nommait son ennemi. C’est la grande migration des élites autoproclamées. Le vent de l’histoire les pousse comme fétus de paille toujours plus à droite. Sur nos écrans défile ces passes murailles qui se découvrent soudain des affinités électives pour le nouveau pouvoir. La ruée est conséquente et parait singulière de ces ci-devant de gauche qui, frappés par la nouvelle foi, se glorifient à bon compte de leur chemin de Damas. Etrange et pathétique spectacle que celui de ces hommes et ces femmes à la dérive, petits marquis de la politique, qui s’empressent, toute honte bue, de rejoindre la nouvelle cour  en quête de prébendes et de reconnaissance.

Ils nous ont quittés. Dommage pour eux ! Ils ne savent pas encore ce qu’ils perdent ces égarés.

Fidèlement votre.
                                                                                               
Rouge Bazar  

 








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