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Contre la privatisation de La Poste !

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CRISE : que proposent les communistes ?










"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Mercredi 12 novembre 2008

Le ministère veut renforcer la surveillance de ses fonctionnaires trop critiques. Témoignages de réfractaires à la base élèves.

 

Xavier Darcos, déjà très décrié pour ses saillies sur les couches à la maternelle et ses 11 900 suppressions de postes, ne pouvait pas mieux s'y prendre pour crisper davantage les enseignants: depuis quelques jours circule sur le Net un document officiel de huit pages intitulé "Cahier des clauses particulières - Objet: veille de l'opinion".

Ce document, qui relève d'un appel d'offre, émane de la délégation à la Communication du ministère de l'Education nationale et date du 15 octobre, soit il y a trois semaines:

"Article 1: Les présents marchés portent sur la veille de l'opinion dans les domaines de l'éducation, de l'enseignement supérieur et de la recherche. (...)

Article 4 : Chaque marché est conclu du 1er janvier 2009 jusqu'au 31 décembre 2009."

C'est un peu plus loin que la volonté des ministères concernés apparait le plus explicitement ("description des prestations"):

"Le dispositif de veille vise, en particulier sur Internet, à:

  • identifier les thèmes stratégiques (pérennes, prévisibles, émergents)
  • identifier et analyser les sources stratégiques ou structurant l'opinion
  • repérer les leaders d'opinion, les lanceurs d'alerte, et analyser leur potentiel d'influence et leur capacité à se constituer en réseau
  • décrypter les sources des débats et leur mode de propagation
  • anticiper les risques de contagion et de crise.

En clair: le ministère de l'Education nationale va débourser 100 000 euros par an, et celui de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, 120 000 euros, pour surveiller l'opinion dans la Toile.

Suit une liste des espaces à surveiller de plus près, blogs et sites participatifs notamment, auxquels s'ajoutent, selon les termes de l'appel d'offre, médias traditionnels, dépêches d'agences, baromètres et enquêtes annuelles.

Non, ce n'est pas un canular: sur le site du Journal officiel, on retrouve bien cet appel d'offre pour le marché public de la veille de l'opinion parmi les personnels de l'Education nationale.

 


 

Aussi spectaculaire soit-elle, cette volonté d'identifier les leaders de la contestation n'est pas nouvelle. C'est en tous cas ce dont témoignait samedi une vingtaine de directeurs d'école réfractaires, réunis à Paris pour une journée de travail sur le fichier base-élèves.

Dans le Lot, quarante réfractaires à la base élève en avril, quatre aujourd'hui

Au total, cette toute première journée de coordination nationale, qui réunissait une vingtaine de collectifs départementaux, a rassemblé 75 personnes, dont de nombreux parents d'élèves. Leur but: faire le point sur "le fichage des enfants", notamment depuis le nouveau décret qui est venu modifier le contenu du fichier le 1er novembre dernier.

Mais aussi soutenir les directeurs d'écoles récalcitrants. Car le ministère met la pression sur ces derniers résistants au fichier, parfois quatre ans après le lancement de la base-élèves dans leur zone. Ils le disent d'ailleurs eux-mêmes, à l'instar de Jean:

"Entre une entrée en vigueur morcellée et le discours moderniste qui allait avec, le ministère a réussi à émietter la contestation. Le milieu enseignant a fini par entrer dedans honteusement. Dans le Lot, nous étions quarante directeurs d'école réfractaires en avril, dix en juillet, et seulement quatre aujourd'hui. Il était temps de monter au front nationalement alors que certains renonçaient parce qu'ils se sentaient lâchés."

Jean, à trois ans de la retraite, enseigne depuis trente-trois ans et gagne 2600 euros net. Directeur depuis plus de vingt ans, il travaille dans de "très petites écoles" et est aujourd'hui à la tête d'une classe unique:

"Dans les petites écoles, on suit les enfants pendant cinq ans, on a une relation beaucoup moins administrative au terrain. Or la Base-élèves et le fichage des élèves, c'est la mise à mort d'un encadrement que le ministère juge trop humaniste. J'en fais une question de principe et accepter de ficher mes élèves, ce serait comme un reniement à la fin de ma carrière."

Pression financière et menaces de fermetures de classes

Parce qu'il s'oppose, Jean y perd financièrement: pour faire taire la bronca contre le fichier base-élèves et ses scories (comme le numéro d'identifiant qui immatricule les enfants jusqu'à… 35 ans), la hiérarchie de l'Education nationale a décidé de sanctionner sur la fiche de paye.

Pour l'instant, le directeur d'école du Lot a eu deux retenues sur salaire, à raison d'un trentième du brut, soit environ 104 euros de moins à chaque fois. Une folie militante?

"Avant cela, je n'avais jamais eu de conflit dur avec l'inspection d'académie, j'étais bien noté et j'avais acquis une certaine légitimité: on me fait venir à l'IUFM! J'étais comme un dinosaure endormi, rangé des voitures en ce qui concerne le militantisme. Mais pour moi cette lutte-ci est encore plus fondamentale que toutes les autres, même celles pour les suppressions de postes."

Mireille, elle, est à la retraite depuis l'été, mais a ferraillé contre la base-élèves pendant deux ans depuis le Vercors, où elle était directrice d'école. Elle raconte que, lors d'une réunion publique organisée dans un village par des parents, la hiérarchie académique lui a ordonné de se taire, en la menaçant de sanctions. Elle n'en a rien fait et a même déposé un recours devant le Conseil d'Etat, cosigné d'un parent d'élèves. L'audience devant le Conseil d'Etat aura lieu le 26 novembre.

"On immatricule des enfants de cinq ans pour les trente-cinq années suivantes!"

Mireille, contrairement aux autres, n'a jamais vu son salaire amputé mais raconte que certains directeurs d'école commencent à flancher. Ainsi, cette instit rennaise qui a renoncé à un poste de direction à force de pressions. Ou encore ce courrier de l'inspection d'académie du Lot, que Rue89 s'est procuré, qui menace les directeurs d'école de fermer des classes:

 
Les parents d'élèves prennent le relais

 


Les enseignants mobilisés l'assurent: l'avenir de la contestation contre le fichage est dans les mains des parents d'élèves. Samedi, Rue89 a rencontré deux mères et un père, qui avaient fait le déplacement à Paris depuis l'Ille-et-Vilaine et le Lot. Extraits:

 

Mathilde: "Ça fait quatre ans que base élèves existe en Ille-et-Vilaine. Que sont devenues les informations enregistrées avant que le décret ne vienne modifier les champs du fichier, comme par exemple la nationalité, le lieu de naissance ou la catégorie sociale? Le ministère refuse d'apporter la preuve de la destruction de ces fichiers."

Maryline: "L'Etat utilise l'obligation scolaire à partir de six ans pour ficher toute la population. Mais pourquoi ma fille de trois ans devrait-elle avoir un matricule et rendre des comptes à la société? Parce que je le refusais, on m'a menacée de refuser d'inscrire ma fille."

Philippe: "Les modalités ont été si différentes d'un département à l'autre voire d'un canton à l'autre, que ça a renforcé notre suspicion. Même s'ils ont supprimé des champs, ce fichier existe, et personne ne peut nous répondre sur ce qu'il va devenir."

 

"Le premier constat des saisies des élèves fait apparaître une diminution de l'ordre de cinq cents élèves par rapport à l'an dernier. Je rappelle que le constat arrêté au niveau académique et national sur lequel s'appuiera le travail de préparation de rentrée, notamment pour les suppressions et créations d'emplois, est celui de la base élèves."

Christophe, lui, promet de tenir bon. Directeur dans la Vienne, il avait pris contact avec Rue89 il y a plusieurs semaines mais hésitait à s'exprimer au grand jour (même s'il est syndiqué). Comme d'autres, il a subi des pressions. Par oral, on l'a menacé de sanctions de l'ordre d'une journée de salaire retenue par journée réfractaire. Sachant qu'il n'a pas flanché depuis la rentrée de septembre, la fronde commençait à peser cher: Christophe, six ans au compteur, gagne 1700 euros par mois.

Finalement,la pénalité sera la même que pour les autres: un trentième par lettre d'injonction. Sorti de l'anonymat, il espère mobiliser à nouveau:

"La base-élèves et le numéro d'immatriculation des enfants sont devenus des sujets tabous. Quand on en parle, on dirait que les collègues ne sont pas fiers, ils préfèrent regarder ailleurs."

En écho, Jean, pour qui les menaces verbales se sont transformées en retenue d'un trentième par injonction écrite, s'interroge : "comment la profession a pu basculer là-dedans?"

En juin, Darcos a parlé à l'Assemblée de "fichier liberticide". Depuis, ils disent qu'ils sont revenus en arrière en supprimant certains champs. Mais c'est un écran de fumée, car ce que nous avons fini par comprendre, c'est que c'est le numéro d'identifiant qui est le plus problématique. On immatricule des enfants de cinq ans pour les trente-cinq années suivantes!"

Côté ministère, on espère faire taire la contestation en affirmant que des modifications ont bien été faites dans le fichier, après que le ministre avait reconnu certains écueils à l'ancienne mouture, le 13 juin dernier.

Par Solidaire - Publié dans : En France
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Mercredi 12 novembre 2008
Nantes, Le Havre, Nice, Villejuif… Petits ou gros, les établissements multiplient les "restructurations" et les "plans sociaux déguisés" selon les syndicats. Vingt mille postes sont menacés, dans un sous-financement organisé pour favoriser le privé.

C’est bel et bien devenu une réalité : le privé n’a plus l’apanage des plans sociaux, y compris dans le domaine de la santé. Partout, les hôpitaux, petits et grands, dégraissent. La logique financière imposée aux établissements pousse aujourd’hui un nombre croissant de gestionnaires à réduire les effectifs, devenus à leurs yeux la seule variable d’ajustement. Au vu des déficits existants, la Fédération hospitalière de France (FHF) estime qu’il faudrait supprimer 20000 emplois sur les 800000 actuels pour revenir à l’équilibre.

Certes, les suppressions de postes dans les hôpitaux existent depuis longtemps. « En dix ans, j’ai supprimé une centaine d’emplois en externalisant (…). La consigne n’est pas officielle, mais je n’ai pas le choix », confiait ainsi de façon anonyme un chef d’établissement public dans le Quotidien du médecin, la semaine dernière. « Nous sommes tous dans des logiques de non-remplacement de départs ou d’un remplacement sur deux pour les personnels hospitaliers », avouait de son côté le président de la conférence des directeurs généraux des centres hospitaliers universitaires (CHU). La seule différence, c’est qu’aujourd’hui les tutelles ne cachent plus la nécessité de réduire la masse salariale, seule possibilité, selon elles, de résorber les déficits astronomiques des établissements de santé. Seuls deux des 31 CHU (Limoges et Poitiers) ne sont pas en déséquilibre. Entre 2005 et 2007, le déficit global des CHU est passé de 24 millions à 367 millions d’euros. Et ils devraient terminer 2008 avec une perte de près de 800 millions d’euros. Mais les gros hôpitaux ne sont pas les seuls concernés : la plupart des centres hospitaliers du pays ont aujourd’hui leurs indicateurs dans le rouge.

Cette crise s’explique essentiellement par l’évolution du mode de financement. Depuis 2004, les hôpitaux ne reçoivent plus de dotation globale de l’État et sont passés, depuis le 1er janvier dernier, à une tarification à l’activité à 100 %. « Le sous-financement organisé de l’hôpital asphyxie petit à petit nos établissements  », alertait il y a quelques mois Claude Évin, le président de la FHF. « Les situations déficitaires n’ont cessé de se multiplier et, aujourd’hui, même les établissements les plus performants se trouvent confrontés à de graves difficultés financières.  » L’exemple le plus révélateur de ce paradoxe est sans doute celui du CHU de Toulouse. Classé parmi l’un des plus performants par le palmarès 2008 du journal le Point, il affiche un déficit de 12 millions d’euros, ce qui va entraîner la suppression de 120 emplois.

Car qui dit déficit aggravé, dit menace sur l’emploi. L’équation faite par le gouvernement est simple : l’emploi représente 70 % du budget des hôpitaux. Donc en réduisant les effectifs, les établissements feront forcément des économies. Pour les syndicats, cette logique est vraiment nouvelle. « Sept hôpitaux sur dix prévoyaient de s’attaquer à l’emploi contre un sur deux en 2007 », constate Philippe Crépel, secrétaire fédéral de la CGT santé.

Contrairement aux hôpitaux privés, les établissements publics ne peuvent légalement pas appliquer un plan social. En revanche, ils jouent sur les non-remplacements de départs naturels. Des « plans sociaux » déguisés, selon les syndicats. Un dispositif existant depuis 1998, mais rarement utilisé, permet d’allouer une enveloppe pour favoriser les départs volontaires (selon certains critères), dans les cas de restructurations. C’est ce qui se passe actuellement au CHU de Nantes. « Aujourd’hui, le gouvernement met en oeuvre les mécanismes permettant aux hôpitaux de licencier  », résume Philippe Crépel, indiquant que les hôpitaux commencent à cotiser aux ASSEDIC. Pour le syndicaliste, tout s’est « accéléré  » depuis l’élection de Nicolas Sarkozy.

Une analyse partagée par Yolande Briand, secrétaire générale de la fédération CFDT santé. « Avec la crise, ce sera pire en 2009. Le problème, souligne cette dernière, c’est qu’il n’y a pas de restructuration. La plupart des directeurs diminuent immédiatement la masse salariale. Ils ne cherchent pas d’autre possibilité de réorganisation. C’est le degré zéro de réflexion. Il n’y a pas d’analyse du déficit. » Et de poursuivre : « Le fond de la question, c’est de savoir si l’on considère la santé comme une marchandise. »

D’ici à 2015, près de 380000 agents de la fonction publique hospitalière vont partir à la retraite, soit près de 50 % des effectifs. Va-t-on, à cette occasion, assister à un dépeçage des hôpitaux ? Mais quid des patients ? « Si l’offre de soins reste, pour le moment, relativement protégée, c’est que les personnels prennent sur eux pour maintenir un service public de qualité », assure Philippe Crépel, de la CGT santé. Jusqu’à quand ?

Alexandra Chaignon
(Paru dans l’Humanité du 10 novembre 2008)

Par Solidaire - Publié dans : En France
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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère générale communiste de Saint André de l'Eure
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  • : Politique
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère générale de Saint André et vice-présidente du Conseil général en charge de l'aide sociale. Andrée Oger est chevalier de la Légion d'Honneur.
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Les maires du canton ont-ils le coeur à droite ?

J'ai lu dans la presse une information sidérante : les maires du canton ont choisi pour présider leur association cantonale Michel Cochon, maire de Chavigny-Bailleul au détriment de Andrée Oger, présidente sortante ! Michel Cochon était le suppléant de la candidate UMP battue aux cantonales de cette année ... par Andrée Oger !
Comment interpréter ce vote ? Les électeurs du canton avaient pourtant choisi Andrée Oger dès le premier tour avec 67 % des voix ! Les maires du canton seraient-ils insatisfaits du choix de leurs électeurs ? Ils sont pourtant nombreux à se dire sans étiquette. Et ils n'hésitent pas à faire appel à leur conseillère générale quand le besoin s'en fait sentir.
On voit bien, en ces temps de crise, que les mordus de la Droite sont capables de serrer les rangs !

Eric RUIZ

Réponse : bien que déçue par vote, Andrée a néanmoins été élue Présidente d'honneur à l'unanimité. Solidaire

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Les égarés

Curieuse époque que ce temps du sarkozisme qui se croit triomphant ou chacun croit bien faire à imiter son maître. Renégats, traîtres, transfuges et félons prolifèrent comme champignons après une pluie d’automne. Trahir est la mode ! On se vend pour pas cher à celui qu’hier encore on nommait son ennemi. C’est la grande migration des élites autoproclamées. Le vent de l’histoire les pousse comme fétus de paille toujours plus à droite. Sur nos écrans défile ces passes murailles qui se découvrent soudain des affinités électives pour le nouveau pouvoir. La ruée est conséquente et parait singulière de ces ci-devant de gauche qui, frappés par la nouvelle foi, se glorifient à bon compte de leur chemin de Damas. Etrange et pathétique spectacle que celui de ces hommes et ces femmes à la dérive, petits marquis de la politique, qui s’empressent, toute honte bue, de rejoindre la nouvelle cour  en quête de prébendes et de reconnaissance.

Ils nous ont quittés. Dommage pour eux ! Ils ne savent pas encore ce qu’ils perdent ces égarés.

Fidèlement votre.
                                                                                                Rouge Bazar  

 


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