Assomé de chiffres, inquiet pour son emploi, le travailleur français doit vite revenir dans la bergerie capitaliste où de bons patrons et de bons dirigeants UMP continueront de lui tondre la laine sur le dos en lui promettant de le protéger des loups de la Finance.
Pour sauver notre économie, la Droite nous fait croire que ses réformes sont inévitables. Les mêmes réformes qui ont dérégulé l'économie mondiale vont, cette fois-ci, permettre de sauver nos emplois et notre niveau de vie ?
Plus de 13 000 licenciements dans l'Education Nationale programmés, la retraite à 70 ans qui se profile, une pression accrue sur les chômeurs et un flicage permanent des immigrés : ces mesures vont-elles améliorer notre quotidien ? On peut en douter.
Pendant ce temps là, en Chine, le
pouvoir a opté pour une autre méthode, toujours aussi expéditive et imposée, mais en complet déphasage avec les politiques antisyndicales des grands pays capitalistes.Début septembre, le gouvernement chinois a donné 100 jours pour que 4 100 sociétés étrangères présentes en Chine reconnaissent leurs syndicats en interne. L'objectif de la centrale syndicale chinoise, l’ All-China Federation of Trade Unions (ACFTU), est de passer de 170 à 200 millions d'adhérents sur cette période.
La législation votée par l'assemblée chinoise garantit le droit de grève et le droit de poursuivre l’employeur en justice. La présence de syndicats permettra également la mise en place de négociations salariales et l'amélioration des conditions de travail.
Evidemment, les grandes entreprises occidentales, notamment américaines, trainent des pieds ! Elles n'ont pas choisi la Chine par hasard : coût de main d'oeuvre bas, réglementation du travail inexistante et absence de syndicats ont motivé leur venue. Mais en Chine, on ne discute pas, même si on s'appelle Disney, Adidas ou Walmart.
Il y aurait beaucoup à dire sur la société chinoise et sur son régime politique. En mal.
Pour une fois, les dirigeants chinois semblent s'être souvenus qu'ils avaient (encore) l'étiquette "communiste" !
Et par ses temps de crise où la dépression économique va se transformer en pression sur les travailleurs, la Chine a décidé de border le terrain social en protégeant ses salariés.
Alors que tout le monde a les yeux tournés vers Obama et le retour du "rêve américain", ce sont les chinois qui prennent les mesures sociales les plus radicales. Le silence des médias sur ce sujet montre bien que nos gouvernants préfèrent nous voir rêver que lutter.
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