Dynamique, efficace, fidèle à ses engagements !
de La Louve
Il est toujours assez délicat de commémorer le souvenir de militants communistes qui ont donné leur vie pour une cause qui ne souffre aucune critique.
Cette cause, c’est le combat pour la liberté, au sens le plus strict du terme.
Un combat communiste, mené en communiste.
C’est délicat parce que nous ne sommes pas des charognards de la mémoire de nos frères et que rien dans nos valeurs ne peut nous conduire à utiliser cette mémoire.
C’est délicat mais cela devient une nécessité véritable, d’ordre national, quand la mémoire de ces militants est manipulée par des personnes étrangères à ce que furent la vie et les valeurs de ces héros modestes, à des fins d’une bassesse qui n’a d’égal que leur grossièreté.
Les camarades de Guy, camarades par-delà les générations et les âges, s’efforcent d’honorer son souvenir selon ce qu’il a lui-même souhaité implicitement dans la dernière lettre, tant galvaudée, qu’il a écrite à sa mère le 22 octobre 1941, avant d’être fusillé sur ordre de Pierre Pucheu, alors Ministre de l’Intérieur de Pétain.
Guy a écrit clairement son testament politique de jeune communiste engagé, en ce jour funeste :
« Certes, j’aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c’est que ma mort serve à quelque chose ».
Ni martyrologie, ni fanfaronnade, juste le souhait sincère d’un cœur de 17 ans, plein d’envie de vivre et farouchement engagé dans son corps même, de ne pas mourir « pour rien ».
Aussi, Samedi dernier, nous étions quelques camarades du 18ème et du 17ème arrondissements de Paris à nous êtres réunis pour célébrer Guy, sa jeune et si courte vie, son combat. Et notre manière de le célébrer n’a rien à voir avec toutes les choses pompeuses et hors de propos que l’on a vues récemment.
J’aimerais, par amitié pour ces camarades, pour saluer la mémoire de Guy Môquet et pour appuyer les déclarations de notre Parti qui s’indigne avec raison de toutes ces récupérations horribles, rapporter brièvement cette après midi de samedi.
Nos camarades avaient organisé une séance de dédicaces du très intéressant livre de Pierre-Louis Basse, « Guy Môquet, une enfance fusillée », à la sortie du métro qui porte le nom de notre jeune camarade.
L’après-midi était ensoleillé, une table et des chaises avaient été installées et des panneaux discrets expliquaient aux passants, sans revendication électoraliste criarde, sans cocardes, qui était Guy, ce qu’il a fait, pourquoi il est mort.
Quelques vétérans du Parti (dont Max Weinstein, résistant FTP MOI) étaient présents, pour discuter au besoin avec celles et ceux qui le souhaitaient, de cette période si particulière, si dramatique, que sa femme et lui ont, comme tant d’autres camarades souvent oubliés, bien connue, et vécue (et avec quelles douleurs…).
Nous n’avons pas caché que Guy était communiste, mais nous l’avons dit simplement, sans propagande déplacée.
Je crois que les quelques personnes que nous avons croisées ont apprécié cette simplicité et cette proximité, qui ressemblent à ce que devait être Guy Môquet, et à ce que nous sommes.
Des jeunes gens qui se sont arrêtés là sont repartis pensifs.
Comme l’explique Max Weinstein (qui participe d’ailleurs dans des collèges, des lycées, à des conférences sur la résistance) « Et oui, à 15, 16, 17 ans, fini de jouer, nous prenions les armes, nous devions nous battre, nous cacher… ».
Il faut saluer donc, cette initiative des camarades du 18ème , et remercier l’auteur qui s’est prêté de bonne grâce aux dédicaces dans ce contexte. Il sera de nouveau présent à la Fête de l’Huma et je ne peux que vous recommander son ouvrage documenté et passionnant.
Guy Môquet : ce n’est ni une station de métro, ni un joueur de rugby.
Ce n’est pas une lessive. Ce n’est pas un « jeune de l’UMP ». Ce n’est pas n’importe qui.
Guy Môquet, c’était un jeune homme de son époque, c’était notre camarade de 17 ans qui a été fusillé par la France de l’Occupation, la France pétainiste, pas seulement parce qu’il était un résistant actif, mais bien parce qu’il était un résistant communiste et que M. Pétain et son état-major voulaient, pour plaire à leurs maîtres nazis, convaincre publiquement les Français que seuls les juifs et communistes étaient leurs ennemis.
Se souvenir chaque jour de tout cela, faire en sorte, chacun à notre échelle modeste, que sa mort ait servi à quelque chose, c’est lui rendre le seul hommage qui, je pense, lui corresponde.
A notre camarade et à toutes celles et tous ceux qui comme lui, ont été torturés, emprisonnés, déportés, tués pour leurs engagements communistes, par des ennemis du genre humain.
Il ne sera pas dit que vous êtes morts en vain.
BONNE NOUVELLE
Bonne nouvelle : l’anti-communisme n’est pas mort.
A l’occasion des dernières élections on a vu refleurir à travers les campagnes le bon vieil anti-communisme de papa. Les mêmes poncifs, la même férocité, le même désir d’extirper à jamais toutes traces de l’existence d’un parti honni entre tous.
La droite a retrouvé ses anciens réflexes, ses anciens slogans. Il ne manquait que l’argument des chars russes dans les rues de nos centres villes.
Des socialistes qui, ayant le sens pratique, se sont dits qu’il serait plus facile de conquérir des territoires déjà à gauche plutôt que de se coltiner à des sortants de droites, n’ont pas hésités à utiliser, au nom de la modernité, les vieilles recettes de la S.F.I.O.
Des verts, parachutistes chevronnés, qui plutôt que de faire à nouveau une mauvaise chute, ont pensées qu’il valait mieux recycler des électeurs de droites pour élire des maires de gauche. Tout cela est malheureusement sans surprise. Le Petit Larousse lui-même nous apprend que le glauque est une nuance du vert.
Aujourd’hui 18 mars 2008, jour anniversaire du début de la Commune de Paris, je ne peux que me féliciter que cet anti-communisme ne soit pas mort. C’est la preuve qu’il existe encore dans notre pays un parti communiste suffisamment fort pour jouer les empêcheurs de gouverner en rond.
VIVE LA COMMUNE !Rouge-Bazar
Les égarés
Curieuse époque que ce temps du sarkozisme qui se croit triomphant ou chacun croit bien faire à imiter son maître. Renégats, traîtres, transfuges et félons prolifèrent comme champignons après une pluie d’automne. Trahir est la mode ! On se vend pour pas cher à celui qu’hier encore on nommait son ennemi. C’est la grande migration des élites autoproclamées. Le vent de l’histoire les pousse comme fétus de paille toujours plus à droite. Sur nos écrans défile ces passes murailles qui se découvrent soudain des affinités électives pour le nouveau pouvoir. La ruée est conséquente et parait singulière de ces ci-devant de gauche qui, frappés par la nouvelle foi, se glorifient à bon compte de leur chemin de Damas. Etrange et pathétique spectacle que celui de ces hommes et ces femmes à la dérive, petits marquis de la politique, qui s’empressent, toute honte bue, de rejoindre la nouvelle cour en quête de prébendes et de reconnaissance.
Ils nous ont quittés. Dommage pour eux ! Ils ne savent pas encore ce qu’ils perdent ces égarés.
Fidèlement votre.
Rouge Bazar



les événements douloureux de notre histoire dans leur véritable contexte.
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