Dynamique, efficace, fidèle à ses engagements !
Cinq organisations syndicales (CGT, FSU, Solidaires, Unsa, CFTC) ont décidé d’appeler ensemble les personnels des trois fonctions publiques (Etat, territoriale, hospitalière) "à se mobiliser le jeudi 15 mai.
Elles dénoncent notamment le projet de loi sur la mobilité dans la Fonction publique, et "les suppressions massives de postes", dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP).
Les cinq fédérations de l’éducation nationale (FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT, Ferc-CGT et Sud-Education) et trois syndicats des écoles primaires ont également appelé à la grève ce jour-là.
Dix-huit organisations d’enseignants, lycéens et parents d’élèves avaient également appelé à une journée d’action nationale "contre la politique budgétaire et éducative du gouvernement".
Jeudi matin, le ministre du Budget Eric Woerth a donné le ton de l’équipe gouvernementale sur cette journée en déclarant que "défiler avec des pancartes pour dire "je veux plus de moyens", c’est une manière très égoïste de voir les choses".
"Ce n’est pas seulement "une manifestation de plus", mais au contraire le signe d’un malaise que le gouvernement aurait tort de sous-estimer", a expliqué de son côté Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, majoritaire dans l’Education, dans une interview aux Echos.
Côté rue, des manifestations sont prévues dans tous les départements, dont un grand défilé à Paris qui partira à 14h30 de la place d’Italie pour rejoindre celle de la République en passant par Bastille, soit un trajet de quelque cinq kilomètres. "C’est le parcours des grands jours", estime le secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU) Gérard Aschieri.
On manifestera également à Brest, Quimper, Rennes, Grenoble, Pau, Bayonne, Lyon, Marseille, Lille, Bordeaux, Nice ou encore Rouen.
Côté grève, tous les secteurs de la Fonction publique (Etat, Hospitalière et Territoriale) seront touchés par le mouvement que les syndicats annoncent massif.
Outre les syndicats, les principales organisations de lycéens et d’étudiants appellent à se joindre aux cortèges. C’est d’ailleurs l’Education nationale qui devrait être à la pointe du mouvement, après plusieurs mois d’actions locales et de manifestations lycéennes depuis la fin mars.
Les syndicats d’enseignants
annoncent près de 70% de grévistes dans le primaires et 50% dans les collèges et les lycées, un mouvement destiné à dénoncer les 11.200 suppressions de postes inscrites au budget à la rentrée
de septembre 2008, ou encore les modalités de réforme des programmes scolaires en maternelle.
Sur l’ensemble de la Fonction publique, les syndicats estiment que le non remplacement d’un départ à la retraite sur deux va entraîner la suppression de 35.000 à 40.000 postes par an. La question salariale est également posée par certaines organisations syndicales en cette période de hausse de l’inflation.
"Le gouvernement se trompe s’il pense que la mobilisation de jeudi sera une journée pour solde de tout compte. Il y aura des prolongements qui dépasseront le simple cadre des personnels de la Fonction publique", assure le secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires-CGT (UGFF-CGT), Jean-Marc Canon.
"Halte à la casse du service public et au démantèlement de la fonction publique", pouvait-on lire sur la banderole de tête, signée des syndicats UNL, FIDL, FSU, CGT, CFDT, Unsa et Solidaires, et portée notamment par Pascal Galeoté, secrétaire général des agents CGT du Port autonome de Marseille. Les agents du port de Marseille observent depuis mercredi matin une grève de 24 heures sur l’ensemble des activités du port, suivant un mot d’ordre national de la CGT des ports.
"On a mis en tête l’éducation puisqu’aujourd’hui il y a une grève très puissante dans l’éducation mais il y a aussi toute la fonction publique et beaucoup de délégations interprofessionnelles", a affirmé Mireille Chessa, secrétaire départementale de l’UD CGT. Outre les professeurs et les lycéens, les agents du port, la recherche, la Poste, la culture et les Douanes notamment étaient représentés.
Force ouvrière a appelé à Marseille à une manifestation distincte de celle des autres syndicats, qui a réuni 10.000 personnes, selon le syndicat.
Source : "L'Humanité"
BONNE NOUVELLE
Bonne nouvelle : l’anti-communisme n’est pas mort.
A l’occasion des dernières élections on a vu refleurir à travers les campagnes le bon vieil anti-communisme de papa. Les mêmes poncifs, la même férocité, le même désir d’extirper à jamais toutes traces de l’existence d’un parti honni entre tous.
La droite a retrouvé ses anciens réflexes, ses anciens slogans. Il ne manquait que l’argument des chars russes dans les rues de nos centres villes.
Des socialistes qui, ayant le sens pratique, se sont dits qu’il serait plus facile de conquérir des territoires déjà à gauche plutôt que de se coltiner à des sortants de droites, n’ont pas hésités à utiliser, au nom de la modernité, les vieilles recettes de la S.F.I.O.
Des verts, parachutistes chevronnés, qui plutôt que de faire à nouveau une mauvaise chute, ont pensées qu’il valait mieux recycler des électeurs de droites pour élire des maires de gauche. Tout cela est malheureusement sans surprise. Le Petit Larousse lui-même nous apprend que le glauque est une nuance du vert.
Aujourd’hui 18 mars 2008, jour anniversaire du début de la Commune de Paris, je ne peux que me féliciter que cet anti-communisme ne soit pas mort. C’est la preuve qu’il existe encore dans notre pays un parti communiste suffisamment fort pour jouer les empêcheurs de gouverner en rond.
VIVE LA COMMUNE !Rouge-Bazar
Les égarés
Curieuse époque que ce temps du sarkozisme qui se croit triomphant ou chacun croit bien faire à imiter son maître. Renégats, traîtres, transfuges et félons prolifèrent comme champignons après une pluie d’automne. Trahir est la mode ! On se vend pour pas cher à celui qu’hier encore on nommait son ennemi. C’est la grande migration des élites autoproclamées. Le vent de l’histoire les pousse comme fétus de paille toujours plus à droite. Sur nos écrans défile ces passes murailles qui se découvrent soudain des affinités électives pour le nouveau pouvoir. La ruée est conséquente et parait singulière de ces ci-devant de gauche qui, frappés par la nouvelle foi, se glorifient à bon compte de leur chemin de Damas. Etrange et pathétique spectacle que celui de ces hommes et ces femmes à la dérive, petits marquis de la politique, qui s’empressent, toute honte bue, de rejoindre la nouvelle cour en quête de prébendes et de reconnaissance.
Ils nous ont quittés. Dommage pour eux ! Ils ne savent pas encore ce qu’ils perdent ces égarés.
Fidèlement votre.
Rouge Bazar



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