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Sarkozy a été débouté le 29 octobre, mais il a fait appel. Hier soir, la justice a annoncé sa décision... pour le 28 novembre. Mais une innovation est à signaler : lors du jugement de
première instance, le juge a condamné "aux dépens" celui que la Constitution définit comme non condamnable, le Président de la République. Décryptage.
Au terme d'une délibération en référé, le 29 octobre, le juge avait décidé que la poupée vaudou ne portait pas atteinte à l'image du Président. Au contraire, l'insolent avait condamné le plaignant, Nicolas Sarkozy, "aux dépens" (article 700 du code de procédure civile). Ce genre de condamnation est très courante. Dans la majorité des cas, le plaignant débouté doit en effet payer les dépenses engagées par la défense et ce, afin d'éviter les abus. Il s'agit bien d'une condamnation, au sens juridique du terme.
Président incondamnable
Or, l'article 67 de la Constitution est clair. Au nom de la séparation des pouvoirs, le président de la République est juridiquement inattaquable durant toute la durée de son mandat, donc non condamnable. Théoriquement, ce jugement condamnant Nicolas Sarkozy est anticonstitutionnel, et au demeurant, inapplicable.
D'où cette question : un citoyen peut-il attaquer en justice un de ses semblables, sans aucun risque juridique, et notamment sans être contraint de payer des dépens ou des dommages et intérêts le cas échéant ? C'est contraire au principe même de la justice, qui se veut équitable. Un justiciable mis en cause par un président procédurier pourrait donc, un jour prochain, demander au juge de statuer sur le caractère abusif de la procédure. Sauf que la Constitution interdit au juge d'examiner une telle demande, mettant en cause le président. Seule solution possible pour le juge : attendre la fin du mandat de Nicolas Sarkozy pour déterminer de la légalité du procès.
Mais ça reste la théorie... Car en Sarkozye, tout est maintenant devenu possible.
(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")
SOUSCRIPTION EN FAVEUR
DU JOURNAL "L'HUMANITE"

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Les maires du canton ont-ils le coeur à droite ?
J'ai lu dans la presse une information sidérante : les maires du canton ont choisi pour présider leur association cantonale Michel Cochon, maire de Chavigny-Bailleul au détriment de Andrée Oger,
présidente sortante ! Michel Cochon était le suppléant de la candidate UMP battue aux cantonales de cette année ... par Andrée Oger !
Comment interpréter ce vote ? Les électeurs du canton avaient pourtant choisi Andrée Oger dès le premier tour avec 67 % des voix ! Les maires du canton seraient-ils insatisfaits du
choix de leurs électeurs ? Ils sont pourtant nombreux à se dire sans étiquette. Et ils n'hésitent pas à faire appel à leur conseillère générale quand le besoin s'en fait sentir.
On voit bien, en ces temps de crise, que les mordus de la Droite sont capables de serrer les rangs !
Eric RUIZ
Réponse : bien que déçue par vote, Andrée a néanmoins été élue Présidente d'honneur à l'unanimité. Solidaire
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Les égarés
Curieuse époque que ce temps du sarkozisme qui se croit triomphant ou chacun croit bien faire à imiter son maître. Renégats, traîtres, transfuges et félons prolifèrent comme champignons après une pluie d’automne. Trahir est la mode ! On se vend pour pas cher à celui qu’hier encore on nommait son ennemi. C’est la grande migration des élites autoproclamées. Le vent de l’histoire les pousse comme fétus de paille toujours plus à droite. Sur nos écrans défile ces passes murailles qui se découvrent soudain des affinités électives pour le nouveau pouvoir. La ruée est conséquente et parait singulière de ces ci-devant de gauche qui, frappés par la nouvelle foi, se glorifient à bon compte de leur chemin de Damas. Etrange et pathétique spectacle que celui de ces hommes et ces femmes à la dérive, petits marquis de la politique, qui s’empressent, toute honte bue, de rejoindre la nouvelle cour en quête de prébendes et de reconnaissance.
Ils nous ont quittés. Dommage pour eux ! Ils ne savent pas encore ce qu’ils perdent ces égarés.
Fidèlement votre.
Rouge Bazar



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