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Ainsi, les congressistes socialistes se sont quittés dimanche sans avoir pu désigner qui de leurs leaders mènera le Parti Socialiste ces prochaines années. Il est vrai que la répartition quasi
égale des suffrages des militants pour les quatre motions principales n'a pas simplifié la partie de chaises musicales !
Il n'est pas de notre ressort de choisir qui doit diriger le PS. En cette année de congrès au Parti Communiste, nous avons nous même du pain sur la planche !
Non. Le seul problème réside dans cette traditionnelle course des chefs démobilisante pour des français qui attendent des réponses de la gauche à la crise actuelle du système. Savoir si
untel ou unetelle va diriger le PS, peu importe ! L'important n'est-il pas ce que propose le Parti socialiste ?
Deux visions de la démocratie
En dehors de cette considération de fond, le plus scandaleux, c'est la couverture médiatique de l'événement.
Les médias entonnent en chorus le couplet sur la guéguerre des motions au sein du PS. Pour eux, le fait qu'un grand parti politique débatte en interne de ses orientations politiques est la
traduction d'un archaïsme ridicule.
Ils ne veulent voir le débat dans une organisation politique que comme la traduction d'une guerre de clans.
Drôle de vision de la démocratie !
C'est vrai que dans ce domaine, il y a une nette différence entre la gauche et la droite.
A gauche, les textes de congrès sont discutés en assemblées locales puis départementales et, finalement, en congrès national.
Le PCF a fait le choix de ne discuter que d'un seul texte pour son congrès avec, au préalable, un vote pour choisir un texte parmi plusieurs alternatives (3 cette année). Ensuite, les adhérents
discutent autour de ce texte, font des amendements qui sont rediscutés lors du congrès national.
Le PS, la LCR, les Verts et même LO ont opté pour le droit de tendance. Chaque tendance (ou "courant") peut proposer son texte. Celui-ci est soumis aux votes ce qui permet de connaître le poids
de telle ou telle tendance. Ce système permet peut-être une expression plus publique des "minorités" internes mais ce système fige les lignes de discussion : on peut être d'accord partiellement
avec l'une ou l'autre des tendances mais on doit forcément choisir l'une ou l'autre !
En tout état de cause, le point commun des partis de gauche, c'est de laisser finalement la parole aux adhérents.
A droite, on est loin de la libre expression des adhérents. A droite, il n'y a qu'un chef. Le chef désigne ses vassaux, secrétaires généraux, porte-paroles,... Quand le chef
parle, c'est la ligne du parti qui est donnée. Ce système est un vieil héritage de l'ère De gaulle (et de l'époque monarchique diront certains). Les partis de Droite n'ont souvent été que des
écuries pour soutenir la carrière présidentielle du chef : De Gaulle et l'UNR, Giscard et l'UDF, Chirac et le RPR, Sarkozy et l'UMP, Bayrou et le MODEM. Pas de place pour les désaccords et les
opposants. Sarkozy en sait quelque chose, lui qui a voulu devenir calife à la place du calife au côté de Balladur face à Chirac en 1995 ! ! Sa traversée du désert aura duré de longues années.
On ne mord pas la main qui vous nourrit !
Côté médiatique, il n'est pas surprenant d'entendre des discours aussi agressifs sur les congrès de gauche.
Dans la course à l'audimat, l'information dégoulinante et vicieuse est devenue le meilleur moyen de rabattre le client vers son auberge. C'est à qui fera le titre le plus gras, le "bon mot" le
plus remarquable. Peu importe que le fond du dossier ne soit pas abordé.
Mais pourquoi n'entend t-on pas des critiques aussi agressives pour les congrès de l'UMP, du Nouveau Centre,...?
Posons-nous la question de qui finance les médias ? Lagardère, Bouyghes, Rotschild,...et d'autres grands noms du capitalisme. La télévision publique est, elle aussi, sous contrôle de la
Droite.
Nombre de commentateurs politiques ont été formées dans les "meilleures écoles", celles des beaux quartiers, habitent dans les banlieues chics, fréquentent toujours "l' élite" économique
et politique du pays.
Formatés par le système, payés par le système, l'esprit critique des journalistes s'est transformé en critique de l'esprit.
Et pendant ce temps là, Hortefeux durcit la chasse à l'étranger, Darcos flique tout esprit critique sur le net, les caméras de surveillance se multiplient partout et les attaques pleuvent contre
ceux qui dénoncent la société actuelle.
Mais là, les journalistes ne voient rien à redire !
SOUSCRIPTION EN FAVEUR
DU JOURNAL "L'HUMANITE"

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Les maires du canton ont-ils le coeur à droite ?
J'ai lu dans la presse une information sidérante : les maires du canton ont choisi pour présider leur association cantonale Michel Cochon, maire de Chavigny-Bailleul au détriment de Andrée Oger,
présidente sortante ! Michel Cochon était le suppléant de la candidate UMP battue aux cantonales de cette année ... par Andrée Oger !
Comment interpréter ce vote ? Les électeurs du canton avaient pourtant choisi Andrée Oger dès le premier tour avec 67 % des voix ! Les maires du canton seraient-ils insatisfaits du
choix de leurs électeurs ? Ils sont pourtant nombreux à se dire sans étiquette. Et ils n'hésitent pas à faire appel à leur conseillère générale quand le besoin s'en fait sentir.
On voit bien, en ces temps de crise, que les mordus de la Droite sont capables de serrer les rangs !
Eric RUIZ
Réponse : bien que déçue par vote, Andrée a néanmoins été élue Présidente d'honneur à l'unanimité. Solidaire
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Les égarés
Curieuse époque que ce temps du sarkozisme qui se croit triomphant ou chacun croit bien faire à imiter son maître. Renégats, traîtres, transfuges et félons prolifèrent comme champignons après une pluie d’automne. Trahir est la mode ! On se vend pour pas cher à celui qu’hier encore on nommait son ennemi. C’est la grande migration des élites autoproclamées. Le vent de l’histoire les pousse comme fétus de paille toujours plus à droite. Sur nos écrans défile ces passes murailles qui se découvrent soudain des affinités électives pour le nouveau pouvoir. La ruée est conséquente et parait singulière de ces ci-devant de gauche qui, frappés par la nouvelle foi, se glorifient à bon compte de leur chemin de Damas. Etrange et pathétique spectacle que celui de ces hommes et ces femmes à la dérive, petits marquis de la politique, qui s’empressent, toute honte bue, de rejoindre la nouvelle cour en quête de prébendes et de reconnaissance.
Ils nous ont quittés. Dommage pour eux ! Ils ne savent pas encore ce qu’ils perdent ces égarés.
Fidèlement votre.
Rouge Bazar



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