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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?









"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Jeudi 6 mai 2010 4 06 /05 /Mai /2010 09:44

La Grèce occupe un peu l'actualité médiatique ces derniers jours. Entre les trois flocons sur le sud de l'Ariège ou l'événement interplanétaire que constitue le championnat de France de balle-au-pied, les journalistes abordent quand même l'actualité sociale de ce monde. Un peu contraints. Sauf que la recomposition sociale en Grèce est déjà en cours en France.

 

Sur ce blog, nous ne cessons de dénoncer le remplissage des journaux, écrits ou télévisés, par des sujets secondaires qui ne visent qu'à occuper les esprits, à abêtir le citoyen, à l'éloigner des décisions qui concernent son propre sort.

Parler d'un championnat de France, pourquoi pas ? En faire le titre numéro 1 et rester dessus la majeure partie du temps est par contre totalement scandaleux au moment où des décisions d'importance majeure pour l'avenir de chacun d'entre nous sont prises.

 

Cette technique de la noyade de l'info dans un flot de sujets secondaires est classique. L'éruption islandaise aurait pu donner lieu à une discussion sur le modèle de production économique actuel, basé sur l'instantanéité, le flux tendu, la délocalisation des productions, la consommation de carburants fossiles. De cela, il n'a rien été, ou très peu. Les journalistes ont préféré parler des touristes égarés dans les aéroports. Un problème pour ces gens mais un détail par rapport aux conséquences économiques de cette éruption sur de nombreux secteurs de production, pas seulement l'aéronautique.

 

De même, aurait-on pu parler du règne du pétrole et des compagnies pétrolières quand est survenue la pollution majeure du golfe du Mexique par la rupture d'une canalisation d'une station de forage BP. Non. Cet aspect important du problème ne sera jamais abordé : la succession d'événement du même type à travers le monde ne doit absolument pas remettre en cause le modèle de développement économique basé sur le gâchis et la débauche énergétique. Trop d'intérêts sont en jeu.

 

La Grèce vue du ciel

 

Ainsi, entre deux ballons ou deux événements météo, nos journalistes-animateurs ont quand même dû parler de la crise grecque.

 

Evidemment, les présentations restent partielles et partiales. La cure d'austérité est présentée comme inéluctable et les grecs comme fatalistes.

 

La réalité grecque est loin de cette présentation.

 

Depuis des mois, se succèdent des mobilisations sociales de très grande ampleur : manifestations, grèves générales, grèves de certains secteurs économiques. Rien que ce mercredi 5 mai, ce sont plusiseurs dizaines de milliers de manifestants qui ont arpenté les rues d'Athènes. Près de 70 autres manifestations à travers tout le pays ont également mobilisé fortement comme les 10 000 manifestants de Salonique.

 

Côté inéluctabilité de la purge, là aussi il s'agit au mieux d'indigence intellectuelle de la part d'un journaliste qui reprend de fausses banalités que lui soufflent à l'oreille de pseudo-experts, soit d'une volonté délibérée de préparer les esprits français à une cure d'austérité annoncée par Sarkozy hier.

 

En effet, pourquoi toujours s'attaquer aux travailleurs quand il y a un trou dans la caisse ?

 

C'est un peu remettre de l'eau dans une bouteille percée. Ne faudrait-il pas changer la bouteille ou chercher à boucher les trous avant de remettre de l'eau ?

 

Cette comparaison vaut pour l'économie grecque comme pour la nôtre.

 

En effet, le schéma fiscal grec (comme le nôtre) favorise grandement les plus riches. Ainsi, un patron ou un médecin greques déclarent moins de revenus annuels aux impôts qu'un ouvrier ! Chercher l'erreur !...

La dissimulation de revenus, la fraude et l'évasion fiscale font des dégâts énormes en Grèce, ce qui prive l'état grec depuis des années de sommes faramineuses. L'austérité préconisée ne s'attaque absolument pas à ce problème.

 

Par ailleurs, la crise financière grecque est accentuée par un manque de liquidités causé par les grandes banques internationales. Celles-ci spéculent sur l'incapacité de la Grèce à rembourser ses dettes pour lui proposer des prêts à des taux d'intérêts usuriers. Le principe du crédit revolving qui fait tant de dégâts dans les foyers populaires français.

 

Sauf que ce sont ces banques qui ont créé la situation de crise actuelle et que l'argent prêté à la Grèce à 9 % est lui-même emprunté à la Banque Centrale Européenne, donc aux états européens, à un taux de 1 % !

 

L'austérité que la sociale-démocratie grecque veut mettre en place reçoit l'assentiment de toutes les forces libérales grecques (droite avec la Nouvelle Démocratie, extrême-droite du LAOS, patronat) et internationales (Union Européenne, FMI de Strauss-Kahn). Cette austérité réduit les salaires du public (- 20 %), va faciliter les procédures de licenciement, supprime les conventions collectives , augmente la TVA de 2 % et les taxes sur les carburants, tabacs et alcools de 20 %, réduit les emplois publics, repousse l'âge de départ en retraite,...

 

Cette austérité va enfoncer le peuple grec dans la misère, un recul de civilisation de cent ans. Mais cette austérité ne s'attaque pas aux responsables de la crise ni aux mécanismes de la crise : la spéculation financière, l'évasion fiscale, la désindustrialisation du pays.

 

En clair, cette austérité ne cherche pas à régler les causes de la crise mais à pressurer le peuple grec pour lui extorquer un maximum de richesse au profit des marchés financiers et des entreprises.

 

Le peuple grec l'a bien compris et utilise les armes de la lutte des classes : grèves, manifestations, occupations.

 

De la petite enfance à la vieillesse, la France restructurée

 

Quand on regarde la situation française, finalement, on se dit que nous ne sommes pas loin des grecs.

 

Même si le déficit public est inférieur à celui de la Grèce, il est néanmoins de 8 à 9 % en France. Cela ne présage en rien de la capacité du pays à rembourser son ardoise mais cela peut pousser les banques à spéculer sur la France et à lui imposer des taux  d'emprunts voisins de ceux qu'elles imposent à la Grèce. Cela provoquerait immanquablement les mêmes difficultés économiques en France.

 

C'est loin d'être utopique puisque le Portugal et l'Espagne sont désormais victimes des mêmes attaques que la Grèce de la part de la finance internationale !

 

Déficit public ou pas déficit public, les politiques appliquées en Grèce et en France visent la même chose : comprimer la part des richesses produites qui revient au travail pour en réorienter l'essentiel vers le capital spéculatif et financier.

 

Pour cela, en France, les politiques de réduction des acquis sociaux et de pression sur les salaires s'accentuent sérieusement depuis l'avènement du libéral conservateur Sarkozy.

 

L'austérité politique et économique est appliquée même si droite et médias refusent de dire son nom.

Réduction des dépenses publiques, réduction du nombre de fonctionnaires, fermetures de services publics locaux, privatisation de La Poste et des ports, politiques salariales au rabais, délocalisations, réformes diverses, simplification du Code du travail en faveur des entreprises,... tout concourre à diminuer les dépenses publiques au bénéfice du plus grand nombre et à réduire les charges salariales.

 

En échange, les cadeaux fiscaux et le bouclier fiscal permettent de reverser une partie des économies de l'Etat vers les couches sociales aisées.

 

Il s'agit d'une réorganisation sociale de grande profondeur qui concerne tous les citoyens, depuis l'enfance jusqu'à la vieillesse.

 

- Réforme des crèches, transformées en parcs à bébés, dénoncée par le collectif "pas de bébés à la consigne".

- Réforme des maternelles, avec report de l'âge d'entrée pour économiser un an.

- Réformes successives de l'Education nationale, avec fermetures de classes, suppressions d'enseignements (comme l'Histoire-géo pour les filières scientifiques !) pour économiser de l'argent, formater les esprits à la compétition et habituer les jeunes aux difficultés de la vie.

- Réformes du marché du travail avec précarisation accrue, suppression des aides sociales, un Pôle Emploi qui joue le rôle de flic, des procédures de licenciements simplifiées,...

- Réforme de la Sécu et de l'Hôpital, pour supprimer des remboursements, des lits, des hôpitaux, des personnels soignants (15 000 de prévus rien qu'à Paris !) et ouvrir le marché de la santé aux mutuelles et assurances privées.

- Réforme de la justice et transformation de la police et de la gendarmerie en auxiliaires des impôts pour réduire les dépenses et accroître les ressources draînées par ces institutions.

- Réforme des retraites pour précariser la situation des séniors, diminuer la pression financière sur les entreprises et ouvrir le marché des retraites aux assurances et mutuelles privées ainsi qu'aux fonds de pension spéculatifs.

- Réforme territoriale et suppression de la taxe professionnelle pour diminuer les dépenses de l'Etat sur les territoires, adapter nos institutions au modèle politique antidémocratique européen et alléger la fiscalité des grandes entreprises.

- ....

 

En Grèce comme en France et comme un peu partout dans le monde, les responsables de la crise financière profitent du désordre économique et de la misère sociale qu'ils ont créés pour faire main basse sur une part plus importante des richesses produites à travers le monde. Au détriment de ceux qui les produisent, les travailleurs, salariés, agriculteurs ou artisans. C'est ce qu'on appelle la lutte des classes.

 

Reste à savoir si le peuple français se laissera tondre la laine sur le dos ou s'il se rebellera comme le peuple grec, comme les peuples népalais, vénézueliens, boliviens ou équatoriens ?

 

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Par Solidaire - Publié dans : En France - Communauté : Les blogs communistes
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