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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 10:53

Quand un maçon planque 100 000 euros au FISC, il est condamné à un an de prison ferme. Quand une milliardaire escamote 100 millions, elle est simplement invitée à rembourser... et pis c'est tout.

La semaine dernière, une info n'a pas fait la une des journaux.

Jusqu'à l'année dernière, Liliane Bettencourt dissimulait plus de 100 millions d'euros en Suisse (ce paradis fiscal qui "n'existe plus" dixit notre Robin des Lois national). Mais "en France, la loi est ainsi faite que la justice ne peut sanctionner les auteurs de fraude fiscale que si elle est saisie par la Direction générale des finances publiques. Ce qui laisse au pouvoir politique le soin de décider en dernier ressort qui sera traduit ou pas devant un tribunal" nous informe Sud-Ouest. Et, continue le journal, "bien qu'ayant dissimulé en Suisse plus de 100 millions d'euros depuis 2004, Liliane Bettencourt, la femme la plus riche de l'Hexagone, est assurée de l'impunité" car "le fisc n'engagera pas de poursuites pénales"...

100 millions d'euros... l'estimation est basse car il semblerait que d'importants mouvements aient eu lieu juste avant la repentance. Mais on n'en saura pas plus. Les héritiers se sont excusés, ils ont promis de rembourser (moyennant quelques amendes, parait-il) et ont juré qu'ils ne recommenceraient plus. Il n'en fallait pas plus pour combler l'administration fiscale (et politique) qui a donc décidé de ne pas s'aventurer sur le terrain judiciaire.

La (dure) lutte contre la fraude...

Début septembre 2011, "un maçon a été condamné par le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc à un an de prison ferme pour une fraude fiscale touchant à la TVA. L’administration fiscale, qui n’a jamais réussi à entrer en contact avec le chef d’entreprise qui a exercé à Saint-Brieuc, lui reproche de ne pas avoir versé 85 000 € de TVA" nous apprend Ouest-France. Et, le 24 novembre 2011, le Telegramme nous informe qu'un "maçon turc [qui] avait minoré son chiffre d'affaires pour limiter le montant de ses charges [...] a été condamné hier à 30 mois de prison, dont un an ferme, pour fraude fiscale". Le détournement était estimé à plus de 130.000 euros.

Mais ils n'avaient sûrement pas pensé à promettre qu'ils ne recommenceraient plus... les maçons.


Commentaire :

Liliane Bettencourt n'est qu'un exemple de la mansuétude dont bénéficient les riches contribuables fraudeurs lorsque ceux-ci acceptent de rendre une partie de l'impôt qu'ils ont fraudé.

Une mansuétude dont ne bénéficient pas les petits artisans, cet article le montre, mais une mansuétude dont ne bénéficient pas non plus les salariés : rien qu'un retard de 24 heures vous vaut une pénalité de 10 % sur vos impôts !

Cette question de la fraude aux impôts rejoint la question de la fraude à la Sécu.

La campagne de propagande du gouvernement, relayée par les médias, pour "dénoncer" les salariés qui fraudent la Sécu est encore fraîche. Or, sur 20 milliards d'euros de fraudes à la Sécu, 16 milliards sont dus aux entreprises et, sur les 4 milliards restants, l'essentiel vient des hôpitaux (relireSécu : les plus gros fraudeurs, ce sont les patrons !  )

Impôts ou Sécu, la fermeté de l'Etat est variable selon la classe sociale. Dans ce régime capitaliste, il vaut mieux, bien entendu, faire partie des classes supérieures de la bourgeoisie qu'être un simple salarié, du privé ou du public, ou un petit artisan ou commerçant.

"Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir" : Jean de la Fontaine 

Solidaire

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 09:38

De 3 à 4 % avant l'été, le candidat soutenu par le Parti communiste est passé à 5 % puis 6 % pour évoluer désormais entre 7 et 8 % dans les sondages.

Comme vous le savez, Jean-Luc Mélenchon sera le candidat du Front de Gauche aux Présidentielles d'avril et mai prochain selon le vote majoritaire des communistes en juin dernier.

Ecartez des médias, les communistes et leurs partenaires du Front de Gauche tentent de percer le consensus politique qui tente de réduire le débat entre deux variantes de l'austérité, une austérité dure avec Sarkozy et une austérité plus sociale avec Hollande, avec une candidature d'extrême-droite de Marine Le Pen qui sert à canaliser la colère populaire sans menacer le système capitaliste lui-même.

Malgré tout, les quelques percées médiatiques du candidat Mélenchon, du secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, ou des communistes lors de leurs initiatives locales viennent renforcer le travail au quotidien des militants communistes, sur leur lieu de travail, dans leurs communes ou aux portes d'autres entreprises.

C'est le cas, dans l'Eure, avec les luttes emblématiques autour de l'emploi menées par les communistes de Pont-de-l'Arche et Gaëtan Levitre sur M-real, des communistes de Gisors et de Marcel Larmanou sur Organon - MSD, des communistes de l'Andelle et de Daniel Bellavoine sur Sealynx, mais aussi, c'est le cas avec les communistes d'Evreux et de Thierry Desfresnes contre les impôts nouveaux à Evreux.

La chappe de plomb est toujours là mais l'idée que la crise et l'austérité ne sont pas des fatalités fait son chemin dans les esprits et un nombre croissant de français soutient le candidat du Front de Gauche.

Il est possible de faire autrement à condition de refuser la tutelle des marchés financiers !

Il est possible de relancer les salaires et l'emploi à condition de retrouver les ressources financières de l'Etat que la droite a volontairement abandonné en multipliant les cadeaux financiers aux entreprises et aux classes les plus aisées de ce pays !

Ce mouvement d'opinion vers une gauche combative, une gauche de transformation sociale, doit être amplifié d'ici aux élections présidentielles et, par la suite, jusqu'aux élections législatives.

Ce mouvement doit aussi prendre son quotidien en main, contribué lui-même à cette  dynamique populaire, et transformer ce Front de Gauche en un véritable Front Populaire. Pour cela, il faut sortir de la logique des urnes et contribuer au développement d'un mouvement social fort, opposé aux politiques d'austérité que veulent nous imposer les partis des beaux quartiers et des classes aisées.

Ces bons résultats de Jean-Luc Mélenchon doivent nous encourager à poursuivre notre oeuvre politique pour que les travailleurs reprennent confiance en leur force collective, en leur possibilté d'inverser les choix politiques actuelles.

Alors, après 3, après 5, après 8, il y a 10, il y a 12 % et, pourquoi pas, plus ?

Melenchon---Laurent.jpg

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 09:57

C'est le dernier gadget politique en date : faut-il ou non punir les clients des prostitués ? Pendant ce temps, l'avenir économique des 300 millions d'européens se joue entre quelques chefs d'état et les marchés financiers.

Il est des députés qui savent où sont les priorités du moment.

Ainsi, Danielle Bousquet, députée socialiste, propose une loi pour punir de fortes amendes et de prison les clients des prostitué(e)s. Et, du coup, le sujet fait du buzz un peu partout dans les médias.

Au moment où les peuples européens se débattent dans une crise économique dont leurs élites sont responsables et alors que le tandem Merkel-Sarkozy s'apprête à entériner une importante réforme de  l'Europe qui imposerait l'austérité pour toujours aux peuples du continent, il se trouve une socialiste pour considérer judicieux de lancer un débat sur la légalité de la prostitution. On croit rêver ?

S'agit-il de quelqu'un que Lénine aurait qualifié "d'idiot utile" du capitalisme ? L'approche des élections est un moment tentant pour faire parler de soi quand on n'a été qu'un obscure député pendant son mandat.

Ou est-ce volontairement un écran de fumée pour éviter un débat public sur l'intérêt d'une telle réforme de l'Europe, voire même sur sa légalité ?

On sait que nombre de socialistes sont favorables au fédéralisme européen et à la fameuse règle d'or qui imposerait l'austérité permanente aux gouvernements donc aux peuples. François Hollande lui-même a déjà annoncé qu'il mènerait une politique d'austérité s'il était élu. On se souvient également du soutien du Parti socialiste au Traité de Maastricht en 1992, celui qui imposa l'Euro, et au Traité Constitutionnel Européen, en 2005.

Cacher la misère sexuelle de ce pays

Quoi qu'il en soit, même si nous ne soutenons pas, loin de là, la prostitution, il s'agit d'un sujet autrement plus compliqué à gérer qu'en punissant simplement les clients. Les lois qui condamnent le racolage ont déjà entrainé beaucoup de prostitué(e)s à pratiquer leur activité plus clandestinement, les rendant plus vulnérables aux agressions, aux proxénètes, et compliquant les mesures d'hygiène et les contacts avec les associations qui les suivent. Pour beaucoup, cette loi entrainerait un peu plus la prostitution dans la clandestinité, marginalisant celles et ceux qui la pratiquent.

Il n'y a certainement pas de solutions miraculeuses pour régler cette question autour d'un "métier" que l'on peut probablement cataloguer dans les plus vieux du monde (Chasseur et paysan viennent certainement en premier !). D'ailleurs, aucune société n'a jamais réussi à éradiquer cette activité. Et je n'ai pas non plus de solution.

Une piste serait peut-être de lutter contre ces réseaux mafieux qui font du trafic d'êtres humains comme d'autres font du trafic de drogues ou du trafic d'armes ? La marchandisation de l'économie concerne aussi les humains : le capitalisme met bien les salariés en concurrence.

En tout cas, pousser à la clandestinité ne supprimera pas la prostitution et compliquera sa prévention.

Exploitation sexuelle contre exploitation capitaliste

Mais, plutôt qu'en faire des tonnes sur des sujets marginaux, nos députés n'ont-ils rien de mieux à faire en ces temps de crise du capitalisme ?

Car, c'est bien la crise du capitalisme qui est la cause des soucis principaux de nos compatriotes : emploi, pouvoir d'achat, avenir de leurs enfants, retraite,...

Nous n'avons de cesse, sur ce blog, de démontrer que cette crise et la dette dont on nous rabat les oreilles depuis des mois sont des constructions artificielles, bâties par des décennies d'allègements fiscaux au bénéfice des grosses entreprises et des plus riches, et qui servent d'arguments à des coupes sombres dans les salaires et les acquis sociaux des travailleurs pour enrichir un peu plus les actionnaires des grosses entreprises et les plus riches.

Les aveux arrachés à nos chefs d'Etats, Sarkozy et Obama en tête, sur la responsabilité des marchés financiers dans l'explosion de la crise, en 2008, sont oubliés, tout comme les promesses de moralisation du capitalisme.

Au contraire, ces discours sur la nécessité de rassurer les marchés et de conserver notre note triple A auprès d'agences de notation affiliées à ces marchés financiers, tout cela prouve à quel point nos gouvernements occidentaux sont soumis aux règles du capitalisme et à ceux qui en bénéficient.

Pas surprenant, dans ce contexte, qu'il n'existe toujours pas de loi pour punir ceux qui provoquent des catastrophes économiques, en pillant volontairement une entreprise, en la délocalisant pour augmenter les dividendes des actionnaires ou en spéculant sur les denrées alimentaires ou énergétiques, au risque de mettre en danger des millions de citoyens, comme lors des émeutes de la faim au début des années 2000.

Ainsi, il n'y a pas de loi qui permette à l'Etat, à une collectivité ou à des salariés de reprendre en main une entreprise dont les propriétaires refusent la vente. Ce droit d'expropriation serait bien utile pour les salariés de la papèterie M-real d'Alizay, qui tentent toujours de sauver leur usine, rentable et qui a un repreneur, et les 700 emplois qui en dépendent.

Les députés communistes ont déposé une loi en ce sens. Curieusement, elle fait moins le buzz que celle contre la prostitution. Les journalistes préfèrent parler des putes que des salariés, question de valeur.

De la même façon, les médias nous présentent l'austérité et la réforme de l'Europe comme des fatalités, des remèdes de cheval, des purges nécessaires pour sauver l'euro et l'Europe, donc les les peuples. Sans débat, sans vote des français certainement. La France est en guerre économique, une guerre contre son propre peuple.

C'est là que trouve tout le sens du titre de cet article : "Une loi contre les clients des prostitués mais toujours rien contre les patrons-voyous !"

De gauche comme de droite, il se trouvera toujours des élus ou des ministres pour surfer sur l'émotion d'un fait divers et proposer une nouvelle loi sensée protéger encore mieux le citoyen, ou bien pour sortir du chapeau un sujet polémique et voyeuriste, comme la prostitution, afin de faire parler de lui.

Par contre, à gauche comme à droite, il ne reste pas grand monde pour offrir au peuple d'autres perspectives qu'un avenir maussade et misérable.

Les russes, ce dimanche, ont montré qu'ils ouvraient les yeux sur vingt ans de mensonge au sujet du capitalisme et ont donné, malgré les bourrages d'urnes et les campagnes d'intimidation, un important soutien aux communistes.

Croire que l'on peut faire mieux sans changer profondément les règles de fonctionnement de cette société, donc sans s'attaquer aux dogmes libéraux, c'est du charlatanisme.

Aujourd'hui comme hier, les seuls qui prônent un changement de fond des règles de la société, ce sont les communistes. Comme en 1992 et en 2005, nous nous opposerons à cette construction européenne qui nie les droits des peuples à disposer de leur destin et qui donne tout pouvoir aux marchés, aux capitalistes.

 

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 09:36

Forte poussée en Russie, en Lettonie, au Nicaragua, en Grèce, au Portugal, en Moldavie, à Chypre, ... Poussée de Izquierda Unida en Espagne, du PTB en Belgique, bons sondages pour le PC de Tchéquie,... le mouvement communiste montre des signes de retour en force.

Les commentateurs ont beau tenté d'éviter le sujet, le Parti Communiste de la Fédération de Russie (PCFR) renforce nettement ses positions en Russie et constitue désormais la seule alternative crédible au pouvoir autocratique et mafieux de Poutine. Selon les dernières estimations, il emporterait 20,65 % des suffrages aux élections au Parlement russe (la Douma) de ce dimanche 4 décembre 2011, en hausse de 10 %.

Ce résultat est à mettre en balance avec la déroute électorale de Russie Unie, le parti de Poutine et Medvedev, malgré des consignes données aux Préfets pour lui assurer 60 à 70 % des suffrages par la fraude et l'achat de voix ! Des consignes en contradictions avec certains journalistes français qui parlent de mauvais résultats organisés par le Kremlin.

C'est que le mauvais résultat des libéraux mafieux autour de Poutine va de pair avec des résultats mitigés pour les partis pro-occidentaux libéraux et sociaux-démocrates, Parti Libéral Démocrate, Russie Juste et Iabloko.

Avec plus de 20 % des voix, malgré la fraude, l'implantation croissante du parti communiste, notamment chez les jeunes, et ses succès électoraux successifs démontrent l'attachement des russes au passé soviétique de leur pays, malgré les défauts de l'ancien système. L'enrichissement d'une clique d'anciens apparatchiks de l'ancien régime, un classique des pays qui perdent leur indépendance, a été de pair avec un effondrement social, une flambée du chômage, de la misère, de la corruption et une chute de l'espérance de vie pour la majorité de la population. Et le PCFR se positionne clairement en héritier de l'Union soviétique.

Ces bons résultats en Russie vont de pair avec ceux des partis héritiers du PC de l'Union soviétique comme en Lituanie et en Lettonie, des républiques baltes dont on dit dans les cours d'Histoire que les populations rejetaient le joug soviétique.

En Lettonie, par exemple, le Centre de l'Harmonie est désormais la première force politique du pays avec 28,39 % des voix aux élections du 17 septembre dernier. Cette coalition est menée par les communistes locaux (rebaptisés "socialistes" puisque le nom communiste est interdit là-bas !) et son secrétaire national, député européen depuis 2009, est tout bonnement l'ancien secrétaire du PC de la République soviétique de Lettonie du temps de l'URSS.

Plus au sud, ce sont les tchèques qui redonnent des couleurs aux communistes. Le Parti Communiste de Bohême et Moravie (PCBM) tourne habituellement autour des 15 % des voix, ce qui n'est déjà pas mal dans un pays où l'anticommunisme fait figure d'obligation. Avec une crise capitaliste qui touche également les tchèques, le gouvernement de droite local impose lui aussi une cure d'austérité dure à ses travailleurs. La prise de conscience des défauts naturels du capitalisme commence à percer le climat d'anticommunisme local et les sondages prédisent des résultats historiques au PCBM pour les élections 2012.

Ceci explique certainement la nouvelle tentative d'interdiction de ce parti par le pouvoir tchèque ? Ou comment casser le thermomètre pour cacher la fièvre ? Les kazakes connaissent le problème puisque le PC local, seule force d'opposition au pouvoir autocratique local, vient, lui, d'être interdit pour 6 mois pour... alliance électorale non autorisée. Une vraie démocratie dont les élections n'ont jamais été reconnues démocratiques par les observateurs internationaux. Mais que font les américains et Sarkozy ?

Ailleurs, en Europe, les partis communistes connaissent des progrès électoraux là où la mobilisation sociale où des problèmes sociaux et politiques majeurs leur offrent des possibilités de montrer leurs différences et les défauts du système capitaliste.

Ainsi, en Grèce, où la poussée électorale du KKE du début d'année se voit majorée dans les sondages électoraux de ces derniers mois. Ce résultat est le fruit de l'implication des communistes contre le plan de tiersmondisation de la Grèce du FMI, de l'Europe et du gouvernement d'union entre les socialistes, la droite et l'extrême-droite.

Au Portugal, le PCP et son alliance électorale avec les Verts, la CDU, ont connu également une poussée électorale l'an passé. La mobilisation sociale actuelle contre le plan d'austérité soutenu par le PS et la droite permet également au PCP de connaître une vague d'adhésions importante.

On pourrait citer le PC moldave, 48 % des voix l'an passé, ou bien le PC de Chypre (AKEL), au pouvoir sur l'île méditerranéenne. Sans parler des bons résultats de nos camarades espagnols, au sein de l'alliance Gauche Unie la semaine dernière ou la bataille des communistes belges du PTB contre l'austérité et pour la survie d'une Belgique unitaire.

Ailleurs dans le Monde, entre le Népal, l'Amérique du sud, l'Afrique du Sud, les exemples sont nombreux d'un mouvement communiste qui retrouve de la vigueur. D'ailleurs, ce sont 79 partic communistes du monde entier qui se retrouvent à Athènes en fin de semaine pour des rencontres internationales. Le PCF y sera.

C'est que le capitalisme démontre chaque jour qu'il a fait son temps.

Incapable d'assurer le minimum vital pour une partie de l'Humanité dont on qualifie pudiquement les pays de "Pays en Voie de Développement", l'anarchie égoïste générée par le capitalisme menace la survie écologique de la Terre, par un mode de développement basé uniquement sur le profit maximum et le gaspillage des ressources. Et ce sont désormais les populations occidentales, jusque là épargnées, qui connaissent des contre-réforme sociales importantes. L'enfoncement dans la misère de la population occidentale est en cours.

Une prise de conscience de la part des peuples de la réalité du système capitaliste se fait jour un peu partout dans le Monde.

Gageons que le peuple français ne reste pas à l'écart de ce mouvement général !

 

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 10:32

Selon notre bon ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, 200 000 étrangers nous envahiraient tous les ans. Et si ça continue, va falloir que ça cesse !

Claude Guéant étrangers

C'est une interviouve comme on les aime. Dimanche, Claude Guéant était l'invité de l'émission Le Grand rendez-vous Europe 1/I-télé/Le Parisien.

Morceaux choisis : "Nous acceptons sur notre sol chaque année 200.000 étrangers en situation régulière. C'est l'équivalent d'une ville comme Rennes, c'est deux fois Perpignan". Brrhh, ça fait peur ! "Moi aussi je trouve que c'est trop", a-t-il ensuite expliqué, validant du même coup le point de vue de Marine Le Pen. Avant de rappeler son objectif de diminuer ce chiffre de 10% en un an... "et nous allons tenir cet objectif", a-t-il ajouté à l'attention des quelques mécréants qui pourraient émettre l'hypothèse (saugrenue bien évidemment) que ce gouvernement ne tient pas ses promesses...

"Les statistiques, je n'y crois que lorsque je les ai moi-même falsifiées" disait Churchill...

1/ En 2009, selon les chiffres des services de Môssieur Guéant, 187 000 premiers titres de séjour ont été attribués. Contre 184 000 en 2008 et 172 000 en 2007. Et, à en croire notre sinistre ministre, 200 000 en 2011 ? Mais c'est une véritable hémorragie, citoyens ! Sous la présidence Sarkozy (d'origine hongroise et marié à une Italienne, faut-il le rappeler), les hordes d'étrangers s'abattent sur la France comme des nuées de criquets ! Aux armes...

Et Guéant est tellement génial qu'il propose de réduire ce chiffre à (200 000 - 10% =) 180 000... soit à peine mieux qu'en 2009 et surtout... 5% au-dessus du chiffre de 2007 ! De la belle ouvrage.

Guéant 200 000 immigrés

2/ Mais rassurez-vous, bonnes gens, car ces chiffres n'ont absolument aucune signification (*). Ils cumulent les tennismen sud-américains qui demandent un visa pour venir taper dans la balle à Rolland-Garros, les étudiants australiens qui débarquent pour faire un stage de 3 mois... et d'autres qui, eux, déboulent dans notre beau pays pour y rester un bout de temps... certes.

3/ Et donc... ? Et donc, c'est du grand n'importe quoi. Pour se faire une idée, c'est le nombre de titres de séjour en cours de validité qu'il faut étudier. Et là, surprise ! Fin 2006, les grand méchants étrangers en situation régulière se comptaient au nombre de 3 083 000. Fin 2007, ils n'étaient plus que 3 003 000 pour rebondir à 3 005 000 l'année d'après. Ce qui signifie simplement que lorsque des étrangers entrent en France, il y en a au moins autant qui en sortent, à quelques passeports près. Au pire, entre 2007 et 2008, on pourrait dire que le nombre d'étrangers en situation légale s'est accru de l'équivalent de la moitié des habitants de.... Lamotte-Beuvron ! Moins lyrique que Rennes ou Perpignan...

Guéant 200 000 immigrés

Et bientôt un ministère du tourisme et de l'identité nationale ?

(* Mise à jour 29/11/2011 09h30 : Les visas touristiques ne sont pas pris en compte dans ces chiffres, contrairement à ce qui était indiqué dans la première mouture)

Article pompé sur le site "les mots ont un sens"

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 14:04

La France rame, l'Espagne souque, l'Italie colmate, la Grèce écope... mais cela suffira-t-il à éviter le naufrage général ? Non, selon la Grande-Bretagne, qui se prépare au pire, y compris au rapatriement d'urgence de ses citoyens pris au piège de la zone euro.

L'histoire nous est contée par

The Telegraph. Il y a quelques jours, le gouvernement british a avoué le plus sérieusement du monde être en pleins préparatifs pour pallier à un effondrement bancaire généralisé de la zone euro. Un ministre de premier plan vient de préciser que ce n'était plus une hypothèse de travail, mais une quasi-certitude. Et l'impétrant d'enfoncer le clou : "c'est dans notre intérêt qu'ils continuent à jouer la montre parce que cela nous donne plus de temps pour nous préparer".

Les jeux sont faits, rien ne va plus...

Dernier petit détail, le Foreign Office a demandé à ses ambassades européennes d'élaborer des plans d'urgence pour aider les britanniques qui se trouveraient pris les doigts dans la crise. Deux cas de figure sont notamment évoqués : la fermeture des banques et... le déclenchement d'émeutes de grande ampleur !

Sinon, à part ça, tout va bien...

Article publié sur "les mots ont un sens"


Commentaire :

De quoi donner du grain à moudre à ceux qui annoncent l'explosion de la zone euro depuis un long moment déjà et qui prônent des initiatives de la part de notre gouvernement depuis bien longtemps (Relire : Crise de l'euro ? Face au discours dominant, des solutions alternatives existent  et Sortir de l'Euro 1/2 ? L'avis de Jacques Nikonoff, ancien président d'Attac  et aussi Sortir de l'Euro 2/2 ? L'avis d'André GERIN, député communiste ).

L'euro et l'Union Européenne constituent un carcan pour la France où le libéralisme sert à la fois de cap et de boussole.

Chacun sent bien que la catastrophe n'est pas loin mais les dogmes capitalistes qui sont à la base de l'euro et de l'Europe rendent incontrôlable la situation et ce n'est pas l'équipage politique actuel, entre libéraux de droite, nationaux libéraux et sociaux libéraux qui risque d'y changer quelque chose !

Sortir de l'euro, c'est prendre les canaux de sauvetage du Titanic !

Sortir du capitalisme, ce serait organiser une mutinerie pour changer d'équipage et de cap... et éviter la catastrophe !

Solidaire

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 10:23

De nombreux commentateurs critiquent les discours récents de Sarkozy, notamment celui d'hier à Toulon. C'est que le candidat-président annonce des changements importants au niveau européen. Va t-il consulter les français ?

Il fut un temps où Nicolas Sarkozy voulait moraliser le capitalisme. Ce temps là est fini.

De peur d'une prise de conscience massive des peuples de l'aspect hautement criminel du capitalisme, les chefs d'état des grandes puissances du bloc capitaliste avaient entonné un discours hautement moralisateur et social au plus fort de la crise, en 2008. On allait voir ce qu'on allait voir ! Finie la spéculation acharnée ! Finis les traders ! Le capitalisme allait être moral. Il parait même qu'il allait être écolo ! ! C'était le temps du Grenelle de l'environnement et des sommets sur le réchauffement climatique.

La page est tournée. Les peuples se sont calmés et les gouvernements ont réussi à imposer à leurs peuples les factures du capitalisme "immoral". Les affaires ont repris. La spéculation aussi.

A ne gérer que le quotidien du système, sans le changer, les gouvernements européens, de droite comme sociaux-démocrates, n'ont fait que repousser la crise... en laissant l'ardoise monter.

Forcément, les peuples n'étant pas à l'origine de la crise du capitalisme, s'attaquer à eux, à leurs emplois et à leur pouvoir d'achat, ne pouvait pas constituer une réponse à la crise du système !

Aujourd'hui, le capitalisme est toujours en crise. Les Etats se sont endettés pour sauver les banques et les marchés spéculatifs : la dette est passée du secteur privé au secteur public mais elle est encore là !

La différence, c'est que les milieux financiers se sont ragaillardis avec tout cet argent public et que, puisque personne ne leur a demandé de comptes, ils se sont remis à spéculer. Sur les dettes publiques désormais et avec les conséquences que l'on connait pour des pays comme la Grèce, le Portugal ou l'Italie.

Tels des gamins inconscients, les marchés sèment le chaos puisque les adultes les laissent faire. Aujourd'hui, c'est la "maison commune", l'Union européenne, et son "argent", l'Euro, qui sont en danger.

C'est ce que reconnait enfin Nicolas Sarkozy pour qui "l'Europe peut être balayée par la crise si elle ne se ressaisit pas". Tout les beaux discours des europhiles libéraux sur la stabilité que nous apporterait l'Europe volent en éclat. Même Sarkozy reconnait l'échec du traité de Maastricht (1993) ! Un gage de sérieux pour les communistes qui ont été bien seuls à gauche à dénoncer ce traité en son temps !

Côté solutions, le problème de la droite, c'est qu'ils n'ont que le capitalisme à la bouche et la satisfaction de leur clientèle politique en tête. Du coup, notre cher candidat-président propose un "nouveau traité européen refondant et repensant toute l'organisation de l'Europe" avec "plus de discipline, plus de solidarité" et un "véritable gouvernement économique".

En clair, alors que ce qui plombe l'Europe, c'est le modèle capitaliste libéral, l'Euro et les politiques d'austérité, la droite française s'aligne sur la droite allemande et annonce une Europe encore plus centralisée, donc moins démocratique (avec son "gouvernement économique"), et où la rigueur budgétaire ("la discipline" de Sarkozy) serait le principe fondamental.

En clair, la logique des tenants du capitalisme se résume à : "Nous allons droit dans le mur. Accélérons !"

Que l'on ne compte pas sur cette Europe pour lever le petit doigt en cas de difficultés de l'un de ses membres ! Comme le dit Sarkozy, "Il doit être absolument clair que ce qui a été fait pour la Grèce, dans un contexte très particulier, ne se reproduira plus, qu'aucun Etat de la zone euro désormais ne sera mis en défaut" !

Nous voilà prévenus ! Cette Europe qu'appelle de ses voeux Sarkozy, pour le compte de la droite et des milieux d'affaire, se résumera à une agence comptable qui tapera sur les doigts des états qui voudront faire des investissements d'avenir, notamment sociaux, et qui, pour se faire, devront fatalement empruntés. Comme une famille qui achète une voiture ou une maison.

Cette Europe coffre-fort du capitalisme ne risque pas de raviver l'idéal européen que défendaient nos europhiles pour tromper les peuples !

La question subsidiaire est de savoir si le peuple français va être consulté ?

Malgré un vote largement majoritaire du peuple souverain contre le Traité Constitutionnel Européen en 2005, Sarkozy et la classe politique europhile se sont assis sur notre avis pour signer dès 2007 un Traité de Lisbonne dont on mesure tout juste les effets néfastes. Qu'est-ce qui amènerait les mêmes personnes à écouter ce que pensent les français cette fois-ci ?

Ce qui est sûr, c'est que pour changer de politique et pour tourner le dos aux politiques libérales d'intégration européenne des Maastricht et Lisbonne, le mieux est de se tourner vers ceux qui ont annoncé depuis le début (1992 !) les conséquences que l'on constate aujourd'hui, c'est à dire vers la gauche anticapitaliste, communistes en tête.

L'Europe des marchands et des marchés ne fait plus rêver personne. place à l'Europe des peuples et des coopérations !

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 11:24

Alors que les profits flambent et que l'indicateur de richesse en France (PIB) continue de monter, le chômage ne cesse d'augmenter et les prélèvements sur les travailleurs sont toujours plus importants.

Un mauvais gag qui a été pris au premier degré, c'est ce que l'on pourrait dire du slogan de campagne de Sarkozy en 2007 : "travailler plus pour gagner plus" ! Des millions de travailleurs se sont laissés abusés par celui qui ne représente que les puissances d'argent, comme le prouveront toutes les décisions qu'il a prises depuis son élections, depuis le bouclier fiscal jusqu'à l'assouplissement de l'ISF en passant par la suppression de la Taxe Professionnelle et les différentes mesures de casse de la Sécu et du Code du Travail.

A quelques mois du scrutin présidentiel, il semblerait que la droite se hâte d'accélérer ses mesures antisociales. A t-elle peur de perdre les élections et de ne pas pouvoir finir son sale travail ?...

Ainsi, en quelques semaines, le gouvernement et sa majorité parlementaire ont imposé une cascade de mesures financières qui pénalisent les salariés et les chômeurs : hausse des taxes sur les mutuelles, hausse du taux de TVA "réduite" (de 5,5 % à 7 %), hausse limitée des allocations sociales de 1 % en 2012 (contre 2,3 % d'inflation), recul de l'âge de départ en retraite,...

Et, pour la route, le dernier en date : le gel du barême de l'Impôt sur le Revenu. Cette mesure fait évoluer les planchers de chaque tranche d'impôt selon l'évolution de l'înflation, pour tenir compte de l'évolution du coût de la vie qui grignote les revenus des travailleurs. Pour 2012 et 2013, la droite et le gouvernement ont supprimé cette mesure. Cela fera passer dans la tranche supérieur d'imposition des dizaines de milliers de travailleurs qui paieront collectivement 1,7 milliards d'impôts en plus en 2012 et 3,5 milliards d'impôts en plus en 2013 selon le gouvernement. Merci la droite !

Des familles jusque là non imposables vont devoir payer des impôts l'an prochain. Quand on pense que des milliardaires comme Bettencourt ne paient que 8 % d'impôts cumulés sur l'ensemble de leurs richesses grâce aux nombreuses niches fiscales, on comprend bien que le système fiscale français est taillé sur mesure pour les grandes fortunes et cherche désespérément à récupérer ce qu'il donne aux riches sur le dos des pauvres !...

Parallèlement à ces pertes de pouvoir d'achat des travailleurs,  le chômage et la précarité ne font qu'augmenter depuis 2008.

Le mois d'octobre aura été un terrible mois au niveau de l'emploi en France avec une hausse de 0,2 % du nombre de chômeurs. Ce sont 2,6 millions de chômeurs officiellement recensés que compte la France, 3,4 millions si on compte ceux qui recherchent un emploi mais ne sont pas comptabilisés par Pôle Emploi car momentanément occupées.

La droite cherche à se dédouaner de ces résultats piteux en invoquant la crise mondiale.

Qu'on nous explique donc pourquoi des pays comme la Chine ou les pays d'Amrique du sud ne sont pas affectés ? Peut-être parce que leurs gouvernements ne sont pas soumis aux lois des marchés financiers ?

La vérité, c'est que le capitalisme mondial a provoqué un effondrement financier de son propre système bancaire en 2008 et que ce sont les peuples, au travers des états, qui ont épongé les dettes de ces banques, provoquant une explosion des dettes publiques. La situation bancaire assénie, le capitalisme continue son oeuvre égoïste de course à la rentabilité à coups de baisse des droits sociaux, de délocalisations, de fermetures et concentrations d'usines.

Peu importe aux actionnaires et aux spéculateurs les conséquences sociales de leurs actes ! Hier, alors qu'étaient publiés les chiffres du chômage en France, la Bourse de Paris a prix une hausse de plus de 4 % ! Ce sont des annonces sur les finances des banques qui permettent à la Bourse de prendre 12 % de valeur depuis vendredi.

Le capitalisme est désormais déconnecté des besoins des populations. Il ne sert plus que les intérêts d'une infime minorité de profiteurs, actionnaires et spéculateurs des grands groupes industriels et autres fonds financiers.

UMP et Nouveau Centre sont, en France, les contremaîtres de ce système, assurant l'application de règles et de lois qui servent les intérêts exclusifs de cette minorité de privilégiés.

En 2012, de nombreux travailleurs, ouvriers, employés, artisans ou paysans, se sont laissés convaincre par le discours volontaire de Sarkozy et des candidats de droite aux Législatives.

Le bilan de 4,5 ans de Sarkozy et de plus de 10 ans de gestion de droite doit servir de leçon à chacun.

En mai 2012, puis en juin, il sera temps de punir ceux qui ont été aux manettes du pays ces dernières années, qu'ils s'appellent Sarkozy, Villepin ou Morin aux Présidentielles, qu'ils s'appellent Bruno Le Maire, Franck Gilard ou Jean-Pierre Nicolas aux Législatives.

A leur place, inutile de voter pour des candidats qui tiennent un discours en apparence radicalement différent mais dont le programme et l'idéologie convergent avec les intérêts du patronat et des marchés financiers, comme le Front National.

En 2012, le peuple doit reprendre la main et choisir des candidats issus de ses rangs et dont l'Histoire à prouver qu'ils étaient toujours du côté des travailleurs, des plus faibles et de la Nation. En clair, vers les communistes et les candidats du Front de Gauche.

Mais, en attendant, il y aura la semaine d'action intersyndicale et, plus particulièrement, la journée du 15 décembre.

Inutile d'attendre le mois de mai et les élections pour exprimer son mécontentement politique, la mobilisation de chacun commence dans la rue ! Une mobilisation sociale forte influera sur l'ambiance des élections et sur l'équilibre des rapports de force en faveur des candidats qui défendent les intérêts des classes populaires.

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 10:12

On ose à peine le croire ! Un projet de loi à l'étude à l'Assemblée Nationale vise à imposer un certificat d'obtention végétale sur les semences pour empêcher les paysans de semer leurs propres semences fermières ! C'est donner tout bonnement à quelques entreprises privées les clefs du monde vivant !

J'ai hésité ce matin. Deux sujets méritaient d'être abordés.

Les profits se chauffent au gaz

Le premier sujet concerne la décision du Conseil d'Etat d'annuler la décision gouvernementale d'imposer un blocage des tarifs du gaz par GDF-Suez pour 2012 (le temps de la campagne présidentielle, du moins). Cette annulation a été faite à la demande des concurrents de GDF-Suez qui voulaient augmenter leurs tarifs, eux.

Cette décision illustre de manière scandaleuse pour les usagers, la nocivité de cette concurrence libre et non faussée que l'on nous a tant vantée pour nous faire avaler la pilule de la privatisation de l'ancien opérateur public GDF. La privatisation et l'apparition d'entreprises privées concurrentes n'ont pas fait baisser les tarifs et n'ont pas permis une amélioration des services aux usagers (rebaptisés clients dans la nomenclature capitaliste). Bien au contraire, c'est l'inverse qui s'est produit ! Les prix du gaz flambent, spéculation mondiale oblige et les "clients" se retrouvent coincer entre des "opérateurs" privés qui proposent tous des tarifs voisins, chers, pour des relations avec la clientèle en nette baisse par rapport à ce que proposait autrefois le service public.

On retrouve la même situation avec l'électricité, elle aussi privatisée depuis quelques années.

Il y a quelques jours, des reportages montraient l'état de délabrement avancés des réseaux de distribution électrique, notamment en zones rurales. Des coupures à répétition, parfois plusieurs heures de suite, se multiplient. Le sud-ouest de la France semble particulièrement affecté. Là aussi, la privatisation et "l'ouverture du marché à la concurrence" a été un mal pour les consommateurs-travailleurs mais une source nouvelle de profits pour les investisseurs.

Moins de personnel et une recherche de bénéfices immédiats sont contradictoires avec la notion d'intérêt du consommateur. Ceux qui dénigrent le service public sans avoir d''argent à placer en Bourse devraient réfléchir à cette question avant de parler pour défendre des intérêts qui sont loin d'être les leurs !...

Le second sujet concerne l'agriculture. A priori.

Une taxe pour planter sa petite graine ?

Actuellement, au Parlement, on parle d'établir un Certificat d'obtention végétale sur les semences, voire même sur les animaux.

L'idée, selon ceux qui la défendent, c'est de protéger les obtenteurs de semences (les semenciers) des paysans qui réutilisent leurs semences d'une année sur l'autre. Selon les semenciers, il y aurait là un abus qui mettrait en danger l'avenir de la recherche privée dans le domaine des semences.

En clair, en réutilisant une partie de leur récolte, les paysans n'achètent pas de nouvelles semences et c'est autant de manque à gagner de la part des semenciers. Il s'agit d'abord d'une question d'argent, comme d'habitude dès que l'on parle du secteur privé. En effet, une dérogation est prévue pour quelques espèces en contrepartie du paiement de royalties aux actionnaires des entreprises financières : l'argent, ça ne se mange pas mais certains s'en empiffrent quand même !

Mais, au delà, ce qu'entraine cette loi, c'est l'interdiction pure et simple de réutiliser des semences fermières, celles que garde le paysan, d'une année sur l'autre.

Or, depuis l'aube de l'Humanité, depuis que l'être humain s'est mis à semer ou planter, il a TOUJOURS gardé une partie de sa récolte en vue de la ressemer l'année suivante. Cette pratique est devenue minoritaire en France, certes, mais elle est pratiquée naturellement depuis toujours, et est pratiquée massivement par la majorité des paysans du Monde, notamment dans les pays pauvres. Va t-on leur interdire également de garder leur récolte ? Et pourquoi ces semenciers privés ont-ils le droit de s'arroger le fruit de milliers d'années de sélections effectuées par des milliers de générations de paysans au cours des temps ?

C'est là, effectivement, que le débat dépasse le cadre de l'agriculture. La biodiversité, dans ce domaine des semences notamment, est un bien collectif de l'Humanité, au service de l'Humanité. C'est un héritage millénaire, vital pour notre alimentation et pour notre avenir.

Les semenciers, parmi lesquels le monstre Monsanto, mais aussi des groupes français, comme Limagrain, tentent tout bonnement de s'arroger le droit de choisir qu'elles seront les cultures et les variétés que pourront cultiver et consommer les humains dans le futur. C'est une privatisation de la biodiversité pour les cultures alimentaires !

Peut-on tolérer cela ?

En poussant la logique marchande jusqu'au bout, par lobbying, le groupe Monsanto tente de faire passer depuis mars dernier aux Etats-Unis une loi (la Résolution 875) sensée protéger le consommateur en interdisant les cultures non certifiées ou effectuées par des personnes dont la "qualification professionnelle" ne pourrait garantir la qualité des produits consommés. Cette loi américaine vise tout bonnement à interdire les potagers des particuliers.

En interdisant aux paysans d'utiliser leurs propres semences et en interdisant au particulier de cultiver son propres potager, les semenciers bouclent le marché et deviendraient les propriétaires absolus des semences et plants qui nourrissent l'Humanité. On n'ose imaginer l'appauvrissement total de la biodiversité qu'entrainerait cette décision ni le risque qu'encourerait l'Occident si, à l'avenir, une épidémie touchait une ou plusieurs cultures essentielles (blé, maïs, riz) à cause de l'utilisation massive d'une variété commerciale de semences non résistante à une maladie !

Interdire les semences fermières en France et interdire les potagers (aux US, pour l'instant) réaliseraient  le rêve des capitalistes dans le domaine du vivant puisque l'intégralité du marché serait confié à quelques grands groupes privés seulement, pour le seul bénéfice de leurs actionnaires !

Déjà coincés dans un modèle économique qui les pousse à surconsommer engrais et produits pesticides, les quelques paysans survivant à la sélection commerciale en cours seraient également coincés dans le choix de leurs cultures, de leurs plants et semences, et de leurs acheteurs.

Un esclavage des temps modernes avec l'apparence de la liberté !

Le monde paysan devrait remettre en cause son soutien très majoritaire à cette droite qui sert de porte-parole à l'agroindustrie.

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 10:22

Ce week-end des 26 et 27 novembre, la Halle des Expos de Rouen accueillait la huitième Fête de l'Humanité en Normandie. Une édition qui a connu un succès considérable sur tous les plans.

D'année en année, l'édition régionale de la Fête de l'Humanité prend de l'ampleur.

Cette année, l'affluence record va de pair avec une augmentation du nombre de stands accueillant les visiteurs et avec une hausse de la qualité des débats. Ce sont ainsi près de 15 000 entrées payantes qui ont été renregistrées dimanche soir une hausse de 50 % sur l'an dernier !

Côté débats, on se serait cru à la Fête de l'Huma nationale tant les débats se succédaient, de stands en stands avec quelques grands moments comme celui sur le Grand Paris, samedi après-midi, qui a réunit autour des élus communistes des personnalités comme Guillaume Bachelay, responsable du PS aux questions industrielles, ou Antoine Rufenacht, maire UMP du Havre, en charge du Grand Paris pour le compte du gouvernement.

Le meeting du samedi après-midi a réuni près de 500 personnes. Sébastien Jumel, maire de Dieppe, et Jacky Hénin, député européen, ont pris la parole. Leurs critiques ont été virulentes contre un gouvernement qui considère" l'austérité comme une vis sans fin" et épargne totalement les plus riches. Jacky Hénin n'a âs hésité a parlé de nationalisation, d'interdiction des licenciements boursiers et spéculatifs et rétblissement de la taxe sur les bénéfices à 50 %, comme il y a vingt ans, au lieu des 31 % actuels.

Huma Rouen 2011 - Dimanche (29)Un public nombreux et attentif durant le meeting

M-real, Pétroplus, Renault Sandouville ont eu droits à des soutiens appuyés de la part des intervenants et trois salariés de Fralib, lutte emblématique du moment en France, ont accompagné les intervenants pendant tout le meeting au côté des députés communistes Daniel Paul et Jean-Claude Lecoq.

Huma Rouen 2011 - Dimanche (41)

Derrière Jacky Hénin, on reconnait Sébastien Jumel,
Jean-Paul Lecoq, Céline Brulin, Daniel Paul et les salariés de Fralib

Sur un plan festif, il y avait du choix dans les spectacles, depuis du blues jusque de la cithare (!), en passant par le reggae de Danakil et la chanson française de Michel Fugain. Pour se restaurer, à table ou non, et boire un verre, le choix était vaste également.

Huma Rouen 2011 - Dimanche (11)

 De la cithare pour les plus petits et quelques grands tout de même !

L'Eure était présente avec un grand stand de la Fédération, tenu par des communistes de tout le département, et par les stands des villes d'Alizay et de Brionne. Des stands qui ont fait le plein deux jours durant au point de finir à sec le dimanche après-midi : la rançon du succès.

Le Conseil général était présent également avec un stand joliment décoré où des producteurs fermiers proposaient des produits à base de lapin, de miel ou bien du cidre, du jus de pomme et des légumes et farines bio. Avec ces collègues communistes du Conseil général, Andrée Oger n'a pas manqué de passer un long moment sur le stand pour discuter avec les visiteurs de passage et les producteurs présents.

Huma Rouen 2011 - Dimanche (12)

Sur le stand du Conseil général

Malgré un temps magnifique et des temps financièrement difficiles pour beaucoup, le succès éclatant de cette édition de la Fête de l'Humanité en Normandie révèle l'intérêt couveau que suscite le Parti communiste et sa dynamique de Front de Gauche auprès des travailleurs. D'ailleurs, trois adhésions au PCF ont été enregistrées pendant cette fête, sur trois secteurs différents du département.

Des adhésions à ajouter aux dizaines d'adhésions enregistrées depuis le début de l'année dans l'Eure, dont trois sur le sud du département depuis octobre (des nouveaux adhérents âgés de 18, 19 et 21 ans !).

Décidément, l'Huma en Normandie est devenu en huit ans un rendez-vous festif et politique d'ampleur régionale.

On attend déjà l'édition 2012. En espérant y fêter la victoire du Front de Gauche et l'élection ou la réélection d'un maximum de députés communistes en Normandie.

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