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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 09:56

Les médias et leurs pseudo journalistes économiques tentent d'imposer l'idée qu'il n'y aurait d'autre solution que l'austérité et une réforme autoritaire et libérale de l'Europe. Malheureusement pour eux, les représentants des travailleurs ne pensent pas la même chose !

Pour ceux qui ont encore le courage d'écouter le journal télévisé, il y a une affirmation que tous les présentateurs télévisés tentent d'imposer dans les esprits, avec l'appui d'économistes acquis aux thèses libérales, c'est que la crise existe, qu'il faut absolument se serrer la ceinture pour rembourser la dette publique et que l'Europe ferait bien de suivre les consignes de Sarkozy et de Merkel et de s'imposer une austérité à vie.

Il n'est qu'à voir la manière dont est caricaturée la position du premier ministre anglais, Cameron, qui refuse d'engager son pays dans cette logique. Selon les médias, la Grande Bretagne serait isolée et ferait acte d'égoïsme stupide.

Toute cette campagne médiatique vise évidemment à faire croire à l'immense majorité de la population qu'il y aurait eu des abus, du gaspillage et une nonchalance toute latine à "réformer" notre pays ces dernières années et que nous serions au pied du mur, sans possibilité désormais de reculer ou, même de réfléchir.

Cette stratégie vise avant tout à cacher les causes profondes de la situation : une crise profonde du système capitaliste.

Il n'y a pas de crise économique mais une crise du système. Quand on regarde les dividendes des entreprises côtées en Bourse (94 milliards d'euros pour les 40 entreprises du CAC 40) et les richesses croissantes produites en France (PNB), on comprend que les difficultés actuelles sont essentiellement dues au transfert d'une dette privée, celle des banques après le krach financier de 2008, vers une dette publique, avec le renflouement des banques, 250 milliards d'euros rien que pour la France !

Si les français venaient non seulement à comprendre cela mais, surtout à prendre conscience que d'autres solutions sont possibles, à condition de changer les priorités politiques et reprendre le pouvoir sur le marché, la classe politique actuelle et les classes privilégiées seraient dans l'obligation de tenir compte des besoins de la majorité de la population. Pour éviter que ça pète.

Le silence des médias sur les solutions véritablement alternatives doit être percé par tous les moyens possibles.

La journée de mobilisation intersyndicale d'aujourd'hui vise avant tout cet objectif.

Les communistes de l'Eure l'ont bien compris et seront présents à cette manifestation.

Rendez-vous

ce mardi à 11 heures

devant la Préfecture de l'Eure à Evreux.

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 10:10

Pour la première fois en deux ans, l'emploi industriel a connu une forte baisse de 10 000 emplois en un trimestre.

L'Europe se débat dans une crise qui tient d'abord au modèle économique libéral qu'elle a choisi. De plus en plus d'économistes et de responsables politiques reconnaissent plus ou moins clairement que l'euro, la monnaie unique, est condamné et que même l'avenir de l'Union européenne est menacé.

Nos médias relaient avec application les messages encourageants de l'Elysée et de Matignon dans leurs tentatives médiatisées de sortir l'Europe de la crise.

Sauf que nos chefs d'état européens sont des pompiers pyromanes : ils tentent d'arrêter un incendie qu'ils ont eux-mêmes allumés en jetant de l'huile sur le feu ! L'expérience prouve que l'incendie n'est pas près de s'éteindre !

Pour allumer le feu de la crise, nos gouvernements successifs, depuis trente ans, ont cedé traités après accords européens, toutes les manettes de notre économie et de notre souveraineté nationale à des organes supranationaux sur lesquels les peuples ont peu ou pas du tout de contrôle : Union Européenne, Banque Centrale Européenne, OTAN,...

C'est ainsi qu'entre le traité de Maastricht et le traité de Lisbonne, la France a cédé le contrôle sur sa monnaie, donc sur son inflation et sur la compétitivité de son économie, à une usine à gaz alliant une monnaie supranationale et une Banque Centrale Européenne qui ne fonctionnent pas dans l'intérêt des peuples mais dans celui des marchés.

Rien de surprenant désormais que le seul leitmotiv de nos gouvernants soit de rassurer les marchés et de conserver une bonne note auprès d'agences de notation dont tout le monde se foutait il y a à peine trois ans !

Cette obsession des gouvernements à satisfaire aux critères des marchés financiers, c'est exactement l'attitude de soumission des esclaves auprès de leurs maîtres. C'est à qui sera le plus servil.

Le souci pour nous qui faisons parti de cette immense majorité de français vivant de leurs seuls revenus du travail, c'est qu'il y a incompatibilité entre cette soumission aux lois du marché et la satisfaction des besoins des travailleurs.

Il n'y a qu'un gâteau, très grand le gâteau, peut-être, mais la part que prennent les marchés financiers pour une poignée de parasites très très riches, devient tellement grosse qu'il ne reste plus grand chose pour les autres.

Cela se traduit par des investissements productifs en baisse, par une course à la rentabilité qui amène des blocages de salaires, des licenciements et des délocalisation, par des budgets sociaux en baisse, par une dégradation des services publics pour concentrer les moyens de l'Etat vers les cadeaux fiscaux aux nantis, etc.

C'est l'URSAFF qui révèle le chiffre de l'emploi industriel pour le troisième trimestre 2011 : 10 000 emplois ont été perdus dans le secteur industriel ! Un record depuis deux ans.

Au delà des beaux discours de Sarkozy et de ses ministres sur la nécessaire "réindustrialisation" du pays, les actes de ce gouvernement montrent au contraire qu'ils poursuivent leur travail de protection des crimes économiques menés par les grands groupes industriels pour le compte de leurs actionnaires.

On se souvient des moulinets de Bruno Le Maire pour sauver Glaxo à Evreux et le résultat nul de ses actions.

Aujourd'hui, ce sont les salariés de M-real à Alizay qui se battent contre un système qui sacrifie une entreprise rentable et ses salariés pour protéger les parts de marché d'un groupe industriel, finlandais dans le cas présent.

Et encore une fois, on retrouve le ministre sarkozyste et leader de la droite haut-normande, Bruno Le Maire, qui fait des déclarations vengeresses sur ce dossier, accompagné (pour changer) de son compère Eric Besson, ministre de l'industrie.

Les communistes eurois maintiennent la pression sur le gouvernement et la Préfecture, autour de Gaëtan Levitre, maire d'Alizay et conseiller général, et et de Jean-Luc Lecomte, maire-adjoint de Vernon et conseiller régional.

Jeudi dernier, Gaëtan Levitre a proposé en session du Conseil général une motion exigeant de l'Etat l'expropriation de la papeterie pour la revendre à l'un des repreneurs potentiels.

Avec l'aide des députés communistes, une proposition de loi facilitant cette expropriation dans l'intérêt général est présentée à l'Assemblée nationale.

Avec l'appui des salariés et le travail des députés communistes, peut-être ce gouvernement et ses ministres devront enfin tenir compte des besoins vitaux des salariés en emplois stables et arrêter leurs discours pour passer aux actes ?

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 10:04

Le magazine suisse "Bilan" dresse un inventaire non exhaustif des 300 plus riches exilés fiscaux installés en Suisse. Et notamment les 44 Français... Les classiques Wertheimer, Castel ou Rothschild, mais aussi ceux qui viennent de passer la frontière

 Par ici la sortie ! Les grosses fortunes quittent à nouveau la France. C'est la conclusion de l'étude que vient de publier le magazine économique de suisse romande, Bilan, sur la présence des exilés fiscaux en Suisse, et intitulée "Les 300 plus riches de Suisse". Le magazine, qui publie cette enquête chaque année depuis douze ans, ne mesure pas le flux d'entrants, mais affirme que sur les 300 plus grosses fortunes résidant en Suisse, comptabilisées avec un patrimoine d'au moins 100 millions de francs suisses (81,5 millions d'euros), il y a aujourd'hui 44 exilés français pour un patrimoine total de 36,5 milliards de francs suisses, soit un peu moins de 30 milliards d'euros. Il y a dix ans, on en comptait dix-sept. Et sur ces quarante-quatre, on compte treize milliardaires en francs suisses.
Secret et discrétion
Le classement du magazine n'est pas exhaustif. Sa rédaction estime qu'en réalité le nombre total de personnes, toutes nationalités confondues, disposant d'une fortune supérieure à 100 millions de francs suisses dépasse le millier, soit plus de trois fois les fortunes identifiées. Secret et discrétion restent donc la règle. L'évaluation des fortunes, très impactée par les cours de Bourse, marque donc un recul par rapport à 2010, recul qui serait très net si l'opération de mise en Bourse de Glencore n'avait artificiellement boosté l'évaluation globale. "Alors que le montant de la fortune totale stagne autour de 544 milliards, le nombre de milliardaires progresse pour atteindre 140 familles, contre 135 en 2010, signe que les plus riches des plus riches s'en sortent globalement mieux que les autres" conclut le magazine.
Parmi ceux-ci, on compte chez les Français, la famille Wertheimer, propriétaire de Chanel, mais aussi les familles Castel (vins), Primat (héritier Schlumberger), et Benjamin de Rothschild (Compagnie financière Edmond de Rothschild), toutes quatre basées à Genève et dotées d'un patrimoine supérieures à 2 milliards de francs suisses (1,63 milliards d'euros), jusqu'à 4 à 5 milliards, estime le magazine, pour les familles Wertheimer et Castel (voir le détail de chaque famille dans le tableau ci-dessous).
Nouveaux entrants dans la famille des "trois cents"
Si ces grandes familles du capitalisme français avaient quitté la France depuis longtemps, l'intérêt de l'enquête menée par le magazine Bilan réside dans l'identification de nouveaux entrants dans la liste des 300. Une entrée qui ne signifie pas nécessairement qu'ils viennent de passer la frontière, car ils peuvent être résidents suisses depuis dix ans et n'avoir été identifiés que récemment par le magazine. Ainsi en est-il de la famille de Nicolas Puech, qui a fait parler d'elle en se désolidarisant du reste de la famille Hermès lors de l'entrée par surprise de LVMH au capital de la maison de luxe, des frères Zorbibe qui ont vendu il y a longtemps Lancel au groupe Richemont, ou encore des frères Gabriel et Raphaël Harari, qui ont cédé en 2007 leur laboratoire pharmaceutique Negma à un génériqueur indien.
Ceux qui ont passé la frontière...
En revanche, d'autres sont bien arrivés récemment en Suisse, comme le français Denis Dumont, qui a fait fortune en créant et rachetant des enseignes de produits frais de qualité à prix discount, via son enseigne Grand Frais, ou Bruno Moineville, actionnaire aux côtés de Patrick Drahi et du fonds Cinven de Numericable, et arrivé discrètement à Vaud il y a près de trois ans.
Au secours, la gauche revient !
Si le flux s'accélère nettement depuis dix-huit mois, c'est en raison de la suppression du bouclier fiscal, que l'on voit venir depuis 2010, et de la perspective de voir revenir la gauche au pouvoir lors des élections de 2012 : "comme en 1981, la crainte de l'élection d'un président de gauche en France qui va devoir accroître la pression fiscale sur les plus riches pour satisfaire son électorat, incite nombre de Français à organiser leur sortie de France avant même l'élection", affirme, après moults entretiens avec les intéressés, le rédacteur en chef du magazine Bilan, Stéphane Benoît-Godet.
Fraude fiscale : Découvrez la liste des 44 plus grandes fortunes françaises exilées en Suisse
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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 09:38

En 1986, la droite, de retour au pouvoir après 5 ans d’absence, est bien déterminée à libéraliser le système d’Enseignement Supérieur

Ni pardon, ni oubli : 25e anniversaire de l’assassinat de Malik Oussekine
Autonomie des Universités pour les diplômes et les frais d’inscription, sélection à l’entrée, universités à deux vitesses, très rapidement, les étudiants se mettent en mouvement contre une réforme dont nous connaissons bien les conséquences aujourd’hui.
Cette mobilisation étudiante dut faire face à une répression policière d’une violence inouïe. Sous le Ministère de Charles Pasqua, les voltigeurs, équipes de deux policiers à moto, l’un conduisant, l’autre armé d’une matraque, sont chargés d’isoler une partie des manifestants et de les passer à tabac. A chaque manifestation ses dizaines d’étudiants blessés, pourchassés par les voltigeurs qui ont pour ordre de "nettoyer" les rues.
Le 6 décembre 1986, après une manifestation, des étudiants occupaient la Sorbonne. L’université est évacuée dans le calme, mais quelques étudiants tentent d’élever une barricade à l’angle de la rue Monsieur-le-Prince et de la rue de Vaugirard dans le 6e arrondissement de Paris. Immédiatement, une équipe de voltigeurs motocyclistes est envoyée sur place. En arrivant dans le Quartier latin,ils prennent en chasse les jeunes présumés « casseurs » qu’ils croisent.
Minuit. Malik Oussekine, sortait de son club de jazz. Il est minuit. Des voltigeurs le remarquent et se lancent à sa poursuite. Malik Oussekine court, il croise un homme qui rentre chez lui et qui laisse l’étudiant entrer dans le hall de son immeuble. Les policiers qui l’ont suivi entrent à leur tour. Malik Oussekine perdra la vie à l’hôpital où il est transporté, suite aux nombreux coups reçus, dans le ventre et dans le dos. Deux jours plus tard, des suites de la mobilisation contre cette répression, le projet de loi est retiré, la brigade des voltigeurs dissoute, et le Ministre Devaquet contraint à la démission. Ce mouvement étudiant d’une force comparable à celui de mai 68 aura aussi fait face à la naissance de groupuscules d’extrême-droite, dont le Groupe Union Défense (GUD) qui se fera connaître par ses actions (passages à tabacs, lancers de coktails Molotov...) visant à terroriser les étudiants mobilisés.
En ce triste jour du 25e anniversaire de Malik Oussekine, ni pardon ni oubli ! Pas de pardon pour les gouvernants d’alors qui ont soutenu jusqu’au bout l’action des voltigeurs. Pas d’oubli de cette réforme que la classe dirigeante avait échoué à mettre en place, mais dont nous subissons au quotidien les effets dans l’Université de la LRU. Les étudiants communistes commémorent la mort de cet étudiant pour affirmer leur détermination à lutter pour une Université au service de notre émancipation et de nos besoins sociaux.

Commentaire :
Un rappel historique nécessaire alors que notre pays s'arroge en donneur de leçons partout dans le Monde sur les questions démocratiques. Les 50 000 morts des bombardements français et anglais en Libye et leurs familles peuvent nous remercier de nos "leçons" ! Les responsables de l'assassinat de Malik sont toujours libres : pas de BHL pour défendre sa mémoire ! Pas assez glorieux ?
La mobilisation de 1986 s'était inscrite dans la durée et avait gagné les lycéens qui, comme moi, voyaient se refermer les portes des études supérieures si la loi Devaquet passait.
Les mouvements étudiants se sont succédés par la suite, notamment en 1992 avec le projet de loi Bayrou, du nom de l'actuel candidat du Modem, centriste dans le discours mais à droite dans les actes !
C'est ensuite en 1995, juste avant la grande grève contre la réforme Juppé - Chirac des retraites, puis en 2006, contre le Contrat Première Embauche, que se feront ensuite les grandes mobilisations étudiantes, vainqueure contre le gouvernement de droite de l'époque.
Pour ceux qui, comme moi, ont pleuré la mort de Malik Oussékine en 1986, ce devoir de mémoire, effectué par l'Union des Etudiants Communistes, est nécessaire.
Solidaire
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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 10:53

Quand un maçon planque 100 000 euros au FISC, il est condamné à un an de prison ferme. Quand une milliardaire escamote 100 millions, elle est simplement invitée à rembourser... et pis c'est tout.

La semaine dernière, une info n'a pas fait la une des journaux.

Jusqu'à l'année dernière, Liliane Bettencourt dissimulait plus de 100 millions d'euros en Suisse (ce paradis fiscal qui "n'existe plus" dixit notre Robin des Lois national). Mais "en France, la loi est ainsi faite que la justice ne peut sanctionner les auteurs de fraude fiscale que si elle est saisie par la Direction générale des finances publiques. Ce qui laisse au pouvoir politique le soin de décider en dernier ressort qui sera traduit ou pas devant un tribunal" nous informe Sud-Ouest. Et, continue le journal, "bien qu'ayant dissimulé en Suisse plus de 100 millions d'euros depuis 2004, Liliane Bettencourt, la femme la plus riche de l'Hexagone, est assurée de l'impunité" car "le fisc n'engagera pas de poursuites pénales"...

100 millions d'euros... l'estimation est basse car il semblerait que d'importants mouvements aient eu lieu juste avant la repentance. Mais on n'en saura pas plus. Les héritiers se sont excusés, ils ont promis de rembourser (moyennant quelques amendes, parait-il) et ont juré qu'ils ne recommenceraient plus. Il n'en fallait pas plus pour combler l'administration fiscale (et politique) qui a donc décidé de ne pas s'aventurer sur le terrain judiciaire.

La (dure) lutte contre la fraude...

Début septembre 2011, "un maçon a été condamné par le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc à un an de prison ferme pour une fraude fiscale touchant à la TVA. L’administration fiscale, qui n’a jamais réussi à entrer en contact avec le chef d’entreprise qui a exercé à Saint-Brieuc, lui reproche de ne pas avoir versé 85 000 € de TVA" nous apprend Ouest-France. Et, le 24 novembre 2011, le Telegramme nous informe qu'un "maçon turc [qui] avait minoré son chiffre d'affaires pour limiter le montant de ses charges [...] a été condamné hier à 30 mois de prison, dont un an ferme, pour fraude fiscale". Le détournement était estimé à plus de 130.000 euros.

Mais ils n'avaient sûrement pas pensé à promettre qu'ils ne recommenceraient plus... les maçons.


Commentaire :

Liliane Bettencourt n'est qu'un exemple de la mansuétude dont bénéficient les riches contribuables fraudeurs lorsque ceux-ci acceptent de rendre une partie de l'impôt qu'ils ont fraudé.

Une mansuétude dont ne bénéficient pas les petits artisans, cet article le montre, mais une mansuétude dont ne bénéficient pas non plus les salariés : rien qu'un retard de 24 heures vous vaut une pénalité de 10 % sur vos impôts !

Cette question de la fraude aux impôts rejoint la question de la fraude à la Sécu.

La campagne de propagande du gouvernement, relayée par les médias, pour "dénoncer" les salariés qui fraudent la Sécu est encore fraîche. Or, sur 20 milliards d'euros de fraudes à la Sécu, 16 milliards sont dus aux entreprises et, sur les 4 milliards restants, l'essentiel vient des hôpitaux (relireSécu : les plus gros fraudeurs, ce sont les patrons !  )

Impôts ou Sécu, la fermeté de l'Etat est variable selon la classe sociale. Dans ce régime capitaliste, il vaut mieux, bien entendu, faire partie des classes supérieures de la bourgeoisie qu'être un simple salarié, du privé ou du public, ou un petit artisan ou commerçant.

"Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir" : Jean de la Fontaine 

Solidaire

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 09:38

De 3 à 4 % avant l'été, le candidat soutenu par le Parti communiste est passé à 5 % puis 6 % pour évoluer désormais entre 7 et 8 % dans les sondages.

Comme vous le savez, Jean-Luc Mélenchon sera le candidat du Front de Gauche aux Présidentielles d'avril et mai prochain selon le vote majoritaire des communistes en juin dernier.

Ecartez des médias, les communistes et leurs partenaires du Front de Gauche tentent de percer le consensus politique qui tente de réduire le débat entre deux variantes de l'austérité, une austérité dure avec Sarkozy et une austérité plus sociale avec Hollande, avec une candidature d'extrême-droite de Marine Le Pen qui sert à canaliser la colère populaire sans menacer le système capitaliste lui-même.

Malgré tout, les quelques percées médiatiques du candidat Mélenchon, du secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, ou des communistes lors de leurs initiatives locales viennent renforcer le travail au quotidien des militants communistes, sur leur lieu de travail, dans leurs communes ou aux portes d'autres entreprises.

C'est le cas, dans l'Eure, avec les luttes emblématiques autour de l'emploi menées par les communistes de Pont-de-l'Arche et Gaëtan Levitre sur M-real, des communistes de Gisors et de Marcel Larmanou sur Organon - MSD, des communistes de l'Andelle et de Daniel Bellavoine sur Sealynx, mais aussi, c'est le cas avec les communistes d'Evreux et de Thierry Desfresnes contre les impôts nouveaux à Evreux.

La chappe de plomb est toujours là mais l'idée que la crise et l'austérité ne sont pas des fatalités fait son chemin dans les esprits et un nombre croissant de français soutient le candidat du Front de Gauche.

Il est possible de faire autrement à condition de refuser la tutelle des marchés financiers !

Il est possible de relancer les salaires et l'emploi à condition de retrouver les ressources financières de l'Etat que la droite a volontairement abandonné en multipliant les cadeaux financiers aux entreprises et aux classes les plus aisées de ce pays !

Ce mouvement d'opinion vers une gauche combative, une gauche de transformation sociale, doit être amplifié d'ici aux élections présidentielles et, par la suite, jusqu'aux élections législatives.

Ce mouvement doit aussi prendre son quotidien en main, contribué lui-même à cette  dynamique populaire, et transformer ce Front de Gauche en un véritable Front Populaire. Pour cela, il faut sortir de la logique des urnes et contribuer au développement d'un mouvement social fort, opposé aux politiques d'austérité que veulent nous imposer les partis des beaux quartiers et des classes aisées.

Ces bons résultats de Jean-Luc Mélenchon doivent nous encourager à poursuivre notre oeuvre politique pour que les travailleurs reprennent confiance en leur force collective, en leur possibilté d'inverser les choix politiques actuelles.

Alors, après 3, après 5, après 8, il y a 10, il y a 12 % et, pourquoi pas, plus ?

Melenchon---Laurent.jpg

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 09:57

C'est le dernier gadget politique en date : faut-il ou non punir les clients des prostitués ? Pendant ce temps, l'avenir économique des 300 millions d'européens se joue entre quelques chefs d'état et les marchés financiers.

Il est des députés qui savent où sont les priorités du moment.

Ainsi, Danielle Bousquet, députée socialiste, propose une loi pour punir de fortes amendes et de prison les clients des prostitué(e)s. Et, du coup, le sujet fait du buzz un peu partout dans les médias.

Au moment où les peuples européens se débattent dans une crise économique dont leurs élites sont responsables et alors que le tandem Merkel-Sarkozy s'apprête à entériner une importante réforme de  l'Europe qui imposerait l'austérité pour toujours aux peuples du continent, il se trouve une socialiste pour considérer judicieux de lancer un débat sur la légalité de la prostitution. On croit rêver ?

S'agit-il de quelqu'un que Lénine aurait qualifié "d'idiot utile" du capitalisme ? L'approche des élections est un moment tentant pour faire parler de soi quand on n'a été qu'un obscure député pendant son mandat.

Ou est-ce volontairement un écran de fumée pour éviter un débat public sur l'intérêt d'une telle réforme de l'Europe, voire même sur sa légalité ?

On sait que nombre de socialistes sont favorables au fédéralisme européen et à la fameuse règle d'or qui imposerait l'austérité permanente aux gouvernements donc aux peuples. François Hollande lui-même a déjà annoncé qu'il mènerait une politique d'austérité s'il était élu. On se souvient également du soutien du Parti socialiste au Traité de Maastricht en 1992, celui qui imposa l'Euro, et au Traité Constitutionnel Européen, en 2005.

Cacher la misère sexuelle de ce pays

Quoi qu'il en soit, même si nous ne soutenons pas, loin de là, la prostitution, il s'agit d'un sujet autrement plus compliqué à gérer qu'en punissant simplement les clients. Les lois qui condamnent le racolage ont déjà entrainé beaucoup de prostitué(e)s à pratiquer leur activité plus clandestinement, les rendant plus vulnérables aux agressions, aux proxénètes, et compliquant les mesures d'hygiène et les contacts avec les associations qui les suivent. Pour beaucoup, cette loi entrainerait un peu plus la prostitution dans la clandestinité, marginalisant celles et ceux qui la pratiquent.

Il n'y a certainement pas de solutions miraculeuses pour régler cette question autour d'un "métier" que l'on peut probablement cataloguer dans les plus vieux du monde (Chasseur et paysan viennent certainement en premier !). D'ailleurs, aucune société n'a jamais réussi à éradiquer cette activité. Et je n'ai pas non plus de solution.

Une piste serait peut-être de lutter contre ces réseaux mafieux qui font du trafic d'êtres humains comme d'autres font du trafic de drogues ou du trafic d'armes ? La marchandisation de l'économie concerne aussi les humains : le capitalisme met bien les salariés en concurrence.

En tout cas, pousser à la clandestinité ne supprimera pas la prostitution et compliquera sa prévention.

Exploitation sexuelle contre exploitation capitaliste

Mais, plutôt qu'en faire des tonnes sur des sujets marginaux, nos députés n'ont-ils rien de mieux à faire en ces temps de crise du capitalisme ?

Car, c'est bien la crise du capitalisme qui est la cause des soucis principaux de nos compatriotes : emploi, pouvoir d'achat, avenir de leurs enfants, retraite,...

Nous n'avons de cesse, sur ce blog, de démontrer que cette crise et la dette dont on nous rabat les oreilles depuis des mois sont des constructions artificielles, bâties par des décennies d'allègements fiscaux au bénéfice des grosses entreprises et des plus riches, et qui servent d'arguments à des coupes sombres dans les salaires et les acquis sociaux des travailleurs pour enrichir un peu plus les actionnaires des grosses entreprises et les plus riches.

Les aveux arrachés à nos chefs d'Etats, Sarkozy et Obama en tête, sur la responsabilité des marchés financiers dans l'explosion de la crise, en 2008, sont oubliés, tout comme les promesses de moralisation du capitalisme.

Au contraire, ces discours sur la nécessité de rassurer les marchés et de conserver notre note triple A auprès d'agences de notation affiliées à ces marchés financiers, tout cela prouve à quel point nos gouvernements occidentaux sont soumis aux règles du capitalisme et à ceux qui en bénéficient.

Pas surprenant, dans ce contexte, qu'il n'existe toujours pas de loi pour punir ceux qui provoquent des catastrophes économiques, en pillant volontairement une entreprise, en la délocalisant pour augmenter les dividendes des actionnaires ou en spéculant sur les denrées alimentaires ou énergétiques, au risque de mettre en danger des millions de citoyens, comme lors des émeutes de la faim au début des années 2000.

Ainsi, il n'y a pas de loi qui permette à l'Etat, à une collectivité ou à des salariés de reprendre en main une entreprise dont les propriétaires refusent la vente. Ce droit d'expropriation serait bien utile pour les salariés de la papèterie M-real d'Alizay, qui tentent toujours de sauver leur usine, rentable et qui a un repreneur, et les 700 emplois qui en dépendent.

Les députés communistes ont déposé une loi en ce sens. Curieusement, elle fait moins le buzz que celle contre la prostitution. Les journalistes préfèrent parler des putes que des salariés, question de valeur.

De la même façon, les médias nous présentent l'austérité et la réforme de l'Europe comme des fatalités, des remèdes de cheval, des purges nécessaires pour sauver l'euro et l'Europe, donc les les peuples. Sans débat, sans vote des français certainement. La France est en guerre économique, une guerre contre son propre peuple.

C'est là que trouve tout le sens du titre de cet article : "Une loi contre les clients des prostitués mais toujours rien contre les patrons-voyous !"

De gauche comme de droite, il se trouvera toujours des élus ou des ministres pour surfer sur l'émotion d'un fait divers et proposer une nouvelle loi sensée protéger encore mieux le citoyen, ou bien pour sortir du chapeau un sujet polémique et voyeuriste, comme la prostitution, afin de faire parler de lui.

Par contre, à gauche comme à droite, il ne reste pas grand monde pour offrir au peuple d'autres perspectives qu'un avenir maussade et misérable.

Les russes, ce dimanche, ont montré qu'ils ouvraient les yeux sur vingt ans de mensonge au sujet du capitalisme et ont donné, malgré les bourrages d'urnes et les campagnes d'intimidation, un important soutien aux communistes.

Croire que l'on peut faire mieux sans changer profondément les règles de fonctionnement de cette société, donc sans s'attaquer aux dogmes libéraux, c'est du charlatanisme.

Aujourd'hui comme hier, les seuls qui prônent un changement de fond des règles de la société, ce sont les communistes. Comme en 1992 et en 2005, nous nous opposerons à cette construction européenne qui nie les droits des peuples à disposer de leur destin et qui donne tout pouvoir aux marchés, aux capitalistes.

 

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 09:36

Forte poussée en Russie, en Lettonie, au Nicaragua, en Grèce, au Portugal, en Moldavie, à Chypre, ... Poussée de Izquierda Unida en Espagne, du PTB en Belgique, bons sondages pour le PC de Tchéquie,... le mouvement communiste montre des signes de retour en force.

Les commentateurs ont beau tenté d'éviter le sujet, le Parti Communiste de la Fédération de Russie (PCFR) renforce nettement ses positions en Russie et constitue désormais la seule alternative crédible au pouvoir autocratique et mafieux de Poutine. Selon les dernières estimations, il emporterait 20,65 % des suffrages aux élections au Parlement russe (la Douma) de ce dimanche 4 décembre 2011, en hausse de 10 %.

Ce résultat est à mettre en balance avec la déroute électorale de Russie Unie, le parti de Poutine et Medvedev, malgré des consignes données aux Préfets pour lui assurer 60 à 70 % des suffrages par la fraude et l'achat de voix ! Des consignes en contradictions avec certains journalistes français qui parlent de mauvais résultats organisés par le Kremlin.

C'est que le mauvais résultat des libéraux mafieux autour de Poutine va de pair avec des résultats mitigés pour les partis pro-occidentaux libéraux et sociaux-démocrates, Parti Libéral Démocrate, Russie Juste et Iabloko.

Avec plus de 20 % des voix, malgré la fraude, l'implantation croissante du parti communiste, notamment chez les jeunes, et ses succès électoraux successifs démontrent l'attachement des russes au passé soviétique de leur pays, malgré les défauts de l'ancien système. L'enrichissement d'une clique d'anciens apparatchiks de l'ancien régime, un classique des pays qui perdent leur indépendance, a été de pair avec un effondrement social, une flambée du chômage, de la misère, de la corruption et une chute de l'espérance de vie pour la majorité de la population. Et le PCFR se positionne clairement en héritier de l'Union soviétique.

Ces bons résultats en Russie vont de pair avec ceux des partis héritiers du PC de l'Union soviétique comme en Lituanie et en Lettonie, des républiques baltes dont on dit dans les cours d'Histoire que les populations rejetaient le joug soviétique.

En Lettonie, par exemple, le Centre de l'Harmonie est désormais la première force politique du pays avec 28,39 % des voix aux élections du 17 septembre dernier. Cette coalition est menée par les communistes locaux (rebaptisés "socialistes" puisque le nom communiste est interdit là-bas !) et son secrétaire national, député européen depuis 2009, est tout bonnement l'ancien secrétaire du PC de la République soviétique de Lettonie du temps de l'URSS.

Plus au sud, ce sont les tchèques qui redonnent des couleurs aux communistes. Le Parti Communiste de Bohême et Moravie (PCBM) tourne habituellement autour des 15 % des voix, ce qui n'est déjà pas mal dans un pays où l'anticommunisme fait figure d'obligation. Avec une crise capitaliste qui touche également les tchèques, le gouvernement de droite local impose lui aussi une cure d'austérité dure à ses travailleurs. La prise de conscience des défauts naturels du capitalisme commence à percer le climat d'anticommunisme local et les sondages prédisent des résultats historiques au PCBM pour les élections 2012.

Ceci explique certainement la nouvelle tentative d'interdiction de ce parti par le pouvoir tchèque ? Ou comment casser le thermomètre pour cacher la fièvre ? Les kazakes connaissent le problème puisque le PC local, seule force d'opposition au pouvoir autocratique local, vient, lui, d'être interdit pour 6 mois pour... alliance électorale non autorisée. Une vraie démocratie dont les élections n'ont jamais été reconnues démocratiques par les observateurs internationaux. Mais que font les américains et Sarkozy ?

Ailleurs, en Europe, les partis communistes connaissent des progrès électoraux là où la mobilisation sociale où des problèmes sociaux et politiques majeurs leur offrent des possibilités de montrer leurs différences et les défauts du système capitaliste.

Ainsi, en Grèce, où la poussée électorale du KKE du début d'année se voit majorée dans les sondages électoraux de ces derniers mois. Ce résultat est le fruit de l'implication des communistes contre le plan de tiersmondisation de la Grèce du FMI, de l'Europe et du gouvernement d'union entre les socialistes, la droite et l'extrême-droite.

Au Portugal, le PCP et son alliance électorale avec les Verts, la CDU, ont connu également une poussée électorale l'an passé. La mobilisation sociale actuelle contre le plan d'austérité soutenu par le PS et la droite permet également au PCP de connaître une vague d'adhésions importante.

On pourrait citer le PC moldave, 48 % des voix l'an passé, ou bien le PC de Chypre (AKEL), au pouvoir sur l'île méditerranéenne. Sans parler des bons résultats de nos camarades espagnols, au sein de l'alliance Gauche Unie la semaine dernière ou la bataille des communistes belges du PTB contre l'austérité et pour la survie d'une Belgique unitaire.

Ailleurs dans le Monde, entre le Népal, l'Amérique du sud, l'Afrique du Sud, les exemples sont nombreux d'un mouvement communiste qui retrouve de la vigueur. D'ailleurs, ce sont 79 partic communistes du monde entier qui se retrouvent à Athènes en fin de semaine pour des rencontres internationales. Le PCF y sera.

C'est que le capitalisme démontre chaque jour qu'il a fait son temps.

Incapable d'assurer le minimum vital pour une partie de l'Humanité dont on qualifie pudiquement les pays de "Pays en Voie de Développement", l'anarchie égoïste générée par le capitalisme menace la survie écologique de la Terre, par un mode de développement basé uniquement sur le profit maximum et le gaspillage des ressources. Et ce sont désormais les populations occidentales, jusque là épargnées, qui connaissent des contre-réforme sociales importantes. L'enfoncement dans la misère de la population occidentale est en cours.

Une prise de conscience de la part des peuples de la réalité du système capitaliste se fait jour un peu partout dans le Monde.

Gageons que le peuple français ne reste pas à l'écart de ce mouvement général !

 

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 10:32

Selon notre bon ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, 200 000 étrangers nous envahiraient tous les ans. Et si ça continue, va falloir que ça cesse !

Claude Guéant étrangers

C'est une interviouve comme on les aime. Dimanche, Claude Guéant était l'invité de l'émission Le Grand rendez-vous Europe 1/I-télé/Le Parisien.

Morceaux choisis : "Nous acceptons sur notre sol chaque année 200.000 étrangers en situation régulière. C'est l'équivalent d'une ville comme Rennes, c'est deux fois Perpignan". Brrhh, ça fait peur ! "Moi aussi je trouve que c'est trop", a-t-il ensuite expliqué, validant du même coup le point de vue de Marine Le Pen. Avant de rappeler son objectif de diminuer ce chiffre de 10% en un an... "et nous allons tenir cet objectif", a-t-il ajouté à l'attention des quelques mécréants qui pourraient émettre l'hypothèse (saugrenue bien évidemment) que ce gouvernement ne tient pas ses promesses...

"Les statistiques, je n'y crois que lorsque je les ai moi-même falsifiées" disait Churchill...

1/ En 2009, selon les chiffres des services de Môssieur Guéant, 187 000 premiers titres de séjour ont été attribués. Contre 184 000 en 2008 et 172 000 en 2007. Et, à en croire notre sinistre ministre, 200 000 en 2011 ? Mais c'est une véritable hémorragie, citoyens ! Sous la présidence Sarkozy (d'origine hongroise et marié à une Italienne, faut-il le rappeler), les hordes d'étrangers s'abattent sur la France comme des nuées de criquets ! Aux armes...

Et Guéant est tellement génial qu'il propose de réduire ce chiffre à (200 000 - 10% =) 180 000... soit à peine mieux qu'en 2009 et surtout... 5% au-dessus du chiffre de 2007 ! De la belle ouvrage.

Guéant 200 000 immigrés

2/ Mais rassurez-vous, bonnes gens, car ces chiffres n'ont absolument aucune signification (*). Ils cumulent les tennismen sud-américains qui demandent un visa pour venir taper dans la balle à Rolland-Garros, les étudiants australiens qui débarquent pour faire un stage de 3 mois... et d'autres qui, eux, déboulent dans notre beau pays pour y rester un bout de temps... certes.

3/ Et donc... ? Et donc, c'est du grand n'importe quoi. Pour se faire une idée, c'est le nombre de titres de séjour en cours de validité qu'il faut étudier. Et là, surprise ! Fin 2006, les grand méchants étrangers en situation régulière se comptaient au nombre de 3 083 000. Fin 2007, ils n'étaient plus que 3 003 000 pour rebondir à 3 005 000 l'année d'après. Ce qui signifie simplement que lorsque des étrangers entrent en France, il y en a au moins autant qui en sortent, à quelques passeports près. Au pire, entre 2007 et 2008, on pourrait dire que le nombre d'étrangers en situation légale s'est accru de l'équivalent de la moitié des habitants de.... Lamotte-Beuvron ! Moins lyrique que Rennes ou Perpignan...

Guéant 200 000 immigrés

Et bientôt un ministère du tourisme et de l'identité nationale ?

(* Mise à jour 29/11/2011 09h30 : Les visas touristiques ne sont pas pris en compte dans ces chiffres, contrairement à ce qui était indiqué dans la première mouture)

Article pompé sur le site "les mots ont un sens"

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 14:04

La France rame, l'Espagne souque, l'Italie colmate, la Grèce écope... mais cela suffira-t-il à éviter le naufrage général ? Non, selon la Grande-Bretagne, qui se prépare au pire, y compris au rapatriement d'urgence de ses citoyens pris au piège de la zone euro.

L'histoire nous est contée par

The Telegraph. Il y a quelques jours, le gouvernement british a avoué le plus sérieusement du monde être en pleins préparatifs pour pallier à un effondrement bancaire généralisé de la zone euro. Un ministre de premier plan vient de préciser que ce n'était plus une hypothèse de travail, mais une quasi-certitude. Et l'impétrant d'enfoncer le clou : "c'est dans notre intérêt qu'ils continuent à jouer la montre parce que cela nous donne plus de temps pour nous préparer".

Les jeux sont faits, rien ne va plus...

Dernier petit détail, le Foreign Office a demandé à ses ambassades européennes d'élaborer des plans d'urgence pour aider les britanniques qui se trouveraient pris les doigts dans la crise. Deux cas de figure sont notamment évoqués : la fermeture des banques et... le déclenchement d'émeutes de grande ampleur !

Sinon, à part ça, tout va bien...

Article publié sur "les mots ont un sens"


Commentaire :

De quoi donner du grain à moudre à ceux qui annoncent l'explosion de la zone euro depuis un long moment déjà et qui prônent des initiatives de la part de notre gouvernement depuis bien longtemps (Relire : Crise de l'euro ? Face au discours dominant, des solutions alternatives existent  et Sortir de l'Euro 1/2 ? L'avis de Jacques Nikonoff, ancien président d'Attac  et aussi Sortir de l'Euro 2/2 ? L'avis d'André GERIN, député communiste ).

L'euro et l'Union Européenne constituent un carcan pour la France où le libéralisme sert à la fois de cap et de boussole.

Chacun sent bien que la catastrophe n'est pas loin mais les dogmes capitalistes qui sont à la base de l'euro et de l'Europe rendent incontrôlable la situation et ce n'est pas l'équipage politique actuel, entre libéraux de droite, nationaux libéraux et sociaux libéraux qui risque d'y changer quelque chose !

Sortir de l'euro, c'est prendre les canaux de sauvetage du Titanic !

Sortir du capitalisme, ce serait organiser une mutinerie pour changer d'équipage et de cap... et éviter la catastrophe !

Solidaire

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