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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 09:36

L’annonce d’un référendum en Grèce sur le « plan de sauvetage » adopté par l’Union européenne mercredi dernier créé une secousse politique et économique dans toute l’Europe. Alors, pour un référendum ou pas ? Et pour décider quoi ?

Un texte de David Pestieau, pour le PTB (Parti du Travail de Belgique)

« Une décision irresponsable », « cela apporte une grande insécurité sur les marchés », « Les Grecs ne peuvent pas décider seuls » : les chefs d’État, les banques et les multinationales ont dénoncé la décision du premier ministre grec Papandréou de convoquer un référendum sur « le plan de sauvetage » européen.

Pour les dirigeants de l’Union européenne, la démocratie, c’est bon pour le printemps arabe, mais ce n’est pas d’application pour leurs propres peuples qui ne peuvent pas s’exprimer sur des décisions capitales pour leur avenir. Ni sur la gouvernance européenne qui cadenasse une politique d’austérité et antisociale pour les dix ans à venir. Ni sur « le plan de sauvetage » de la zone euro de 1000 milliards et la recapitalisation des banques, qui n’est autre qu’un plan de sauvetage des banques et du capital financier. Les Grecs non plus ne peuvent décider de leur sort. Rappelons que « l’aide à la Grèce » n’a pas servi à venir en aider aux Grecs : 97 % des fonds avancés à la Grèce ont, en réalité, servi à rembourser les grandes banques étrangères, allemandes et françaises en tête. Tout cela au prix de dix ans d’austérité et une dette publique ramenée, dans le moins pire des scénarios, à 120 % du PIB. Et, entre-temps, un Grec sur quatre est sous le seuil de pauvreté, près d’un jeune sur deux sans emploi et les pensionnés ont moins de 400 euros de pension.

« Fermez-la, nous décidons pour vous » est donc le slogan de la dictature de l’Union européenne de Merkozy, du FMI et de la Banque centrale européenne. Mardi, les marchés, autrement dit les banques, les spéculateurs et les millionnaires, votaient déjà : en faisant chuter les Bourses, ils ont déjà commencé leur immense chantage envers les peuples européens et le peuple grec en particulier.

Solution démocratique ?

Le référendum lancé par Papandréou est-il alors une solution démocratique ? Pas vraiment.

D’abord parce que les dirigeants de l’Union européenne, qui ont acté que le référendum aurait lieu, ont déjà décidé d’imposer à la Grèce la question qui sera posée et du cadre du référendum : le référendum devra avoir lieu avant fin décembre, il devra poser la question de l’appartenance à la zone euro et non l’approbation ou non du « plan de sauvetage » (qui lui serait voté au Parlement grec). Et, entretemps, la Grèce ne recevra plus d’aides de l’Union européenne et du FMI. On met ainsi la corde autour du cou des Grecs et on leur demande de la serrer par leur vote.

Ensuite parce que Papandréou veut un référendum et obtenir un « oui » sous la contrainte pour briser le mouvement populaire en cours en Grèce. En effet, les grèves et manifestations s’élargissent ces dernières semaines. Il y a le mouvement de désobéissance civile contre le paiement de nouveaux impôts. Banques, millionnaires, multinationales estiment que la situation est devenue incontrôlable et qu’ils ne peuvent plus continuer à appliquer leur politique sans risquer à plus ou moins brève échéance une forme de soulèvement populaire. 

Et Papandréou veut éviter de convoquer des élections dans un contexte où les partis traditionnellement au pouvoir sont discrédités : le parti socialiste a moins de 15 % d’intentions de vote et le parti de droite, la Nouvelle Démocratie, 22 %. En organisant un référendum, il peut exercer un chantage odieux sur les électeurs en exigeant d’eux qu’ils apportent leur soutien à la politique actuelle de l’Union européenne.

La peste ou le choléra

Tout va être fait pour obliger les électeurs à voter oui, en les forçant à admettre « démocratiquement » que c’est la moins mauvaise solution. Puis en utilisant ce vote pour réprimer le mouvement populaire. Et si les Grecs votent non, on leur promet l’expulsion de la zone euro, la faillite du pays... Sans compter qu’on pourrait les amener à revoter jusqu’à ce qu’ils disent oui, comme on l’a fait avec les Irlandais et le traité de Lisbonne.

En réalité, ce référendum, c’est le choix entre la peste et le choléra. Il ne s’agit pas de voter pour ou contre un traité européen. Il ne s’agit pas de se prononcer sur qui doit payer la crise. Il s’agit de voter comment le peuple doit se soumettre et comment il va payer la crise provoquée par le capitalisme. « Nous refusons le chantage éhonté et l’intimidation idéologique prenant le peuple pour cible », a réagi le Parti communiste de Grèce (KKE) qui, avec le front syndical de lutte PAME, a grandement inspiré le mouvement populaire en cours en Grèce. « Le chantage ne passera pas. L’annonce du Premier ministre sur le référendum signifie qu’un vaste appareil va être mis en place pour forcer la main au peuple, le gouvernement et l’Union européenne se saisiront de tous les moyens à leur disposition, avec menaces, provocations afin de soumettre la classe ouvrière et les couches populaires, pour arracher un “Oui” pour le nouvel accord. »

Aussi le KKE appelle à un grand rassemblement au centre d’Athènes le vendredi 4 novembre. La résistance du peuple grec a besoin de notre solidarité. Ceux qui ont provoqué la crise doivent la payer. Plus que jamais : « Nous sommes tous des Grecs ! »

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 15:39

La pression des banques, du FMI et des grandes puissances capitalistes auront fait fléchir le premier ministre grec : il n'y aura pas de référendum sur le plan d'austérité. C'est donc officiel : ce ne sont plus ni le peuple, ni le gouvernement grec qui gouvernent à Athènes mais bien les marchés financiers !

Le projet de référendum sur l'austérité annoncé par Georges Papandréou, le premier ministre grec, aura fait long feu. il aura suffi de menaces de représailles financières par Paris, Berlin et la Banque Centrale Européenne pour que le chef du gouvernement socialiste recule.

Il fallait voir les propos tenus par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, relayant la colère des marchés financiers et des banques pour comprendre l'inquiétude des profiteurs de la crise d'une éventuelle consultation du peuple grec ! Merkel parlait de "trahison" !

Trahison de classe, serait-on tenté de dire ! Le référendum avait des chances de remettre en cause un plan d'austérité qui fait les beaux jours des patrons grecs et des banques étrangères ! En effet, 92 % de l'argent prêté par l'Europe pour "sauver la Grèce" va directement dans la poche des banques. Pour rembourser les dettes grecques, soi-disant.

En même temps, le plan d'austérité mis en place par le PS grec avait le soutien d'un patronat local, trop heureux de voir casser la législation du travail, les conventions collectives et la notion même de contrat de travail ! Les spéculateurs attenaient avec impatience la liquidation de plusieurs services publics : il y avait de l'argent à placer pour des dividendes à venir !

Un NON au référendum, c'était tirer un trait sur tous ces bénéfices garantis ! On comprend que les "marchés" aient été fâchés et qu'ils aient envoyé leurs chefs d'Etat enguirlander celui qui trahissait ainsi leurs intérêts financiers ! Et pourquoi pas annuler la dette pendant qu'il y était ?

Papandréou a donc cédé.

Le peuple grec ne tranchera pas par référendum. Bon. Mais sera t-il consulté sur la légitimité du pouvoir actuel ? Probablement que non : droite et socialistes se sont mis d'accord pour soutenir le gouvernement en place. En cas d'élections anticipées, leur déroute s'annonçait forte !

Curieusement, malgré les manifestations répétées du peuple grec, les "démocraties" occidentales n'appellent pas à un "printemps grec" ? Il faut croire que la démocratie ne devient un ragument que s'il y a quelque chose à glaner pour nos affairistes !

Non consulté par référendum, non consulté par voie électorale, le peuple grec a donc un gouvernement qui est placé sous la surveillance de la Banque Centrale Européenne, comme l'affirme cette dernière, et qui voit son avenir dicté par des agences de notation privées et liées aux milieux financiers.

La Grèce, qui a inventé la démocratie il y a quelques millénaires, est devenu un territoire expérimental pour les capitalistes du monde. Expérimental car ce qui se passe en Grèce va nous arriver, soyez-en sûrs !

Car, évitons de croire à cette propagande honteuse des médias qui veut nous faire croire que le peuple grec a vécu aux crochets de l'Europe ces dernières décennies ! Comme partout, les jeunes étudient en espérant trouver un bon boulot, les familles rêvent vacances, maison et avenir de leurs enfants,...

Comme partout, certains magouillent, fraudent le fisc... Comme partout et comme en France ! Souvenez-vous que Liliane Bettencourt ne paie que 7 % d'impôts sur ces revenus, grâce aux nombreuses niches fiscales, quand un salarié paie entre 15 et 20 % ! Et que dire de ce numéro d'octobre du Figaro magazine titrant "comment ne pas payer d'impôts ?"... Et parlons des entreprises qui ne paient pas l'URSSAF ou fraudent aux impôts !

Cette image de voleurs donnée aux grecs visent à montrer du doigt un pays entier pour faire croire qu'il a mérité ce qui lui arrive. De la propagande pour éviter la solidarité entre travailleurs de France et travailleurs de Grèce.

Mais, méfiance ! D'autres suivront et Europe oblige, on nous dira bientôt qu'il faut que les français s'alignent sur les règles fiscales et sociales des pays les plus désavantagés.

Les patrons le savent et le souhaitent

Les chefs des patronats allemand, français et italien ont lancé le 8 octobre un « appel commun » qui réclame « une union politique et économique plus forte, en lançant sans délai une initiative pour un nouveau Traité ».

Le texte cosigné par le président du BDI allemand, la présidente de la Confindustria italienne et celle du Medef français s’intitule sans ambiguïté : « Pour une Europe plus intégrée ». Dès la première phrase, les signataires martèlent : « nous, les présidents des trois plus grandes organisations d’entreprises de la zone euro (…) affirmons notre engagement total en faveur d’une intégration européenne plus poussée ».

Avec la règle d'or qui institutionnalise l'austérité, ce gouvernement européen supranational continuerait le travail mené actuellement en Grèce sans que les peuples et leurs élus ne puissent s'y opposer. Une dictature de la finance à l'échelle européenne : quel bonheur pour le patronat !

A l'inverse, c'est bien d'une reprise en main de l'économie par les politiques et les citoyens dont a besoin l'Europe.

En finir avec la dictature des marchés, créer les moyens publics de financer l'emploi et la recherche, donner des droits d'intervention des représentants du personnel dans les entreprises et réformer la démocratie française pour en améliorer le fonctionnement, voilà ce que portent les communistes et leurs partenaires du Front de Gauche.

Pour qu'à l'avenir, la France ne finisse pas, elle aussi, sous le contrôle des marchés financiers, il ne suffira pas de battre Sarkozy en 2012, il faudra se doter d'une majorité qui souhaite réellement tordre le cou à l'austérité, renier cette rente pour les marchés financiers qu'est la dette et imposer une politique industrielle et fiscale au service de la Nation et des travailleurs.

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 10:12

Après les députés André Chassaigne en juin et Daniel Paul ces derniers jours, c'est le député européen Jacky Hénin qui s'est rendu chez M-real ce mercredi pour soutenir les salariés et les élus locaux, Gaëtan Levitre et Jen-Luc Lecomte en premier. A chaque fois, la même idée : servir l'intérêt des salariés et de la population.

Nous n'avons de cesse de le dire sur ce blog : le combat autour de la papèterie M-real est emblématique !

La survie de la papèterie d'Alizay, c'est d'abord la survie de 700 emplois dans la vallée de l'Andelle, soit autant de familles qui ne connaîtront pas les affres du chômage en cette période difficile.

Mais, la survie de M-real est porteuse également de valeurs fortes : c'est une usine rentable qui porte des projets de développement tournés vers le développement durable et la protection de l'environnement. Fermer un outil comme celui-là serait anti-économique, immoral et contraire aux messages nationaux autour de l'environnement.

D'autre part, il s'agit de la dernière papèterie française dans son genre. Elle offre des débouchés au bois haut-normand, ce qui permet indirectement de maintenir 1 000 emplois dans cette filière bois normande.

Rendre audible la lutte des salariés de M-real

Par son ampleur en termes d'emplois, d'environnement et de filière, les salariés ont bien compris qu'il fallait dépasser le cadre de la simple lutte locale et aller réclamer une prise en charge nationale du dossier. Surtout quand l'actionnaire est loin d'ici, en Finlande ! C'est la raison de l'interpellation du Préfet, représentant de l'Etat dans le département, et de Bruno Le Maire, ministre de tutelle de la filière bois.

Cette nécessité de "nationaliser" le conflit des M-real, les communistes et leurs élus l'ont compris également.

Autour de Gaëtan Levitre, maire et conseiller général communiste, c'est la fédération communiste de l'Eure, aidée de celle de Seine-Maritime, et les élus communistes qui se sont mis au service de ce conflit. C'est ce qu'a rappelé Jacky Hénin, notre eurodéputé, hier, devant les salariés de M-real : "les élus ne sont pas DEVANT les salariés mais AVEC".

Depuis deux ans, Gaëtan Levitre n'a pas ménagé ses efforts pour soutenir les salariés, les encourager à se battre, et agrandir le soutien à cette lutte, d'abord auprès de la population du canton et des élus locaux, puis plus largement, au niveau régional et national. La venue d'élus nationaux comme le député communiste auvergnat André Chassaigne, spécialiste des questions de ruralité et d'agriculture, en juin dernier, participait de cette idée.

M-real fait désormais la Une des médias régionaux. C'était le cas samedi avec la journée portes-ouvertes et ses 2 500 visiteurs. C'était le cas ce mercredi avec la venue du député européen communiste Jacky Hénin.

Aujourd'hui, qui ne connait pas en Haute Normandie, la papèterie M-real et son conflit ?

Forcer l'Etat et le gouvernement à agir

Face à un actionnaire finlandais qui se contrefiche de l'avenir de la vallée et de ce que deviendront les 700 salariés de la papèterie, l'interpellation de l'Etat est une évidente nécessité. On le voit aujourd'hui avec le refus des finlandais de céder le site aux deux candidats en lice.

La médiatisation de la lutte et les nombreuses manifestations des salariés (2 marches pour l'emploi, plusieurs blocages de rond-points, péages gratuits, actions à Paris) ont forcé le gouvernement à se saisir du dossier.

A l'heure actuelle, même si Bruno Le Maire fait acte de présence, le blocage des finlandais est le point décisif sur lequel le gouvernement montrera son intérêt et son efficacité dans ce dossier ou sa passivité et son incapacité.

Pour cela, les élus communistes nationaux, comme nos députés hauts normands Daniel Paul et Jean-Paul Lecoq, ne ménagent pas leurs efforts pour maintenir la pression sur le gouvernement.

La venue de Jacky Hénin hier constitue un nouveau cap. Informé du dossier depuis quelques mois déjà, notre eurodéputé a tenu à venir pour conseiller les salariés, les soutenir dans un moment particulièrement intense et fatidique de leur lutte et, également, porter le dossier au niveau européen.

La proposition des communistes d'expropriation du site repose sur des aspects juridiques sérieux. La rencontre entre l'eurodéputé, les représentants du personnel, le conseiller régional communiste Jean-Luc Lecomte et Gaëtan Levitre, visait à expliquer cette proposition et à mettre en route la démarche juridique qui y mène.

Assurer un avenir à l'entreprise

A partir du projet des salariés, notamment la chaudière biomasse et le désencrage, les communistes et leurs élus ont bataillé ferme pour que soient reprises ces propositions d'abord par la Région puis par l'Etat. L'intervention des élus communistes à la Région, Jean-Luc Lecomte en particulier, a été décisive.

La situation de blocage actuelle a amené les communistes à hausser encore leur niveau de soutien aux salariés de M-real. Plusieurs milliers de tracts spécifiques ont été distribués sur le département par les militants communistes pour informer la population de cette lutte et des propositions existantes et appeler au soutien des salariés de M-real.  Sur les cantons de Saint André et Nonancourt, ce sont près de 1 500 tracts qui ont été distribués !

Le caractère décisif de la période pour la survie de l'entreprise nous a amené également à augmenter la présence de nos élus à tous les niveaux : élus municipaux, conseillers généraux, conseillers régionaux, députés et eurodéputé, tout le monde est mobilisé !

Parce que nous ne concevons pas que notre pays, notre région, puissent survivre sans emplois industriels, parce que M-real est une entreprise qui a beaucoup d'avenir, nous soutenons les salariés de M-real depuis le début et nous les soutiendrons jusqu'à la victoire, jusqu'à leur victoire !

Ce soutien quotidien aux luttes, aux gens qui souffrent, pratique comme théorique, fait la particularité des communistes. En ce sens, être utile aux salariés et à la population, c'est le rôle des élus communistes. Leur présence auprès des M-real en est la traduction et la preuve.

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Jacky Hénin au micro devant les salariés de M-real.

 A ses côtés, Gaëtan Levitre

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Arnaud et Gaëtan Levitre, Jacky Hénin, Jean-Luc Lecomte au côté des salariés de M-real

 

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 09:35

Entre deux reportages catastrophes sur la crise grecque, les médias font de la propagande contre les courants de pensée anticapitalistes : faut bien défendre le système, non ?

Le référendum annoncé par le premier ministre grec fait la Une des médias depuis son annonce. Il faut dire que ce vote fait peur aux marchés financiers et à ceux qui les servent, à la tête des Etats : et si le peuple grec refusait le diktat des marchés ?

Les communistes grecs sont opposés à ce référendum. Ils craignent une forte campagne de peur menée autant depuis l'ntérieur par les partisans de l'austérité (Socialistes, droite et extrême-droite) que de l'étranger (FMI, Europe,...). Pour le Parti communiste grec, la majorité actuelle étant disqualifiée par la rue, ce sont des élections anticipées qu'il faudrait convoquer.

A voir les pressions européennes et les cris de colère des gouvernements occidentaux, cette campagne de peur a déjà commencé !

Référendum ou élections anticipées, en tout cas, on ne peut pas dire que l'expression libre et démocratique du peuple grec plaise à nos gouvernements et aux banquiers ! Le terme de "trahison" a été utilisé par Merkel et nombre de journalistes "économistes" (perroquets des marchés) dénoncent ce référendum en considérant que les citoyens grecs ne sont pas qualifiés pour juger de la justesse du plan d'austérité qu'on leur impose !

La voilà cette démocratie occidentale ! Quand il s'agit de choisir qui va inaugurer la salle des fêtes du coin ou remettre des médailles aux anciens combattants, les citoyens peuvent s'exprimer. Quand il s'agit de décider de choix cruciaux pour l'avenir du pays, sur la société et le monde dans lequel vont vivre les petits grecs, sur le choix à faire pour rembourser une dette dont les citoyens ne sont pas responsables, les partisans du système considèrent qu'ils doivent décider entre eux, entre "experts" du capitalisme : politiciens du système, journalistes, spécialistes des marchés ou banquiers !

La crainte, au final, c'est que les grecs pénalisent ceux qui sont responsables de la crise, les spéculateurs et les banquiers !

Etape 1 : diviser

Alors, on salit le peuple grec pour que les autres peuples de l'Europe considèrent la lutte des grecs comme une lutte égoïste de gens qui ont abusé de privilèges, de corruption et de fraude fiscale et qui refuseraient de régler l'ardoise. C'est le même type de discours, avec des arguments un peu différents, que l'on entend sur les privilèges des fonctionnaires, sur les "gros" agriculteurs, sur les fainéants de chômeurs ou de érémistes, etc... !

Isoler pour diviser, c'est une technique pour éviter le développement d'une solidarité de classe et ainsi empêcher toute contagion !

Nos gouvernements ont peur du peuple, c'est connu. Comme en Grèce, nous vivons dans une démocratie de façade. Le droit au référendum, tant vanté par Sarkozy dans sa réforme constitutionnelle, a été la première chose qu'il a trahi en arrivant au pouvoir avec la signature du traité de Lisbonne CONTRE le vote souverain du peuple français en 2005, sur son petit frère, le TCE. Il faut dire que l'opposition officielle, le PS, n'a pas brillé par sa véhémence contre cette trahison ! Il est vrai qu'elle était pour le TCE en 2005 et qu'elle ne risquait pas d'empêcher l'adoption du traité de Lisbonne en votant contre...

Etape 2 : discréditer toute opposition sérieuse

Parallèlement, il faut dénigrer et réprimer toute opposition potentielle. C'est une tâche particulièrement dévolue aux médias.

Lors de la campagne de 2005 sur le Traité Constitutionnel Européen, que n'a t-on entendu de qualificatif sur ceux qui, à gauche, appelaient à voter contre ce traité ! Tous les médias (sauf l'Huma, cqfd) étaient derrière la classe politique officielle : PS, Verts, Modem, Nouveau Centre, UMP. Être de gauche et contre le TCE, c'était être nationaliste, égoïste, partager les idées de Le Pen, être raciste, antieuropéen,...

Depuis quelques années, ce sont aussi les mouvements altermondialistes qui sont l'objet de toutes les critiques. Là, il y a association des médias et du gouvernement pour isoler ces mouvements.

L'exemple du G20 qui commence à Nice est exemplaire : des reportages successifs nous montrent des exercices de police contre d'éventuels actes terroristes (attentats chimiques compris) ou violences de la part des altermondialistes. Ben oui ! Manifester contre les sommets internationaux, c'est être un terroriste potentiel !

Sur TF1, la chaîne du groupe Bouyghes, un officier de police se félicitait du refoulement à la frontière italienne de 1 200 manifestants lors du sommet Euro-Méditerranée au printemps. Certains avaient même "des banderoles" selon le policier !... Quand on vous dit qu'il s'agit de terroristes !...

Pour ce sommet du G20, l'espace Shengen est suspendu. En clair, les frontières sont rétablies entre la France et l'Italie pour permettre de fermer la frontière aux "indésirables". Rassurez-vous, les chefs d'Etat pourront venir, eux, mais pas leur opposition ! Et, rassurez-vous aussi pour les capitaux, ceux-ci continuent de circuler librement !...

Il est probable que ces contrôles n'empêchent pas quelques casseurs soi-disants anarchistes (les fameux black-blocks) de passer au travers des mailles du filet. Comme à chaque fois, ils créerront des incidents qui permettront aux forces de l'ordre (capitaliste) de charger tout le monde ! C'est ce qui se passe actuellement en Grèce et qui a provoqué le décès d'un militant communiste le 19 octobre. Ces groupes, finalement, sont bien utiles... pour le pouvoir !

L'idée, là, est de faire peur à d'éventuels manifestants. Entre menaces terroristes, violences et risques de se faire interpeler, certains hésiteront avant de se déplacer. S'ils arrivent à se déplacer !

Etape 3 : taire les infos gênantes

Une autre idée est de ne pas parler de ce qui risque de déranger le ronron politicomédiatique. C'est ainsi que certaines informations venant de l'étranger sont tronquées, déformées ou bidonnées. Le but est qu'elle correspondent à ce que le système attend d'elles.

On l'a vu avec la Libye dont on sait désormais à quel point tout le discours gouvernemental, repris en coeur par les médias, n'était que de la propagande pour cacher un coup d'état qui a permis aux occidentaux de faire main basse sur les richesses de ce pays et d'éliminer un dirigeant qui affirmait en savoir beaucoup sur nos élites politiques.

On le voit actuellement avec la Syrie, dans un concert de calomnie contre un régime qui ne plait pas aux Etats-Unis et aux régimes occidentaux alors que rien n'est dit contre le régime yéménite ou les dictatures pétrolières de Bahreïn ou d'Arabie Saoudite.

Récemment, la présidente argentine a été réélue triomphalement pour un second mandat avec plus de 53 % des voix au premier tour. Pas de reportage de fonds de nos médias sur ce mystère alors que le notre de Président, risque lui de se prendre une veste mémorable ! Cela aurait pu être instructif !

Seul TF1 (encore !), s'est fendu d'un reportage pour dénoncer les achats de voix par les partis politiques argentins. Evidemment, la présidente Cristina Kirschner aurait été réélue grâce à ça !

Bien évidemment, aucun journaliste ne rappellera que l'Argentine a connu une crise effroyable dans les années 90, que sa monnaie et son économie avaient plongé, que les capitaux avaient lachement quitté le pays, laissant des entreprises sans patrons et des salariés sans salaires. Comment le pays est-il sorti de l'ornière ? Cela pourrait être intéressant dans notre situation ! Mais non. Pas de reportages.

C'est que l'Argentine a dit merde aux marchés, à protéger ses productions et que la présidente Kirschner, depuis cinq ans, met en place une politique sociale de haut niveau, pour redistribuer les richesses et rétablir une couverture sociale de qualité. Le contraire de ce que font l'Europe et la France !

Ne pas parler de l'Argentine, l'un des pays émergents le plus en vue avec le Brésil et l'Inde, c'est taire une voie économique alternative, une solution de gauche à la crise du capitalisme !

De la même façon, les médias invitent régulièrement responsables UMP et PS, parfois le Modem ou les Verts, souvent Marine Le Pen, dans des exercices de style autour de la protection du capitalisme. Moins de social pour l'un, moins de fonctionnaires pour l'autre, moins d'immigrés ou plus d'impôts, finalement, c'est toujours autant de capitalisme ! Et personne ne dénonce la dictature des marchés financiers, celle qui met la Grèce à genou et exige le sacrifice suprême au peuple grec !

L'alternative existe. Avec les communistes et le Front de Gauche.

Mais ça, les médias ne veulent pas l'entendre. ils n'écoutent que la vois de leurs maîtres.

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 10:25

Sous la pression populaire, la majorité socialiste grecque se délite. Papandréou est contraint au référendum.

C'est la nouvelle qui fait trembler les marchés capitalistes, les banques et les régimes occidentaux : le gouvernement grec recule face à la pression populaire et a décidé d'organiser un référendum sur les mesures d'austérité qu'il a mis en place depuis plusieurs mois.

Face aux mobilisations populaires massives, près de 200 000 manifestants les 19 et 20 octobre, autant pour la fête nationale du 28, de plus en plus de députés socialistes refusent de soutenir leur propre gouvernement. Le premier ministre socialiste Pandréou ne compte plus que sur 153 députés sur 300 au Parlement.

Le risque est grand d'un refus net des mesures d'austérité par un peuple étranglé par son gouvernement, menacé par l'étranger et outré des largesses dont bénéficient les plus riches. Seul 12,6 % des grecs soutiennent ces mesures selon un sondage fait récemment.

C'est la panique dans le monde des affairistes et chez nos politiciens européens ! Et si les grecs disaient non ?

Les commentaires vont bon train. Certains économistes des médias considèrent qu'il ne faudrait pas demander l'avis des peuples : trop cons les citoyens ? Comment qualifie t-on un régime où le pouvoir prend de graves décisions et enfonce son peuple dans la misère sans que celui-ci ne puisse s'exprimer ?... Des limites de la démocratie en régime capitaliste.

Cette première décision risque évidemment d'être un facheux précédent pour d'autres régimes capitalistes qui envisagent également des plans d'austérité. C'est le cas de l'Italie... ou de la France.

Un référendum a ses limites. On sait ce que Sarkozy a fait du vote des français contre le Traité Constitutionnel Européen en 2005 : il s'est assis dessus (pour rester poli).

Néanmoins, si le peuple est souverain, c'est à lui de trancher, en toute connaissance de cause, lorsque des décisions modifient profondément l'organisation sociale et les conditions de vie du peuple. Notamment quand les gouvernements sont massivement désavoués par le peuple, comme en Grèce, en Italie et en France.

Comme en Grèce, le peuple français doit pouvoir s'exprimer librement sur les décisions prises par le gouvernement des Sarkozy, Fillon et Le Maire.

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 08:50

Pogrom anti-noirs, assassinats de prisonniers et de Kadhafi, Charia... Et la France serait inattaquable ?

Depuis des mois, les signaux provenant de Libye sont effrayants et effarants. Tout laissait à penser que le nouveau pouvoir libyen, le Comité National de Transition, fomenté et armé par l'OTAN, allait remplacer la dictature de Kadhafi par un régime pire pour les libyens. La réalité le prouve.

Dès le mois de mars, les communistes se sont exprimés contre l'intervention militaire en Libye. Les députés communistes, emmenés par Jean-Jacques CANDELIER, ont été les seuls à voter contre l'intervention militaire de l'OTAN en Libye.

On ne règle jamais un conflit interne en bombardant pendant des mois un pays et en armant des rebelles dont on connait le pedigree criminel !

Entre islamistes d'Al Qaïda, condamnés pour attentats, et anciens membres du pouvoir kadhafiste, il y avait là un cocktail puant dès le départ. Chacun le savait.

La démocratie et l'intérêt des libyens n'ont jamais été les objectifs des occidentaux, des Etats-Unis, de la France et du Royaume-Uni en premier lieu. C'est bien le contrôle des richesses libyennes, pétrole en tête, et l'élimination d'un régime trop indépendant qui ont primé !

Cette rébellion, armée dès le deuxième jour et équipée de milliers de drapeaux sortis de nul part, est la création de puissances occidentales qui ont vu dans le printemps arabe des pays voisins l'occasion de se débarasser d'un dirigeant gênant en maquillant un coup d'état de l'étranger en révolte populaire.

Où a t-on vu que des civils désarmés sont capables de battre une armée entrainée et sur-équipée ?

Les bombardements de l'OTAN ont commencé sous un mandat de l'ONU qui visait momentanément à protéger des populations civiles qui n'ont, de fait, jamais été vraiment menacées par l'armée libyenne.

Au lieu de cela, c'est à un véritable pilonnage du pays, de ses infrastructures civiles et des villes dont la population soutenait Kadhafi auquel nous avons assisté. On parle de 50 000 morts : est-ce cela la protection des civils libyens ?

Va t-on mettre sur le dos de Kadhafi la destruction quasi-complète d'une des villes les plus moderne d'Afrique, Syrte ?

Au cours de ces huit mois de conflits, de nombreuses associations de défense des Droits de l'Homme ont alerté les médias et les régimes occidentaux des crimes commis par le CNT contre les noirs et les touaregs, lors de véritables pogroms. De nombreux relevés ont été faits d'exécutions sommaires de partisans de Kadhafi prisonniers du CNT. Même l'OTAN s'est vantée d'avoir tué un fils et deux petits enfants de Kadhafi, au début du conflit, dans le bombardement de sa résidence de Tripoli...

Il y a quelques jours, enfin ! Les médias ont commencé à s'interroger sur ce qui se passe en Libye. L'assassinat de Kadhafi, prisonnier du CNT, a été l'élément déclencheur.

On sait désormais qu'il avait été repéré depuis plusieurs semaines par des drones américains et par les forces spéciales françaises (présentes sur le terrain en toute illégitimité). Le bombardement de son convoi visait déjà à le tuer. Manque de bol ! Il en réchappe. Son assassinat par balles par des hommes du CNT tombe à point nommé pour faire taire un dictateur qui aurait certainement eu de quoi salir l'image de blanches colombes que se donnent nos dirigeants occidentaux.

Les images de son corps exposé comme un trophée, son soi-disant enterrement en catimini, en plein désert, sans information de sa famille (celle qui a survécu), salissent ces "libérateurs" et leurs soutiens occidentaux.  Dictateur ou pas, il s'agit d'un mort auquel toute personne civilisée doit le respect.

Pire ! On apprend que son corps aurait été brûlé près de Misrata et ses cendres jetéés en pleine mer : un crime dans la religion musulmane. Faut-il que ce cadavre fasse peur à ce nouveau pouvoir ? Qu'ont-ils à craindre d'un mort, eux dont on nous dit, ici, qu'ils sont considérés comme des héros par tous les libyens ?...

Et maintenant, alors que la ville de Tripoli est sous le contrôle armé de troupes islamistes d'Al Qaïda, le nouveau pouvoir libyen, pouvoir autoproclamé (c'est démocratique ça ?), annonce l'instauration de la Charia, l'interdiction des divorces et le rétablissement de la polygamie. Un grand bond en avant pour le peuple libyen... vers le Moyen-Âge obscurantiste !

Loin des déclarations humanitaires et du discours démocratiste du début du conflit, ces 8 mois de bombardements en Libye et de soutien au CNT n'auront conduit qu'à un effroyable bain de sang, à la destruction des principales infrastructures civiles du pays, comme en Iraq, et au remplacement d'un pouvoir laïc par un pouvoir islamiste.

Avec un bilan aussi horrible, pas étonnant que Alain Juppé, sinistre de la guerre, n'ai trouvé que la démagogie pour défendre cette intervention armée, mardi dernier. Refuser d'intervenir aurait été soutenir Kadhafi : ah bon ? On est étonné alors de ne pas voir la France intervenir au Yémen, où là, pour de vrai, les civils sont massacrés, ou bien dans l'émirat de Bahreïn où les manifestations civiles ont été militairement réprimées par l'armée locale et l'armée saoudienne sans que personne ne crie au scandale ? Et on aimerait comprendre comment il faut considérer l'accueil chaleureux et en grande pompe de Kadhafi par Sarkozy en France il y a quelques années ?...

Même certains journalistes tentent de justifier l'injustifiable en minimisant les crimes commis par le CNT ou même, c'est fort !, l'instauration de la Charia.

Tristesse d'une France qui n'a jamais tourné la page de son passé colonial et n'a toujours pas digéré son échec en Algérie !

En tout cas, en regardant huit mois en arrière, je suis fier d'avoir été, avec mes camarades communistes, contre cette intervention en Libye !

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 08:42

Une entreprise viable économiquement, durable dans sa production et qui intéresse deux repreneurs sérieux risque de fermer par ce que le groupe finlandais qui en est propriétaire refuse de la céder à de potentiels concurrents. 700 emplois sont menacés, 330 directement, les autres via les sous-traitants.

Pour les communistes, c'est au gouvernement de prendre ses responsabilités : il faut forcer M-real à vendre ce site, fleuron de l'industrie papetière française !

Le PCF et ses élus, Gaëtan LEVITRE en tête, restent solidaires des salariés et soutiennent, encore et toujours, les projets de diversification présentés par leurs syndicats, des projets durables de chaudière biomasse (à base de bois), de désencrage de papier,... dans le cadre de port fluvial sur Alizay.

Nous continuons d'affirmer qu'il ne peut y avoir développement économique sans maintien d'un tissu industriel car c'est la production qui crée les richesses qui permettent aux services de vivre.

En ce sens, nous en appelons également à la Région et au Département de l'Eure pour qu'ils prennent également leur part de responsabilité dans le cadre du programme de développement voté par la Région lors des Assises Régionale de l'Industrie.

Cette bataille pour la survie de M-real est emblématique.

Laisser mourir un site rentable et qui a de l'avenir, c'est le symbole d'un capitalisme ravageur, la preuve que ce système n'est pas au service des Hommes et de la Société, mais bien au service exclusif de l'argent et des actionnaires.

Parce que cette bataille est symbolique, parce qu'elle concerne un territoire proche et parce que le principal responsable à droite de cette situation est le futur candidat à la députation dans notre circonscription, Bruno Le Maire, nous devons exprimer notre soutien aux salariés de M-real !

Un tract départemental du PCF précise nos analyses et nos propositions pour la papèterie M-real (voir en dessous). Il sera distribué à 1 500 exemplaires sur le département. Si vous souhaitez en obtenir ou en distribuer, laissez un message dans les commentaires !

Samedi 29, toute la journée, les salariés de la papèterie vous accueillent sur le site pour une journée portes ouvertes avec démonstration de fabrication de pâte à papier. Nous vous invitons à aller à leur rencontre pour montrer votre solidarité : plus il y aura de monde, plus le gouvernement se sentira obligé d'intervenir !

Un référé contre la fermeture a été déposé par le comité d'entreprise au Tribunal d'Evreux. Ce référé passera probablement mercredi 2 novembre. Une manifestation de soutien se tiendra devant le tribunal. Nous vous informerons sur ce blog de l'horaire précis.

Ensemble, nous devons montrer notre attachement à nos industries. il en va de notre avenir et de celui de nos enfants.

Cliquez sur le tract pour l'agrandir :

Tract M-real 25 octobre 2011 p1

Tract M-real 25 octobre 2011 p2

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 13:13

Le chômage continue de grimper mais la droite n'a que le mot austérité à la bouche !

Le nombre de demandeurs d'emploi sans activité en France métropolitaine a nettement progressé en septembre, de 0,9% avec 2,780 millions de personnes touchées, soit 26.000 de plus. Cette hausse serait dûe, selon le ministre du Travail Xavier Bertrand, au «ralentissement de l'activité». Facile.

Après trois mois de hausse de mai à juillet, et une petite baisse de 2.000 personnes en août, le ministère du Travail a fait état ce mercredi d'une hausse du nombre des demandeurs d'emploi sans aucune activité d'environ 58.000 personnes. Ce qui revient à une hausse de 3% depuis le début de cette année.
Par ailleurs, le total des personnes en quête de travail, y compris celles exerçant une activité réduite, a également augmenté de 0,7% en septembre par rapport au mois précédent, à 4,175 millions personnes, soit une hausse de 27 000 inscrits.

Et, pendant ce temps là, Sarkozy parade avec Merkel autour de la dette grecque pour savoir comment forcer les peuples d'Europe à courber l'échine face aux marchés. La manipulation des esprits pour faire croire que seule l'austérité pourrait régler les difficultés financières des pays européens bat son plein.

En Grèce, la flambée du chômage (20 % de la population) et les réductions radicales des salaires dans le public, des salaires à l'embauche et des pensions de retraite, assorties d'une hausse de nombreuses taxes, ont plongé une partie du peuple grec dans la misère. Même les familles avec deux salaires ne s'en sortent plus !

Est-ce cela l'avenir que nous promettent Sarkozy et tous ceux qui prônent l'austérité ? OUI !

Le renflouement des banques en 2008, sans contreparties aucune, sans nationalisations, a entrainé l'explosion de la dette publique. Dette contractée en empruntant de l'argent... aux banques ! Aujourd'hui, pour rembourser la dette grecque, les pays européens vont renflouer à nouveau les banques européennes !

En même temps, tout cet argent doit être économisé sur les budgets des états, donc sur les services publics (moins de personnel, moins de services) et sur les ménages.

En France, après les hausses de taxes sur les mutuelles et sur les sodas, c'est la création d'un nouveau taux de TVA qui est annoncé. Actuellement, tout ce qui alimentaire est taxé à 5,5 %. La droite envisage la création d'un taux supérieur de TVA pour certaines catégories d'aliments, notamment certains plats préparés (pizzas,....). Une hausse qui va toucher d'abord les classes populaires. Encore une fois.

Quand va t-on revenir sur le bouclier fiscal dont plus personne ne parle ?

Quand va t-on revenir sur la suppression de TVA qui devait favoriser l'emploi et qui ne favorise que les actionnaires ?

Quand va t-on revenir sur les 172 milliards de cadeaux fiscaux divers offerts aux entreprises selon la Cour des Comptes et qui manquent cruellement aux caisses de l'Etat ?

Comme en Grèce, l'argent existe. Il suffit d'aller le chercher dans les caisses des banques, des grosses entreprises et de leurs actionnaires !

La droite, au service des milieux d'affaires et des beaux quartiers, ne le fera pas. Elle préfère nous monter un scénario catastrophe avec des agences de notation menaçantes, des marchés financiers à rassurer et des banques qui prêtent à des taux d'intérêts élevés pour nous faire baisser les bras.

La propagande médiatique contribue à ce climat de défaitisme souhaité. Ce matin, sur France Info, un journaliste "économique" (mon oeil !) affirmait que toute la classe politique applaudissait l'accord trouvé au niveau européen sur la dette grecque : que de MENSONGES !

Les communistes restent fondamentalement contre ces mesures de soutien aux banksters et d'austérité contre les peuples. On comprend mieux pourquoi les médias n'ont pas relayé l'action des Jeunes Communistes qui ont envahi l'agence de notation Moody's cette semaine ! Et on comprend aussi que l'on ne verra pas l'action de ce soir du PCF devant cette agence.

S'il ne doit rester qu'un seul parti opposé à la soumission aux marchés, ce sera le Parti communiste !

Comme en Grèce, ensemble, refusons de payer leur crise !


Pas vus à la télé :

 

 Moody-s-m-a-tue---Octobre-2011.jpg
 
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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 09:26

Va t-on assister à la mort d'une entreprise viable dans le seul but d'empêcher la reprise du site par un concurrent ?

La nouvelle est tombée en début de semaine : la direction finlandaise de M-real ne veut pas vendre le site papetier d'Alizay et annonce la fermeture définitive de l'usine pour le 8 novembre.

Deux ans de lutte exemplaire des salariés de la papèterie M-real, autour de leur intersyndicale CGT-CGC et du maire communiste d'Alizay, Gaëtan LEVITRE, vont-ils finir ainsi ?

Une papèterie qui a de l'avenir

2010---17-juin---M-Real---Conseil-municipal-extra--2-.jpgPour mémoire, ce site emploie 330 salariés et fait vivre, avec les sous-traitants, 600 salariés. Autant de familles concernées par la survie du site.

Depuis deux ans, le propriétaire finlandais souhaite fermer l'usine. Pas compétitive selon lui.

La pression des salariés et le soutien de la population, regroupée autour du maire, avec l'aide des communistes locaux, aura permis que deux expertises indépendantes démontrent la viabilité du site.

Mieux ! Les salariés ont construit tout un projet industriel autour du développement durable. Chaudière biomasse à partir de copeaux de bois, désencrage de papier venant d'Île de France, bioéthanol, viscose,... autant de propositions concrètes et argumentées défendues par les salariés pour rentabiliser leur usine.

Le sérieux de ce dossier a été reconnu par tous. En premier lieu, par les conseillers régionaux communistes qui ont bataillé bec et ongles pour faire entrer la filière bois-papier dans le projet régional issu des Assises du développement et de l'industrie (Assises voulues également par les communistes). Les projets biomasse et désencrage sont les plus avancés, avec des engagements de la Région et de l'Etat, notamment en articulation avec le projet de port fluvial qui s'installerait à Alizay, l'alliance de trois moyens de transports en un seul lieu : le fleuve (Seine), le train et la route.

Il y a là un dossier sérieux, soutenu par les pouvoirs publics et porté à bout de bras par les salariés eux-mêmes et par le Comité de soutien présidé par Gaëtan LEVITRE.

Un tel projet a attiré l'attention de 42 repreneurs potentiels !

Après sélection des cinq plus sérieux, ce sont deux d'entre eux qui ont été retenus et sont fortement intéressés par ce projet, une entreprise française qui cherche à améliorer son portefeuille produit et une entreprise thaïlandaise, bien implantée en Asie, et qui cherche à pénétrer le marché européen.

Le sabordage finlandais d'une entreprise rentable

Une entreprise viable, des projets industriels d'avenir et durables, deux repreneurs potentiels : pourquoi est-ce que ça coince ?

C'est là qu'intervient la stratégie d'entreprise du groupe finlandais.

Sous la pression, le ministre de tutelle de la filière bois, le ministre de l'agriculture et de la forêt, Bruno LE MAIRE, a poussé les finlandais à négocier. Bruno LE MAIRE est également le chef de file de l'UMP en Haute-Normandie et candidat aux Législatives dans l'Eure : cela ferait tâche d'abandonner ainsi 600 emplois !...

Mais, ministre ou pas ministre, les finlandais ont décidé de saborder l'entreprise pour éviter qu'un concurrent ne prenne la place ! Si l'entreprise n'était pas viable, ils s'empresseraient de la vendre ! En effet, vendre une entreprise, c'est de l'argent qui rentre alors que fermer une entreprise, cela coûte des sous !

Certains parlent déjà officieusement d'une entente entre producteurs européens de papiers pour maintenir les cours du papier artificiellement élevés. Ce qu'on appelle une entrave à la concurrence et une entente illicite sur les prix. Bruxelles aurait de quoi faire... si elle en avait la volonté.

Le combat continue

En attendant, il faut bien forcer M-real à vendre le site ! L'urgence, c'est en effet la survie du site et le maintien des 330 emplois directs et des emplois induits.

Pour cela, les salariés ne baissent pas les bras. Gaëtan LEVITRE, les conseillers régionaux communistes et les militants communistes non plus.

Autour de notre conseiller régional eurois, Jean-Luc LECOMTE, et avec l'aide du député PCF de Seine-Maritime, Daniel PAUL, des stratégies sont en route pour contrer le groupe finlandais. Cela passe par une pression accentuée sur le gouvernement, SARKOZY et LE MAIRE en premier, pour qu'ils prennent leurs responsabilités auprès des travailleurs français et par une démarche d'engagement forte de la Région dans ce projet.

Espérons que ces stratégies réussissent !

En tout cas, le dossier M-real montre toute l'inhumanité du système capitaliste, son comportement d'ogre, capable de tuer ses propres enfants pour grossir toujours plus.

Cette entreprise est rentable, à un avenir et des repreneurs et le gouvernement se retrouverait dans l'impuissance face à un groupe privé qui refuse de vendre ?

Si le droit à la réquisition n'existe pas, si le droit des salariés à décider de leur propre avenir n'existe pas, alors il faut penser à changer le droit et la société pour que cela soit possible. C'est ce qu'exigent les communistes avec leur projet de Sixième République pour rompre avec une Cinquième République qui fait la part belle au Capital et à la personnalisation du pouvoir !

En attendant, nous sommes de tout coeur avec les salariés de M-real et avec ceux, élus, sous-traitants et citoyens, qui les soutiennent au sein du Comité de défense local.

Nous répondrons présents à toute initiative que jugeront utiles de faire ces salariés. Jusqu'au bout.Marche pour l emploi - Igoville 100310 (2)


 

Dès mercredi 2 novembre, un référé au tribunal d'Evreux est déposé par les salariés. Nous vous informerons des horaires pour que vous puissiez également soutenir cet exemplaire combat.

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 08:19

Un humoriste disait, dans les années 70 : "notre pays est au bord du gouffre, grâce au gouvernement, il va faire un pas en avant !" Le slogan semble avoir été repris par l'Occident capitaliste.

Le capitalisme traverse une crise profonde. Cette crise n'est pas passagère car elle est liée à l'évolution complètement malsaine du capitalisme avec la financiarisation de l'économie. Aujourd'hui, les bénéfices ne sont plus liés à la santé économique des pays, ni à la rentabilité des entreprises, mais à une spéculation financière qui joue parfois contre l'économie elle-même !

Le dossier M-real en est un exemple : on ferme une entreprise rentable, malgré deux repreneurs, pour éviter qu'un concurrent ne s'installe. Une politique de la terre brûlée qui risque d'entrainer la disparition de 600 emplois, directs et indirects, et la disparition d'une filière entière en France.

Sur un plan "national" et international, c'est actuellement à un spectacle de destruction massive d'acquis sociaux que nous assistons.

Il faudrait absolument sauver l'euro en diminuant les dettes des états européens.

Pour cela, ce sont tous les pays européens qui vont, les uns après les autres, remettre en cause profondément les acquis sociaux de leurs travailleurs. Partout on assiste à des reculs de départ de l'âge de la retraite, à l'instauration de nouvelles taxes, à des privatisations de services publics, à la remise en cause des contrats de travail et des protections des travailleurs en cas de licenciement, à des réductions des remboursements médicaux, à la réduction des effectifs de la Fonction publique voire, comme en Grèce, à des réductions de salaires et de pensions de retraite.

Nous avons déjà eu maintes occasions de le dire : toutes ces mesures font supporter uniquement aux travailleurs les efforts budgétaires pour renflouer les dettes publiques.

Mais, comme vous le savez, la crise actuelle n'est pas dûe aux travailleurs, à des éventuelles "erreurs" commises par eux, ni au dysfonctionnement des services publics ou à un trop grand nombre de retraités.

La crise capitaliste que nous traversons est entièrement dûe au capitalisme lui-même, aux spéculateurs qui ont dangereusement plombés les marchés et les trésoreries des banques, aux entreprises qui préfèrent sauvegarder les bénéfices redistribués à leurs actionnaires plutôt que leurs salariés, et aux Etats qui ont renfloué de manière colossale les caisses des banques sur-endettées sans exiger aucune contre-partie de leur part sur un plan économique.

Puisque c'est le système financier et boursier qui est en cause dans cette crise, en quoi réduire les avantages sociaux des travailleurs et leurs revenus va t-il régler la crise ?

Comme en Grèce, il semble bien que les milieux d'affaire, les banques, l'Europe et le gouvernement local se soient entendus pour draîner un maximum de richesses vers les créanciers du pays sans aucune considération pour le peuple.

On ne parle plus de l'Espagne et du Portugal bien que des plans de super austérité se mettent également en place là-bas aussi pour faire supporter aux travailleurs des factures dont ils sont déjà les premières victimes.

Aujourd'hui, c'est la ruée sur l'Italie, troisième puissance économique de la zone euro.

Dans un article du Figaro, journal UMP à fond, on apprend que la BCE (Banque Centrale Européenne) a adressé une lettre à l’Italie, qui donne carrément des ordres au gouvernement. Trichet et son successeur, Mario Draghi, listent précisément les sociétés à privatiser : « transports publics, voirie, fourniture d’électricité, à l’exclusion de la distribution d’eau qui devra rester publique ». Ils exigent de modifier le Code du travail, « de rendre plus flexibles les procédures de licenciement », de « privilégier les accords au sein des entreprises aux conventions sectorielles ». Et surtout, ils imposent à Silvio Berlusconi de « procéder par décret, d’application immédiate, et non par projet de loi, que le Parlement met toujours du temps à approuver. » En clair, on shunte complètement les représentants du peuple pour appliquer les diktats des banques et des marchés ! Et on exige la démocratie en Libye ? Cette blaque !

Même l’ancien commissaire européen Mario Monti estime désormais que l’Italie est dirigée par un « podestat étranger » (podestat = premier magistrat ou premier consul d'une commune, dans l'Italie médiévale). Et Le Figaro conclut : « Si ce n’est pas un programme de gouvernement ou une mise de l’Italie sous tutelle, c’est tout comme. »

Les efforts exigés par la Banque Centrale Européenne au gouvernement de Berlusconi démontrent que ce sont désormais les banques et les marchés qui dictent leur loi aux gouvernements en place. Et non l'inverse, comme l'exigerait tout principe démocratique !

Cette réalité explique les décisions prises par les gouvernements actuellement. Alors que ce sont les banques qui sont responsables des dettes des états capitalistes occidentaux, elles exigent désormais de ces états le remboursement de ces dettes avec des intérêts. Et comme les gouvernements occidentaux leur sont soumis, ils appliquent les seules recetttes qu'ils ont à leur disposition pour payer : reporter la dette sur les travailleurs.

Tant que nos gouvernements resteront dans cette soumission aux marchés et aux logiques capitalistes, il n'y aura effectivement aucune alternative qu'une super austérité pour les peuples accompagnée d'une forte régression des droits sociaux.

La droite est de fait en parfait accord avec cette logique, en représentante de la bourgeoisie qu'elle est. On ne peut s'étonner des choix faits par Fillon et Sarkozy contre les retraites, contre la Sécu ou contre les services publics quant on réfléchit au bouclier fiscal ou à suppression de la taxe professionnelle.

L'extrême-droite, tient actuellement des discours faussement sociaux mais prône des mesures libérales économiquement et de ségrégation sociale sur critères raciaux qui créeront des distorsions sur le marché du travail préjudiciables à tous les salariés. L'extrême-droite, fidèle à son histoire, est elle aussi au service des marchés et des patrons.

A gauche, les propos récents de François Hollande confirment les craintes que nous exposions durant les Primaires socialistes : le futur candidat socialiste aux Présidentielles annonce déjà qu'il s'inscrit dans la grille de lecture capitaliste et qu'il devra "tenir compte des réalités financières", donc qu'il s'incrira lui aussi dans une logique de rigueur et de remboursement aux marchés financiers de la dette publique.

C'est bien de rupture dont nous avons besoin : une rupture avec cette logique capitaliste de la rentabilité à tout prix et de la domination des marchés financiers sur le reste de la société.

Affiche PCF crise

Remettons l'Humain d'abord !

Ce slogan des Régionales 2010 pour les communistes est toujours d'actualité.

Reprenons le contrôle de notre économie, refusons de rembourser les dettes aux banques qui nous ont mis dans cette crise et bâtissons un pôle financier public au service de la réindustrialisation de notre pays ! Là est la soultion !

 

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