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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 08:55
89% des Français ont une bonne opinion de leur armée... Et pourtant, ce sont des fonctionnaires ! Lol

Le budget 2012 prévoit une vingtaine de mesures qui devraient rapporter 10 milliards d’euros d’économies et ramener le déficit de l’État à 81,8 milliards d’euros (4,5% du PIB) pour un montant total des dépenses de 362,3 milliards d’euros.

Dans ce budget, la charge de la dette publique pèsera 48,8 milliards d’euros et deviendra le premier poste de dépense devant l’enseignement scolaire (45,5 milliards, hors pensions). Un sujet de reflexion quant on réfléchit à la proposition d'annulation de la dette.

Quant au budget des armées (hors pensions), il se placera au troisième rang avec une dotation de 39,37 milliards d’euros (1,9% du PIB) et sera en augmentation de 1,6% ! Troisième budget devant l'industrie, l'environnement, la justice ou la santé !... Est-ce bien raisonnable ? La France est-elle en guerre ou presque ?

A noter, que les armées demeureront « l’un des premiers recruteurs de l’État avec une prévision de recrutement de l’ordre de 21.000 militaires et de 1.200 civils ».

OPÉRATIONS EXTÉRIEURES (OPEX)

Les opérations militaires extérieures (Afghanistan, Côte d’Ivoire, Tchad, Libye, etc.) mobilisent 23.000 militaires (hors gendarmerie) et d’importants moyens matériels.

Pour 2012, elles bénéficieront d’une dotation budgétaire de 630 millions d’euros - tout comme en 2011. En fait, ce poste est toujours en dépassement. Ainsi, cette année, les dépenses effectives atteignent déjà 1,2 milliards d’euros, soit le double de l’affectation initiale.

Harmattan est le nom de code de la guerre contre la Libye

LIBYE

L’agression contre la Libye a mobilisé une trentaine d’avions opérant à partir soit de bases terrestres (France, Crête et Sicile), soit du porte-avions Charles-de-Gaulle accompagné de ses bâtiments d’escorte. Il faut ajouter une vingtaine d’hélicoptères de l’armée de terre et leur bâtiment de « projection », un sous-marin et un bâtiment ravitailleur.

Au 30 septembre 2011, le coût de cette guerre était compris entre 300 et 350 millions d’euros.

ARMEMENT NUCLEAIRE

L’armement nucléaire, qui emploie 4.000 hommes et femmes, coûtera 3,4 milliards d’euros en 2012.

Depuis fin 2010, un quatrième sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE), doté des nouveaux missiles balistiques M51, a été mis en service.

Un nouveau type de sous-marin nucléaire dit « d’attaque » est également en cours de construction et devrait faire sa première sortie en mer au printemps 2016. Cinq autres du même type devraient suivre. Le coût total de ce programme est de 8,5 milliards d’euros.

S'il parait légitime que la France dispose d'une armée, c'est son utilisation pour des stratégies d'agression à l'étranger et les dépenses excessives ou intolérables (nucléaire) qui sont é dénoncer.

Rappelons que les communistes s'étaient élevés contre la suppression du service militaire, en 1996 sous Jacques Chirac, qui a transformé l'armée de la nation en une armée de métier au service de l'Etat. Nuance.

En tout cas, il y aurait là de quoi faire de substantielles économies. Ou de substantiels investissements utiles socialement, dans le logement, l'éducation, la recherche ou la santé.

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 08:55

Le patron de Renault Trucks, branche véhicules industriels du groupe Volvo, accuse ses salariés de voleurs à la veille de quitter la direction de l'entreprise. C'est vraiment prendre les gens pour des cons !

Selon la légende, en 2009, le patron de Renault Trucks, filiale du groupe Volvo, préfère prendre des mesures de chômage partiel plutôt que licencier au pire moment de la crise. Mais depuis, affirme-t-il, l'absentéisme a fortement augmenté : "Notre absentéisme est monté de 3,5% à 12%" après ce que Stefano Chmielewski qualifie de "chômage partiel".

Et le patron de Renault Trucks de se demander s’il n’aurait pas mieux fait de licencier, car "on vole l'Etat et on vole les gens qui travaillent tous les jours", explique-t-il. "Parce que 12% d’absentéisme, ça veut dire 12% de la force qu’il faut remplacer, 12% de gens qui prennent des cours de vélo le dimanche et se déclarent malades le lundi : ce sont des voleurs", accuse Stefano Chmielewski.

Côté syndical, ces chiffres ne sont pas contestés mais c'est la dégradation des conditions de travail qui serait en cause.

Comme partout ailleurs, le manque de personnel, les rythmes de travail et la pression sur les salariés entraine du stress et des accidents. D'ailleurs, le 3 octobre, 4 salariés présents sur le site Renault Trucks de Saint Priest ont été blessés. Certainement des tirs au flan, monsieur Chmielewski ?

Pour aller plus loin, d'une part, Renault Trucks a licencié durant cette période, notamment à la fonderie de Vénissieux.

D'autre part, loin d'être un comportement solidaire, philanthropique, le groupe Renault Trucks a utilisé toutes les astuces légales, avec du chômage partiel ou du chômage longue durée, pour faire prendre en charge ses salariés par les finances publiques, donc par les impôts. Des licenciements auraient coûtés beaucoup plus chers à l'entreprise !

Et aujourd'hui encore, les licenciements menacent dans ce groupe de 14 000 salariés dont 10 000 salariés en France. Le même Stefano Chmielewski parlait d'abandonner la branche "défense" (ex-Berliet) en début d'année, ce qui entrainerait des centaines de licenciements. Ce mois-ci, c'est le groupe Volvo qui annonce une réorganisation de sa filiale, avec regroupement de sites de productions et de services commerciaux. On sait ce que cela annonce en termes d'emplois !

Les syndicats se déclarent d’ailleurs inquiets pour l’avenir et les emplois.

Mais que l'on se rassure ! Stefano Chmielewski ne quitte pas le groupe et va prendre en charge, pour Volvo, les ventes au gouvernement. Gageons qu'il aura de confortables indemnités pour son départ de Renault Trucks et, on l'imagine, un bon salaire et de beaux avantages pour son nouveau poste !

Quant au groupe Volvo, on peut être tranquille : le groupe suédois a fait état d'un bénéfice d'exploitation en hausse de 60% à 7,65 milliards de couronnes suédoises (840 millions d'euros) au deuxième trimestre 2011, contre une prévision à 7,67 milliards selon une enquête Reuters. Il y a encore des sous dans la tirelire !

C'est donc devenue une méthode de management et de pression sur les salariés : l'insulte et la pression psychologique.

Mais qui sont les voleurs ? Ces salariés sous pression et qui n'éprouvent plus de plaisir à aller travailler pour des salaires à peine supérieurs au SMIC ou ces actionnaires qui se partagent chaque année un gateau de plus en plus gros mais qui n'ont jamais foutu les pieds ni dans une usine, ni dans un bureau du groupe ?

Au delà du cas Renault Trucks, c'est devenu une banalité de voir les salariés traînés dans la boue, au sein de l'entreprise comme au niveau national.

Pas rentables, pas compétitfs ? Si c'était vrai, pourquoi tous ces actionnaires et leurs PDG ne laissent-ils pas aux salariés ou à l'Etat le soin de gérer eux-mêmes ces équipes de bras cassés ?

Peut-être à cause des juteux bénéfices que tirent de ces entreprises les vrais fainéants, tous ces gus qui prennent du bon temps dans des clubs ou sur des bateaux aux Caraïbes pendant que les salariés triment ?

Pour 2011, rien que les 40 entreprises qui composent le CAC 40 à la Bourse de Paris annoncent plus de 90 milliards d'euros de bénéfices. Sur le dos de qui ? Des salariés !

Tout cet argent part ensuite dans les poches de quelques milliers de particuliers suffisamment riches pour posséder des parts de ces entreprises. Si cet argent servait à rémunérer mieux les salariés, à embaucher le personnel manquant et à dynamiser la recherche industrielle et à améliorer les conditions de travail, il y aurait effectivement beaucoup moins d'absentéisme dans les entreprises et beaucoup plus d'argent en circulation dans ce pays.

Cracher à la gueule des salariés est à la mode. Avant, ce n'était que sur les fonctionnaires, coupables (et pour cause) de travailler dans des services non rentables. Maintenant, tous les salariés y ont droit !

De la part du patronat, le mépris est désormais affiché sans honte.

Aux salariés de montrer, de leur côté, leur solidarité et leur force.

Ce qu'ils nous ont pris de richesses et ce qu'ils nous ont arraché de conquêtes sociales, nous pouvons les leur reprendre. Cela ne tient qu'à notre unité, à notre mobilisation. Dans les rues et dans les urnes.

Notre passivité et notre division sont leurs meilleurs alliées.

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 09:09

La crise ? Quelle crise ? Celle de la dette publique ou celle du système capitaliste ?

Rien n'y fait. Bruxelles, les régimes capitalistes et le FMI ont beau imposer l'austérité partout, le système économique capitaliste est désespérément à la limite de l'effondrement.

Même si nos médias s'évertuent à ne pas parler d'économie, la réalité ne disparait pas.

Hier, lors d'un discours devant le Parlement européen, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a invité l'Europe à recapitaliser "d'urgence" ses banques pour stopper la contagion de la crise de la dette, dont il a reconnu qu'elle avait désormais atteint une ampleur "systémique", menaçant donc de déstabiliser l'économie mondiale.

Ce n'est donc pas un communiste qui parle mais bien le responsable numéro un de cette Europe des patrons qui nous imposent depuis des décennies leurs lois supranationales ultralibérales. Selon Barroso, le système serait au bord de l'effondrement : c'est le sens du terme systémique !

Malgré ce constat, Barroso, comme l'ensemble des responsables politiques européens, de droite comme sociaux-démocrates, restent coincés dans leur logique libérale. L'Europe et le FMI ne voient qu'une solution : augmenter les fonds propres "durs" des banques européennes (et, donc, françaises). Cela revient à trouver 275 milliards d'euros. Qui viendraient de quelles poches ? Devinez !

Les mêmes mesures qu'en 2008. Pour le même résultat !? Probablement.

Si l'Europe, ses banques et l'économie mondiale sont à nouveau au bord de la déroute, c'est que toutes les mesures prises jusqu'à présent n'ont servi à rien ? Pas tout à fait.

Depuis le krach financier de 2008, la crise des subprimes et des hedges funds, la crise de l'immobilier et la recapitalisation massive des banques par les contribuables, les bénéfices de ces banques et des grandes entreprises ont retrouvé un niveau florissant. A l'inverse, cette injection d'argent public a entrainé l'explosion de la dette des Etats capitalistes.

Et, pour combler ces nouveaux déficits, les gouvernements des pays capitalistes imposent des mesures d'austérité radicales, qui se traduisent par des coupes dans les budgets sociaux (Santé, Sécu, retraites, aides sociales) et des coupes dans les services publics (Education, justice, police, impôts, agriculture, culture,...). Au passage, ces gouvernements en profitent pour glisser de nouvelles mesures en faveur du capital, comme de nouveaux allègements sociaux. Des mesures sensées relancer l'économie mais qui ne font que creuser un peu plus les déficits publics. On le voit bien avec l'explosion du chômage et de la précarité un peu partout en Europe, notamment chez nous, et avec les taux de croissance définitivement comateux.

De fait, ces mesures n'ont sauvé ni les banques ni l'économie mondiale, mais elles ont permis aux actionnaires et aux spéculateurs de retrouver leurs juteux bénéfices sur le dos des populations, des travailleurs, qui en sont de leurs poches. Un véritable transfert de richesses des travailleurs vers les capitalistes.

D'ailleurs, on voit bien qu'il s'agit avant tout de choix politiques.

Pendant que l'Europe et l'Amérique du nord connaissent une grave crise économique et sociale, d'autres parties du monde s'en sortent nettement mieux, à commencer par la si décriée Chine, à l'insolente croissance, ou le Brésil qui continue d'afficher, lui aussi, des chiffres de croissance inconnus en Europe depuis trente ans ! Dans les deux cas, il y aurait beaucoup à redire sur les "modèles" de croissance économique choisis (loin d'être socialistes) et sur les inégalités sociales ! Néanmoins, à moins d'être foncièrement malhonnêtes, force est de constater que les gouvernements progressistes de ces deux puissances mènent leur barque dans le sens d'un accroissement de la richesse et de la puissance de leurs pays.

On pourrait également parler du Vénézuela, de la Bolivie ou de l'Argentine, trois pays progressistes qui n'ont pas été affectés par la crise mondiale.

Que conclure ?

De la Grèce à la Grande Bretagne et l'Irlande, de la Russie à l'Espagne ou au Portugal, comme en France ou aux Etats-Unis, ce qui est en crise, c'est bien le système économique capitaliste.

Avec des gouvernements au service des lobbies financiers et industriels, c'est la loi du marché donc la loi de la jungle qui gouverne. La logique actuelle du capitalisme est une recherche immédiate de profit, une spéculation prédatrice incompatible avec une lutte coordonnée pour l'emploi, la redistribution des richesses et la protection de l'environnement.

On peut donc discuter longuement sur le choix de tel ou tel pour mener la barque France, ce qui compte, c'est de changer de cap, d'orienter l'économie vers l'humain d'abord, vers l'investissement productif, le développement durable, l'amélioration des services publics et la protection de l'environnement.

Les communistes avec leurs partenaires du Front de Gauche font des propositions à contresens de cette pensée unique libérale avec la création d'un pôle public financier, avec la suppression des cadeaux fiscaux aux riches et aux entreprises, avec la lutte contre les délocalisations et une reconquête des services publics.

Lutter contre la crise et lutter contre Sarkozy, c'est d'abord lutter contre le capitalisme !

Choisir une autre voie, c'est s'assurer de graves désillusions futures ! On a déjà donné.

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 08:44

Israël et le Hamas seraient parvenus à un accord sur la libération d'un millier de prisonniers palestiniens en échange du soldat franco-israélien Shalit.

La nouvelle est arrivée sans que personne ne s'y attende : Israël et le Hamas ont négocié et passé un accord pour un échange massif de prisonniers. Comme quoi, ces deux là s'entendent finalement mieux qu'avec l'OLP et les organisations laïcs palestiniennes !

De cet accord, il ressort que le Hamas libérerait le soldat franco-palestinien Gilad Shalit, qu'il détient depuis cinq ans, en échange de la libération de 1 000 prisonniers palestiniens, essentiellement des membres du Hamas.

Evidemment, il n'en fallait pas plus pour que nos médias s'emballent autour de la libération de Gilad Shalit ! N'oublions quand même pas que celui-ci est soldat dans l'armée israélienne et qu'il a été capturé dans la bande de Gaza, un territoire occupé militairement jusque là par Israël ! On est loin d'un "enlèvement" ; Shalit est dans les faits un prisonnier de guerre. Cela ne retire rien à son drame mais relativisons : pourquoi ne connait-on pas les noms et photos des prisonniers français des islamistes au Niger, enlevés eux dans le cadre de leur emploi, et non dans une action militaire ?

De la même façon, cet accord ne prend pas en compte deux leaders historiques et majeurs de la cause palestinienne, deux responsables laïcs du mouvement, Marwan Barghouthi, député palestinien, et Ahmad Saadat, le secrétaire général du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP, gauche radicale).

Il y a là une certaine logique alors que la situation entre Israël et la Palestine se tend de jours en jours entre un pouvoir officiel palestinien qui tente, face à Israël et aux Etats-Unis, de faire reconnaître l'état palestinien à l'ONU, et un pouvoir israélien qui continue son blocus sur Gaza, continue d'autoriser la colonisation de Jérusalem et de la Cisjordanie et n'est toujours pas condamnée par la communauté internationale pour les bombardements de Gaza. Favoriser l'image du Hamas et combattre les laïcs et modérés du Fatah et de l'OLP, c'est continuer le jeu de tension entre les deux camps.

Salah_Hamouri.jpgCet accord ne comprend pas non plus le cas du jeune franco-palestinien Salah Hammouri, détenu arbitrairement depuis près de 7 ans dans les geôles israéliennes. Au hasard d'une loi "Shalit" votée récemment, sa peine est prolongée de 140 jours alors qu'il devait sortir fin novembre. Qui plus est, de manière toute aussi arbitraire, il vient à nouveau de changer de prison et se voit interdit toute visite pour un mois. Sans raison.

Les journalistes français, tout comme le gouvernement, sont parfaitement au courant de ce dossier. Pourquoi oublie t-on constamment Salah Hamouri dans les décomptes des prisonniers français ? Pourquoi tous ces passe-droits d'Israël ?

La paix et la tolérance feraient un grand pas en avant si Israël décidait enfin de se conformer au droit international dans le domaine du respect de la souveraineté du pauple palestinien, et, surout, dans le domaine du respect des droits de l'Homme. La paix et la tolérance feraient également un grand progrès au Moyen-Orient si Israël et les Etats-Unis arrêtaient de favoriser indirectement les mouvements réactionnaires islamistes armés en Palestine, au Liban, en Syrie  ou en Libye, et les monarchies dictatoriales et rétrogrades de la péninsule arabique.

Hamas et israël s'entendent comme larron en foire dans cette affaire, pour la gloire de ces deux forces. Les médias français, comme le gouvernement, oublient complètement notre concitoyen Salah Hamouri et l'intérêt des palestiniens. Nous, communistes, nous ne les oublions pas !

Liberté pour Salah Hamouri, Marwan Barghouthi et Ahmad Saadat !

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 14:23

Alors que les syndicats se mobilisent contre les mesures d'austérité annoncées par Sarkozy, la droite joue la diversion avec une taxette temporaire sur les hauts revenus.

Ce 11 octobre est une journée de mobilisation à l'appel de 5 syndicats, FO et CGC ayant décidé de faire défaut.

Avec 500 manifestants sur Evreux, la mobilisation de ce matin n'était clairement pas à la hauteur malgré le gros cortège de la CGT. Les communistes étaient présents, avec sono et plusieurs élus. Solidaires et FSU ont également participé à la manif mais pas la CFDT qui préférait rencontrer l'UMP en tête-à-tête. 2011---11-octobre---manif-austerite-Evreux--7-.JPG

Il est clair que ce manque d'unité et les mots d'ordre différents n'ont pas facilité la communication sur la journée. D'autant plus que les médias, notamment nationaux, se sont fait un malin plaisir de ne pas annoncer ces mobilisations, et encore moins les revendications des syndicats. Et puis, avec les primaires socialistes, l'occasion était toute trouvée pour occulter l'événement. L'actualité sociale n'a plus sa place dans certains médias.

Déjà la semaine dernière, radio et télévision ont passé sous silence le meeting communiste de Rouen, malgré la présence de 400 militants et sympathisants et les interventions d'un député européen, d'un député de la République et de différents acteurs du monde syndical et associatif. Dans ce cas, ce que valorisent les médias, c'est la bipolarisation politique, le règne de l'alternance entre une gauche modérée et une droite généraliste.

C'est qu'il y a actuellement une vraie bataille idéologique menée par la droite pour le compte du patronat, pour convaincre les salariés et les artisans de la fatalité de cette austérité.

Pourtant, chacun se souvient des origines de la crise capitaliste actuelle : l'effondrement des marchés financiers après la crise des subprimes en 2008. Chacun a en mémoire les sommes prodigieuses que Sarkozy et la droite ont été capables de trouver dans les caisses de l'Etat pour éponger les dettes des banques françaises et les conséquences de leurs placements spéculatifs pourris. Chacun se souvient également des allègements fiscaux octroyés aux plus riches des français par Nicolas Sarkozy et sa majorité, dès le début du mandat présidentiel, avec le bouclier fiscal ! Sans compter la suppression de la Taxe professionnelle, cadeau de plusieurs milliards d'euros aux entreprises. Surtout aux plus grosses...

Avec minutie, depuis des mois, médias et gouvernement tentent d'inverser la culpabilité : si la dette de l'Etat est si importante, ce n'est pas à cause des cadeaux aux entreprises et aux plus riches, ni aux sommes faramineuses versées par l'Etat aux banques et que l'Etat doit désormais rembourser aux banques (!), non !... S'il y a dette, ce serait de la faute des français qui vivent au dessus de leurs moyens, qui ont trop d'écoles, trop d'hôpitaux, trop de retraite, trop de fonctionnaires à leur service...

Rabâcher depuis des mois et des mois, ce mensonge finit par faire son chemin dans les esprits : la France dépense trop, a trop de fonctionnaires, et doit faire des économies.

Et bien NON ! Nous refusons de payer leur crise !

Et même mieux : exigeons de ceux qui en sont à l'origine, les banquiers et les spéculateurs, le remboursement intégral de leurs dettes auprès du contribuable français !

Alors qu'on nous annonce des taxes nouvelles, de nouveaux déremboursement ou le paiement de frais pour aller en justice, la droite au pouvoir continue de sabrer dans les effectifs de la Fonction Publique, affaiblissant un peu plus des services publics qui permettent à tous l'accès aux mêmes services vitaux, comme la santé, la police, la justice ou l'éducation.

Les travailleurs et les simples citoyens paient ainsi deux fois : par les hausses d'impôts, directs ou indirects, et par la diminution de la qualité des services publics.

La droite sait à quel point les français sont exaspérés et qu'elle risque de le payer durement en 2012. Pas seulement aux Présidentielles, mais également aux Législatives ! Elle s'est mis en tête de donner l'impression aux français qu'elle applique de manière juste son programme d'austérité et que ses députés font entendre la voix du peuple. D'où l'idée d'une taxe sur les hauts revenus et cette vraie-fausse querelle entre le gouvernement et les députés UMP sur les revenus concernés.

En réalité, cette taxe sur les hauts revenus n'est que temporaire (en 2012 uniquement) et ne concerne que les revenus déclarés, donc sans le patrimoine, les actions et les placements défiscalisés. Le paquet fiscal est épargné.

Côté impact, il faut 250 000 euros de revenus pour une personne seule (pas mal, non ?) pour être concerné. Jusqu'à 500 000 euros, c'est 3 % ; au dessus, c'est 4 %.

250 000 euros, cela représente 500 000 euros pour un couple et 1 000 000 d'euros pour un couple avec deux enfants.

Avec les dizaines de cadeaux fiscaux et de niches fiscales que la droite leur a mis en place depuis 2007, cette taxe de 3 ou 4 % ne va pas les pénaliser beaucoup ! En tout cas, avec moins de conséquences que la taxation des mutuelles n'en aura sur les salariés les plus pauvres !

Pour les communistes, ce n'est pas aux salariés de payer, par l'impôt ou par l'austérité, les dégâts d'une crise qui a été causée et qui profite encore aux plus riches, aux banques et aux spéculateurs !

  1. La suppression du bouclier fiscal, la taxation des revenus spéculatifs, une révision des taux d'imposition sur le revenu pour les plus riches,... tout cela devrait permettre de faire payer les plus nantis à la hauteur de leurs revenus.
  2. La nationalisation des banques impliquées dans le krach de 2008 et perfusées par de l'argent public devrait permettre de revenir sur l'endettement de l'Etat et de redonner des sources de financement public pour les investissements économiquement et écologiquement productifs.

Si quelqu'un doit payer pour la crise, ce n'est pas la victime, le peuple, mais bien le coupable, le capitalisme financier !

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 08:28

Entre les deux tours des primaires socialistes, il y a la journée intersyndicale de mobilisation contre l'austérité. Et un débat occulté : que fera la gauche en 2012 ?

Avec près de 2,5 millions de participants, la primaire pour désigner le candidat socialiste de 2012 a été un vrai succès. Cependant, la personnalisation du vote et l'orientation d'abord anti-sarkozyste de ce choix ne doit pas occulter la question essentielle du : pour quoi faire ?

Car c'est bien là qu'est attendue la gauche !

Le programme socialiste à peine voté par les militants au printemps, le PS a choisi la personnalisation en se moulant dans les institutions de la cinquième république plutôt que la dynamique populaire autour d'un programme et de proposition forte.

A quoi bon battre Sarkozy en 2012 si c'est pour faire la même politique, à quelques détails près ?

N'oublions pas que ce sont des gouvernements socialistes qui en Grèce, avec Papandréou, et en Espagne, avec Zapatero, appliquent les plans d'austérité les plus durs pour le peuple et les plus conciliants avec le capital ! Quand on entend François Hollande, on peut craindre d'ailleurs les choix économiques de son éventuel gouvernement tant son discours s'est adapté au capitalisme financier et annonce déjà des mesures d'économies en cas de victoire de son camp.

Le débat sur le choix du candidat a son importance s'il est ancré dans la réalité sociale et populaire.

Malheureusement, l'hypermédiatisation de cette primaire et la personnalisation des débats ont occulté les questions de fonds, notamment les réponses que vont concrètement apporté les deux candidats restants aux principales inquiétudes des français : le chômage et le pouvoir d'achat ?

Ce débat a également occulté la journée de mobilisation intersyndicale de demain, mardi 11 octobre, contre le plan d'austérité gouvernemental.

C'est pourtant là l'information principale pour les salariés et les petits artisans : qui va payer la crise ? Les travailleurs, salariés ou indépendants, même s'ils ne sont pas responsables de cette crise ? Ou, au contraire, les responsables du krach financier de 2008 et des spéculations sur les dettes publiques ?

Car, pour qui rêve encore, la crise est loin, très loin d'être terminée !

La déroute de Dexia est loin d'être anodine. C'est, en effet, le principal financeur des collectivités locales françaises et celles-ci représentent 70 % de l'investissement public sur les territoires ! Le démantèlement de cette banque et la reprise de la seule partie belge par le gouvernement de ce pays laissent augurer des inquiétudes autour des activités françaises de cette banque mais aussi, plus largement, sur la santé du système bancaire français.

Que faire ? Faut-il seulement attendre 2012 et espérer qu'un gouvernement de gauche fasse une autre politique que celle de la droite ?

Ou, au contraire, faut-il prendre les devants et exiger que les responsables de cette faillite du système capitaliste nous rendent des comptes et que ceux qui en profitent contribuent à la hauteur de leurs moyens au remboursement de la dette publique ?

Regardons l'Histoire ! Rappelons-nous des grands rendez-vous sociaux et politiques du passé !

Après la crise de 1929, c'est par la mobilisation sociale et la victoire politique, en 1936, d'un Front populaire où les communistes tenaient une place importante que de grandes conquêtes sociales ont été arrachées au patronat : congés payées, semaine de 40 h, droits syndicaux,...

Après la seconde guerre mondiale, dans une France en ruine, ce sont à nouveau de grandes conquêtes sociales qui ont permis à la France de repartir grâce au poids politique de la résistance communiste et progressiste au sein du Conseil National de la Résistance face à un patronat discrédité par cinq ans de collaboration avec Vichy et Hitler : nationalisations des banques, de l'énergie, de Renault, Sécurité sociale, retraites,...

Aujourd'hui comme hier, la crise sert de prétexte au renforcement de l'expropriation des richesses produites par les travailleurs au profit d'une classe d'affairistes et de rentiers.

Aujourd'hui comme hier, la solution ne passera pas par une simple alternance en faveur d'une force politique un peu plus sociale. L'exemple américain et l'échec du mirage Obama en sont la malheureuse illustration !

C'est bien d'une mobilisation populaire d'ampleur dont ont besoin les travailleurs !

  • En refusant tous ensemble de payer leur crise,
  • en refusant, avec les syndicats, ce plan d'austérité qui fait payer aux travailleurs les travers et les abus du capitalisme,
  • en soutenant des mesures de redistribution des richesses comme celles que défendent les communistes et leurs partenaires du Front de Gauche,
  • en exigeant une sixième République qui mette fin à la monarchisation de la République et qui donne de nouveaux droits de contrôles aux citoyens et aux salariés,

il est possible de mettre la pression sur le pouvoir de l'argent et leurs représentants politiques !

C'est dans la mobilisation sociale et la construction d'un nouveau Front populaire que résident la véritable alternative à la politique de régression sociale prônée par le patronat, l'Europe et la droite !

C'est l'ambition des communistes !

Réussissons d'abord ce 11 octobre et construisons un nouveau rapport de force favorable aux travailleurs, dans les luttes et sur le terrain politique !

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 09:15

Après avoir contraint les États à se soumettre aux marchés financiers, après avoir généré l’endettement massif des agents économiques, les politiques libérales se sont attachées à réduire au maximum le poids de l’impôt et des prélèvements obligatoires (1) sur les plus riches et les entreprises

Une situation que résume avec force le milliardaire Warren Buffet : "Alors que les classes pauvres et les classes moyennes se battent pour nous en Afghanistan, alors que la plupart des Américains luttent pour boucler leurs fins de mois, nous, les mégariches, continuons de bénéficier d’exemptions fiscales extraordinaires".(2) Cette politique fait perdre des milliards de recettes aux finances publiques.
Cela conduit à un terrible manque à gagner pour les finances publiques. Ainsi en France, les prélèvements obligatoires, relativement au PIB, sont toujours restés sensiblement inférieurs aux dépenses publiques, de 7,9 points en moyenne de 2003 à 2008, mais de 12,8 points en 2009 et de 12,2 points en 2010.
Cela tient, avant tout, au fait que les gouvernements successifs (Chirac, Jospin, Villepin, Raffarin, Fillon) n’ont cessé de multiplier les cadeaux fiscaux et para-fiscaux (allègements de "charges sociales", suppression de la taxe professionnelle, baisse de l’ISF...) au profit des entreprises, au nom de la compétitivité pour éviter les délocalisations, et des grandes fortunes, sous prétexte que cela inciterait leurs détenteurs à ne pas s’exiler fiscalement.
Selon un rapport officiel (3), depuis 1999, "l’ensemble des mesures nouvelles prises en matière de prélèvements obligatoires ont réduit les recettes publiques de prés de 3 points de PIB :".
Et les auteurs d’ajouter : "Si la législation était restée celle de 1999, le taux de prélèvements obligatoires serait passé de 44,3% en 1999 à 45,3% en 2008 (..). A titre d’illustration, en l’absence de baisse des prélèvements, la dette publique serait environ 20 points de PIB plus faible aujourd’hui qu’elle ne l’est en réalité, générant ainsi une économie annuelle de charge d’intérêts de 0,5 point de PIB."
Outre les cadeaux faits aux plus riches (allègement ISF, Bouclier fiscal...), ce sont les allègements d’impôts (la suppression de la taxe professionnelle par exemple) et des cotisations sociales dont ont bénéficié les entreprises qui sont au coeur de cette évolution.
Le manque à gagner total (4), pour l’État, des allègements accordés aux entreprises est de 172 milliards d’euros en année pleine, soit 67,7% du total des recettes fiscales nettes du budget 2011 et 1,87 fois le déficit prévu !
Dans ce total, on retrouve les exonérations de cotisations sociales patronales dont la compensation coûte annuellement quelque 30 milliards d’euros (29,8 milliards en 2009).

notes :
1. Les prélèvements obligatoires sont les impôts et cotisations sociales effectives reçues par les administrations publiques et les institutions européennes.(définition INSEE).
2. Tribune dans le « New York Times » du lundi 15 août.
3. Champsaur P. et JP Cotis : Rapport sur la situation des finances publiques, Avril 2010, p,3.
4. Conseil des Prélèvement Obligatoires : « Entreprises et « niches » fiscales et sociales, des dispositifs dérogatoires nombreux », La Documentation française, octobre 2010. Les prélèvements obligatoires sont les impôts et cotisations sociales effectives reçues par les administrations publiques et les institutions européennes.
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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 09:00

Une fois n'est pas coutume, ce vendredi, voici un article un peu fourre-tout !

Il est des semaines où beaucoup d'actualités mériteraient des brèves. C'est le cas de cette semaine. Le format d'un blog ne le permet pas alors, en ce dernier jour de la semaine travaillée, l'idée m'est venue de faire le tour de tous ces sujets.

Un regain d'intérêt pour le PCF

Et, pour commencer, un peu d'autosatisfaction.

Le blog que vous lisez connait actuellement son meilleur classement parmi les blogs français sur le site de référence Wikio. Ce mois-ci, ce blog est classé 2 606ème, toutes catégories confondues sur un total qui doit dépasser les 50 000 blogs. Classé par Wikio dans la rubrique "société" (et pas "politique", allez comprendre !?), le blog d'Andrée OGER est désormais classé en 140ème position, la meilleure de son histoire, et gagne 5 places en 1 mois.

Et donc, petit satisfecit pour la petite équipe du blog et pour Andrée, et un grand merci aux lecteurs, réguliers ou non, ainsi qu'aux commentateurs !

Peut-être faut-il voir dans cette progression, un retour d'intérêt pour les analyses et propositions communistes en ces temps d'effondrement du capitalisme ?

En tout cas, les communistes de la section Eure Sud, qui couvre les cantons de Saint André, Damville et Nonancourt, connaissent un regain d'activité et les effectifs militants rajeunissent. Nous venions de perdre en juin notre cadette (19 ans), partie à Rouen pour ses études, et nous venons d'en accueillir une autre, une lycéenne de 18 ans ! 

Sur le terrain, il est clair que le contact fréquent avec les habitants, retraités, salariés et parents d'élèves, permettent des discussions de qualité et la diffusion de nos propositions, ce que nous interdisent les médias dominants. Les camarades ressentent tous l'amélioration évidente de l'accueil de notre matériel, notamment aux portes des entreprises. Un autre signe ?

Ce travail de fourmi est long et nécessiterait des effectifs militants plus conséquents. En tout cas, il progresse et se structure : Rome ne s'est pas fait en un jour, dit-on, et la Révolution française n'est pas née spontanément le 14 juillet !...

Du bon choix des candidats

En tout cas, les communistes, sur notre section comme dans le département ou nationalement, sont aussi en pleine réflexion pour trouver les candidats qui porteront le mieux leurs idées et le programme du Front de Gauche aux Législatives de 2012. La conclusion est proche. Nous vous en ferons part sur ce blog pour ce qui concerne notre circonscription.

Pour ce qui est des Présidentielles, nul besoin de voter dimanche ! Nos primaires à nous ont eu lieu.

Les communistes ont déjà débattu de ce sujet au printemps, en interne et avec leurs partenaires du Front de Gauche et ce sera Jean-Luc MELENCHON qui portera nos couleurs pour cette élection. A ce titre, le candidat du Front de Gauche sera le seul candidat de rassemblement à gauche alors que celui qui sera choisi dimanche prochain ne sera que le candidat du seul Parti socialiste.

Et puis, pour choisir son candidat de gauche face à la droite de Sarkozy aux Présidentielles, il y a déjà un vote de prévu, démocratique et contrôlé officiellement, c'est le premier tour de l'élection présidentielle !

L'important n'est-il pas finalement ce que proposent les uns et les autres ? En clair, le programme ?

Nous sommes dans un système politique où l'on vote pour un gus qui devient finalement une sorte de monarque républicain, avec sa cour (le Parlement) et qui peut ensuite faire ce que bon lui semble, quitte à trahir complètement ses engagements électoraux ! Et on nous parle d'un système démocratique ?

Des promesses, du vent, du sang et des larmes

Parlons du petit chef actuel, Nicolas Sarkozy ! Entre ses promesses d'augmenter le pouvoir d'achat des français et de lutter contre la délinquance, deux axes forts de sa campagne 2007, que de trahisons !

De la même façon, les français ont décidé souverainement de rejeter le Traité Constitutionnel Européen en 2005 malgré le soutien de la classe politique française (hormi le PCF à gauche ce qui pose le problème de la représentation politique de ce pays, par ailleurs). Nicolas Sarkozy a violé cette souveraineté dès le début de son mandat avec la signature du traité de Lisbonne.

Démocratie toujours avec la réforme des retraites, imposée par le tsar et ses sbires au parlement malgré l'opposition de 70 % des français et de l'ensemble des partenaires sociaux et de l'opposition !

Démocratie enfin, avec une réforme des territoires qui veut en finir avec la démocratie locale, l'autonomie des communes et des départements, malgré l'opposition des élus locaux et des administrés les plus informés.

L'inquiétude repose sur le comportement du futur Président de la République sur ces questions. Nos amis socialistes ne sont pas très clairs, ni sur le traité de Lisbonne, ni sur les retraites, ni même sur la réforme des collectivités !

Quand on vous dit que ce qui compte, ce n'est pas le candidat mais le programme !...

Guerres mondiales

Dernier sujet du jour, le coût des conflits étrangers dans lesquels nous a engagé Nicolas Sarkozy et sa majorité UMP et Nouveau Centre.

On apprend ce matin que la guerre en Afghanistan coûte à la France la coquette somme de 1 million d'euros par jour ce qui représente 360 millions d'euros par an. Cumulé sur dix ans de guerre, l'intervention en Afghanistan a coûté 3,6 milliards d'euros à notre pays ! Et pour quels résultats ?

De la même façon, la guerre en Libye, depuis six mois, coûte quasiment autant, avec ses bombardements journaliers. Là aussi, on peut se demander pour quels résultats ? Sans sympathie particulière pour Kadhafi, la Libye était jusque là le pays d'Afrique le moins endetté, celui où le développement humain était le plus élevé (selon l'ONU !) et où les femmes et les hommes joussaient d'une grande égalité. De tout cela, il ne reste que des ruines. Quelle fierté pour notre pays !...

Tout cet argent aurait pu servir à tellement de choses ! Dans la santé, l'éducation ou la recherche scientifique par exemple ! Et on nous rabat les oreilles sur le manque d'argent de l'Etat ?

Communiste : de la continuité dans les idées

C'est peut-être pour toutes ces raisons que de nombreux citoyens se tournent à nouveau vers le Parti communiste ?

Après des décennies de mensonges sur le bonheur absolu et le gigantesque progrès démocratique que représentait la chute de l'URSS et la "fin du communisme", chacun se rend compte que le "capitalisme triomphant" n'a apporté au final que plus de misère sociale et de guerres, moins de contrôle des peuples sur leurs élus et une insécurité grandissante dans le monde, avec toutes ces interventions guerrières, cette montée du terrorisme, ces politiques sécuritaires qui ne font que durcir la délinquance.

De la même façon, le mirage européen s'est évanoui comme le mythe de la construction européenne et de sa monnaie unique qui devaient amener stabilité et prospérité à l'Europe et aux travailleurs. L'Europe est un boucher qui dépèce les peuples pour le compte de l'ogre capitaliste.

Les communistes français se sont opposés aux différents traités européens depuis Maastricht en 1992. Ils se sont opposés aussi à la réforme des retraites et aux interventions militaires françaises en Afghanistan et en Libye. En cela, le PCF est la seule force politique a avoir été claire sur toutes ces questions et à tenir ses positions depuis !

Communistes, nous n'avons pas à avoir honte de notre histoire, de nos engagements.

C'est peut-être aussi ça qui attire à nouveau nos concitoyens, l'engagement de milliers d'hommes et de femmes qui, malgré toutes les insultes, luttent contre un système qui annonçait le Paradis et qui amène l'Enfer sur Terre ?

Les êtres humains ne sont pas parfaits. Les communistes non plus.

C'est bien pour cela que nous combattons pour un système économique et politique naturellement équitable, qui protège les plus faibles par la loi et organise une juste répartition des richesses, le Socialisme.

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 09:39

Les retraités français font entendre leur voix ce 6 octobre. Ils rejoignent les nombreuses mobilisations sociales en France et dans le Monde.

Ce jeudi 6 octobre, 110 villes de France verront défiler les retraités.

A l'appel des syndicats de retraités CGT, CFDT, CFTC, UNSA et du syndicat des retraités de la Fonction Publique, les manifestants dénonceront les dégradations constantes du pouvoir d'achat des retraités, dégradations qui risquent de s'accélérer avec les mesures d'austérité que souhaite imposer au peuple français le régime de Nicolas Sarkozy. Les syndicats revendiquent une augmentation significative des retraites, en particulier pour les basses pensions, un minimum de pension au niveau du SMIC ainsi qu'une nouvelle modalité d'indexation.

Bien évidemment, nous serons présents et nous invitons ceux qui le peuvent à venir défiler !

A Paris, le cortége partira à 14 heures de la Bastille pour rejoindre Nation.

Avec cette manifestation, les retraités prennent les devants sur une mobilisation sociale convoquée pour le mardi11 octobre à l'appel de l'intersyndical.

Le mot d'ordre principal de ces deux mobilisations est le refus d'une austérité qui fera supporter aux seuls salariés les conséquences d'une crise dont sont responsables les milieux de la finance et de la banque !

Le 6 octobre et le 11 octobre, il sera important de rappeler à tous que "nous refusons de payer LEUR dette !" et que si "la crise, c'est eux, la solution, c'est nous !"

A Evreux, le 11 octobre, le rendez-vous est à 10 h 30, devant la Bourse du travail, rue de l'Ardèche.

Au delà des mobilisations nationales, il serait difficile de faire le tour de toutes les mobilisations qui touchent les entreprises françaises. rappelons seulement le cas des salariés de M-Real, toujours en attente d'un repreneur, ou ceux de MSD-Organon, près de Gisors, qui luttent pour sauvegarder leurs emplois. Une pensée aussi pour les marseillais de Fralib, filiale de Lipton, qui tentent de conserver leur site de production de tisanes "l'éléphant". Les soutiens massifs de toute la Région Provence et des salariés CGT de la filière agroalimentaire font de ce combat un exemple !

La contagion sociale touche les Etats-Unis.

Au delà de nos frontières, des mobilisations d'ampleur continuent de secouer le Vieux-continent tout comme les Amériques. Les médias préfèrent couvrir des événements plus pipol mais moins politique pour éviter toute vélléité de rébellion chez les salariés français.

Ainsi, la Grèce n'est traitée que d'un point de vue financier. Ces cons de grecs auraient vécu au dessus de leurs moyens et ce seraient les gentils européens qui devraient éponger la dette de ce pays, sinon la Grèce nous entrainerait dans une nouvelle crise. Telle est, en résumé, la version que nous donnent les médias capitalistes et le gouvernement actuel.

La vérité est bien différente : le développement capitaliste a gangréné l'économie grecque depuis son entrée dans la zone euro et, aujourd'hui, après une crise dûe aux financiers et aux banques, ce seraient aux travailleurs grecs de payer l'ardoise. Sauf que les grecs sont moins bêtes que ne l'espéraient l'Europe, Sarkozy-Merkel, le FMI et le gouvernement social-démocrate local. Depuis des mois, les grecs s'évertuent à empêcher la mise en place des mesures de super-régression sociale. Ils bénéficient en cela de l'aide politique d'une seule force : le Parti communiste grec. Les autres, extrême-droite comprise, sont acquis à l'austérité.

La nouvelle donnée internationale, c'est l'entrée en résistance d'une partie de la population aux Etats-Unis.

Sur le modèle des indignés espagnols, et avec un discours solidaire du peuple grec et des indignés du monde entier, israéliens notamment, ce sont des milliers de travailleurs, de chômeurs et de jeunes qui occupent les rues de certaines villes étatsuniennes, New-York principalement.

Ils revendiquent leur appartenance aux 99 % (face aux 1 % de riches !) et dénoncent vigoureusement la crise et ses responsables économiques et politiques. Un discours très à gauche pour les Etats-Unis !

Après plusieurs grandes initiatives depuis mi-septembre, notamment l'occupation de Wall-Street, temple du dieu Argent, les manifestants ont enfin fait parler d'eux dans les médias français dimanche dernier, en coupant le pont de Brooklyn. Les policiers new-yorkais, récemment subventionnés par l'une des banques impliquées dans la crise de 2008, ont arrêté près de 700 manifestants : vive la liberté d'expression américaine !

Hier, ce sont encore 12 000 manifestants qui ont parcouru les rues du quartier de Wall Street ("la rue du mur", celui de l'argent certainement !?). La nouveauté, c'est que de nombreux syndicats, dont la puissante AFL-CIO, apportent leur soutien au mouvement.

Boston, Chicago ou Salt Lake City ont également connu des manifestations et une autre action est prévue jeudi à Washington.

Ailleurs, on aurait pu parler du mouvement chilien pour la gratuité des études qui continue, ou des mobilisations en Espagne, Italie,...

L'important est de comprendre que le monde du travail se trouve face à une attaque d'ampleur de la part de gouvernements qui obéissent aveuglément aux dogmes libéraux, en faveur des marchés financiers, qu'il faudrait rassurer.

Partout, des résistances d'ampleur s'organisent, traversant les clivages culturels, communautaires ou religieux (comme en Israël) car c'est bien Tous Ensembles que nous mèneront cette lutte, pour préserver nos acquis et l'avenir professionnel et social de nos enfants, et pour faire payer les vrais responsables de cette crise : les milieux économiques et financiers ainsi que leurs relais politiques au pouvoir, de droite comme de gauche.

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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 09:08

Pour booster une rentrée qu'ils souhaitent forte en luttes, les fédératons communistes de Haute-Normandie appelaient à un meeting hier soir à Rouen. Autour de 400 personnes, militants et sympathisants, ont répondu présents.

IMGP0700.JPGLa politique, ce n'est pas que les petites phrases, les querelles de personnes et les scandales qui secouent la droite ou DSK. La politique, c'est le quotidien de la population, ce sont les luttes, c'est l'espoir d'une société plus juste et d'un avenir meilleur. Avec ce meeting, les communistes de Haute-Normandie ont voulu remettre la vie des citoyens, des "vrais gens", sur le devant de la scène.

Organisée en quinze jours, cette initiative a réuni autour de 300 participants, salariés du public comme du privé, retraités, étudiants et chômeurs.

Les témoignages ont été nombreux, sur la santé et la protection sociale, sur l'abandon des aides alimentaires aux plus démunis par l'Europe, sur le combat des salariés du ferroviaire pour défendre le service public et le frêt, sur le combat des papetiers d'Alizay, sur les services publics en général.

IMGP0712.JPGSébastien Jumel, maire de Dieppe, et Jean-Paul Lecoq, député-maire de Gonfreville-l'Orcher, nous ont brossé le portrait d'une population qu'ils connaissent bien et qui souffre, mais une population qui cherche aussi des solutions, des perspectives, et que les mois à venir doivent aider à retrouver le chemin de la lutte. Face à une société capitaliste qui court à la catastrophe et emmène le monde à sa perte, il faut se mobiliser, se rassembler, pour construire un autre projet de société, plaçant "l'humain d'abord". Comme le dira Jean-Paul Lecoq, "le capitalisme est en train de s'effondrer ; il nous faut d'urgence construire une alternative si nous ne voulons pas finir sous ses décombres !". Sébastien Jumel, de son côté, insistera sur "la dynamique que nous devons impulser à notre démarche de Front de gauche pour que celle-ci devienne un véritable Front populaire".

Le dernier intervenant a été notre député européen, Jacky Hénin.IMGP0734.JPG

Revenant sur une Europe qui coupe les ressources aliementaires aux plus démunis mais soutient les banques et les mesures d'austérité, l'eurodéputé a vertement dénoncé ce système capitaliste qui protège les puissants et a provoqué lui-même une crise financière et une dette publique qui servent aujourd'hui à étrangler les travailleurs ! Il dénonce particulièrement le groupe Renault qui demande 24 millions d'euros pour des formations bidons à destination de salariés dont certains ont trente-cinq ans de boîte et sont jetés à la rue sans considération et sans aides !

Le message de Jacky Hénin, comme celui des autres intervenants, est bien un message de lutte, la lutte pour construire l'espoir d'un changement véritable, depuis la rue et jusque dans les urnes.

C'est finalement un appel à mobilisation qui a été lancé : mobilisation autour des M-Real, avec leur action de ce matin à Alizay ; mobilisation des 6 octobre, pour les retraités, et 11 octobre, pour l'ensemble des salariés.

Les seuls combats perdus sont ceux que l'on ne mène pas : les communistes ont bien l'intention d'aller au combat, d'abord dans la rue, avec les salariés en lutte, et ensuite dans les urnes, dans une dynamique de rassemblement, de Front de gauche.

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