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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 09:52

Les espagnols ont voté ce week-end lors d'élections législatives anticipées. Une hausse de l'abstention (de 3 % à 28 %) et une victoire nette de la droite traduisent l'absence de perpspectives crédibles d'alternative politique en Espagne malgré le bon score des communistes et de leurs partenaires de Izquierda Unida (La Gauche Unie).

La crise du capitalisme touche durement l'Espagne, comme chacun sait. Les deux piliers économiques du pays, le tourisme et la construction, sont en crise, surtout la construction. De nombreux espagnols ont perdu leur emploi ces dernières années et le chômage atteind allègrement les 20 %, largement plus chez les jeunes. Et pour les autres, la précarité fait des dégâts, en terme de revenus et de stabilité professionnelle.

C'est cette situation qui a permis l'émergence d'un mouvement d'indignés ("Indignados") particulièrement puissant et implanté, avec plusieurs centaines de milliers de participants aux initiatives prises ces derniers mois.

Malheureusement, l'absence de perspectives politiques offertes par ce mouvement limite ses résultats. Alors que le pays connaissait hier des élections législatives anticipées, justement pour pallier à l'incapacité des socialistes à faire passer leurs contre-réformes sociales, les électeurs ont opté... pour la droite.

Dans le contexte sociale et politique espagnol, on aurait pu s'attendre à une hausse de la participation et à un vote contre le système capitaliste et les partis qui défendent ce modèle économique. Le discours antisystème mais apolitique des Indignés n'a pas permis une radicalisation électorale des espagnols.

Certes, la Gauche Unie ("Izquierda Unida ") a connu une forte poussée électorale et approche les 7 % avec 1 700 000 voix (+ 700 000 voix et + 3 %). Cette coalition électorale autour du Parti Communiste d'Espagne passe de 2 à 11 députés, ce qui constitue une véritable prouesse dans un pays où les médias, comme en France, jouent à fond le bipartisme (PS-droite). Au Pays Basque, les nationalistes de gauche de AMAIUR (ex-Batasuna) ont connu également une forte poussée, à plus de 24 % régionalement (1,37 % nationalement) avec 7 députés envoyés à Madrid.

Au total, la gauche communiste et républicaine connait une nette poussée avec la Gauche Unie, nationalement (11 élus), et les divers partis républicains de gauche, régionalement, comme AMAIUR (7 députés) au Pays Basque, ERC (3 députés) en Catalogne, et BNG (2 élus) en Galice.

Malheureusement, cette poussée à gauche n'a pas permis de compenser l'effondrement du Parti socialiste (le PSOE) et le report d'une partie de l'électorat mécontent vers la droite (Partido popular) , seul adversaire crédible au PSOE présenté dans les médias.

Au final, la droite décroche une majorité absolue avec 186 députés (sur 350) et près de 45 % des voix (+ 550 000 voix) tandis que le PSOE chute lourdement à 110 sièges (contre 169 en 2008) et perd 850 000 voix.

Cette victoire de la droite n'augure rien de bon pour les espagnols. Durant la campagne, la droite a annoncé qu'elle mènerait elle aussi une politique d'austérité. Cela n'a rien de surprenant de la part de la droite, qu'elle soit espagnole, grecque ou française, puisque ce courant politique est l'émanation des classes aisées issues de la bourgeoisie et qu'elle gère les affaires du capitalisme. La victoire de la droite tient, vous l'aurez compris, au rejet de la majorité sortante socialiste. C'est cela l'alternance : un changement de majorité sans changement de politique !

En France, il nous faudra éviter ce genre de situation. La tentation du vote utile pour barrer la route à Sarkozy en 2012, nous est présentée comme une nécessité absolue.

La question essentielle n'est pas le nom du Président ou l'étiquette de sa majorité mais bien le programme politique qui sera mis en place par la nouvelle équipe !

Si l'on veut réellement un changement de politique, en finir avec la domination des marchés financiers et relancer la production industrielle donc l'emploi et les salaires, c'est d'une autre politique dont a besoin le peuple de France : une alternative plutôt qu'une alternance.

Avec le Front de gauche, les communistes ont fait le choix de rassembler les forces de progrès qui, à gauche, refusent de se soumettre au social-libéralisme et veulent revenir vers une politique social de redistribution des richesses, dans l'idée du Conseil National de la Résistance de 1947.

En France, l'alternative, c'est le Front de Gauche et le Parti communiste !

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Published by Solidaire - dans Dans le Monde
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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 09:53

Idée fauchée à Arnaud Mouillard (http://hern.over-blog.com/ ) mais comme il s'agit d'une bonne idée, je n'ai pas hésité !...

Solidaire

Nota : à la liste des destinataires, il faudrait associer nos grans esprits libéraux eurois : Bruno Le Maire, ministre sarkozyste et responsable du programme présidentiel du petit candidat, et Hervé Morin, chef de file de l'organisation satellite de l'UMP : le Nouveau Centre.


J'ai le plaisir de me joindre à plusieurs camarades blogueurs (OcéaneMipmipAgnèsSeeMeeSebMussetCSPMarcoDadavidovVogelsongIntox2007
DedalusChristianJegounqui ont décidé de poser une question aux gourous, chefs de réseau, lieutenants et attachés de presse du tout marché... 

A l'attention de : Jean-Michel Aphatie, Jacques Attali, Christophe Barbier, Eric Brunet, Yves Calvi, Monique Canto-Sperber, Jean-François Copé, Arnaud Dassier, Sophie De Menthon, Michel Godet, Eric Le Boucher, Alain Madelin, Alain Minc, Hervé Novelli, Catherine Ney, Laurence Parisot, Jean Quatremer, Pascal Salin, Hugues Serraf, Guy Sorman, Jean-Marc Sylvestre, Pierre-André Taguieff, Yves Thréard, Agnès Verdier-Molinié, Laurent Wauquiez. 

 

"Madame, Monsieur,

Vous vous définissez vous-même comme étant de sensibilité « libérale » sur le plan économique et c’est bien évidemment votre droit le plus strict. Vous ne verrez donc pas d’inconvénients à être sollicité afin de répondre à une simple question.
Nous, blogueurs et citoyens de sensibilité de gauche, sommes depuis une trentaine d’années face à votre discours nous assurant que le libéralisme économique – ou néolibéralisme si vous préférez – ne sera qu’une promesse de bonheur et de liberté pour tout un chacun, humbles comme aisés, et qu’un passage, certes douloureux mais que vous nous assurez « nécessaire », par une période de temps plus ou moins difficile où serait mise en place une sévère mais juste « rigueur » économique, finira, à terme, par porter des fruits dont tout le monde sans exceptions profitera…
Disons le net : nous sommes sceptiques.
Non pas que nous mettions en doute votre bonne foi quant à ces affirmations : votre sur-présence médiatique depuis tant d’années nous a convaincu de votre sincérité. Mais tout de même, tout le monde finit par se demander, à force :
Ce fameux « bonheur néolibéral » qu’on nous promet depuis 30 ans, ça vient quand ?
Parce que dans un pays comprenant 8 millions de personnes en dessous du seuil de pauvreté et des salariés pressés comme des citrons en permanence, et où malheureusement il semble bien qu’une fraction fort malhonnête de personnes trouvent à s’enrichir en se contentant de siéger dans des conseils d’administration, il est quelque peu délicat de percevoir les bienfaits de ces fameux « marchés » que vous défendez pourtant mordicus en dépit du bon sens.
Comme toujours, vous répondrez à cela qu’il faut « poursuivre les réformes» parce qu’on a « pas assez libéralisé » ; mais soyons sérieux : il vous faut clairement admettre que vous vous êtes plantés. Qu’en 30 ans vous n’avez pas été foutus de faire quelque chose de bien. Et que le néolibéralisme n’a conduit qu’une fraction infime de gens très riches à encore plus s’enrichir au détriment de tous les autres.
Notre question sera donc : pourquoi ne pas admettre que votre idéologie est nuisible pour la majorité, que vous vous êtes plantés, et que dans l’intérêt général vis-à-vis duquel vos idées sont objectivement nuisibles, il serait mieux que vous laissiez tomber et passiez à autre chose ?
Dans l’attente de votre réponse, veuillez Madame Monsieur agréer l’expression de nos salutations distinguées."
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Published by Solidaire - dans En France
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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 11:06
La France est en faillite, a affirmé François Fillon hier. Ce constat ne va pas empêcher le budget de l'Etat de payer la douloureuse des G8 et G20 que la France a organisé en mai et novembre dernier. Les coûts de ces deux grands raouts internationaux qui ont promis l'austérité pour tous sont même plus élevés que prévus: 31 millions pour le premier, 28 millions pour le deuxième, a déclaré mardi à l'Assemblée nationale la député UMP Geneviève Colot.
Les dépenses pour le sommet du Groupe des huit puissances les plus industrialisées sont évaluées "à 31 millions d'euros contre les 20" qui étaient prévus, a déclaré Mme Colot, rapporteur pour avis, lors de la discussion des crédits 2012 du ministère français des Affaires étrangères. Cette hausse des coûts est due à l'invitation faite à plusieurs délégations arabes de participer au sommet et à la création d'un centre de presse sous tente pour 2.400 journalistes accrédités, a-t-elle précisé.
"L'organisation du sommet du G20 de Cannes devrait aussi dépasser les prévisions", a-t-elle ajouté. Son coût devrait être "de 28 millions d'euros contre 25 prévus", a indiqué la député.
Faut bien que les travailleurs se serrent la ceinture si on veut que les maîtres du monde, financiers et chefs d'état, se remplissent la panse !
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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 10:30

Le nouveau gouvernement grec comprendra des ministres d'extrême-droite au côté des socialistes et de la droite. la preuve de ce qu'est réellement l'extrême-droite pour le capitalisme : une roue de secours.

Il n'y a rien d'anodin à l'entrée au gouvernement grec de descendants revendiqués de la dictature des colonels, dictature fasciste qui a sévi et réprimé le peuple grec jusqu'en 1974. Ce serait même symbolique de la situation grecque actuelle et de la dérive du système capitaliste ces dernières décennies.

Peuple grec contre capitalisme mondialisé

Depuis plusieurs mois, le peuple grec se bat courageusement et massivement contre un pouvoir financier qui tente de lui imposer une gigantesque régression sociale, par le biais de mesures d'austérité concoctées conjointement par son gouvernement (socialiste), l'Union européenne et le FMI (de DSK puis Christine Lagarde).

Les premières mesures prises ont entrainé des chutes importantes de salaires et la flambée de nombreux prix, notamment alimentaires ou dans l'énergie. Le chômage explose. La société grecque s'est subitement appauvrie et a perdu de nombreux droits sociaux, notamment en droit du travail.

Le résultat de ces mesures, en dehors de l'appauvrissement généralisé du peuple grec, c'est l'effondrement du PIB. L'économie grecque est entrée en décroissance : elle détruit des richesses. Le pays creuse sa tombe pour pouvoir rembourser une dette qui, là-bas comme ici, a été causée par la crise financière qui a suivi l'effondrement des marchés spéculatifs, en 2008.

Depuis des mois, et chaque fois de manière plus importante, les grecs s'opposent à ces mesures. Le constat de l'échec des mesures d'austérité, l'inégalité de mesures qui épargnent les entreprises, les plus riches et les banques, tout cela génère une prise de conscience collective : ce n'est pas la dette le problème, c'est le système capitaliste basé sur le culte de l'argent, sur la spéculation et sur l'enrichissement d'une poignée d'individus.

La contestation sociale est devenue très forte, majoritaire. Le travail des militants communistes est important et l'idée qu'il faut renverser le système fait son chemin. En tout cas, pour une large part, la dette et les déficits ont désormais perdu leur statut de vérités pour n'apparaître que comme des moyens de piller les richesses du pays de la part des financiers, grecs ou étrangers.

Les tenants grecs du système, dans la bourgeoisie, dans les milieux financiers et dans la classe politique, ont bien compris que la situation devient intenable pour eux. L'Europe et les gouvernements européens aussi craignent la contagion : et si jamais les autres peuples européens suivaient l'exemple grec ? Et si jamais les peuples européens mettaient en échec les plans d'austérité et remettaient en cause le pouvoir des marchés financiers en Europe ?...

Il fallait riposter, tenter de gagner du temps.

Mettre en échec la volonté du peuple

Le premier acte repose sur la manipulation de groupes de casseurs, soit-disant anarchistes, pour perturber les manifestations. Cela a été le cas les 19 et 20 octobre dernier, lors de l'impressionnante mobilisation sociale qui a encerclé le Parlement grec : le résultat a été le décès de Dimitri Kotzaridis, militant communiste de 53 ans, père de deux filles.

La volonté de provoquer des incidents pour décrédibiliser un mouvement social et expliquer une éventuelle répression policière est un classique des systèmes capitalistes "démocratiques" : on se souvient en France de l'assassinat de Malik Oussekine, lors du mouvement étudiant de 1986, par des policiers en cyclomoteurs (les "voltigeurs").

Comme ces provocations ne marchent pas et que l'instabilité politique gagne (démission du PS grec, le PASOK, de plusieurs députés,  référendum annoncé et annulé, démission du premier ministre), il fallait trouver une parade. Cette parade, cela a été la constitution d'un gouvernement d'union nationale.

Alors que les communistes du KKE et les progressistes de Synaspismos appellent à des élections anticipées, pour que le peuple tranche sur la stratégie à suivre et sur les hommes pour la mener, la classe politique grecque préfère mener de petits arrangements pour donner l'illusion d'un accord général sur un gouvernement qui regrouperait l'ensemble des forces politiques grecques et serait ainsi en capacité d'imposer des réformes sociales très majoritairement et rès violemment rejetées par le peuple.

L'entrée de l'extrême-droite grecque (le LA.OS, parti Alarme populaire orthodoxe ) est un symbole : c'est l'illustration que l'extrême-droite n'est, en aucun cas, une alternative politique aux partis bourgeois traditionnels mais bien un élément du système capitaliste ; c'est aussi le signe d'une classe politique, donc d'une bourgeoisie, qui commence à avoir peur de son peuple et qui fait appel aux nostalgiques du fascisme pour conforter ses positions.

La riposte populaire s'est déjà fait sentir avec plusieurs dizaines de milliers de manifestants avant-hier soir, pour célébrer, ô hasard !, l'anniversaire de la répression militaire des étudiants de l'université d'Athènes sous la dictature.

Parallèlement, la nomination d'un premier ministre technocrate, ancien vice-président de la Banque Centrale Européenne est aussi tout un symbole : un banquier nommé avec l'accord de l'Europe mais sans l'accord... du peuple grec. Peut-on parler de démocratie ?

L'extrême-droite, aile dure du capitalisme

Si l'extrême-droite grecque est entrée au gouvernement, c'est que l'idéologie d'extrême-droite est compatible avec les dogmes capitalistes les plus libéraux. N'oublions pas que les dictatures d'extrême-droite se sont installées à chaque fois en réaction à des périodes historiques qui remettaient en cause la suprématie des classes dominantes.

L'exemple du putsch de Pinochet, soutenu jusqu'au bout par l'Occident et les Etats-Unis, contre le régime démocratique et progressiste de Salvador Allende, au Chili en 1973, en est un exemple.

C'est également le cas de l'arrivée d'Hitler en Allemagne en 1933 (avec le vote des députés de droite pour son accession au poste de chancelier), de Mussollini en Italie, du putsch militaire de Franco en Espagne (jamais mis au ban de l'Europe !), de l'arrivée au pouvoir de l'extrême-droite en France, avec Pétain (la "cagoule", soutenue par le patronat dans les années 30 puis le slogan "plutôt Hitler que le Front Populaire !"), etc...

L'Europe dérive lentement vers un système anti-démocratique. Entre une commission européenne, nommée par une minorité et jamais élue, qui décide des lois européennes, elles mêmes imposées aux Etats, et des gouvernements nationaux qui n'écoutent plus l'avis de leurs peuples (Traité de Lisbonne ou réforme des retraites en France), c'est désormais un pouvoir confisqué par une clique politique restreinte, au service d'une élite financière, qui a pris les commandes de nos pays et de nos destins.

Ce n'est pas d'une simple alternance dont a besoin notre pays. Comme en Grèce, c'est d'une mobilisation majoritaire dont nous avons besoin, pour renverser le cours de l'Histoire et redonner la parole au peuple souverain.

Pour cela, c'est vers les forces qui se sont opposées à toutes les dérives supranationales (Maastricht, euro, TCE, Lisbonne) et qui combattent pour le rassemblement des travailleurs et le progrès social qu'il faut se tourner.

Ni fatalisme ni repli sur soi ! L'avenir se fera par le rassemblement de tous pour reconstruire une perspective de progrès social et de coopération entre les peuples, à l'inverse de la régression sociale et de la compétition entre les peuples imposées par l'Europe et les partis traditionnels, en France comme ailleurs.

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 09:31

Nous publions aujourd'hui cette tribune d'un responsable de la CGT, une réaction saine aux mesures de répressions contre les salariés en arrêt-maladie et un appel à la rébellion contre l'idéologie dominante.

Marc Auray parle de notre force qui est le nombre, la "masse".

Notons que nos gouvernements occidentaux n'ont de cesse, à chaque conflit social massif, d'affirmer que ce n'est pas "la rue qui fait la loi", même quand 70 % des français la soutiennent (contre la réforme des retraites l'an passé, par exemple). On aimerait savoir qui doit faire la loi en France selon eux si ce n'est le peuple ? Et, à l'inverse, quand il y a des manifestations populaires dans des pays dont les régimes ne conviennent pas à nos chers dirigeants (comme en 1989 à Berlin ou il y a peu à Benghazi), les foules ont raison...

Pas de contradictions dans ces propos de nos gouvernements. Marc Auray nous l'explique : il s'agit de lutte des classes ! La communication, le choix des termes, la division et l'insulte sont des armes qu'utilisent nos gouvernements pour empêcher le peuple, le "mouvement populaire", de s'organiser contre les mesures que prend le pouvoir contre lui, dans l'intérêt d'une classe sociale minoritaire, ce 1 % de la population qui contrôle l'économie et possède les richesses.

Solidaire


Et voilà, encore une fois on stigmatise les salariés, les fonctionnaires, qui seraient les fraudeurs de la sécurité sociale. Ces salauds de salariés, tous des profiteurs, nous dit le gouvernement de Sarkozy Fillon. Il faut les mettre au pli, on va leur apprendre à respecter la loi.

Et on nous tape dessus avec des matraques, on nous envoie des gaz lacrymogènes quand on se mobilise pour défendre nos droits.

Un ouvrier a une espérance de vie inférieure de 7 ans à celle d’un cadre et nous ne parlons pas de celles et ceux qui travaillent en équipe, dans de très mauvaises conditions, en contact avec des produits dangereux. Leur espérance de vie est réduite de combien ?

Les fraudeurs et les assassins ce sont les patrons, ceux qui ne payent pas les cotisations sociales, ceux qui, comme le gouvernement, n’augmentent pas les salaires, ceux qui licencient pour faire encore plus de profit. N’oublions pas non plus le gouvernement qui fait des ponts d’or aux entreprises, aux banquiers, aux spéculateurs et rentiers ; c’est ce même gouvernement qui met en face des salariés des CRS. Qui ne dit rien quand Peugeot ou la Société Générale (pour ne citer qu’eux) licencient.

Un arrêt maladie est aujourd’hui souvent le symptôme de conditions de travail dégradées, une réponse au mépris…Etrangement ce gouvernement ne parle pas des 400 suicides (ce nombre est minimisé) par an liés au travail. Prend-il des mesures pour remédier à ces suicides ? Entend-il la détresse de ceux qui travaillent ? Non, il s’en fout ; au contraire il développe, au nom du profit, une politique de plus en plus inhumaine.

C’est plus facile d’insulter les personnels, les salariés, qu’ils soient du public ou du privé en les traitant de fraudeurs, en prenant des mesures toujours plus antisociales que de s’attaquer au grand patronat, aux banquiers et aux spéculateurs en tout genre, aux actionnaires qui plombent le pays et qui prennent les populations du monde entier en otage.

L’esclavage moderne c’est l’esclavage tout court.

Oui, la lutte de classe, la lutte de masse doit s’imposer face à cette population de nantis qui nous crache à la figure. Elle doit s’imposer par tous les moyens ; notre moyen à nous c’est la masse, le combat collectif.

La peur doit changer de camp !

Oui, nous pourrons, en nous rassemblant maintenir et développer nos droits, nous mettre en route pour de nouvelles conquêtes. Ceux d’en face n’ont qu’une peur, c’est que nous le faisions. Et ils tentent, à travers leurs lois et leurs larbins de nous contenir, de contenir notre colère et de la diriger vers de mauvaises cibles. Opposition public privé, désignation de boucs émissaires, les étrangers, les sans papiers, les « profiteurs »…

Rappelons-nous, dans toute l’histoire les maux ne sont jamais venus du peuple mais de ceux qui nous exploitent et qui profitent de notre travail. Vive la lutte de classe, vive la lutte de masse !

C’est la meilleure façon de lutter contre l’intoxication gouvernementale.

Marc Auray, Secrétaire de la CGT du Vinatier (Rhône)

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 10:21

Le budget 2012 présenté par le gouvernement annonce de nouvelles mesures d'austérité contre le peuple.

On peut parler de la Grèce ou de l'Italie mais la France est elle aussi concernée par une rigueur renforcée ! De réductions budgétaires dans la Santé ou l'Education, ce sont les services publics qui trinquent donc les services gratuits dont nous bénéficions tous. De la même façon, alors que l'on dénonce à juste titre les 6 000 emplois que Peugeot-Citroën vient d'annoncer, les 30 000 emplois de fonctionnaires qui disparaissent chaque année en France contribuent à dégrader le services publics et à faire augmenter le taux de chômage dans notre pays ! Et oui ! C'est ce que taisent les pourfendeurs des fonctionnaires : moins de salariés dans les services de l'Etat, c'est autant de chômeurs en plus !

Mais avec le budget 2012, c'est une nouvelle louche d'austérité qui est rajoutée sur le dos du peuple français.

Tout le monde à en mémoire la taxe sodas, emblématique d'une politique qui taxe d'abord le plus grand nombre avant de taxer les plus riches, les spéculateurs et les banquiers responsables de la crise.

Il y a aussi d'autres mesures comme l'indexation de la revalorisation des aides au logement sur la croissance et non sur l'inflation : cette aide dont bénéficient la plupart des familles modestes tout comme les jeunes et les étudiants pourrait ainsi ne pas évoluer l'an prochain ou si peu (avec une croissance de moins de 1 %) tandis que l'inflation, elle, continuera de rogner sur le pouvoir d'achat des travailleurs à  raison de 2 % par an minimum (2,2 % en 2011). Un écart qui représente des sommes peu importantes par foyer mais toujours vitales quand on a un budget restreint comme c'est le cas de nombreux bénéficiaires des aides au logement.

Et puis, il y a les mesures de déremboursement médical, la taxation accrue des contrats de Mutuelles, les amendes en hausse, les impôts locaux qui connaissent parfois des poussées importantes (comme à Evreux, avec le nouvel impôt "Champredon" de plus de 100 € par foyer !),... des sommes qui sont rognées de ci de là par la droite tandis que les salaires et pensions restent obstinément scotchés à un niveau difficilement compatible avec les juteux bénéfices que se répartissent les actionnaires des grandes entreprises et des banques. Rappelons encore une fois que les actionnaires du CAC 40 vont se répartir 94 milliards d'euros de bénéfices rien que sur l'année 2011 ! Cela en fait des canettes de Coca !...

Pour donner le change, la droite a tenté de ressortir la vieille idée de la participation des salariés aux bénéfices. Un retour aussi du slogan de campagne de l'ex-candidat Sarkozy : "Travailler plus pour gagner plus !". La fameuse prime que devaient touchés les salariés des entreprises dont les bénéfices augmentent par rapport aux années passées, cette fameuse prime s'est transformée en aumône, vous savez, cette piécette que le bon bourgeois chrétien donne au mendiant à la sortie de la messe du dimanche ?!... Certains salariés ne toucheront que 8 €, ou même 1,50 € ! Et encore, cette prime ne concerne au mieux qu'un quart des salariés du privé ! Pour les autres, comme pour les "privilégiés" du secteur public, c'est la soupe aux cailloux.

L'échec de cette mesure et le tollé que les annonces de montants ont fait dans les médias ont vite été enterrés.

Pour donner le change, la droite et le gouvernement ressortent une autre vieile recette, éventée mais qui plait toujours (semble t-il ?), celle de l'opposition entre salariés du secteur public et salariés du secteur privé.

Cette fois, ce sont les jours de carence pour arrêt maladie qui sont concernés. Non content de perdre une journée de salaire, les fonctionnaires passent encore pour des privilégiés sous prétexte que les salariés du privé en perdent une également pour atteindre quatre journées de carence. En clair : on nous fauche de l'argent dans la poche mais il faudrait exiger que l'on en fauche autant dans toutes les poches ? Ou bien faudrait-il que l'on exige du voleur qu'il rende ce qu'il a volé ?

Ce qu'oublient de dire ceux qui tentent de monter les salariés les uns contre les autres, c'est que dans le privé, ces jours de carence sont en général pris en charge par l'employeur. Ce qui ne sera pas le cas du secteur public.

La réalité, c'est que plutôt que se chamailler entre nous, il vaudrait mieux se battre pour obtenir tout bonnement l'annulation de ces jours de carence, dans le privé comme dans le public !

En ce sens, le monde salarié devient suicidaire. Au lieu d'exiger mieux, nombre de salariés en viennent à exiger l'alignement vers le bas des salariés qui bénéficient de régimes meilleurs que les leurs ! En viendrons nous un jour à nous mettre volontairement les chaînes de l'esclavage à jouer à ce petit jeu de jalousie entre travailleurs ?

Chacun sait que cette crise est une crise du système économique dans lequel nous vivons, le capitalisme.

Chacun sait que les banques et les spéculateurs, avec l'aide de leurs agences de notation, ont provoqué l'explosion des dettes publiques et spéculent aujourd'hui contre les états et contre l'euro pour faire des profits.

Chacun sait que les riches bénéficient de privilèges fiscaux exorbitants et qu'ils profitent de la crise pour accroître leurs fortunes.

C'est donc aux riches privilégiés du capitalisme, aux grandes entreprises et aux spéculateurs qu'il faut s'attaquer si l'on veut retrouver des ressources pour l'Etat et pour nos services publics ! pas aux buveurs de sodas, aux mutalistes et aux bénéficiaires d'allocations logement !

Encore une fois, la droite démontre qu'elle mène une politique de classe, une politique qui demande toujours plus d'efforts aux travailleurs, ceux des classes moyennes et populaires, pour maintenir et accroître les privilèges des classes possédantes, à la Bourse, dans les beaux quartiers de Neuilly et au Fouquet's !

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 10:27

Les bruits de bottes se multiplient aux frontières de la Syrie sur fond de désinformation de la part des médias français.

Le spectre du scénario libyen hante désormais le Moyen-orient. Après la Libye, et peut-être avant l'Iran, c'est au tour de la Syrie de subir une vague d'attaques médiatiques, préalable à une intervention militaire réelle.

Les cendres fument encore sur Syrte et sur la Libye que nos médias jouent déjà les vautours autour de Damas.

Le scénario semble rodé : quelques manifestations, même d'ampleur, servent de déclenchement à une vague terroriste ; des soldats et policiers sont tués ; les autorités ripostent ; la communauté internationale protestent et fait monter la pression ; les médias soutiennent activement la propagande ; l'ONU exige l'arrêt de la répression ; l'OTAN en profite pour intervenir pour, officiellement, protéger les civils ; la guerre commence avec des opposants civils et désarmés qui renversent militairement un régime qualifié de dictatorial et possédant, lui, une armée et une police entrainées ; un régime pro-occidental est mis en place ; point.

La Libye moderne plonge dans l'arriération religieuse

C'est peu ou prou ce qui s'est passé en Libye. Jamais le gouvernement kadhafiste, quels que soient ses défauts, n'a menacé les "rebelles" à Benghazi. Pourtant, alors que l'ONU votait une résolution appelant seulement à protéger les civils, l'OTAN commença ses bombardements pour quelques semaines, tout au plus. La campagne libyenne a duré plus de 8 mois.

Au final, l'intervention occidentale en Libye aura provoqué la mort de 30 000 civils, essentiellement lors des bombardements, la destruction des infrastructures civiles vitales du pays et l'instauration d'un régime contrôlé par les islamistes d'Al Qaïda. Un retour au Moyen-Âge pour ce peuple qui vivait dans le pays le plus développé d'Afrique ! Pas de quoi se féliciter du bilan !

La Syrie, cible numéro deux

En Syrie, la stratégie occidentale pour abattre le régime actuel se base sur un scénario voisin. La différence repose sur l'utilisation d'un argument ethnique falsifié pour soutenir la propagande médiatique. Ainsi, le régime de Damas serait la dictature d'une minorité alaouïte (un courant de l'Islam) sur un peuple syrien qui n'attend qu'un renversement du pouvoir.

Les occidentaux se sont appuyés sur de vrais mouvements sociaux qui ont secoué et secouent encore la Syrie. Depuis plusieurs années, le libéralisme affecte ce pays (Tiens ! Tiens !) ce qui a entrainé un appauvrissement généralisé du peuple syrien tandis que la liberté d'expression reste sérieusement sous contrôle. Pourtant, le parti Baas au pouvoir à Damas, est à l'origine nationaliste arabe et socialiste. En clair, il prône l'unification du peuple arabe par delà les courants religieux, sur des bases laïques, et au profit de l'ensemble de la nation, syrienne d'abord, arabe ensuite. Un concept partagé par Nasser en Egypte et qui, évidemment, déplait aux puissances occidentales. Ce sont ces bases laïques et nationalistes qui ont rapproché les régimes libyens, syriens et irakiens face aux pétromonarchies arabes (Arabie Saoudite, Qatar, Koweït) qui, en dehors d'être des monarchies, sont des régimes islamistes (la Charia est en vigueur dans ces pays) et complètement soumis aux intérêts économiques occidentaux.

N'oublions pas que Ben Laden était issu d'une riche famille saoudienne, proche de la famille royale et qu'il a été soutenu activement et publiquement par son pays et par les Etats-Unis jusqu'à la veille des attentats du 11 septembre 2001 !

En Syrie, selon nombre de connaisseurs sur internet (qu'on ne voit jamais à la télé, cqfd !), il y aurait dévoiement du mouvement social par des groupes islamistes, souvent infiltrés depuis le Liban voisin. L'exigence de réformes sociales et de réformes démocratiques s'est trouvée éclipsée par des violences islamistes qui ont rapidement provoqué la mort de dizaines de policiers et militaires syriens. Le début d'un engrenage qui a provoqué l'intervention de l'armée dans plusieurs régions du pays.

D'aillerus, quel intérêts auraient les chrétiens et chiites syriens de passer sous un régime islamiste sunnite ? L'expérience libanaise voisine démontre aux syriens les conséquences du communautarisme et c'est bien la laïcité qui reste le ciment du pays et la garantie de la paix politique et sociale.

Côté manipulations, plusieurs sites relatent des témoignages passés dans les médias occidentaux "d'opposants" syriens ayant un accent... libanais. Un peu comme si on interviewait un "opposant" français ayant l'accent québécois ! D'autres parlent d'images de manifestations anti-Bachar El Assad avec des banderoles favorables au régime (!)... C'est sûr que, comme la plupart des français ne parlent pas et ne lisent pas l'arabe, on peut montrer des images de n'importe quoi ! Le coup des armes de destruction massive irakiennes et des couveuses koweitiennes nous rappellent que la manipulation des images est une spécialité occidentale !...

Avec la décision de la Ligue arabe d'écarter la Syrie, on passe un cap supplémentaire. Si cette décision était venue de l'OTAN ou de l'ONU, la manipulation occidentale aurait été grossière. Qu'elle provienne de la Ligue arabe donne l'impression que ce sont des "régimes proches" qui lachent la Syrie alors que la Ligue arabe comprend une majorité de régimes pro-occidenatux comme les pétromonarchies, le Yémen, l'Irak actuelle, le Maroc ou la Jordanie.

D'ailleurs, la Ligue arabe n'a jamais condamné la terrible répression contre la majorité chiite par le pouvoir sunnite de l'émirat de Bahreïn, tout comme elle ne condamne pas la dure répression en cours au Yémen ! Etrange, non ?

Qu'on ne s'y trompe pas ! Au delà d'une désinformation sur les réels événements en cours en Syrie, ce qui se joue actuellement, est la préparation d'une nouvelle intervention armée occidentale dans un pays arabe, dans le but de renverser un régime indépendant et de le remplacer par un pouvoir fantoche au service des multinationales occidentales.

Après la Libye, c'est au tour de la Syrie. Puis viendront l'Iran, peut-être Cuba ou le Vénézuéla ?... A moins que les peuples occidentaux réagissent à temps...

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 11:20

Deux dirigeants européens chutent à la demande de l'Union impériale européenne et sont remplacés par des technocrates : des proconsuls en charge de la sale besogne contre les peuples italiens et grecs.

Salade grecque

La tentative de Papandréou, le premier ministre grec, de sauver sa tête en organisant un référendum aura fait long feu. Si l'opposition populaire, menée par les communistes, n'y était pas favorable, c'est d'abord la pression étrangère qui aura fait reculer le premier ministre grec, celle de Sarkozy et de Merkel en premier. Faut dire que le résultat n'était pas assuré en faveur du plan de super austérité imposé aux grecs pour sauver les financiers et l'euro ! On sait que nos gouvernements ne font que peu de cas de l'avis de leurs peuples : les irlandais, obligés de voter deux fois sur le Traité Constitutionnel Européen et les français, dont le vote a été trahi par la droite, en savent quelque chose !

Le premier ministre grec a donc démissionné.

Il a été remplacé par un premier ministre "d'union nationale". Par là, il faut comprendre qu'il est soutenu autant par les socialistes du PASOK que par la droite de la Nouvelle Démocratie. Accessoirement, le parti néo-fasciste LA.OS le soutient également, ce qui démontre au passage que l'extrême-droite fait bien partie intégrante de la classe politique au service de la bourgeoisie. Dans la même veine, les Verts grecs sont aussi du côté de ce gouvernement.

Ne restent que les communistes du KKE et les progressistes de Synaspismos pour refuser de cautionner ce changement de tête au gouvernement grec. A ce titre, c'est bien à de nouvelles élections qu'appellent les communistes grecs, pour permettre au peuple souverain de choisir librement le gouvernement qui doit diriger le pays dans la période actuelle. Il est à craindre, pour l'Europe et le Capital que les grecs refusent l'austérité et suivent la proposition du KKE de sortie de l'Union européenne (lire la déclaration ci-dessous). Ceci explique certainement la création de cette grande coalition du "Front noir", comme l'appellent les communistes, regroupant les partis bourgeois avec le soutien de l'Union européenne et des milieux financiers.

En tout cas, le nouveau premier ministre a déjà annoncé qu'il poursuivra la politique de "réformes" lancée par Papandréou : changement de capitaine mais pas de changement de cap !

Comédie à l'italienne

De l'autre côté des Alpes, le multimilliardaire fascisant et obsédé du sexe Berlusconi a connu (enfin !) sa première grande déroute. Sa démission tient au fait de l'usure jusqu'à la corde de son pouvoir, avec la succession de scandales (sexuels et autres), et l'arrivée de l'austérité renforcée en Italie : il fallait trouver un nouveau dirigeant pour imposer les réformes antisociales planifiées par l'Europe pour le compte des marchés !

C'est donc un technocrate qui devrait être à la retraite (68 ans) qui prend les rênes de l'Italie. Mario Monti est un rouage modèle du libéralisme européen, lui qui fut commissaire européen et qui prône l'économie libérale dans une université romaine. Là aussi, la couleur est annoncée : Mario Monti s'est fixé pour objectif d' "assainir la situation financière et de reprendre le chemin de la croissance tout en restant attentif à l'équité sociale". Un beau discours dont il faut surtout retenir qu'il s'inscrit d'abord dans l'idéologie dominante de nécessité de réduire la dette. De quoi plaire aux marchés !

Politiquement, comme en Grèce, la droite berlusconienne du Peuple de la Liberté (PDL) et la sociale-démocratie du Parti Démocrate (PD) se sont engagés à soutenir le futur gouvernement, si "les engagements pris avec l'Europe restent le contenu essentiel du programme de gouvernement" comme le précise le chef du PDL.

Comme en Grèce, c'est bien une union nationale des partis au service du capital qui prend en charge la tâche d'imposer au peuple italien une régression sociale sans précédent au profit des intérêts financiers et des classes favorisées.

Dans un communiqué commun, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et le président de l'UE Herman Van Rompuy ont souligné que la désignation de Mario Monti "envoie un nouveau message encourageant (montrant) la détermination des autorités italiennes à surmonter la crise" et que "la commission continuera à surveiller l'application des mesures prises par l'Italie pour mener des politiques favorisant la croissance et l'emploi". Une façon de reconnaître que le gouvernement italien passe sous la tutelle de la Commission européenne.

Rien de tel qu'un simple technocrate pour appliquer des consignes venues d'en haut ! Le monde de l'entreprise connait le même phénomène avec la mondialisation : la patron, personne ne le connait ! C'est le DG qui applique les exigences des actionnaires !...

A ceux qui croient que grecs et italiens sont responsables en quoi que ce soit de la situation désastreuse de leurs finances publiques, je les invite à se souvenir qu'en 2008, dans ces pays comme en France et partout en Europe, des milliers de milliards d'euros ont été versés sans garanties aucunes de la part des états en faveur de banques privées menacées par le tourbillon d'un krach financier dont elles étaient la cause.

Et, cette simple réflexion : que se passera t-il lorsque le marché grec et italien du travail sera devenu tellement compétitif de par la baisse des salaires et l'effondrement des protections sociales que nos entreprises délocaliseront là-bas ? Ne verra t-on pas apparaître un discours déjà connu sur le manque de compétitivité du salarié français ?

En Grèce comme en Italie, c'est simplement des changements de personnes qui ont eu lieu, en aucun cas des changements de choix politiques.

Les pays de l'Union européenne connaissent, les uns après les autres, la mise en place de plans d'austérité qui se durcissent mois après mois. On en voit les conséquences en Grèce avec une régression sociale historique qui ramène au 21ème siècle des phénomènes de misère et d'exode que l'on n'avait pas connu en Europe depuis les années 1920.

Le capitalisme est bien la fin de l'Histoire, comme le vantaient certains libéraux après la chute de l'Union soviétique. C'est la fin de l'histoire pour nos civilisations, pour le progrès sociale, le développement économique, l'environnement et l'avenir de nos enfants.

Il est grand temps de tirer un trait sur ce modèle économique qui nous entraine vers le chaos et la misère pour revenir vers un modèle social qui remette l'Homme au centre des choix, un modèle où les entreprises vitales appartiennent à la Nation, où les travailleurs peuvent décider de l'avenir de leur entreprise. Comme en Grèce, dans notre pays, seuls les communistes et leurs partenaires du Front de gauche vous proposent de sortir de ce modèle en crise pour en construire un nouveau.

La question est : faut-il rester sur le Titanic tant que l'orchestre joue et regarder les riches prendre les seuls canots de sauvetage ou changer de capitaine avant que le bateau France ne heurte l'iceberg de la débâcle capitaliste ?


Déclaration du Comité Central du Parti communiste de Grèce (KKE) à propos du gouvernement de coalition PASOK – Nouvelle Démocratie – LA.OS.
Le formation du gouvernement du front noir répond aux attentes de l'Union européenne, des banquiers, de l’Association des industriels et d'autres parties des monopoles. Participent au front noir les provocateurs du LA.OS qui sont les descendants idéologiques du dictateur Metaxas et des tortionnaires de Makronissos [île où ont été déportés et torturés des dizaines de milliers de communistes et progressistes, ndlr]. Cela confirme une fois de plus que la social-démocratie et les bourgeois libéraux sont alliés avec l’extrême droite, qui fait partie du système politique bourgeois.
Il faut constituer un front populaire pour affronter le gouvernement du front noir, les monopoles et leur pouvoir. Il n’y a pas un jour à perdre. A l’action dès maintenant, contre-attaque populaire. La lutte de classe doit se mener sur chaque lieu de travail et dans les quartiers, contre la suppression des conventions collectives, pour la protection des chômeurs, des salaires et des retraites, contre les licenciements et d’autres dangers. Lutte pour la libération de l'Union européenne par le pouvoir populaire qui annulera unilatéralement la dette. Le peuple va rendre la vie difficile au gouvernement qui veut liquider des droits du peuple ; il va le renverser, exiger des élections immédiates. Faites passer ce message aux travailleurs, surtout ceux qui suivent le PASOK et la ND : leurs masques sont tombés, il faut les quitter et rejoindre le KKE dans les luttes et dans les urnes.
Le prétexte de ce prétendu gouvernement d'union nationale est une condition préalable pour sauver le pays et accorder la sixième dose, ce qui prouve que le succès des mesures précédentes pour les banques est un mensonge. Cela prouve l’hypocrisie du banquier Papademos [1er ministre, ndlr].
Le gouvernement du front noir veut sauver la ploutocratie et mettre totalement en faillite la classe ouvrière et les couches populaires. Indépendamment de la durée de ce nouveau gouvernement de la ploutocratie, des mesures seront prises pour 10-15 ans, avec un nouveau memorandum en vue qui n’aura rien à envier à la barbarie du gouvernement du PASOK que nous avons eu jusqu’à présent.
La crise dans la zone euro s’approfondit. Le 27 octobre a été décidé l'effondrement contrôlé de la Grèce, mais la faillite incontrôlée est possible. Ils vont essayer d’imposer cette politique capitaliste par la terreur idéologique, par la répression, par la culture de faux espoirs et par la propagande noire des médias. Ils craignent le peuple et croient qu'ils peuvent le mettre à genoux. Ils craignent le pouvoir du peuple qui existe quand le peuple s'organise et agit avec conscience. La classe ouvrière et les couches populaires doit utiliser la crise, les difficultés des partis bourgeois, les contradictions inter-impérialistes au sein de l'UE en général et les aiguiser. Il faut leur déclarer la guerre à la guerre qu'ils font.
Relevons la tête! »
Source : Rizospastis, 12 novembre 2011
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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 09:36

L’annonce d’un référendum en Grèce sur le « plan de sauvetage » adopté par l’Union européenne mercredi dernier créé une secousse politique et économique dans toute l’Europe. Alors, pour un référendum ou pas ? Et pour décider quoi ?

Un texte de David Pestieau, pour le PTB (Parti du Travail de Belgique)

« Une décision irresponsable », « cela apporte une grande insécurité sur les marchés », « Les Grecs ne peuvent pas décider seuls » : les chefs d’État, les banques et les multinationales ont dénoncé la décision du premier ministre grec Papandréou de convoquer un référendum sur « le plan de sauvetage » européen.

Pour les dirigeants de l’Union européenne, la démocratie, c’est bon pour le printemps arabe, mais ce n’est pas d’application pour leurs propres peuples qui ne peuvent pas s’exprimer sur des décisions capitales pour leur avenir. Ni sur la gouvernance européenne qui cadenasse une politique d’austérité et antisociale pour les dix ans à venir. Ni sur « le plan de sauvetage » de la zone euro de 1000 milliards et la recapitalisation des banques, qui n’est autre qu’un plan de sauvetage des banques et du capital financier. Les Grecs non plus ne peuvent décider de leur sort. Rappelons que « l’aide à la Grèce » n’a pas servi à venir en aider aux Grecs : 97 % des fonds avancés à la Grèce ont, en réalité, servi à rembourser les grandes banques étrangères, allemandes et françaises en tête. Tout cela au prix de dix ans d’austérité et une dette publique ramenée, dans le moins pire des scénarios, à 120 % du PIB. Et, entre-temps, un Grec sur quatre est sous le seuil de pauvreté, près d’un jeune sur deux sans emploi et les pensionnés ont moins de 400 euros de pension.

« Fermez-la, nous décidons pour vous » est donc le slogan de la dictature de l’Union européenne de Merkozy, du FMI et de la Banque centrale européenne. Mardi, les marchés, autrement dit les banques, les spéculateurs et les millionnaires, votaient déjà : en faisant chuter les Bourses, ils ont déjà commencé leur immense chantage envers les peuples européens et le peuple grec en particulier.

Solution démocratique ?

Le référendum lancé par Papandréou est-il alors une solution démocratique ? Pas vraiment.

D’abord parce que les dirigeants de l’Union européenne, qui ont acté que le référendum aurait lieu, ont déjà décidé d’imposer à la Grèce la question qui sera posée et du cadre du référendum : le référendum devra avoir lieu avant fin décembre, il devra poser la question de l’appartenance à la zone euro et non l’approbation ou non du « plan de sauvetage » (qui lui serait voté au Parlement grec). Et, entretemps, la Grèce ne recevra plus d’aides de l’Union européenne et du FMI. On met ainsi la corde autour du cou des Grecs et on leur demande de la serrer par leur vote.

Ensuite parce que Papandréou veut un référendum et obtenir un « oui » sous la contrainte pour briser le mouvement populaire en cours en Grèce. En effet, les grèves et manifestations s’élargissent ces dernières semaines. Il y a le mouvement de désobéissance civile contre le paiement de nouveaux impôts. Banques, millionnaires, multinationales estiment que la situation est devenue incontrôlable et qu’ils ne peuvent plus continuer à appliquer leur politique sans risquer à plus ou moins brève échéance une forme de soulèvement populaire. 

Et Papandréou veut éviter de convoquer des élections dans un contexte où les partis traditionnellement au pouvoir sont discrédités : le parti socialiste a moins de 15 % d’intentions de vote et le parti de droite, la Nouvelle Démocratie, 22 %. En organisant un référendum, il peut exercer un chantage odieux sur les électeurs en exigeant d’eux qu’ils apportent leur soutien à la politique actuelle de l’Union européenne.

La peste ou le choléra

Tout va être fait pour obliger les électeurs à voter oui, en les forçant à admettre « démocratiquement » que c’est la moins mauvaise solution. Puis en utilisant ce vote pour réprimer le mouvement populaire. Et si les Grecs votent non, on leur promet l’expulsion de la zone euro, la faillite du pays... Sans compter qu’on pourrait les amener à revoter jusqu’à ce qu’ils disent oui, comme on l’a fait avec les Irlandais et le traité de Lisbonne.

En réalité, ce référendum, c’est le choix entre la peste et le choléra. Il ne s’agit pas de voter pour ou contre un traité européen. Il ne s’agit pas de se prononcer sur qui doit payer la crise. Il s’agit de voter comment le peuple doit se soumettre et comment il va payer la crise provoquée par le capitalisme. « Nous refusons le chantage éhonté et l’intimidation idéologique prenant le peuple pour cible », a réagi le Parti communiste de Grèce (KKE) qui, avec le front syndical de lutte PAME, a grandement inspiré le mouvement populaire en cours en Grèce. « Le chantage ne passera pas. L’annonce du Premier ministre sur le référendum signifie qu’un vaste appareil va être mis en place pour forcer la main au peuple, le gouvernement et l’Union européenne se saisiront de tous les moyens à leur disposition, avec menaces, provocations afin de soumettre la classe ouvrière et les couches populaires, pour arracher un “Oui” pour le nouvel accord. »

Aussi le KKE appelle à un grand rassemblement au centre d’Athènes le vendredi 4 novembre. La résistance du peuple grec a besoin de notre solidarité. Ceux qui ont provoqué la crise doivent la payer. Plus que jamais : « Nous sommes tous des Grecs ! »

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 15:39

La pression des banques, du FMI et des grandes puissances capitalistes auront fait fléchir le premier ministre grec : il n'y aura pas de référendum sur le plan d'austérité. C'est donc officiel : ce ne sont plus ni le peuple, ni le gouvernement grec qui gouvernent à Athènes mais bien les marchés financiers !

Le projet de référendum sur l'austérité annoncé par Georges Papandréou, le premier ministre grec, aura fait long feu. il aura suffi de menaces de représailles financières par Paris, Berlin et la Banque Centrale Européenne pour que le chef du gouvernement socialiste recule.

Il fallait voir les propos tenus par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, relayant la colère des marchés financiers et des banques pour comprendre l'inquiétude des profiteurs de la crise d'une éventuelle consultation du peuple grec ! Merkel parlait de "trahison" !

Trahison de classe, serait-on tenté de dire ! Le référendum avait des chances de remettre en cause un plan d'austérité qui fait les beaux jours des patrons grecs et des banques étrangères ! En effet, 92 % de l'argent prêté par l'Europe pour "sauver la Grèce" va directement dans la poche des banques. Pour rembourser les dettes grecques, soi-disant.

En même temps, le plan d'austérité mis en place par le PS grec avait le soutien d'un patronat local, trop heureux de voir casser la législation du travail, les conventions collectives et la notion même de contrat de travail ! Les spéculateurs attenaient avec impatience la liquidation de plusieurs services publics : il y avait de l'argent à placer pour des dividendes à venir !

Un NON au référendum, c'était tirer un trait sur tous ces bénéfices garantis ! On comprend que les "marchés" aient été fâchés et qu'ils aient envoyé leurs chefs d'Etat enguirlander celui qui trahissait ainsi leurs intérêts financiers ! Et pourquoi pas annuler la dette pendant qu'il y était ?

Papandréou a donc cédé.

Le peuple grec ne tranchera pas par référendum. Bon. Mais sera t-il consulté sur la légitimité du pouvoir actuel ? Probablement que non : droite et socialistes se sont mis d'accord pour soutenir le gouvernement en place. En cas d'élections anticipées, leur déroute s'annonçait forte !

Curieusement, malgré les manifestations répétées du peuple grec, les "démocraties" occidentales n'appellent pas à un "printemps grec" ? Il faut croire que la démocratie ne devient un ragument que s'il y a quelque chose à glaner pour nos affairistes !

Non consulté par référendum, non consulté par voie électorale, le peuple grec a donc un gouvernement qui est placé sous la surveillance de la Banque Centrale Européenne, comme l'affirme cette dernière, et qui voit son avenir dicté par des agences de notation privées et liées aux milieux financiers.

La Grèce, qui a inventé la démocratie il y a quelques millénaires, est devenu un territoire expérimental pour les capitalistes du monde. Expérimental car ce qui se passe en Grèce va nous arriver, soyez-en sûrs !

Car, évitons de croire à cette propagande honteuse des médias qui veut nous faire croire que le peuple grec a vécu aux crochets de l'Europe ces dernières décennies ! Comme partout, les jeunes étudient en espérant trouver un bon boulot, les familles rêvent vacances, maison et avenir de leurs enfants,...

Comme partout, certains magouillent, fraudent le fisc... Comme partout et comme en France ! Souvenez-vous que Liliane Bettencourt ne paie que 7 % d'impôts sur ces revenus, grâce aux nombreuses niches fiscales, quand un salarié paie entre 15 et 20 % ! Et que dire de ce numéro d'octobre du Figaro magazine titrant "comment ne pas payer d'impôts ?"... Et parlons des entreprises qui ne paient pas l'URSSAF ou fraudent aux impôts !

Cette image de voleurs donnée aux grecs visent à montrer du doigt un pays entier pour faire croire qu'il a mérité ce qui lui arrive. De la propagande pour éviter la solidarité entre travailleurs de France et travailleurs de Grèce.

Mais, méfiance ! D'autres suivront et Europe oblige, on nous dira bientôt qu'il faut que les français s'alignent sur les règles fiscales et sociales des pays les plus désavantagés.

Les patrons le savent et le souhaitent

Les chefs des patronats allemand, français et italien ont lancé le 8 octobre un « appel commun » qui réclame « une union politique et économique plus forte, en lançant sans délai une initiative pour un nouveau Traité ».

Le texte cosigné par le président du BDI allemand, la présidente de la Confindustria italienne et celle du Medef français s’intitule sans ambiguïté : « Pour une Europe plus intégrée ». Dès la première phrase, les signataires martèlent : « nous, les présidents des trois plus grandes organisations d’entreprises de la zone euro (…) affirmons notre engagement total en faveur d’une intégration européenne plus poussée ».

Avec la règle d'or qui institutionnalise l'austérité, ce gouvernement européen supranational continuerait le travail mené actuellement en Grèce sans que les peuples et leurs élus ne puissent s'y opposer. Une dictature de la finance à l'échelle européenne : quel bonheur pour le patronat !

A l'inverse, c'est bien d'une reprise en main de l'économie par les politiques et les citoyens dont a besoin l'Europe.

En finir avec la dictature des marchés, créer les moyens publics de financer l'emploi et la recherche, donner des droits d'intervention des représentants du personnel dans les entreprises et réformer la démocratie française pour en améliorer le fonctionnement, voilà ce que portent les communistes et leurs partenaires du Front de Gauche.

Pour qu'à l'avenir, la France ne finisse pas, elle aussi, sous le contrôle des marchés financiers, il ne suffira pas de battre Sarkozy en 2012, il faudra se doter d'une majorité qui souhaite réellement tordre le cou à l'austérité, renier cette rente pour les marchés financiers qu'est la dette et imposer une politique industrielle et fiscale au service de la Nation et des travailleurs.

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