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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 09:21

Latvian Socialist Party logo 

Les élections législatives anticipées en Lettonie, qui se déroulaient samedi 17 septembre ont accouché d'un résultat historique. Pour la première fois depuis la restauration du capitalisme en 1991, les communistes du Parti socialiste de Lettonie ont remporté un scrutin national, à la tête de la coalition de gauche du Centre de l'harmonie.

 Le Centre de l'Harmoniea obtenu 28,36% des voix (dont 41% à Riga) ainsi que 31 élus sur les 100 que compte le Parlement. Il devance assez largement les partis de droite libéraux-nationalistes de de la Réforme(20,82% et 22 sièges), de l'Unité(18,83% et 20 sièges) et de l'Alliance nationale(13,8% et 14 sièges).

L'étendue du consensus existant entre les trois formations de droite, sur fond d'ultra-libéralisme économique et de nationalisme ethnique euro-compatible, devrait permettre la formation d'une coalition gouvernementale réactionnaire.

Contrairement au discours médiatique dominant, le Centre de l'Harmonie n'est absolument pas un « parti russe » en Lettonie. Certes, la base sociale et politique de la coalition était initialement cette minorité russophone longtemps privée de ses droits civiques et politique et encore aujourd'hui largement discriminée et stigmatisée par le nationalisme raciste des partis de droite lettons.

Mais le succès de samedi prouve que les communistes du Parti socialiste de Lettonie et les socialistes du Parti de l'Harmonie – les deux composantes essentielles de l'alliance – ont su rassembler large, et unir travailleurs Lettons de souche et russophones autour d'un discours d'opposition au racisme d’État et aux recettes libérales concoctées en concertation entre les classes dirigeantes lettones, le FMI et l'UE.

Il faut dire que la traditionnelle instrumentalisation d'un nationalisme letton, divisant les travailleurs en lettons de souche 'privilégiés' et lettons russophones exclus, ne peut plus masquer la faillite de la restauration du capitalisme en Lettonie après 1991, ressentie durement aujourd'hui par tous les ménages ouvriers et populaires.

Le « miracle letton » fut plutôt un mirage bien éphémère. Après une décennie 1990 marquée par une récession continue – en 2005, la production industrielle Lettone ne représentait encore que 50% de celle de 1990 – la consommation des ménages ainsi que l'investissement ont été artificiellement gonflés par le crédit, provoquant un endettement à grande échelle mais aussi une bulle immobilière considérable.

Inflation galopante et endettement des ménages rendant la situation des classes populaires et moyennes lettones précaires, politique fiscale favorable aux entreprises rendant vulnérables les comptes publics, enfin consommation financée par les importations dans un pays où l'appareil productif 'national' (hérité de l'époque soviétique) a été démantelé, creusant donc un déficit commercial abyssal : toutes les conditions étaient réunies pour un désastre social.

La crise capitaliste de 2008-2009 a touché la Lettonie de plein fouet avec en deux ans – 30% de récession, une dette publique multipliée par sept et enfin un taux de chômage record de 22,2%.

Confrontée à la faillite du capitalisme libéral Letton, la classe dirigeante Lettone a choisi la fuite en avant : la vassalisation accrue envers l'UE et le FMI et l'approfondissement d'une politique ultra-libérale avec le plan d'austérité mis en œuvre en 2010 prévoyant une baisse des salaires des fonctionnaires de 20 à 50%, des retraites de 10 à 70% ou encore une baisse des salaires dans le privé de 20 à 30%.

Confronté à une fronde sociale sans précédent, miné par les affaires de corruption, le gouvernement a été contraint de dissoudre l'Assemblée en juillet dernier, après consultation populaire selon la procédure constitutionnelle.

La percée historique du Centre de l'Harmonie, et des communistes qui la mènent, est l'expression d'une colère massive de la classe ouvrière lettone, quelque soit son étiquette ethnique ou son statut juridique.

Elle vient de loin. Depuis plusieurs années, les communistes et la gauche ne cessent de progresser. En 2009, le « Centre de l'Harmonie » remportait la mairie de Riga. Cette même année, l'ancien maire communiste de Riga soviétique, secrétaire du Parti socialiste letton (PSL) devenait député européen. Une revanche historique pour cet ancien prisonnier politique après 1991, coupable d'être resté fidèle à l'Union soviétique.

Certes, la droite libérale et nationaliste vassalisée à l'UE et au FMI ne laissera pas le pouvoir à l'alliance socialiste-communiste, elle qui a posé dans la campagne notamment la remise en cause de l'Euro et la relance des dépenses publiques plutôt que l'austérité.

Tout comme en Russie ou en République tchèque, voilà un autre pays de l'Est où les communistes représentent plus que jamais l'opposition au capitalisme libéral et au nationalisme étroit compatible avec cette « prison des peuples » qu'est l'Union européenne.

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 08:55

Retour sur un débat essentiel : la place du service public en France.

Après une journée historique de mobilisation dans l'enseignement public et privé, mardi dernier, l'actualité s'est emballée sur le sujet. Nationalement, avec les déclarations de Nicolas Sarkozy, futur candidat UMP aux Présidentielles, qui joue la traditionnelle opposition entre public et privé, et localement, avec ce scandaleux refus des maires de Bois-le-Roi et du L'Habit d'accepter les enfants de chômeurs (et de personnes en longue maladie, de fait) à la cantine de leur commune.

Cette bataille autour des questions d'éducation replace les services publics au centre des débats. En effet, la politique de taille dans les effectifs de l'Education nationale est un aspect de la politique de réduction des effectifs de fonctionnaires (RGPP) et de privatisations de certains services. 

Plus particulièrement, l'hémorragie des effectifs enseignants depuis 2007 est une catastrophe pour la qualité de l'enseignement donné à notre jeunesse et, au final, une garantie d'échec scolaire pour les enfants qui ont besoin d'un encadrement important ou pour ceux dont les parents n'ont pas les moyens financiers ou le bagage scolaire pour donner des cours particuliers à leurs enfants.

L'ascenseur social est mort avec l'esprit républicain, assassiné par plusieurs décennies d'étouffement et de saignées. Aujourd'hui, c'est le règne de la reproduction sociale qui est assuré : les fils à papa auront les meileurs écoles (privées) avec du soutien (privé) puis de longues études dans des filières assurant leur avenir. A l'inverse, les enfants de tout un  chacun devront se contenter d'une école publique au rabais avec au mieux la chance de trouver un petit boulot en intérim en sortant de l'école, avec ou sans diplôme.

Cette destruction lente de l'Education nationale est l'un des axes qui permet aux plus riches de préserver l'avenir de leur progéniture en créant un système éducatif à plusieurs vitesses qui garantit à leur progéniture les meilleures places dans la société future. Au passage, la multiplication des institutions privées ouvre un marché nouveau et rentable à des capitaux en mal de placements sûrs.

Ce que connait l'Education, c'est ce que connaissent la plupart des services publics : une politique de réduction des moyens accompagnée d'une fonte des effectifs par le non remplacement de la moitié des départs en retraite.

Chacun connait les difficultés du monde hospitalier, par manque de personnel et par manque de moyens. La politique de fermeture de maternités ou d'hôpitaux est le corollaire de cette politique de baisse des effectifs et des moyens.

Et on retrouve des situations comparables un peu partout, dans la justice, dans la police et la gendarmerie, aux routes, à l'ONF, aux impôts. Il n'est qu'à voir les différentes fermetures de tribunaux, de gendarmeries, de trésoreries qui se succèdent sur nos territoires en même temps que disparaissent les écoles, les bureaux de poste ou les services techniques du téléphone, de l'électricité ou du gaz. Le service public, donc l'Etat, désertent le terrain et des territoires entiers sont promis à l'abandon complet : certains départements n'ont d'ores et déjà plus de gares SNCF en activité, la Creuse s'est battue en 2010 pour le maintien de son unique service de cancérologie, celui de l'hôpital de Guéret, etc...

Le discours dominant, développé depuis des décennies, tente d'opposer le secteur public au secteur privé ; l'objectif est de salir le service public pour faire accepter sa disparition, par privatisation, réduction ou ou sa fermetures de sites.

Le service public serait inefficace ou coûteux et les fonctionnaires trop nombreux et trop bien payés. Il faut donc "dégraisser le mammouth" comme le résumait si bien un ministre dit socialiste.

En quoi notre économie marche t-elle mieux après des décennies de privatisations des banques, des assurances, de fleurons de l'industrie (Renault, Thomson, GDF,...), de France Télécom, des sociétés d'autoroutes, ... ?

Les usagers, devenus consommateurs, sont-ils mieux traités ? Les services sont-ils moins chers ? Les salariés plus heureux ?.... Et puis, puisque ces entreprises coûtaient chers, maintenant qu'elles ne sont plus "à la charge" de l'Etat, est-ce que les impôts ont baissé ?

A toutes ces questions, la réponse est non !

Moins de services publics, c'est toujours des coûts qui augmentent pour les usagers, des difficultés d'accès aux services et des salariés moins nombreux et, souvent, moins payés. On le voit avec l'eau, le gaz ou l'électricité, pour ne citer que ces exemples flagrants.

Moins de services publics, c'est également des emplois qui disparaissent donc des jeunes et des moins jeunes qui ne trouveront pas là leur avenir professionnel.

Et pour les salariés du secteur privé, la privatisation d'un service public ou la suppression de postes de fonctionnaires n'a jamais entrainé, nul part, de hausses de salaires ou d'améliorations des conditions de travail !

Comme l'Education Nationale, les services publics sont là pour apporter à tous les citoyens, quel que soit leur domicile et quels que soient leurs revenus, un service identique et de qualité. C'est l'égalité républicaine !

S'opposer comme nous le faisons aux fermetures de classes, aux suppressions de postes d'enseignants, et, plus généralement, à la fermeture de services publics locaux, ce n'est pas seulement défendre une idée de la République, celle issue de la Révolution de 1789 et de la Libération de 1945, c'est défendre l'intérêt général, donc celui des "petits", des "sans voix" face à un marché privé qui ne favorise que les "gros", les "puissants".

Opposer salariés du public et salariés du privé, c'est créer une brèche entre deux catégories de travailleurs qui ont les mêmes intérêts et qui bénéficient chacun du travail de l'autre.

Dans toutes les luttes, salariés du privé et salariés du public doivent être côte à côte, car ils assurent à eux deux la création des richesses et leur juste répartition, par le biais des services publics.

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 09:17

Il devait s'agir d'une opération de protection des civils menacés par les méchants mercenaires kadhafistes. Plus le temps passe et plus les faits démontrent que l'opération menée par l'OTAN s'apparente plus à une aventure coloniale pour renverser un chef d'état gênant, quitte à massacrer des milliers de civils innocents.

La révolte libyenne n'en finit pas de se terminer. Depuis mars, nos gouvernements occidentaux nous font croire à une révolte populaire, dans la ligne des révoltes tunisiennes et égyptiennes. On sait qu'il n'en est rien, que l'opération était organisée de l'étranger, pour preuve, les drapeaux rebelles abondamment présents dès les premiers jours de la "révolte populaire" sur Benghazi. Tout comme les armes.

Abondamment appuyés par nos médias, comme lors de la seconde guerre du Golfe, nos aventuriers militaires et leurs relais libyens justifient les bombardements de l'OTAN par des menaces qui planent sur les civils libyens de la part des pro-kadhafistes. Depuis le temps que ceux-ci ont perdu pied sur le champs de bataille, qu'est-ce qui justifie encore la présence de chasseurs et de bombardiers occidentaux, français notamment ?

L'intervention de l'OTAN fait partie du plan initial pour renverser Kadhafi, en apportant un appui aérien massif, typique des américains (Viêt-Nam, Iraq,...), pour préparer ensuite les opérations au sol des troupes rebelles, armées en sous-main par l'Occident.

Chez les civils, on sait aussi que les dégâts sont, comme on pouvait s'y attendre, le résultat des bombardements massifs de l'OTAN, sur des villes tenues par les troupes loyales à Kadhafi. L'autre cause des morts, c'est la campagne raciste de pogroms lancée par une partie des rebelles contre les résidants noirs de Libye et contre les populations touaregs, toutes considérées comme pro-kadhafistes. L'ONU comme plusieurs organisations humanitaires en ont fait des descriptions effroyables. Effroyables, certes, mais qui n'ont pas refroidi le soutien de notre gouvernement à ces rebelles.

De la même façon, la présence de troupes islamistes organisées est reconnue. Cette campagne libyenne leur offre un entraînement de qualité et leur permet de prendre position, militairement et politiquement, dans un pays qui luttait fortement contre l'islamisme et où les femmes occupaient des postes de haut niveau partout dans la société.

Comme en Iraq, les occidentaux détruisent sciemment un pays laïc et bien développé, sans dette extérieure (lui) pour des intérêts purement géopolitiques, faisant ainsi le lit de la misère et de la montée des islamistes radicaux. Les accords pétroliers signés par le gouvernement français avec les rebelles, au tout début du conflit et avant l'intervention de l'OTAN, en sont l'un des signes majeurs.

Nos médias ne relaient que mollement tous ces faits. Leur dépendance économique et politique vis-à-vis de l'Etat ou d'actionnaires économiques puissants les empêcherait de toute façon d'avoir un regard neutre sur ce conflit si jamais il leur en venait l'envie.

De la même façon, on n'entend jamais de leur part de critiques sur ce fameux CNT, le "Conseil national de transition" autoproclamé ? Pourtant, la présence à sa tête de personnes qui, il y a peu, étaient encore d'éminents cadres du régime de Kadhafi, aurait de quoi provoquer des réactions ! ? Il y a ainsi l'ancien ministre de la justice de Kadhafi, celui qui s'est rendu célèbre en voulant condamner à mort des infirmières bulgares dans une opération de manipulation médiatique autour d'enfants infectés officiellement par le SIDA et qu'était venue, tout aussi médiatiquement, rechercher madame Sarkozy...

Et on ne parle pas de la dernière manipulation en date, celle du soi-disant charnier des prisonniers d'Abous-Salim ! Une médiatisation à outrance de cet événement par les responsables du CNT et un charnier qui s'est avéré être rempli de squelettes d'animaux, notamment de chameaux ! L'emballement médiatique autour de ce charnier rappelle celui de 1991, lors de la chute de Nicolae Ceausescu, en Roumanie, avec le charnier de Timisoara qui était en réalité la fosse commune de l'hôpital de la ville. Manipulations pour salir définitivement l'adversaire.

Après 6 mois de conflits en Libye, la résistance des pro-Kadhafi est plus que surprenante si on considère le point de vue occidental d'une dictature haïe par la population et protégée uniquement par des mercenaires d'Afrique noire ? Là aussi, les choses sont moins claires. D'autant plus que des informations d'affrontements sur Benghazi ou Tripoli, notamment, laissent à penser que tous les libyens ne seraient pas convaincus de la justesse de la cause rebelle.

Le retour de l'armée coloniale française en Afrique

La France, par le biais de Sarkozy et de son gouvernement, a fait le choix d'intervenir militairement, comme en Côte-d'Ivoire, pour défendre les intérêts pétroliers et économiques de nos grandes entreprises. Les conséquences politiques, en Afrique notamment, sont incalculables. Outre la destabilisation de la Libye, et l'ouverture d'un nouveau foyer islamiste à nos portes, c'est toute l'Afrique qui s'inquiète de ce retour de l'interventionnisme occidental en Afrique. C'est ce que dénoncent clairement les propos de Thabo M'Beki, ancien président sud-africain et figure emblématique de l'ANC, qui affirme que «l’Afrique doit se dresser contre l’Occident». Nous voilà prévenus.

Sur le plan intérieur, Sarkozy joue cette carte internationale, avec celle du G7, pour gagner une aura de leader international qu'il a perdu comme Président de la république. D'où la nécessité d'actions militaires vigoureuses, apparemment victorieuses et humanitaires. Et d'où la nécessité de serrer les médias pour n'avoir qu'un son de cloche positif sur ces actions.

L'autre souci en interne, c'est le coût de l'aventure libyenne. D'aucuns parlent de 350 millions d'euros. Un chiffre possible quand on sait qu'un seul missile coûte plus de 250 000 euros.

Peut-être que cet argent aurait été plus utile pour réduire ces fameux déficits publics dont on nous dit qu'ils sont la priorité du gouvernement ? A moins que la réduction des déficits ne soit qu'un argument pour faire passer des réformes au bénéfice du Capital ? Ce qui est le plus probable.

L'intervention libyenne de la France a quelque peu disparu des médias.

Cependant, les conséquences de cette intervention peuvent vite devenir désastreuses, sur le plan international, avec une image de la France guerrière et impérialiste, avec la création d'un foyer de destabilisation islamiste nouveau, et, en interne, avec le coût financier de cette intervention.

Les communistes ont été les seuls, dans la rue et au parlement, à s'exprimer ouvertement contre cette intervention en Libye. Les événements confirment la justesse de leur choix.

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 10:29

Alors que parents et enseignants dénoncent les coupes sombres dans l'Education, Sarkozy joue la polémique pour détourner l'attention. Minable.

Moins d'un mois après la rentrée, l'Education est en ébullition. Un mouvement annoncé depuis des semaines et qui est la conséquence de la politique gouvernementale de suppressions de postes dans l'Education. Autant dire que si cette journée de grève et de manifestation a eu lieu, le gouvernement était au courant depuis des mois et n'a donc rien fait pour ouvrir des négociations avec les enseignants et leurs syndicats.

C'est qu'années après années, la droite supprime entre 15 000 et 20 000 postes d'enseignants en France alors que le nombre d'enfants scolarisés a tendance à croître, résultat d'une natalité plutôt bonne en France. Rien que dans notre département, ce sont autour de 50 postes qui ont disparu cette année, en primaire, collège et lycée, alors que le nombre d'enfants augmente de 900 (relire : Education nationale : bientôt des boîtes à sardines pour stocker nos enfants ?  ) ! Comment nier les difficultés que ces suppressions de postes induisent dans les classes restantes autant pour les élèves que pour les enseignants ? Qui peut croire que ce n'est pas la qualité de l'enseignement donné à nos enfants qui est affectée ? Comment espérer une meilleure éducation citoyenne de notre jeunesse si l'encadrement par des adultes chute d'années en années ?...

On peut ergoter sur telle ou telle situation mais les dizaines de milliers de suppressions de postes dans l'Education nationale et dans l'enseignement privé aggravent la crise sociale actuelle et le manque d'encadrement des jeunes adolescents, notamment en zones difficiles, ce qui favorise et favorisera le décrochement scolaire donc la désocialisation d'une frange de cette jeunesse. Cette politique est le terreau de l'échec scolaire et de la production de jeunes difficiles.

Derrière ces suppressions de postes, ce sont des choix de société qui sont faits par la droite, des choix politiques pour résorber une dette de l'Etat due aux milliards de cadeaux fiscaux, d'allègements de charges sociales et de diminution de l'Impôt sur le Revenu pour les plus riches. Il s'agit de choix idéologiques qui retombent sur la grande masse des français car les riches auront toujours la possibilité de choisir des institutions privées pour leurs propres enfants : la fille Bettencourt n'a jamais du connaître les bancs d'une école publique !...

Ces positions idéologiques sont proches du dogmatisme et mènent à des caricatures intellectuelles sur l'école et sur les enseignants. Cela mène aussi à des délires tout court : rappelez-vous il y a quelques semaines les paroles de Dominique Lefêvre, secrétaire d'état de Fillon, pour qui c'est le trop grande nombre d'enfants qui est la cause du chômage ! (relire : Selon Frédéric Lefebvre (UMP), ce sont les bébés qui sont responsables du chômage !  )

Dans la même veine délirante, en dehors de la suppression de classes, notamment dans les quartiers difficiles (ZEP), il y a la mise à mort des RAZED, ces enseignants qui soutiennent les enfants en difficulté.

Il y a aussi des mesures de ségrégation sociale plus pernicieux, comme l'interdiction de cantine scolaire pour les enfants de chômeurs dans nombre de villes UMP (relire : Haro sur les enfants de chômeurs dans les cantines pour l'UMP  ). Malheureusement, notre canton de Saint André est à son tour touché par le phénomène puisque la mairie de Bois-le-Roi a décidé de faire de même cette année. Des parents d'élèves et la FCPE s'en mêlent. A suivre.

Mouvement massif dans l'Education

Au final, plus de 50 % des enseignants étaient en grève hier, dans l'enseignement public comme dans l'enseignement privé. Une première depuis 1984 pour le privé !

Ce sont 165 000 manifestants qui ont battu le pavé dont près de  1 000 rien que pour Evreux.

Les communistes étaient présents, avec leurs tracts ou au sein de leurs syndicats.

Cette journée de mobilisation a été massive et est bien perçue par des parents d'élèves qui comprennent que c'est de l'avenir de leurs enfants dont il est question.

Malheureusement, face à une droite autiste par rapport aux souffrances et au mécontement populaires, comment s'étonner de la nouvelle éructation de notre Président (jusqu'en mai prochain) ? Nicolas le petit n'a rien trouvé de mieux, pour commenter cette journée d'action, que de cracher au visage des fonctionnaires, en leur lançant à la figure leur "emploi protégé", par rapport aux salariés du privé !

Le mépris de cet homme pour le service public et pour les travailleurs est immense. Non seulement, il prend les travailleurs du privé pour des idiots en faisant mine de les défendre, mais il délire sur une Fonction publique qui compte 900 000 travailleurs précaires et des métiers difficiles, à l'image du quotidien des policiers, pompiers, urgentistes, assistants sociaux,... et même enseignants, pour qui doit gérer toute la journée une trentaine de gamins pas toujours disciplinés !...

La haine de classe du leader de la droite pour ceux qui triment pour l'avenir du pays, auprès de notre jeunesse, apparait au grand jour.

Espérons que tous les fonctionnaires de France en tireront les leçons qui s'imposent ! Espérons que tous les parents d'élèves de France comprendront également ce message de mépris pour l'enseignement !

N'attendons cependant pas le mois de mai pour faire entendre notre colère !

Dès le 11 octobre, avec la journée d'action intersyndicale, salariés du privé comme du public, nous pouvons rappeler à nos dirigeants et aux élites bien nées le mécontentement des travailleurs !

Et pour les hauts-normands, rendez-vous des luttes le 4 octobre à la halle aux Toiles de Rouen, à 18 heures.

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 08:33

C'est historique : la droite n'est plus majoritaire au Sénat.

Avec cette vague de renouvellement sénatorial, ce sont la moitié des sièges de sénateurs (50 % des départements) qui étaient remis en jeu.

Au final, la gauche parlementaire emporte une majorité de sièges (175). C'est essentiellement le Parti socialiste qui bénéficie de la poussée, puis les écologistes (quasi absents jusque là) grâce aux listes d'union dans les départements à vote proportionnel (départements urbains surtout).

16 sièges de sénateurs communistes étaient renouvelables. 14 sont sauvegardés et 1 gagné (Morbihan). Dans ce dernier département, le candidat communiste Michel Le Souarnec est celui qui totalise le plus de voix !

Les deux pertes sont dues à une poussée des verts (Seine-Saint-Denis) et à une liste dissidente socialiste (Essonne). Pourtant, en Seine-Saint-Denis, la liste communiste-Front de Gauche remporte plus de 25 % des suffrages et emporte seulement 1 siège de sénateur sur les deux qu'il détenait bien que progressant ! !...

Au final, le PCF a réélu ses sénateurs dans les départements suivants : Val-de-Marne (2 sièges sur 6 possibles), Pas-de-Calais(2 sur 11), Indre-et-Loire, Isère, Loire, Meurthe-et-Moselle, Nord, Hauts-de-Seine, Paris, Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis, Val-d'Oise. A ces départements, il faut ajouter la Réunion avec notre camarade du Parti Communiste Réunionnais, Paul Vergès. Il y a 9 sénatrices pour 7 sénateurs élus : qui dit mieux côté féminisme ?

A noter les bons résultats de Jean Chatelais, candidat communiste de l'Orne (10,46 % !) et nos bons résultats dans le Lot (14,84 %), les Hautes-Pyrénées (14,84 % également), les Landes (9 %) et les Pyrénées-Orientales (11,71 % au premier tour).

La Haute-Normandie, Eure et Seine-Maritime, n'était pas affectée par ce renouvellement. A noter que notre Région a un sénateur communiste, en l'occurence Thierry Foucaud en Seine-Maritime.

Maintenant, reste à savoir ce que cela va changer pour les français ?

Si le PS l'emporte en 2012 aux Présidentielles et qu'une majorité de gauche suive à l'Assemblée Nationale, ce n'est pas l'étiquette gauche ou droite qui comptera mais bien la politique qui sera menée.

Un pôle communiste et Front de Gauche renforcé au parlement fera le relai d'une gauche de terrain offensive et sans concession. Nous n'avons pas besoin d'une nouvelle majorité qui trahit ses engagements une fois élue mais bien d'une gauche qui assume ses orientations politiques en faveur des travailleurs, face à la finance et au capitalisme débridé.

Ce travail se prépare dès maintenant. Les communistes s'y attèlent.

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 08:48

Cuba, au 8ème rang mondial pour le système de soins  médicaux accordés aux enfants, devant les Etats-Unis, l'Allemagne ou la France. 

L'ONG « Save the Children », organisation internationale basée aux États-Unis qui lutte pour les droits des enfants, a publié cette semaine une nouvelle étude mesurant le niveau de la qualité des soins médicaux pour les enfants dans divers pays. Selon le classement produit par l'organisation, parmi les 161 pays évalués, le Tchad et la Somalie occupent les deux dernières positions et la Suisse et la Finlande, les deux premières. Cuba est la première nation latino-américaine, en 8ème position, devant l'Allemagne (10ème), la France (12ème), le Royaume-Uni (14ème) et les États-Unis (15ème).

Parmi les pays latino-américains, l'Uruguay occupe la deuxième place, à la 31ème position mondiale, suivi par le Brésil, 35ème. Le Mexique n'atteint que la 65ème place dans le classement, et l'Argentine, la 77ème.

La liste de « Save the Children » mesure le nombre de professionnels dans le domaine de la santé disponibles dans un pays, l'état de développement du système de vaccination publique et des soins aux femmes enceintes et aux jeunes mamans. Selon les calculs de l'organisation, la Suisse, au premier rang, atteint l'indice de 0,983, alors que le Tchad, à la dernière place, ne dépasse pas les 0,130.

Les pays les plus mal cotés ne comptent pas plus de sept médecins et infirmiers pour dix mille habitants, alors que le minimum approprié conseillé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) est de 23 professionnels.

« La crise des professionnels de la santé dans le monde coûte la vie à des enfants chaque jour. Les programmes de vaccination, de médicaments et de soins préventifs ne sont rien si il n'y a pas de professionnels formés pour les offrir à ceux qui en ont besoin », a déclaré Mary Beth Powers, une des coordinatrices de « Save the Children », dans un communiqué publié par l'organisation mardi dernier (11 septembre 2011 ?).

L'étude a été commandée par l'Assemblée générale des nations unies. L'objectif est de faire pression sur les leaders mondiaux pour qu'ils prennent de nouveaux engagements dans le cadre de la campagne « Chaque femme, chaque enfant » lancée par l'ONU même en 2010. L'objectif de l'action est de réduire la mort d'enfants et de mères dans le monde, qui atteignent annuellement le chiffre de 8,1 millions et 358 000 chaque année, respectivement.


Commentaire :

Décidément, les dictatures et les démocraties ne sont plus ce qu'elles étaient !...

La méchante dictature cubaine fait finalement plus pour son peuple, au niveau scolaire, médical et social, que nos soit-disant démocraties occidentales !

Cette opposition simpliste entre "méchante dictature communiste" et "gentilles démocraties occidentales" est le fruit d'un discours dominant organisé par les médias appartenant tous à des groupes économiques puissants, et des partis politiques acquis à la cause capitaliste.

Sur le terrain, on le constate en France, entre chômage, précarité, injustice, ghettos et répression sociale, la démocratie occidentale tient plus du discours idéologique que de la réalité. Ce n'est pas la trahison du vote du peuple français contre le traité Constitutionnel Européen par sa classe politique ou le passage en force de la réforme des retraites qui viendront contredire mon propos !

A l'inverse, Cuba, petite île isolée par un blocus économique US depuis 50 ans, arrive à maintenir un niveau de vie correct pour tous ses habitants, avec une protection sociale de haut niveau. Mieux, c'est le pays qui a le plus secouru Haïti lors du tremblement de terre qui a tragiquement affecté ce pays !

Pourquoi une petite île sans grandes ressources et isolée politiquement arrive t-elle à faire mieux que notre pays, ou que les Etats-Unis ? Réponse : la volonté politique. Volonté liée au modèle politique que sert l'état.

Solidaire

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 07:43

22 sept 2011« Nous pouvons les arrêter ! Nous ne leur devons rien, nous ne paierons pas leur capitation ! »

Communiqué du Parti communiste grec (KKE)

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/ 

Les travailleurs d'Athènes ont envoyé ce message hier, tout le monde du travail des quartiers d'Athènes et du Pirée, travailleurs, femmes, indépendants, retraités, chômeurs et étudiants ont envahi la place Syntagma par milliers. Des rassemblements ont été organisés en conséquence dans des dizaines de villes de toute la Grèce. Dans une grande manifestation animée, le peuple a crié haut et fort sa décision claire et inébranlable : « Nous ne leur devons rien – Nous ne paierons pas ! »La manifestation était un message fort de désobéissance face aux injonctions de paiement du fisc envoyées massivement à chaque famille ouvrière et populaire, tandis qu'une nouvelle offensive fiscale a été adoptée hier au Parlement par un gouvernement qui exige de chaque propriétaire, même de la plus petite propriété, de payer une taxe permanente et onéreuse via les factures d'électricité.

Si nous ajoutons à ces lourdes taxes, une nouvelle série de mesures qui prévoient des taxes supplémentaires, une nouvelle diminution dramatique des salaires, une réduction du montant des retraites allant jusqu'à 50% ainsi que le licenciement de 30 000 fonctionnaires avec comme perspective immédiate d'atteindre le chiffre des 200 000 etc. Les familles ouvrières et populaires seront traînées dans la misère et menées à la faillite.

Le PAME, le syndicat de classe, avec une action organisée dans la période est en train de recueillir les injonctions de paiement envoyés aux travailleurs et crie haut et fort qu'ils ne paieront pas en dépit des intimidations du gouvernement, qui joue sur la menace de saisies et d'arrestations, alors que dans le même temps le grand capital se voit accorder des exonérations fiscales choquantes et bénéficie de nouveaux privilèges.

Désormais, la seule voie est le refus organisé et massif de payer, le PAME appelle à de nouvelles actions contre ces lourdes taxes le 28 septembre, après la manifestation de masse du 21 septembre, débouchant sur la grève dans le secteur public et les anciennes entreprises publiques le 5 octobre et une grève nationale le 19 octobre.

22 sept 2011 - 2Il convient de noter qu'une importante délégation du Comité central du KKE était présente au rassemblement, avec à sa tête la secrétaire-générale du KKE, Aleka Papariga, qui a rendu la déclaration suivante aux médias : « Pas un pas en arrière. L'immense majorité du peuple doit faire ce qu'il pense devoir faire – ne pas payer ces taxes énormes, refuser d'être acculé dos au mur. Nous devons faire de leurs vies un enfer. Cet affrontement commence, il existe déjà et il va continuer dans la période à venir. »

Il convient de noter que lors de la manifestation du PAME, une résolution de solidarité avec le peuple Palestinien a été adoptée avec comme revendication que la Palestine devienne un Etat-membre de l'ONU, reconnu dans les frontières de 1967 et avec Jérusalem-Est comme capitale.

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 14:20

Les français : pas compétitifs ? Une étude officielle prouve le contraire. A nouveau.

Les travailleurs américains et français sont les plus productifs des grands pays développés et ont continué de creuser l'écart en 2010 vis-à-vis de leurs concurrents, notamment du Royaume-Uni, selon des statistiques officielles publiées mardi 13 septembre à Londres.

Dans son étude annuelle sur la productivité comparée des pays du G7, l'Office national des statistiques (ONS) a laissé inchangé son palmarès : le travailleur américain arrive en tête, suivi du français, de l'italien, de l'allemand et du canadien.

Le Royaume-Uni reste en sixième position pour "la productivité par travailleur", seul le Japon étant derrière.

Selon la même étude, les Etats-Unis et la France ont en outre creusé l'écart sur leurs partenaires en 2010.

Ainsi, sur une base 100 attribuée au travailleur britannique en 2009, la performance est restée la même un an plus tard. En revanche, le travailleur américain est passé de 131 à 134 sur cette même échelle, et le français de 109 à 110.

L'ONS note que l'écart global de productivité entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis "est le plus important depuis 1994".

Le classement est différent en termes de "productivité par heure travaillée", l'Allemagne arrivant alors en deuxième position devant la France, avec les Etats-Unis toujours en tête.

Mais, sur ce critère, seuls trois pays ont amélioré leur performance durant l'année écoulée, les Etats-Unis et la France, ainsi que le Japon en dépit de sa 7e et dernière place.

Avec cette étude, quand vous entendrez quelqu'un, un politique de droite ou un patron (c'est la même chose mais bon...), vous affirmez qu'il faut améliorer la compétitivité de la France face aux pays étrangers et que le travail coûte trop cher en France, vous saurez qu'il tente de vous manipuler pour vous convaincre que vous devez faire de nouveaux "efforts".

La mondialisation, l'Europe et le discours sur la compétitivité ne servent qu'à faire pression sur les travailleurs pour diminuer la part des salaires dans les richesses produites donc à augmenter la part des bénéfices reversés aux actionnaires. De toute façon, depuis trente ans que l'on nous tient ce discours et qu'on fait pression sur les salariés, la situation ne fait que se dégrader. La preuve que le problème n'est pas là.

Peut-être faudrait-il mieux regarder la question de la répartition de la richesse en France, entre travailleurs et capitalistes ? Une meilleure répartition des richesses permettrait bien évidemment de fortes hausses des salaires, des pensions et des minimas sociaux, ainsi que la création de milliers d'emplois dans la Fonction publique (Santé, Education, par exemple) et dans le secteur privé.

Pour changer de répartitions des richesses et favoriser d'abord ceux qui les produisent, les travailleurs, il sera nécessaire de changer de classe politique, en favorisant les organisations politiques qui défendent réellement les intérêts des classes populaires et des classes moyennes, Parti communiste et Front de Gauche en tête.

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 09:27

Quand l'histoire des valiss d'argent africain rejoignent l'affaire Karachi, c'est le modèle politique français qui est atteint.

Décidément, la scène politique française sent de plus en plus mauvais !

A coup de règlements de comptes entre responsables de droite, ressortent des dossiers qui montrent que la Françafrique, ce réseau qui implique dictateurs africains, entreprises françaises et gouvernements, était aussi une source de revenus pour politiciens en période électorale. Plus loin, mais dans la même veine, celle impliquant des entreprises françaises, des contrats à l'étranger et des intermédiaires louches, revoilà l'affaire Karachi !

Mais, à trop remuer la merde, ce sont des personnalités de premier rang qui sont désormais éclaboussées. Après Jean-Christophe Mittérand et Pasqua, dans le cadre de l'Angolagate, c'est Villepin et Chirac, puis récemment Sarko et Le Pen pour les valises africaines. Sans parler des frégates de taïwan ! Si Bayrou a reconnu avoir été approché par des "porteurs de valises", c'est désormais au tour de Balladur et de Sarkozy (encore !) de réapparaître sur scène, dans l'affaire Karachi cette fois-ci !

Je ne reviendrai pas sur les noms, les dates et le contenu des dossiers (et des valises !) : d'autres médias en font un compte-rendu exhaustif.

L'aspect important ici, c'est l'aspect politique. Politique au sens noble du terme, celui qui dénote du modèle de fonctionnement de la Cité, de la "Ville" (Polis, en grec), même s'il est difficile de sortir quelque chose de noble de ces égoûts politiques.

Le fond du problème, c'est le cocktail détonnant entre un monde politique intimement mêlé au monde des affaires, et des médias intimement mêlé au monde politique et soumis au monde des affaires. On le voit avec DSK.

On savait également  à quel point Sarkozy était fier de ses relations dans le monde de l'entreprise, au point de célébrer sa victoire, en 2007, avec des grands patrons, au Fouquet's, plutôt qu'avec ses partisans. Quelques Rolex et excursions en yacht plus tard, il tenta de changer son image. Le côté bling-bling reste pourtant en mémoire, tout comme ses choix politiques, en faveur des plus riches et des grands patrons. Comment s'étonner de le voir impliqué, directement ou indirectement, dans des scandales financiers ?

Avec les contrats à l'étranger, notamment en Afrique, on touche un aspect particulièrement sensible de la collusion entre un état français qui n'a pas fait son deuil du colonialisme passé, des hommes politiques en recherche de financements, des hommes d'affaire peu regardant sur les méthodes et des chefs d'état africains plus soucieux de leur bien-être matériel que de celui de leurs peuples. C'est le cadre de fonctionnement de la Françafrique.

L'intervention en Côte-d'Ivoire puis l'intervention en Libye ne sont rien d'autre que des actions militaires en défense des intérêts économiques des milieux d'affaire français : en Libye, c'est le "nouveau pouvoir" (ex-kadhafistes et islamistes) qui l'a reconnu en parlant d'un accord préalable à l'intervention militaire française et attribuant à la France (entendre : aux compagnies pétrolières françaises) 35 % du pétrole libyen. On ne pourrait faire mieux comme démonstration !

D'ailleurs, l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy a été marquée par un discours de façade sur une prétendue « rupture avec la Françafrique ». Le soutien aux putschistes mauritaniens, les félicitations à l’élection frauduleuse d’Ali Bongo, la complaisance passée envers le régime de Ben Ali, mais toujours d’actualité envers ceux de Blaise Compaoré au Burkina Faso, d’Idriss Déby au Tchad ou encore de Denis Sassou Nguesso au Congo Brazzaville et de Paul Biya au Cameroun sont autant de signes que si la forme a peut-être changé, l’essence demeure (sans jeu de mots !). Sous Sarkozy, les interventions françaises au Tchad en 2008, dans le Sahel, et cette année en Côte d’Ivoire et en Libye marquent même un regain dans le volet militaire de la Françafrique.

Au delà de Sarkozy, on comprend bien que c'est, comme je le précisais au début, l'organisation politique française qui est à revoir tant la confusion règne entre politique, médias et milieux d'affaires.

Alors ? Tous pourris ?

flyer-tous-pourris.jpg

Quand on voit que monsieur plus-blanc-que-blanc, Jean-Marie le Pen, est également accusé d'avoir bénéficié de valises en 1988, on peut se le demander ! Pour ce dernier, cependant, rien de surprenant de la part d'un ancien avocat devenu milliardaire en héritant de manière trouble d'un célèbre cimentier.

Non. Je préfère dire que c'est le système politique qui est pourri !

Les communistes proposent de changer notre système politique, de rédiger une nouvelle constitution pour une sixième République, sociale et démocratique, donnant plus de contrôle du peuple sur ses élus et des salariés sur leurs entreprises.

Tant que notre République fonctionnera sur le modèle économique capitaliste, avec les institutions de la cinquième République, il y a fort à craindre que des politiciens bien placés se laissent tenter par le milieu des affaires pour bénéficier d'avantages financiers en échange de leur soutien et du silence envers des régimes étrangers peu regardant sur les Droits de l'Homme.

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 08:58

La légende de David contre Goliath se joue actuellement à l'ONU entre le David palestinien et le Goliath impérialiste, représenté par les Etats-Unis, Israël et leurs états satellites, européens notamment.

L'actualité était chargée ce matin, entre les propositions ridiculement réac' du roquet Copé sur le serment aux armes, les menaces sur l'aide alimentaire de la part d'une Europe au service des marchands ou le calvaire de Troy Davis qui risque de finir aujourd'hui par son exécution. Une actualité chargée avec, finalement, un point commun : le système politique et judiciaire, en France, en Europe ou aux Etats-Unis, est au service unique des intérêts financiers et n'offre aux petits, aux millions de travailleurs, que le couperet de la justice ou celui de l'enfermement nationaliste.

Le cas de la Palestine entre parfaitement dans ce modèle de "civilisation" capitaliste.

Car, on peut se demander ce qu'ont donc fait les palestiniens pour mériter une telle haine et un tel mépris de la part des Etats-Unis et des grandes puissances occidentales ? Avec les sahraouis, les palestiniens sont les seuls à qui l'on refuse une indépendance légitime.

Depuis hier, le gouvernement officiel palestinien tente un coup de poker : faire reconnaître la Palestine comme membre de l'ONU de plein droit, c'est à dire comme une nation à part entière. C'est d'ailleurs assez incroyable de se dire que cela n'est pas encore une réalité alors que l'ONU vote régulièrement des résolutions en faveur d'un règlement de la question palestinienne depuis 1967, notamment l'exigence du retour de la Palestine dans ses frontières historiques et la coexistence pacifique des peuples palestiniens et israéliens : pourrait-il y avoir une Palestine sans état palestinien ?

Encore une fois, Israël tente de manipuler l'opinion internationale, accusant les palestiniens de ne pas les avoir consultés et de menacer le processus de paix.

C'est gonflé de la part des israéliens de jouer les pacifistes dans ce conflit alors que l'état militaire hébreux entretient un blocus inhumain sur 1,5 million de gazaouis, assassine régulièrement des opposants palestiniens, occupe illégalement la Cisjordanie, autorise l'installation de colonies sur une terre qui ne lui appartient pas et, surtout, est responsable de piraterie contre deux flotilles de la paix et de crimes de guerre avec la mort de plusieurs centaines de civils lors du bombardement de Gaza en 2009 !

Encore une fois dans cette tragédie, les Etats-Unis volent au secours d'Israël ! Allié inconditionnel des Etats-Unis au Moyen-Orient, au même titre que les dictatures pétromonarchiques de la péninsule arabique, Israël a tout les droits. Que ne dirait-on pas de Kadhafi s'il faisait le dixième de cela en Libye !... Ah oui ! C'est vrai ! Les occidentaux l'ont dégagé !...

Le fait est que le peuple palestinien subit une occupation violente et humiliante, que ses meilleures terres et son eau lui sont confisquées, que des maisons palestiniennes sont régulièrement détruites, à Jérusalem même, et que ses infrastructures politiques sont destructurées régulièrement, histoire de laisser le peuple palestinien désorganisé, seul face à l'occupant, ou de le jeter vers des islamistes dont le discours et les actes servent aux israéliens à justifier leur répression aux yeux du monde entier.

Le peuple palestinien subit ce que subissent les peuples du monde capitaliste : un asservissement territorial et économique par une puissance capitaliste, l'impossibilité de pouvoir choisir librement ses dirigeants et son avenir.

C'est le cas du peuple grec, asservi par un gouvernement à la solde du FMI et de l'Europe capitaliste, qui rejette pourtant les mesures d'appauvrissement qu'on lui impose. C'est aussi le cas de la France, au prise avec un gouvernement sans légitimité, dans un système qui ne laisse la parole aux citoyens que pour choisir entre les deux faces d'une même pièce de monnaie, deux voies qui mènent de toute façon vers plus de libéralisme, moins de solidarité et plus de pauvreté et de chômage.

Le combat pour un état palestinien est un combat moralement juste. C'est aussi le combat de David, le peuple, contre le Goliath impérialiste et capitaliste.

La victoire des palestiniens, si elle ne règlera pas les questions de fonds économiques et sociales de ce peuple, serait une victoire des peuples contre les maîtres qui les asservissent, ce serait la victoire de Troy Davis contre une justice au service du système, des valeurs républicaines de 1789 contre les idées nationalistes de l'UMP, des morts de faim européens contre une technocratie européenne au service des marchés.

La victoire des palestiniens serait notre victoire.

Depuis toujours au côté des palestiniens, les communistes soutiennent la demande de l'autorité palestinienne de reconnaissance officielle de Palestine à l'ONU.

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