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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 08:58

Kadhafi est-il mort ? Que l'information se confirme ou non, ce qui est sûr, c'est que la Libye est devenu un champs de ruine mais toujours pas une démocratie.

La nouvelle est arrivée hier en plusieurs phases : Kadhafi a été arrêté ; Kadhafi est blessé et a été arrêté ; Kadhafi est mort ; Kadhafi était blessé, il a été arrêté puis est mort dans une fusillade ;.... Difficile de savoir ce qui s'est passé ! Difficile d'ailleurs de savoir s'il est bien mort ! La mort ou l'arrestation de plusieurs de ses fils ont été annoncées à plusieurs reprises par le CNT tout comme la prise de Syrte ou de Bani Walid avant que ces informations ne soient démenties.

Admettons que Kadhafi soit mort.

L'absence de procès de l'ancien dictateur libyen arrange beaucoup de monde.

A commencer par les dirigeants du CNT, dirigeants autoproclamés d'une rébellion armée et dirigée par l'Occident. Le parcours des principaux dirigeants de l'opposition libyenne est suffisament lié au parcours de Kadhafi pour que ceux-ci préfèrent "effacer" les traces et les témoins de leur passé. Le grand leader du CNT n'est autre que l'ancien ministre de l'intérieur de Kadhafi au temps des infirmières bulgares accusées (à tort) d'avoir empoisonnés des orphelins libyens en 2006 et 2007 ! Le responsable militaire de tripoli est le responsable libyen d'Al Qaïda, emprisonné pour attentat et récemment libéré,....

Mais le décès annoncé de Kadhafi arrange aussi beaucoup les occidentaux. N'oublions pas que c'est l'ex-épouse de Sarkozy qui est venu "négocier" la libération des infirmières bulgares en 2007 et, par la suite, le dictateur libyen a été reçu en grandes pompes par Nicolas Sarkozy. Il a même pu planter sa tente à Paris !

Plus globalement, la Grande Bretagne et la France ont beaucoup fait pour réhabiliter Kadhafi auprès des puissances occidentales, en échange d'accords pétroliers et d'un travail de répression de l'immigration clandestine que ne peuvent se permettre les occidentaux.

Au delà du cas Kadhafi, la chute du régime libyen s'est faite dans la souffrance, celle du peuple libyen à qui personne n'a demandé son avis.

La rébellion libyenne ne semble pas réunir les foules : il suffisait de voir les images de "liesse" à Tripoli hier, à l'annonce de la mort de Kadhafi, pour constater le peu de personnes présentes (quelques centaines) dans une capitale de plusieurs centaines de milliers d'habitants. Les reporters de France 2, devant l'évidence des images, ont dû trouver une explication : la population de Tripoli compterait beaucoup de partisans de Kadhafi. Ah bon ? On croyait que personne ne l'aimait ? Que toute la population voulait sa chute ? Aurait-on exagéré ou menti sciemment pour nous faire avaler un soutien militaire aux opposants armés à Kadhafi ?

D'autres infos récentes faisaient état de manifestations anti-CNT, notamment le 15 octobre, jusque dans des villes officiellement acquises au CNT comme Benghazi !

Pire, des affrontements entre groupes armés du CNT ont eu lieu ces dernières semaines à Tripoli, à Benghazi et jusque sur le front de Bani Walid.

On sait d'ailleurs que des tensions existent entre islamistes et anciens khadafistes du régime, dont les objectifs politiques (et personnels) sont loin d'être identiques.

Cette guerre en Libye aura sérieusement endommagé les infrastructures civiles du pays.

Comme en Yougoslavie ou en Iraq, la stratégie de l'OTAN c'est de détruire ces infrastructures : ponts, stations d'épuration de l'eau, centrales électriques, raffineries, hôpitaux,... autant de sites qui servent (comme par hasard) de cachettes aux troupes des vilains dictateurs combattus. Accessoirement, les entreprises alliées (américaines et anglaises en Iraq et en Yougoslavie) bénéficient par la suite de juteux contrats pour la reconstruction de ces sites. Cette fois-ci, Nicolas Sarkozy aura peut-être négocié avec l'OTAN des marchés en Libye comme il l'a fait pour le pétrole ?

Syrte, par exemple, a été tellement bombardée par l'aviation française et anglaise que certains journalistes parlent d'une ville où tous les bâtiments seraient détruits et comparent désormais cette ville à Dresde, ville martyre allemande, victime d'un bombardement "allié" fin 1944 qui coûta la vie à des dizaines de milliers de civils.

Autres soucis : la multiplication des pogroms contre les noirs et les touaregs par certains éléments armés du CNT a fait l'objet de vigoureuses dénonciations par des organismes internationaux de défense des droits de l'Homme sans que la communauté internationale, ni nos médias et encore moins le grand humaniste et philosophe de l'Elysée, BHL, ne réagissent.

Et que dire des 15 000 missiles sol-air disparus des stocks de l'armée régulière libyenne ? Avec la présence renforcée d'Al Qaïda en Libye, doit-on craindre leur utilisation contre des avions civils occidentaux dans les années à venir ? Des experts américains sont à leur recherche. Si c'est comme avec Ben Laden, on ne les retrouvera pas de sitôt !

Jusqu'en mars, la Libye était le pays le plus développé d'Afrique, avec des universités et des services publics en état de marche, un endettement parmi les plus bas au monde (3 % du PNB contre plus de 120 % au Japon) et une réelle égalité homme-femme, l'absence de chômage et des prix des loyers et du carburant parmi les plus bas au monde.

Que va t-il rester de tout cela ?

La rébellion libyenne est entièrement dépendante du soutien militaire de l'OTAN.

Dans un pays en ruine, cette opposition divisée, avec une grande présence islamiste, fait encore face à des troupes légalistes puissantes.

Comme en Iraq, l'intervention occidentale aura seulement renvoyé au Moyen-Âge une population civile innocente pour le seul compte des actionnaires des compagnies pétrolières, militaires et industrielles occidentales.

La démocratie et le bien des populations ne sont là que pour chlorophormer nos opinions publiques.

Il est à craindre désormais que la prochaine cible ne soit la Syrie.

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 09:30

Je vous livre ici un article publié sur le site http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/ relatant la formidable mobilisation grecque de mercredi 19 octobre, à l'appel sur syndicat communiste PAME.

Cet article met en évidence l'importance du travail préparatoire à cette mobilisation et la croissance de la mobilisation, de journées en journées, par le travail militant des communistes grecs. Les socialistes, au pouvoir, partagent les mêmes objectifs que la droite et l'extrême droite locales : imposer une forte régression sociale pour engraisser les créanciers du pays. Les communistes constituent la seule force politique à s'y opposer et à proposer une alternative à cette austérité, la seule crédible face à une telle crise : la rupture avec l'euro et l'Union européenne et l'annulation de la dette.

Force est de constater que nos médias ont été obligés de relater l'événement, compte-tenu de son ampleur. Ils ont néanmoins tenté d'en minimiser la portée en évitant le plus souvent de relever le caractère historique de cette mobilisation, en parlant de mobilisation "des" syndicats alors qu'il n'y avait pas de participation des grandes centrales syndicales réformistes grecques (ADEDY, GSEE) mais seulement les syndicats de classe liés ou proches du Parti communiste grec (KKE) comme le PAME.

Enfin, il est rassurant de voir la prise de conscience politique d'une part importante de la population sur la nature intrinsèquement voleuse du capitalisme et sur la nécessité de changer de système politique, voire économique pour certains manifestants.  Les interviews diffusées en France étaient très claires sur ce contenu de classe des revendications sociales.

Un bel exemple à suivre en France qui nous éclaire sur la nature hautement politique de la crise que nous vivons et sur la réalité des forces qui défendent les travailleurs ou les trahissent. L'extrême-droite grecque ayant rejoint le camps de la bourgeoisie dès les premières mesures d'austérité malgré un discours très "populiste" aux élections précédentes. Un classique pour l'extrême-droite, comme nous l'a enseigné l'histoire allemande (avec un parti nazi très "gauchiste" et ouvriériste avant son accession au pouvoir en 1933) et comme tend à nous le montrer l'extrême-droite française aujourd'hui avec le changement de discours du FN, via l'avocate milliardaire marine Le Pen.

Cette mobilisation grecque a tout notre soutien.

Et espérons que le peuple grec ouvre la voie à une période de contre-attaque des peuples contre leurs élites, pour reconquérir les acquis sociaux et les revenus perdus ces dernières décennies. Ou plus encore ?...

Solidaire


Une marée humaine sans précédent de plusieurs centaines de milliers de personnes ont participé à la formidable manifestation de grève du PAME, envahissant la ville d'Athènes, une manifestation telle qu'on en a pas vu dans les dernières décennies, pour le premier jour de la grève générale nationale de 48 heures. Tous les axes du centre-ville d'Athènes ont été occupés par des foules immenses de travailleurs pendant plusieurs heures

Des rassemblements massifs inédits par leur ampleur et leur vigueur militante se sont produits dans des villes de toute la Grèce.

Ces forces se sont réunies afin que le projet de loi prévoyant des mesures anti-populaires ne soit pas adopté avec comme ligne : A bas le gouvernement et les partis de la ploutocratie, organisation et alliance ouvrière-populaire partout, voilà la solution à la question du pouvoir. Le mot d'ordre que l'on entendait pendant le rassemblement était « Sans toi, travailleur, aucun rouage ne tourne, tu peux te débrouiller sans les patrons », « Désobéissance envers la ploutocratie, que le peuple fasse front face au pouvoir ».

L'énorme succès de la grève a reposé sur la paralysie d'innombrables usines, de grandes unités de production et d'autres lieux de travail par les ouvriers et les employés qui vivent la pauvreté, la misère et l'impasse du chômage. Son ampleur considérable et sa vigueur militante ont reposé également sur la fermeture de nombreux petits commerces qui se trouvent désormais face au danger de fermer définitivement leurs portes. Nombreux furent les travailleurs qui ont participé pour la première fois à la grève apportant une dynamique toute particulière à la lutte contre la brutalité des mesures du gouvernement, de la ploutocratie, du FMI, de l'UE.

Dès l'aube, les forces du PAME avec leurs piquets de grève ont soutenu de manière résolue les travailleurs dans les lieux de travail « ghettos » qui ont décidé de partir en grève pour la première fois, défiant l'intimidation patronale et même la mobilisation civile, que le gouvernement avait imposé contre la grève des éboueurs municipaux, ainsi que d'autres mécanismes de casse de la grève auquel a eu recours le gouvernement.

Les groupes provocateurs sortis des rangs des confédérations syndicales de collaboration GSEE et ADEDY ont cherché encore une fois à créer des incidents mis en scène.

Néanmoins, ils ne sont pas parvenus à occulter l'ampleur de la manifestation et ses revendications, la participation organisée et sécurisée des travailleurs aux manifestations du PAME où pas un seul incident ne fut à déplorer.

Giorgos Perros, membre du secrétariat exécutif du PAME, a affirmé entre autres à la tribune : « il n'y a pas de PASOK pour le peuple. Il n'y a pas de gouvernement pour le peuple, qu'il porte l'étiquette de « centre-gauche » ou de « gauche », qui ne rentre pas en conflit avec les monopoles, dont le programme ne comprenne pas la rupture avec les monopoles ou en d'autres termes leur socialisation. Soit du côté du peuple, soit du côté des monopoles. Pouvoir populaire-ouvrier ou pouvoir des monopoles. Il n'y pas d'autre voie ! Ne perdons pas un seul instant. Ripostons tous ensemble ! Demain, jeudi, nous devons tous participer à l'encerclement du Parlement par le PAME, à partir de tous les côtés, de toutes les rues. » 19 octobre - 2Processus en cours dans les partis bourgeois pour endiguer le torrent de colère populaire :

L'énorme succès de ce premier jour de grève met la pression sur les partis de la ploutocratie et son gouvernement. Ainsi, en ce moment, il y a une intensification des processus de re-configuration du système politique de la part du PASOK et de la ND ainsi que d'autres partis bourgeois, avec des scénarios de « grande coalition PASOK-ND », ainsi que des efforts pour s'assurer d'un consensus afin de faire passer les mesures anti-populaires même contre le torrent de la grève qui a inondé Athènes et d'autres villes aujourd'hui.

La secrétaire-générale du comité central du KKE, Aleka Papariga, a évoqué par rapport à ces processus, dans ses déclarations aux médias, la chose suivante : « Je ne pense pas que M.Papandreou attend de nous de la modération et un acquiescement. Peut-être pour des raisons qui ont à voir avec l'image que cela donne à l'étranger, il rencontre les partis afin de montrer qu'il bénéficie de leur soutien. Il ne recevra aucun soutien de notre part. Pas le moindre. Ce qu'il aura de notre part, c'est notre opposition radicale, totale, véritable et organisée. »

A la fin de la rencontre qu'elle a eu avec le premier ministre, qui a organisé une série de rencontres avec tous les dirigeants de parti, la secrétaire-générale du Comité central du KKE a déclaré :

« A partir de maintenant, les choses devront être bel et bien décidées par le peuple souverain et non par des négociations que le gouvernement mènera ou par des conseils et des réunions avec les autres partis ». Aleka Papariga a appelé le peuple à aller de l'avant sans crainte, sans illusions jusqu'à la victoire finale et elle a ajouté :« Il existe une seule solution : les richesses qui se trouve dans ce pays doivent devenir patrimoine du peuple. Nous devons briser les chaînes qui nous lient à l'UE et annuler unilatéralement la dette. Il n'existe pas de solution intermédiaire. »

Il convient de noter que toutes les forces sur des positions de classe seront rassemblées pour la seconde journée de grève, jeudi, et pour l'encerclement du Parlement qui constituera un nouveau jalon dans la lutte contre les mesures anti-ouvrières, contre les monopoles et leur pouvoir.

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 09:14

La nouvelle est tombée hier : le groupe finlandais M-real va fermer son site d'Alizay. Le capitalisme n'en finit pas de scier la branche sur laquelle nous sommes assis ! Il serait temps de réagir !?

IMGP0061.JPGPrès de 600 emplois sont sous la menace dans le secteur d'Alizay, sur le canton de Pont-de-l'Arche. Aux 380 emplois de la papèterie M-Real viennent s'ajouter les emplois des sous-traitants.

Depuis désormais deux ans que les salariés de cette usine se battent avec un soutien total des élus locaux menés par notre camarade Gaëtan Levitre, maire de la commune et conseiller général, l'Etat, la Région et le Conseil général ont dû à leur tour faire pression sur le groupe finlandais pour l'amener à la table des négociations et trouver des repreneurs.

Le site est rentable. L'expertise économique l'a démontré tout comme le nombre des repreneurs potentiels, 5 en juin.

Mais voilà ! Les finlandais préfèrent saborder un outil de travail compétitif plutôt que de le céder à un éventuel concurrent ! M-real est dans le même cas que Continental-Clairoix, il y a deux ans.

Mieux ! Les salariés d'Alizay ont avancé des propositions de diversification qui aboutiraient à créer des emplois sur le site pour des activités industrielles positives pour l'environnement : chaudière biomasse, désencrage de papier, bioéthanol,...

Cette stratégie de terre brûlée de la maison mère finlandaise est à l'image aujourd'hui de ce capitalisme qui préfère saborder des pans entiers de notre économie pour faire plus de bénéfices et gagner des parts de marché. Qu'ont à faire des habitants et des travailleurs ces actionnaires anonymes des grands groupes industriels ?

Autrefois, pour fermer une entreprise, les patrons argumentaient sur le déficit d'une usine, quitte à trafiquer la comptabilité pour arriver au résultat (négatif) escompté.

Aujourd'hui, les patrons ferment même les entreprises rentables dans le seul objectif d'augmenter leurs profits et les dividendes versés aux actionnaires en délocalisant ailleurs les productions ! Plus personne n'est à l'abri !

C'est ce qui menace aujourd'hui M-real et c'est ce qui menace, toujours dans notre région, le site pharmaceutique MSD près de Gisors ! C'est également ce qui est arrivé à Continental ou aux Molex.

Le problème n'est pas et n'a jamais été la rentabilité des travailleurs français. Etudes après études, les organismes internationaux reconnaissent d'ailleurs la grande compétitivité des salariés français(relire :Productivité : les Etats-Unis et la France sont en tête et creusent l'écart ).

Le problème est l'appétit insatiable des actionnaires qui doivent chaque année faire plus de profits que l'année précédente. Une course effrennée au profit qui entraine une compétition au moins cher, au moins écologique, au moins payé, au moins protégé socialement.

Plus globalement, c'est bien cette course à l'argent qui a amené à la financiarisation du capitalisme : les filières de production n'étant pas assez rentables aux yeux des actionnaires, c'est un système de spéculation sur des outils financiers artificiels qui s'est mis en place et qui a mené l'économie mondiale à sa chute en 2008.

Et la spéculation continue : sur les matières premières comme le pétrole, au détriment des consommateurs, sur les denrées alimentaires, au risque de créer des pénuries et des famines, et, maintenant, sur les dettes des Etats !

A chaque fois, même avec la crise, des fortunes immenses s'accumulent pour une petite minorité tandis que la grande majorité de la population éprouve des difficultés croissantes pour trouver du travail, pour se soigner, pour se loger ou, simplement, pour se nourrir.

La crise ? Pour qui ? Liliane Bettencourt ou Bernard Arnaud ont vu leur richesses continuer de croître ces dernières années ! La crise ? Peut-être mais pas pour ces gens-là !

Et les partis de la bourgeoisie, à droite et à l'extrême-droite, comme ceux qui, à gauche, ont renoncé à changer le monde, exigent toujours plus d'efforts collectifs en détruisant les services publics payés par tous et utiles à tous, en reportant l'âge de départ en retraite, en réduisant les remboursements médicaux, en n'augmentant pas les pensions, le SMIC et les minimas sociaux, en créant de nouvelles taxes qui pénalisent d'abord les familles populaires et les classes moyennes.

C'est l'austérité pour le peuple et les bénéfices pour les classes aisées !

Cette semaine, après d'autres mobilisations puissantes, les salariés grecs vont à nouveau se mettre massivement en grève. A l'appel du PAME, syndicat de classe lié au Parti communiste, ils dénonceront des mesures de super austérité qui vont plonger les travailleurs dans la misère et accroître massivement le chômage alors que les responsables de la crise échappent à leurs responsabilités et continuent d'engranger des bénéfices.

Cette semaine aussi, les travailleurs portugais se mobilisant à l'appel des deux grandes centrales syndicales du pays, dont la CGT-P, liée au PC portugais, pour les mêmes raisons que les grecs. Dans ce pays, à la demande du FMI de DSK et Lagarde, et de l'Europe, on exige du peuple portugais : la suppression de la prime de fin d’année des fonctionnaires et des pensionnés au revenu supérieur à 1 000 euros, la diminution progressive de la prime de fin d’année des travailleurs au revenu entre 450 et 1 000 euros, l’augmentation de la TVA à 23 % sur un certain nombre de produits, l’augmentation de prix de l’énergie, la fermeture ou la privatisation de certains services publics, l’allongement du temps de travail d’une demi-heure par jour…

Grèce - KKE occupation AcropoleDe ces actions, vous n'entendrez jamais parler dans les médias français ! Ou alors, seulement quelques lignes, quelques images, de préférence des images de violence s'il y en a, en marge de ces journées d'action.

Il ne faut surtout pas que le travailleur français prenne conscience de l'injustice dont il est victime, de la trahison de ses élites au profit d'une poignée de vautours !

Il ne faut pas non plus que les travailleurs français prennent conscience de leur communauté d'intérêt avec les travailleurs d'Europe et, au delà, du monde entier.

Il ne faut surtout pas que les travailleurs en France décident de suivre les exemples de résistances populaires venus de Grèce, du Portugal ou d'Islande. La solidarité entre travailleurs, entre prolétaires comme on disait autrefois, leur fait peur ! Le slogan "prolétaires de tous les pays : unissez-vous !" hante leurs cauchemars.

A M-real, à MSD comme partout en France, il est temps que se réveille la conscience de classe des travailleurs !

Ce n'est pas des primaires qui changeront notre quotidien mais nos luttes, coordonnées, par delà les métiers, par delà les frontières !

Le combat n'est pas fini pour les M-real, les communistes de Pont-de-l'Arche et de l'Eure continuent le combat à leur côté. Dans cette bataille, comme dans la lutte contre l'austérité et les régressions sociales, il est temps de dire collectivement STOP !

Avec le Front de Gauche, les communistes ont l'objectif de construire un nouveau Front Populaire du 21ème siècle, ouvert, large, depuis le terrain des luttes jusqu'au parlement et à l'Elysée. Rejoignez la bataille ! C'est votre bataille, celle de vos enfants !

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Published by Solidaire - dans Dans le département
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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 13:00

Une agence de notation menace la note AAA de la France pile-poil au moment où le gouvernement fait avaliser son budget d'austérité par ses députés UMP et Nouveau Centre à l'Assemblée nationale.

L'agence de notation Moody's, émanation des marchés spéculatifs, menace de dégrader la note de la France. De AAA, celle-ci descendrait d'un cran à AA+, une baisse apparemment modique mais qui aurait d'importantes conséquences pour notre économie car ce serait le signal qu'attendent les banques pour augmenter les taux d'intérêts des prêts accordés à notre pays. Une hausse de 1 % de ces taux et ce sont des centaines de millions d'euros supplémentaires à rembourser aux banques. Une vraie manne pour les banques ! Une vraie catastrophe pour nos services publics et les citoyens puisque ce serait à nouveau l'occasion d'une cure d'amaigrissement de la Fonction publique.

Avec les abaissements successifs de la note de la Grèce, les prêts accordés à ce pays ont vu leurs taux d'intérêts gonflés scandaleusement, enfonçant à chaque fois un peu plus ce pays dans la crise en allourdissant sa dette.

La France va t-elle suivre le chemin de la Grèce ?

Il y a un an, François Fillon dénonçaient ceux qui parlaient d'un budget d'austérité. Pour l'an prochain, c'est désormais le terme officiel. La France est donc les deux pieds dans la rigueur.

L'objectif du gouvernement est, officiellement, de réduire la dette publique. Pour cela, d'énormes économies ont été imposées aux services de l'Etat, aux aides aux collectivités locales, aux investissements, etc... Les effectifs de l'Etat et de nombreux services publics fondent d'année en année avec le mécanisme de non remplacement d'un départ en retraite sur deux.

Les résultats sont loin d'être à la hauteur du discours ! La croissance patine, les services de l'Etat atteignent un niveau qui les rendra bientôt incapables d'assumer leurs fonctions (dixit le parlement !) et la dette... continue de croître.

Les solutions choisies ne semblent pas être les bonnes ! ? Pourtant, pour 2012, le gouvernement continue !

Ce sera donc à nouveau un tour de vis dans les dépenses de l'Etat (Adieu investissements !), des suppressions de postes de fonctionnaires par dizaines de milliers (Adieu emplois pour les jeunes !) et de nouvelles taxes, comme celles sur les mutuelles (Adieu protection sociale des modestes !) ou sur les boissons gazeuses. Par exemple.

C'est après tout ce que demande Laurence Parisot, la patronne des patrons du MEDEF, exige du gouvernement !

Pour elle, il conviendrait notamment de "voter un budget conforme à nos engagements vis-à-vis de Bruxelles" ce qui, selon elle, semble bien engagé, ou encore de "montrer nos capacités à avancer dans nos réformes structurelles". "Ce qui peut faire douter les investisseurs sur notre pays, c'est sa capacité à se réformer. Or je pense que nous sommes tout à fait capables de nous réformer", a-t-elle poursuivi mardi, en citant la réforme des retraites comme un exemple de la capacité de la France à se réformer.

La réforme, selon le patronat et la droite : on voit à quoi elle mène et quels intérêts elle sert !

A l'inverse, peut-être faudrait-il se poser la question du sens des notes données par ces agences privées de notation ?

Jusque dans les années 70, chaque état pouvait emprunter à sa banque centrale (la Banque de France dans notre cas) à un taux quasiment nul. C'est depuis Giscard que la France doit désormais emprunter aux banques privées de l'argent que celles-ci empruntent... à la Banque de France en faisant payer au passage des intérêts à l'Etat !

Revenir à un financement de l'Etat par un pôle financier public permettrait de sortir des contraintes imposées par les marchés et les agences de notation.

Annuler tout ou partie de la dette auprès des banques privée, comme l'ont fait l'Islande et la Bolivie, et comme vient de le décider la Hongrie, cela redonnerait de l'air aux finances publiques et ferait payer la crise à ceux qui en sont responsables.

Ensuite, revenir sur des avantages fiscaux offerts aux plus riches ces dernières années, comme le bouclier fiscal ou les exonérations de charges sociales, et renouer avec un barême de l'Impôt sur le Revenu plus fort pour les hauts revenus, cela redonnerait aussi de la marge aux finances de l'Etat et à celles de la Sécu.

Enfin, avec ces nouvelles ressources, l'Etat pourrait envisager une politique d'investissements productifs, de recherche et d'amélioration des services publics, notamment par l'embauche, qui permettraient à notre économie de renouer avec une croissance actuellement nulle et de renouer avec la création d'emplois.

Ces changements d'orientation politiques et financiers ne se feront pas avec la droite au pouvoir. Avec les déclarations de François Hollande sur les retraites ou sur l'austérité, on peut craindre également que le parti socialiste se limite à une gestion de la pénurie.

Seul le développement d'un mouvement social et politique progressiste et offensif permettra une réelle prise en compte des intérêts du peuple dans les choix actuels. Autour du Parti communiste, avec le Front de Gauche, et avec les forces sociales et syndicales, nous avons la possibilité d'accroître la pression sur ce système au service du capital.

C'est en faisant le choix de politiques en rupture avec les dogmes libéraux et le discours dominant, à gauche et à droite, sur "la crise" que nous pourrons infléchir l'évolution de cette société. La lutte des classes continue, en défaveur des classes populaires et laborieuses... faute de volonté des travailleurs d'y participer.

Prenons notre destin en main et relevons le flambeau des luttes sociales qui ont permis à nos parents et nos grands parents d'arracher les avantages sociaux et le niveau de vie que la droite et les privilégiés tentent de nous raboter depuis vingt ans !

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Published by Solidaire - dans En France
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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 08:38

Cinquante ans après l'assassinat de centaines d'algériens à Paris, en pleine guerre d'Algérie, la France continue de participer à une intervention de l'OTAN criminelle en Libye.

Hier, les primaires du Parti socialiste donnaient François Hollande largement vainqueur. Ce sera le candidat du Parti socialiste à l'élection présidentielle d'avril 2012.

Il y a sept mois désormais, les députés socialistes votaient en faveur de l'intervention militaire française en Libye. Une intervention dont on connait désormais le caractère purement intéressé, par le pétrole surtout, et les conséquences criminelles sur les civils libyens, avec des bombardements qui coûtent chaque jour la vie à des centaines de libyens.

Alors que Paris connaissait il y a cinquante un véritable massacre de civils algériens manifestant contre le couvre-feu les concernant, alors que l'Histoire récente nous montre l'inefficacité et l'inhumanité des interventions militaires en Iraq comme en Afghanistan, seuls les élus communistes se sont opposés à cette intervention française en Libye et continuent d'en exiger l'arrêt immédiat. C'est triste.

17-octobre-1961-1.jpgLe 17 octobre 1961, plusieurs milliers d'algériens d'Île de France, citoyens de seconde zone de la République, manifestaient contre un couvre-feu qui leur était imposé depuis le 4 octobre à l'instigation du préfet de la Seine (Paris et départements limitrophes), Maurice Papon, celui qui fût condamner apr la suite pour avoir trahi la France en collaborant avec les nazis dans les années 40. La répression fut féroce. Bastonnades, lacrymogènes et tirs à balles réelles firent une centaine de morts, au bas mot. L'imprécision des chiffres tient au silence et à la chape de plomb qui repose sur ce massacre de la part d'un état français qui refuse toujours de reconnaître ses responsabilités et ne parle que de trois morts !

En mars 1962, cinq mois après, la France cessait la guerre d'Algérie et reconnaissait l'indépendance de l'Algérie.

Malgré des propos officiels sur le devoir de mémoire, force est de constater que notre pays refuse toujours de reconnaître ses parts d'ombre dans le dossier algérien, ce 17 octobre 1961 notamment, mais également avec les massacres de civils et les tortures commis par notre armée en Algérie. La multiplication des projets de stèle à la mémoire des terroristes d'extrême-droite de l'OAS, partisans de l'Algérie française, démontre que cette absence de mea culpa des autorités françaises repose sur une collusion entretenue par certains à droite avec ces secteurs de l'extrême-droite pour un deuil du passé colonialiste français qui n'a pas été fait.

Comment s'étonner après cela que la France de Sarkozy accepte l'aventure libyenne, prenne même l'initiative au sein de l'OTAN pour effectuer des bombardements dont on sait qu'ils n'épargnent pas les civils ?

Les expériences de la Yougoslavie, de l'Iraq et de l'Afghanistan nous ont rappelé que des bombardements menés sur un pays et à  proximité de cibles civils font forcément des victimes innocentes. De ces expériences passées, on apprend aussi le cynisme des excuses données par les responsables politiques et militaires quant aux "frappes chirurgicales", aux "victimes collatérales" ou aux accusations faites aux autorités locales pour reporter sur elles la responsabilité des victimes civiles !

Libye-bombardements-OTAN.gifAprès sept mois de bombardements menés par les forces de l'OTAN, le bilan de la guerre en Libye est catastrophique et démontre toute la justesse des positions avancées par Jean-Jacques Candelier, au nom des députés communistes, lors du vote de l'Assemblée nationale en mars dernier.

Des dizaines de milliers de morts civils, des infrastructures essentielles détruites (hôpitaux, routes, aéroports, stations de pompage,...), des réseaux islamistes renforcés et armés, un Kadhafi validé comme résistant à l'impérialisme,... il serait temps de remettre en cause notre présence dans cette aventure militaire aux forts relents colonialistes.

Depuis toujours, les communistes défendent l'idée qu'on ne peut rien construire de positifs, rien régler, par l'usage de la force, militaire particulièrement.

Au côté du peuple algérien au moment de la Guerre d'Algérie, les communistes d'aujourd'hui continuent de défendre ce même concept et refusent encore et toujours de cautionner l'intervention criminelle de la France en Libye.

Nous aimerions ne pas être les seuls à gauche.

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 08:21

Un article de José Fort, ancien journaliste à l’Humanité

« Nous nous sommes levés avant le jour », aimait répéter le Colonel Henri Rol-Tanguy lorsque nous l’interrogions sur le rôle des Brigades Internationales (BI) parties défendre la République espagnole. « Nous avions compris », ajoutait-il, « que partant défendre Madrid, nous défendions Paris et l’Europe de la menace nazi ». Les 9.000 Français membres des BI (près de 3.000 sont morts sur la terre espagnole) avec près de 30.000 volontaires venus de toute l’Europe, des Amériques et d’Asie n’ont pas seulement fait acte de courage et de solidarité. Ils ont fait preuve de lucidité alors que les puissances occidentales prônaient la « non intervention » tandis que Hitler, Mussolini et Salazar armaient les putschistes menés par Franco.

BanderaREP.gif

En février 1936, le « Frente Popular » remportait les élections avec 52% des suffrages. A l’époque, l’Espagne c’était 24 millions d’habitants dont 12 millions d’illettrés, 8 millions de pauvres, 2 millions de paysans sans terre, 5.000 couvents, 110.000 prêtres, moines ou religieux, 800 généraux, une police sauvage. Au lendemain de la victoire électorale, le nouveau pouvoir républicain libérait les mineurs asturiens victimes de la répression de 1934 (5.000 morts, 3.000 blessés, 4.500 emprisonnés), augmentait les salaires, légalisait les occupations de terres non cultivées. La grande bourgeoisie et l’armée décidait alors, après avoir obtenu le feu vert de Berlin, de mettre un terme à cette « révolution ». Le 18 juillet 1936, le signal était donné depuis le Maroc par Franco : « Dans toute l’Espagne, le ciel est sans nuages ». La majorité des officiers se ralliait au putsch.

A Londres, la City souhaitait une défaite de la République pour préserver ses placements dans les mines espagnoles qui fournissaient cuivre, tungstène et mercure et éliminer le jeune pouvoir « bolchévik » installé à Madrid. A Paris, la droite hurlant « plutôt Hitler que le Front populaire » s’enthousiasmait de l’aide massive en avions, mercenaires, blindés, armements lourds allemands et italiens à Franco alors que le gouvernement de Léon Blum se refusait à honorer les livraisons à la République espagnole d’armes pourtant déjà payées. La politique de « non intervention » des dites « démocraties » occidentales ouvrait les portes à une intervention directe des nazis et des mussoliniens dans les affaires intérieures de l’Espagne.

Les Brigades internationales ont surgi comme la réplique des démocrates du monde entier face à l’invasion fasciste. Le plus grand nombre passait par Paris. Après une visite médicale et un entretien d’incorporation venait le temps de prendre les différents chemins de la lutte : par le train à bord du célèbre Paris-Perpignan de 22h17, par camions vers Marseille ou directement, mais par des routes discrètes vers la frontière espagnole. Au même moment, André Malraux achetait des avions et recrutait des pilotes pour former l’escadrille « España ». Malgré la « non intervention » des avions et des armes passaient de France en Espagne avec la complicité de quelques ministres (Pierre Cot avec Jean Moulin et Gaston Cusin). La Compagnie maritime France-Navigation créée par des militants communistes français avec à leur tête Georges Gosnat organisait des navettes entre l’URSS et l’Espagne. A bord, de l’armement lourd.

Les « volontaires de la liberté » étaient rapidement envoyés au front pour défendre Madrid. Quelques semaines avant l’entrée dans les combats des brigadistes, le ministre espagnol Martinez Barrio avait reçu André Marty et une délégation venue discuter des conditions d’envoi des volontaires étrangers. Il avait posé la question suivante : « Dans quelle condition voulez-vous participer à notre lutte » ? « Nous ne posons aucune condition », avait répliqué Marty. « Nous ne désirons qu’une chose : que les Brigades internationales soient considérées comme des unités uniquement subordonnées au gouvernement et à ses autorités militaires ; qu’elles soient utilisées comme troupe de choc en tous lieux où ce sera nécessaire ». Les brigadistes seront envoyés sur les points les plus chauds. Ils auront un comportement héroïque face aux putschistes et à leurs complices allemands et italiens.

Guerre-d-Espagne.JPG

La Brigade internationale des Français sera la « XIV » dite « La Marseillaise » avec à sa tête Jules Dumont (fusillé par les nazis en 1943), Boris Guimpel, Jean Hemmen (fusillé en 1942), Putz (tué en Alsace fin 1944), Henri Tanguy qui ajoutera « Rol » (du nom d’un de ses copains tué en Espagne) et dirigera plus tard la libération de Paris. Les brigadistes seront de tous les combats jusqu’à la dernière grande bataille, la plus sanglante de toutes, la Bataille de l’Ebre. Et c’est en pleine bataille de l’Ebre que les Brigades internationales sont retirées par le Président espagnol Negrin qui pensait ainsi faciliter le départ des troupes allemandes et italiennes d’Espagne. Vaine illusion. Les jeux étaient faits. L’Angleterre et les Etats-Unis avaient déjà reconnu le régime franquiste dit de « Burgos ».

Le départ des Brigades internationales donna lieu à des adieux grandioses. Dolorès Ibarruri, « Pasionaria » prononça ce jour là un discours émouvant : « Mères ! Épouses ! Quand passeront les années et que seront cicatrisées les blessures de la guerre, quand le souvenir des jours douloureux et sanglants sera estompé dans un présent de liberté, de paix et de bien-être, quand les rancœurs iront s’atténuant et que l’orgueil de la patrie libre sera également ressenti par tous les Espagnols, parlez à vos enfant, parlez-leur de ces hommes des Brigades internationales ».

Les Brigades Internationales dissoutes, beaucoup d’hommes n’ont pas pu rentrer dans leur pays. Nombreux ont trouvé refuge en France et ont été rejoints par 500.000 exilés espagnols fuyant Franco et les persécutions. Les autorités françaises de l’époque les ont parqués dans des camps comme ceux d’Argelès, le Vernet, Gurs, St Cyprien... D’autres se sont échappés, d’autres prendront le chemin des Amériques, d’autres encore rejoindront la Résistance à l’occupant nazi. De nombreux « Espagnols rouges » marqués du triangle bleu d’ « apatrides » seront envoyés dans le camp de concentration de Mauthausen.

Les anciens de la guerre d’Espagne ont formé l’ossature des premiers groupes armés de la Résistance. Ils continuaient en France le combat commencé en Espagne en se levant « avant le jour ». Le 25 août 1944, les premiers blindés de la 2ème DB du général Leclerc portant les noms de « Madrid », « Teruel », « Brunete » entraient dans Paris. A bord, des républicains espagnols guidés dans les rues de la capitale par des résistants eux aussi espagnols et placés sous les ordres du chef de l’insurrection parisienne, le colonel Henri Rol-Tanguy.

José Fort (lu sur son blog)

Article publié dans « Vie Nouvelle »


Extraits du discours de Dolores Ibarruri (La Pasionaria) fait à Barcelone le 15 novembre 1938

Adieu aux Brigades Internationales

"Mères ! Femmes ! Lorsque les années auront passé et que les blessures de la guerre seront cicatrisées ; lorsque le souvenir des jours de détresse et de sang se sera estompé dans un présent de liberté, d’amour et de bien-être ; lorsque les rancœurs seront mortes et que tous les espagnols sans distinction connaîtront la fierté de vivre dans un pays libre, alors, parlez à vos enfants. Parlez leur de ces hommes des Brigades Internationales.

Dites-leur comment, franchissant les océans et les montagnes, passant les frontières hérissées de baïonnettes, épiés par des chiens dévorants avides de déchirer leur chair, ces hommes sont arrivés dans notre pays comme des croisés de la liberté. [...]

Ils abandonnèrent tout : tendresse, patrie, foyer, fortune, mères, épouses, frères, sœurs et enfants, et vinrent nous dire : nous voici. Votre cause, la cause de l’Espagne, est la nôtre. C’est la cause de toute l’humanité éprise de progrès !

Aujourd’hui, ils s’en vont. Beaucoup d’entre eux, des milliers, restent ici, avec comme linceul, la terre espagnole, et tous les espagnols se souviennent d’eux avec une émotion profonde. [...]

Camarades des Brigades Internationales ! Des raisons politiques, des raisons d’État, l’intérêt de cette même cause pour laquelle vous avez offert votre sang avec une générosité sans limites, font que vous repartez, certains de vous dans leur pays, d’autres vers un exil forcé. Vous pouvez partir la tête haute. Vous êtes l’histoire, la légende, l’exemple héroïque de la solidarité et de la démocratie universelle[...].

Nous ne vous oublierons pas ; et quand l’olivier de la paix se couvrira de nouveau de feuilles mêlées aux lauriers victorieux de la République espagnole, revenez !"


[1] Les Amis des Combattants en Espagne Républicaine, 16 Villa Compoint, 7517 Paris et sur internet tapez ACER

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 08:55
89% des Français ont une bonne opinion de leur armée... Et pourtant, ce sont des fonctionnaires ! Lol

Le budget 2012 prévoit une vingtaine de mesures qui devraient rapporter 10 milliards d’euros d’économies et ramener le déficit de l’État à 81,8 milliards d’euros (4,5% du PIB) pour un montant total des dépenses de 362,3 milliards d’euros.

Dans ce budget, la charge de la dette publique pèsera 48,8 milliards d’euros et deviendra le premier poste de dépense devant l’enseignement scolaire (45,5 milliards, hors pensions). Un sujet de reflexion quant on réfléchit à la proposition d'annulation de la dette.

Quant au budget des armées (hors pensions), il se placera au troisième rang avec une dotation de 39,37 milliards d’euros (1,9% du PIB) et sera en augmentation de 1,6% ! Troisième budget devant l'industrie, l'environnement, la justice ou la santé !... Est-ce bien raisonnable ? La France est-elle en guerre ou presque ?

A noter, que les armées demeureront « l’un des premiers recruteurs de l’État avec une prévision de recrutement de l’ordre de 21.000 militaires et de 1.200 civils ».

OPÉRATIONS EXTÉRIEURES (OPEX)

Les opérations militaires extérieures (Afghanistan, Côte d’Ivoire, Tchad, Libye, etc.) mobilisent 23.000 militaires (hors gendarmerie) et d’importants moyens matériels.

Pour 2012, elles bénéficieront d’une dotation budgétaire de 630 millions d’euros - tout comme en 2011. En fait, ce poste est toujours en dépassement. Ainsi, cette année, les dépenses effectives atteignent déjà 1,2 milliards d’euros, soit le double de l’affectation initiale.

Harmattan est le nom de code de la guerre contre la Libye

LIBYE

L’agression contre la Libye a mobilisé une trentaine d’avions opérant à partir soit de bases terrestres (France, Crête et Sicile), soit du porte-avions Charles-de-Gaulle accompagné de ses bâtiments d’escorte. Il faut ajouter une vingtaine d’hélicoptères de l’armée de terre et leur bâtiment de « projection », un sous-marin et un bâtiment ravitailleur.

Au 30 septembre 2011, le coût de cette guerre était compris entre 300 et 350 millions d’euros.

ARMEMENT NUCLEAIRE

L’armement nucléaire, qui emploie 4.000 hommes et femmes, coûtera 3,4 milliards d’euros en 2012.

Depuis fin 2010, un quatrième sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE), doté des nouveaux missiles balistiques M51, a été mis en service.

Un nouveau type de sous-marin nucléaire dit « d’attaque » est également en cours de construction et devrait faire sa première sortie en mer au printemps 2016. Cinq autres du même type devraient suivre. Le coût total de ce programme est de 8,5 milliards d’euros.

S'il parait légitime que la France dispose d'une armée, c'est son utilisation pour des stratégies d'agression à l'étranger et les dépenses excessives ou intolérables (nucléaire) qui sont é dénoncer.

Rappelons que les communistes s'étaient élevés contre la suppression du service militaire, en 1996 sous Jacques Chirac, qui a transformé l'armée de la nation en une armée de métier au service de l'Etat. Nuance.

En tout cas, il y aurait là de quoi faire de substantielles économies. Ou de substantiels investissements utiles socialement, dans le logement, l'éducation, la recherche ou la santé.

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 08:55

Le patron de Renault Trucks, branche véhicules industriels du groupe Volvo, accuse ses salariés de voleurs à la veille de quitter la direction de l'entreprise. C'est vraiment prendre les gens pour des cons !

Selon la légende, en 2009, le patron de Renault Trucks, filiale du groupe Volvo, préfère prendre des mesures de chômage partiel plutôt que licencier au pire moment de la crise. Mais depuis, affirme-t-il, l'absentéisme a fortement augmenté : "Notre absentéisme est monté de 3,5% à 12%" après ce que Stefano Chmielewski qualifie de "chômage partiel".

Et le patron de Renault Trucks de se demander s’il n’aurait pas mieux fait de licencier, car "on vole l'Etat et on vole les gens qui travaillent tous les jours", explique-t-il. "Parce que 12% d’absentéisme, ça veut dire 12% de la force qu’il faut remplacer, 12% de gens qui prennent des cours de vélo le dimanche et se déclarent malades le lundi : ce sont des voleurs", accuse Stefano Chmielewski.

Côté syndical, ces chiffres ne sont pas contestés mais c'est la dégradation des conditions de travail qui serait en cause.

Comme partout ailleurs, le manque de personnel, les rythmes de travail et la pression sur les salariés entraine du stress et des accidents. D'ailleurs, le 3 octobre, 4 salariés présents sur le site Renault Trucks de Saint Priest ont été blessés. Certainement des tirs au flan, monsieur Chmielewski ?

Pour aller plus loin, d'une part, Renault Trucks a licencié durant cette période, notamment à la fonderie de Vénissieux.

D'autre part, loin d'être un comportement solidaire, philanthropique, le groupe Renault Trucks a utilisé toutes les astuces légales, avec du chômage partiel ou du chômage longue durée, pour faire prendre en charge ses salariés par les finances publiques, donc par les impôts. Des licenciements auraient coûtés beaucoup plus chers à l'entreprise !

Et aujourd'hui encore, les licenciements menacent dans ce groupe de 14 000 salariés dont 10 000 salariés en France. Le même Stefano Chmielewski parlait d'abandonner la branche "défense" (ex-Berliet) en début d'année, ce qui entrainerait des centaines de licenciements. Ce mois-ci, c'est le groupe Volvo qui annonce une réorganisation de sa filiale, avec regroupement de sites de productions et de services commerciaux. On sait ce que cela annonce en termes d'emplois !

Les syndicats se déclarent d’ailleurs inquiets pour l’avenir et les emplois.

Mais que l'on se rassure ! Stefano Chmielewski ne quitte pas le groupe et va prendre en charge, pour Volvo, les ventes au gouvernement. Gageons qu'il aura de confortables indemnités pour son départ de Renault Trucks et, on l'imagine, un bon salaire et de beaux avantages pour son nouveau poste !

Quant au groupe Volvo, on peut être tranquille : le groupe suédois a fait état d'un bénéfice d'exploitation en hausse de 60% à 7,65 milliards de couronnes suédoises (840 millions d'euros) au deuxième trimestre 2011, contre une prévision à 7,67 milliards selon une enquête Reuters. Il y a encore des sous dans la tirelire !

C'est donc devenue une méthode de management et de pression sur les salariés : l'insulte et la pression psychologique.

Mais qui sont les voleurs ? Ces salariés sous pression et qui n'éprouvent plus de plaisir à aller travailler pour des salaires à peine supérieurs au SMIC ou ces actionnaires qui se partagent chaque année un gateau de plus en plus gros mais qui n'ont jamais foutu les pieds ni dans une usine, ni dans un bureau du groupe ?

Au delà du cas Renault Trucks, c'est devenu une banalité de voir les salariés traînés dans la boue, au sein de l'entreprise comme au niveau national.

Pas rentables, pas compétitfs ? Si c'était vrai, pourquoi tous ces actionnaires et leurs PDG ne laissent-ils pas aux salariés ou à l'Etat le soin de gérer eux-mêmes ces équipes de bras cassés ?

Peut-être à cause des juteux bénéfices que tirent de ces entreprises les vrais fainéants, tous ces gus qui prennent du bon temps dans des clubs ou sur des bateaux aux Caraïbes pendant que les salariés triment ?

Pour 2011, rien que les 40 entreprises qui composent le CAC 40 à la Bourse de Paris annoncent plus de 90 milliards d'euros de bénéfices. Sur le dos de qui ? Des salariés !

Tout cet argent part ensuite dans les poches de quelques milliers de particuliers suffisamment riches pour posséder des parts de ces entreprises. Si cet argent servait à rémunérer mieux les salariés, à embaucher le personnel manquant et à dynamiser la recherche industrielle et à améliorer les conditions de travail, il y aurait effectivement beaucoup moins d'absentéisme dans les entreprises et beaucoup plus d'argent en circulation dans ce pays.

Cracher à la gueule des salariés est à la mode. Avant, ce n'était que sur les fonctionnaires, coupables (et pour cause) de travailler dans des services non rentables. Maintenant, tous les salariés y ont droit !

De la part du patronat, le mépris est désormais affiché sans honte.

Aux salariés de montrer, de leur côté, leur solidarité et leur force.

Ce qu'ils nous ont pris de richesses et ce qu'ils nous ont arraché de conquêtes sociales, nous pouvons les leur reprendre. Cela ne tient qu'à notre unité, à notre mobilisation. Dans les rues et dans les urnes.

Notre passivité et notre division sont leurs meilleurs alliées.

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 09:09

La crise ? Quelle crise ? Celle de la dette publique ou celle du système capitaliste ?

Rien n'y fait. Bruxelles, les régimes capitalistes et le FMI ont beau imposer l'austérité partout, le système économique capitaliste est désespérément à la limite de l'effondrement.

Même si nos médias s'évertuent à ne pas parler d'économie, la réalité ne disparait pas.

Hier, lors d'un discours devant le Parlement européen, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a invité l'Europe à recapitaliser "d'urgence" ses banques pour stopper la contagion de la crise de la dette, dont il a reconnu qu'elle avait désormais atteint une ampleur "systémique", menaçant donc de déstabiliser l'économie mondiale.

Ce n'est donc pas un communiste qui parle mais bien le responsable numéro un de cette Europe des patrons qui nous imposent depuis des décennies leurs lois supranationales ultralibérales. Selon Barroso, le système serait au bord de l'effondrement : c'est le sens du terme systémique !

Malgré ce constat, Barroso, comme l'ensemble des responsables politiques européens, de droite comme sociaux-démocrates, restent coincés dans leur logique libérale. L'Europe et le FMI ne voient qu'une solution : augmenter les fonds propres "durs" des banques européennes (et, donc, françaises). Cela revient à trouver 275 milliards d'euros. Qui viendraient de quelles poches ? Devinez !

Les mêmes mesures qu'en 2008. Pour le même résultat !? Probablement.

Si l'Europe, ses banques et l'économie mondiale sont à nouveau au bord de la déroute, c'est que toutes les mesures prises jusqu'à présent n'ont servi à rien ? Pas tout à fait.

Depuis le krach financier de 2008, la crise des subprimes et des hedges funds, la crise de l'immobilier et la recapitalisation massive des banques par les contribuables, les bénéfices de ces banques et des grandes entreprises ont retrouvé un niveau florissant. A l'inverse, cette injection d'argent public a entrainé l'explosion de la dette des Etats capitalistes.

Et, pour combler ces nouveaux déficits, les gouvernements des pays capitalistes imposent des mesures d'austérité radicales, qui se traduisent par des coupes dans les budgets sociaux (Santé, Sécu, retraites, aides sociales) et des coupes dans les services publics (Education, justice, police, impôts, agriculture, culture,...). Au passage, ces gouvernements en profitent pour glisser de nouvelles mesures en faveur du capital, comme de nouveaux allègements sociaux. Des mesures sensées relancer l'économie mais qui ne font que creuser un peu plus les déficits publics. On le voit bien avec l'explosion du chômage et de la précarité un peu partout en Europe, notamment chez nous, et avec les taux de croissance définitivement comateux.

De fait, ces mesures n'ont sauvé ni les banques ni l'économie mondiale, mais elles ont permis aux actionnaires et aux spéculateurs de retrouver leurs juteux bénéfices sur le dos des populations, des travailleurs, qui en sont de leurs poches. Un véritable transfert de richesses des travailleurs vers les capitalistes.

D'ailleurs, on voit bien qu'il s'agit avant tout de choix politiques.

Pendant que l'Europe et l'Amérique du nord connaissent une grave crise économique et sociale, d'autres parties du monde s'en sortent nettement mieux, à commencer par la si décriée Chine, à l'insolente croissance, ou le Brésil qui continue d'afficher, lui aussi, des chiffres de croissance inconnus en Europe depuis trente ans ! Dans les deux cas, il y aurait beaucoup à redire sur les "modèles" de croissance économique choisis (loin d'être socialistes) et sur les inégalités sociales ! Néanmoins, à moins d'être foncièrement malhonnêtes, force est de constater que les gouvernements progressistes de ces deux puissances mènent leur barque dans le sens d'un accroissement de la richesse et de la puissance de leurs pays.

On pourrait également parler du Vénézuela, de la Bolivie ou de l'Argentine, trois pays progressistes qui n'ont pas été affectés par la crise mondiale.

Que conclure ?

De la Grèce à la Grande Bretagne et l'Irlande, de la Russie à l'Espagne ou au Portugal, comme en France ou aux Etats-Unis, ce qui est en crise, c'est bien le système économique capitaliste.

Avec des gouvernements au service des lobbies financiers et industriels, c'est la loi du marché donc la loi de la jungle qui gouverne. La logique actuelle du capitalisme est une recherche immédiate de profit, une spéculation prédatrice incompatible avec une lutte coordonnée pour l'emploi, la redistribution des richesses et la protection de l'environnement.

On peut donc discuter longuement sur le choix de tel ou tel pour mener la barque France, ce qui compte, c'est de changer de cap, d'orienter l'économie vers l'humain d'abord, vers l'investissement productif, le développement durable, l'amélioration des services publics et la protection de l'environnement.

Les communistes avec leurs partenaires du Front de Gauche font des propositions à contresens de cette pensée unique libérale avec la création d'un pôle public financier, avec la suppression des cadeaux fiscaux aux riches et aux entreprises, avec la lutte contre les délocalisations et une reconquête des services publics.

Lutter contre la crise et lutter contre Sarkozy, c'est d'abord lutter contre le capitalisme !

Choisir une autre voie, c'est s'assurer de graves désillusions futures ! On a déjà donné.

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 08:44

Israël et le Hamas seraient parvenus à un accord sur la libération d'un millier de prisonniers palestiniens en échange du soldat franco-israélien Shalit.

La nouvelle est arrivée sans que personne ne s'y attende : Israël et le Hamas ont négocié et passé un accord pour un échange massif de prisonniers. Comme quoi, ces deux là s'entendent finalement mieux qu'avec l'OLP et les organisations laïcs palestiniennes !

De cet accord, il ressort que le Hamas libérerait le soldat franco-palestinien Gilad Shalit, qu'il détient depuis cinq ans, en échange de la libération de 1 000 prisonniers palestiniens, essentiellement des membres du Hamas.

Evidemment, il n'en fallait pas plus pour que nos médias s'emballent autour de la libération de Gilad Shalit ! N'oublions quand même pas que celui-ci est soldat dans l'armée israélienne et qu'il a été capturé dans la bande de Gaza, un territoire occupé militairement jusque là par Israël ! On est loin d'un "enlèvement" ; Shalit est dans les faits un prisonnier de guerre. Cela ne retire rien à son drame mais relativisons : pourquoi ne connait-on pas les noms et photos des prisonniers français des islamistes au Niger, enlevés eux dans le cadre de leur emploi, et non dans une action militaire ?

De la même façon, cet accord ne prend pas en compte deux leaders historiques et majeurs de la cause palestinienne, deux responsables laïcs du mouvement, Marwan Barghouthi, député palestinien, et Ahmad Saadat, le secrétaire général du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP, gauche radicale).

Il y a là une certaine logique alors que la situation entre Israël et la Palestine se tend de jours en jours entre un pouvoir officiel palestinien qui tente, face à Israël et aux Etats-Unis, de faire reconnaître l'état palestinien à l'ONU, et un pouvoir israélien qui continue son blocus sur Gaza, continue d'autoriser la colonisation de Jérusalem et de la Cisjordanie et n'est toujours pas condamnée par la communauté internationale pour les bombardements de Gaza. Favoriser l'image du Hamas et combattre les laïcs et modérés du Fatah et de l'OLP, c'est continuer le jeu de tension entre les deux camps.

Salah_Hamouri.jpgCet accord ne comprend pas non plus le cas du jeune franco-palestinien Salah Hammouri, détenu arbitrairement depuis près de 7 ans dans les geôles israéliennes. Au hasard d'une loi "Shalit" votée récemment, sa peine est prolongée de 140 jours alors qu'il devait sortir fin novembre. Qui plus est, de manière toute aussi arbitraire, il vient à nouveau de changer de prison et se voit interdit toute visite pour un mois. Sans raison.

Les journalistes français, tout comme le gouvernement, sont parfaitement au courant de ce dossier. Pourquoi oublie t-on constamment Salah Hamouri dans les décomptes des prisonniers français ? Pourquoi tous ces passe-droits d'Israël ?

La paix et la tolérance feraient un grand pas en avant si Israël décidait enfin de se conformer au droit international dans le domaine du respect de la souveraineté du pauple palestinien, et, surout, dans le domaine du respect des droits de l'Homme. La paix et la tolérance feraient également un grand progrès au Moyen-Orient si Israël et les Etats-Unis arrêtaient de favoriser indirectement les mouvements réactionnaires islamistes armés en Palestine, au Liban, en Syrie  ou en Libye, et les monarchies dictatoriales et rétrogrades de la péninsule arabique.

Hamas et israël s'entendent comme larron en foire dans cette affaire, pour la gloire de ces deux forces. Les médias français, comme le gouvernement, oublient complètement notre concitoyen Salah Hamouri et l'intérêt des palestiniens. Nous, communistes, nous ne les oublions pas !

Liberté pour Salah Hamouri, Marwan Barghouthi et Ahmad Saadat !

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