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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 08:43

L'INSEE a publié des chiffres édifiants sur les vraies victimes de la crise capitaliste dans une étude intitulée "Niveau de Vie en 2009".

Avec son étude sur le niveau de vie des français en 2009, l'INSEE offre une vision claire de la société française un an après le déclenchement de la crise capitaliste mondiale.

Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle met en évidence une réalité que les communistes dénoncent depuis toujours : en système capitaliste, les possédants et les classes aisées profitent du système, même en période de crise, alors que les travailleurs, notamment les plus pauvres, s'enfoncent dans la misère.

Ainsi, l'étude de l'INSEE indique que la pauvreté a fortement progressé en France en 2009. Alors qu'elle touchait déjà le chiffre affolant de 7 840 000 personnes (13 % de la population), la pauvreté a fortement progressé en 2009 pour atteindre 8 200 000 personnes soit 13,5 % de la population française. 360 000 personnes ont donc basculé dans la pauvreté en une seule année de crise ! Autant dire qu'avec les années calamiteuses qui ont suivi, les chiffres n'ont pas dû s'arranger depuis !

Pour établir ce chiffre, l'INSEE se base sur un pourcentage de 60 % des revenus médians des français (en gros, c'est l'ensemble des revenus divisé par le nombre d'habitants). Cela représente un revenu inférieur à 954 € par mois. En se basant sur 50 %, soit 795 € par mois, ce sont 4 500 000 de nos concitoyens qui sont concernés.

Depuis 2002, le nombre de français vivant avec moins de la moitié du salaire médian a progressé de 760 000, une hausse de 20 % ! Comme le précise l'INSEE, "le niveau de vie des 10 % des personnes les plus modestes (premier décile) est inférieur à 10 410 euros annuels, en baisse de 1,1% par rapport à 2008"

C'est la crise ! diront certains.

Mais, pendant ce temps là, l'ensemble des richesses créées en France continue de progresser comme l'indique notre PIB (les fameux chiffres de la "croissance" !). En effet, même si celle-ci est faible, la croissance indique que la richesse produite en France progresse tout de même. En clair : si la France produit de plus en plus de richesses, les français les plus pauvres, eux, s'appauvrissent.

La crise enrichit les riches

Où passe donc cette richesse ?

C'est le deuxième enseignement de cette étude. Pendant que la pauvreté gagne du terrain dans le bas de l'échelle sociale et pendant que la majorité des français, classes populaires et classes moyennes mélangées, regarde à la dépense et rogne sur ses loisirs, les classes supérieures continuent de voir progresser leur niveau de vie.

Et donc, un an après le déclenchement de la crise capitaliste, l'INSEE précise que "les déciles de niveau de vie supérieurs augmentent" et le niveau de vie des 10% les plus aisés est supérieur à 35 840 euros annuels, soit 0,7% de plus qu'en 2008, marquant néanmoins "un ralentissement dans la progression" ! En clair, pour être dans les 10 % de français les plus riches, il fallait avoir en 2009 un revenu minimum de 35 840 € par membre du foyer, 250 € de plus qu'en 2008.

Si 35 840 € par personne dans un foyer est un très confortable revenu, il faut voir aussi ce que ne précise pas cette étude, c'est que les plus riches des français, vivant de revenus financiers comme Liliane Bettencourt ou grands patrons, ont vu leurs revenus 2009 augmenter bien au delà de 0,7 % ! Crise ou pas crise, les dividendes ont continué de pleuvoir sur les actionnaires et les patrons n'ont pas oublié de s'augmenter.

Et depuis 2009, après avoir fait recapitaliser leurs dettes par les finances publiques et avoir licencier à gogo, les grandes entreprises ont connu une formidable année 2010 qui vaut à la france de compter désormais 12 milliardaires et 396 200 millionnaires (relire : Pauvreté : la France compte 12 milliardaires et 396 200 millionnaires  ). Une misère !

Avec la suppression de l'ISF, ce n'est pas encore cette année que les plus riches de France accroîtront leur contribution aux finances de l'Etat !

Et donc, pendant que 4,5 millions de nos concitoyens doivent se contenter de 795 € par mois pour vivre, il s'en trouve moins de 400 000 à détenir entre un million et plusieurs centaines de millions d'euros de patrimoine, plus d'un milliard d'euros pour 12 d'entre eux.

La droite peut nous faire de longs discours sur la crise, sur des caisses de l'Etat qui seraient vides et sur la nécessité de diminuer le train de vie des travailleurs pour apurer les comptes, la vérité est aussi claire que ces chiffres : la crise profite à ceux qui détiennent l'argent, qui vivent de leurs rentes et de jetons de présence dans les conseils d'administration des grandes entreprises.

En France comme ailleurs, la crise a été provoquée par la rapacité des spéculateurs. Elle est désormais savamment entretenue par les marchés et les gouvernements occidentaux afin d'imposer des règles d'austérité draconiennes aux peuples du monde, aux travailleurs, dans le but d'accroître durablement la rentabilité des marchés.

La crise permet de réformer nos sociétés capitalistes sur le dos des travailleurs. Les richesses, elles, continuent d'être confisquées par une minorité au détriment de ceux qui la produisent.

En finir avec la crise, c'est d'abord en finir avec la confiscation des richesses par une minorité de rentiers et de spéculateurs. Loin des plans d'austérité ou d'ajustement des dépenses, c'est bien d'une politique d'emplois, d'investissements productifs, de taxation des capitaux et des hauts revenus et de renforcement de la présence de l'Etat et des services publics dont a besoin notre pays.

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 09:02

La guerre des candidatures aux primaires du PS a phagocyté l'actualité politique du week-end. En passant sous silence les universités d'été du PCF, les médias font ostensiblement campagne pour une Présidentielle PS contre Sarkozy. Est-ce bien cela, la démocratie ?

Le week-end se termine et si on interroge un passant sur l'actualité politique du week-end, il vous parlera, peut-être, des universités d'été du Parti socialiste.

Sauf que, ce week-end, il y avait également les universités d'été du Parti communiste, en Savoie. Mais, là, silence radio. Pourtant, le PCF reste et demeure le troisième parti de France en termes d'élus nationaux, Assemblée nationale et Sénat. Idem pour ses adhérents.

Les médias n'ont pas été avares de reportages sur le week-end socialiste à La Rochelle, même si la personnalisation de la politique amène les journalistes à mettre constamment en évidence les querelles de personnes sans jamais aborder le contenu politique des débats. C'est pourtant cela qui prime en politique : que ferait le PS s'il arrivait demain au pouvoir. Là dessus, on en saura rien.

Et, donc, pendant que les militants socialistes débattaient en bord de mer, les militants communistes, eux, étaient en Savoie, pour préparer leur rentrée politique. Le refus de l'austérité permanente voulue par la droite, la lutte contre la vie chère au travers de notre campagne pétitionnaire ou la préparation d'une campagne législative offensive avec nos partenaires du Front de Gauche, voilà quelques uns des thèmes qui ont été abordés durant trois jours. Pierre Laurent, secrétaire nationale du PCF, de nombreux élus du PCF et plus de 700 militants étaient présents . Jean-Luc Mélenchon, candidat désigné par les militants communistes pour porter les couleurs du Front de Gauche, était invité.

Il faut croire que la troisième force politique de France, en nombre d'élus et d'adhérents, et la présence d'un candidat aux Présidentielles crédité de 5 à 9 % des voix ne sont pas des raisons suffisantes pour faire un reportage selon nos grands médias nationaux ?

Un seul reportage national, sur France 2, a présenté ces journées comme étant les journées d'été du ... Front de Gauche (!), le tout en moins de trente secondes. De la belle désinformation !

C'est en cela que se pose une une question de fonds sur la nature démocratique de notre pays.

Car, que faut-il pour être en démocratie ? Avoir le choix entre plusieurs candidats aux élections ? Dans ce cas, l'Egypte de Moubarak étaient des démocraties.

Ce qui fait l'essence d'une démocratie, ce n'est pas le nombre de candidats à une élection, c'est le contrôle des citoyens sur le choix de leurs élus et sur leurs actions.

Posé comme cela, la démocratie à la française est plutôt malade :

- la mise en avant continuelle par les grands médias de deux forces uniquement, UMP et PS, est un frein à la libre information et au libre choix des citoyens sur le contenu politique des propositions des forces existantes ;

- la personnalisation à outrance de la politique par le système présidentiel, accentuée par les médias, limite les débats politiques a des petites phrases et à des querelles de personnes superficielles ;

- plus grave, c'est l'impossibilité pour les citoyens de destituer des élus qui ne tiennent pas leurs engagements volontairement !

Le Parti unique de l'argent

Concrètement, à bipolariser la politique française (la "droite" = l'UMP, la "gauche" = le PS) et en ne mettant en évidence que les "personnalités" et non les programmes, les médias, avec l'aide des forces politiques qui en bénéficient , vident le débat politique de sens.

On voit bien à chaque élection les effets de cette bipolarisation. C'est celle qui domine les pays capitalistes occidentaux : "démocrates" contre "républicains" aux Etats-Unis, Conservateurs/ Lib-Dems contre Travaillistes en Angleterre, Sociaux-démocrates ou socialistes contre droite en Allemagne, Espagne, Italie, Grèce.... et en France.

Au final, ces forces jouent sur le même terrain et finissent par mener quasiment la même politique.

La démocratie ne devient qu'apparente puisque les électeurs n'ont le choix qu'entre deux versions de la même politique, l'une matînée de social (un peu), l'autre, plus libérale économiquement et répressive moralement.

Ce qui amène à l'abstention ("Tous pareils ! ") ou pousse, au pire, une partie de l'électorat vers un rejet total de la politique ("Tous pourris ! ") dont profitent les forces politiques les plus réactionnaires, celles qui verraient bien l'émergence d'un régime encore moins démocratique, comme le Front National.

Au final, nos "démocraties" se retrouvent avec un système de parti unique : le parti de l'argent.

Et comme dans tout système de parti unique, le citoyen se retrouve rapidement privé de toute possibilité de rejet ou de contestation. On l'a vu pendant le conflit sur les retraites l'an dernier, avec une opposition contre la Réforme, une unanimité des syndicats opposés, 70 % de la population opposée et jusqu'à 3 millions de manifestants dans les rues.

Ce n'est pas la première fois qu'un pouvoir impose une importante réforme contre la volonté du peuple : malgré le rejet massif du Traité Constitutionnel Européen (TCE) par les français en 2005, les parlementaires ont fait passé en force sa deuxième version, le traité de Lisbonne, en 2007, grâce à Nicolas Sarkozy, la droite et quelques élus socialistes. Dans ce débat contre les français, rappelez-vous que les principales formations politiques (UMP, Modem, PS, Verts, centristes, Radicaux de Gauche,...) ainsi que le patronat étaient farouchement POUR le TCE et que les médias traitaient d'inconscients ou de racistes tous ceux qui s'opposaient à ce traité, communistes en tête !

C'est le deuxième volet de la bipolarisation : quand les médias se sentent quand même obligés de parler ud'ne force politique concurrente , c'est toujours sur le ton de l'ironie ou du dénigrement. Cela d'autant plus que cette force s'oppose aux idées dominantes, celles du Capital, de l'argent et du chacun pour soi.

L'information politique majeure du week-end n'aura pas été le contenu politique des réflexions des militants socialistes (on n'en saura rien !) mais plutôt l'illustration d'une démocratie française malade, où les idées sont mortes, et où les médias ne font plus leur travail d'information, seulement celui de VRP d'une classe politique réduite à quelques fortes personnalités aux discours et aux bilans interchangeables, respectant les normes libérales.

Vivement la sixième République prônée par le PCF, une démocratie vivante, centrée sur l'humain, le contrôle démocratique du pouvoir et des élus, y compris au sein de l'entreprise !

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 09:24

Dans la foulée des révoltes du printemps arabe, les médias tentent de nous faire passer la guerre en Libye pour un mouvement populaire alors qu'il ne s'agit que d'une guerre menée par l'OTAN, s'appuyant sur d'anciens criminels du régime Kadhafi, pour la prise de contrôle des ressources pétrolières et gazières du pays.

Les gentils rebelles du CNT seraient en passe d'en finir définitivement avec le méchant régime du dictateur Mouammar Kadhafi et ses mercenaires étrangers. C'est le discours officiel, celui du gouvernement et des médias. Pourtant, cette défaite est plutôt le fruit de 6 mois de bombardements intensifs de l'OTAN, sur des cibles d'abord militaires puis civiles, et de la présence de "conseillers militaires" français et anglais et de troupes d'élites qataries.

Loin de moi l'idée de défendre le régime Kadhafi ! A l'image des autres dictatures régionales, du Maroc à l'Iran, ce régime alliait répression et corruption. La particularité de la dictature libyenne, c'est de ne pas être dans le giron occidental et de tenter de jouer une partition indépendante, en rupture avec la soumission aux intérêts capitalistes étrangers, dans la philosophie qui a mené ces régimes au pouvoir : chute de la monarchie libyenne, indépendance syrienne, révolution islamiste en Iran,...

Loin du discours droit-de-l-hommiste, la réalité c'est que l'Occident a défendu jusqu'au bout les dictatures tunisiennes et égyptiennes. Les puissances occidentales continuent également de soutenir les dictatures marocaines et bahreinies, malgré les répressions des printemps arabes locaux, et soutiennent les pétromonarchies de la péninsule arabe, toutes aussi conservatrices et rétrogrades, et dont certaines financent les groupes islamistes terroristes.

De soutien à la population libyenne, il n'est point question.

D'ailleurs, la résolution 1973 de l'ONU, qui a justifié l'intervention militaire sous commandement de l'OTAN (USA, France, Grande-Bretagne, Qatar,...), ne prévoyait que la protection des civils menacés par les troupes régulières libyennes. Cette mesure de protection des civils s'est vite transformée en intervention directe dans les affaires internes du pays avec des bombardements de plus en plus violents et faisant de plus en plus de dégâts dans les infrastructures civiles (télévision nationale, stations de pompage d'eau, aéroports,...) puis de victimes civiles. On se souvient des cris de victoire écoeurants des "rebelles" lors de l'assassinat volontaire par l'OTAN d'un des fils de Kadhafi et de deux de ses petits enfants (de moins de 4 ans !) . On est loin de la résolution de l'ONU.

Les critiques se font jour, même aux Etats-Unis où Dennis Kucinich, représentant démocrate de l’Etat de l’Ohio (nord) et personnalité reconnue dans le parti d'Obama, a indiqué il y a quelques jours dans un communiqué que "un règlement par voie de négociation a été délibérément évité pendant des mois, alors que l’Otan, en violation des résolutions 1970 et 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU, a illégalement poursuivi le changement de régime" et que, concernant les victimes civiles, "si les membres du régime de Kadhafi en sont tenus responsables, les hauts commandants de l’Otan doivent aussi assumer la reponsabilité des pertes civiles résultant des bombardements devant la Cour pénale internationale". On peut rêver !

C'est qu'en France nos médias reprennent sans commentaires le nombre de 20 000 morts dans cette guerre avancé par un responsable "rebelle". 20 000 morts ? Civils ou militaires ? Tués par qui ?... Annoncée ainsi, l'information laisse à penser que ces morts seraient du seul chef de Kadhafi. Manipulation.

Sur le terrain, sans les bombardements occidentaux, qu'auraient fait les "rebelles" libyens ? Pas grand chose, malgré les armements fournis par la France, notamment.

D'ailleurs, la présence au sol de soldats français, anglais et qataris est désormais avérée et reconnue par ces états. En totale violation de la résolution 1973 mais le mal est fait !

Quant aux fameux "rebelles", faut-il rappeler que nombre de leurs représentants, au CNT, sont d'anciens cadres du régime, dont l'ancien ministre de la justice de Kadhafi et l'ex-numéro 2 du régime (passé à l'ouest deux jours avant la prise de Tripoli !) et portent la co-responsabilité de la dictature et de ses crimes, au même titre que le reste des cadres du régime ? Être passé dans le camp occidental suffit à les rendre blancs comme neige ! Où est la justice ?

Pour une autre part, depuis déjà des mois, la présence de groupes islamistes au sein de la rébellion est connu. De quoi se préparer des lendemains joyeux en Occident !

Il faut dire que c'est une spécialité occidentale : la France a abrité et laissé agir l'ayatollah Khomeïni jusqu'à sa prise de pouvoir en Iran en 1979 ; les Etats-Unis ont favorisé l'émergence et l'armement des islamistes et des talibans en Afghanistan pour faire tomber le régime laïc et pro-soviétique de Najibullah en 1980 ; les Etats-Unis et l'Occident ont fait tomber le régime laïc de Saddam Hussein en 1991 et ruiné le pays, favorisant l'émergence de groupes islamistes sunnites proches d'Al Qaïda ; ....

La présence des salafistes au sein des rebelles est à ce point forte que c'est un leader islamiste libéré en 2010 par le régime, dans le cadre d'une loi d'amnistie, qui a été désigné pour "libérer" Tripoli. La rébellion armée à Tripoli est en effet dirigée par l’ancien émir du Groupe islamique des combattants libyens (GICL), Abdelhakim Belhadj, arrêté en 2004 par les Américains en Asie et livré par la suite à la Libye.

Cette guerre en Libye ne prouve qu'une chose : la chute de Kadhafi a été préparée et soutenue entièrement de l'extérieur. Elle ne vise nullement a aidé la population libyenne, ni a lui importé la démocratie, et risque, au contraire, de provoquer des tensions nouvelles et l'instabilité politique entre régions adverses, entre clans, entre islamistes, monarchistes et républicains.

La chute du régime Kadhafi vise essentiellement à mettre fin à un régime qui tenait un rôle de puissance régionale en Afrique, comme elle le faisait en investissant en Afrique noire, ce qui concurrençait les groupes économiques occidentaux. Autre objectif : en finir avec la gestion indépendante de son pétrole et de son gaz par la Libye et ramener ces richesses dans le giron des groupes pétroliers occidentaux.

Après 40 ans de dictature de Kadhafi, il est malheureusement probable que le peuple libyen connaisse, comme le peuple irakien, un avenir difficile, entre destructions des infrastructures vitales par les occidentaux , explosion de l'Etat en différentes zones d'influence, et émergence d'un courant islamiste qui fera reculer de plusieurs décennies le droit des femmes libyennes.

Peu importe ce qu'ont vécu les libyens sous les bombes occidentales et ce qu'ils vivront dans l'avenir !

L'important est que la pax americana règne pour l'éternité, avec le roi dollar comme chef !

La Libye pacifiée, c'est désormais au tour de la Syrie. Avant l'Iran.

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Published by Solidaire - dans Dans le Monde
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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 09:01

Sans surprise, le plan d'austérité concocté par l'UMP et présenté par François Fillon hier fait reposer quasiment tout le poids des économies sur le dos des travailleurs.

Hier, nous consacrions un article à la taxation des plus riches, en anticipant l'aspect purement symbolique mais médiatique de la mesure "phare" de contribution des hauts revenus que nous annonçait les médias pour le compte de la droite. C'est effectivement une contribution symbolique qui ressort des annonces faites par François Fillon hier.

En taxant les revenus supérieurs à 500 000 € annuels à hauteur de 3 % de "manière exceptionnelle", l'Etat devrait ainsi dégager 200 000 € d'euros de budget supplémentaire. On est loin des 12 milliards d'économies attendus ! Pour des personnes qui touchent au moins 40 fois le SMIC annuel et qui, en général, n'ont pas souffert de la crise (bien au contraire !), l'effort demandé est quand même modeste !

Qui va payer les 11,8 milliards restants ?

Une batterie de mesures est annoncée dont certaines ne sont pas clairement chiffrées.

La Fédération des Mutuelles de France a déjà calculé que la taxation des assurances complémentaires santé (les mutuelles, en clair) représenterait un surcoût de 1,2 milliards d'euros pour les salariés. C'est, rien que pour cette mesure, 6 fois ce que paieront les très hauts revenus !

Parmi d'autres mesures, certaines reviennent sur des décisions prises à l'arrivée de Sarkozy à l'Elysée, en 2007, avec son concept trompeur de "travailler plus pour gagner plus". Ainsi, la défiscalisation des heures supplémentaires est partiellement supprimée car les exonérations de charges patronales sont annulées. Même si nous étions (et sommes toujours) contre ce concept, force est de constater que cette mesure risque surtout d'accroître le nombre d'heures supplémentaires non payées ou de diminuer le contingent d'heures supplémentaires effectuées qui sont aujourd'hui, malheureusement, nécessaires pour l'équilibre financier de nombreuses familles.

Dans le même ordre d'idée, l'augmentation de la TVA sur le tabac, les alcools forts et les sodas va pénaliser proportionnellement plus les petits revenus que les gros. C'est le principe inéquitable de la TVA qui est en cause ici.

Ce n'est pas l'annonce de nouveaux déremboursements qui arrangera les choses en France, beaucoup de travailleurs, qui auront du mal à conserver une mutuelle, devront faire l'impasse sur des traitements ou des soins qui deviennent inabordables. La médecine de qualité va être de plus inaccessible au plus grand nombre.

Globalement, l'ensemble de ces mesures, on le voit, pénalise ne premier les travailleurs, les classes moyennes et populaires, par le biais de taxes et d'impôts sur la santé. Elle touchera aussi la population par de nouveaux tour de vis dans la Fonction publique, donc par de nouvelles dégradations du service publioc, dans l'éducation, la santé, la police ou la justice par exemple.

Alors que la croissance économique est à la traîne, ces mesures risquent d'enfoncer durablement notre économie dans la crise en enfonçant de nombreux travailleurs dans des difficultés financières de plus en plus insurmontables.

Ce ralentissement économique nourrira la dette publique sensée être l'objectif de ces mesures et le gouvernement suivant, de droite ou social libéral, viendra nous dire qu'il faut encore plus se serrer la ceinture.

Pendant ce temps là, les classes aisées seront encore et toujours épargnées et profiteront de leurs juteux placements boursiers et des gains de rentabilité du travail obtenu par cette austérité.

Loin de ce mauvais scénario, comme nous le répétons régulièrement, c'est bien d'une autre politique, fiscale, sociale et économique dont a besoin la France et, avec elle, l'Europe :

- Redonner du pouvoir d'achat aux français, en augmentant salaires, pensions et minimum sociaux,
- Améliorer les services publics de santé, justice, d'eau ou d'électricité,
- Mener une politique d'emploi industriel en luttant contre la financiarisation de l'économie et en relocalisant certaines productions vitales,
- Taxer les hauts revenus, la spéculation,

Voilà quelques mesures qui redonneraient de l'air à notre économie et offriraient des perspectives d'avenir à nos jeunes !

Pour cela, il n'y a rien à attendre de ce gouvernement et de Nicolas Sarkozy comme il n'y a rien à attendre de ses avatars Borloo, Villepin ou Morin. C'est en s'appuyant sur le mouvement social et en renforçant les forces de transformation sociale que nous pourrons infléchir la politique antisociale actuelle, voire inverser le mouvement et retourner vers une période de progrès social, de conquêtes, comme en 1936, juste après la crise de 1929, ou en 1947, au sortir de la guerre.

La Fête de l''Huma, les 16, 17 et 18 septembre, sera l'occasion de faire la fête, autour de concerts et de bons petits plats, ce sera aussi l'occasion de débattre de luttes sociales, des présidentielles, de l'émancipation féminine, de l'avenir de la jeunesse, d'acologie et de centaines d'autres sujets, au travers de grands débats, de petites rencontres ou à quelques uns, autour d'un verre. Pensez à commander votre vignette, 20 € les trois jours !

Loin des beaux quartiers, l'égalité sociale se battit depuis nos quartiers populaires, nos villages, nos entreprises. A condition de prendre la parole, de se convaincre et de convaincre ses proches que, ensemble, on peut changer l'Histoire. Comme l'ont fait nos anciens, comme le feront nos enfants.

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Published by Solidaire - dans En France
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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 10:23

16 grandes fortunes qui exigent d'être mises à contribution en cette période de crise. Voilà qui n'est pas banal ! Pas banal mais dénué d'arrières-pensées ? Moins sûr !

A l'image du multimilliardaire Warren Buffet, des dizaines de personnalités parmi les plus fortunées des Etats-Unis s'étaient exprimées en 2008 - 2009 pour exiger de l'état fédéral qu'il accroisse la pression fiscale sur les plus riches afin, selon eux, de contribuer à hauteurs de leurs capacités financières, au financement de l'état et à la sortie de crise. Parmi les signataires : Bill Gates, l'ancien patron de Microsoft, ou de Marc Zuckerberg, le PDG de Facebook.

L'année dernière, Warren Buffet, troisi-ème fortune mondiale et patron de Berkshire Hathaway n'a versé à l'Etat fédéral américain que 17,4% de son revenu imposable (soit 7 millions de dollars) soit bien moins que la moyenne des 20 personnes de son bureau, aux salaires plus modestes, dont le taux d'imposition est compris entre 33% et 41%, avec une moyenne de 36% ! De lui-même, il reconnait que lui et ses amis milliardaires ont été "dorlotés par le Congrès".  Une affirmation digne d'un bon marxiste pour qui l'appareil d'Etat, et son Parlement, sont toujours au service des classes dominantes.

Voilà désormais que cette revendication sociale d'imposer les plus riche traverse l'Atlantique pour être reprise par plusieurs grandes fortunes françaises !

L'héritière de l'empire L'Oréal, Liliane Bettencourt, le PDG de la Société Générale, Frédéric Oudéa, celui de Total, Christophe de Margerie, ou encore le président d'Air France, Jean-Cyril Spinetta, figurent ainsi parmi les signataires d'une déclaration où ils affirment vouloir participer financièrement à "l'effort national". Déjà la semaine dernière, d'autres riches français avaient individuellement fait connaître des positions voisines : le PDG de Publicis, Maurice Levy, le mécène Pierre Bergé, ou encore le patron de Virgin Mobile, Geoffroy Roux de Bézieux.

Ces déclarations tombent au moment où le gouvernement annonce la possibilté d'une taxation exceptionnelle des grandes fortunes à hauteur de 1 à 2 %.

Un hasard ? Une volonté de "faire pression" sur le gouvernement pour qu'il mette réellement cette taxe en marche ? Ou, plus sournoisement, une manière d'anticiper la mesure et de passer pour "volontaires" et non pas comme des égoïstes qui subissent une mesure de justice fiscale ?...

Larmes de crocodile

Si on lit ce que dit cette déclaration des 16 grandes fortunes, on comprend mieux la finalité : «Cette contribution serait calculée dans des proportions raisonnables, dans le souci d'éviter les effets économiques indésirables tels que la fuite des capitaux ou l'accroissement de l'évasion fiscale».  Nous y voilà : raisonnable et évitant les "effets indésirables" ? D'un coup, ce qui passait pour un geste citoyen de participation à un effort demandé surtout aux plus modestes et aux classes moyennes, devient un message préventif signifiant qu'il faudra être modéré sinon les riches feront de l'évasion fiscale ! Une menace de fraude massive à peine voilée.

D'ailleurs, les patrons et héritiers signataires rappellent que « cette contribution n'est pas une solution en soi : elle doit s'inscrire dans un effort plus global de réforme, tant sur les dépenses que sur les recettes ».  En clair, on veut bien donner modéremment mais si, en face, l'Etat (donc la Nation) et les travailleurs sont mis à contribution de manière significative.

L'idée de ces grandes fortunes n'est finalement pas de contribuer à la solidarité nationale mais constitue un investissement pour stimuler un amaigrissement de l'Etat et des services publics, ainsi qu'une austérité renforcée pour les travailleurs.

Dans une période pré-électorale qui s'annonce difficile pour la droite et le patronat, un jeu de dupe se met en place. Avec la spéculation financière sur la dette publique, l'idée que les Etats doivent absolument et fortement réduire leur "train de vie" sous peine d'effondrement est diffusé dans l'esprit des citoyens. Les seules solutions seraient de diminuer les services publics, de réduire les prestations sociales, de reculer l'âge de la retraite et d'augmenter, d'une façon ou d'une autre, les impôts. On sait que ces mesures ne font souffir que ceux qui vivent de leur travail (les travailleurs, cqfd!) et ne satisfont que les spéculateurs et les actionnaires (les capitalistes).

Pour donner le change, il faut absolument donner l'impression que tout le monde participe à l'effort, riches compris. D'où cette idée de taxe sur les hauts revenus et cette déclaration de 16 grandes fortunes françaises.

Si beaucoup de travailleurs se rendent compte que la Bourse et les spéculateurs sont à la fois la cause et les bénéficiaires de la crise et de l'explosion de la dette publique, la propagande officielle s'organise pour faire avaler la pilule de l'austérité que nous prépare Sarkozy et sa droite.

Ce qu'il faut, ce n'est pas une taxe temporaire de 1 ou 2 % sur les grandes fortunes, c'est une grande réforme fiscale qui remette à contribution tous les revenus, notamment ceux issus de la spéculation, en relevant les taux d'imposition sur les tranches supérieures de l'Impôt sur le Revenu, en supprimant le bouclier fiscal, en relevant l'ISF , en taxant la spéculation financière et en supprimant bon nombre d'allègements de charges sociales auprès des entreprises.

Une telle révision de la fiscalité draînerait suffisament de dizaines de milliards d'euros pour résorber à la fois le déficit de l'Etat et celui des régimes sociaux. Cela dégagerait des sommes colossales que l'Etat pourrait réinvestir dans l'éducation et la recherche, dans l'innovation et dans la résorption de la précarité dans la Fonction Publique.

L'obole que s'apprête à concéder l'élite de la bourgeoisie française vise à acheter la paix sociale au moment où un véritable plan de réforme antisocial se prépare en France, à l'instar de ce qui s'est mis en place en Grèce, au Portugal, en Espagne ou en Italie.

Ne soyons pas dupes de ces larmes de crocodile de 16 grandes fortunes et exigeons la fin de l'austérité et une réforme fiscale égalitaire !

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 09:14

Jeudi 18 août, le PCF organisait en Île de France, plusieurs points de vente de fruits et légumes avec l'aide des paysans du syndicat MODEF.

Depuis plusieurs années, le PCF tente de rapprocher paysans et consommateurs. Ecrasés par la grande distribution, les paysans ne vendent plus leurs productions à des prix rémunérateurs tandis que les consommateurs, eux, sont victimes des marges abusives de cette grande distribution. Résultats : des paysans qui plongent, endettés, et des consommateurs de plus en plus nombreux à devoir se priver de produits frais.

C'est donc devenu une action traditionnelle que cette opération de vente massive de fruits et légumes organisée par les communistes et par les paysans du MODEF en Région parisienne. Le 18 aôût, les paysans sont venus avec deux semi-remorques, soit 40 tonnes de produits frais !

Organisée depuis plusieurs années, cette opération prend un caractère particulier cette fois-ci avec une crise qui affecte de plus en plus les travailleurs et la campagne communiste de Front Uni contre la Vie Chère lancée au printemps dernier.

Encore une fois, les difficultés quotidiennes des français et les propositions simples du Parti communiste pour bloquer les prix et redonner de l'air aux paysans et aux consommateurs, sont passées sous silence dans les grands médias. Ceux-ci préfèrent consacrer leur temps et leurs reportages à des sujets beaucoup plus primordiaux et innovants (c'est de l'ironie !) comme les quelques jours de canicules que nous avons connu ou la surveillance des plaisanciers !

Loin de la superficialité des médias, des querelles de personnes à gauche ou de la préparation psychologique que mène la droite en direction des français pour les préparer à de nouvelles mesures en faveur du capital sous prétexte de crise, les communistes ont voulu montrer qu'il était possible de changer concrètement la réalité quotidienne des français par des mesures simples. La dizaine de points de vente en Île de France aura permis à des milliers de familles franciliennes d'acheter à bas prix des produits de qualité produits en France. Pour certains, c'est d'ailleurs l'une des rares occasions d'acheter des fruits et légumes frais, malheureusement.

Le PCF propose dans le domaine alimentaire un blocage des prix pour les produits de base, fruits, légumes, lait, oeufs, pains, huiles et beurre, etc...

Ces propositions s'intègrent parfaitement dans notre campagne de Front uni contre la Vie Chère lancé au printemps. En effet, lutter contre la baisse du pouvoir d'achat des travailleurs, c'est effectivement lutter contre la flambée des prix de l'alimentation ! Mais c'est aussi augmenter les salaires, bloquer les loyers et baisser les prix de l'énergie (carburants, électricité, gaz) et de l'eau. C'est également financer ces mesures en taxant la spéculation boursière, en plafonnant les hauts salaires et en supprimant le bouclier fiscal.

Avec près de 200 000 signatures enregistrées début août nationalement, notre pétition contre la vie chère connaît un très bon accueil.

Les communistes de Saint André et du sud de l'Eure relanceront dans les semaines à venir cette campagne mais vous pouvez déjà vous faire les relais de cette campagne. N'hésitez pas à nous contacter !

La politique, ça peut être concret et ça peut être simple : cette campagne contre la vie chère et cette vente massive de fruits et légumes le prouvent. C'est comme cela que les communistes conçoivent la politique, en tout cas.

 

Vente-Fruits-et-legumes-Aubervilliers-2011-2.jpgVente-Fruits-et-legumes-Aubervilliers-2011.jpg

18 août à Aubervilliers avec des melons, des pêches, des nectarines, des tomates, des prunes, des pommes de terre, ...

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 08:31

Le dictateur libyen, en fin de règne, ne s'est pas rendu à Madrid ces derniers jours mais sa précence aux JMJ aurait peut-être permis aux journalistes de faire preuve d'un peu d'imagination dans le traitement d'une information entièrement orientée dans un cas comme dans l'autre.

Non, non, il ne s'agit ni d'un fantasme, ni d'un slogan ! Mais, ces derniers jours, deux sujets ont particulièrement occupés l'espace médiatique avec la même force propagandiste : la venue du pape Herr Benoît XVI aux Journées Mondiales de la Jeunesse à Madrid et les derniers instants de la dictature Khadafi sous les coups (et les coûts !) répêtés de l'OTAN.

Je parle bien de force propagandiste car les médias, notamment les télévisions et radios publiques, ont traité ces événements avec une absence totale de neutralité et un parti pris évident.

Avec les Journées Mondiales de la Jeunesse, c'est à un déferlement de reportages particulièrement favorables qu'ont assisté téléspectateurs et auditeurs de la radio sur ce qui n'est qu'une gigantesque opération de propagande de l'Eglise catholique : un rassemblement mondial et massif de jeunes pour donner l'image d'une église catholique moderne, puissante, jeune et joviale. Bien loin des églises désertées et du manque de prêtres que connaissent les paroisses de nombreux pays européens, au point que l'Eglise doit désormais faire appel à des prêtres africains pour sauver les meubles.

Certes, chacun a le droit de pratiquer son culte comme bon lui semble, tant que cela n'impose aucune obligation ou restriction à ceux qui ne partagent pas les mêmes croyances. C'est le fondement de la laïcité.

Mais, si on voyait sur TF1 ou France Télévision des reportages quotidiens sur le pélerinage de La Mecque et les milliers de français qui y participent annuellement, que n'entendrions-nous pas de violentes critiques sur le sujet ! A juste titre.

Parler d'événements religieux importants et les couvrir d'un ou deux reportages factuels est naturel. Présenter chaque jour un reportage où sont mis en avant sans aucun esprit critique les valeurs soit disant défendues par l'Eglise catholique, voilà qui est une attitude éditoriale ressemblant fort à de la propagande !

En effet, si les médias se sont sentis obligés de parler très modéremment des critiques d'une partie de la population espagnole sur le coût d'une telle opération alors que le pays est en pleine déroute économique et que la population connait chômage et précarité, pas une phrase n'a perlé sur les difficultés de l'Eglise en terme de fréquentation des églises, en terme de concurrence de la part des églises protestantes, en Afrique et Amérique Latine notamment, ou de l'islam, des nombreux scandales de pédophilie qui la touchent ou de l'archaïsme de l'Eglise sur de grandes questions de société comme l'avortement, la pilule, l'homosexualité, la place des femmes en son sein ou sur le mariage des prêtres. Silence complet. Que du positif !

La Fête de l'Humanité arrive. Il y a fort à parier que les communistes ne bénéficient pas de reportages aussi nombreux et aussi favorables.

Parallèlement aux JMJ, un autre événement a pris place en Une de l'actualité, c'est la guerre en Libye.

Encore une fois, les journalistes nous présentent cette guerre comme la lutte d'un peuple contre une dictature, calant l'image de la Tunisie ou de l'Egypte sur les événements libyens.

Or, il n'y a rien de plus dissemblables que les événements du "Printemps arabe" et cette guerre en Libye. Si la Tunisie ou l'Egypte ont connu des mouvements spontanés d'occupation et de grèves qui se sont mués, sous l'action des syndicats et partis d'opposition, en mouvement populaire non violent et victorieux, la chute de Khadafi n'est ni naturelle, ni spontanée, ni non violente, ni le fait du peuple libyen.

L'absence totale de société civile en Libye explique en partie l'incapacité d'une opposition a pesé un tant soit peu dans la Libye de Khadafi. C'est donc de l'extérieur, et en s'appuyant sur des éléments du Régime de Khadafi, que l'Occident a provoqué l'émergence d'un mouvement armé d'opposition au régime, depuis une province traditionnellement rebelle, la Cyrénaïque (Benghazi).

Dès les premiers jours de la "révolte" libyenne, les civils étaient armés. Chose que l'on n'a vu nul part ailleurs dans les pays arabes. Dans la foulée, les manifestations "populaires" à Benghazi montraient des foules arborant des milliers de drapeaux "rebelles" (celui de la Monarchie pro-occidentale d'avant Khadafi). Question : d'où sortent ces drapeaux ? Il est matériellement impossible, même dans un pays ayant une industrie textile efficace, de produire des milliers de drapeaux, de toutes tailles, en quelques jours. Surtout sans modèle (on imagine mal le régime de Khadafi permettre la production d'un tel symbole !) et surtout dans une région de Libye sans grande industrie textile ! Le fait est que ces drapeaux ont été livrés par les occidentaux ce qui confirme la nature organisée de la révolte.

Ensuite, l'intervention militaire de l'OTAN aura été nécessaire pour faire tomber le Régime. Encore aura t-il fallu six mois d'intenses campagnes de bombardements pour arriver à bout d'une armée libyenne censée être divisée et rejetée par la population !

Ces dernières semaines, l'ONU et de nombreuses organisations humanitaires, comme la Croix-Rouge, dénonçaient les crimes commis par l'aviation occidentale (anglaise et française, essentiellement) : bombardement de quartiers et villages libyens acquis à Khadafi, bombardement d'hôpitaux, de stations de pompage d'eau, de la la télévision publique,... Une stratégie de terre brûlée et de destruction systématique des infrastructures économiques de la Libye identique à celle employée par l'OTAN en Yougoslavie et en Iraq autrefois.

Et c'est encore une fois dans la présentation à sens unique des événements libyens par les médias français que se niche la propagande !

Les médias soutiennent un gouvernement français impliqué militairement dans ce conflit.

Pas de critiques sur les frappes aériennes ! Pas de critiques sur le coût de cette guerre pour la France, en pleine discussion sur la "dette de l'Etat" ! Pas de discussion sur les origines des rebelles, sur leurs dissensions internes ! Pas de questions sur la présence reconnue de tous d'éléments islamistes et d'anciens criminels du Régime dans les rangs rebelles et sur le projet politique porté par ces personnes pour la Libye de demain ?...

Comme en Iraq, l'Occident intervient dans un pays tiers non pas pour le bien de la population locale mais pour ses intérêts géopolitiques et ceux de ses entreprises pétrolières et gazières ! L'Occident défait un régime qui lui déplait mais, de ce fait, ouvre la boîte de Pandore qui risque de voir jaillir au mieux pour elle le chaos, au pire, un adversaire encore plus incontrôlable que Khadafi. La division au sein de l'Opposition et les factions qui la composent sont des éléments qui, pour ce qui concerne les libyens eux-mêmes, n'augure rien de bon.

S'il s'agissait de protéger des civils ou de lutter pour les Droits de l'Homme, il faudrait aller faire un tour auprès des alliés qataris (qui bombardent la Libye), saoudiens, pakistanais ou israéliens !

JMJ-Libye, deux sujets, deux traitements différents de l'actualité mais toujours avec un parti pris évident.

Comme aux Etats-Unis, il semble bien aujourd'hui que la droite souhaite faire du peuple français un peuple militariste toujours prêt à suivre les choix aventureux d'intervention guerrière de son président et, pour le reste, un peuple qui revienne dans le troupeau de l'Eglise, plein d'espoir pour un avenir posthume paradisiaque quand l'avenir terrestre de la majorité se transforme de plus en plus en Enfer sous les coups répêtés des milieux économiques et financiers.

"Les derniers seront les premiers" dit la Bible. Sarkozy devrait rajouter : "alors soyez les derniers sur Terre pour devenir les premiers au Ciel et laissez les pêcheurs capitalistes brûler en Enfer !".

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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 09:04

Par Raphaël Thaller et Lilian Brissaud, économistes.

« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste. (…) Comme par un coup de baguette magique, elle confère à l’argent improductif un talent procréateur qui le transforme en capital, sans qu’il ait besoin de s’exposer au dérangement et aux risques des investisseurs industriels et même des placements usuraires ». (Marx, Le Capital).

« Les caisses de la France sont vides ».

Depuis des années, c’est le même refrain : nous dépensons trop et nous mangeons le pain de nos enfants.

En réalité, le thème de la dette publique a pour but de nous faire accepter une diminution des dépenses publiques, qui répond elle-même à l’objectif de diminution des impôts. Plus exactement : les impôts payés par les entreprises et par les classes riches de la société, c’est-à-dire le capital.

On peut alors montrer que si la dette constitue bien un problème, ce problème n’est pas celui que l’on prétend. De sorte que ceux qui n’ont pas de mots assez durs pour la fustiger n’ont en réalité aucunement l’intention de la supprimer.

Si l’État emprunte de l’argent, c’est pour pouvoir combler ses déficits budgétaires, c’est-à-dire la différence entre ses dépenses et ses recettes fiscales.

Ce déficit s’est élevé à 56 milliards d’euros en 2008 et à 100 milliards en 2009. Ce déficit ne provient pas d’un excès de dépenses publiques mais de la politique de baisse des impôts.

Ce phénomène a été reconnu par Gilles Carrez, rapporteur UMP de la commission des Finances de l’Assemblée nationale : « L’accumulation de baisses d’impôts depuis 2000 semble avoir conduit à un accroissement du déficit structurel car, si le taux de prélèvements obligatoires apparaît en baisse tendancielle sur la décennie, le taux de dépenses publiques, en revanche, reste stable. »

En clair : les dépenses sont constantes, les recettes diminuent.

S’il n’y avait pas eu toutes les baisses d’impôt effectuées depuis dix ans, les recettes de l’État auraient dû se monter en 2008 à 348 milliards d’euros, à comparer aux 265 milliards collectés en réalité.

Il manque donc chaque année au moins 83 milliards d’euros dans les caisses de l’État !

Cela concerne surtout l’impôt sur le revenu, payé par les plus riches, ainsi que l’impôt sur les sociétés : crédit d’impôt recherche, taxation réduite des plus-values, taxe professionnelle. Il faut y ajouter les droits de succession, le bouclier fiscal, la baisse de la TVA pour les restaurateurs.

Qui ne paie pas ses impôts s’enrichit.

Chaque année, le déficit se reproduisant au rythme des nouvelles baisses d’impôts, on entretient ainsi le mythe d’un État trop dépensier. D’autant qu’il existe en France une certaine aversion populaire à l’égard de l’impôt. La classe dirigeante s’appuie habilement sur elle pour véhiculer sa propre haine envers l’impôt, voie royale vers les privatisations et le démantèlement du service public.

En outre, la dette nourrit grassement la « classe des créanciers de l’État », que Marx déjà dénonçait.

Car on n’emprunte qu’aux riches. L’État se tourne vers ceux qui cherchent à prêter leur argent, c’est-à-dire à le placer : banques, assurances… Ce qu’on appelle les marchés financiers. Il s’agit d’une fonction spécifique au capitalisme : le capital de prêt, générateur d’intérêts.

On aura compris que ces « investisseurs » à qui l’État s’adresse sont ceux qui bénéficient des allégements fiscaux !

Ce que l’État ne leur prend plus sous forme d’impôt, désormais il leur emprunte, avec remboursement du prêt.

Quand on prétend que ce seront « nos enfants » qui paieront « nos dettes », c’est un jugement unilatéral, car ce sont les enfants des créanciers qui se feront rembourser par les enfants des débiteurs. La dette n’est donc pas une affaire entre générations, mais c’est un règlement de comptes, à l’intérieur d’une même génération, entre créanciers et débiteurs.

Au remboursement de la dette s’ajoute le paiement des intérêts.

Plus de 40 milliards d’euros sont ainsi versés chaque année aux créanciers de l’État. C’est le deuxième poste du budget.

Les créanciers vont demander des intérêts les plus élevés possibles, quitte à propager l’idée que l’État est en faillite, comme on l’a vu pour la Grèce.

Plus le débiteur est réputé pauvre, plus le risque d’insolvabilité est important, plus les intérêts à payer sont élevés : qui paye ses dettes s’appauvrit.

La Grèce a dû payer des intérêts deux fois supérieurs à ceux de l’Allemagne.

Or, les créanciers justifient la hausse du taux d’intérêt par le prétendu risque qu’ils encourent. Mais ils demandent aux États les plus riches, à l’Europe tout entière, au FMI, de garantir les prêts afin précisément de supprimer tout risque !

Il est enfin à noter que la dette publique s’internationalise : les sommes prêtées à l’État français par des créanciers étrangers sont égales aux sommes prêtées par des créanciers français à des États étrangers.

Les États conduisant tous la même politique fiscale, cela fait croire que chaque État est prisonnier des marchés financiers et tributaire de la bonne appréciation des agences de notation.

En réalité, c’est l’inverse : ce sont les « investisseurs » à la recherche de bons placements lucratifs qui sont dépendants des choix politiques délibérés effectués par les États à leur profit.

La dette publique est trop rentable pour disparaître.

Rentable économiquement, mais aussi politiquement, car elle fonde la baisse des impôts, qui est un vrai programme politique à elle toute seule.

C’est bien une véritable contre-révolution fiscale qui s’opère.

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen stipule que l’impôt est une « contribution commune, également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés ».

Cet impôt-là est en train de disparaître. L’histoire ne se répète pas, dit-on. C’est faux. Car si l’on veut mater cette contre-révolution fiscale, et il en est encore temps, il faudra bien recommencer l’affaire à son commencement.

Débiteurs de tous les pays, unissez-vous !

 

Nota : un texte de Novembre 2010 "pompé" sur le blog des communistes de Saint Martin d'Hères 

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 09:04

Alors qu'un gigantesque retour en arrière social et économique menace cinquante ans de conquêtes sociales en Europe et un peu partout dans le monde, les leaders des puissances capitalistes cherchent encore à exorciser le communisme, ce système qui a tenté de mettre à bas l'exploitation de l'Homme par l'Homme, avec ses belles réussites, sociales et économiques, et ses échecs, sur le plan démocratique.

Il y a dix jours, tout ce que l'Allemagne compte de forces politiques et sociales pro-capitalistes, depuis les conservateurs jusqu'aux sociaux-démocrates, célébrait les "50 ans" de l'érection du Mur de Berlin. Ne manquaient que les néo-nazis, pourtant bien épargnés dans les "célébrations" allemandes depuis la réunification !...

Par cette "commémoration", les tenants du capitalisme cherchent à exorciser leur peur d'une résurgence de mobilisations sociales transformatrices, alors que le capitalisme démontre sa nocivité et son incapacité à répondre aux attentes humaines et écologiques de l'Humanité comme les spéculations actuelles sur les dettes et les monnaies le démontrent actuellement. Quitte à tordre les faits et à oublier les raisons historiques qui ont mené à son érection, le Mur de Berlin sert de repoussoir anticommuniste en ne parlant que des drames humains qu'il a malheureusement généré.

Malgré tout, 22 ans après l'annexion de la RDA par la RFA à la suite de la chute du mur de Berlin, les ex-citoyens est-allemands restent nostalgiques de "leur" RDA, du plein-emploi assuré, des avantages sociaux nombreux, du système de santé performant et gratuit, de la culture et du sport pour tous. Ce que traduisent régulièrement les sondages publiés en Allemagne et ce que traduisent les scores fleuves du parti Die Linke, héritier du parti communiste SED de la RDA.

Aujourd'hui, c'est le vingtième anniversaire de la tentative de putsch qui secoua Moscou le 19 août 1991 et qui mena, au travers de Boris Eltsine et de Mikhail Gorbatchev, à la fin de l'Union soviétique.

Là bas, pas de célébration de l'événement. Seuls quelques libéraux marqueront le coup sur la tombe de Boris Eltsine. Tout un symbole !

Car, en Russie, comme dans nombre de pays de l'ex-Union Soviétique, la gigantesque braderie économique qu'a entrainé l'arrivée du capitalisme n'a profité qu'à une oligarchie pourrie issue de l'ancien parti communiste au pouvoir. Pour la grande majorité de la population, comme en Allemagne, c'est chômage de masse, précarité sociale et misère, destruction de l'école gratuite, du système de santé gratuit et effondrement de l'espérance de vie !

Dans un sondage publié cette semaine par l'institut indépendant Levada, il apparait que seulement 10% des Russes voient dans la défaite des putschistes une victoire pour la démocratie.

Quatre Russes sur dix (39%) qualifient le putsch d'"évènement tragique qui a eu des conséquences néfastes", selon cette enquête. Près de la moitié des personnes interrogées estiment que le pays "va dans la mauvaise direction" contre 27% qui pensent le contraire.

Même Mikhaïl Gorbatchev, 80 ans, marginalisé en Russie où la plupart de ses concitoyens le tiennent coupable de la chute de l'URSS, a déclaré cette semaine qu'il était "mécontent" de l'évolution du pays, dénonçant "un retour en arrière" en ce qui concerne la démocratie, la pauvreté et l'injustice sociale. Mieux ! L'homme fort du pays, Vladimir Poutine, est obligé d'affirmer que la chute de l'URSS est "la plus grande catastrophe géopolitique" du 20e siècle !

C'est avec cette idée que le parti Russie Unie de Poutine serait le défenseur de l'héritage soviétique qu'il limite (avec la fraude) un effritement électoral qui aujourd'hui ne profite qu'au Parti communiste (le PCFR), parti frisant les 20 % des voix nationalement.

N'en déplaise aux pourfendeurs des ex-pays de l'est, beaucoup de citoyens de ces pays regrettent la disparition des pays socialistes ! Malgré les évidents problèmes de démocratie hérités du modèle soviétique, ces pays ont sorti du sous-développement des régions entières de l'Europe, à commencer par la Russie (et comme le fait la Chine actuellement) dans des contextes diffciiles (Révolution, guerre civile, guerre mondiale, guerre froide) en proposant un modèle social où la culture, le sport, la solidarité et la gratuité avaient la première place.

L'effondrement du bloc de l'est a eu des conséquences tragiques pour les peuples de ces pays. Mais cet événement a aussi été le déclencheur d'une vaste offensive néolibérale dans les pays capitalistes développés : le développement de l'Europe capitaliste avec Maastricht dès 1992, puis le traité constitutionnel sont des moments politiques forts de ce grand retour en arrière social et démocratique en Occident. Le péril rouge avait disparu ! Plus besoin de partager les richesses !

Que célèbre t-on à l'ouest ?

Avec la crise sociale qu'engendre cette contre-réforme libérale, c'est bien par peur du communisme que tant de dirigeants occidentaux et leurs médias cherchent à ce point à criminaliser une idéologie qu'ils affirment pourtant morte depuis 1991. Alors que la montée des forces fascistes en Europe devient inquiétante, avec ses conséquences criminelles connues (voir la Norvège), ce sont les défunts pays de l'est, donc les communistes, qui sont montrés du doigt et dont on répète à l'envie l'heureuse disparition, histoire de se se rassurer.

A vrai dire, que pourrait-on célébrer en Occident ?

Quelle grande conquête sociale, quel grand progrès démocratique de ces dernières décennies pourrait-on fêter positivement en Europe et, plus largement, en Occident ?

L'érection du Mur de la Honte, qui isole les palestiniens de l'allié des Etats-Unis que constitue Israël ?
La chute de ben Ali en Tunisie, ce dictateur soutenu par notre gouvernement quasiment jusqu'au bout ?
Les fermetures d'usines ? La crise de la sidérurgie occidentale des années 70 et 80 ?
L'explosion du chômage depuis le milieu des années 70 et celle de la précarité depuis les années 80 ?
Les reculs des âges de départ en retraite ? La mise à mal de notre système solidaire de Sécurité sociale ?
Les crises écologiques, les crises sanitaires et le rechauffement climatique causés par un système capitaliste qui ne cherche qu'à atteindre une rentabilité maximale pour ses actionnaires et que protègent nos législations ?....

Non, le capitalisme ne fait plus rêver que quelques boursicoteurs et les milliers de super riches qui gangrènent nos économies !

Face à un effondrement du niveau de vie social de la population et à l'absence d'espoir d'une jeunesse qui comprend que pour elle ce sera dur, le système capitaliste ne peut jouer que le renforcement sécuritaire et la division de la population. En ce sens, l'extrême-droite est un deuxième fer au feu pour le capitalisme, une solution alternative qui remettrait au pas les classes populaires au cas où la colère sociale deviendrait trop forte.

Car, partout en Europe, c'est la colère qui gronde devant une situation de crise que chacun perçoit comme anormale et mal répartie. Les émeutes en Grande-Bretagne, les mouvements d'indignés, en Espagne ou en Israël, les mobilisations sociales massives en France (Retraites), en Grèce ou au Portugal, sont autant de signes d'une désespérance et d'une colère populaire qui cherchent une issue à la rétrogradation sociale généralisée.

Ces commémorations sont là pour conjurer la crainte d'une prise de conscience collective des travailleurs de toute l'Europe et de tous les pays développés sur la cause unique de leurs malheurs : le capitalisme !

Salir le rêve communiste pour défendre le cauchemar capitaliste

Les tenants du capitalisme, politiciens, actionnaires et journalistes, le savent : le système socialiste est la seule alternative crédible au capitalisme. Pendant 70 ans en Union soviétique, 50 ans dans les pays de l'est et encore maintenant dans des pays comme la Chine, Cuba ou le Viêt-Nam, la gestion collective des moyens de production démontre sa capacité à assurer le développement économique pour la grande majorité.

Ne reste donc aux tenants du capitalisme qu'une arme : celle de la diabolisation d'un système qualifié de totalitaire.

Pour nous, communistes français, le socialisme a fait la démonstration qu'il pouvait assurer la relève du capitalisme et en finir avec l'arriération économique, le chômage et la misère.

Avec l'expérience de ces 70 ans de modèle soviétique, il est possible et nécessaire de faire mieux, plus écologique et, surtout, plus démocratique. C'est l'implication de tous dans la gestion et la prise de décision qui permettra ce progrès.

Les partisans du capitalisme savent qu'un autre socialisme est possible. Là est la raison de leur extrême agitation à l'occasion de ces "anniversaires" ! Pour préserver leurs privilèges et ceux de leurs amis alors que gronde la contestation sociale, il leur faut enterrer la seule alternative au capitalisme.

A nous de démontrer qu'un socialisme moderne, durable et humain est une solution crédible en France comme dans le monde !

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 08:48

Dans notre série estivale de réflexions sur l'euro, voici une contribution d'un militant communiste sur l'histoire de notre banque centrale (la Banque de France), entre privatisations et nationalisations, soit, entre une banque au service de la spéculation et une banque au service de l'emploi et de la Nation.

L'Histoire n'est jamais linéaire et évolue en fonction des rapports de force entre forces du capital (Spéculateurs, grandes fortunes, entreprises et gouvernements) et forces du travail (Travailleurs, salariés ou indépendants, syndicats, partis communistes). Ce qui manque aujourd'hui, ce n'est pas l'argent, c'est la dynamique populaire, un nouveau Front populaire !

Solidaire


L’année 1936, avec l’avènement du gouvernement de Front Populaire, conduisit à une réforme des statuts de la Banque de France. L’accès à l’Assemblée générale de la banque n’était plus réservé aux seuls deux cents actionnaires les plus importants, les "deux cents familles" vilipendées. Surtout le rôle de cette Assemblée fut réduit tandis que les pouvoirs publics se virent dotés de moyens d’intervention plus directs dans la gestion de la Banque.

La réforme de 1936 n’a été qu’un prélude à la nationalisation. Celle-ci intervient après la Libération, avec la loi du 2 décembre 1945. Parmi « les mesures destinées à instaurer, dès la Libération du territoire, un ordre social plus juste », le Conseil national de la Résistance (CNR) avait inscrit « le retour à la nation des grands moyens de production monopolisés, fruit du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques ».

Le 2 décembre 1945, l’Assemblée nationale constituante fraîchement élue votait la loi « relative à la nationalisation de la Banque de France et des grandes banques et à l’organisation du crédit ».

Le ressentiment contre les « 200 familles » et le « mur d’argent » était énorme, aussi grand qu’il peut l’être aujourd’hui contre l’euro et les banques.

La Banque de France passe sous contrôle public : exit le conseil de grands banquiers et industriels qui y faisaient la pluie et le beau temps.

Le dispositif sera complété en 1946 avec la nationalisation partielle du secteur des assurances.

Le désir du pouvoir issu de la Résistance était de réorganiser le système de financement de l’économie française pour le mettre au service du redressement du pays.

Une tâche d’un Gouvernement socialiste ne serait-il pas de récupérer le pouvoir de créer de la monnaie ? Il faut en débattre.

A l’Assemblée nationale, jeudi 3 décembre 2009, défendant sa proposition "estimant urgente la création d’un service public bancaire et financier, ainsi que d’un pôle public financier, afin de favoriser le développement humain", le député PCF Jean-Jacques Candelier a eu ses mots :

"Notre position va à l’encontre de la politique actuelle et des diktats capitalistes de l’Union européenne. Nous, nous voulons révolutionner le système ! Nous voulons refondre démocratiquement les objectifs stratégiques des banques, avec la participation, à tous les niveaux, des usagers et des salariés, que ce soit dans les conseils d’administration et de surveillance, mais aussi dans les comités de crédit, là où l’on décide de l’octroi des crédits.

Voilà notre grande ambition : faire en sorte que la souveraineté appartienne effectivement au peuple, et non à la bourse et aux actionnaires !

Je me permets à cette occasion un rappel historique. Pourquoi avoir peur de nationaliser, alors que le Gouvernement propose de débattre de la Nation ? Qu’est-ce qu’une nationalisation si ce n’est remettre la Nation, sa population, ses associations, ses salariés, au cœur des activités économiques ?

Le programme du Conseil national de la résistance réclama dès 1944 le « retour à la Nation de tous les grands moyens de productions monopolisées, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurance et des grandes banques ». Il s’agissait de sanctionner la collaboration et de rationaliser la reconstruction de la Nation.

Le 30 novembre 1945, un projet de loi avait été déposé après la fermeture de la bourse, pour être voté le 2 décembre et publié au Journal officiel le lendemain. Le 3 décembre 1945, toutes les banques de dépôt et de crédit ainsi que la Banque de France étaient nationalisées.

Nous sommes bien, aujourd’hui, dans une situation qui exige qu’une même énergie soit déployée pour reconstruire ce que la finance détruit.

J’en appelle donc à tous les héritiers du gaullisme – il doit bien en rester – : à circonstances exceptionnelles, moyens exceptionnels ! Il n’est plus temps de moraliser le capitalisme, autant chercher à domestiquer un requin.

Alors, bien entendu, on va nous dire que les temps ont changé. On va nous expliquer que la Commission européenne serait inquiète de voir se créer un pôle public du crédit en France, qui pourrait prendre du poids et venir fausser la sacro-sainte « concurrence libre et non faussée ». Eh bien, si tel était le cas, alors il s’agira d’un excellent encouragement à poursuivre nos efforts".

Gautier WEINMANN


16.08.11 - Communiqué de presse du MEDEF (où l'on voit pour qui oeuvrent Merkel et Sarkozy !)

Les conclusions du sommet franco-allemand du 16 août montrent la force du lien entre la France et l’Allemagne et rappellent, une fois de plus, l’attachement de nos deux pays à l’Euro. Le Medef partage cette détermination absolue de défense de l’Euro.

Une fois de plus le Medef demande à chaque parti politique de dépasser les clivages partisans et de considérer l’adoption d’une règle d’or d’équilibre budgétaire.

Par ailleurs, le Medef soutient le souhait exprimé par les Chefs d’Etats d’une harmonisation de l’Impôt sur les Sociétés (IS) entre la France et l’Allemagne tout en estimant qu’il convient de faire converger l’ensemble des prélèvements obligatoires.

"Le projet d’une véritable gouvernance de la zone euro annoncée par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel est une vraie nouvelle étape de la construction européenne. C’est bien de plus d’Europe dont nous avons besoin", déclare Laurence Parisot, Présidente du Medef.

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Published by Solidaire - dans En France
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