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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 11:03

Ce mercredi 7 septembre, une interview de Bruno Le Maire dans "Paris-Normandie" lève le voile sur les choix politiques ultra-libéraux du ministre de Sarkozy. Pour les français et les eurois, ce sera encore plus d'austérité.

Ancien député de notre circonscription, Bruno Le Maire cumulait déjà les postes de conseiller municipal d'Evreux, de conseiller régional de Haute-Normandie et de ministre de l'agriculture de François Fillon avant de récupérer la responsabilité de la rédaction du programme présidentiel de Nicolas Sarkozy.

En dehors du fait que cette nouvelle tâche démontre la fidélité de Bruno Le Maire à Sarkozy et à ses actes, on se demande comment il peut gérer toutes les responsabilités qu'il a pris en charge ? Il est vrai que la mairie d'Evreux ne l'occupe pas trop : on ne le voit pas en conseil municipal et seulement de manière très exceptionnelle en ville. Et, dans le domaine de l'agriculture, son rôle consiste essentiellement à calmer les agriculteurs en laissant Bruxelles et l'Europe démanteler notre agriculture pour le bénéfice des industriels et de la distribution. Un emploi bien payé mais peu prenant, finalement.

C'est donc aux Présidentielles 2012 et à son mentor Nicolas Sarkozy que Bruno Le Maire consacre l'essentiel de son énergie en ce moment. L'article de "Paris-Normandie" nous dévoile le fond de sa pensée, dans le moule de l'idéologie libérale économiquement et rétrograde socialement de la droite sarkozyenne.

Bien que seule une minorité de français fasse encore confiance en Nicolas Sarkozy sur le plan économique, notre conseiller municipal - conseiller régional - ministre voit encore le Président (des riches) comme seul "capable de faire face à la crise économique sans précédent que nous connaissons". Méthode Coué au regard du bilan désastreux de ces dernières années.

Pour lui, sauver notre économie, ce serait avoir "le courage de réduire les dépenses publiques" par le bais donc de "réductions de dépenses". Chacun sait pourtant qu'une entreprise qui n'investit pas, dans la recherche, dans le matériel ou dans le personnel, est une entreprise qui périclite. La droite qui aime toujours comparer un pays à une entreprise devrait le savoir ? De plus, l'exemple grec, après des décennies d'austérité appliquée aux pays du Tiers-Monde par le FMI, démontre le danger que représente ces politiques de réduction à tout prix des dépenses publiques et de privatisations. Chute de la croissance, explosion du chômage et de la misère et, finalement, déficit qui se creuse encore plus sont les conséquences connues de ces programmes de rigueur ou d'austérité. Bruno Le Maire envisage finalement de vieilles recettes libérales qui n'entraineront que de néfastes conséquences pour notre pays et notre peuple.

Pris d'un élan patriotique, il justifie cette nécessaire austérité en parlant de "l'indépendance de la France". Il fait là aussi référence à la Grèce et à d'autres "pays européens" : "on leur dicte leur politique économique, on leur dicte leur politique sociale".

Bruno Le Maire peut-il nous dire où est l'indépendance de la France quand ce sont des agences de notation privées et à la solde des marchés financiers qui décident de la solvabilité de notre pays, quand la France applique avec zèle et soumission des directives européennes qui s'opposent à la volonté populaire et aux intérêts de la Nation ? Où est également la souveraineté de la France quand notre pays n'a plus de contrôle sur sa monnaie, donc sur sa politique économique ? L'indépendance de la France apparait ici comme un simple slogan pour faire croire à la nécessité d'un plan de super austérité dont on sait qu'il ne pénalisera que les travailleurs !

Pour tromper son monde, Bruno Le Maire parle de sa convction de la nécessité d'un "état fort". Un discours gaulliste dans la bouche d'un exécutant zélé de la casse du service public issu de la Libération : voilà qui est balaise !

L'exemple de l'Education nationale, dans les propos de BLM, est quasiment du domaine de la prestidigitation. Notre multi-carte de l'UMP souhaite demander aux enseignants d'être "davantage devant les élèves" : c'est sûr qu'en supprimant entre 15 et 16 000 postes d'enseignants chaque année, la droite commence sérieusement à faire des trous dans le maillage scolaire français ! Demander aux profs de compenser en faisant des heures sup', voilà qui est nouveau ! Pas sûr que ce soit réaliste ni profitable pour les enfants !

Bref ! Le moins normand des élus eurois tente de montrer un visage jacobin et social tout en oeuvrant à la mise en place d'une société libérale et inégalitaire. Même cet éminent membre du gouvernement et proche de Sarkozy a du mal à assumer la ligne politique de son mentor de Président et son bilan politique et économique ! C'est pour dire !

Bruno Le Maire n'est finalement qu'un des nombreux rouages de la machine ultralibérale, un serviteur discipliné des marchés financiers qui cherche à profiter auprès de l'électorat réactionnaire de sa proximité avec Nicolas Sarkozy tout en prenant ses distances avec lui pour garder une image modérée, voire sociale, auprès d'une population effarée par le champ de ruines laissé par quatre ans de sarkozysme et deux ans de crise capitaliste.

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 08:47

Nouvelle dégringolade des Bourses mondiales hier. Le capitalisme est définitivement malade de spéculationnite aigüe. Au point qu'on se demande s'il ne faudrait pas en finir avec les Bourses ?

- 2,21 % à Tokyo, - 2,95 à Hong-Kong, - 3,58 à Londres, - 5,28 à Francfort,... encore une journée de tourmente et de spéculation au niveau des bourses mondiales.

A Paris, le CAC 40 passe sous la barre des 3 000 points au plus bas depuis 2 ans et en chute de 4,73 % en une seule journée.

Il semble clair que les Etats peuvent faire ce qu'ils veulent, le capitalisme continue de s'enfoncer dans la crise systémique et d'entrainer avec lui les économies et les travailleurs.

Après des interventions massives des banques centrales pour arrêter l'effondrement du secteur financier, fin 2008 et début 2009, les chefs d'états des grandes puissances capitalistes ont chanté en coeur la fin de la crise, relayés par nos grands économistes, ceux-là même qui n'avaient pas vu arriver le krach financier et la crise, et par les médias. Il y a encore quelques mois, notre propre gouvernement ne parlait-il pas de retour de la croissance en France ? N'envisageait-il pas une baisse du chômage à court terme ?

Pas sûr qu'avec Christine Lagarde au FMI, les institutions capitalistes internationales voient arriver des idées nouvelles à leur tête et qu'une volonté de régulation du capitalisme voit le jour ! Il est loin le temps où Nicolas Sarkozy, avec Christine Lagarde, menaçaient les spéculateurs et affirmaient vouloir moraliser les marchés financiers ! Poudre aux yeux !

C'est désormais "tout sur la rigueur !".

Alors que le discours de nos dirigeants, en 2008, était qu'il fallait "moraliser le capitalisme" et relancer la consommation, il s'agit désormais de lutter contre les déficits en mettant en place des plans de rigueur.

On voit pourtant l'inefficacité de tels plans : la Grèce s'enfonce dans une récession historique, avec une chute du PIB attendue à près de 5 %, sans que la dette ne baisse ! Evidemment : récession + baisse des salaires et pensions + licenciements massifs = réductions fortes des entrées fiscales dans les caisses de l'Etat grec ! La formule est logique et imparable. Mais cette logique n'est pas celle des gouvernements car le discours sur la réduction des déficits ne fait qu'habiller une autre réalité, une autre logique : la crise sert d'accélérateur à la remise en cause des mesures sociales de répartition des richesses arrachées par les travailleurs en Europe au cours de décennies de conquêtes sociales : services publics, code du travail, négociations collectives, aide sociale,...

Rien qu'en France, chacun a en tête les mesures prises par Nicolas Sarkozy, son gouvernement et sa droite, comme "Président des riches" pour le compte de "la bande du Fouquet's" : bouclier fiscal, TEPA, suppression de la taxe Professionnelle, suppression de l'ISF,... Sa politique de classe favorise les classes possédantes, les nantis et les grandes entreprises, au détriment des classes moyennes et des classes populaires.

Pour la grande majorité des français, salariés ou petits indépendants, c'est au contraire de plus en plus de difficultés avec un détricotage de l'état social : destructuration des services publics (RGPP), fermetures d'hôpitaux, d'écoles, déremboursements de médicaments, recul de l'âge de départ en retraite, réforme du code du travail, hausses continues des tarifs de l'énergie,...

Cette fois-ci, avec les soi-disantes mesures de rigueur, ce sont encore les classes moyennes et populaires qui vont faire les frais des "économies" et qui devront payer plus, notamment avec toutes ces taxes que la droite nous rajoute.

Pendant ce temps, la droite s'entend pour supprimer la mesure de hausse de la TVA sur les parcs d'attraction, pour le plus grand bénéfice de ces entreprises (notamment Disney), ou pour sauvegarder les intérêts des détenteurs de résidences secondaires (non imposition des plus-values à la revente). Sans commentaire.

Comme en Grèce, ces mesures ne feront qu'appauvrir la population française et faire monter le chômage.

Cela est sans importance pour les partisans de la rigueur à droite comme chez ceux qui appellent au "réalisme" à gauche. Leur volonté n'est pas de protéger les intérêts du peuple mais de protéger les intérêts des classes possédantes, actionnaires et spéculateurs. C'est bien pour ça que c'est désormais l'avis de la Bourse et des agences de notation qui donne le la des politiques gouvernementales et non les chiffres de la pauvreté ou du chômage.

Depuis 2008, le capitalisme est entré dans une crise profonde. Cette crise n'est pas momentanée. Elle est liée à la nature même du capitalisme, à son stade de développement actuel, tourné vers la spéculation, sans lien aucun avec la réalité économique et les conséquences sociales et écologiques de ses actes.

Pour le capitalisme, il n'y a pas de machine arrière possible tout comme l'adulte ne peut pas redevenir un enfant. C'est son évolution naturelle.

Les Bourses, qui servent normalement à aider les entreprises à financer leur développement, sont devenues des machines infernales qui tournent pour elles-mêmes, contre l'économie et contre les peuples.

Sans volonté de rompre avec ce système, on ne fera que gérer la pénurie, tenter de pallier les manques du système avec des compensations sociales toujours plus coûteuses mais avec des moyens, eux, toujours plus réduits.

Le capitalisme est irrécupérable. La question devient urgente : quand va t-on s'attaquer au système lui-même ?

Le cancer capitaliste irradie depuis les bourses, par les spéculateurs. Il serait temps d'envisager l'amputation.

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 09:22

Week-end chargé en Israël, entre une ONU particulièrement molle et une manifestation sociale historique.

Alors que la tension monte entre l'état israélien et le Hamas palestinien et que Israël poursuit son oeuvre de colonisation de la Palestine, la misère sociale qui touche les israéliens, juifs et arabes confondus, brise enfin le mur du silence. Au delà des différences et d'une volonté de ségrégation ethnique, les conséquences du libéralisme dans un pays en guerre permanentes ont fini par unifier toutes les victimes du système.

En janvier 2010, le gouvernement israélien abordait dans les eaux internationales une flotille internationale pacifique qui tentait de braver le blocus humanitaire de Gaza. Cette attaque se soldait par la mort de 9 passagers, 1 citoyen nord américain et 8 citoyens turcs.

Dans tous les textes internationaux, l'attaque de bateaux civils en pleine mer, dans les eaux internationales,  est considéré comme un acte de piraterie. C'est ce qui se passe en Somalie, par exemple. Quand il s'agit de l'armée d'un état considéré comme démocratique et que cette attaque se solde par la mort de civils désarmés, comme le prouvent les images et les rapports internationaux de l'époque, ce crime est encore plus grave. L'agression avait d'ailleurs suscité une vague mondiale de colère et d'indignation, particulièrement forte en Turquie, pourtant allié traditionnel de l'état israélien.

Dans un rapport remis au secrétaire général de l'ONU, l'organisation internationale absoud Israël pour son blocus de Gaza ("légitime") et minimise l'agression israélienne sur la flotille de la paix. Un scandale quand on réfléchit également à la passivité de l'ONU vis-à-vis de l'agression onusienne sur la Libye. Un scandale aussi vis-à-vis du million et demi de civils palestiniens qui souffrent d'un embargo total de la part d'Israël, un embargo affectant même le matériel médical ou scolaire ! Et ce blocus serait légal ? Autant disculper les nazis pour le blocus du ghetto de Varsovie, tant qu'à faire !...

Et pendant que l'ONU couvre les crimes israéliens, ce pays continue d'utiliser son armée pour éliminer des cadres palestiniens, y compris par drônes, comme viennent de le publier différents médias. Que dirait-on s'il s'agissait d'un autre état se permettant d'assassiner des cadres politiques et militaires d'un état voisin sous prétexte de désaccords ? Que ne dit-on pas de la Syrie vis-à-vis de son implication supposée dans l'assassinat de Saïd Hariri il y a quelques années !

La stratégie de la tension permanente avec ses voisins arabes permet à Israël de fermer les débats politiques internes et de justifier une militarisation de sa société et une uniformisation de la pensée. Refuser cette politique d'agressivité permanente avec les palestiniens ou les libanais, c'est être un traitre.

Récemment encore, il était impensable de critiquer les dépenses colossales du pays dans le budget de la défense quand tant de citoyens israéliens connaissent des difficultés économiques. C'est pourtant l'une des critiques qui apparait en Israël après des mois de mobilisation sociale. Une mobilisation sociale sur le modèle des "indignados" espagnols, partie de la jeunesse, et qui s'est élargie rapidement aux classes populaires puis aux classes moyennes, de toutes origines. La flambée de l'immobilier a été l'agent déclencheur de la contestation sociale. D'autres sujets, comme l'inflation dans le domaine de l'alimentation où les régressions sociales que connaissent aussi les israéliens ces dernières années ont fini de cimenter le mouvement.

Ce week-end, 400 000 israéliens sont descendus dans les rues de Tel Aviv et d'autres villes du pays. Un chiffre historique dans un pays de seulement 7 millions d'habitants qui équivaudrait à 3,5 millions de manifestants en France.

Ce mouvement de contestation sociale en Israël est le premier du genre depuis la création de ce pays en 1947. C'est surtout le premier mouvement qui réunit côte-à-côte israéliens juifs et arabes sur les mêmes revendications.

Souhaitons longue vie à ce mouvement !

Et souhaitons surtout à ce mouvement populaire de trouver une issue politique favorable, une issue qui pourrait enfin permettre à Israël de rompre avec uns stratégie de plus en plus radicale et raciste, pour orienter tout le Moyen-Orient vers un paisement général plus propice au développement économique et social des peuples qui y vivent.

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 08:55

600 000 travailleurs dans les rues Chiliennes après deux jours de grève nationale en soutien aux mobilisations étudiantes face à une répression policière meurtrière

Chili - 25 aout CUT (2)Après plus de quatre mois de mobilisations historiques des étudiants chiliens, qui ont porté jusqu'à 500 000 étudiants et enseignants dans la rue, le mouvement ouvrier chilien est passé ces 24 et 25 août de la solidarité en paroles à la solidarité en actes avec deux jours de grève nationale convoquée par la Centrale unitaire des travailleurs (CUT).

Chili - 25 aout CUT (1) Ce 25 août, ils étaient plus de 400 000 travailleurs dans les rues de Santiago, 600 000 dans tout le pays, à exprimer leur solidarité avec les revendications des étudiants et à afficher leur volonté de voir naître un « autre Chili », plus égalitaire que celui hérité de la dictature de Pinochet, laissé intact par la « gauche » et aujourd'hui incarné par le président libéral Sebastian Pinera.

Si le gouvernement a tenté de minimiser l'impact de la grève,le fait est que l'activité du pays a été fortement perturbée, en particulier dans la fonction publique, les transports et l'éducation bien entendu. Les syndicats de fonctionnaires annonçaient des taux de grévistes de 80% dans des branches comme celle des impôts.

Ces deux jours de grève étaient autant une mobilisation de soutien aux étudiants en grève que l'expression d'une colère générale vis-à-vis de la politique de classe du gouvernement Pinera, aujourd'hui plus impopulaire que jamais. Seulement 25% des Chiliens soutiennent le gouvernement.  

Le mot d'ordre « Je me bats pour mes enfants », présent dans toutes les manifestations, exprime bien l'enjeu de l'éducation dans la vie des ménages ouvriers et populaires chiliens.

Les étudiants et familles portent le poids de 75% des coûts d'éducation, les frais de scolarité atteignent – même dans les universités publiques – des sommes astronomiques, jusqu'à 1 800 $ par mois, la norme étant entre 250 et 860 $ par mois.

En moyenne, chaque étudiant chilien est endetté à hauteur de 30 000 $ à la sortie de ses études, en raison des crédits contractés pour les financer.

Aujourd'hui, l'université est devenue de fait inaccessible à la plupart des enfants des classes populaires. Pour les autres ainsi que pour les enfants des classes moyennes, elle signifie des sacrifices de plus en plus insupportables pour avoir accès à une éducation de piètre qualité, notamment dans les universités privées autonomes.

Les revendications du mouvement étudiant portent donc fondamentalement sur la remise en cause de la privatisation de l’éducation héritée de l'ère Pinochet et réalisée sur la base de la municipalisation et de l'autonomie des universités. Mais elles voient plus large, avec notamment le financement de l'éducation publique par la re-nationalisation intégrale du cuivre et une réforme progressive de la fiscalité, touchant les plus riches et les grandes entreprises.

Le mouvement étudiant porte la revendication de la remise en cause de l'ensemble du modèle capitaliste libéral chilien, comme l'affirme la secrétaire communiste de la Fédération étudiante de l'Université du Chili (FECH) Camila Vallejo : « ce modèle néo-libéral ne nous convient pas. Son seul but est le profit et les intérêts d'une minorité. Nous estimons qu'il est nécessaire d'avancer vers un système plus égalitaire. Nous voulons un pays libre, un pays juste, plus démocratique et plus égalitaire. Et c'est pour cela que nous avons besoin d'une éducation de qualité pour tous. »

Face à ces revendications légitimes, le gouvernement réactionnaire de Pinera est de plus en plus affaibli politiquement. Ces manœuvres politiciennes visant à minimiser ou décrédibiliser le mouvement ne prennent pas auprès d'un peuple chilien qui soutient à plus de 80% les revendications des étudiants.

Chili - 25 aout ManuelLe dernier recours est l'usage de la force. Ces 24 et 25 août, les forces de police ont usé d'une violence sans retenue envers les manifestants, aboutissant à l'arrestation de 1 394 manifestants. Surtout, ce déchaînement de violence a conduit au décès d'un jeune lycéen de 16 ans, Manuel Gutiérrez Reinoso,abattu d'une balle en pleine poitrine et qui, d'après les premiers témoins, ne faisait que suivre la manifestation à deux pas de son domicile.

Comme le résume bien le président de la Commission chilienne des droits de l'Homme, Gonzalo Taborga : « On vit aujourd'hui au Chili sous un État policier qui ne reconnaît pas le droit à manifester ».

La vague d'indignation causé par la mort du jeune Manuel Gutiérrez a conduit le gouvernement à afficher publiquement sa volonté d'ouvrir les négociations. Rien n'indique qu'il bougera de la position initiale du GANE (Grand accord national pour l'éducation), c'est-à-dire des mesures purement cosmétiques – comme une revalorisation des bourses et une baisse des taux d'intérêts – ne touchant pas à la question de la privatisation de l'éducation.

En tout cas, la colère sociale portée par le mouvement fait qu'au Chili plus rien ne sera vraiment comme avant, elle porte en elle la remise en cause de l'ensemble du modèle capitaliste chilien, héritier de la dictature, poursuivi et approfondi par la gauche de la « Concertation » (démocrate-chrétienne/socialiste soutenue par les communistes) et par la droite de Pinera

Comme le résume le secrétaire-général du PC Chilien, Guillermo Tellier, la volonté d'en finir avec ce système est telle chez les manifestants, étudiants et travailleurs que le prochain gouvernement ne pourra « ni être un gouvernement de droite, ni être un gouvernement de la Concertation » mais un mouvement politique et social qui incarne une réelle alternative, remettant en cause le règne du profit dans la vie politique et dans la société Chilienne.


Commentaire :

Et, bien évidemment, pas une image en France ! Comme à chaque fois qu'un mouvement social d'ampleur se déroule à l'étranger. A la rigueur, s'il y a des "casseurs" (anarchistes des blacks box ou agents infiltrés), on aura des images de violences, histoire de lier contestation sociale et violence.

Les médias ont bien compris qu'ils doivent absolument faire l'impasse sur les luttes sociales à l'étranger, surtout quand celles-ci sont massives et rejettent le libéralisme, l'austérité, ou, carrément, le capitalisme.

L'idée d'intérêts communs des travailleurs par delà les frontières à beaucoup reculée ces dernières décennies, avec la conscience de classe des travailleurs. Il ne faudrait pas que les médias, au service de l'Etat ou de grands groupes capitalistes, soient eux-mêmes les agents d'une reprise de conscience des travailleurs ! Ce serait fou !...

Avec toutes les attaques dont sont victimes nos enfants, à travers la remise en cause de l'Education Nationale (effectifs enseignants, écoles fermées, casse des diplômes nationaux, flambée des droits d'inscription universitaires,...), il y aurait pourtant de quoi se révolter en France !

Alors, à quand une telle mobilisation en France ?

Solidaire

Nota : le 11 septembre est la journée durant laquelle les démocrates célèbrent la mémoire des victimes de la dictature de Pinochet. Le gouvernement chilien (de droite) a annoncé qu'il enverrait l'armée en cas de manifestations. On attend encore une réaction de la France et de l'OTAN, voire l'envoi d'avions pour protéger les civils...

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 09:04

Quand la politique de réduction du nombre de fonctionnaires s'oppose aux intérêts de la population, dans le domaine éducatif notamment, il devient absurde de justifier cette politique.

Toujours moins ! C'est le crédo du gouvernement, on le sait.

Mais qu'en cela touche aux enfants, donc à l'avenir du pays, il y a de quoi être inquiet, voire révolté.

A quelques jours de la rentrée scolaire, c'est toujours l'invraisemblable gestion comptable des effectifs d'enseignants qui prédomine : malgré une hausse des effectifs dans le primaire et dans le secondaire dans l'Eure, les suppressions de postes enseignants sont maintenues.

Ainsi, pour le département de l'Eure, l'inspecteur d'académie reconnaissait cette semaine une hausse attendue des effectifs en école primaire d'environ 340 enfants.

Pendant ce temps, ce sont 38 classes qui ferment et 16 qui ouvrent soit une perte de 22 classes donc de 22 enseignants. On arrive à des chiffres affolants d'élèves par classe comme à Ivry-la-Bataille avec 31 élèves par classe en maternelle ! S'agit-il d'un parc à bestiaux ou d'une structure éducative ?...

Dans le secondaire, collèges et lycées, même topo. On attend 600 élèves de plus dans les collèges de l'Eure mais 28 postes de moins, ce qui va amener les effectifs "moyens" à 26 élèves par classe et entrainer la disparition des cours de soutien en sciences. Au lycée, ce sont 212 élèves de plus qui sont attendus en haute-Normandie mais une centaine de postes disparaissent.

Jusqu'à présent, comme dans le privé, on nous justifiait des suppressions de postes ou des fermetures de services publics par des "baisses d'activité", même s'il s'agissait souvent d'excuses bidons. Avec Sarkozy et sa majorité, même plus d'excuses bidons : on supprime des postes pour supprimer des postes ! L'intérêt des enfants ? Néant.

A côté de ça, les ultra réactionnaires de la "droite populaire", dont le député eurois Franck Gilard, peuvent bien être outrés contre une phrase dans un livre de première scientifique qui met sur le même plan homosexualité et hétérosexualité !

Un débat d'arrière-garde que voudrait bien mettre en avant cette frange passéiste de la droite, anti-étrangers, anti-homosexuels, anti-avortement et ultra-libérale, façon Tea-party, mais qui cache le coeur du débat : la France a t-elle encore besoin d'une école publique, laïque et gratuite pour offrir un cadre de socialisation et une possibilité d'élévation sociale à la jeunesse de ce pays, quelque soient ses origines, sociales ou culturelles ?

Il semble que la droite ait tiré un trait sur l'Education nationale, réservant une éducation privée d'élite aux rejetons de ceux qui peuvent payer.

Notre choix est bien différent. si "les Hommes naissent libres et égaux en droits", comme le précise encore la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, en préambule de notre Constitution, la République doit offrir à chaque nouveau-né les mêmes moyens de connaissance et de formation pour tirer l'ensemble de la nation vers le haut.

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 09:31

La rigueur ne concerne pas tout le monde, loin de là ! Sur les six premiers mois de 2011, les bénéfices des entreprises du CAC 40 s'envolent !

Le gouvernement, l'UMP et leurs médias peuvent dire ce qu'ils veulent : la crise n'existerait pas si l'Etat régulait l'économie et redistribuait les richesses produites au lieu de ne servir que les intérêts des spéculateurs.

Bénéfices d'avant crise pour les grandes entreprises

Sur les six premiers mois de l'année, les 40 entreprises qui composent l'indice CAC 40 de la Bourse de Paris ont connu une hausse de près de 10 % de leurs profits sur le premier semestre 2010. Si ce n'est pas de la croissance, ça ?

Avec un chiffre d'affaire en hausse de 6,6 %, on peut dire que les affaires reprennent. Mais, comme les profits augmentent encore plus rapidement, de 9,5 %, cela signifie que les gains des actionnaires ne se font pas uniquement sur la hausse des ventes mais aussi sur des gains de productivité. En clair, sur le dos des salariés.

Au total, en un semestre, les entreprises du CAC 40 ont engrangé 46,2 milliards d'euros de profits !

Une manne terrible dans un pays où l'Etat se plaind d'être en manque de ressources. Et il ne s'agit que de 40 entreprises ! A combien se monte la tirelire si on regardait l'ensemble des grandes entreprises françaises ?...

Pour les grandes entreprises, la crise est bel et bien finie : pour 2011, les profits de ces 40 entreprises sont attendus à 94 milliards d'euros, en hausse de 15 % sur 2011 (largement au dessus de nos hausses de salaires !), et près des 101,4 milliards d'euros de 2008 qui avaient constitué un record historique.

La plus forte hausse est pour l'assureur Axa (+ 323, 6 % ! ! !). Vous ne regarderez plus votre appel d'assurance de la même façon après ça !

Derrière, viennent Vivendi (+ 101,9 %), le Crédit Agricole (+ 57,7 %), Renault (+ 56,4 %), EDF (+53,9 %) et Saint Gobain (+ 53,3 %). Là aussi, quand on vous explique qu'il faut augmenter le prix de l'eau ou de l'électricité, vous savez désormais pourquoi !

Et pour la route, le chiffre d'affaires du groupe L'Oréal s'établit à 10,15 milliards d'euros au premier semestre, en hausse de 5,2 %. J'en connais qui vont pouvoir aller chercher de belles enveloppes auprès de mammie Bettencourt !...

Et, pendant ce temps là en bas de l'échelle

L'intérêt de ces chiffres de profits faramineux, c'est qu'il faut toujours avoir conscience qu'ils vont aller dans les poches des actionnaires d'ici à la fin de l'année.

94 milliards d'euros, c'est, tout de même, l'équivalent de près de 4 000 000 (4 millions) de salaires annuels d'un travailleur payé 1 500 euros net par mois, charges comprises. En clair, avec ces profits, on pourrait payer 4 millions de salariés à 1 500 euros par mois : d'un coup, le débat sur la rentabilité des salariés devient absurde...

Mais, puisque la droite essaie de nous faire croire qu'il faut absolument que les travailleurs payent la crise des riches, elle cherche des solutions "innovantes".

Ainsi, Bruno Le Maire vient d'avoir une idée. Bruno Le Maire, ministre de l'agriculture en crise, conseiller municipal fantôme d'Evreux, conseiller régional de Haute Normandie, est aussi aux manettes pour le programme présidentiel de Sarkozy en 2012.

Ce proche de Sarkozy vient d'avoir une idée bien rance : diminuer l'indemnisation des chômeurs !  " Pouvons-nous garder un dispositif d'indemnisation parmi les plus généreux au monde, en particulier pour les cadres à hauts salaires ? "  s'interroge t-il.

Déjà, affirmer que la France détient le dispositif le plus généreux au Monde est bien présomptueux... ou volontairement faux. C'est que le montant moyen de l'indemnisation mensuelle avoisine le Smic et que 35 % des chômeurs vivent sous le seuil de pauvreté ! Merci pour votre générosité, mon bon seigneur !...

De plus, cibler les cadres au chômage est polémique et scandaleux. D'une part parce que les cadres sont beaucoup moins affectés par le chômage que les ouvriers et employés et qu'ils cotisent plus fortement à l'Unédic. Il est donc logique, vu leur salaire, qu'ils touchent une indemnité plus élevée que la moyenne.

Et puis, quand on regarde les chiffres des profits du CAC 40, les salaires des grands patrons et le revenu des ministres et des parlementaires, on relativise ce discours sur le salaire des cadres !

Il ne s'agit pas d'un problème de montant de l'indemnisation mais plutôt d'une stratégie car, s'attaquer aux cadres à "hauts salaires", c'est ouvrir la boîte de Pandore d'une diminution progressive des indemnisations des chômeurs. On commence par le haut (où est d'ailleurs la limite entre haut et bas ?) avant de descendre par pallier le niveau d'indemnités d'autres catégories de chômeurs. Bruno Le Maire ne dit d'ailleurs pas le contraire puisqu'il cite "en particulier" "les cadres à hauts salaires" : la porte est ouverte...

Peut-être que Bruno Le Maire se proposera de payer la différence grâce à ses nombreux émoluments en tant que ministre et conseiller régional ?

Comme d'habitude, la stratégie de la droite, pour le compte du patronat, c'est de diviser le monde du travail : salariés français contre salariés immigrés, salariés du privé contre salariés du public, salariés avec emplois contre salariés sans emplois, chômeurs contre bénéficiaires du RSA, et maintenant, chômeurs ouvriers contre chômeurs cadres.

La crise, c'est la spéculation qui l'a produite !

La dette est le fruit des privilèges fiscaux donnés aux plus riches et des sommes versées aux banques lors du krach financier de fin 2008 !

Le chômage est dû aux délocalisations pour raisons financières de la part d'entreprises qui ne cherchent quà accroître leurs bénéfices !

Cadres ou ouvriers, du public ou du privé, français ou immigrés, nous ne sommes que des victimes de ce système. En avoir conscience, c'est ouvrir la porte au rassemblement majoritaire, dans la rue et dans les urnes, et se donner la force de renverser cette société et ses égoïstes priorités.

Le capital le sait et c'est bien pour cela que les forces politiques qui le représentent font tout pour opposer les travailleurs entre eux.

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 09:48

"Réduire la dette", c'est le leitmotiv de tous les gouvernements occidentaux, seul remède selon les défenseurs du capitalisme, pour lutter contre la crise. L'exemple grec démontre l'inverse.

Dans un rapport rendu public mercredi traitant de la Grèce, la commission de Bruxelles estime qu'"une augmentation importante de la dette, un grand déficit de départ et une profonde récession ont poussé à l'extrême la dynamique de la dette qui est maintenant hors de contrôle". Un aveu d'échec sur un plan de super austérité infligé au peuple grec, avec à la clé des reculs sociaux énormes, malgré le versement de 159 milliards d'euros.

C'est qu'à supprimer des emplois, augmenter taxes et impôts, fermer des écoles et d'autres services publics ou diminuer le salaire des fonctionnaires et les pensions des retraités, les trois concepteurs du plan d'austérité grec (le gouvernement socialiste, l'Union européenne et le FMI) ont plombé totalement la consommation donc la croissance. Alors que la croissance était attendue en baisse de 3,5 %, elle sera finalement de 4,5 % ! Une forte récession.

Du coup, moins de consommation, c'est moins de taxes dans les caisses de l'Etat grec, moins d'emplois donc moins d'impôts. Au final, l'austérité nourrit les déficits publics. La dette grecque atteind aujourd'hui 350 milliards d'euros, plus qu'avant le plan d'aide européen ! Faut le faire !

Et ce sont ces mêmes recettes moisies qui sont planifiées pour le reste de l'Europe, Italie, Portugal et Espagne en tête ! Autant dire que le résultat sera le même : hausse du chômage et de la précarité, baisse généralisée du pouvoir d'achat, donc baisse des rentrées fiscales de l'Etat et dette qui continue de grimper.

Mais si ces recettes sont si mauvaises, comme on le voit en Grèce, pourquoi continuent-ils tous ?

Il faut noter que la Grèce n'est pas le premier pays à subir ce type de cure. Dans les années 80, ce sont bon nombre de pays en développement, en Afrique et en Amérique latine essentiellement, qui ont été victimes de "plans d'ajustement structurels" commandités par le FMI et la Banque mondiale avec l'aide des gouvernements locaux. On connait le résultat de ces plans : privatisations massives, appauvrissement de la population, développement d'une classe extrêmement aisée très minoritaire.

Mobilisations en Europe

Les grecs continuent de se battre bec et ongles contre les mesures prises par le triumvirat PASOK-FMI-Europe, sous l'impulsion du syndicat de classe PAME (lié au PC grec), malgré le silence des médias français.

D'autres peuples d'Europe haussent également le ton.

Les espagnols, tout d'abord, multiplient les expressions de colère contre un pouvoir qui s'en prend uniquement aux travailleurs et aux jeunes alors que le chômage frôle déjà les 21 %. Le mouvement des Indignados reprend après l'été et les syndicats espagnols ont appelé à une grève générale le 6 septembre prochain.

Raison de plus de se mobiliser pour les travailleurs espagnols, l'accord entre la droite (Parti populaire, CiU catalane, PNV basque,...) et les socialistes (PSOE) sur l'adoption de la "règle d'or" chère à Sarkozy et Merkel le 30 août dernier au Parlement. Seuls les communistes, nationalement, ont refusé de voter cette règle d'or. Celle-ci est qualifiée de règle "pour satisfaire les demandes des spéculateurs " (UGT) et de "menace permanente contre les institutions de l'état providence" (Commissions Ouvrières - CCOO) . Le PC espagnol, par la voix de son secrétaire général, José-Luis Centella, rejoind les analyses que font les communistes français de cette austérité en estimant "qu'il se confirme que le capital entend profiter de la crise pour consolider son modèle néolibéral".

Les italiens ont choisi également la date du 6 septembre pour battre le pavé, à l'appel de la CGIL, premier syndicat du pays. Malgré sa perte de crédibilité, le gouvernement corrompu de Berlusconi tente d'imposer lui aussi une gignatesque régression sociale dans la péninsule italienne. Le pays a connu de fortes mobilisations estudiantines en début d'année et des grèves des métallos, notamment chez FIAT, à l'appel de la FIOM, branche industrielle de la CGIL.

Les portugais se mobiliseront un peu plus tard, le 1er octobre, à l'appel de la grande centrale syndicale CGTP, proche du PC portugais.

Les 75 milliards d'euros de prêts cotroyés par l'Europe et le FMI au Portugal sont considérés par le syndicat comme un "plan d'agression". 75 mesures ont été prises pour faire payer la crise aux travailleurs portugais, depuis des hausses d'impôts et de taxes (électricité, gaz,...) jusqu'à une réforme du marché du travail défavorable, évidemment, aux salariés.

Mobilisations en France

Avec l'annonce d'un plan de rigueur par le gouvernement, les syndicats savent bien qu'il s'agit d'une première salve, pour ouvrir la voie à des mesures encore plus douloureuses ultérieurement, certainement après les législatives de juin 2012. C'est la même méthode qu'ailleurs en Europe.

Déjà dans l'Education nationale, le énième plan de purge s'applique à cette rentrée et enfonce un peu plus notre Education Nationale dans une pénurie qui pénalise autant les personnels que les enfants. Les syndicats enseignants, notamment la FSU, appellent à une journée d'action dans l'Education le 27 septembre prochain.

Plus généralement, la CGT souhaite appeler le monde du travail à hausser le ton.

Une intersyndicale s'organise ce soir et réunit la CGT, la CFDT, l'UNSA, la FSU et SUD pour étudier les actions à entreprendre. FO, comme souvent, fait bande à part avec une journée fixée au 20 septembre, tandis que la CGC et la CFTC ont décidé de ne pas y participer.

D'ores et déjà, c'est à une grande mobilisation, avec grèves et manifestations, qu'appelle la CGT, la FSU et SUD.

Il serait temps que le peuple français se réveille s'il ne veut pas vivre le cauchemar grec et s'il veut retrouver la retraite à 60 ans.

Dans ce contexte social, la gauche a besoin d'affirmer ses valeurs et de bousculer le capitalisme et ses défenseurs pour renverser les priorités dans ce pays en remettant l'humain au coeur des décisions économiques et sociales. Si le PS reste dans une logique comptable qui est de mauvaise augure pour les présidentielles et les législatives, les communistes, avec leurs partenaires du Front de Gauche, multiplient les propositions pour démontrer que l'alternative au capitalisme de crise permanente existe !

Avec les batailles pour l'emploi industriel que nous soutenons, avec notre volonté de bâtir un Front Uni contre la Vie Chère, avec notre constant soutien aux services publics, nous souhaitons défendre l'idée d'une civilisation où l'humain prime.

Loin des fausses envolées de l'extrême-droite, foncièrement ultra-libérale et conservatrice, en faveur du monde du travail, les salariés savent qu'ils ont toujours pu compter et qu'ils peuvent rtoujours compter sur le parti communiste, un parti d'hommes et de femmes qui partagent la vie des travailleurs, à l'usine comme au bureau, dans les villages et dans les quartiers.

Alors, comme en Grèce, au Portugal, en Espagne, au Chili ou en Italie, c'est au peuple de reprendre en main son destin, de refuser la dictature des marchés.

Exprimons-nous ! Mobilisons-nous ! Mettons la dette hors la loi !

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 09:11

Hallucinant !... ou Halluciné ? On ne sait plus.

Une nouvelle fois, Frédéric LEFEBVRE vient de faire une embardée intellectuelle. Enfin, quand je dis intellectuelle...

Aujourd'hui secrétaire d'état au commerce, après avoir été porte-parole de l'UMP, voilà notre brave Frédéric en vadrouille, vendredi 26 août, à Châlons-en-Champagne où il se lance dans une explication très personnelle du chômage en France :  " Pourquoi est-ce si difficile pour la France de faire baisser le chômage ? Il faut dire la réalité : parce qu'on a un taux de natalité beaucoup plus important que beaucoup d'autres pays, parce qu'on a beaucoup de Françaises et de Français qui entrent sur le marché du travail alors que l'Allemagne par exemple, qui a un taux de natalité qui s'est effondré, a beaucoup moins d'Allemandes et d'Allemands qui entrent sur le marché du travail".

Allons, Frédéric ! Faut arrêter la moquette ! C'est dangereux pour les poumons et pour les neurones !

Donc, selon Frédéric LEFEBVRE, la cause du chômage serait le trop grand nombre de naissances en France. Mais bien sûr...

Si on compare le taux de chômage en Allemagne et en France aux taux de natalité de nos deux pays, effectivement, il y a moins de chômeurs en Allemagne et moins de naissances. Mais, de la même façon, on peut comparer le nombre de licenciés aux fédérations de hand-ball en Allemagne et en France : il y a beaucoup plus de licenciés en hand-ball en Allemagne ! Est-ce à dire que, s'il y a moins de chômage en Allemagne, c'est grâce à la pratique du hand-ball ?...

Rien que sur la question de la natalité, faut-il rappeler à notre brave Frédéric que l'Espagne a un taux de natalité de 10,4 naissances pour 1 000 habitants contre 12,8 en France mais que le taux de chômage est de 20,5 % en Espagne contre 9,7 % en France ? Exactement le raisonnement inverse du fidèle lieutenant de Sarkozy !

Et on pourrait trouver d'autres chiffres qui iraient dans un sens comme dans l'autre. Le fait est, mais vous l'avez compris depuis le début, qu'il n'y a rien de commun entre la natalité française et son taux de chômage.

Ce n'est pas encore demain qu'un français décrochera le Nobel d'économie ! En tout cas, ça ne sera pas Frédéric LEFEBVRE.

En fait, notre Frédéric national pratique très mal l'art de marier la carpe et le lapin.

Pas doué pour deux sous, peut-être a t-il cherché à dédouaner son gouvernement et le système économique capitaliste de ses responsabilités dans la montée du chômage ?

C'est sûr qu'un système économique qui ruine des pays entiers, génère une misère croissante et dégrade de manière intensive notre planète, doit trouver des boucs-émissaires à son bilan globalement très très négatif.

Certains, dans les années 30, mettaient en cause les juifs. D'autres, depuis les années 80, y voient les immigrés, noirs et arabes surtout. Frédéric LEFEBVRE, lui, c'est les bébés !

Alors ? Quelle solution préconise Frédéric "Babykiller" LEFEBVRE ? La stérilisation forcée des français ? Le renvoi des bébés chez eux, dans les roses et dans les choux ?...

Si la connerie était une source d'énergie, avec Frédéric LEFEBVRE, on pourrait certainement abandonner le nucléaire.

En attendant, quand on voit que la droite ne nous propose comme élite gouvernementale que des LAGARDE, BACHELOT ou LEFEBVRE, on comprend mieux que ce soient les marchés financiers qui gouvernent ! Eux sont tout juste bons à tenir les standards dans leurs ministères respectifs.

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 08:43

L'INSEE a publié des chiffres édifiants sur les vraies victimes de la crise capitaliste dans une étude intitulée "Niveau de Vie en 2009".

Avec son étude sur le niveau de vie des français en 2009, l'INSEE offre une vision claire de la société française un an après le déclenchement de la crise capitaliste mondiale.

Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle met en évidence une réalité que les communistes dénoncent depuis toujours : en système capitaliste, les possédants et les classes aisées profitent du système, même en période de crise, alors que les travailleurs, notamment les plus pauvres, s'enfoncent dans la misère.

Ainsi, l'étude de l'INSEE indique que la pauvreté a fortement progressé en France en 2009. Alors qu'elle touchait déjà le chiffre affolant de 7 840 000 personnes (13 % de la population), la pauvreté a fortement progressé en 2009 pour atteindre 8 200 000 personnes soit 13,5 % de la population française. 360 000 personnes ont donc basculé dans la pauvreté en une seule année de crise ! Autant dire qu'avec les années calamiteuses qui ont suivi, les chiffres n'ont pas dû s'arranger depuis !

Pour établir ce chiffre, l'INSEE se base sur un pourcentage de 60 % des revenus médians des français (en gros, c'est l'ensemble des revenus divisé par le nombre d'habitants). Cela représente un revenu inférieur à 954 € par mois. En se basant sur 50 %, soit 795 € par mois, ce sont 4 500 000 de nos concitoyens qui sont concernés.

Depuis 2002, le nombre de français vivant avec moins de la moitié du salaire médian a progressé de 760 000, une hausse de 20 % ! Comme le précise l'INSEE, "le niveau de vie des 10 % des personnes les plus modestes (premier décile) est inférieur à 10 410 euros annuels, en baisse de 1,1% par rapport à 2008"

C'est la crise ! diront certains.

Mais, pendant ce temps là, l'ensemble des richesses créées en France continue de progresser comme l'indique notre PIB (les fameux chiffres de la "croissance" !). En effet, même si celle-ci est faible, la croissance indique que la richesse produite en France progresse tout de même. En clair : si la France produit de plus en plus de richesses, les français les plus pauvres, eux, s'appauvrissent.

La crise enrichit les riches

Où passe donc cette richesse ?

C'est le deuxième enseignement de cette étude. Pendant que la pauvreté gagne du terrain dans le bas de l'échelle sociale et pendant que la majorité des français, classes populaires et classes moyennes mélangées, regarde à la dépense et rogne sur ses loisirs, les classes supérieures continuent de voir progresser leur niveau de vie.

Et donc, un an après le déclenchement de la crise capitaliste, l'INSEE précise que "les déciles de niveau de vie supérieurs augmentent" et le niveau de vie des 10% les plus aisés est supérieur à 35 840 euros annuels, soit 0,7% de plus qu'en 2008, marquant néanmoins "un ralentissement dans la progression" ! En clair, pour être dans les 10 % de français les plus riches, il fallait avoir en 2009 un revenu minimum de 35 840 € par membre du foyer, 250 € de plus qu'en 2008.

Si 35 840 € par personne dans un foyer est un très confortable revenu, il faut voir aussi ce que ne précise pas cette étude, c'est que les plus riches des français, vivant de revenus financiers comme Liliane Bettencourt ou grands patrons, ont vu leurs revenus 2009 augmenter bien au delà de 0,7 % ! Crise ou pas crise, les dividendes ont continué de pleuvoir sur les actionnaires et les patrons n'ont pas oublié de s'augmenter.

Et depuis 2009, après avoir fait recapitaliser leurs dettes par les finances publiques et avoir licencier à gogo, les grandes entreprises ont connu une formidable année 2010 qui vaut à la france de compter désormais 12 milliardaires et 396 200 millionnaires (relire : Pauvreté : la France compte 12 milliardaires et 396 200 millionnaires  ). Une misère !

Avec la suppression de l'ISF, ce n'est pas encore cette année que les plus riches de France accroîtront leur contribution aux finances de l'Etat !

Et donc, pendant que 4,5 millions de nos concitoyens doivent se contenter de 795 € par mois pour vivre, il s'en trouve moins de 400 000 à détenir entre un million et plusieurs centaines de millions d'euros de patrimoine, plus d'un milliard d'euros pour 12 d'entre eux.

La droite peut nous faire de longs discours sur la crise, sur des caisses de l'Etat qui seraient vides et sur la nécessité de diminuer le train de vie des travailleurs pour apurer les comptes, la vérité est aussi claire que ces chiffres : la crise profite à ceux qui détiennent l'argent, qui vivent de leurs rentes et de jetons de présence dans les conseils d'administration des grandes entreprises.

En France comme ailleurs, la crise a été provoquée par la rapacité des spéculateurs. Elle est désormais savamment entretenue par les marchés et les gouvernements occidentaux afin d'imposer des règles d'austérité draconiennes aux peuples du monde, aux travailleurs, dans le but d'accroître durablement la rentabilité des marchés.

La crise permet de réformer nos sociétés capitalistes sur le dos des travailleurs. Les richesses, elles, continuent d'être confisquées par une minorité au détriment de ceux qui la produisent.

En finir avec la crise, c'est d'abord en finir avec la confiscation des richesses par une minorité de rentiers et de spéculateurs. Loin des plans d'austérité ou d'ajustement des dépenses, c'est bien d'une politique d'emplois, d'investissements productifs, de taxation des capitaux et des hauts revenus et de renforcement de la présence de l'Etat et des services publics dont a besoin notre pays.

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 09:02

La guerre des candidatures aux primaires du PS a phagocyté l'actualité politique du week-end. En passant sous silence les universités d'été du PCF, les médias font ostensiblement campagne pour une Présidentielle PS contre Sarkozy. Est-ce bien cela, la démocratie ?

Le week-end se termine et si on interroge un passant sur l'actualité politique du week-end, il vous parlera, peut-être, des universités d'été du Parti socialiste.

Sauf que, ce week-end, il y avait également les universités d'été du Parti communiste, en Savoie. Mais, là, silence radio. Pourtant, le PCF reste et demeure le troisième parti de France en termes d'élus nationaux, Assemblée nationale et Sénat. Idem pour ses adhérents.

Les médias n'ont pas été avares de reportages sur le week-end socialiste à La Rochelle, même si la personnalisation de la politique amène les journalistes à mettre constamment en évidence les querelles de personnes sans jamais aborder le contenu politique des débats. C'est pourtant cela qui prime en politique : que ferait le PS s'il arrivait demain au pouvoir. Là dessus, on en saura rien.

Et, donc, pendant que les militants socialistes débattaient en bord de mer, les militants communistes, eux, étaient en Savoie, pour préparer leur rentrée politique. Le refus de l'austérité permanente voulue par la droite, la lutte contre la vie chère au travers de notre campagne pétitionnaire ou la préparation d'une campagne législative offensive avec nos partenaires du Front de Gauche, voilà quelques uns des thèmes qui ont été abordés durant trois jours. Pierre Laurent, secrétaire nationale du PCF, de nombreux élus du PCF et plus de 700 militants étaient présents . Jean-Luc Mélenchon, candidat désigné par les militants communistes pour porter les couleurs du Front de Gauche, était invité.

Il faut croire que la troisième force politique de France, en nombre d'élus et d'adhérents, et la présence d'un candidat aux Présidentielles crédité de 5 à 9 % des voix ne sont pas des raisons suffisantes pour faire un reportage selon nos grands médias nationaux ?

Un seul reportage national, sur France 2, a présenté ces journées comme étant les journées d'été du ... Front de Gauche (!), le tout en moins de trente secondes. De la belle désinformation !

C'est en cela que se pose une une question de fonds sur la nature démocratique de notre pays.

Car, que faut-il pour être en démocratie ? Avoir le choix entre plusieurs candidats aux élections ? Dans ce cas, l'Egypte de Moubarak étaient des démocraties.

Ce qui fait l'essence d'une démocratie, ce n'est pas le nombre de candidats à une élection, c'est le contrôle des citoyens sur le choix de leurs élus et sur leurs actions.

Posé comme cela, la démocratie à la française est plutôt malade :

- la mise en avant continuelle par les grands médias de deux forces uniquement, UMP et PS, est un frein à la libre information et au libre choix des citoyens sur le contenu politique des propositions des forces existantes ;

- la personnalisation à outrance de la politique par le système présidentiel, accentuée par les médias, limite les débats politiques a des petites phrases et à des querelles de personnes superficielles ;

- plus grave, c'est l'impossibilité pour les citoyens de destituer des élus qui ne tiennent pas leurs engagements volontairement !

Le Parti unique de l'argent

Concrètement, à bipolariser la politique française (la "droite" = l'UMP, la "gauche" = le PS) et en ne mettant en évidence que les "personnalités" et non les programmes, les médias, avec l'aide des forces politiques qui en bénéficient , vident le débat politique de sens.

On voit bien à chaque élection les effets de cette bipolarisation. C'est celle qui domine les pays capitalistes occidentaux : "démocrates" contre "républicains" aux Etats-Unis, Conservateurs/ Lib-Dems contre Travaillistes en Angleterre, Sociaux-démocrates ou socialistes contre droite en Allemagne, Espagne, Italie, Grèce.... et en France.

Au final, ces forces jouent sur le même terrain et finissent par mener quasiment la même politique.

La démocratie ne devient qu'apparente puisque les électeurs n'ont le choix qu'entre deux versions de la même politique, l'une matînée de social (un peu), l'autre, plus libérale économiquement et répressive moralement.

Ce qui amène à l'abstention ("Tous pareils ! ") ou pousse, au pire, une partie de l'électorat vers un rejet total de la politique ("Tous pourris ! ") dont profitent les forces politiques les plus réactionnaires, celles qui verraient bien l'émergence d'un régime encore moins démocratique, comme le Front National.

Au final, nos "démocraties" se retrouvent avec un système de parti unique : le parti de l'argent.

Et comme dans tout système de parti unique, le citoyen se retrouve rapidement privé de toute possibilité de rejet ou de contestation. On l'a vu pendant le conflit sur les retraites l'an dernier, avec une opposition contre la Réforme, une unanimité des syndicats opposés, 70 % de la population opposée et jusqu'à 3 millions de manifestants dans les rues.

Ce n'est pas la première fois qu'un pouvoir impose une importante réforme contre la volonté du peuple : malgré le rejet massif du Traité Constitutionnel Européen (TCE) par les français en 2005, les parlementaires ont fait passé en force sa deuxième version, le traité de Lisbonne, en 2007, grâce à Nicolas Sarkozy, la droite et quelques élus socialistes. Dans ce débat contre les français, rappelez-vous que les principales formations politiques (UMP, Modem, PS, Verts, centristes, Radicaux de Gauche,...) ainsi que le patronat étaient farouchement POUR le TCE et que les médias traitaient d'inconscients ou de racistes tous ceux qui s'opposaient à ce traité, communistes en tête !

C'est le deuxième volet de la bipolarisation : quand les médias se sentent quand même obligés de parler ud'ne force politique concurrente , c'est toujours sur le ton de l'ironie ou du dénigrement. Cela d'autant plus que cette force s'oppose aux idées dominantes, celles du Capital, de l'argent et du chacun pour soi.

L'information politique majeure du week-end n'aura pas été le contenu politique des réflexions des militants socialistes (on n'en saura rien !) mais plutôt l'illustration d'une démocratie française malade, où les idées sont mortes, et où les médias ne font plus leur travail d'information, seulement celui de VRP d'une classe politique réduite à quelques fortes personnalités aux discours et aux bilans interchangeables, respectant les normes libérales.

Vivement la sixième République prônée par le PCF, une démocratie vivante, centrée sur l'humain, le contrôle démocratique du pouvoir et des élus, y compris au sein de l'entreprise !

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