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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 14:23

Alors que les syndicats se mobilisent contre les mesures d'austérité annoncées par Sarkozy, la droite joue la diversion avec une taxette temporaire sur les hauts revenus.

Ce 11 octobre est une journée de mobilisation à l'appel de 5 syndicats, FO et CGC ayant décidé de faire défaut.

Avec 500 manifestants sur Evreux, la mobilisation de ce matin n'était clairement pas à la hauteur malgré le gros cortège de la CGT. Les communistes étaient présents, avec sono et plusieurs élus. Solidaires et FSU ont également participé à la manif mais pas la CFDT qui préférait rencontrer l'UMP en tête-à-tête. 2011---11-octobre---manif-austerite-Evreux--7-.JPG

Il est clair que ce manque d'unité et les mots d'ordre différents n'ont pas facilité la communication sur la journée. D'autant plus que les médias, notamment nationaux, se sont fait un malin plaisir de ne pas annoncer ces mobilisations, et encore moins les revendications des syndicats. Et puis, avec les primaires socialistes, l'occasion était toute trouvée pour occulter l'événement. L'actualité sociale n'a plus sa place dans certains médias.

Déjà la semaine dernière, radio et télévision ont passé sous silence le meeting communiste de Rouen, malgré la présence de 400 militants et sympathisants et les interventions d'un député européen, d'un député de la République et de différents acteurs du monde syndical et associatif. Dans ce cas, ce que valorisent les médias, c'est la bipolarisation politique, le règne de l'alternance entre une gauche modérée et une droite généraliste.

C'est qu'il y a actuellement une vraie bataille idéologique menée par la droite pour le compte du patronat, pour convaincre les salariés et les artisans de la fatalité de cette austérité.

Pourtant, chacun se souvient des origines de la crise capitaliste actuelle : l'effondrement des marchés financiers après la crise des subprimes en 2008. Chacun a en mémoire les sommes prodigieuses que Sarkozy et la droite ont été capables de trouver dans les caisses de l'Etat pour éponger les dettes des banques françaises et les conséquences de leurs placements spéculatifs pourris. Chacun se souvient également des allègements fiscaux octroyés aux plus riches des français par Nicolas Sarkozy et sa majorité, dès le début du mandat présidentiel, avec le bouclier fiscal ! Sans compter la suppression de la Taxe professionnelle, cadeau de plusieurs milliards d'euros aux entreprises. Surtout aux plus grosses...

Avec minutie, depuis des mois, médias et gouvernement tentent d'inverser la culpabilité : si la dette de l'Etat est si importante, ce n'est pas à cause des cadeaux aux entreprises et aux plus riches, ni aux sommes faramineuses versées par l'Etat aux banques et que l'Etat doit désormais rembourser aux banques (!), non !... S'il y a dette, ce serait de la faute des français qui vivent au dessus de leurs moyens, qui ont trop d'écoles, trop d'hôpitaux, trop de retraite, trop de fonctionnaires à leur service...

Rabâcher depuis des mois et des mois, ce mensonge finit par faire son chemin dans les esprits : la France dépense trop, a trop de fonctionnaires, et doit faire des économies.

Et bien NON ! Nous refusons de payer leur crise !

Et même mieux : exigeons de ceux qui en sont à l'origine, les banquiers et les spéculateurs, le remboursement intégral de leurs dettes auprès du contribuable français !

Alors qu'on nous annonce des taxes nouvelles, de nouveaux déremboursement ou le paiement de frais pour aller en justice, la droite au pouvoir continue de sabrer dans les effectifs de la Fonction Publique, affaiblissant un peu plus des services publics qui permettent à tous l'accès aux mêmes services vitaux, comme la santé, la police, la justice ou l'éducation.

Les travailleurs et les simples citoyens paient ainsi deux fois : par les hausses d'impôts, directs ou indirects, et par la diminution de la qualité des services publics.

La droite sait à quel point les français sont exaspérés et qu'elle risque de le payer durement en 2012. Pas seulement aux Présidentielles, mais également aux Législatives ! Elle s'est mis en tête de donner l'impression aux français qu'elle applique de manière juste son programme d'austérité et que ses députés font entendre la voix du peuple. D'où l'idée d'une taxe sur les hauts revenus et cette vraie-fausse querelle entre le gouvernement et les députés UMP sur les revenus concernés.

En réalité, cette taxe sur les hauts revenus n'est que temporaire (en 2012 uniquement) et ne concerne que les revenus déclarés, donc sans le patrimoine, les actions et les placements défiscalisés. Le paquet fiscal est épargné.

Côté impact, il faut 250 000 euros de revenus pour une personne seule (pas mal, non ?) pour être concerné. Jusqu'à 500 000 euros, c'est 3 % ; au dessus, c'est 4 %.

250 000 euros, cela représente 500 000 euros pour un couple et 1 000 000 d'euros pour un couple avec deux enfants.

Avec les dizaines de cadeaux fiscaux et de niches fiscales que la droite leur a mis en place depuis 2007, cette taxe de 3 ou 4 % ne va pas les pénaliser beaucoup ! En tout cas, avec moins de conséquences que la taxation des mutuelles n'en aura sur les salariés les plus pauvres !

Pour les communistes, ce n'est pas aux salariés de payer, par l'impôt ou par l'austérité, les dégâts d'une crise qui a été causée et qui profite encore aux plus riches, aux banques et aux spéculateurs !

  1. La suppression du bouclier fiscal, la taxation des revenus spéculatifs, une révision des taux d'imposition sur le revenu pour les plus riches,... tout cela devrait permettre de faire payer les plus nantis à la hauteur de leurs revenus.
  2. La nationalisation des banques impliquées dans le krach de 2008 et perfusées par de l'argent public devrait permettre de revenir sur l'endettement de l'Etat et de redonner des sources de financement public pour les investissements économiquement et écologiquement productifs.

Si quelqu'un doit payer pour la crise, ce n'est pas la victime, le peuple, mais bien le coupable, le capitalisme financier !

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 08:28

Entre les deux tours des primaires socialistes, il y a la journée intersyndicale de mobilisation contre l'austérité. Et un débat occulté : que fera la gauche en 2012 ?

Avec près de 2,5 millions de participants, la primaire pour désigner le candidat socialiste de 2012 a été un vrai succès. Cependant, la personnalisation du vote et l'orientation d'abord anti-sarkozyste de ce choix ne doit pas occulter la question essentielle du : pour quoi faire ?

Car c'est bien là qu'est attendue la gauche !

Le programme socialiste à peine voté par les militants au printemps, le PS a choisi la personnalisation en se moulant dans les institutions de la cinquième république plutôt que la dynamique populaire autour d'un programme et de proposition forte.

A quoi bon battre Sarkozy en 2012 si c'est pour faire la même politique, à quelques détails près ?

N'oublions pas que ce sont des gouvernements socialistes qui en Grèce, avec Papandréou, et en Espagne, avec Zapatero, appliquent les plans d'austérité les plus durs pour le peuple et les plus conciliants avec le capital ! Quand on entend François Hollande, on peut craindre d'ailleurs les choix économiques de son éventuel gouvernement tant son discours s'est adapté au capitalisme financier et annonce déjà des mesures d'économies en cas de victoire de son camp.

Le débat sur le choix du candidat a son importance s'il est ancré dans la réalité sociale et populaire.

Malheureusement, l'hypermédiatisation de cette primaire et la personnalisation des débats ont occulté les questions de fonds, notamment les réponses que vont concrètement apporté les deux candidats restants aux principales inquiétudes des français : le chômage et le pouvoir d'achat ?

Ce débat a également occulté la journée de mobilisation intersyndicale de demain, mardi 11 octobre, contre le plan d'austérité gouvernemental.

C'est pourtant là l'information principale pour les salariés et les petits artisans : qui va payer la crise ? Les travailleurs, salariés ou indépendants, même s'ils ne sont pas responsables de cette crise ? Ou, au contraire, les responsables du krach financier de 2008 et des spéculations sur les dettes publiques ?

Car, pour qui rêve encore, la crise est loin, très loin d'être terminée !

La déroute de Dexia est loin d'être anodine. C'est, en effet, le principal financeur des collectivités locales françaises et celles-ci représentent 70 % de l'investissement public sur les territoires ! Le démantèlement de cette banque et la reprise de la seule partie belge par le gouvernement de ce pays laissent augurer des inquiétudes autour des activités françaises de cette banque mais aussi, plus largement, sur la santé du système bancaire français.

Que faire ? Faut-il seulement attendre 2012 et espérer qu'un gouvernement de gauche fasse une autre politique que celle de la droite ?

Ou, au contraire, faut-il prendre les devants et exiger que les responsables de cette faillite du système capitaliste nous rendent des comptes et que ceux qui en profitent contribuent à la hauteur de leurs moyens au remboursement de la dette publique ?

Regardons l'Histoire ! Rappelons-nous des grands rendez-vous sociaux et politiques du passé !

Après la crise de 1929, c'est par la mobilisation sociale et la victoire politique, en 1936, d'un Front populaire où les communistes tenaient une place importante que de grandes conquêtes sociales ont été arrachées au patronat : congés payées, semaine de 40 h, droits syndicaux,...

Après la seconde guerre mondiale, dans une France en ruine, ce sont à nouveau de grandes conquêtes sociales qui ont permis à la France de repartir grâce au poids politique de la résistance communiste et progressiste au sein du Conseil National de la Résistance face à un patronat discrédité par cinq ans de collaboration avec Vichy et Hitler : nationalisations des banques, de l'énergie, de Renault, Sécurité sociale, retraites,...

Aujourd'hui comme hier, la crise sert de prétexte au renforcement de l'expropriation des richesses produites par les travailleurs au profit d'une classe d'affairistes et de rentiers.

Aujourd'hui comme hier, la solution ne passera pas par une simple alternance en faveur d'une force politique un peu plus sociale. L'exemple américain et l'échec du mirage Obama en sont la malheureuse illustration !

C'est bien d'une mobilisation populaire d'ampleur dont ont besoin les travailleurs !

  • En refusant tous ensemble de payer leur crise,
  • en refusant, avec les syndicats, ce plan d'austérité qui fait payer aux travailleurs les travers et les abus du capitalisme,
  • en soutenant des mesures de redistribution des richesses comme celles que défendent les communistes et leurs partenaires du Front de Gauche,
  • en exigeant une sixième République qui mette fin à la monarchisation de la République et qui donne de nouveaux droits de contrôles aux citoyens et aux salariés,

il est possible de mettre la pression sur le pouvoir de l'argent et leurs représentants politiques !

C'est dans la mobilisation sociale et la construction d'un nouveau Front populaire que résident la véritable alternative à la politique de régression sociale prônée par le patronat, l'Europe et la droite !

C'est l'ambition des communistes !

Réussissons d'abord ce 11 octobre et construisons un nouveau rapport de force favorable aux travailleurs, dans les luttes et sur le terrain politique !

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 09:15

Après avoir contraint les États à se soumettre aux marchés financiers, après avoir généré l’endettement massif des agents économiques, les politiques libérales se sont attachées à réduire au maximum le poids de l’impôt et des prélèvements obligatoires (1) sur les plus riches et les entreprises

Une situation que résume avec force le milliardaire Warren Buffet : "Alors que les classes pauvres et les classes moyennes se battent pour nous en Afghanistan, alors que la plupart des Américains luttent pour boucler leurs fins de mois, nous, les mégariches, continuons de bénéficier d’exemptions fiscales extraordinaires".(2) Cette politique fait perdre des milliards de recettes aux finances publiques.
Cela conduit à un terrible manque à gagner pour les finances publiques. Ainsi en France, les prélèvements obligatoires, relativement au PIB, sont toujours restés sensiblement inférieurs aux dépenses publiques, de 7,9 points en moyenne de 2003 à 2008, mais de 12,8 points en 2009 et de 12,2 points en 2010.
Cela tient, avant tout, au fait que les gouvernements successifs (Chirac, Jospin, Villepin, Raffarin, Fillon) n’ont cessé de multiplier les cadeaux fiscaux et para-fiscaux (allègements de "charges sociales", suppression de la taxe professionnelle, baisse de l’ISF...) au profit des entreprises, au nom de la compétitivité pour éviter les délocalisations, et des grandes fortunes, sous prétexte que cela inciterait leurs détenteurs à ne pas s’exiler fiscalement.
Selon un rapport officiel (3), depuis 1999, "l’ensemble des mesures nouvelles prises en matière de prélèvements obligatoires ont réduit les recettes publiques de prés de 3 points de PIB :".
Et les auteurs d’ajouter : "Si la législation était restée celle de 1999, le taux de prélèvements obligatoires serait passé de 44,3% en 1999 à 45,3% en 2008 (..). A titre d’illustration, en l’absence de baisse des prélèvements, la dette publique serait environ 20 points de PIB plus faible aujourd’hui qu’elle ne l’est en réalité, générant ainsi une économie annuelle de charge d’intérêts de 0,5 point de PIB."
Outre les cadeaux faits aux plus riches (allègement ISF, Bouclier fiscal...), ce sont les allègements d’impôts (la suppression de la taxe professionnelle par exemple) et des cotisations sociales dont ont bénéficié les entreprises qui sont au coeur de cette évolution.
Le manque à gagner total (4), pour l’État, des allègements accordés aux entreprises est de 172 milliards d’euros en année pleine, soit 67,7% du total des recettes fiscales nettes du budget 2011 et 1,87 fois le déficit prévu !
Dans ce total, on retrouve les exonérations de cotisations sociales patronales dont la compensation coûte annuellement quelque 30 milliards d’euros (29,8 milliards en 2009).

notes :
1. Les prélèvements obligatoires sont les impôts et cotisations sociales effectives reçues par les administrations publiques et les institutions européennes.(définition INSEE).
2. Tribune dans le « New York Times » du lundi 15 août.
3. Champsaur P. et JP Cotis : Rapport sur la situation des finances publiques, Avril 2010, p,3.
4. Conseil des Prélèvement Obligatoires : « Entreprises et « niches » fiscales et sociales, des dispositifs dérogatoires nombreux », La Documentation française, octobre 2010. Les prélèvements obligatoires sont les impôts et cotisations sociales effectives reçues par les administrations publiques et les institutions européennes.
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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 09:00

Une fois n'est pas coutume, ce vendredi, voici un article un peu fourre-tout !

Il est des semaines où beaucoup d'actualités mériteraient des brèves. C'est le cas de cette semaine. Le format d'un blog ne le permet pas alors, en ce dernier jour de la semaine travaillée, l'idée m'est venue de faire le tour de tous ces sujets.

Un regain d'intérêt pour le PCF

Et, pour commencer, un peu d'autosatisfaction.

Le blog que vous lisez connait actuellement son meilleur classement parmi les blogs français sur le site de référence Wikio. Ce mois-ci, ce blog est classé 2 606ème, toutes catégories confondues sur un total qui doit dépasser les 50 000 blogs. Classé par Wikio dans la rubrique "société" (et pas "politique", allez comprendre !?), le blog d'Andrée OGER est désormais classé en 140ème position, la meilleure de son histoire, et gagne 5 places en 1 mois.

Et donc, petit satisfecit pour la petite équipe du blog et pour Andrée, et un grand merci aux lecteurs, réguliers ou non, ainsi qu'aux commentateurs !

Peut-être faut-il voir dans cette progression, un retour d'intérêt pour les analyses et propositions communistes en ces temps d'effondrement du capitalisme ?

En tout cas, les communistes de la section Eure Sud, qui couvre les cantons de Saint André, Damville et Nonancourt, connaissent un regain d'activité et les effectifs militants rajeunissent. Nous venions de perdre en juin notre cadette (19 ans), partie à Rouen pour ses études, et nous venons d'en accueillir une autre, une lycéenne de 18 ans ! 

Sur le terrain, il est clair que le contact fréquent avec les habitants, retraités, salariés et parents d'élèves, permettent des discussions de qualité et la diffusion de nos propositions, ce que nous interdisent les médias dominants. Les camarades ressentent tous l'amélioration évidente de l'accueil de notre matériel, notamment aux portes des entreprises. Un autre signe ?

Ce travail de fourmi est long et nécessiterait des effectifs militants plus conséquents. En tout cas, il progresse et se structure : Rome ne s'est pas fait en un jour, dit-on, et la Révolution française n'est pas née spontanément le 14 juillet !...

Du bon choix des candidats

En tout cas, les communistes, sur notre section comme dans le département ou nationalement, sont aussi en pleine réflexion pour trouver les candidats qui porteront le mieux leurs idées et le programme du Front de Gauche aux Législatives de 2012. La conclusion est proche. Nous vous en ferons part sur ce blog pour ce qui concerne notre circonscription.

Pour ce qui est des Présidentielles, nul besoin de voter dimanche ! Nos primaires à nous ont eu lieu.

Les communistes ont déjà débattu de ce sujet au printemps, en interne et avec leurs partenaires du Front de Gauche et ce sera Jean-Luc MELENCHON qui portera nos couleurs pour cette élection. A ce titre, le candidat du Front de Gauche sera le seul candidat de rassemblement à gauche alors que celui qui sera choisi dimanche prochain ne sera que le candidat du seul Parti socialiste.

Et puis, pour choisir son candidat de gauche face à la droite de Sarkozy aux Présidentielles, il y a déjà un vote de prévu, démocratique et contrôlé officiellement, c'est le premier tour de l'élection présidentielle !

L'important n'est-il pas finalement ce que proposent les uns et les autres ? En clair, le programme ?

Nous sommes dans un système politique où l'on vote pour un gus qui devient finalement une sorte de monarque républicain, avec sa cour (le Parlement) et qui peut ensuite faire ce que bon lui semble, quitte à trahir complètement ses engagements électoraux ! Et on nous parle d'un système démocratique ?

Des promesses, du vent, du sang et des larmes

Parlons du petit chef actuel, Nicolas Sarkozy ! Entre ses promesses d'augmenter le pouvoir d'achat des français et de lutter contre la délinquance, deux axes forts de sa campagne 2007, que de trahisons !

De la même façon, les français ont décidé souverainement de rejeter le Traité Constitutionnel Européen en 2005 malgré le soutien de la classe politique française (hormi le PCF à gauche ce qui pose le problème de la représentation politique de ce pays, par ailleurs). Nicolas Sarkozy a violé cette souveraineté dès le début de son mandat avec la signature du traité de Lisbonne.

Démocratie toujours avec la réforme des retraites, imposée par le tsar et ses sbires au parlement malgré l'opposition de 70 % des français et de l'ensemble des partenaires sociaux et de l'opposition !

Démocratie enfin, avec une réforme des territoires qui veut en finir avec la démocratie locale, l'autonomie des communes et des départements, malgré l'opposition des élus locaux et des administrés les plus informés.

L'inquiétude repose sur le comportement du futur Président de la République sur ces questions. Nos amis socialistes ne sont pas très clairs, ni sur le traité de Lisbonne, ni sur les retraites, ni même sur la réforme des collectivités !

Quand on vous dit que ce qui compte, ce n'est pas le candidat mais le programme !...

Guerres mondiales

Dernier sujet du jour, le coût des conflits étrangers dans lesquels nous a engagé Nicolas Sarkozy et sa majorité UMP et Nouveau Centre.

On apprend ce matin que la guerre en Afghanistan coûte à la France la coquette somme de 1 million d'euros par jour ce qui représente 360 millions d'euros par an. Cumulé sur dix ans de guerre, l'intervention en Afghanistan a coûté 3,6 milliards d'euros à notre pays ! Et pour quels résultats ?

De la même façon, la guerre en Libye, depuis six mois, coûte quasiment autant, avec ses bombardements journaliers. Là aussi, on peut se demander pour quels résultats ? Sans sympathie particulière pour Kadhafi, la Libye était jusque là le pays d'Afrique le moins endetté, celui où le développement humain était le plus élevé (selon l'ONU !) et où les femmes et les hommes joussaient d'une grande égalité. De tout cela, il ne reste que des ruines. Quelle fierté pour notre pays !...

Tout cet argent aurait pu servir à tellement de choses ! Dans la santé, l'éducation ou la recherche scientifique par exemple ! Et on nous rabat les oreilles sur le manque d'argent de l'Etat ?

Communiste : de la continuité dans les idées

C'est peut-être pour toutes ces raisons que de nombreux citoyens se tournent à nouveau vers le Parti communiste ?

Après des décennies de mensonges sur le bonheur absolu et le gigantesque progrès démocratique que représentait la chute de l'URSS et la "fin du communisme", chacun se rend compte que le "capitalisme triomphant" n'a apporté au final que plus de misère sociale et de guerres, moins de contrôle des peuples sur leurs élus et une insécurité grandissante dans le monde, avec toutes ces interventions guerrières, cette montée du terrorisme, ces politiques sécuritaires qui ne font que durcir la délinquance.

De la même façon, le mirage européen s'est évanoui comme le mythe de la construction européenne et de sa monnaie unique qui devaient amener stabilité et prospérité à l'Europe et aux travailleurs. L'Europe est un boucher qui dépèce les peuples pour le compte de l'ogre capitaliste.

Les communistes français se sont opposés aux différents traités européens depuis Maastricht en 1992. Ils se sont opposés aussi à la réforme des retraites et aux interventions militaires françaises en Afghanistan et en Libye. En cela, le PCF est la seule force politique a avoir été claire sur toutes ces questions et à tenir ses positions depuis !

Communistes, nous n'avons pas à avoir honte de notre histoire, de nos engagements.

C'est peut-être aussi ça qui attire à nouveau nos concitoyens, l'engagement de milliers d'hommes et de femmes qui, malgré toutes les insultes, luttent contre un système qui annonçait le Paradis et qui amène l'Enfer sur Terre ?

Les êtres humains ne sont pas parfaits. Les communistes non plus.

C'est bien pour cela que nous combattons pour un système économique et politique naturellement équitable, qui protège les plus faibles par la loi et organise une juste répartition des richesses, le Socialisme.

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 09:39

Les retraités français font entendre leur voix ce 6 octobre. Ils rejoignent les nombreuses mobilisations sociales en France et dans le Monde.

Ce jeudi 6 octobre, 110 villes de France verront défiler les retraités.

A l'appel des syndicats de retraités CGT, CFDT, CFTC, UNSA et du syndicat des retraités de la Fonction Publique, les manifestants dénonceront les dégradations constantes du pouvoir d'achat des retraités, dégradations qui risquent de s'accélérer avec les mesures d'austérité que souhaite imposer au peuple français le régime de Nicolas Sarkozy. Les syndicats revendiquent une augmentation significative des retraites, en particulier pour les basses pensions, un minimum de pension au niveau du SMIC ainsi qu'une nouvelle modalité d'indexation.

Bien évidemment, nous serons présents et nous invitons ceux qui le peuvent à venir défiler !

A Paris, le cortége partira à 14 heures de la Bastille pour rejoindre Nation.

Avec cette manifestation, les retraités prennent les devants sur une mobilisation sociale convoquée pour le mardi11 octobre à l'appel de l'intersyndical.

Le mot d'ordre principal de ces deux mobilisations est le refus d'une austérité qui fera supporter aux seuls salariés les conséquences d'une crise dont sont responsables les milieux de la finance et de la banque !

Le 6 octobre et le 11 octobre, il sera important de rappeler à tous que "nous refusons de payer LEUR dette !" et que si "la crise, c'est eux, la solution, c'est nous !"

A Evreux, le 11 octobre, le rendez-vous est à 10 h 30, devant la Bourse du travail, rue de l'Ardèche.

Au delà des mobilisations nationales, il serait difficile de faire le tour de toutes les mobilisations qui touchent les entreprises françaises. rappelons seulement le cas des salariés de M-Real, toujours en attente d'un repreneur, ou ceux de MSD-Organon, près de Gisors, qui luttent pour sauvegarder leurs emplois. Une pensée aussi pour les marseillais de Fralib, filiale de Lipton, qui tentent de conserver leur site de production de tisanes "l'éléphant". Les soutiens massifs de toute la Région Provence et des salariés CGT de la filière agroalimentaire font de ce combat un exemple !

La contagion sociale touche les Etats-Unis.

Au delà de nos frontières, des mobilisations d'ampleur continuent de secouer le Vieux-continent tout comme les Amériques. Les médias préfèrent couvrir des événements plus pipol mais moins politique pour éviter toute vélléité de rébellion chez les salariés français.

Ainsi, la Grèce n'est traitée que d'un point de vue financier. Ces cons de grecs auraient vécu au dessus de leurs moyens et ce seraient les gentils européens qui devraient éponger la dette de ce pays, sinon la Grèce nous entrainerait dans une nouvelle crise. Telle est, en résumé, la version que nous donnent les médias capitalistes et le gouvernement actuel.

La vérité est bien différente : le développement capitaliste a gangréné l'économie grecque depuis son entrée dans la zone euro et, aujourd'hui, après une crise dûe aux financiers et aux banques, ce seraient aux travailleurs grecs de payer l'ardoise. Sauf que les grecs sont moins bêtes que ne l'espéraient l'Europe, Sarkozy-Merkel, le FMI et le gouvernement social-démocrate local. Depuis des mois, les grecs s'évertuent à empêcher la mise en place des mesures de super-régression sociale. Ils bénéficient en cela de l'aide politique d'une seule force : le Parti communiste grec. Les autres, extrême-droite comprise, sont acquis à l'austérité.

La nouvelle donnée internationale, c'est l'entrée en résistance d'une partie de la population aux Etats-Unis.

Sur le modèle des indignés espagnols, et avec un discours solidaire du peuple grec et des indignés du monde entier, israéliens notamment, ce sont des milliers de travailleurs, de chômeurs et de jeunes qui occupent les rues de certaines villes étatsuniennes, New-York principalement.

Ils revendiquent leur appartenance aux 99 % (face aux 1 % de riches !) et dénoncent vigoureusement la crise et ses responsables économiques et politiques. Un discours très à gauche pour les Etats-Unis !

Après plusieurs grandes initiatives depuis mi-septembre, notamment l'occupation de Wall-Street, temple du dieu Argent, les manifestants ont enfin fait parler d'eux dans les médias français dimanche dernier, en coupant le pont de Brooklyn. Les policiers new-yorkais, récemment subventionnés par l'une des banques impliquées dans la crise de 2008, ont arrêté près de 700 manifestants : vive la liberté d'expression américaine !

Hier, ce sont encore 12 000 manifestants qui ont parcouru les rues du quartier de Wall Street ("la rue du mur", celui de l'argent certainement !?). La nouveauté, c'est que de nombreux syndicats, dont la puissante AFL-CIO, apportent leur soutien au mouvement.

Boston, Chicago ou Salt Lake City ont également connu des manifestations et une autre action est prévue jeudi à Washington.

Ailleurs, on aurait pu parler du mouvement chilien pour la gratuité des études qui continue, ou des mobilisations en Espagne, Italie,...

L'important est de comprendre que le monde du travail se trouve face à une attaque d'ampleur de la part de gouvernements qui obéissent aveuglément aux dogmes libéraux, en faveur des marchés financiers, qu'il faudrait rassurer.

Partout, des résistances d'ampleur s'organisent, traversant les clivages culturels, communautaires ou religieux (comme en Israël) car c'est bien Tous Ensembles que nous mèneront cette lutte, pour préserver nos acquis et l'avenir professionnel et social de nos enfants, et pour faire payer les vrais responsables de cette crise : les milieux économiques et financiers ainsi que leurs relais politiques au pouvoir, de droite comme de gauche.

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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 09:08

Pour booster une rentrée qu'ils souhaitent forte en luttes, les fédératons communistes de Haute-Normandie appelaient à un meeting hier soir à Rouen. Autour de 400 personnes, militants et sympathisants, ont répondu présents.

IMGP0700.JPGLa politique, ce n'est pas que les petites phrases, les querelles de personnes et les scandales qui secouent la droite ou DSK. La politique, c'est le quotidien de la population, ce sont les luttes, c'est l'espoir d'une société plus juste et d'un avenir meilleur. Avec ce meeting, les communistes de Haute-Normandie ont voulu remettre la vie des citoyens, des "vrais gens", sur le devant de la scène.

Organisée en quinze jours, cette initiative a réuni autour de 300 participants, salariés du public comme du privé, retraités, étudiants et chômeurs.

Les témoignages ont été nombreux, sur la santé et la protection sociale, sur l'abandon des aides alimentaires aux plus démunis par l'Europe, sur le combat des salariés du ferroviaire pour défendre le service public et le frêt, sur le combat des papetiers d'Alizay, sur les services publics en général.

IMGP0712.JPGSébastien Jumel, maire de Dieppe, et Jean-Paul Lecoq, député-maire de Gonfreville-l'Orcher, nous ont brossé le portrait d'une population qu'ils connaissent bien et qui souffre, mais une population qui cherche aussi des solutions, des perspectives, et que les mois à venir doivent aider à retrouver le chemin de la lutte. Face à une société capitaliste qui court à la catastrophe et emmène le monde à sa perte, il faut se mobiliser, se rassembler, pour construire un autre projet de société, plaçant "l'humain d'abord". Comme le dira Jean-Paul Lecoq, "le capitalisme est en train de s'effondrer ; il nous faut d'urgence construire une alternative si nous ne voulons pas finir sous ses décombres !". Sébastien Jumel, de son côté, insistera sur "la dynamique que nous devons impulser à notre démarche de Front de gauche pour que celle-ci devienne un véritable Front populaire".

Le dernier intervenant a été notre député européen, Jacky Hénin.IMGP0734.JPG

Revenant sur une Europe qui coupe les ressources aliementaires aux plus démunis mais soutient les banques et les mesures d'austérité, l'eurodéputé a vertement dénoncé ce système capitaliste qui protège les puissants et a provoqué lui-même une crise financière et une dette publique qui servent aujourd'hui à étrangler les travailleurs ! Il dénonce particulièrement le groupe Renault qui demande 24 millions d'euros pour des formations bidons à destination de salariés dont certains ont trente-cinq ans de boîte et sont jetés à la rue sans considération et sans aides !

Le message de Jacky Hénin, comme celui des autres intervenants, est bien un message de lutte, la lutte pour construire l'espoir d'un changement véritable, depuis la rue et jusque dans les urnes.

C'est finalement un appel à mobilisation qui a été lancé : mobilisation autour des M-Real, avec leur action de ce matin à Alizay ; mobilisation des 6 octobre, pour les retraités, et 11 octobre, pour l'ensemble des salariés.

Les seuls combats perdus sont ceux que l'on ne mène pas : les communistes ont bien l'intention d'aller au combat, d'abord dans la rue, avec les salariés en lutte, et ensuite dans les urnes, dans une dynamique de rassemblement, de Front de gauche.

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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 09:56

Notre département n'est pas épargné par l'agression généralisée contre les acquis sociaux et contre les emplois. Cette semaine, deux entreprises euroises font l'actualité.

La situation de l'emploi ne cesse de se dégrader dans notre département comme partout en France. malgré les magouilles du gouvernement, avec l'aide de Pôle Emploi pour camoufler la hausse du nombre de demandeurs d'emplois, par des radiations forcées notamment, chacun se rend compte que la situation sociale se dégrade chez nous comme ailleurs.

Deux entreprises euroises de grande taille connaissent des difficultés depuis un long moment et leurs salariés se battent, chacun à leur façon, pour préserver l'essentiel : leur outil de travail.

M-Real, Alizay

C'est le cas des papetiers de M-Real, à Alizay, dont nous avons déjà beaucoup parlé.

La lutte des salariés de cette usine dure depuis deux ans désormais et continue d'être soutenue fortement par les communistes locaux et, notamment, par notre camarade Gaëtan Levitre, maire d'Alizay et conseiller général du canton.

Depuis juin, des discussions sont en cours pour trouver un repreneur à cette papéterie rentable, abandonnée par son propriétaire finlandais pour une stratégie financière qui se moque éperdument des salariés et du bassin de vie concernés. Trois candidats restent en lice désormais : un repreneur allemand (un financier : bof !), un repreneur français (solide) et un repreneur thaïlandais (qui cherche à s'implanter en Europe). Deux soucis demeurent :

  • la boîte finlandaise, sachant la papèterie rentable, cherche quand même à fermer le site malgré des négociations menées avec les repreneurs ;
  • les repreneurs ne s'engagent pas, pour l'instant, à maintenir l'emploi sur deux ans.

La pression locale a poussé notre gouvernement, et particulièrement Bruno Le Maire (ministre des forêts), à s'investir dans cette lutte. Une rencontre aura lieu entre le groupe finlandais, le gouvernement et les salariés demian matin à 9 h.

Fidèles à leur stratégie, les salariés et les élus locaux se mobilisent demain matin. nous vous invitons à aller leur prêter main forte : demain, mercredi 5 octobre, blocage du rond-point d'Alizay, à partir de 9 h

MSD-Organon, Eragny/Epte

Parallèlement, ce sont les salariés du site pharmaceutique MSD d'Eragny/Epte, à côté de Gisors, qui se battent pour empêcher la fermeture d'un site qui produit des produits hauts de gamme (dont de l'insuline) par le leader mondial de l'industrie pharmaceutique, le groupe Merck.

Dans ce cas aussi, le problème est la recherche de la rentabilité maximum, quitte à sacrifier des centaines d'emplois et, même, des molécules vitales pour les malades !

Les négociations peinent à avancer et le comité de défense du site, mené par notre camarade Marcel Larmanou, maire et conseiller général de Gisors, a choisi de frapper un coup aujourd'hui, par une manifestation de soutien, mardi 4 octobre, à 11 h à Gisors.

Même s'il est trop tard pour appeler à cette manifestation (et y aller !), nous sommes de tout coeur avec ces salariés et nous ne pouvons que les inviter à poursuivre la lutte. Après tout, seules les batailles qu'on ne mène pas sont perdues d'avance ! !...

Après Sealynx, il y a quelques semaines, voilà deux conflits qui démontrent à la fois la nocivité d'un système capitaliste prêt désormais à sacrifier aussi des sites industriels rentables, et la résistance ouvrière à ces attaques.

Ce sont ces résistances qu'il faut développer, loin des débats télévisés et des querelles de personnes !

Les communistes offrent ce soir une tribune aux salariés et aux associations qui luttent pour l'emploi et la solidarité.

A 18 heures, à la Halle aux toiles de Rouen, au meeting du PCF haut-normand, vous entendrez un autre son de cloche que le ronron médiatique qui nous endort pour mieux nous euthansasier !

L'heure, au contraire, est à la résistance !

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 08:22

Les semaines se suivent et se ressemblent avec des mobilisations d'ampleur aux quatre coins du monde contre une société et un système qui ne proposent que la misère comme avenir.

Il y a quelques semaines, nous parlions des centaines de milliers d'israéliens, juifs et arabes, bras dessus - bras dessous, qui défilaient dans les rues des grandes villes israéliennes contre la misère grandissante d'un pays où les forces de droite n'ont comme politique que celle de la tension avec les voisins arabes.

Il y a quelques semaines aussi, nous parlions de ces centaines de milliers de chiliens, solidaires des étudiants, qui dénonçaient un système universitaire qui devient de plus en plus inaccessible au plus grand nombre. Cette université chilienne qui tend, comme la française, a aller vers le modèle américain, une université "libérale" (c'est-à-dire capitaliste) où seuls ceux dont les parents ont de l'argent peuvent étudier, permettant ainsi aux élites d'assurer  l'hégémonie de leurs descendants pour les générations à venir.

La semaine dernière, après des blocages de ministères et de nouvelles manifestations massives à l'appel des syndicats, c'est le Parti communiste grec (KKE) qui lançait un appel à la désobéïssance civique contre les nouvelles taxes sur les travailleurs, invitant des centaines de milliers de grecs à ne pas payer ces impôts qui servent au remboursement des financiers internationaux.

Ce week-end, ce sont les portugais et les nords-américains qui ont fait parlé la poudre.

Ce samedi, 200 000 travailleurs portugais ont  répondu à l'appel du syndicat communiste CGT-P. Eux aussi, comme en Espagne, en Grèce, en Allemagne ou en grande-Bretagne, ont à faire face à une alliance Droite- socialistes-Europe pour imposer aux travailleurs une purge historique, un retour en arrière social dont on sait qu'il ne fera que plonger les travailleurs dans une misère plus grande, dans le seul bénéfice de tirer un maximum de revenus pour les secteurs financiers et capitalistes.

Ce week-end, ce sont aussi des milliers de citoyens nord-américains qui ont envahi les rues de New-York et d'autres villes, sur le modèle des indignés espagnols.  L'occupation du pont de Brooklyn a fait la une des JT français bien que cela fasse des semaines que ces indignés étatsuniens sont sur le terrain, occupant même Wall-Street il y a quinze jours !

Partout, ce sont les inégalités du système qui sont dénoncées, des inégalités qui se creusent avec cette crise dont on voit bien qu'elle ne touche que ceux qui vivent de leur travail, ou ceux qui en sont privés. Les plus riches, qui vivent des rendements de leurs actions, de leurs placements ou qui dirigent des entreprises pour les rendre toujours plus rentables, ceux-là sont toujours plus riches, délocalisent, investissent, spéculent, et donnent des conseils aux gouvernements pour pourvoir gagner encore plus d'argent.

La crise est une arnaque. Ceux qui veulent rembourser la "dette" sont des arnaqueurs !

Faisons comme la Bolivie ou l'Islande : refusons de payer la dette ou ceux qui en sont la cause, les banques !

En France, la journée du 11 octobre offrira une possibilité d'expression pour les travailleurs de ce pays. Saisissons-là !

A Evreux, le rendez-vous est à 10 h 30, le 11 octobre, à la Bourse du Travail, rue de l'Ardèche (près de Cora).

Et, pour préparer cette journée, les communistes vous donnent rendez-vous mardi soir, 4 octobre, à la halle au Toile de Rouen (près de la mairie), pour un meeting de lutte, de témoignages.

N'attendons pas 2012 !

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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 09:21

Latvian Socialist Party logo 

Les élections législatives anticipées en Lettonie, qui se déroulaient samedi 17 septembre ont accouché d'un résultat historique. Pour la première fois depuis la restauration du capitalisme en 1991, les communistes du Parti socialiste de Lettonie ont remporté un scrutin national, à la tête de la coalition de gauche du Centre de l'harmonie.

 Le Centre de l'Harmoniea obtenu 28,36% des voix (dont 41% à Riga) ainsi que 31 élus sur les 100 que compte le Parlement. Il devance assez largement les partis de droite libéraux-nationalistes de de la Réforme(20,82% et 22 sièges), de l'Unité(18,83% et 20 sièges) et de l'Alliance nationale(13,8% et 14 sièges).

L'étendue du consensus existant entre les trois formations de droite, sur fond d'ultra-libéralisme économique et de nationalisme ethnique euro-compatible, devrait permettre la formation d'une coalition gouvernementale réactionnaire.

Contrairement au discours médiatique dominant, le Centre de l'Harmonie n'est absolument pas un « parti russe » en Lettonie. Certes, la base sociale et politique de la coalition était initialement cette minorité russophone longtemps privée de ses droits civiques et politique et encore aujourd'hui largement discriminée et stigmatisée par le nationalisme raciste des partis de droite lettons.

Mais le succès de samedi prouve que les communistes du Parti socialiste de Lettonie et les socialistes du Parti de l'Harmonie – les deux composantes essentielles de l'alliance – ont su rassembler large, et unir travailleurs Lettons de souche et russophones autour d'un discours d'opposition au racisme d’État et aux recettes libérales concoctées en concertation entre les classes dirigeantes lettones, le FMI et l'UE.

Il faut dire que la traditionnelle instrumentalisation d'un nationalisme letton, divisant les travailleurs en lettons de souche 'privilégiés' et lettons russophones exclus, ne peut plus masquer la faillite de la restauration du capitalisme en Lettonie après 1991, ressentie durement aujourd'hui par tous les ménages ouvriers et populaires.

Le « miracle letton » fut plutôt un mirage bien éphémère. Après une décennie 1990 marquée par une récession continue – en 2005, la production industrielle Lettone ne représentait encore que 50% de celle de 1990 – la consommation des ménages ainsi que l'investissement ont été artificiellement gonflés par le crédit, provoquant un endettement à grande échelle mais aussi une bulle immobilière considérable.

Inflation galopante et endettement des ménages rendant la situation des classes populaires et moyennes lettones précaires, politique fiscale favorable aux entreprises rendant vulnérables les comptes publics, enfin consommation financée par les importations dans un pays où l'appareil productif 'national' (hérité de l'époque soviétique) a été démantelé, creusant donc un déficit commercial abyssal : toutes les conditions étaient réunies pour un désastre social.

La crise capitaliste de 2008-2009 a touché la Lettonie de plein fouet avec en deux ans – 30% de récession, une dette publique multipliée par sept et enfin un taux de chômage record de 22,2%.

Confrontée à la faillite du capitalisme libéral Letton, la classe dirigeante Lettone a choisi la fuite en avant : la vassalisation accrue envers l'UE et le FMI et l'approfondissement d'une politique ultra-libérale avec le plan d'austérité mis en œuvre en 2010 prévoyant une baisse des salaires des fonctionnaires de 20 à 50%, des retraites de 10 à 70% ou encore une baisse des salaires dans le privé de 20 à 30%.

Confronté à une fronde sociale sans précédent, miné par les affaires de corruption, le gouvernement a été contraint de dissoudre l'Assemblée en juillet dernier, après consultation populaire selon la procédure constitutionnelle.

La percée historique du Centre de l'Harmonie, et des communistes qui la mènent, est l'expression d'une colère massive de la classe ouvrière lettone, quelque soit son étiquette ethnique ou son statut juridique.

Elle vient de loin. Depuis plusieurs années, les communistes et la gauche ne cessent de progresser. En 2009, le « Centre de l'Harmonie » remportait la mairie de Riga. Cette même année, l'ancien maire communiste de Riga soviétique, secrétaire du Parti socialiste letton (PSL) devenait député européen. Une revanche historique pour cet ancien prisonnier politique après 1991, coupable d'être resté fidèle à l'Union soviétique.

Certes, la droite libérale et nationaliste vassalisée à l'UE et au FMI ne laissera pas le pouvoir à l'alliance socialiste-communiste, elle qui a posé dans la campagne notamment la remise en cause de l'Euro et la relance des dépenses publiques plutôt que l'austérité.

Tout comme en Russie ou en République tchèque, voilà un autre pays de l'Est où les communistes représentent plus que jamais l'opposition au capitalisme libéral et au nationalisme étroit compatible avec cette « prison des peuples » qu'est l'Union européenne.

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 08:55

Retour sur un débat essentiel : la place du service public en France.

Après une journée historique de mobilisation dans l'enseignement public et privé, mardi dernier, l'actualité s'est emballée sur le sujet. Nationalement, avec les déclarations de Nicolas Sarkozy, futur candidat UMP aux Présidentielles, qui joue la traditionnelle opposition entre public et privé, et localement, avec ce scandaleux refus des maires de Bois-le-Roi et du L'Habit d'accepter les enfants de chômeurs (et de personnes en longue maladie, de fait) à la cantine de leur commune.

Cette bataille autour des questions d'éducation replace les services publics au centre des débats. En effet, la politique de taille dans les effectifs de l'Education nationale est un aspect de la politique de réduction des effectifs de fonctionnaires (RGPP) et de privatisations de certains services. 

Plus particulièrement, l'hémorragie des effectifs enseignants depuis 2007 est une catastrophe pour la qualité de l'enseignement donné à notre jeunesse et, au final, une garantie d'échec scolaire pour les enfants qui ont besoin d'un encadrement important ou pour ceux dont les parents n'ont pas les moyens financiers ou le bagage scolaire pour donner des cours particuliers à leurs enfants.

L'ascenseur social est mort avec l'esprit républicain, assassiné par plusieurs décennies d'étouffement et de saignées. Aujourd'hui, c'est le règne de la reproduction sociale qui est assuré : les fils à papa auront les meileurs écoles (privées) avec du soutien (privé) puis de longues études dans des filières assurant leur avenir. A l'inverse, les enfants de tout un  chacun devront se contenter d'une école publique au rabais avec au mieux la chance de trouver un petit boulot en intérim en sortant de l'école, avec ou sans diplôme.

Cette destruction lente de l'Education nationale est l'un des axes qui permet aux plus riches de préserver l'avenir de leur progéniture en créant un système éducatif à plusieurs vitesses qui garantit à leur progéniture les meilleures places dans la société future. Au passage, la multiplication des institutions privées ouvre un marché nouveau et rentable à des capitaux en mal de placements sûrs.

Ce que connait l'Education, c'est ce que connaissent la plupart des services publics : une politique de réduction des moyens accompagnée d'une fonte des effectifs par le non remplacement de la moitié des départs en retraite.

Chacun connait les difficultés du monde hospitalier, par manque de personnel et par manque de moyens. La politique de fermeture de maternités ou d'hôpitaux est le corollaire de cette politique de baisse des effectifs et des moyens.

Et on retrouve des situations comparables un peu partout, dans la justice, dans la police et la gendarmerie, aux routes, à l'ONF, aux impôts. Il n'est qu'à voir les différentes fermetures de tribunaux, de gendarmeries, de trésoreries qui se succèdent sur nos territoires en même temps que disparaissent les écoles, les bureaux de poste ou les services techniques du téléphone, de l'électricité ou du gaz. Le service public, donc l'Etat, désertent le terrain et des territoires entiers sont promis à l'abandon complet : certains départements n'ont d'ores et déjà plus de gares SNCF en activité, la Creuse s'est battue en 2010 pour le maintien de son unique service de cancérologie, celui de l'hôpital de Guéret, etc...

Le discours dominant, développé depuis des décennies, tente d'opposer le secteur public au secteur privé ; l'objectif est de salir le service public pour faire accepter sa disparition, par privatisation, réduction ou ou sa fermetures de sites.

Le service public serait inefficace ou coûteux et les fonctionnaires trop nombreux et trop bien payés. Il faut donc "dégraisser le mammouth" comme le résumait si bien un ministre dit socialiste.

En quoi notre économie marche t-elle mieux après des décennies de privatisations des banques, des assurances, de fleurons de l'industrie (Renault, Thomson, GDF,...), de France Télécom, des sociétés d'autoroutes, ... ?

Les usagers, devenus consommateurs, sont-ils mieux traités ? Les services sont-ils moins chers ? Les salariés plus heureux ?.... Et puis, puisque ces entreprises coûtaient chers, maintenant qu'elles ne sont plus "à la charge" de l'Etat, est-ce que les impôts ont baissé ?

A toutes ces questions, la réponse est non !

Moins de services publics, c'est toujours des coûts qui augmentent pour les usagers, des difficultés d'accès aux services et des salariés moins nombreux et, souvent, moins payés. On le voit avec l'eau, le gaz ou l'électricité, pour ne citer que ces exemples flagrants.

Moins de services publics, c'est également des emplois qui disparaissent donc des jeunes et des moins jeunes qui ne trouveront pas là leur avenir professionnel.

Et pour les salariés du secteur privé, la privatisation d'un service public ou la suppression de postes de fonctionnaires n'a jamais entrainé, nul part, de hausses de salaires ou d'améliorations des conditions de travail !

Comme l'Education Nationale, les services publics sont là pour apporter à tous les citoyens, quel que soit leur domicile et quels que soient leurs revenus, un service identique et de qualité. C'est l'égalité républicaine !

S'opposer comme nous le faisons aux fermetures de classes, aux suppressions de postes d'enseignants, et, plus généralement, à la fermeture de services publics locaux, ce n'est pas seulement défendre une idée de la République, celle issue de la Révolution de 1789 et de la Libération de 1945, c'est défendre l'intérêt général, donc celui des "petits", des "sans voix" face à un marché privé qui ne favorise que les "gros", les "puissants".

Opposer salariés du public et salariés du privé, c'est créer une brèche entre deux catégories de travailleurs qui ont les mêmes intérêts et qui bénéficient chacun du travail de l'autre.

Dans toutes les luttes, salariés du privé et salariés du public doivent être côte à côte, car ils assurent à eux deux la création des richesses et leur juste répartition, par le biais des services publics.

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