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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 09:43

Un article de Rue89.

En espérant que Rosine COULONG, maire de Croth, lira ce texte et prendra conscience des justes raisons qui ont poussé les habitants de sa commune à s'opposer à l'installation d'une antenne SFR de 35 mètres à portée des premières maisons !

Solidaire


La liste des actions entreprises contre la téléphonie mobile ces dernières semaines est quasiment sans fin :

  • « Brax. Le projet d'antenne s'éloigne » ;
  • « Castres. Ils font analyser leur sang pour dénoncer une antenne-relais » ;
  • « Halluin déclare ouverte la chasse aux antennes relais “ sauvages ” ;
  • “ Foix. Une association contre l'antenne ” ;
  • “ Uxem en danger : un collectif dénonce l'antenne relais ” ;
  • “ Antenne-relais interdite à Elne ” ;
  • “ Hérouville interdit une antenne relais ” ;
  • “ Téléphonie mobiles : précautions à Volvic et blocage à Montaigut ” ;
  • “ Acy-Romance : mobilisation contre une antenne relais ”…

Que se passe-t-il ? Les Français n'écouteraient-ils plus les adages de l'Académie de médecine, dont le principal conseil en matière de champs électromagnétiques est Didier Aurengo, ancien conseiller scientifique de Bouygues Télécom ? Ne se fieraient-ils plus à l'État français pour les protéger – État dont l'actuelle ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a enterré son projet de loi visant à protéger la population des radiofréquences depuis qu'elle fait partie du gouvernement ?

Préféreraient-ils écouter les recommandations du conseil d'experts de l'OMS qui, après avoir évincé de son collège les scientifiques compromis avec les opérateurs, a déclaré récemment le téléphone portable “ cancérogène possible ” ? Se fieraient-ils au Conseil de l'Europe qui a demandé le 6 mai dernier aux États membres de revoir leurs normes de sécurité en matière de téléphonie mobile dans les plus brefs délais ?

“Mauvaises ondes”

Les Français ne croiraient-ils plus en l'indépendance des chercheurs, après que le documentaire “Mauvaises Ondes”, programmé sur France 3 le 18 mai 2011 a brillamment montré que si leurs résultats n'étaient pas conformes aux attentes des commanditaires, ils disparaissaient aux oubliettes ? (Voir un extrait, de 6m30)


Un soupçon se serait-il dessiné dans leurs esprits quand, le 15 juin 2011, sur France 5, le représentant des opérateurs, Jean-Marie Danjou, esquiva par une faiblarde pirouette à plusieurs reprises la question pourtant simple du journaliste Yves Calvi : “accepteriez-vous de mettre par écrit que les ondes de la téléphonie mobile sont sans danger pour la santé ? ”

Que se passe-t-il ? Les Français commenceraient-ils à soupçonner que les milliards d'euros de recettes des géants de la téléphonie mobile auraient pu justifier quelques petites cachotteries quant à la réalité du risque sanitaire qu'encourt la population ? (Bouygues Telecom : 5,6 milliards d'euros ; SFR : 12,6 milliards ; Orange : 22,8 milliards, d'après leurs sites respectifs)

Des études scientifiques sonnent l'alerte

Les opérateurs auraient par exemple pu faire signer à un gouvernement Jospin sur le départ des normes d'émissions de radiofréquences aberrantes qui ne prennent pas en compte les effets biologiques non thermiques des micro-ondes pulsées.

Ou bien ils auraient pu, à force de lobbying, pousser l'Agence française de sécurité sanitaire (Afsset) à déclarer par la voix de son directeur général adjoint, Gérard Lasfargues, que certes le téléphone portable génère une modification du débit sanguin cérébral, mais que “ cela ne veut pas dire que c'est grave. C'est une réaction physiologique normale de l'organisme mais cela veut dire qu'il se passe quelque chose ” (sur TF1, le 25 février 2011).

En furetant un peu sur Internet, lesdits Français auraient-ils senti les cheveux se dresser sur leurs têtes face à la foultitude des (très accessibles) études scientifiques qui sonnent l'alerte ?

Des endroits préservés de la pollution électromagnétique

“C'est pas possible ! Qu'est-ce que c'est que ça, encore ? ”, se sont peut-être inquiétés les Français, effarés d'apprendre que leur génial smartphone ou leur Wifi si pratique peut déclencher chez les personnes prédisposées, et même à bonne distance, de violents maux de tête, des troubles de la concentration, de la mémoire, de l'équilibre, des nausées, des pertes de poids, des dépressions, des crises de tachycardie, des arythmies cardiaques et peut-être même des accidents vasculaires cérébraux

Les Français auraient-ils alors entendu parler de la première consultation pour personnes électrohypersensibles du pays, ouverte par le professeur d'oncologie Dominique Belpomme, unique médecin français à se pencher sur la question, quand les praticiens d'autres pays signent par milliers des appels à un changement des pratiques ?

Auraient-ils appris que celui-ci a déjà reçu plus de 500 malades chez qui il a pu mettre en évidence leur électrohypersensibilité par plusieurs marqueurs spécifiques et que son traitement expérimental soulage certaines personnes, mais que ce qu'il leur faut, à ces patients, pour guérir vraiment, ce ne sont pas des médicaments, car au fond, ils ne sont pas malades. Ce qu'il leur faut, ce sont des endroits préservés de la pollution électromagnétique. Or de tels endroits n'existent plus, grâce à l'obligation faite aux opérateurs de couvrir le territoire dans son entier.

Grossières manipulations des réalités scientifiques

“Oh la la”, ont sans doute pensé les Français, en voyant l'image de personnes comme moi, survivant dans des parkings souterrains, des grottes, des forêts et se déplaçant caparaçonnées d'un voile métallique qui arrête les ondes. “Pourvu que ça n'arrive pas à mes enfants ! ”, se sont-ils certainement exclamés, décidant sur-le-champ de se mobiliser comme ils peuvent contre l'implantation de la nouvelle antenne de téléphonie ou de Wimax sur leur commune.

Serait-ce possible, une telle onde de résistance ? Cette mobilisation tous azimuts ne serait-elle pas plutôt l'expression d'une psychose collective tout-à-fait irrationnelle ?

C'est ce que les opérateurs – décidément rois de la cabriole – tentent encore désespérément de nous faire croire par de grossières manipulations des réalités scientifiques, osant sans rire mettre à égalité les effets des micro-ondes pulsées et ceux des ondes radio, qui seraient selon eux “ de même nature au plan sanitaire. ”

Par Marine Richard | Ecrivain & journaliste | 19/07/2011 | 16H11

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 09:20

La démission de Xavier Emmanuelli, fondateur et président du Samusocial de Paris depuis 18 ans traduit le désarroi des acteurs sociaux face à une misère qui grandit alors que l'Etat se désengage fortement.

Elle aura fait du bruit, cette démission ! Fondateur du Samusocial de paris avec l'aide de jacques Chiral en 1993, Xavier Emmanuelli claque la porte sous Nicolas Sarkozy.

Cette année, les financements de l'Etat sont en baisse de près d'un quart pour le Samusocial de Paris. Le résultat, ce sont des centres qui ferment, comme celui qui accueillait il y a encore quelques semaines des dizaines de femmes seules. Incapable d'aider des familles entières, le Samusocial oriente femmes et enfants vers les services d'urgence des hôpitaux parisiens. C'est le retour au XIXème siècle !

La même situation est dénoncée depuis des mois par d'autres associations comme les Restos du Coeur, Emmaüs ou le Secours Populaire. Baisse des aides et diminution des stocks alimentaires confiés aux associations humanitaires entrainent des difficultés de gestion et de répartition auprès de nos compatriotes les plus déshérités( L'Europe bazarde l'aide aux démunis ).

Le travail de sape des valeurs de solidarité mené par la droite au pouvoir depuis quasiment 16 ans (élection de Chirac en 1995), après les désastreuses années Mittérand, laisse de plus en plus de travailleurs sur le bas côté. Même ceux qui travaillent régulièrement sont en difficultés pour trouver un logement, pour nourrir leurs enfants ou pour rembourser leurs crédits !

Dans ce contexte, c'est bien de plus de solidarité qu'a besoin notre société. Il faut épauler ceux qui sont à la rue, non pas pour seulement les abriter et les nourrir, mais pour leur permettre de trouver une issue à leur exclusion.

Il se trouve bien quelques abrutis, ici ou là sur les blogs, pour trouver à nouveau qu'on en fait trop pour les "étrangers". La confusion mentale entretenue par la droite et le FN sur la situation des étrangers en France amène certains esprits limités à confondre "étrangers" et "précaires". Il serait temps que ces esprits aveugles se rendent compte de la bêtise de leurs propos, comme si la misère ne touchait que les immigrés !

Français ou immigrés, peu importe ! Le combat contre la misère passe par la défense d'organismes comme le Samusocial car il est intolérable, dans un pays riche comme la France, d'accepter que des enfants dorment dans la rue comme dans n'importe quelle ville du Tiers-Monde !

La précarité et la misère ne sont pas des fatalités comme le chômage et les reculs sociaux !

Tout est une question de choix politiques donc de volonté. Comme le démontrait l'article d'hier (lire : Etre riche coûte de plus en plus cher !  ), les riches en France sont de plus en plus riches, extraordianirement riches. Le PIB de notre pays progresse d'années en années, signe d'un enrichissement global du pays et les dividendes des grosses sociétés cotées en Bourse progressent fortement.

Le premier combat est donc celui de l'inégalité sociale et des choix politiques qui favorisent les marchés financiers et le développement des dividendes boursiers au détriment de la rémunération du travail.

Faire baisser la misère, c'est d'abord rétablir un marché de l'emploi sain, des services publics de qualité et une école de la République qui assure son rôle de ciment social. Cela ne se fera que si toute la société évolue dans le bon sens, vers une réindustrialisation génératrice d'emplois stables, et vers une répartition équitable des richesses de ce pays, sous forme de salaires et de retraites en hausse.

Le combat pour la défense du social en France passe d'abord par un combat contre les forces politiques qui oeuvrent pour le détruire en orientant toutes les forces de l'Etat vers la satisfaction des intérêts des classes possédantes.

Défendre le social et faire reculer la misère, c'est se battre contre les partisans du libéralisme, qu'ils soient de gauche ou de droite.

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 10:31

En regardant le classement des 500 plus grosses fortunes professionnelles, on se rend compte qu'il devient de plus en plus difficile d'y rentrer.

Comme chaque été, le magazine "Challenges" publie sa liste des 500 plus grosses fortunes professionnelles de France.

Comme d'habitude, c'est Bernard Arnault, PDG de LVMH, qui caracole en tête avec 21,24 milliards d'euros. 21,24 milliards d'euros, cela fait 21 240 millions d'euros ou bien 21 240 000 000 euros. Faites le calcul de vos revenus annuels et vous comprendrez mieux l'immensité de sa fortune.

Derrière lui, viennent Gérard Mulliez (Auchan) avec 21 milliards d'euros, Liliane Béttencourt (l'inénarrable héritière de l'Oréal) avec 17,5 milliards d'euros, Bertrand Puech (Hermés) avec 12,2 milliards d'euros puis François Pinault (PPR, Pinault-Printemps-La Redoute) avec 8,1 milliards d'euros.

On apprend ainsi qu'il faut posséder un patrimoine minimum de 60 millions d'euros pour entrer dans ce classement 2011 des plus grosses fortunes. En 1996, il en fallait "seulement" 14 millions ! Cela représente une hausse de 330 % en 15 ans alors que le SMIC, lui, n'a augmenté que de 57 % et le PIB, la richesse produite en France, de 63 % !

Moralité : la part de richesses accaparéés par les grandes fortunes a grossi très largement en 15 ans ce qui prouve, une fois de plus, que notre pays a des ressources et que le problème réside uniquement dans sa répartision, défavorable aux revenus du travail.

A regarder les noms publiés dans cette étude, on apprend aussi qu'il y a 51 milliardaires en France, 11 de plus qu'en 2010. Ce n'est pas la crise pour tout le monde !

Parmi ces milliardaires, seul un n'est pas l'héritier d'une dynastie. il s'agit de Xavier Niel (12ème avec 3,2 milliards d'euros), le fondateur de l'empire informatique Iliad-Free.

En clair, ce n'est pas en travaillant que l'on devient riche mais en héritant. Liliane Bettencourt est dans le même cas que les descendants Dassault, Louis-Dreyfus, Wertheimer (Chanel), Bolloré, Bouyghes, Rothschild ou Peugeot, tous d'heureux ou heureuses fils/filles à papa qui sont né(e)s avec une cuillère d'argent dans la bouche.

L'idéal républicain d'égalité de tous à la naissance en prend un coup dans les gencives ! Tout comme le discours sur la crise et le manque d'argent de l'Etat qui nécessiteraient des coupes sombres dans les dépenses utiles de l'Etats, dans la santé, l'éducation ou le social.

Si l'Etat voulait réellement s'attaquer aux déficits de ses caisses, il saurait à qui demander une participation.

Malheureusement, le rôle de l'Etat en système capitaliste, est de s'assurer que le capitalisme perdure et que ceux qui détiennent l'argent, le capital, continuent d'accroître leurs richesses à un bon train.

A ce rythme là, il va être de plus en plus difficile d'entrer dans ce classement des 500 plus grosses fortunes françaises !

Être riche : cela coûte vraiment beaucoup d'argent !

Milliardaire-crise.JPG

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 08:56

La polémique née des propos d'Eva JOLY sur l'intérêt d'un défilé militaire dénote de deux conceptions différentes deu 14 juillet : fête du peuple ou fête de l'Etat.

En dénigrant le défilé militaire et en comparant la France à la Corée du Nord, Eva JOLY a lancé une discussion complètement décalée par rapport aux préoccupations majeures des français actuellement mais une discussion qui dénote néanmoins de deux conceptions de la République.

Si on réfléchit bien à la question, force est de constater que la France est la seule démocratie qui fait défiler ses troupes le jour de sa fête nationale. Comparer la France à la Corée du Nord est peut-être osé mais, après tout, sur ce point, cela nous fait un point commun que nous ne partageons pas avec l'Allemagne, l'Espagne ou d'autres républiques occidentales.

Evidemment, il n'en aura pas fallu plus pour déclencher la colère d'une droite prête à s'enflammer pour tout sujet qui exalte nationalisme et racisme. Les propos de François FILLON, premier ministre de son état, sur l'absence d'"une culture très ancienne des traditions françaises, des valeurs françaises, de l'histoire française" en parlant d'Eva JOLY vise autant à la dévaloriser qu'à jouer à nouveau sur la désormais essentielle fibre raciste du discours de l'UMP en mettant en avant les origines norvégiennes de la candidate écologiste. Il ne faisait pas bon être noir ou arabe en Sarkozie, voilà que même les français d'origine européenne sont aussi montrés du doigt : pas assez français ! ...

A jouer avec le feu, la droite devrait se méfier : son leader n'est pas non plus de longue tradition française, tout comme nombre de ses responsables, nés pour certains loin du sol national !

Au delà de cette lamentable polémique raciste de la part d'un premier ministre dont le discours devrait être exemplaire, c'est bien plus le fonds du problème qui révèle une divergence de vue sur le sens de la fête nationale entre la droite et une partie de la gauche.

Car, en effet, la question est bien de savoir s'il est normal de centrer le 14 juillet sur un défilé militaire ?

Comme beaucoup de communistes, je serai tenté de dire non.

Et cela, pour des raisons historiques et des raisons de conception de la fête nationale.

Historiquement, la prise de la Bastille, le 14 juillet, et la Révolution qui a suivi, ont été l'oeuvre du peuple français, civil, et non un coup d'état militaire ! D'ailleurs, il n'y a pas eu à l'époque une "armée française" pour défendre la République contre les forces coalisées : c'est le peuple français lui-même qui s'est armé et qui est parti combattre les troupes fournies par les monarchies voisines pour écraser la Révolution française. C'est le sens des premiers mots du premier couplet de la Marseillaise "Aux armes citoyens ! Formez vos bataillons !..."

Au demeurant, avec la fin de la conscription, l'armée française n'est plus l'émanation du peuple français : c'est désormais une armée de métier qui obéit aux ordres de l'Etat. Que se passerait-il aujourd'hui en cas de nouvelle Révolution en France ? Dans quel camp se rangerait-elle ?... En 1871, ce sont les troupes françaises qui ont écrasé la Commune de Paris qui refusait, à l'origine, la défaite face à la Prusse.

Si le premier défilé militaire a eu lieu dès le 14 juillet 1790, il regroupait les gardes nationaux fédérés lors d'une "fête de la Fédération", c'est-à-dire effectivement le peuple en arme défendant la République.

Il faudra attendre 1880 et la troisième République pour que le 14 juillet devienne fête nationale et que reviennent les défilés militaires... 10 ans après la défaite contre les prussiens, histoire de montrer la force belliqueuse de la France.

Personnellement, je préfère le souvenir du 14 juillet 1936 et de son million de travailleurs défilant dans Paris pour célébrer l'image d'une Révolution dont les valeurs de "Liberté, Egalité, Fraternité" célébraient la volonté du peuple de France de briser ses chaînes et de prendre la parole pour construire son avenir.

C'est bien cela l'esprit du 14 juillet et non cette image martiale d'une armée marchant au pas, exaltant la mort et mettant en avant ses soldats intervenants en Afrique, en Afghanistan ou en Libye.

Dans le temps, de nombreuses retraites aux lampions étaieent organisées dans nos villes et nos villages et entrainaient jeunes et vieux dans une communion sympathique plus proche de l'esprit de 1789.

Alors, plutôt que montrer nos biscotos au monde entier, peut-être devrions-nous revenir à un 14 juillet populaire, exaltant les valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité et montrant la force de la France au travers de son peuple, de sa jeunesse, de ses arts, de ses industries ?

Il s'agit bien là de deux conceptions opposées du 14 juillet reposant sur deux visions de la révolution française, entre celle d'une élite au pouvoir qui craind son peuple et celle d'un peuple qui prend en main son histoire et son avenir.

Que Eva JOLY soit franco-norvégienne ne change rien aux données du problème, en cette période de crise profonde du capitalisme, la droite ne craind rien de pire qu'un peuple français qui reprendrait en main son histoire et sa démocratie.

Il ne faudrait pas qu'à trop regarder ce qui a été possible en 1789, le peuple français soit capable de se dire que cela est encore possible en 2011 !

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 09:20

Aux quelques groupies de droite fréquentant ce blog : la crise est devant nous !

La tension règne aux Etats-Unis sur le financement de l'état fédéral, dans le rouge incarnat. Républicains et démocrates ont du mal à se mettre d'accord sur les solutions à appliquer pour sortir la tête des Etats-Unis de l'eau : la purge démocrate ou l'amputation républicaine ?

C'est qu'aucun des deux n'envisage une autre politique économique que celle qui a conduit à la crise : toujours plus de libéralisme, toujours plus d'aides publiques aux marchés, toujours moins de fonctionnaires !

Le libéralisme pour sauver le libéralisme.

La mondialisation capitaliste a mis l'économie mondiale KO en jouant la spéculation contre l'économie réelle ? Qu'à cela ne tienne ! remettons encore plus de mondialisation capitaliste !

La France a amorti le choc de la crise financière de 2008 grâce à ses mécanismes de protection sociale ? Qu'à cela ne tienne, cassons la retraite par répartition, revenons sur le contrat de travail, ses horaires réglementés !

L'éta fédéral américain, comme ses homologues européens, a permis d'amortir la crise en injectant de milliers de milliards d'euros d'argent public dans le secteur financier, explosant sa dette publique ? Qu'à cela ne tienne ! Spéculons sur la dette publique !

L'exemple du Minnesota (centre des Etats-Unis, à la frontière canadienne ; capitale Minneapolis) est illustratif de la situation économique de nombreux états américains. Souvenons-nous de la Californie de Terminator, au bord du gouffre il y a quelques mois !

Solidaire


Vendredi dernier, les lumières du Minnesota se sont éteintes. Ses élus se sont pris les doigts dans la crise : L'Etat américain est en faillite et ses 23 000 fonctionnaires ont été priés de rentrer chez eux.

Peuplé de 5,3 millions d’habitants et grand comme un tiers de la France, le Minnesota présente un trou de 5 milliards de dollars dans ses caisses.

C'est trop, pour un Etat qui n'est pas autorisé à recourir au déficit. Résultat : les parcs nationaux, les musées, les zoos, les services sociaux et la plupart des services publics ont été purement et simplement fermés. Les seuls à continuer de tourner sont la police, les hôpitaux et les prisons. Et encore, à moitié.

Homérique Amérique

Le 1er juillet débutait le nouvel exercice fiscal, et, selon sa Constitution, l’État du Minnesota devait alors avoir comblé son déficit. Pour se faire, les démocrates veulent augmenter les impôts des plus aisés. Ce dont ne veulent pas entendre parler les républicains, qui préfèrent couper dans les dépenses publiques. D'où le blocage, et le blackout.

Article "les mots ont un sens"

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 09:22

Après la Grèce, c'est toute la zone euro qui se retrouve menacée de banqueroute par les marchés spéculatifs.

Chacun se rappelle du discours qui avait prévalu avant la mise en place de la monnaie unique euroépenne : finie la spéculation ! Finie l'inflation ! La monnaie unique allait permettre aux économies européennes d'être plus fortes ensemble. On voit le résultat.

Depuis l'éclatement de la bulle spéculative immobilière en 2007 et l'effondrement du secteur bancaire et financier, les économistes de gauche, à l'instar des communistes, avaient prévenu du danger que représentait le renflouement des banques par les états sans réforme de fond du système financier.

De fait, les dettes privées, celles des banques et des spéculateurs, sont devenues publiques avec l'injection de milliers de milliards d'euros d'argent public sur les marchés pour éviter l'effondrement des bourses et de l'économie. Sauf que, la loi du marché reprenant vite le dessus, tout cet argent injecté dans les marchés financiers n'a pas été utilisé à relancer l'économie ou à améliorer le sort des travailleurs. Bien au contraire ! Les banques et les organismes spéculatifs ont fait ce qu'ils font toujours : ils ont cherché à spéculer avec cet argent pour dégager les plus gros bénéfices possibles et rémunérer un maximum leurs actionnaires et les possesseurs de capitaux.

Les organismes financiers ont ainsi prêter aux états, à des taux souvent élevés, l'argent public qui venait de leur être versé ! Un peu comme si vous donniez de l'argent à votre banquier pour qu'il vous le prête avec des intérêts faramineux ! Une arnaque !

Spéculer contre les monnaies, puis contre les états les plus fragiles, est devenu une activité lucrative. Tout comme la spéculation sur les denrées alimentaires ou les stocks de pétrole.

L'Islande a ainsi été attaquée dès le lendemain de la crise pour l'obliger à rembourser l'argent de la banque islandaise privée Icesave qui avait fait faillitte. Les islandais ont refusé de céder et de payer pour les spéculateurs. Bien leur en a pris.

Pour la Grèce, le gouvernement "socialiste", avec l'appui de la droite, de l'Europe et du FMI, a au contraire décidé d'optempérer aux ordres des marchés en acceptant l'aide européenne au lieu de faire une croix sur sa dette. C'est le peuple grec qui se voit aujourd'hui sommé de régler l'ardoise des marchés financiers. La résistance populaire grecque, avec en pointe les communistes du KKE et leur syndicat, le PAME, est un exemple de combat contre les marchés financiers.

Mais les marchés ont de la suite dans les idées et ce sont désormais l'Espagne et l'Italie qui sont dans la ligne de mire.

Une fois encore, l'Europe montre quels intérêts elle sert ; au lieu de prendre la défense du peuple italien, elle pousse (sans trop de difficultés) le gouvernement de Silvio Berlusconi vers le renforcement des politiques d'austérité en Italie.

Angela Merkel résume assez bien la philosophie de nos élites européennes qui acceptent la spéculation contre les états. Pour elle,  "l'Italie doit envoyer elle-même un signal important qui est l'adoption d'un budget répondant à des exigences d'économies et de consolidation". En clair : austérité ! austérité !

L'outil de stabilité que devait être l'euro est devenu un outil d'austérité contre les peuples après avoir été un outil de flambée des prix.

Face à une crise qui est d'abord une crise du modèle capitaliste, les tenants du système, gouvernements, banquiers ou entreprises, n'ont qu'un discours : encore plus de libéralisme, toujours moins d'état et moins de règles sociales !

Depuis le début de la crise économique et du chômage dans les années 70, les dérégulations, privatisations et mondialisations n'ont apporté que plus de chaos, de misère et de chômage en France, en Europe et dans le Monde.

En 40 ans de libéralisme, la situation n'a fait que se dégrader pour les peuples, les travailleurs et l'environnement : le libéralisme est un échec !

C'est bien d'un changement complet de stratégie politique et économique dont a besoin le pays et l'Europe.

Même si l'idée fâche, y compris à gauche, la question de la sortie de l'euro se pose.

Cette sortie est possible. Des travaux d'économiste, notamment autour d'ATTAC, le démontrent. Elle permettrait une reprise en main de nos politiques économiques et industrielles en dehors du libéralisme débridé du capitalisme et de l'Europe.

A l'inverse du Front national, cette sortie de l'euro ne doit pas se faire avec un repli nationaliste mais, au contraire, avec la volonté de tisser des liens avec d'autres pays pour des échanges économiques mutuellement avantageux. C'est ce qu'essaient de faire les pays d'Amérique du Sud autour du Vénézuela, de la Bolivie et de Cuba avec l'Alliance Bolivarienne pour les Amériques (ALBA). Cette sortie de l'euro doit s'accompagner de mesures contre les fuites de capitaux et d'une nationalisation du secteur bancaire.

2012 pourra être l'occasion électorale d'exprimer notre volonté collective de sortir des schémas conservateurs libéraux ou sociaux libéraux qui dominent le débat politique français depuis les années 80.

En attendant, soyons solidaires des peuples en lutte contre l'austérité qui leur est imposée par les marchés financiers grâce à l'Europe et à leurs gouvernements ! Leurs luttes permettront ou non d'éviter que nous connaissions, à notre tour, la mise en place de programmes de super austérité en France.

 Affiche-PCF-crise.jpg

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 09:04

Empêtré dans ses alliances politiques avec les Etats-Unis au sein de l'OTAN, la France s'embourbe en Libye et en Afghanistan dans des aventures militaires sans fin.

Aujourd'hui, les parlementaires français devraient sans surprise appuyer le gouvernement de Nicolas Sarkozy et François Fillon pour poursuivre la campagne guerrière en Libye. Les députés socialistes ont en effet déjà prévenu qu'ils soutiendraient la participation militaire française à l'initiative de l'OTAN.

Quatre mois après le déclenchement d'une campagne qui devait être courte, la guerre en Libye a déjà coûté plus de 160 millions d'euros selon les propres chiffres du gouvernement (Valérie Pécresse, 9 juillet 2011). Une somme faramineuse en période soi-disant de disette financière pour un résultat loin des objectifs affirmés de départ.

Une intervention militaire en Libye par mercenaires interposés

Car, n'oublions pas que l'intervention militaire de l'OTAN viole la résolution de l'ONU sur la Libye !

Celle-ci prévoyait de protéger les populations civiles de possibles massacres par l'armée régulière libyenne et d'apporter de l'aide humanitaire aux civils. A peine quelques jours plus tard, cette protection se transformait en attaque avec des frappes aériennes sur l'armée libyenne puis des bombardements en pleine ville de Tripoli et sur d'autres villes libyennes aux mains des partisans de Khadafi, au mépris des populations civiles qui y vivent : des vicitmes collatérales comme dit la novlangue militaire !

A cela est venue s'ajouter la fourniture directe d'armes aux "rebelles" libyens comme l'a reconnu la France. Un pas de plus dans un engrenage guerrier dont on ne voit pas l'issue et, surtout, dont on ne connait pas les conséquences ! La présence d'éléments islamistes au sein d'une opposition libyenne peu recommandable fait craindre la création d'un nouveau foyer islamiste aux portes de l'Europe. Ce n'est pas pour rien si l'Union africaine dénonce cette intervention militaire depuis des mois ! Tout comme d'autres puissances comme la Russie, l'Inde ou la Chine.

Certains esprits critiques en Afrique relèvent la coïncidence entre l'intervention française en Libye et la création, à l'intiative de Khadafi, d'une banque centrale africaine et surtout d’un Fonds monétaire africain, initialement basé à Yaoundé (Cameroun) et doté d’un capital de plus de 40 milliards de dollars (27,6 milliards d’euros) ? Alors que la Libye investit déjà des milliards de pétrodollars un peu partout en Afrique, ce fonds aurait pu destabiliser un peu plus le garrot économique maintenu par la Françafrique sur l'économie africaine et ses fabuleuses ressources minières, agricoles et forestières dont bénéficient de nombreux grands groupes français.

D'une protection des civils, cette intervention en Libye vise d'ailleurs désormais le renversement pur et simple du pouvoir libyen. Un coup d'état en quelque sorte.

Rappelons que toutes les conventions internationales et que la charte de l'ONU interdisent le renversement d'un régime par la force par une puissance étrangère : il s'agirait là d'un précédent dont on sent bien le potentiel danger qu'il représente alors que les Etats-Unis multiplient les menaces contre l'Iran ou la Syrie ! Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que des partisans du régime syrien ont attaqué les ambassades françaises et étatsuniennes à Damas hier : l'interventionnisme militaire de la France en Côte-d'Ivoire, en Libye et en Afghanistan, pour le compte des Etats-Unis, et l'implication de puissances étrangères dans l'armement des "rebelles" syriens, produisent des sentiments anti-français et anti-américains violents.

En Syrie aussi la présence d'éléments islamistes (salafistes) ne fait aucun doute. Il n'est pas difficile sur internet de trouver des témoignages et des reportages de chaînes étrangères sur ce sujet.

Les occidentaux jouent avec le feu ! L'exemple afghan et le soutien aux moudjahiddines contre le régime prosoviétique dans les années 80 n'a donc pas servi de leçon ? A croire que les talibans et Al Qaïda gènent moins les puissances capitalistes occidentales que des régimes trop "indépendants" même s'ils sont laïcs ?...

Le traitement à sens unique de l'information concernant la Syrie et la Libye, vise à simplifier au maximum des situations bien plus complexes. Il n'y aurait que de méchants régimes dictatoriaux, mafieux et claniques, face à de gentilles oppositions désarmées, représentant la majorité de la population. Facile ensuite de justifier des bombardements !

Quand les gentils deviennent les méchants

A l'inverse, les situations en Palestine ou au Koweit ne bénéficient pas de la même approche des médias et du gouvernement.

Au Koweït, monarchie héréditaire appliquant un islam rigoureux et avec une démocratie de façade, la révolte populaire dans le cadre du printemps arabe a été très violemment mâtée : intervention militaire de l'Arabie Saoudite à la demande des émirs locaux, meurtres, emprisonnements, etc. Pas une déclaration de la France ! Pas une image des médias ! Les émirs du pétrole peuvent massacrer leur population en paix. Il semble que là-bas, les gentils soient au pouvoir et les méchants dans la rue aux yeux de notre gouvernement, des médias et de "l'opposition" socialiste.

En Palestine, on ne sait trop où remonter le fil des événements tant l'histoire du peuple palestinien est constituée d'une suite d'abominations, de crimes et de violations des droits internationaux par Israël.

Sans revenir aux massacres de Sabra et Chatila en 1982, il parait nécessaire de remonter néanmoins au bombardement de Gaza par l'armée israélienne en janvier 2009 et les 1 600 morts civils causés par ce crime.

Rien que cette année, lors de la célébration de la Nakba (la "catastrophe" qu'a constituée la création d'Israël aux yeux des palestiniens), 9 palestiniens sont morts à Gaza sous les balles israéliennes et deux autres sont morts sur le plateau syrien du Golan occupé par Israël. Ces morts avaient le grand tort de participer avec des dizaines de milliers d'autres à des marches contre l'occupation israélienne.

Et, actuellement, ce sont plusieurs bateaux d'aides humanitaires qui sont bloqués sur injonction israélienne en Grèce et en Turquie, des bateaux civils dont le grand "crime" est de vouloir briser un blocus militaire israélien sur Gaza transformant cette bande de terre en gigantesque ghetto de Varsovie.

La collaboration des autorités françaises et européennes à l'arrestation de citoyens qui voulaient se rendre dans les territoires occupés par Israël permet de comprendre pourquoi les médias ne relaient pas ce scandale humanitaire et juridique à la hauteur de son importance.

Loin de considérations démocratiques ou humanitaires, les interventions françaises successives en Afghanistan, en Côte d'Ivoire, en Libye et demain ailleurs, servent essentiellemnt des intérêts géopolitiques et géostratégiques au profit des grands groupes capitalistes occidentaux. Le silence complice de nos gouvernements sur les meurtres et délits commis par les pouvoirs bahreinis ou israéliens le démontre.

Les parlementaires UMP, Nouveau Centre ou socialistes qui s'apprêtent à voter la continuation de la guerre en Libye se rendent coupable de complicité avec Sarkozy dans un conflit qui ne bénéficie pas au peuple libyen et qui risque d'avoir des conséquences funestes sur la stabilité de l'Afrique du nord au profi des islamistes.

Et c'est avec fierté qu'il faut regarder les élus communistes et les quelques téméraires d'autres horizons qui refuseront de cautionner ce délire militariste et impérialiste de Nicolas Sarkozy.

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 09:20

Alors que Total annonce une prochaine hausse des carburants, Xavier Bertrand hausse le ton. De la comédie !

Il aura fallu des mois de polémiques pour qu'au cours du printemps, le gouvernement fasse pression sur les grands groupes pétroliers, Total en tête, afin d'obtenir une baisse symbolique des carburants à la pompe au moment où le prix du baril de pétrole baissait nettement. De quoi offrir au gouvernement l'occasion de montrer aux automobilistes sa compassion pour leur mécontentement même si le résultat, redisons-le, a été somme toute très modeste.

Cette fois, le PDG de Total annonce une hausse des prix à la pompe pour le début de la semaine prochaine. Il n'en aura pas fallu plus pour que Xavier Bertrand sorte de son ministère en exigeant des explications au PDG de Total.

Une réaction de comédien ! Et cela pour plusieurs raisons.

Première raison, l'annonce de Christophe de Margerie n'est pas une surprise. Dès le printemps, avant même que les prix baissent, il avait prévenu que ceux-ci ne tarderaient pas à remonter. Feindre la surprise aujourd'hui, c'est donc tenter de jouer sur la courte mémoire des français.

Deuxième raison, le gouvernement fait mine de s'attaquer aux groupes pétroliers. De cette façon, il évacue complètement sa part de responsabilités, notamment sur les demandes répétées des associations de consommateurs et du Parti communiste de baisser les taxes sur les carburants, entre une TIPP à montant fixe et une TVA  qui rapporte d'autant plus que le prix est élevé à la pompe, il y aurait de quoi faire. L'hypocrisie du gouvernement, reprise en coeur par les médias, sur l'impossibilité de le faire à cause du déficit public ne tient pas quand on pense aux nombreuses exonérations fiscales mises en place par la droite depuis 2007 et sur lesquelles elle ne revient pas, crise ou pas crise.

Troisième raison, le gouvernement peut hausser le ton contre la hausse annoncée des carburants alors qu'il valide les hausses répétées des prix de l'électricité ! Des hausses largement supérieures à l'inflation.

Dans le même ordre d'idée, faut-il rappeler que la droite prône la libre concurrence et que sa ligne politique, en termes économiques, est basée sur le libéralisme dont le crédo est d'affirmer que c'est l'offre et la demande qui fixent les prix ? Faut-il rappeler également que la droite a privatisé Elf puis Total (gouvernement Balladur de 1994 à 1995), autorisé l'entrée du privé au sein de Gaz de France et EDF (gouvernement Villepin en 2005) puis vendu GDF à Suez en 2008 (Sarkozy et Fillon). Faut-il rappeler aussi que la droite (et le PS) défendent une Europe dont l'action consiste prioritairement à plier les législations nationales aux règles de la marchandisation de la société avec, notamment, la casse des services publics et l'ouverture des marchés protégés à la concurrence privée ?

La droite défend une politique qui privatise tous les secteurs vitaux pour notre société, dans l'énergie notamment, en France comme au niveau européen. Les conséquences de ces politiques sont limpides : ouverture de juteux marchés pour les capitaux et dégradation de la qualité des services pour les consommateurs (devenus clients) avec une flambée des tarifs à court terme.

Protéger le consommateur nécessiterait de reprendre le contrôle de ce secteurs clé qu'est le secteur de l'énergie, au même titre que les banques et l'eau.

Cette passe d'arme entre Total et le gouvernement ressemble à une fausse dispute entre larrons sur le marché, le temps qu'un complice vide les poches des spectateurs !

Un peu de tenue et d'honnêteté serait bien venue à droite !

Cette hausse annoncée des carburants, après celles de l'électricité ou du gaz, est le résultat des politiques libérales de privatisations et d'ouverture des marchés publics au privé, menées par la droite (et le PS). Il serait temps d'assumer vos décisions, messieurs de l'UMP !

Quant à nous, communistes, nous faisons des propositions CONCRETES et REALISTES pour obtenir des baisses de prix, notamment dans le secteur de l'énergie. je vous invite à relire l'article suivant : Hausse des prix / Carburant : le rapport qui fâche 

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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 08:58

Article tiré du site Marianne2


Savez-vous en quoi consiste la « compétitivité équitable » du Medef ? Réponse : supprimer l'horaire légal de travail, ne plus payer d'heures supplémentaires, conserver les allègements de charges et ne pas augmenter les salaires !

Medef : La flexibilité « équitable » expliquée aux salariés

Au Medef, on a le chic pour éviter les mots qui fâchent au profit d'expressions nébuleuses mais ... nettement plus élégantes. Ainsi, Laurence Parisot dans sa conférence de presse du 5 juillet ne parlait pas de « flexibilité accrue » mais « d'adaptabilité » et de « compétitivité équitable »
Et oui, le mot flexibilité c'est évocateur, mais laid ! Et pourtant, c'est bien ce qu'a décrit Laurence Parisot au cours de sa conférence de presse.
Il faut savoir que dans le raisonnement du Medef, le salarié est une sorte de « partenaire » qui a d'immenses devoirs, mais doit être conscient que ses droits doivent être minimes, sous peine de voir son entreprise pérécliter.
Donc, selon Laurence Parisot : « (...) Les 35 heures continuent à faire des dégâts, notamment parce que le dispositif 35 heures a créé dans les esprits l’idée que la base horaire était devenue une finalité dans le travail. Alors que cela doit être d’abord un moyen (...) »
En clair, salariés, la dolce vita est terminée. Oubliez vos RTT, investissez-vous, autant qu'il est nécessaire, mobilisez-vous, mais ... à titre quasi gracieux !
Car, dixit Laurence Parisot : « (...) un tel mouvement doit profiter à la fois à la question du coût du travail avec une baisse de la cotisation employeurs, mais aussi profiter au salaire net des salariés, avec une baisse de la cotisation des salariés (...) »
Profiter au salaire net des salariés, mais de combien ?
Pour en connaître le montant, il est bon de se référer à une intervention du Medef, en mars 2011 : « (...) la contrepartie offerte aux salariés est expliquée par le chef de file de la délégation patronale, Patrick Bernasconi : (...) La réduction maximale de cotisation est fixée à 0,4 point. Le taux de cotisation est actuellement de 6,40% : 4% sur la part employeur et 2,4% sur la part salariale (...) La baisse prévue représente (...) 60 à 70 euros de pouvoir d’achat en plus pour un salarié (...) »
Au delà de ce pourboire, Laurence Parisot nous confie comment elle entend rénover les relations entre salariés et employeurs, dans le cadre de la « compétitivité équitable » : « (...) du point de vue de la durée du travail, cela veut dire que nous gagnerions en adaptabilité si la durée du travail devenait une durée conventionnelle. Une durée conventionnelle, cela veut dire une durée qui se négocie au niveau de l’entreprise, éventuellement au niveau de la branche. Cela, c’est un apport en souplesse qui nous rend plus compétitif ou plutôt également compétitif au sens de aussi compétitif et c’est bien de la compétitivité équitable car dans équitable, il y a le respect de chacun et notamment des salariés de nos entreprises (...) »
Revenons deux secondes à la définition de la « laide » flexibilité, proposée par la Banque de Ressources Interactives en Sciences Economiques et Sociales. Elle en définit plusieurs types, dont deux, sont bien connues des salariés
« (...) La flexibilité quantitative externe se réalise par le recours au marché du travail. Elle consiste à faire varier les effectifs de l'entreprise en fonction des besoins par le recours aux contrats de travail précaires et les licenciements. (Plus de 600 000 ruptures conventionnelles depuis sa création )
La flexibilité qualitative externe consiste à remplacer le contrat de travail par un contrat commercial plus facile à rompre. On peut citer le recours aux travailleurs intérimaires (...) » .
Et une qui ressemble à s'y méprendre à « l'apport en souplesse » vantée par madame Parisot !
La flexibilité quantitative interne s'obtient par la variation de la durée de l'activité en fonction de la production : variation des horaires de travail, utilisation de temps partiels, annualisation de la durée du travail : les creux dans l'activité de l'entreprise sont compensés par les périodes de boom ce qui évite le recours aux heures supplémentaires plus onéreuses (...) »
Cette souplesse ne saurait bien entendu mettre fin aux allègements de charges qui : « (...) ne sont pas un cadeau. Les allégements de charges sont une nécessité. Sans ces allégements de charges, la situation de notre commerce extérieur serait bien pire encore (...) »
Résumons nous : Plus de flexibilité et de productivité des salariés cumulé au maintien des allègements de charges. Donc plus de profits à distribuer aux actionnaires ! Maintenant, pour ce qui concerne les dits salariés, ce serait à l'état de prendre en charge ou transférer sur le consommateur/salarié cette baisse de cotisation. CQFD !
On pourra regretter que Laurence Parisot n'ait pas eu le temps de de nous expliquer en quoi les 35H00 ont été si désastreuses pour les profits des entreprises du CAC 40 et ses actionnaires ?
2007 : « (...) près de 95 milliards d'euros (...) »
2008 : « (...) près de 85 milliards d'euros de bénéfices (...) »
2009 : « (...) 49,6 milliards d'euros de profits (...) »
2010 : « (...) Plus de 80 milliards d'euros de bénéfices (...) »
Entreprises qui, au demeurant, payent infiniment moins d'impôts, sur les sociétés que les PME, voir, pas du tout !
Quant aux rémunérations des dirigeants exécutifs des entreprises du SBF 120. Indice qui comprend les 120 principales sociétés cotées en France et donc celles du Cac 40, on pourra constater, que la vie n'a pas été trop dure en 2009 comme en 2010.
Mais comme le dit Laurence Parisot : « (...) La France a changé. L’Europe a changé. Le monde a changé (...) » Et c'est pourquoi, elle affirme sans rire que : « (...) Dans une telle approche globale, sans limite dans le temps, sans contrainte, nous pouvons avoir l’espérance de remplir cet objectif d’une meilleure compétitivité au service de tous (...) »
Reste à savoir la définition exacte du : Tous ... de Laurence Parisot !

Crédit photo
FlickR CC - Emile Ogez 
Mercredi 6 Juillet 2011
J-C Slovar

Commentaire :

On comprend mieux les dernières propositions faites par l'UMP de faire voler en éclats les 35 heures et "d'assouplir" les règles sociales en négociant les heures de travail par entreprise ou par branche : il s'agit ni plus ni moins que d'une reprise des revendications patronales ! 

Et, comme le dit un internaute sur le site Marianne2 en reprenant "la phrase de Laurence Parisot que vous citiez :
"un tel mouvement doit profiter à la fois à la question du coût du travail avec une baisse de la cotisation employeurs, mais aussi profiter au salaire net des salariés, avec une baisse de la cotisation des salariés"
Petit rappel : Les cotisations patronales et salariales font partie du salaire. Il s'agit d'un salaire mutualisé, destiné principalement au financement des assurances retraite, chômage et maladie.L'ensemble de ces cotisations sont reversées, par le truchement des caisses compétentes, aux salariés ou ex-salariés privés d'emploi, malades ou retraités. Toute cotisation est reversée en prestation.
Relisons la citation de madame Parisot : La réforme proposée par le MEDEF consiste donc à prendre les Français pour des cons.
Car diminuer les cotisations patronales, c'est baisser les salaires en diminuant le budget des caisses sociales...
La logique est claire: face à une société dépolitisée et aussi un peu perdue, le MEDEF se permet la grossièreté de faire miroiter une hausse du salaire net de 70 euros, en contrepartie d'une baisse du salaire total de 140.
Et qui paiera pour compenser les déficits de la sécu et des retraites ? La toute récente proposition de l'UMP est plus explicite : elle accompagne cette mesure d'une hausse de la TVA.
La salariés paieront donc deux fois. Après une baisse de salaire, ils devront payer plus de TVA. Le tout, pour le maintient des marges et des salaires des amis de madame Parisot, il est vrai, menacés en ces temps de crise.... "
Rien à rajouter.

Solidaire

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 09:26

Pressions sur la Grèce et la communauté internationale, sabotages, menaces de mort et refoulement des militants de la cause palestinienne aux frontières : Israël rajoute un blocus humain au blocus économique et humanitaire qui étouffe les civils de Gaza.

Israël s'enfonce dans l'illégalité. Après l'interdiction faite aux bateaux d'aide humanitaire de la Flotille de la Liberté de pénétrer les eaux gazaouites, en toute illégalité puisque ce territoire est internationalement reconnu comme indépendant d'Israël, c'est au tour des sympathisants de la cause palestinienne d'être interdits d'entrer en Palestine.

Pas d'aide humanitaire, pas de témoins : c'est la nouvelle ligne du régime israélien.

Il y a un an, la première Flotille de la Liberté s'était vue violemment attaquée par la marine israélienne. Un acte de piraterie qui avait causé la mort de 9 civils et une vague internationale de condamnations.

Après les massacres israéliens à Gaza, lors des bombardements de fin 2008 et début 2009 de l'opération "plomb durci", ce sont plus de 1 300 palestiniens qui sont morts, essentiellement des civils (contre 13 militaires israéliens). Malgré le rapport impitoyable du juge Richard Goldstone pour l'ONU, Israël n'a jamais été inquiété.

40 ans de laisser-faire et de dérive criminelle du pouvoir israélien : pourquoi s'arrêter en si bon chemin ?

C'est donc reparti pour des mesures radicales contre une Flotille de bateaux convoyant de l'aide humanitaire vers Gaza.

Malgré les centaines de milliers de citoyens français qui ont contribué à l'envoi d'aide sur les deux bateaux français, notre gouvernement persiste à se ranger derrière Israël et à considérer normal la situation humanitaire tragique que vivent 1,5 millions de civils dans la bande de Gaza !?

Depuis près de dix jours maintenant, par le biais des autorités grecques, Israël empêche l'appareillage de la flotte pacifiste qui mouille en Grèce.

Des actes de sabotages ont été perpétrés sur des bateaux. On imagine par qui.

Et même si ces bateaux arrivaient à partir, l'armée et le gouvernement israéliens menacent de reproduire les actees de piraterie et les crimes commis l'an dernier !

Pour aller témoigner de cette campagne en Palestine et dénoncer le blocus israélien, des centaines de défenseurs de la cause palestinienne et des droits de l'Homme devaient se rendre à Gaza. Les autorités israéliennes viennent de publier une liste noire de 342 "indésirables" auprès des compagnies aériennes internationales. Pour sûr, ceux qui n'en font pas partie auront bien du mal à se rendre à Gaza ou en Cisjordanie ! Il est déjà particulièrement compliqué de s'y rendre en temps "normal" !...

En résumé : Israël pratique un blocus reconnu comme illégal sur le plan international et interdit à des citoyens pacifiques d'aller dans un territoire indépendant apporter de l'aide humanitaire à une population civile en souffrance.

Cette situation ne peut que révolter les simples citoyens, les gens de coeur et les défenseurs des droits humains.

C'est bien pour ça que les médias font profil bas sur le sujet, comme ils font profil bas sur les morts civils des bombardements français en Libye.

A chacun de briser le mur du silence sur ce dossier !

Rendez-vous sur le site : www.unbateaupourgaza.fr/ !

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