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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 12:26

La feuille de route de la nouvelle ministre du travail comporte un volet "simplification" du Code du travail.

Le sujet revient régulièrement et chaque gouvernement, depuis une dizaine d'années, contribue successivement à apporter sa pierre à une oeuvre de simplification qui, à chaque fois, se traduit par des pertes de protections pour les salariés.

Car, ne l'oublions pas, le Code du travail est avant tout le cumul de règles qui encadrent le marché du travail, permettant d'équilibrer les forces entre un salarié, qui doit trouver du travail pour vivre, et un employeur, qui n'a que l'embarras du choix et se trouve de ce fait en position de force.

Les libéraux de tout poil, de droite comme du PS, défendent depuis des années l'argument d'une législation trop complexe qui "empêcherait" les patrons d'embaucher.

Avec la force des médias, ils en arrivent même à retourner la culpabilité des licenciements et du chômage sur le dos des salariés !

Ainsi, si chômage il y a, c'est parce que les salariés sont trop protégés, que les patrons paient trop de charges sociales (qui servent à financer la Sécu et les retraites), et que le temps de travail est trop court.

Droite et Parti socialiste, en bonnes courroies de distribution du patronat, détricotent minutieusement les trois volets du marché du travail : purges successives dans le Code du travail, multiplication des allègements de "charges" et remises en cause de la réglementation du temps du travail (avec, récemment, la loi Macron et le travail du dimanche généralisé !).

Le bourrage de crâne général fait oublier que la part des richesses produites chaque année en France qui va au financement du Capital (les actionnaires, notamment) s'accroît sans cesse et que nombre de licenciements sont aujourd'hui le fruit d'une course à la rentabilité et non pas dus à des faillites ! C'est ainsi que nous avons quasiment perdu nos industries textiles, sidérurgiques ou électroniques.

Un sondage, aujourd'hui, tendrait à prouver qu'une large majorité de Français (75 %) serait d'accord pour "simplifier" le Code du travail.

Encore faudrait-il qu'ils sachent de quoi on parle ?

Le gouvernement entend ainsi renverser la base même de la réglementation du travail qui veut que tous les salariés aient les mêmes droits essentiels, à entreprises comparables.

Ainsi, ce seraient les accords d'entreprise qui primeraient sur les accords de filière ou les accords nationaux !

Quel avantage pour les salariés ? Jusque là, une entreprise peut accorder à ses salariés uniquement des avantages SUPÉRIEURS à ceux de l'accord de branche ou l'accord national.

Si de nouveaux accords sont signés, ils seront donc logiquement plus défavorables aux salariés que les accords professionnels actuels !

Dans un contexte de chômage de masse, il est évident que se sont les salariés qui sont en position de faiblesse dans les négociations actuelles. En atomisant le code du travail, ce phénomène s'accentuera encore plus puisque des entreprises de la même branche pourront avoir des accords d'entreprise différents. Celle qui aura un accord plus avantageux pour ses salariés pourra alors faire pression sur ceux-ci en invoquant une perte de "compétitivité".

Les Français ne s'y trompent pas car le même sondage qui indique qu'une majorité de Français est d'accord pour simplifier le Code du travail (75 %) montre qu'ils sont aussi une majorité (57 %) à refuser une législation qui permettrait aux entreprises d'embaucher et de licencier plus facilement ! Il ne s'agit que d'une apparente contradiction : les Français, majoritairement salariés, refusent une "simplification" qui les rendraient socialement vulnérables.

Encore une fois, le débat sur la simplification du Code du travail montre bien qui est du côté des salariés et qui est du côté du patronat. L'alliance de classe entre le syndicat patronal, le MEDEF, les partis politiques de droite et libéraux (FN, Républicains, UDI, PS) et leurs médias, pousse à une réduction continue des protections légales du temps de travail, du contrat de travail et des rémunérations pour plonger les salariés dans l'arbitraire d'un marché de l'emploi libéralisé.

En face, certains syndicats de salariés et la gauche combative constituent, malheureusement, les seuls remparts contre cette vague libérale.

Loin d'être réservé à une élite de juristes, le débat sur la "simplification" du Code du travail concerne tous les salariés et leurs familles, d'autant plus qu'aujourd'hui la classe politique est au service des multinationales et des marchés financiers.

Soyez vigilants et à l'écoute des informations que vous donneront vos organisations syndicales et les partis politiques qui défendent encore aujourd'hui les intérêts des salariés, de la classe ouvrière ou de la classe moyenne !

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 10:11
Saint André : rendez-vous festif des soutiens à Andrée Oger et Serge Masson

70 personnes autour d'Andrée Oger et Serge Masson ce dimanche.

C'est toujours compliqué de trouver une date correcte pour réunir plusieurs dizaines de personnes d'horizons divers ! Andrée Oger et Serge Masson y tenaient pourtant et souhaitaient ainsi remercier ceux qui ont permis leur élection en mars dernier.

Finalement, c'est à la veille de la rentrée scolaire, ce dimanche 30 août, que près de 70 personnes se sont retrouvées au gymnase de Saint André autour d'un jambalaya qui aura emmené les convives au cœur de la Louisiane. La chaleur de cette journée aura contribué à l'ambiance !

Pour accueillir et remercier les personnes présentes, Andrée Oger rappelle que son élection et celle de Serge Masson n'ont été possible que grâce à la mobilisation de tous, dans un contexte qui aura vu, malheureusement, la droite prendre le contrôle du département. Parmi les présents, Jean-Luc Lecomte représente d'ailleurs la fédération de l'Eure du Parti communiste.

A ceux qui s'interrogent sur la différence entre un département à gauche et un département à droite, Andrée Oger prend l'exemple de la commission des secours, commission qu'elle présidait jusqu'aux dernières élections, et qui se réunissait tous les 15 jours pour étudier les dossiers d'une trentaine d'Eurois et leur accorder une aide financière d'urgence. Cette commission ne s'est réunie que trois fois depuis avril (toutes les 7 semaines environ !) et rejette un grand nombre de dossiers. Les Eurois les plus en difficultés n'ont plus le Département à leur côté.

Sur un autre plan, une demande de subvention déposée depuis avril pour une commune du canton attend toujours une réponse. On ne peut pas dire que la réactivité soit de rigueur à droite !

Serge Masson, pour sa part, a rappelé que le positionnement des élus du groupe Communiste, Écologiste et Citoyen au Département serait avant tout une attitude d'opposition constructive. Défendre les Eurois, notamment les plus démunis, et les politiques sociales mises en place par l'ancienne majorité nécessite d'être vigilant et de proposer des solutions concrètes.

Constructif, le repas l'a été aussi. Il aura permis d'échanger amicalement et d'envisager quelques pistes de travail pour les mois prochains.

Autour d'Andrée Oger et de Serge Masson, c'est tout un collectif qui continue de suivre et soutenir l'activité des élus du canton.

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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 15:19

Patronat et gouvernement n'entendent pas revenir sur des politiques en total échec sur le plan économique et sur le plan social.

Les chiffres du chômage ne sont pas connus pour ce mois-ci mais la tendance des derniers mois restera, de toute façon, mauvaise. Plus de 5 millions de travailleurs sont privés d'emplois, complètement ou en recherche un, soit qu'ils occupent des emplois précaires, soit qu'ils subissent des partiels imposés.

Le gouvernement a beau hausser le ton dans les médias pour exiger que le patronat donne des "contreparties" aux nombreux et important allègements dont il a bénéficié depuis l'arrivée de François Hollande à l'Elysée, il affirme en même temps qu'il ne touchera pas à ces allègements. Des rodomontades de pure forme, en clair.

Parallèlement, voilà Valls et Sapin qui annoncent des allègements d'impôts pour l'année prochaine. Bon, les mauvaises langues y voient l'approche des Présidentielles 2017.

Le ministre des finances, Michel Sapin, parle d'alléger l'impôt sur le revenu, l'impôt le plus juste puisqu'il est progressif selon les revenus, et l'impôt qui ne touche que 50 % des Français, ceux qui sont au dessus d'un revenu minimum imposable. En clair, cet allègement ne concernerait pas les Français les plus pauvres ! Drôle de mesure de gauche ?

Une vraie mesure d'allègement serait de baisser la TVA sur les produits de première nécessité ou de consommation courante (alimentaire, énergie, eau,...) ou, mieux, d'en finir avec une CSG ou une CRDS qui avaient été mis en place... pour quelques années seulement et qui sont aujourd'hui encore en activité !

Bref ! Ce gouvernement n'entend pas revenir sur les milliards d'allègements octroyés aux grandes entreprises et qu'elles engrangent pour le plus grand bénéfice de leurs actionnaires. Il n'entend pas non plus mener une réforme fiscale juste et équilibrée.

Pendant ce temps là, le patronat tient ses journées d'été sur le campus d'HEC à Jouy-en-Josas (et pas dans une "vulgaire et inutile" fac de lettres) et défend ses intérêts de classe en demandant encore plus d'efforts de la part du gouvernement. Entendez par là :plus d'efforts de la part des salariés !

Le patron du syndicat patronal MEDEF exige que les réformes aillent "beaucoup plus loin sur le social, le fiscal et les dépenses publiques". Dans le sens du libéralisme bénéfique pour les multinationales, bien entendu.

Gageons qu'un Emmanuel Macron ou qu'un Manuel Valls sauront venir faire des courbettes aux grands patrons de ce pays à ces universités d'été et y prendre leur plan de travail pour l'année à venir.

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 10:29

8 % de baisse au plus fort ce lundi après 3 % la semaine dernière.

Mais qu'est-ce qui fout en panique les spéculateurs ? Le nouvel attentat dans le Thalys ? Le chômage qui continue de monter ? Les difficultés des étudiants pour faire face aux hausses des droits d'inscription et à la pénurie de logements accessibles ?...

Non. Ce qui panique les boursiers, ce sont les chiffres de l'économie chinoise, moins bon qu'attendus. Cela a suffi pour que la panique gagne les places boursières. Moins bon, cela veut dire moins de bénéfices, moins d'achat de biens d'équipements et de produits de luxe occidentaux et français donc moins de bénéfices en Occident.

Encore une fois, ce que certains appellent l'économie réelle (la production, les populations, les besoins sociaux,...) ne compte pas pour les spéculateurs boursiers. Leur seul critère, c'est le taux de rendement des actions : 12 %, 14 %, plus ! !...

Comme on le voit avec la Grèce, ce système économique et le système politique qui le sert font peu de cas des réalités quotidiennes des populations et ne se soucient que de leur taux de profit.

Peut-on réformer un système basé uniquement sur le profit ? Peut-on moraliser des algorithmes qui orientent les investisseurs ?... Certainement non.

Doit-on se féliciter de ce nouveau coup de mou boursier ? L'expérience du krach de 2008 montre qu'une crise financière affecte toute l'économie.

Au final, c'est bien le système lui même qu'il faut remettre en cause.

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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 14:19

Encore une fois, les superlatifs manquent pour qualifier la qualité de l'affiche musicale de cette édition 2015 de la Fête de l'Humanité !

Texas, Shaka Ponk, Manu Chao, les innocents, la famille Chédid, Method Man and Redman, Juliette Gréco, Youssoupha,... Il y en aura pour tous les goûts !

SHAKA PONK

Le groupe français n'en finit pas de proposer à son public des albums dynamiques et ​joyeux, agrémentés de concerts purement déments ! A voir absolument !


MANU CHAO

Le plus sud américain des'artistes français nous fait l'honneur d'être à nouveau présent à l'Humanité, entre deux voyages. Une présence qui devrait dépoter !


TEXAS :

25 ans et toujours autantd'énergie ! Autour de sa chanteuse, Sharleen Spiteri, le groupe nous propose une pop-rock toujours mâtinée de blues et de country. Le dernier album, sorti en février, en est une belle illustration.

 

METHODMAN & REDMAN

ça va rapper ferme à l'Huma ! Les deux artistes new-yorkais balanceront leur flow sur la grande scène pour la première fois.

 

YOUSSOUPHA

Du rap ! A nouveau ! Mais du rap en français de la part de cet artiste français d'origine congolaise et sénégalaise, engagé et fier de ses origines. Son dernier album, sorti début 2015, s'intitule d'ailleurs "Négritude" et a été un véritable succès.

 

TRIGGERFINGER

Stoner rock ou desert rock ? Les belges de Triggerfinger nous propose un rock hypnotique, alliant modernité et rétro. A découvrir !

 

SOVIET SUPREM

Comme son nom l'indique, le groupe (français) s'inspire allègrement de l'iconographie soviétique pour proposer une musique aux influences électroniques et balkaniques.



A côté de quelques artistes, beaucoup d'autres :

Juliette Gréco, Les Innocents, la famille Chedid (Louis, Mathieu, Anna et Joseph), Tiken Jah Fakoly, Divertimento (classique), Les Hurlements d'Léo,... et tant d'autres !

Tout un programme pour le plus grand festival populaire de France, proposé par le journal "L'Humanité" et les communistes pour 22 € seulement les 3 jours !

Vous êtes intéressés ? Contactez-nous !

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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 09:00

Les filières de production agricoles connaissent des crises successives d'années en années.

Les départs ne sont plus remplacés dans certaines filières de production, comme dans la production laitière ou porcine.

Pourtant, les volumes de production se maintiennent bon an mal an, signe d'une concentration de la production au sein d'exploitations de plus en plus grosses. On pense à la ferme des "Mille vaches", en Picardie, qui a suscité une forte opposition locale et nationale, pour ce qui est une réelle usine à lait, bien loin de l'exploitation familiale et de l'idée de développement durable.

Mais l'actualité, c'est la crise porcine.

La filière porcine illustre parfaitement les conséquences de la dérive du système capitaliste en agriculture.

L'ouverture des frontières aux produits concurrents, hors de tout contrôle sur les normes sociales et environnementales de production de ces produits, l'absence de règles sur la répartition des bénéfices au sein de la filière, au détriment des paysans et la concentration dans le domaine industriel et dans la distribution ont tiré les prix d'achat vers le bas sans réelle chute des prix de vente au consommateur.

De fait, les agriculteurs français se retrouvent coincés entre des prix d'achat à la baisse, du fait des importations européennes (Allemagne, Danemark,...) et des coûts de production qui montent, non pas par le seul fait de l'impôt et des charges sociales, mais surtout par le renchérissement des produits alimentaires utilisés pour nourrir les porcs, notamment les céréales. D'ailleurs, les céréaliers de la FNSEA, le premier syndicat chez les éleveurs porcins, se félicitent des prix qui grimpent !

En exigeant des baisses de charges (sociales), les éleveurs se trompent de cible. Ils sont d'ailleurs trompés par des syndicats agricoles contrôlés par les grands céréaliers et qui ne veulent surtout pas qu'on parle de baisser le prix de leurs productions !

Ils auraient d'ailleurs raison. Le problème n'est pas là, ni dans celui des charges sociales qui permettent de financer la Mutualité agricole, la Sécu du monde paysan, et les retraites des aînés. Le problème réside bien dans cette concurrence effrénée entre distributeurs et industriels qui pousse à importer massivement et à moins chers des produits étrangers. Comme dans l'industrie.

Et, comme dans l'industrie, c'est le prix qui compte ! Et le bénéfice que l'on peut tirer de ces importations.

Peu importe dans quelles conditions sont produits les porcs, le lait ou les fruits et légumes importés ! Qui s'intéresse dans la grande distribution aux Marocains exploités dans des serres surchauffées du sud de l'Espagne, sous payés, pour des journées à rallonge, sous la chaleur et soumis aux pesticides utilisés pour faire pousser les fruits et légumes exportés dans le nord de l'Europe ? L'Espagne n'est qu'un exemple.

Ce modèle s'est aggravé avec les lois mises en place par Nicolas Sarkozy, dès le début de son quinquennat, les lois LME et LRE, qui ont renforcé le pouvoir de la grande distribution dans les filières alimentaires. Et dire que nombre d'agriculteurs continuent de faire confiance à la droite et à ses représentants !...

Aujourd'hui, sous un gouvernement qui se dit socialiste, les distorsions de marché s'accentuent. La concurrence exacerbée entre grandes enseignes de la distribution et entre grands groupes agro-industriels entraine une pression plus forte sur les coûts d'approvisionnement. Les agriculteurs en font les frais et la course au gigantisme, dans les exploitations et les coopératives, ne suffit plus pour réduire les frais.

Le système marchand autour de l'agriculture est à bout. L'étranglement des producteurs, dans de nombreuses filières, risque d'entraîner l'effondrement de toutes ces filières, industriels compris.

Il est temps de rechercher d'autres voies d'organisation des filières, mettant en avant le revenu du paysan et le respect de l'environnement au travers de productions durables.

Cela passe notamment par le respect de règles strictes de production pour les produits importés et par la mise en place de calendriers d'importations pour les fruits et légumes notamment.

Cela passe aussi par l'activation d'un outil jamais utilisé en France, celui du coefficient multiplicateur, qui permet d'établir une règle de calcul du prix de vente à partir du prix d'achat au producteur. Ainsi, pour un coefficient 1,20, si l'agriculteur vend sa production 1 € le kilo, la prix de vente sera de 1,20 € au consommateur avec une marge de 20 centimes à se répartir dans la filière. Si ce prix d'achat est de 1,50 €, le prix de vente est de 1,80 € soit une marge de 30 centimes pour la filière. Ce coefficient multiplicateur pousse à monter les prix d'achat au producteur dans les limites de ce qui est admissible pour le consommateur.

Face aux crises agricoles qui se succèdent, des solutions existent pour éviter l'étranglement économique des paysans.

Elles passent par une remise en cause du modèle économique existant dans la filière depuis l'après-guerre. Une remise en cause qui menace les intérêts financiers de la grande distribution comme de l'agro-industrie, mais aussi les intérêts économiques de certains acteurs du monde paysans, grands céréaliers qui contrôlent les grands syndicats agricoles, responsables des coopératives et des outils économiques de la filière.

Droite et PS n'ont jamais remis en cause le pouvoir des puissants.

C'est bien, là aussi, d'une gauche radicale et combative que viendra la solution politique à des crises agricoles structurelles.

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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 08:58

Après la Grèce, la France ?

Les propos de Wolfgang Schauble reflète l'état d'esprit des financiers et du capitalisme allemand.

Il apparait chaque jour un peu plus que la zone euro et sa monnaie sont avant tout des armes au service de l'économie allemande. Les autres pays ne servent que de marchés d'exportation pour les produits germaniques et les plus faibles, à l'instar de la Grèce, finissent par ne plus tenir le choc.

Cette vision du monde fait peu de cas de la démocratie, tout juste bonne à faire office de caution quant elle vote dans le sens des intérêts du capital et à être piétinée quand elle fait le contraire, comme lors des référendums irlandais, hollandais et français sur la constitution européenne, ou comme lors du référendum grec contre le plan d'austérité imposé par l'Europe.

A la différence de certains, ce n'est pas vers "l'Allemagne" qu'il faut dénoncer mais le capitalisme, notamment la toute puissante bourgeoisie allemande qui fait la pluie et le beau temps à Bruxelles et à la Banque Centrale Européenne.

Notre ennemi, c'est encore et toujours la finance. Et ceux qui la défendent, y compris ceux qui ont menti pour se faire élire en 2012.

Solidaire

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Le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schauble, a estimé jeudi (9 juillet) qu'il fallait forcer la France à mener les réformes.

Faut-il mettre le gouvernement français sous tutelle de Bruxelles pour réformer les finances du pays ? C'est ce que propose, à mots à peine couverts, le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schauble. Invité jeudi soir à Washington, il a assuré que "la France serait contente que quelqu'un force le Parlement, mais c'est difficile, c'est la démocratie", avant d'évoquer les réformes "très réussies" menées en Espagne sous le contrôle de la Troïka Union Européenne-FMI-BCE.

Autant dire que la classe politique française n'a pas apprécié. C'est à gauche que les réactions ont été les plus virulentes. Jean-Christophe Cambadélis, le Premier secrétaire du Parti socialiste, a ainsi dénoncé sur Twitter la "francophobie" "insupportable, inacceptable et contre-productive" du ministre Allemand. De même, Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la dernière présidentielle, a estimé que Schauble devait "présenter ses excuses au peuple français". Quant à Michel Sapin, il a rappelé à son homologue allemand que "la France déteste qu'on la force". Selon lui, c'est justement ce discours "de la punition, de la sanction, de la contrainte" qui fait grossir les rangs des eurosceptiques".

Un discours qui a peu de chances de trouver un écho chez le ministre des Finances allemand, qui défend depuis toujours une stricte discipline budgétaire. Jeudi soir, il avait d'ailleurs raillé l'incapacité du gouvernement Français à assainir les finances françaises : "Si vous en parlez avec mes amis français, que ce soit Michel Sapin ou Emmanuel Macron, ils ont de longues histoires à raconter sur la difficulté à convaincre l'opinion publique et le Parlement de la nécessité de réformes du marché du travail".

D'après http://www.metronews.fr/info/l-allemagne-veut-une-troika-pour-reformer-la-france/modq!NFnKHTfeGnZk/

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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 09:24

Un discours prononcé à la mairie frontiste du Pontet, dans le Vaucluse, a provoqué la colère des Protestants.

Dévoilé sur son site internet, un passage non prononcé du discours de Marion Maréchal (Pétain) - Le Pen à la mairie du Pontet, à l'occasion du 14 juillet, a suscité la colère de la principale fédération protestante de France par l'amalgame entre protestants et occupants allemands.

Sauf que, la phrase en question, révèle bien plus de choses sur le schéma idéologique du FN !

Revenons à ce fameux passage polémique.

Marion Maréchal (Pétain) - Le Pen, petite fille du borgne et, jusqu'il y a peu, solidaire des propos de son grand-père ("Daddy"), déclamait son amour de la Provence au travers d'un passage dans lequel elle affirme " La Provence est une terre d’identité et de résistance. Résistance des princes provençaux à l’invasion sarrasine, résistance face à la terreur révolutionnaire, face à la Réforme protestante, face à l’occupant allemand, face au funeste projet de l’Union européenne en 2005…"

Pour la fédération protestante, mettre sur la même ligne la "Réforme protestante" et "l'occupant allemand" a provoqué la colère légitime des représentants d'un courant religieux qui a, lui, bien souffert de la répression religieuse, église catholique et monarchie en tête. C'est particulièrement le cas en Provence.

Ceci étant, ce passage du discours de la députée Front National trahit bien plus qu'une vision catholique traditionaliste de la France, où les autres religions sont considérées comme des invasions et des menaces.

Dans ce passage, il y aussi une dénonciation en règle de la Révolution française, assimilée à la "terreur" et, elle aussi, mise sur le même plan que "l'occupant allemand". Là aussi, l'histoire locale regorge de massacres de révolutionnaires provençaux par la terreur, celle des "blancs", partisans de la monarchie et de l'église catholique.

On retrouve dans cette dénonciation de la Révolution le fond antirépublicain de l'extrême-droite, la notion de "ripoublique" qui lui permet de préparer le terrain à une remise en cause de ses valeurs comme elle a su le faire justement sous l'Occupation. D'ailleurs, le Front National compte parmi ses membres fondateurs plusieurs ancien collabos. Mais ça, la Marion ne le dénonce pas !

Ce petit extrait du discours de Marion Maréchal-Le Pen est ainsi un concentré de l'idéologie de l'extrême-droite française : anti-étrangers, antirépublicaine, catholique traditionaliste dans sa vision de la France et de ses valeurs.

Le FN, ce n'est pas une France moderne, libre, un monde ouvrier protégé et une économie dynamique.

Le FN, c'est une France repliée sur une vieille identité prérévolutionnaire, catholique, traditionnaliste, farouchement conservatrice dans ses valeurs et fermée au monde extérieur et à ses "néfastes" influences. Un Chili de Pinochet transposé à la France du XXIème siècle.

Les protestants ont raison de s'inquiéter et de dénoncer de tels propos.

Tous ceux qui veulent une France moderne, ouverte sur le monde mais protégeant son économie et investissant sur l'avenir et sur son capital humain, doivent se lever contre les propos du FN et combattre sur le terrain son discours démagogique.

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Published by Solidaire - dans En France
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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 10:54

Telle la créature du docteur Frankenstein, le terrorisme islamique échappe à ses maîtres.

L'actualité nous rappelle désormais quotidiennement à quel point notre monde, notre pays, vivent sous la terrible menace des fous sectaires qui multiplient les pires crimes au nom de la religion.

Qu'il s'agisse de l'Iraq ou de la Syrie avec l'Etat Islamique, de la Libye avec les bandes islamistes, du Nigéria avec Boko Haram, de l'Afghanistan, avec les Talibans, de la Somalie avec les Shebabs,... le monde musulman est aux prises avec des fous de dieu se revendiquant tantôt d'Al Qaïda, tantôt de l'Etat islamique.

Mais le reste de la planète subit désormais aussi les violences de ces groupes.

On pense bien évidemment à la France, depuis Charlie Hebdo ou l'hyper - casher jusqu'à l'attaque d'un site industriel dans 'Isère il y a quelques semaines. Mais la Grande-Bretagne, la Belgique, le Danemark ou les Etats-Unis ont aussi été visés. L'Occident n'est plus à l'abri.

L'Occident, justement, n'a qu'à s'en prendre à lui-même !

Depuis les années 80, ce sont les gouvernements occidentaux, au travers de leurs agences de "renseignement" qui soutiennent, financent et arment les mouvements islamistes.

Depuis cette époque, l'objectif est d'affaiblir des états laïcs trop indépendants, certains trop proches de l'adversaire soviétique en plein guerre froide.

C'était le cas de l'Afghanistan des années 80 contre qui les Etats-Unis ont soutenu les Talibans et un certain Ben Laden.

C'est aussi le cas de la Palestine, du soutien aux islamistes contre une OLP trop influente et dont certaines composantes penchaient trop vers le socialisme.

C'est le cas de la Syrie, un temps proche de l'Union soviétique, à la dialectique panarabe, comme la Libye de Kadhafi, et refusant obstinément de capituler face à Israël, autant sur le plateau syrien du Golan que sur la Palestine.

C'est le cas de l'Iraq de Saddam Hussein, nationaliste et en passe d'abandonner le dollar pour ses ventes pétrolières avant, ô hasard ! que les Etats-Unis ne se rendent compte que ce pays n'était pas une démocratie.

A l'inverse, de démocratie, de respect du droit des femmes ou des minorités, il n'en est jamais question quand l'Occident commerce, vend des armes, ou permet l'investissement de pays du Golfe persique qui prône un islamisme rigoriste, à la base de toutes les dérives terroristes actuelles.

En jouant la religion contre les états laïcs, en Afghanistan, en Iraq, en Libye ou en Syrie, en soutenant des puissances régionales réactionnaires et dictatoriales qui financent et arment des groupes islamistes radicaux, les gouvernements occidentaux ont volontairement fait monter la puissance des groupes islamistes armés.

Mais, manipuler de tels courants devient dangereux quand on ne change pas de politique étrangère dans la région, tant que l'on continue de favoriser une élite riche et corrompu contre les peuples, tant qu'on laisse Israël commettre des atrocités en Palestine et au Liban, tant que les multinationales occidentales continuent de piller les richesses de ces pays au détriment de leurs peuples.

L'Occident a réussi à détruire des pays entiers, à renvoyer au Moyen-Âge des pays qui présentaient un développement économique, social et culturel majeur : Afghanistan, Iraq, Libye, Syrie.

L'Occident a réussi à briser les courants nationalistes, républicains et progressistes de ces pays.

Mais, le résultat, c'est que ce sont les islamistes qui ont pris la relève. Des islamistes toujours plus durs, d'abord les Frères musulmans, puis Al Qaïda et maintenant Daech / Etat Islamique.

Comme le docteur Frankenstein, l'Occident a voulu créer son monstre. nos gouvernements ont cru pouvoir contrôler leurs créatures mais elles leur ont échappé.

Aujourd'hui, le terrorisme qui déstabilise le monde musulman et qui menace les pays européens et l'Amérique du Nord est le fruit de près de 40 ans de politiques impérialistes qui visent, à la base, à maintenir la mainmise de nos multinationales sur les richesses pétrolières et gazières des pays arabes.

Il sera dur de faire machine arrière mais il n'y aura pas de solution durable à la menace terroriste sans une remise en cause complète de nos politiques dans ces pays.

En continuant de soutenir des pétromonarchies islamistes, en continuant de soutenir une rébellion syrienne qui est désormais sous domination islamiste, en continuant de couvrir tous les crimes israéliens, nos gouvernements continuent de nourrir le feu islamiste.

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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 08:41

L'accord signé entre l'Europe et la Grèce ne satisfait ni les Grecs... ni Alexis Tsipras.

Les parlements nationaux doivent désormais ratifier l'accord arraché par l'Europe à la Grèce ce week-end. Ce sera le cas, en premier lieu, du parlement grec ce soir, mais aussi du parlement français cet après-midi.

L'accord signé passe très mal en Grèce. Alexis Tsipras reconnaissait hier qu'il l'avait signé contraint et forcé pour éviter "une catastrophe". Beaucoup de grecs, le Parti communiste (KKE) en premier, mais aussi nombre de responsables de SYRIZA, considèrent que cet accord est une catastrophe en tant que tel et que le gouvernement grec n'aurait pas dû céder aux exigences européennes de dernière minute. Des manifestations sont prévues dès aujourd'hui ainsi qu'une grève des fonctionnaires.

Il est fort probable que le Parlement grec valide néanmoins cet accord mais grâce au soutien des partis libéraux (droite, centre et sociaux-démocrates) désavoués par le peuple aux élections et au référendum. Sur les 150 députés SYRIZA, une cinquantaine s'apprête à rejeter le plan signé par Alexis TSIPRAS : une crise ouverte s'annonce au sein de SYRIZA.

Face au chantage de l'Europe et au viol de la souveraineté populaire grecque, le Parti communiste français a appelé à la solidarité avec le peuple grec et son gouvernement.

D'ores et déjà, plusieurs députés communistes ont annoncé qu'ils voteraient contre le plan d'accord européen pour ces raisons. C'est le cas de Marie-George BUFFET ou de François ASSENSI.

Il est évident que la sainte alliance des pro-européens, derrière d'apparents désaccords, saura se ressouder pour voter en faveur de cet accord, en France comme partout en Europe.

La balle est à nouveau dans les mains du peuple grec. A lui de reprendre son destin en main et à redonner du sens à la démocratie.

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