Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

   ------------------------------ 

 

Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
------------------------------------------------
Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


- - - - - - - - - - - - - -

 
 
------------------------------------------------
CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
-------------------------------------------
 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
-------------------------------------------------
ADN-r--sistance.jpg


 

 














 


ensemble-2.jpg
 

Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

-------------------------

 

« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

-------------------------

Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

-------------------------------------------------------

Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

 ----------------------------------------------------

----------------------------------------

Nouille2.jpeg


----------------------------------------------



 

 

1)

  

 

1)      

         

 

Ebuzzing - Top des blogs - Société

24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 09:32

Pendant que Sarkozy amuse la galerie en France a fricoté avec les thèses nauséabondes du FN, il continue de servir les intérêts de la finance internationale au niveau européen en prônant une austérité renforcée pour les peuples.

Ce jeudi, un conseil européen se réunit pour adopter un "pacte pour l'euro". il s'agit d'une initiative de Nicolas Sarkozy et de la conservatrice allemande Angela Merkel pour "sauver l'Euro" mis à mal par les spéculateurs financiers.

Aux peuples de rembourser l'argent que les spéculateurs financiers leur doivent !

C'est que le milieu de la finance a de la ressource. Celle des états. Responsable de la crise en 2008, à force de montages financiers douteux pour gagner rapidement beaucoup d'argent, le secteur de la finance a été renfloué grâce aux milliers de milliards d'euros injectés par les états occidentaux pour empêcher l'effondrement total de l'économie.

Cette injection d'argent public a logiquement aggravé fortement les dettes des états. Rien qu'en France, ce sont 250 milliards d'euros que Nicolas Sarkozy et son gouvernement ont dilapidé pour sauver le secteur financier et bancaire français.

En clair : les spéculateurs de la finance ont créé un trou énorme qui menaçait d'engloutir l'économie mondiale ; les états capitalistes ont injecté des sommes énormes pour combler ce trou ce qui a déplacé ce trou du secteur privé vers la dette publique ; les spéculateurs privés, revenus à flot, spéculent désormais contre les états, sur leurs dettes, pour faire des profits, menaçant à nouveau de plonger l'économie mondiale dans un nouveau gouffre.

Et vers qui se retourne t-on pour exiger le comblement de ces déficits ?

Vers les spéculateurs, à l'origine de la crise ?

Vers les grandes fortunes et les gros actionnaires qui accumulent des dividendes colossaux depuis deux ans ?

Vers les travailleurs européens, victimes directes de cette crise dont ils ne sont pas responsables ?

Vous l'aurez compris, ce ne sont ni les coupables, ni leurs commanditaires qui seront mis à contribution mais les victilmes, les travailleurs, salariés, paysans et artisans.

Pour "sauver" la monnaie unique européenne, menacée par les spéculateurs, ce sera aux peuples européens de faire un effort. Un gros effort.

Comment ? Par une austérité renforcée pardi !

Au programme : modération salariale, restrictions fortes des dépenses publiques et des dépenses sociales.

Concrètement, les salaires et pensions de retraite devront suivre les gains de productivité du Capital, gains de productivité dont on sait qu'ils ont explosé depuis 50 ans sans que jamais les salariés n'en voient es bénéfices.

Pour les dépenses publiques, il s'agira d'une application stricte et dogmatique des critères de Maastricht, votés en 1992 par toute la classe politique, socialistes compris, sauf par les communistes ! Le déficit publique devra déscendre sous la barre arbitraire des 3 % et la dette publique sous les 60 % du PIB. En clair, de nouveaux tours de vis dans les services publics sont à prévoir avec des dizaines de milliers de suppressions de postes à prévoir, une dégradation des services rendus (comme dans l'éducation, la santé, les routes ou même la sécurité) et moins d'investissements publics sur les territoires.

Pour les dépenses sociales, c'est d'un nouveau recul de l'âge de départ en retraite qu'il s'agit !

Refusons d'avaler la pilule de cyanure de l'austérité !

Après la grande mobilisation de l'an dernier pour défendre le droit à la retraite à 60 ans, un nouveau durcissement de nos conditions de vie se prépare. Discrètement et sans que les médias n'en parlent.

On voit bien à quoi sert toute cette agitation autour des idées nauséabondes du Front National : détourner la colère et le mécontentement populaire des vrais enjeux qui se déroulent au niveau européen.

En mettant dos-à-dos différents groupes de victimes du capitalisme, travailleurs locaux et travailleurs immigrés, droite et extrême-droite servent avant tout les intérêts des milieux financiers et du patronat.

Ce n'est pas vers Marine Le Pen que doivent se tourner nos regards mais vers vers Bruxelles et vers Berlin, dont les décisions vont réellement aggraver la crise économique et sociale que traverse notre pays !

Des syndicats d'une quinzaine de pays, des ONG et des économistes organisent actuellement la riposte.

Une conférence sociale de printemps sera organisée à leur initiative le 9 avril.

Une euro-manifestation sera organisée à Budapest, en Hongrie, le même jour par la Confédération Européenne des Syndicats. Pour la France, CGT, FO, Solidaires et FSU seront partie prenante de ces initiatives.

Ici aussi, refusons cette nouvelle aggravation de l'austérité et exigeons que les responsables de la crise, milieux de la finance en premier, ne profitent pas de leur crise mais prennent leurs responsabilités !

Refusons la division entre travailleurs orchestrée par la droite et l'extrême-droite ! Construisons ensemble cette alternative politique au libéralisme qui profitera à tous !

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 10:07

Petit retour sur la soirée électorale de dimanche et la mise sous silence des résultats du Front de Gauche et des écologistes. Comme un goût de manipulation avant les présidentielles.

Je ne sais pas si vous avez suivi la soirée électorale qui a suivi le premier tour des élections cantonales dimanche soir ?

Pour ceux qui ont regardé les différentes éditions spéciales sur les chaînes, il apparaissait clairement que seuls trois forces politiques étaient mises en avant, le PS, l'UMP et le Front National : un mépris évident pour la démocratie et les électeurs qui ont choisi d'autres forces électorales dans ce pays.

Ainsi, pendant toute la soirée sur France 2, les seuls comptabilisations nationales qui étaient présentées concernaient le Parti socialiste (en y intégrant d'ailleurs les radicaux et divers gauche !), la droite sarkozyste UMP-NC (en y intégrant aussi les divers droite) et le Front National.

Tant pis pour les près de 10 % d'électeurs qui avaient choisi un candidat présenté par le Parti communiste ou ses partenaires du Front de Gauche !

Tant pis pour les 8 % d'électeurs qui ont opté pour un candidat écologiste présenté par Europe Ecologie - Les verts !

Tant pis pour les candidats MODEM, NPA ou les "divers", très nombreux !

De la même façon, les plateaux télévisés de France 2 et TF1 ont uniquement accueilli le trio PS, UMP et FN. Une première historique, antidémocratique et qui marque les choix politiques engagés par les rédactions de ces grands médias, proches du gouvernement.

Ainsi, ce sont près de la moitié des électeurs de gauche (20 % sur 45 %) qui ont été écartés des principaux médias français. Le FN pourra toujours se dire victime d'ostracisme, on voit bien depuis quelques temps que les grands médias lui servent largement la soupe !

Le Parti communiste, par le biais de son secrétaire national Pierre Laurent, a officiellement protesté contre cet état de fait. On attend encore des explications (pour les excuses, faut pas rêver !).

Même dans l'Eure, les "accidents" sont curieusement orientés. La Préfecture a tout bonnement oublié de mettre en ligne le canton de Pont-de-l'Arche dans les résultats départementaux (consultez le Fichier officiel des résultats) ! Le "hasard " veut qu'il s'agisse du canton du seul conseiller général sortant communiste, Gaëtan LEVITRE. malgré un appel du secrétaire départemental du PCF hier matin, l'erreur n'était toujours pas corrigée aujourd'hui !... Etonnant, non ?

Troïka présidentielle

Cette orientation volontaire des comptes-rendus médiatiques des élections cantonales fait suite à plusieurs mois de propagande quasi exclusive des potentiels candidats issus du PS, de l'UMP, du Nouveau Centre ou du FN en vue des Présidentielles. Pour Marine Le Pen, c'est même devenu une promotion intense. Pas un jour sans qu'elle soit dans les médias, présentée comme l'empêcheuse de tourner en rond, comme l'aile sociale d'un FN toujours d'extrême-droite (que l'on sache ?) !... Plus libérale encore que Sarkozy, fille d'un cadre de la nomenklatura bourgeoise (son papa) et responsable d'un parti éclaboussé par les scandales lorsqu'il était au pouvoir à Orange et Marignane, cela fait d'elle la roue de secours du capitalisme et non une révolutionnaire potentielle !

C'est bien pour ça que les médias et le gouvernement préfèrent pousser la fille du milliardaire Le Pen dans l'arène politique, créer la division dans la population française sur des thèses racistes et ségrégationnistes, plutôt que de permettre l'épanouissement libre d'un débat démocratique sur les préoccupations des français : l'emploi, le pouvoir d'achat et l'avenir de leurs enfants.

Il a été décidé en haut lieu que la campagne présidentielle de 2012 se jouerait entre un dirigeant du FMI et deux candidats de la droite dure, UMP tendance tea-party et extrême-droite.

Les patrons et les actionnaires peuvent dormir tranquilles ! Aucun de ces candidats ne changera quoi que ce soit à l'ordre économique actuel, bien au contraire !

Le troisième homme de 2007 a fait long feu. Exit Bayrou ! Aujourd'hui, le troisième homme est une femme, plus réactionnaire et haineuse que son prédecesseur. Aveu de faiblesse d'un capitalisme au bord du précipice qui doit recourir à l'extrême-droite pour détourner la colère populaire !

Comme dans les années trente, la montée de la peste brune en pleine crise sociale et identitaire de l'Occident est pleine de menace.

Encore une fois, contre le système politique et médiatique, les communistes et les démocrates devront trouver les ressources pour ouvrir des perspectives positives au peuple de France et éviter le chaos qu'offre à chaque fois l'arrivée au pouvoir dans un pays de l'extrême-droite.

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 10:19

Nous reprenons ici les extraits d'une déclaration de la section PCF de Paris 15.

L'engrenage mis en place en Libye ressemble fortement à celui de l'Iraq ou de l'ex-Yougoslavie.

Alors que l'on sait désormais que les célèbres "frappes chirurgicales" ressemblent plus à des coups de boucher, tuant inévitablement des civils, les médias reprennent sans sourciller ce terme et les déclarations forcément triomphales et positives de nos militaires pour les bombardements en Libye.

Comment ne pas être choqué également par les débats télévisés où chacun estime possible et normal d'assassiner Kadhafi et ses proches ? Est-ce une nouvelle forme de justice que d'assassiner sans procès ou est-ce pour éviter des vérités diplomatiquement et politiquement génantes pour nos gouvernements ?

Peut-on tolérer de la part des insurgés ce qu'on ne tolère pas de la part des partisans de Kadhafi comme les exécutions sommaires de prisonniers et de partisans de Kadhafi ou les pogroms anti-noirs qui ont eu lieu ces dernières semaines ? Doit-on s'étonner d'une révolte libyenne armée dès les premiers jours quant les révoltes tunisiennes, égyptiennes ou yéménites ont été pacifiques et populaires tout le long ?

Peut-on se fier à une opposition dont la direction autodésignée est menée par des hommes proches de Kadhafi il y a encore un mois tel son ministre de l'intérieur, aujourd'hui considéré comme fréquentable alors qu'il le sang de nombreux opposants sur les mains ?

Loin de nous l'idée de soutenir le criminel Kadhafi !

Cependant, la méthode militaire est toujours la pire. Surtout quand elle s'appuie sur des éléments locaux pour le moins douteux. On sait ce qu'a donné le soutien nord américain aux talibans contre le gouvernement pro-soviétique de Kaboul dans les années 80 !

Le choix d'intervenir militairement en Libye doit nous alerter alors que des répressions féroces ont lieu au Yémen (50 morts dimanche) et à Bahreïn (intervention militaire saoudienne !) sans que la communauté internationale ou la France ne bronchent. Les raisons de cette réactivité sélective sont pour le moins éloignées des raisons officielles.

D'ailleurs, les tiraillements publics entre pays occidentaux traduisent les conflits d'intérêts sous-jacents et les désaccords sur la stratégie employée par les français et anglais sous commandement américain.

Le peuple libyen n'a rien a gagné à être bombardé et à voir ses infrastructures civiles et militaires détruites. Le peuple français non plus.

Solidaire


Déclaration de la section du PCF - Paris XV (extraits) :

Nicolas Sarkozy et le gouvernement ont décidé de faire intervenir les forces militaires françaises contre la Libye. Le Parlement ne sera consulté, après coup, que le 22 mars.

Avec gravité, communistes, nous condamnons ces actes de guerre, lourds de périls pour le peuple libyen, pour notre pays, pour la paix en Méditerranée et dans le monde.  

Nous ne rentrerons pas dans le consensus des partis dominants de droite et de « gauche » qui acceptent de faire de notre pays le valet de l’OTAN et de l’UE, de l’impérialisme américano-européen.

Les travailleurs et les peuples de plusieurs pays du monde arabe se soulèvent contre les dictatures, pour la justice sociale. 

Voilà comment les gouvernements des Etats-Unis, des pays de l’UE et de la France réagissent :

- En Tunisie, la ministre française des affaires étrangères proposait en janvier d’envoyer des forces de sécurité pour aider « notre ami Ben Ali » à maintenir l’ordre.

- En Egypte, prenant les devants, le gouvernement américain a fait évincer « notre ami Moubarak » (déplacé dans une de ses résidences secondaires) pour mieux maintenir le contrôle de l’armée et des possédants sur le pays.

- Au Barheïn, le roi tire sur les révoltés. L’armée du régime le plus obscurantiste de la région, l’Arabie Saoudite de « nos amis les rois du pétrole », envahit le petit pays. Les occidentaux se contentent d’exprimer une inquiétude.  

- Au Yémen, « notre ami le président Saleh » fait tirer sur la foule depuis des semaines : les Etats-Unis observent et cherchent une équipe de remplacement.   

Y-a-t-il quelque chose de différent dans les motivations occidentales pour intervenir en Libye ? Absolument pas ! Les mêmes intérêts exactement sont à l’œuvre. Que ceux qui dépliaient le tapis rouge pour vendre des Rafales à Kadhafi, il y a quelques mois encore, ne nous jouent pas la partition de la solidarité entre les peuples !

La différence en Libye, c’est qu’il y a beaucoup de pétrole, que c'est un pays peu peuplé, dont la population active est composée à 50% de travailleurs immigrés surexploités, exclus de la rente pétrolière.

Ces derniers jours, le gouvernement américain a hésité. Peut-on continuer à s’arranger comme avant avec Kadhafi ou bien, l’opportunité existe-t-elle de démembrer le pays, de traiter avec des partenaires plus faibles et accommodants pour les intérêts des multinationales ?

Sarkozy s’est empressé de reconnaître le « Conseil transitoire », composé d’anciens ministres de Kadhafi, de représentants de divers clans, dont les monarchistes. 

Visiblement, l’impérialisme américain a fini par opter pour la deuxième solution. Mais il a pris la précaution de laisser le soin d’agir à ses satellites britanniques et français (Sarkozy a réintégré notre pays dans le commandement militaire de l’OTAN). Peut-être faut-il aussi préserver l’image d’Obama ? 

Souvenons-nous ! On n’a jamais retrouvé les armes de destruction massive au nom desquelles l’OTAN (sans la France alors !) a envahi l’Irak. Bush prétendait délivrer l’Irak de son dictateur mais se promettait en même temps de « renvoyer ce pays au Moyen-Âge ». C’est fait !

Le peuple libyen, ses aspirations démocratiques, n’ont rien à gagner des frappes aériennes occidentales. Elles menacent de faire rentrer la Méditerranée, le monde arabe dans un dangereux et incontrôlable engrenage guerrier.

L’alignement sur l’impérialisme américain a déjà coûté la vie à 54 soldats français en Afghanistan où l’opération militaire grève le budget français de 700 millions d’euros par an.

Communistes, nous recherchons les moyens les plus efficaces de mobilisation pour exprimer notre refus de l’intervention militaire française en Libye.

Pas un sou, pas un homme, pas un avion pour la guerre impérialiste !

 

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 11:06

Avec plus d'un électeur sur deux , l'abstention est la grande gagnante de ces élections cantonales. Cela ne fait qu'accroître la déroute de l'UMP. Les candidats communistes, quant à eux, marquent des points sur tout le territoire.

A peine 45 % de votants, c'est la première information de cette élection.

Comment expliquer cette forte abstention ? Deux facteurs l'expliquent pour partie : l'absence de communication sur cette élection et ses enjeux de la part du gouvernement et des grands médias et le fait que cette élection ne concerne qu'un électeur sur deux sans être accolée à une autre élection importante (municipale, par exemple) comme c'est le cas habituellement.

Il est sûr que l'actualité internationale, au Japon comme en Libye, a permis au gouvernement et aux médias nationaux de passer sous silence cette élection, dernier grand rendez-vous avant les Présidentielles de 2012. Aujourd'hui, la droite UMP-Nouveau-Centre s'appuie sur cette abstention pour traiter comme un détail sa déroute électorale.

Mais l'abstention s'explique surtout par un phénomène dangereux pour la démocratie : le désintérêt croissant d'une partie de la population pour la politique couplé à une rancoeur forte pour une classe politique sourde aux inquiétudes du peuple et à son opinion. Après le viol de la souveraineté populaire exprimé avec le référendum sur la constituion européenne en 2005 puis le refus de revenir sur une réforme des retraites majoritairement rejetée par la population, beaucoup de français peuvent considérer qu'il ne sert à rien de voter pour une classe politique sourde à leurs aspirations.

Le paradoxe eurois ?

Dans notre département, l'abstention s'est révélée du même niveau que nationalement avec une participation en baisse de 18 points sur 2004 (de 63 % à 45 % environ).

La mobilisation aura surtout concerné des électeurs du Front National, formation qui aura bénéficié de la forte campagne de médiatisation de sa matrone dans les médias, ce qui lui aura permis d'attirer probablement une partie de l'électorat UMP. Le vote FN, en dehors d'être un vote de peur et de racisme, est toujours un vote pour un leader national et rarement un soutien au candidat frontiste local. L'absence de campagne de terrain de ces derniers, voir l'âge canonique de certains (plus de 80 ans et 90 ans pour deux d'entre eux) n'aura pas empêché leurs bons résultats. Certains même ont collé des affiches de Marine Le Pen avec seulement leur nom collé en dessous en tout petit au point que les électeurs frontistes seraient bien incapables de reconnaître leur candidat s'ils le croisaient dans la rue !...

La déroute globale de l'UMP n'aura pas empêché certains mentor de la droite euroise de tirer leur épingle du jeu comme Hervé Morin à Cormeilles (l'enfant du pays aurait pu être son slogan) ou Pascal Lehongre à Pacy.

Parallèlement, la marée brune a disqualifié plusieurs candidats socialistes ce qui permettra à la droite euroise de conserver Damville et, pire, de gagner le canton des Andelys !

Un vote communiste et Front de Gauche en progrès !

Dans l'Eure, le vote communiste connait un renouveau depuis les Européennes de 2009. Un renouveau modeste qui se confirme avec ces élections.

Ce sont près de 6 200 voix qui se sont portées dans 19 cantons sur les candidats PCF et Front de gauche soit 7,94 % sur ces cantons.

En 2004, le PCF était présent dans 21 cantons (2 de plus) et avait réuni 7 653 voix et 6,14 % sur ces cantons.

Une baisse en voix qui s'explique par la forte absention cette année et l'absence de candidats dans deux cantons de plus mais un progrès sur 2009 (3 726 voix sur ces cantons) et 2010 (4877 voix).

Surtout, c'est la réélection de Gaëtan Levitre à Pont-de-l'Arche qui était l'objectif premier des communistes. Un objectif en passe d'être atteint avec 40 % des voix pour notre camarade, en progrès de 12 % sur 2004 ! Et malgré l'abstention en hausse, ce sont 360 voix supplémentaires qui se sont portées sur sa candidature. Face à la droite au second tour, Gaëtan Levitre bénéficie déjà du soutien du candidat socialiste (arrivé troisième) et du Président socialiste du Conseil général.

Nationalement, les candidats communistes et du Front de gauche confortent leurs positions. Ils sont même en passe de les améliorer clairement.

C'est le cas des deux départements à gestion communiste, l'Allier où le PCF gagnerait un siège (sur le PS) et le Val-de-Marne où, malgré une coalition PS-Ecologistes, le PCF serait en passe de gagner là aussi un siège (toujours sur le PS).

Chez nos voisins de Seine-Maritime, les 3 conseillers généraux communistes sortants sont en passe d'être réélus et le score des candidats communistes dépasse régulièrement les 10 % voire les 20 %.

Dans le Calvados, le PCF est en position pour reprendre le canton de Dozulé à la droite.

Le Front de Gauche réalise pour l'instant 9 % des voix (dont près de 8 % pour le seul PCF) auxquels il faudra ajouter les candidats classés "divers gauche" par les Préfectures (le Front de Gauche n'a pas de "case" prévue par le Ministère de l'Intérieur !). Les candidats communiqtes et du Front de Gauche réaliseront donc autour de 10  % à ces élections. Un très bon résultat.

Combattre l'abstention populaire en ouvrant une réelle perspective politique aux travailleurs, tel est l'objectif que s'assigne le PCF avec le Front de Gauche. La tâche est immense mais nécessaire pour ouvrir une alternative politique et économique à ce capitalisme pourrissant gagné par la gangrène brune. Après les élections, le travail continuera.

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le département
commenter cet article
18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 09:53

18 mars 1871 - 18 mars 2011 : 140 ans après le début de la Commune de Paris, premier gouvernement du peuple par le peuple dans l'Histoire moderne du monde, l'exemple de la révolte parisienne reste une référence pour tous les révolutionnaires français, communistes en tête. L'exemple d'une gestion démocratique de la ville par sa population, d'une armée du peuple et, malheureusement, l'exemple d'une trahison de la France par ses élites (à la manière de la capitulation de 1940) et d'une répression aveugle qui illustre le rôle de l'Etat comme force au service de la classe possédante. Marx aura beaucoup appris de la Commune pour bâtir son oeuvre politique.

Un peu d'Histoire :

Après l'échec de la révolution de juin 1848 et l'installation de l'Empire autoritaire, la condition ouvrière s'était déjà détériorée. A la veille de la guerre de 1870, l'AIT (première interrnationale) comptait plus de 10 000 membres actifs en France à Paris, Marseille, Lyon et Rouen. Les grèves se multiplient chez les bronziers, les ouvriers du bâtiment et les mineurs. En 1869, l'AIT publie le Programme de Belleville: suffrage universel intégral, liberté totale de réunion, de presse et d'association, instruction primaire obligatoire, gratuite et laïque, séparation de l'Eglise et de l'Etat, suppression de l'armée de métier.

Pour rétablir l'ordre impérial et bourgeois, la France prend prétexte de la succession du trône d'Espagne pour déclarer la guerre à la Prusse, le 19 juillet 1870. Mais le 19 septembre, l'armée Prussienne met le siège devant Paris. Gambetta s'échappe en ballon et organise la résistance à partir de Tours.  Le froid et la faim exaspèrent les rancoeurs envers l'occupant, les bonapartistes et les libéraux. Le 7 octobre, les parisiens manifestent aux cris de " Vive la Commune ". Le 31 octobre,  la chute du fort du Bourget entraîne une insurrection populaire. Le 22 janvier 1871, le général Vinoy, commandant de la place de Paris, réprime une nouvelle émeute : bilan 30 morts. Le 28 janvier, le gouvernement signe l'armistice avec Bismarck. Le 8 février, des élections législatives ont lieu, sous la botte prussienne. Les droites, dirigées par Adolphe Thiers, l'emportent, alors que Paris élit Gambetta, Victor Hugo et Garibaldi. La nouvelle assemblée réunie à Bordeaux, cède l'Alsace et la Lorraine, laisse les Prussiens défiler dans Paris, s'installe à Versailles, la ville des Rois. Mais Thiers va prendre d'autres mesures impopulaires. Il déclare la fin du moratoire sur le paiement des loyers et supprime la solde de 30 sous des gardes nationaux.
Dans la foulée, le 18 mars, les Versaillais tentent de voler les canons de la garde nationale, entreposés à Montmartre. La foule s'y oppose et fusille les deux généraux qui menaient ce rapt. Le Comité central de la garde nationale s'installe alors à l'Hôtel de Ville, siège du pouvoir parisien. Dans son appel du 22 mars 1871 aux électeurs, il précise sa conception de la démocratie " Les membres de l'Assemblée, sans cesse contrôlés, surveillés, discutés par l'opinion, sont révocables, comptables et responsables. Quand nous pourrons avoir les yeux partout où se traitent nos affaires, partout où se préparent nos destinées, alors, mais alors seulement, on ne pourra plus étrangler la République ".
Les élections du Conseil général de la Commune se déroulent le 26 mars : 230 000 électeurs sur 485 000 y participent. Sur 65 conseillers, 25 sont des ouvriers (Varlin, Camelinat, Franel.) Il y a des Républicains comme Jules Ferry, des Radicaux comme Delescluze, mort au combat, des Blanquistes comme Ferré, des Socialistes (on dirait "communistes" aujourd'hui !), des Proudhonniens et des Bakouniniens de l'AIT (courants anarchistes).

Commune-de-Paris---decret.jpgFin mars 1871, La Commune se proclame gouvernement de la France, et prend contact avec la province. Mais les Communards ne sont guère plus de 60 000, contre 130 000 Versaillais qui ont remplacé les Prussiens  aux portes de Paris. Le 2 avril, les combats commencent à Courbevoie et dix jours plus tard, la Commune reprend Neuilly. Mais le 30, les  Versaillais prennent le fort d'Issy, puis celui de Vanves. A cause d'une trahison, ils entrent dans Paris par la porte de Saint-Cloud le 21 mai 1871.  Va alors débuter la semaine sanglante où Paris se couvre de plus de 500 barricades. Les derniers combats auront lieu dans le cimetière du Père Lachaise, puis à Belleville....

commune-de-paris-1871-barricade-rue-saint-sebastien-paris-x.jpg

A l'aube du 28 mai1871, 147 communards, derniers survivants des combats qui s'étaient déroulés au cimetière du Père Lachaise, furent fusillés, sans jugement contre un mur du cimetière qui prendra, en leur mémoire, le nom de "Mur des Fédérés". Cette tuerie, n'est pas comme une bavure perpétrée dans le feu de l'action, mais un assassinat prémédité, et minutieusement organisé. Par ailleurs 20 000 communards ont été massacrés pendant la semaine sanglante, il y aura eu 38 000 arrestations et 400 déportations vers les bagnes (dont Louise Michel). La classe ouvrière parisienne est décimée ( Il manquera 12 000 ouvriers de la chaussure, 6 000 de l'ameublement, 5 000 du vêtement, 3 000 plombiers, 1 500 bronziers), Paris vivra en état de siège jusqu'en 1876. La bourgeoisie va pouvoir oeuvrer à ses affaires tranquillement.
" Le cadavre est à terre, mais l'idée est debout " avait écrit Victor Hugo.
La commune de Paris reste encore très actuelle car plus que jamais dans cette époque troublée, le combat continue contre le capitalisme, l'étatisme, le militarisme (cf nos aventures en Afhanistan et, bientôt, en Libye), la misère, l'exploitation, la manipulation des consciences.

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 09:46

Une fois n'est pas coutume, nous reprenons ici un courrier d'André GERIN, député communiste du Rhône, en direction du secrétaire national du PCF, Pierre LAURENT, sur la question du nucléaire.

S'il s'agit avant tout de la volonté d'éclaircir la position du PCF sur ce sujet, cette lettre pose clairement les problèmes actuels de la filière nucléaire française :

- il est utopique de vouloir sortir maintenant du nucléaire (80 % de notre électricité) sans préparer de solutions de remplacement ;

- la mise en sous-traitance d'activités de plus en plus nombreuses au sein des centrales nucléaires doit être arrêtée et ces activités réintégrées au sein d'EDF qui doit, elle-même, redevenir une entreprise entièrement publique dégagée des intérêts financiers et industriels privés ;

- information et contrôle des citoyens doivent être renforcés sur le nucléaire comme sur les politiques énergétiques de notre pays.

Solidaire


Catastrophe nucléaire au Japon ?
Le PCF doit faire des propositions inédites.


Le séisme, le tsunami intervenus au Japon, puis, à présent, la menace nucléaire placent l’humanité devant des défis majeurs. Nous devrions tirer des leçons pour la France sur des points ultra-sensibles mis en évidence par la centrale nucléaire de Fukushima, les inondations et les incendies, questions névralgiques incontournables.

Les avancées scientifiques et technologiques rythment les progrès de la civilisation mais elles supposent le respect de conditions sans lesquelles elles peuvent produire le contraire de ce que nous en attendions. Elles n’acceptent pas d’être dévoyées.

Le progrès n’a de sens que s’il est au service de l’Homme et de son environnement. Si cette exigence est perdue de vue, nous le payons au prix fort.

Je ne suis pas du tout parmi ceux qui demandent la sortie du nucléaire. De ce point de vue, l’attitude électoraliste des verts ne m’étonne pas mais je suis scandalisé par les déclarations irresponsables de Jean-Luc Mélenchon. Il s’agit de redéfinir les conditions dans lesquelles l’énergie nucléaire constitue une avancée pour la civilisation humaine, au-delà de l’audit décidé par le gouvernement et des mesures urgentes à prendre.

Je propose donc que le Parti communiste soit audacieux en ce domaine avec des propositions inédites.


1°) Exigeons la renationalisation d’EDF et donc la maîtrise publique de tous les secteurs de l’énergie en mettant un coup d’arrêt aux privatisations, à la logique du profit pour le profit, qui ne place pas par la sécurité comme priorité à l’exploitation de cette énergie.

Cette nationalisation doit être d’un type nouveau. Elle est à construire avec les salariés et les citoyens, sur de nouveaux critères de gestion fondés sur le partage du pouvoir. Il faut extraire le nucléaire de la dictature du marché si nous voulons le rendre sûr et fiable.


2°) Réintégrons toutes les activités d’entretien et de maintenance abandonnées depuis les années 1970. Il faut en finir avec la sous-traitance, les délocalisations, l’externalisation, qui fragilisent les centrales nucléaires, qui mettent en cause la sécurité des sites et l’environnement (l’exemple le plus connu récemment : la centrale du Tricastin).


3°) Traitons les citoyens en adultes. Exigeons la mise en place de moyens sans précédents en utilisant toutes les technologies nouvelles de communication. Ces solutions peuvent contribuer à l’information, à la formation, à l’éducation pour rendre accessible la connaissance, la maitrise des enjeux des défis technologiques.


4°) L’ouverture d’une chaine de télévision publique est indispensable pour traiter de manière permanente les grands défis du progrès et de la science en lien avec l’éducation nationale. Il s’agit ainsi de contribuer à la transparence sur les enjeux du nucléaire comme de toutes les avancées scientifiques, (la chimie, la génétique, la biologie, la géologie). Ainsi nous combattrons la marchandisation et les dangers qu’elle représente sur tout ce qui touche la vie humaine et la planète.


5°) La mise en place de conseils de surveillance dans toutes les régions est nécessaire. Elle pourrait se faire sous l’égide de France 3 avec les salariés du nucléaire, les élus et les habitants pour une information et une relation beaucoup plus régulière afin de sortir d’une vision technocratique réservée aux spécialistes et aux experts.


6°) Abandonnons la dissuasion nucléaire. Il faut arrêter l’apocalypse de l’arme nucléaire et chimique (cette situation nous remet en mémoire la bombe atomique de Hiroshima). Consacrons ces centaines de milliards d’euros à des budgets pour la recherche civile, les énergies renouvelables, pour le bien-être de l’humanité.


Telles sont les propositions que je formule et qui font partie du nécessaire débat des communistes avec l’ensemble de la population.

Le 16 mars 2011
André GERIN

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 09:36

Dimanche 20 mars aura lieu le premier tour des élections cantonales. Notre Département est concerné avec 22 cantons renouvelables. Les communistes et leurs partenaires du Front de Gauche seront présents dans 19 cantons.

Notre Département compte 43 cantons. Les conseillers généraux qui les réprésentent sont renouvelés tous les 6 ans par moitié : 21 conseillers généraux ont été élus en 2008 ; 22 le seront ce 20 mars (27 mars en cas de second tour).

L'utilité du Conseil général

Pour rappel, le Conseil général a en charge des dépenses sociales importantes comme l'APA (pour les personnes âgées), la PCH (handicapés) ou le RSA (l'ancien RMI). Le Département gère aussi la protection de l'enfance ainsi que la PME-PMI. Tout ce qui concerne la solidarité et l'autonomie représente 40 % des dépenses du Conseil général.

Mais le Département ce sont aussi les routes départementales, l'entretien des collèges et le personnel non enseignant des colllèges, les transports scolaires.

En dehors de ses compétences "obligatoires", le Département a souhaité intervenir sur d'autres domaines comme l'aide aux associations et clubs sportifs, l'agriculture, l'économie, le soutien aux projets "structurants" des communes et communautés de communes (mairies, écoles, gymnases, salles des fêtes,...), la culture (Musée de Giverny, Gisacum au Vieil Evreux, Domaine d'Harcourt,...),... Toutes ces compétences facultatives sont remises en cause par la Réforme territoriale votée par la droite et qui condamne les départements et les communes en 2014.

Les enjeux du scrutin

Malgré l'approche de cette élection, les grands médias refusent obstinément d'en parler, s'asseyant sur le devoir civique qui est le leur. Ils pourront ainsi faire leur choux gras d'une abstention qui pourrait être forte.

Pourtant, avec les responsabilités qui sont les siens, le Conseil général a un rôle capital pour les eurois.

Le choix des élus qui représentent nos territoires est primordial pour l'orientation politique du Département et les priorités que se donne notre institution. A l'heure où la crise frappe durement le peuple français et où l'Etat se désengage de plus en plus de la solidarité nationale, ce sont les départements qui servent désormais de bouclier social pour les eurois face à un Etat qui préfère le bouclier fiscal pour les nantis.

Choisir des élus de droite dans ce contexte national, c'est s'assurer que la politique de Sarkozy et de l'UMP sera appliquée aussi au niveau départemental. Avec les conséquences qu'on imagine !

D'ailleurs, la droite euroise préfère avancer masquée et jouer démagogiquement la carte locale pour ne pas être sanctionnée par les électeurs. Entre ceux qui "oublient" de mettre les sigles de leurs partis (UMP ou Nouveau Centre) et ceux qui les mettent en tout petit, la droite euroise a fait le choix de se lancer dans la campagne sous le nom passe-partout de "Eure Avenir". Malheur à venir, oui !

Au delà de l'enjeu de bouclier social du département, ces élections sont également les dernières avant les présidentielles de 2012 et seront l'occasion de compter les forces en présence et le degré de rejet du président et de sa majorité actuelle.

Voter communiste et Front de Gauche ?

Le mouvement social d'ampleur que nous avons vécu sur les retraites date d'il y a six mois à peine. Les médias (encore une fois) font tout pour que cette grande bataille soit effacée du débat politique, tout comme les questions de l'emploi et du pouvoir d'achat. Des questions qui préoccupent pourtant l'immense majorité des français !

En même temps, les révoltes populaires dans les pays arabes démontrent qu'il est possible à un peuple uni, derrière sa jeunesse et ses syndicats, de faire reculer un pouvoir, y compris une dictature. Là aussi, droite et médias en dressent un portrait négatif, dans le double but de salir l'idée de révolte populaire (et donc la possibilité de faire reculer un gouvernement conservateur : cf les retraites !) et de donner une image négative des musulmans (dans le cadre des politiques racistes menées depuis des années).

Le vote communiste, bien au contraire, veut remettre les questions sociales au coeur du débat et redonner de l'espoir aux salariés face au rouleau compresseur de la contre-réforme sociale menée par la droite pour le compte du patronat et des classes possédantes.

Si les quatre conseillers généraux communistes de notre département participent à la majorité départementale, au côté des socialistes, c'est avec la ferme volonté d'y être les relais des préoccupations populaires, dans le domaine social notamment, mais aussi d'être les porte-parole des mouvements sociaux. Ce que Gaëtan LEVITRE, conseiller général de pont-de-l'Arche a parfaitement illustré ces derniers mois avec la papèterie M-Real d'Alizay ou l'entreprise Diffusin n°1 de Criquebeuf.

Le vote pour les candidats communistes, c'est le choix de sanctionner fortement la droite (et son extrême) pour sa politique anti-sociale et exiger une gauche combative, à l'écoute des salariés, des classes moyennes et de ceux qui souffrent pour faire du Conseil général un véritable pôle de résistance contre les attaques libérales de la droite.


Les candidats communistes et du Front de Gauche dans l'Eure :

Les Andelys : Dominique Jussiaume (PCF) et Martine Degryse (PCF) ;

 Beaumont : Rémi Bunel (PCF) et Pascaline Bertram ;

 Bernay-est : Catherine Luffroy (PCF) et Jean-Jaques Vallienne (PG) ;

Bernay-Ouest : Pascal Didtsch (GU)  et Sylvie Lemire ;

Beuzeville : Christian Séhy (PCF) et Annick Séhy (PCF) ;

Conches : Didier Massé (PCF) et Geneviève  Magnan (PG) ;

Cormeilles : Sylvie Buffetrille (PCF) et Bernard ISAAC (PCF) ;

Damville : Azzedine Mechouki (PG) et Nicole Leforestier (PG) ;

Ecos : Didier Courbot (PCF) et Chrystel Cousin (PG) ;

Etrépagny : Alain Lethiais (PCF) et Danièle Bonnette (PCF) ;

Evreux-nord : Jean-Michel Gaveau (PCF) et Jocelyne Duchesne (PCF) ;

Evreux-ouest : José Laheye (PCF) et France Maisse (PCF) ;

Gaillon : Edwige Gangolf (PCF) et André Fournaux (PCF) ;

Louviers-nord : Zahir Mechkour (PCF) et Claudine Duteuil (PCF) ;

Montfort : Pascal Jouveaux (PCF) et Claudie Queval (PCF) ;

Nonancourt : Dominique Quilleré (PCF) et Alice Albertini (PCF) ;

Pacy : Carole Depuiset (PCF) et Jessy Lecardonnel (PG) ;

Pont-de-l’Arche : Gaëtan Levitre, conseiller général sortant (PCF) et Isabelle Viguérard 

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le département
commenter cet article
15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 10:57

Les chiffres de l'inflation pour le mois de février ont été publiés. C'est une nouvelle hausse des prix de 0,5 % en un mois que nous venons de vivre.

Sans surprise, l'énergie continue de flamber à la suite du pétrole : +1,1 % après +3,7 % en janvier. En un an, cette hausse aura été de 15 % ! ! Pourtant, depuis deux semaines, le prix du baril de pétrole baisse (de 119 € le 24 février à 111 € hier) mais les tarifs à la pompe comme ceux du fioul domestique continuent de grimper. La marge des pétroliers doit être bonne actuellement ! Comme celle de l'Etat qui engrange plus de taxes ainsi. Ceci explique peut-être l'inertie du gouvernement contre cette hausse inexpliquée du prix des carburants ?

L'alimentaire grimpe aussi (+ 0,3 %) tout comme les tarifs des "services" (+ 0,7 %).

Curieusement, il n'y a que les salaires et les pensions qui ne grimpent pas ?

Car, du côté des dividendes des actionnaires, les revenus sont en croissance constante.

En clair, la flambée des prix ne pénalise que les petits consommateurs puisque les marges des entreprises, donc les dividendes aux actionnaires, progressent.

Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste exigeait ce week-end un "tarif maximal à la pompe pour les carburants" afin de lutter contre un véritable "racket " des pétroliers dont bénéficie aussi l'Etat.

Alors que l'inflation générale représente désormais une hausse de 1,7 % des prix en une année, les tarifs des carburants pénalisent sérieusement les familles modestes et les classes moyennes.

Il est plus que temps de penser à baisser les taxes et contrôler les prix. En attendant d'augmenter le SMIC, les pensions et les salaires.

Cela aurait certainement un plus gros impact sur l'économie et le pouvoir d'achat des français que d'organiser un débat sur la laïcité et l'islam !

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 09:37

Les décombres fument encore que les financiers spéculent déjà sur le sort du Japon. Belle moralisation du capitalisme, non ?

Comme beaucoup, nous avons tous été catastrophés et émus par ces images de chaos suite au tremblement de terre et au tsunami qui ont rasé le nord-est du Japon. La solitude des survivants et leurs espoirs fous de retrouver vivants des proches perdus dans la catastrophe ne peuvent que toucher ceux pour qui l'humanité et la solidarité sont au coeur de l'existence.

On ne peut pas en dire autant du milieu financier et des spéculateurs professionnels.

Avec moins 6,8 % à la clôture, la Bourse de Tokyo enregistre une baisse impressionnante au lendemain d'un week-end tragique pour le Japon. Les rats quittent le navire. La probabilité de voir baisser les bénéfices des sociétés japonaises a fait fuir les investisseurs qui se débarassent de leurs actions pour les transférer vers d'autres pays, d'autres secteurs plus juteux.

Aux contribuables japonais et à la solidarité internationale, donc aux finances publiques, l'effort de soutien aux populations touchées par la catastrophe et les frais de la reconstruction. Les capitaux privés reviendront lorsque tout sera reparti et que les bénéfices seront à nouveau au rendez-vous.

La même spéculation touche d'autres secteurs économiques comme le secteur pétrolier avec un baril de pétrole en baisse dès vendredi : les spéculateurs entrevoyaient déjà une baisse de la consommation japonaise en produits pétroliers donc un marché en régression.

Même chose avec le secteur des assurances et de la réassurance (les assurances des assurances) en retrait également : des assurances qui remboursent des assurés, cela ne plait pas aux actionnaires !

A chaud, voici quelques éléments qui démontrent, s'il en était besoin, que l'idée de moralisation du capitalisme est tout bonnement incompatible avec les principes de base de ce système, entièrement axé sur la recherche du profit maximum. Pas de place pour les sentiments, pas de place pour la solidarité, l'humanité, la compassion ou l'empathie. Le capitaliste a l'oeil rivé sur les indices de rentabilité et sur les prévisions de croissance des marchés. L'être humain n'est qu'une variable dans ce jeu financier ; il n'en est pas la préoccupation première.

Ne manque plus que des déclarations de notre gouvernement de droite sur la fermeture des frontières à une éventuelle immigration asiatique, miroir de ses scandaleux propos sur la situation en Afrique du Nord et le tableau égoïste de notre société capitaliste serait complet.

Le Japon a cette chance d'être un pays riche et développé et saura trouver les ressources humaines et financières pour assurer sa reconstruction. Les disparus ne reviendront pas et les simples citoyens qui ont perdu un proche, leur maison ou leur outil de travail auront bien du mal à effacer leurs cicatrices.

Ces événements nous rappellent ceux de Haïti en janvier 2010. Malgré le temps qui passe, les haïtiens restent à  peu de choses près dans les conditions effroyables qui ont suivi le tremblement de terre. Car à Haïti, pas de richesses, pas d'intérêts étrangers donc, pas d'investisseurs publics ou privés. La reconstruction sera longue et avec les moyens du bord.

Si la solidarité doit être au coeur de nos actes et de nos pensées lorsqu'une catastrophe majeure touche une partie de l'humanité, gardons à l'esprit le décalage qui existe entre le soutien que nous apportons collectivement aux haïtiens hier, aux japonais aujourd'hui, et la reprise des affaires et de la spéculation sur le dos d'un peuple aujourd'hui durement éprouvé.

Les requins de la finance méritent leur nom : les requins n'ont pas de morale.

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 10:09

Un décret très discret vient de faire passer la franchise hospitalière de 18 à 24€. Soit une augmentation de 32%... et une économie de 500 millions pour la Sécu, sur le dos des patients. Il n'y a pas de petit profit.

Franchise hospitalière

Déremboursement de nombreux médicaments, hausse du tarif des généralistes, réduction des indemnités journalières, restriction de la prise en charge des affections longue durée, pour ne citer que les mesures les plus emblématiques : le désengagement de la Sécurité Sociale se poursuit avec l'augmentation du forfait hospitalier.

De 10,67€ en 2003 à 24€ en 2011...

Un nouveau texte, publié le 23 février dernier sans aucune discussion préalable, fait passer la limite de déclenchement de la franchise hospitalière de 91€ à 120€. Concrètement, jusqu'à présent, les patients devaient payer une franchise correspondant à 20% de la facture, avec un montant maximum de 18,2€ (20% de 91€). Et la Sécu remboursait le reste. Désormais, le montant maximum est porté à 24€ (20% de 120€). Soit une augmentation de 32% (+225% depuis 2003).

Économie espérée pour la Sécu : 500 millions d'euros

Bien sûr, les mutuelles prendront en charge la différence, répercutant la douloureuse sur leurs assurés, qui passeront (encore) à la caisse : entre 2001 et 2008, la cotisation moyenne est passée de 382€ à 551€ par personne, soit un bond de 44%. Résultat : 5 millions de Français ne peuvent plus se payer de mutuelle et 9 millions se privent de soins pour raison financière.

Que les pauvres se rassurent, c'est pour la bonne cause : ces économies permettront de financer la suppression de l'ISF. A votre santé...

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article