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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 09:37

Les décombres fument encore que les financiers spéculent déjà sur le sort du Japon. Belle moralisation du capitalisme, non ?

Comme beaucoup, nous avons tous été catastrophés et émus par ces images de chaos suite au tremblement de terre et au tsunami qui ont rasé le nord-est du Japon. La solitude des survivants et leurs espoirs fous de retrouver vivants des proches perdus dans la catastrophe ne peuvent que toucher ceux pour qui l'humanité et la solidarité sont au coeur de l'existence.

On ne peut pas en dire autant du milieu financier et des spéculateurs professionnels.

Avec moins 6,8 % à la clôture, la Bourse de Tokyo enregistre une baisse impressionnante au lendemain d'un week-end tragique pour le Japon. Les rats quittent le navire. La probabilité de voir baisser les bénéfices des sociétés japonaises a fait fuir les investisseurs qui se débarassent de leurs actions pour les transférer vers d'autres pays, d'autres secteurs plus juteux.

Aux contribuables japonais et à la solidarité internationale, donc aux finances publiques, l'effort de soutien aux populations touchées par la catastrophe et les frais de la reconstruction. Les capitaux privés reviendront lorsque tout sera reparti et que les bénéfices seront à nouveau au rendez-vous.

La même spéculation touche d'autres secteurs économiques comme le secteur pétrolier avec un baril de pétrole en baisse dès vendredi : les spéculateurs entrevoyaient déjà une baisse de la consommation japonaise en produits pétroliers donc un marché en régression.

Même chose avec le secteur des assurances et de la réassurance (les assurances des assurances) en retrait également : des assurances qui remboursent des assurés, cela ne plait pas aux actionnaires !

A chaud, voici quelques éléments qui démontrent, s'il en était besoin, que l'idée de moralisation du capitalisme est tout bonnement incompatible avec les principes de base de ce système, entièrement axé sur la recherche du profit maximum. Pas de place pour les sentiments, pas de place pour la solidarité, l'humanité, la compassion ou l'empathie. Le capitaliste a l'oeil rivé sur les indices de rentabilité et sur les prévisions de croissance des marchés. L'être humain n'est qu'une variable dans ce jeu financier ; il n'en est pas la préoccupation première.

Ne manque plus que des déclarations de notre gouvernement de droite sur la fermeture des frontières à une éventuelle immigration asiatique, miroir de ses scandaleux propos sur la situation en Afrique du Nord et le tableau égoïste de notre société capitaliste serait complet.

Le Japon a cette chance d'être un pays riche et développé et saura trouver les ressources humaines et financières pour assurer sa reconstruction. Les disparus ne reviendront pas et les simples citoyens qui ont perdu un proche, leur maison ou leur outil de travail auront bien du mal à effacer leurs cicatrices.

Ces événements nous rappellent ceux de Haïti en janvier 2010. Malgré le temps qui passe, les haïtiens restent à  peu de choses près dans les conditions effroyables qui ont suivi le tremblement de terre. Car à Haïti, pas de richesses, pas d'intérêts étrangers donc, pas d'investisseurs publics ou privés. La reconstruction sera longue et avec les moyens du bord.

Si la solidarité doit être au coeur de nos actes et de nos pensées lorsqu'une catastrophe majeure touche une partie de l'humanité, gardons à l'esprit le décalage qui existe entre le soutien que nous apportons collectivement aux haïtiens hier, aux japonais aujourd'hui, et la reprise des affaires et de la spéculation sur le dos d'un peuple aujourd'hui durement éprouvé.

Les requins de la finance méritent leur nom : les requins n'ont pas de morale.

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 10:09

Un décret très discret vient de faire passer la franchise hospitalière de 18 à 24€. Soit une augmentation de 32%... et une économie de 500 millions pour la Sécu, sur le dos des patients. Il n'y a pas de petit profit.

Franchise hospitalière

Déremboursement de nombreux médicaments, hausse du tarif des généralistes, réduction des indemnités journalières, restriction de la prise en charge des affections longue durée, pour ne citer que les mesures les plus emblématiques : le désengagement de la Sécurité Sociale se poursuit avec l'augmentation du forfait hospitalier.

De 10,67€ en 2003 à 24€ en 2011...

Un nouveau texte, publié le 23 février dernier sans aucune discussion préalable, fait passer la limite de déclenchement de la franchise hospitalière de 91€ à 120€. Concrètement, jusqu'à présent, les patients devaient payer une franchise correspondant à 20% de la facture, avec un montant maximum de 18,2€ (20% de 91€). Et la Sécu remboursait le reste. Désormais, le montant maximum est porté à 24€ (20% de 120€). Soit une augmentation de 32% (+225% depuis 2003).

Économie espérée pour la Sécu : 500 millions d'euros

Bien sûr, les mutuelles prendront en charge la différence, répercutant la douloureuse sur leurs assurés, qui passeront (encore) à la caisse : entre 2001 et 2008, la cotisation moyenne est passée de 382€ à 551€ par personne, soit un bond de 44%. Résultat : 5 millions de Français ne peuvent plus se payer de mutuelle et 9 millions se privent de soins pour raison financière.

Que les pauvres se rassurent, c'est pour la bonne cause : ces économies permettront de financer la suppression de l'ISF. A votre santé...

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 14:42

Grillé diplomatiquement après les épisodes tunisiens et égyptiens, notre Napoléon Sarkozy entame une campagne guerrière en Libye.

Les diplomates français avaient exprimé leur ras-le-bol il y a quelques semaines devant l'inconséquence diplomatique et l'amateurisme du gouvernement sarkozyste dans le domaine de la politique étrangère. A n'en pas douter, la décision unilatérale de Nicolas 1er de reconnaître l'opposition autoproclamée libyenne va encore isoler un peu plus la France au niveau mondial.

La droite veut-elle réussir ce qu'elle n'a pas réussi avec la Tunisie et l'Egypte, c'est-à-dire retourner sa veste avant qu'il ne soit trop tard ?

Les propos de Michèle Alliot-Marie qui voulait envoyer des policiers français pour mater les manifestants en Tunisie sont encore dans toutes les têtes. Sans parler de ses voyages en compagnie d'un proche du dictateur tunisien pendant les émeutes et pour "affaires". A la suite, se furent les révélations sur le voyage égyptien de Fillon au nouvel an puis les vacances marocaines de Sarkozy et Carla en plein mouvement sur les retraites.

En ayant trop tardé à critiquer les répressions de ces régimes contre leurs peuples, le gouvernement français avait fini par laisser comme un goût de compromission avec ces dictatures.

Il s'agit certainement d'une des principales raisons qui justifie la précipitation de Sarkozy pour reconnaître un Conseil National de Transition qui s'est autoproclamé représentant unique de l'opposition à Kadhafi. Dans la foulée, Sarkozy s'annonce prêt à bombarder Kadhafi et ses troupes. Ce que Chirac a si justement refusé de faire avec l'Iraq, Sarkozy est prêt à le faire, seul, contre la Libye ! Le gaullisme est mort et les va-t-en-guerre sont de retour.

Ceci étant, à se précipiter, Sarkozy fait à nouveau sombrer notre diplomatie dans le ridicule : Alian Juppé, soit-disant homme fort du nouveau gouvernement et ministre officiel des affaires étrangères, a appris la nouvelle par dépêche, devant les journalistes et son homologue allemand ! Quelle surprise pour lui !

Décidément, ce gouvernement ne craind ni le ridicule, ni le scandale et est prêt à envoyer la France à l'aventure dans les déserts libyens. Alors que l'opposition libyenne ne demande qu'une zone d'exclusion aérienne, Sarkozy est prêt à envoyer l'aviation française, seule, sans prévenir ni l'Europe, ni les Etats-Unis et, encore moins l'ONU, seule organisation habilitée à décider d'une intervention militaire dans un pays selon les conventions internationales.

Décidément, en terme de diplomatie, ces années passées à l'Elysée n'auront rien appris à Sarkozy.

Comme toujours, c'est la poudre aux yeux et l'agitation qui tient lieu de ligne de conduite, la victoire de la diplomatie bling-bling.

 

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 10:25

Baisser les taxes sur les carburants ? C'est niet de la part du gouvernement ! Et pourtant...

1,6 % de la production mondiale, voilà ce que représente la Libye sur le marché pétrolier. C'est pourtant l'argument majeur des spécialistes économiques pour justifier la flambée actuelle des cours du pétrole au niveau mondial.

Encore une fois, les économistes le reconnaissent, il y a une grande part de spéculation. En clair, jouant sur un risque de pénurie complètement relatif, des investisseurs financiers font des placements, achètent et revendent des stocks de carburants dans le but unique de faire monter les prix et de gagner de l'argent.

Par ailleurs, le prix du baril est actuellement à 120 € alors qu'il était monté à 147 € en juillet 2008 lors de la précédente flambée. Pourtant, même avec la baisse de l'euro face au dollar, les prix des carburants à la pompe ont dépassé les records de 2008 ! Par quel mystère ?

Là, c'est silence radio côté économistes et gouvernement.

Peut-être faudrait-il demander des explications à nos raffineurs, vous savez Total (stations Total, Elf), Exxon (Esso) ou Shell (Shell), et à la grande distribution ?

La principale entreprise française en ce domaine, Total, a réalisé l'an dernier 10 milliards d'euros de bénéfices dont 5 milliards ont été redistribués sous forme de dividendes aux actionnaires de Total.

Pour imager un peu, les dividendes aux actionnaires de Total représentent le salaire annuel brut de 300 000 smicards !

Mais côté gouvernement, il y a aussi une part de responsabilité.

D'une part, le gouvernement laisse les marchés entièrement libres de fixer les prix (donc de faire des bénéfices incroyables sur notre dos). D'autre part, il refuse de baisser les taxes sur les carburants.

Pourtant, les taxes sur les carburants représentent 50 à 60 % du prix du litre. Une partie (la TIPP) est fixe, l'autre (la TVA) varie en fonction du prix du pétrole. Depuis des années, existe la possibilité de mettre en place une TIPP flottante afin d'amortir les fluctuations des prix à la pompe.

Donc, de baisser les taxes ou de TIPP flottante, il n'est pas question de la part du gouvernement. "On ne peut pas prendre des mesures de ce type-là à une époque où l'on doit impérativement tenir les finances publiques", selon Christine Lagarde, ministre des économies sur les dépenses sociales. Ben voyons !

On ne peut pas limiter la flambée du prix de carburants qui concernent l'ensemble des français, notamment en zone rurale, mais on envisage de supprimer l'ISF qui ne concerne que les plus riches ?

Au delà des carburants, l'envolée de nombreux produits de première nécessité, dans le domaine de l'énergie (gaz et électricité) ou de l'alimentaire (2 à 3 % de hausse moyenne attendue), et la baisse de remboursements de santé (déremboursement de médicaments, hausse de 25 % du forfait hospitalier) vont accroître les difficultés financières de la grande majorité des familles de France. Certains se restreignent déjà sur le chauffage ou l'alimentation, ne sortent plus pour économiser du carburant, ne se soignent plus qu'en dernier ressort.

A nouveau ce matin, les bons résultats des entreprises françaises qui composent le CAC 40 (les 40 plus grosses, pour simplifier) étaient à la Une des journaux économiques.

Les 40 entreprises du CAC 40 vont distribuer 40 milliards d'euros de dividendes à leurs actionnaires : 1,2 millions de smic bruts annuels !

Par comparaison, l'ensemble des taxes sur les carburants représentent 25 milliards d'euros de rentrées fiscales dans les caisses de l'Etat et l'Impôt sur le Revenu, 44 milliards.

Alors, non  Mme lagarde ! De l'argent il y en a pour les finances publiques si on cherche vraiment au bon endroit !

Ce n'est pas encore au consommateur de payer pour améliorer les bénéfices des grandes entreprises, de l'énergie ou de l'alimentaire, ni à financer les efforts fiscaux pour les plus riches !

Les communistes exigent depuis des années la fin de la TVA, cet impôt malhonnête qui prélève le même montant que l'on soit riche ou pauvre.

A nouveau, les communistes affirment : "Les tarifs explosent ? Baissons les taxes !"

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 09:42

On connaissait déjà les envies d'alliance avec le FN du mouvement "Droite Populaire" au sein de l'UMP. Il aura suffit d'un seul sondage donnant l'héritière de la maison Le Pen au second tour des présidentielles pour que d'autres élus passent le pas.

Pauvre droite française ! Héritier du gaullisme et, donc, de la Résistance (avec les communistes), le RPR s'est sabordé sous la houlette de Jacques Chirac à la création de l'UMP. C'était alors en premier lieu une machine électorale en faveur de Chirac pour les présidentielles 2002.

Avec l'arrivée de Sarkozy aux manettes de l'UMP en 2004, le parti gaulliste a rapidement dérivé vers une version française du parti Républicain américain, avec, comme aux Etats-Unis, la montée en puissance des courants réactionnaires et catholiques traditionnels.

On connait la suite : provocations multiples contre les jeunes des quartiers populaires, vulgarité du chef de l'Etat et esprit bling-bling, puis course sécuritaire, liberticide et raciste. Avec des anciens durs de l'extrême-droite au gouvernement et la création du ministère de l'Identité Nazionale, la mue du parti gaulliste en parti nationaliste-libéral était achevée.

A trop courir derrière les thèses du Front National, la droite "officielle" a fini par faire passer l'idée que ces thèses étaient finalement acceptables donc, pour certains, valables. Le siècle des Lumières est enterré, l'esprit de la Révolution française et sa devise "Liberté-Egalité-Fraternité" sont mis au rencart, les valeurs de solidarité et de travail pour le bien de tous sont abandonnés au profit des valeurs de l'argent, de l'individualisme et du repli sur soi.

La dynamique de la jeunesse et l'ouverture de la France ont été remplacées par la peur des autres et l'esprit grippe-sou qui caractérisent les vieux bourgeois du XIXème siècle.

L'UMP d'aujourd'hui, c'est une idéologie de vieux qui se méfient des jeunes, des étrangers et de la nouveauté.

Un terreau idéologique perméable aux thèses du Front National.

La crise du capitalisme étant passée par là, les promesses de Sarkozy ayant été toutes violées, les français ont perdu toute confiance en Sarkozy et en l'UMP. Face à un PS qui préfère se vautrer dans une guerre des chefs plutôt que proposer une rupture avec le libéralisme économique qu'il a accompagné durant des décennies, l'absence quasi totale dans les médias de la gauche anticapitaliste laisse un boulevard à l'extrême-droite. Face aux peurs de l'avenir de nombreux français, le FN a beau jeu de mimer le défenseur du peuple face à des élites corrompues, lui qui défend des thèses économiques libérales identiques à celles de l'UMP et du MEDEF !

Forcément, le FN engrange. Savoir quel sera le score de la fille à papa Le Pen en 2012 est un pari risqué mais il aura suffi d'un sondage (douteux selon toute vraisemblance scientifique) pour que la panique gagne le marais politique, du PS à l'UMP.

C'est surtout à l'UMP que la panique gagne vraiment les rangs.

Certains prennent peut-être conscience de la dérive de leur politique et du risque de faire revenir en France une peste brune qu'il nous a fallu combattre à l'explosif et au fusil entre 1940 et 1944.  Ainsi, Nathalie Kosciusko-Morizet, membre du bureau politique de l'UMP affirmait hier que, pour les élections cantonales des 20 et 27 mars, il faut avoir "des principes très clairs", a-t-elle estimé. "Par exemple, s'il y a un 2e tour Front national/Parti socialiste dans un canton, on ne considère pas que la politique est un continuum et que tout se vaut. Moi, dans ce cas-là je dis clairement: on vote PS". Des propos qui ont été fortement critiqué par la direction de l'UMP pour qui FN et PS, ce doit être la même chose, probablement.

Cette confusion politique au sein de l'UMP sert de tremplin à l'aile droite de l'UMP, avec la Droite Populaire de Christian Vanneste (député du Nord) et de Franck Gilard (député de l'Eure, la honte !) qui prônent clairement l'alignement de l'UMP au côté du FN.

Plus dramatiques sont les propos de la députée de Seine-et-Marne Chantal Brunel pour qui "Il faut rassurer les Français sur toutes les migrations de populations qui viendraient de la Méditerranée. Après tout remettons-les dans les bateaux ! ". C'est beau l'humanité selon Brunel ! Et pourquoi pas dans des trains direction la Pologne ?

Bien que dénoncés, ces propos sont quand même édifiants de la part d'un parti issu du gaullisme.

Pour beaucoup d'électeurs de droite, sincèrement républicains et démocrates, la dérive du seul parti officiel de la droite française vers l'extrême-droite doit être difficile à vivre.

Quant au sondage de l'institut Harris, son exploitation à outrance par les médias servira une cause commune à gauche et à droite, celle du "vote utile". De Hollande à Copé, les ténors des deux bords se servent déjà de ce sondage pour agiter la menace d'un 22 avril 2002 et du risque supposé de voir le parti fasciste au second tour.

Une stratégie facile pour prôner le vote utile dès le premier tour en éliminant toute conccurence à droite (Villepin, Bayrou) comme à gauche (Verts, communistes, NPA) et, surtout, éviter un débat de fonds sur ces trente ans de choix politiques et économiques qui mènent notre pays au bord de la misère en favorisant très généreusement une élite vivant de la spéculation et de ses rentes.

Qu'on ne compte pas sur les communistes pour hurler avec les loups en rentrant dans le rang !

Qu'il s'agisse du libéralisme assumé de l'UMP, caché du FN ou honteux du PS, il s'agit toujours de libéralisme !

La rupture et le changement, viendront obligatoirement de ceux qui prennent clairement la voie d'une rupture avec ce libéralisme, les forces anticapitalistes comme celles qui travaillent avec le Parti Communiste au sein du Front de Gauche.

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 09:49

Comme chaque année, ce 8 mars est la journée internationale du Droit des Femmes.

Cette journée est l'occasion de rappeler les inégalités criantes qui pésent encore sur la moitié de la population française, que ce soit en termes de salaires, de carrière professionnelle ou de violences.

Encore aujourd'hui, à qualification égale, une femme gagne 27 % de moins qu'un homme. Et une étude récente montre qu'avoir des enfants retarde l'évolution de carrière des femmes cadres alors que cela accélère la carrière des cadres hommes ! ?

Le combat pour le droit des femmes est toujours d'actualité, surtout dans une société française où les conservatismes politiques et religieux reprennent du poil de la bête.
Il en est ainsi de la parité en politique, déjà peu respectée à droite particulièrement, qui va souffrir un peu plus avec la disparition des élus locaux que sont les conseillers généraux et régionaux au profit d'élus territoriaux élus par circonscription.

Au niveau de la sexualité et du droit des femmes à disposer de leur corps, les difficultés toujours plus importantes pour trouver un centre d'IVG (Interruption Volontaire de Grossesse) constituent aussi un moyen pour les élus de la droite catholique d'étouffer la Loi Weil de 1976.
Dernière remise en cause du droit des femmes, un petit amendement voté à l'initiative de députés de droite à l'Assemblée Nationale supprime le dépistage automatique de la trisomie 21 chez les femmes pour le remplacer par un dépistage sous avis médical. Combien de femmes découvriront à l'avenir la trisomie de leur enfant seulement à la naissance de celui-ci ?...

Le combat féministe est un combat permanent, indissociable du combat pour l'émancipation humaine. Pour cela, les femmes et les hommes conscients de l'enjeu, ne peuvent pas compter sur une droite et une extrême-droite qui considèrent les femmes comme des reproductrices et des mères au foyer avant de les considérer comme des citoyennes égales des hommes.

Dans les années 20, les communistes présentaient des femmes aux élections à une époque où les femmes n'avaient pas le droit de vote. Par égalitarisme, le communiste se doit d'être féministe ! Aujourd'hui encore, à quelques jours des cantonales et à une année des présidentielles et des législatiives, défendre les droits des femmes, c'est mettre en déroute la droite réactionnaire et soutenir les candidats communistes et du Front de Gauche.

N'oublions pas cette phrase de Marx qui disait, sur cet aspect de l'inégalité sociale que "la femme est le prolétaire de l'homme" ! Alors : prolétaires de tous les pays, unissez-vous !

Olympe-de-Gouges.jpg

Olympe de Gouges (1766, guillotinée en 1793), femme révolutionnaire et féministe de la Révolution Française.

Elle écrit en 1788 une lettre au peuple "contre l’inégalité entre les classes”, propose des réformes sociales pour les femmes et les ouvriers ( des projets de soins), propose de distribuer les terre en friche aux paysans……
Très visionnaire elle propose un impôt sur la fortune et de limiter le train de vie du Roi.
Olympe de Gouges fut une féministe jusqu’au bout, elle qui dans son combat écrivit :” En tant qu'êtres de raison, les femmes appartiennent à la communauté humaine et naissent donc avec les mêmes droits naturels que les hommes".

Louise-Michel.jpg

Louise Michel (1830 - 1905), femme révolutionnaire et anti-cléricale de la Commune de Paris (1870). En 1870, elle est élue présidente du Comité de vigilance des citoyennes du XVIIIe arrondissement de Paris. Très active pendant la Commune, Louise Michel fait partie de la frange révolutionnaire la plus radicale et se porte même volontaire pour aller seule à Versailles tuer Adolphe Thiers. Surnommée la Vierge Rouge, elle est condamnée à la déportation à vie et envoyée en Nouvelle Calédonie où elle reste jusqu'en 1880. Accueillie à son retour par la foule à Paris, Louise Michel reprend son activité militante. Elle donne des conférences, intervient dans des meetings, défend l'abolition de la peine de mort, les ouvriers et les chômeurs.

Rosa-Luxembourg.jpg

Rosa Luxemburg (1870 - 1919), révolutionnaire allemande. A la suite de la tuerie du dimanche rouge le 22 janvier 1905 à Saint-Pétersbourg, la Révolution éclate en Russie. Rosa Luxemburg regagne Varsovie en décembre et participe au mouvement insurrectionnel qui suit en Pologne. Arrêtée, elle est démasquée et frôle l'exécution. Quelque temps plus tard elle est libérée et assignée à résidence en Finlande.

Pendant cette période, elle est exclue du SPD (Parti Social-Démocrate) et organise de façon clandestine le mouvement révolutionnaire spartakiste (Ligue Spartakus), ancêtre du Parti Communiste d’Allemagne (KPD). Elle rédige le programme et précise la tactique de ce Parti, fondé en décembre 1918. Rosa Luxemburg dirige le journal de sa formation politique : « Die Rote Fahne » (Le Drapeau Rouge). Elle écrit des textes où elle critique l’évolution de la Révolution russe. L'insurrection dite spartakiste se déclenche le 5 janvier 1919, mais le mouvement échoue et la répression est sanglante. Elle est arrêtée avec Karl Liebknecht et assassinée le 15 janvier 1919 par une unité de Corps Francs, sur ordre de Gustav Noske « commissaire du peuple » social-démocrate chargé de la répression de l'insurrection.

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 10:37

La technique du bouc-émissaire reprend de la vigueur. Après les jeunes de banlieues, après les Rroms, revoilà les immigrés et l'Islam.

Alors que le capitalisme est à bout de souffle et que nombre de nos concitoyens comprennent que les richesses existent pour faire vivre dignement tous les habitants de notre pays, une stratégie se met en place pour orienter la colère populaire vers des victimes de la crise : les immigrés.

En 2007, Sarkozy avait fait campagne sur deux sujets, le "travailler plus pour gagner plus" et la lutte contre la délinquance.

Quatre ans plus tard, le bilan de la droite sur ces questions est affligeant. Comment pourrait-il en être autrement quand toute la politique de Sarkozy et de sa majorité UMP - Nouveau Centre repose sur la multiplication des cadeaux aux couches privilégiées de notre pays et sur la chasse aux dépenses publiques pour financer ces cadeaux ?

Comment ne pas se rappeler de 2008, lorsque les spéculateurs boursiers et les banques ont provoqué la crise économique la plus importante depuis 1929 ? 

A l'heure de payer l'ardoise, le gouvernement se tourne vers les victimes d'années de financiarisation et de spéculation effreinée, c'est-à-dire vers nous, le peuple. Nous sommes ainsi doublement victimes : victimes de la crise capitaliste qui a vu tant d'emplois disparaître et tant de familles perdre leur maison ; victimes une deuxième fois par la politique d'austérité qui nous est imposée pour rembourser la dette et pour consolider les bénéfices des grandes entreprises.

Les responsabilités apparaissaient tellement évidentes aux yeux de nombreux salariés que les défenseurs du capitalisme ont dû trouver rapidement une parade pour détourner l'attention des travailleurs. Rappelez-vous des grands scandales autour de la fermeture de Continental, de Molex,... !

L'inquiétude gagne beaucoup de français face à la dégradation de l'économie, à l'insécurité de l'avenir au niveau de l'emploi, des retraites, du pouvoir d'achat.

Face à une colère diffuse qui pourrait se cristalliser sur le système économique, le capitalisme, qui en est la cause, les responsables politiques qui font tourner le système ont cherché des exutoires à cette colère. Le grand classique est la stigmatisation d'une partie de la population : le transfert de la peur de l'avenir vers la peur d'une catégorie sociale ou d'une communauté. Après le débat sur l'identité nationale, ce sont les Rroms qui ont servi l'an dernier de défouloir.

Cette année, sentant la défaite arriver, la droite joue le tout pour le tout et préfère monter les travailleurs les uns contre les autres plutôt que justifier ses choix politiques. Il est sûr qu'elle a bien du mal à expliquer pourquoi elle veut supprimer l'ISF alors que les revenus des actionnaires flambent cette année et qu'on supprime tant d'emplois dans les services de l'Etat.

Aller expliquer aux français que la priorité est de réfléchir à la compatibilité entre Islam et laïcité alors que la crise bat son plein, c'est bien évidemment pointer du doigt les musulmans et créer un lien inconscient dans les esprits des français entre immigration et crise économique.

De la même façon, alors que les peuples arabes se soulèvent contre les dictatures qui asservissent ces pays depuis des décennies, le gouvernement français ne trouve pas d'autre commentaire à faire que s'inquiéter d'une possible arrivée massive d'immigrés clandestins depuis la Tunisie ou la Libye.

Il est sûr qu'il est difficile pour un gouvernement de droite d'avoir de la sympathie pour des révoltes populaires. D'une part car ces révoltes arabes pourraient donner des envies à un peuple français qui s'est fait voler son vote contre le dernier traité Européen, malgré son NON de 2005, et qui s'est fait imposer une  réforme des retraites qu'il refusait massivement.

D'autre part, car ce gouvernement est totalement empêtré dans des scandales qui touchent plusieurs (ex) ministres et le Président même au sujet des bonnes relations qu'entretenaient nos dirigeants politiques avec ces dictatures. Jouer la peur absurde de "l'invasion" de la part de peuples libérés, c'est dévaloriser l'exploit de ces peuples.

Le résultat de cette stratégie de tension contre les travailleurs étrangers ou musulmans, c'est la banalisation des thèses racistes de l'extrême-droite, une sorte de validation à rebours des théories ségrégationnistes de Le Pen.

Là aussi, entre un Hortefeux condamné pour injures raciales, des anciens cadres de l'extrême-droite au gouvernement ou proches du pouvoir (Longuet, Devedjian, Madelin) et des ministères comme ceux de l'Immigration et de l'Identité Nationale, la droite française a déjà entamé sa métamorphose de la droite républicaine vers la droite nationaliste-libérale.

Depuis des décennies, les classes capitalistes au pouvoir et leurs partis politiques ont été tentées par des régimes fascistes quand leur monopole sur les richesses de leur pays était menacé. C'était le cas de l'Allemagne de Weimar qui céda le pouvoir en 1933 au parti nazi d'Adolf Hitler pour faire face à la contestation sociale grandissante. Cela a aussi été le cas avec l'Italie mussolinienne des années 20. Cela a été le cas de l'Espagne républicaine écrasée en 1939 par une armée au service des nantis et de l'Eglise catholique, appuyée par Hitler et Mussolini.

Cela a été le cas avec le Chili d'Allende, renversé par l'armée avec le soutien de la bourgeoisie chilienne et des Etats-Unis en 1973. On pourrait multiplier les exemples vu le nombre de dictatures qui se sont succédées avec l'appui silencieux des occidentaux en Amérique du sud, en Grèce, au Portugal, en Indonésie, en Afrique,... durant des décennies.

Loin d'être l'allié de la démocratie et du mieux-être social, l'extrême-droite s'attaque aux pauvres parmi les victimes du capitalisme, réduit les libertés des travailleurs et leurs possibilités de lutte. Elle est, de fait, l'allié du capital.

Ce n'est pas pour rien si le FN est pour la suppression de l'ISF et du SMIC, le recul de l'âge de départ en retraite, le remplacement des syndicats par des corporations qui réunissent patrons et salariés (!), la hausse de la TVA,...

Les milieux des affaires et de la finance connaissent leurs alliés, comme la droite. Le Pen, lui-même, fait parti de ce monde des affaires comme milliardaire.

L'utilisation des thèses racistes et communautaristes détourne la colère des travailleurs du capitalisme et des spéculateurs, causes du chômage et de la misère, et amène au pouvoir, dans le pire des cas, les pires partisans du capitalisme.

Antifascisme et anticapitalisme sont indissociables pour combattre cette société inégalitaire et égoïste, l'extrême-droite n'étant que la branche la plus radicale du capitalisme et du libéralisme.

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 08:16

iraqi cpLa lutte s’intensifie en Irak occupé après un mois de manifestations pour mettre fin à un régime corrompu et privatisateur et pour une véritable démocratie souveraine

En comparaison avec les événements en Libye, de nature et aux objectifs bien différents de ceux d’Egypte et de Tunisie, dont la large couverture médiatique constitue les préparatifs à une nouvelle agression impérialiste, les manifestations qui touchent depuis un mois l’Irak sous occupation états-unienne seraient presque passées sous silence.

 Ils étaient pourtant encore plusieurs dizaines de milliers, hier vendredi 4 mars, lors de manifestations-monstres à Bagdad et dans plusieurs villes du sud du pays pour manifester leur colère contre l’état désastreux des services publics, la corruption généralisée et les conditions de vie misérables imposées à la population irakienne par le gouvernement au service de l’occupant.

Les raisons de la colère : un pays ravagé par les privatisations et l’occupation états-unienne

Déclencheur des manifestations, le rapport publié fin janvier par l’Inspecteur général à la reconstruction révélant publiquement ce que la population Irakienne endurait au quotidien : la faiblesse de l’Etat de droit et la corruption des officiels à tous les niveaux, le manque d’accès pour la grande majorité de la population aux services sociaux fondamentaux tels que l’eau potable, l’électricité ou l’évacuation des eaux usagées.

Ravagées par les deux guerres du Golfe, les infrastructures du pays souffrent en effet d’un sous-investissement public chronique qui a servi après 2003 à justifier la privatisation en particulier des secteurs de l’électricité et de l’eau via la signature de partenariats public-privé.

Dans l’industrie, alors que l’industrie pétrolière a subi un processus analogue avec la Loi sur les hydocarbures de 2007, le ministre de l’Industrie avait annoncé son intention en juillet 2010 de liquider entièrement ce qu’il reste de l’industrie publique irakienne.

Du 5 février au « jour de la colère », la radicalisation du mouvement avec remise en cause de l’occupation et appels à la démission du gouvernement

Les manifestations ont débuté le 5 février dernier, avec la descente dans la rue de plusieurs milliers d’Irakiens dans les rues de Baghdad mais aussi Bassorah, Ramadi, Mossoul et Diwaniya. Inspirés par le triomphe des révolutions en Egypte et en Tunisie, les  manifestations revendiquaient alors des augmentations de salaires et des rations alimentaires, la défense des services publics mais aussi la démission de certains politiciens locaux corrompus ainsi que la fin de l’occupation états-unienne.

« La révolution est à portée de main », déclarait Nidal al-Sarmad, professeur d’université à la foule rassemblée à Diwaniya ce 5 février. « Les gens ont le sentiment qu’ils ont été floués, ils sont frustrés. Les changements qu’ont apporté les Américains, ce sont une nouvelle série de voleurs qu’ils ont apporté avec eux, une nouvelle série de dictateurs, pas la justice ni la liberté ».

Des avocats aux quartiers déshérités de Bagdad en passant par les Kurdes : le mouvement s’amplifie et refuse sectarisme et divisions

 Le mouvement a bénéficié même d’appuis attendus avec la manifestation inédite des avocats, avec plus de 3 000 membres du barreau dans les rues de Bagdad le 10 février, Bassorah et Mossoul non seulement pour défendre l’emploi et le service public mais aussi pour dénoncer les violations des droits de l’Homme dans les prisons de l’occupant.

Les 14 et 15 février, les mots d’ordre du mouvement se radicalise à Bagdad où la foule scandait : « Gouvernement, tire les leçons de ce qui s’est passé en Egypte et Tunisie. L’argent du pétrole au peuple, pas aux voleurs ! » tandis que les quartiers pauvres d’Al-Sadr rejoignaient le mouvement brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « Nous ne mendions pas, nous revendiquons nos droits ». A Bagdad comme à Falloujah, les manifestants demandaient désormais ouvertement la démission du premier ministre Al-Maliki.

A Kirkouk, les communautés Arabes, Turques et Kurdes manifestaient unies, tournant le dos au sectarisme, lançant un appel commun pour la défense des services publics et de l’emploi.

Un gouvernement de plus en plus illégitime : le déchaînement de la violence policière n’affaiblit pas le mouvement

Face à cette démonstration d’unité, le pouvoir Irakien illégitime n’avait plus que la force comme recours. Les forces de l’ordre ouvrent le feu contre la foule réunie à Kut, tuant 3 personnes et en blessant 27 autres. Au Kurdistan, confrontés à des manifestations quotidiennes mobilisant plusieurs milliers de personnes, la police ouvre le feu le 17 février faisant 2 morts.

Pourtant, le mouvement ne faiblit pas. Il s’intensifie alors au Kurdistan ou dans la ville de Bassorah où les manifestants demandent la démission des autorités locales et contraint le gouvernement à lâcher du lest le 21 février sur la hausse prévue des taxes à la consommation ainsi que sur la rémunération des hauts fonctionnaires et élus.

Après les premières victoires du « jour de la colère » et de la journée du 4 mars, la lutte continue en Irak !

Le 25 février, baptisé le « Jour de la colère » par les manifestants eux-mêmes, fut le point d’orgue de la protestation comme de la répression policière. Plusieurs dizaines de milliers de manifestants ont exprimé leur colère dans les principales villes du pays, de Bagdad à Bassorah, tout en rejetant l’assimilation tant au mouvement religieux qu’à l’étiquette de nostalgiques du Baathisme (mouvement du parti de Saddam Hussein).

Première victoire significative pour le mouvement, plus de 10 000 manifestants réunis à Bassorah devant le Bureau du gouverneur sont parvenus à faire plier ce dernier, le contraignant à la démission. Ailleurs, la répression fait taire par le fer les manifestants: cinq morts à Mossoul, quatre à Tikrit et quatre autres dans le reste du pays.

L’ampleur du mouvement ainsi que son haut niveau de conscience politique contraignent le pouvoir à des reculs, montrant que la victoire est possible, avec notamment la démission récente du maire de Bagdad ou encore l’appel à des élections anticipées au Kurdistan.

La colère et les frustrations accumulées par un peuple Irakien privé de sa souveraineté et de sa dignité après huit années d’occupation rendent chaque jour passant le gouvernement fantoche au service de l’occupant états-unien de plus en plus illégitime.

Nous apportons notre soutien franc et massif aux manifestations du peuple Irakien, auxquelles participent activement les communistes irakiens, pour sa liberté, sa dignité et sa souveraineté, pour mettre fin à l’occupation par les troupes de l’OTAN !

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 09:42

La France va mal, elle n'est plus compétitive. Les caisses sont vides. Mon oeil ! Pendant que des millions de français plongent dans la misère et que d'autres craignent de les suivre, nos entreprises et leurs actionnaires engrangent des bénéfices sans cesse en hausse.

La crise économique dont on nous parle a été causée par l'explosion des bulles spéculatives qui avaient enrichi quelques milliers de grands spéculateurs à travers le monde. L'effondrement des banques et du monde de la finance a été rattrapé par l'injection de milliers de milliards d'euros de la part des Etats, 250 milliards d'euros rien que pour la France ! Mais cet argent, c'est de l'argent public donc l'argent de nos impôts et de nos taxes.

Les gouvernements des pays capitalistes ont ainsi remboursé des dettes privées, causées par la spéculation, avec de l'argent public. Ces remboursements ont été dans les poches des banques donc... de ceux qui ont créé les dettes !

En clair, les Etats ont entièrement compensé les pertes des spéculateurs et c'est désormais aux travailleurs, ceux qui ne spéculent pas, de payer les pots cassés.

Alors que la Bourse est repartie à la hausse et que les spéculateurs ont repris leur odieux commerce sur d'autres marchés (produits aliementaires, immobilier, énergie), les gouvernements comme celui de Sarkozy tentent d'imposer une cure d'austérité terrible aux peuples. Cela bien sûr pour épurer les dettes contractées par les Etats au profit des spéculateurs mais aussi pour revenir sur des acquis sociaux qui "coûtent" au Capital (comme les retraites), histoire de profiter du discours sur la crise pour pousser leur avantage.

Car, pendant que chômage et misère progressent, les richesses produites en France continuent de s'accroître. Un paradoxe qui montre bien que le problème de la France, comme des autres pays capitalistes, est avant tout un problème d'orientation de l'argent, vers les investissements et les salaires ou vers les profits.

Une misère qui s'accroît en France

4 millions de travailleurs en France sont au chômage. Chômage total ou travailleurs ne travaillant que quelques jours chaque mois.

Des millions d'autres travailleurs connaissent la précarité (CDD, intérim à répétition), le temps partiel imposé (notamment les femmes) ou travaillent pour des revenus indignes, ceux qu'on appelle les travailleurs pauvres, mais aussi bon nombre de petits paysans.

8 millions de personnes vivent désormais avec moins de 950 euros par mois. 9,5 % des actifs (1 sur 10 !) est dans cette situation !

Plus largement, un quart des salariés vit avec moins de 0,73 SMIC annuel.

Des millions de français vivent le mal logement, y compris des familles de salariés.

Les Restaus du coeur ont connu une hausse de 5 % des repas distribués l'an dernier, signe d'un nouvel appauvrissement de la population.

Dans l'Eure, le nombre de bénéficiaire de l'ancien RMI (le "RSA Socle") est passé de 8 000 à 10 000 entre juin 2009 et juin 2010.

Pour l'avenir, chacun ressent que les hausses actuelles de l'énergie (carburants, gaz,...) et les annonces de hausse dans l'alimentaire (3 % en moyenne, jusqu'à 25 % sur des produits de base) vont encore contribuer à accroître les difficultés des familles françaises.

Un pays qui produit des richesses grâce à ses atouts

Cette avalanche de mauvais chiffres rejoint le discours de la droite et de l'extrême-droite sur la nécessité de faire des coupes dans certains budgets pour équilibrer les comptes de l'Etat. La droite diminue drastiquement le nombre de fonctionnaires ; l'extrême-droite veut rajouter à cela la coupe des aides sociales et des retraites aux immigrés et à leurs familles. Ces mesures ne font (ne feraient) qu'accroître encore plus la crise, diminuant le nombre d'emplois disponibles pour nos jeunes et nos chômeurs, privant des millions de salariés de ressources qui font tourner le commerce donc l'économie.

Et pourtant, la France est un pays riche, très riche. Ses salariés sont compétitifs, qualifiés et nous possédons des atouts économiques et technologiques importants.

Le Produit Intérieur Brut est sur ce point un bon indicateur puisqu'il reprend l'ensemble des richesses créées dans un pays. Les chiffres cités ici sont ceux de la Banque Mondiale, des chiffres 100 % officiels.

En France, le PIB est passé de 45 milliards d'euros en 1960 à plus de 2 000 milliards d'euros en 2008, une hausse du PIB de 4 454 % en 48 ans ! !

La part mondiale du PIB français est passée de 4,66 % à 4,71 % sur la même période malgré l'émergence de nouvelles puissances comme la Chine ou la Corée. Où donc est le déclin économique de la France ?

En ramenant ce PIB par habitant, on trouve la richesse produite par chaque habitant chaque année. Et, là aussi, les chiffres sont clairs : le PIB par habitant est passé d'environ 5 500 euros en 1960 à environ 17 400 euros en 2009 soit une hausse du PIB par habitant de 219 % en 48 ans ! Pas mal, non ?

Ces chiffres confirment les statistiques que l'on entend rarement dans les médias qui montrent que les travailleurs français sont aussi rentables que d'autres travailleurs, y compris les allemands, à qui on nous compare souvent. Par exemple, la productivité des salariés français est de 124,3 % de la moyenne européenne c'est-à-dire que le travailleur français rapporte 24,3 % de plus que la moyenne des travailleurs des 27 pays de l'Union européenne. Pas mal non plus ?

Et puis, la France continue d'avoir de solides atouts industriels, dans l'automobile, l'aéronautique, la chimie, le pharmaceutique, la cosmétique, le luxe mais aussi dans l'agriculture et l'agroalimentaire, le tourisme (première destination mondiale). De quoi bâtir une politique économique intéressante.

Une autre redistribution des richesses est possible

Mais tout cet argent produit profite de moins en moins aux producteurs des richesses, paysans ou salariés.

Total a ainsi connu une hausse de ses bénéfices de 32 % en 2010 et redistribue 5 milliards d'euros à ses actionnaires. L'Oréal, l'entreprise de Liliane Béttencourt, a connu une hausse de ses bénéfices de 25 % !

Les exemples pourraient être multipliés longtemps.

La réalité française aujourd'hui, c'est que nous vivons dans un pays riche et puissant mais que cette richesse est de plus en plus détournée vers une infime minorité de la population. Les classes populaires s'enfoncent dans la pauvreté et la classe moyenne est laminée par une inflation qui réduit son pouvoir d'achat.

Depuis des décennies, notre pays régresse socialement, comme nos voisins européens.

Des décennies de choix politiques libéraux et dérégulateurs entrainent notre pays vers le bas, amènent délocalisations, chômage et pression sur les salaires.

Quand on regarde les richesses créées et les dividendes redistribués aux actionnaires, on comprend que cette évolution n'est pas une fatalité. Pour l'inverser, il faut arrêter de donner les rênes du pouvoir à ceux qui, depuis trente ans, se succèdent au gouvernement pour faire la même politique .

Le choix est donc dans les mains du peuple, des travailleurs. Nous sommes la France face à une petite minorité.

A nous d'imposer nos choix, pour le bien de la majorité.

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 10:51

Vendredi 25 février, les irlandais ont renouvelé leur parlement. Ils ont infligé une déroute historique au principal responsable de la cure de méga austérité imposée aux travailleurs. Un exemple à suivre.

Les élections au parlement irlandais, le Dail, ont lieu tous les 4 ans. Le système électoral irlandais est très particulier car chaque circonscription élit plusieurs députés et chaque électeur vote nominalement pour son candidat ("premier choix") mais aussi pour un candidat "par défaut". Si votre candidat est mal placé, votre voix va vers le candidat que vous avez désigné en second choix. Cela entraine des calculs compliqués.

En tenant compte des votes de "premier choix", le panorama irlandais a fortement évolué lors de ces élections.

Deux grands partis "centristes" se partagent le pouvoir depuis l'indépendance en 1919 : le Fianna Fail (centre droit) et le Fine Gael (centre gauche).

En 2007, le Fianna Fail remportait largement les élections avec 41,5 % des voix et 77 députés devant le Fine Gael avec 27,3 % des voix et 51 députés. Une coalition gouvernementale se mit en place entre Fianna Fail et Verts (4,7 % des voix et 6 députés).

La crise financière a durement frappé en 2008 le tigre celtique et son économie basée sur la finance. Chômage, surendettement, misère touchent la population irlandaise, comme un mauvais souvenir des années 20. Le gouvernement de centre droit, au lieu de s'attaquer aux causes de la crise (la financiarisation de l'économie) a mis au point un plan drastique de réduction des emplois et des aides publiques, aggravant la crise au sein de la population mais sauvant les banques. Une stratégie commune à tous les gouvernements européens, en faveur de la finance et des actionnaires.

Les sondages pré-électoraux annonçaient une défaite cinglante pour la coalition gouvernementale. Les résultats électoraux ont confirmé ces sondages.

Le Fianna Fail a atteint un plancher historique de 17,5 % des voix (-24% !) et obtient seulement 20 députés. Les Verts, eux, disparaissent du Parlement avec seulement 1,8 % des voix (-2,9%).

C'est l'alternance qui semble l'emporter en Irlande avec le Fine Gael et ses 35,5 % des voix (+ 8 %) et 76 députés.

Qui semble seulement car, sur cette échiquier politique irlandais, un véritable glissement à gauche s'est produit.

D'une part, le Labour ("Travaillistes" donc sociaux-démocrates) effectue une percée avec 37 élus et 19,5 % des voix contre 10 % en 2007.

Mais, c'est surtout de la gauche républicaine et socialiste que viennent les bonnes surprises. D'une part les républicains de gauche du Sinn Fein effectuent une percée historique à 10 % et 14 députés (contre 7 % et 4 élus en 2007). D'autre part, l'Alliance Unifiée de Gauche (ULA en anglais) entre au Dail avec 5 élus sur 19 candidats présentés ! Cette alliance repose essentiellement sur le Parti Socialiste (SP) qui, à la différence du PS français, fait référence au marxisme et au combat communiste.

La gauche irlandaise se retrouve à la croisée des chemins. Les travaillistes ont fait le choix d'entrer au gouvernement du Fine Gael dont le programme est peu ou prou dans la continuité du gouvernement sortant. On est habitué malheureusement avec les sociaux-démocrates. Néanmoins, la poussée de Sinn Fein et de ULA augurent d'une prise de conscience plus forte des travailleurs irlandais sur les causes de la crise qu'ils vivent.

En France comme en Irlande...

Les irlandais avaient déjà mis en difficulté leur gouvernement et l'Europe en 2005, lors du référendum sur le TCE, le Traité Constitutionnel Européen, quelques mois avant que les français ne mettent en déroute l'alliance droite-verts-socialistes sur ce sujet. Il aura fallu faire revoter les irlandais en octobre 2009, chantage aux subventions européennes à la clé, pour leur faire avaler la pilule. Les français n'auront pas eu cette chance, le TCE rejeté par le peuple, c'est le Parlement qui a ratifié sa nouvelle mouture, le Traité de Lisbonne.

Aujourd'hui, les faits se renouvellent. Les irlandais ont mis en déroute les responsables de l'austérité qu'ils vivent actuellement. A nous de faire pareil !

Et pour continuer le parallèle, pourquoi ne pas donner une bonne gauche à cette droite arrogante et bling-bling pour les cantonales à venir ?

Le PCF est allié au Sinn Fein au sein du Parti de la Gauche Européenne et au Parlement européen. Les positions communistes du Socialist Party sont aussi les notres. Qui plus est, la stratégie d'alliance que constitue l'ULA, avec des acteurs du mouvement social, rejoind la stratégie du PCF avec le Front de Gauche.

Dans les pas des irlandais, les français ont la possibilité de marquer leur volonté d'une rupture avec un capitalisme qui fait payer aux salariés les ardoises laissées par les banquiers et les spéculateurs.

En rejoignant le PCF, en soutenant et en votant pour les candidats communistes et du Front de Gauche, vous avez la possibilité de choisir la voie du rassemblement de la gauche anticapitaliste.

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