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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 08:43
Au sujet de la Une du Point sur les charlatans contre l'Europe

Découvert au hasard du web, le blog de Coralie Delaume ("L'arène nue") est bien rédigé et intelligent.

Nous reprenons ici un article plein d'humour noir sur "Le Point", magazine de la pensée unique, tendance droite, qui choisit toujours ses Une de manière délicate : un coup contre les francs-maçons, un coup contre les fonctionnaires, un coup contre les fainéants de chômeurs,...

Cette fois-ci, "Le Point" crée une grande catégorie politique, les "charlatans", et y colle les responsables de la gauche radicale européenne... et Marine Le Pen. De bons ingrédients dans un tonneau d'insultes et de clichés, aromatisés au mauvais poivre brun, et vous obtenez un plat immonde et qui sent le réchauffé.

Face à l'inquiétude Tsipras et à la peur d'une contagion à l'Espagne (puis ailleurs ?), les porte-plumes de la finance sombrent dans l'insulte à défaut de pouvoir avancer des arguments rationnels.

C'est vrai qu'il est compliqué pour les mass-médias de nous faire rêver avec des Juppé, Sarkozy, Hollande ou Valls alors que trente ans de règne des libéraux conservateurs (RPR, UMP et un jour peut-être Les Républicains) et des sociaux-libéraux ont laissé la France et l'Europe au bord de la faillite et de l'effondrement social.

Solidaire

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"Juste quelques mots.

Pour ce qui me concerne, je trouve cette Une un peu tiède.

J'aurais préféré un truc du genre : " Les charlatans qui s'allient avec les populistes qui s'allient avec les nationalistes qui s'allient avec les protectionnistes qui s'allient avec les rouges-bruns qui s'allient avec les Arabes qui s'allient avec les musulmans qui s'allient avec les fonctionnaires qui s'allient avec les assistés qui s'allient avec Poutine pour détruire L'Europe - un combat historique".

Sinon, j'ai un ami qui s'interrogeait assez judicieusement sur un réseau social ce matin. Dans la mesure où Le Point défend désormais les mêmes idées qu'Arnaud Leparmentier dans Le Monde ou Jean Quatremer dans Libération, peut-on dire que c'est devenu un journal de centre-gauche ?

La question mérite d'être posée.

En tout cas, on découvre là une sorte de paradoxe : il existe une forme de "populisme européiste". Le Point, c'est une sorte de Bild à la française, mais en version supranationale.

Etrange époque décidément....

Coralie Delaume" le 9 juillet 2015

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13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 09:51

Sur les forums internet, toute critique du Front National suscite des réactions agressives.

La dédiabolisation du Front National voulue par Marine Le Pen et ses proches vise à donner une image moderne et souriante du Front National tout en lui conservant une image de parti "en dehors du système".

Avec la crise renforcée du système capitaliste et une classe politique au service de ce système, le Front National entend apparaître comme la seule alternative et attirer à lui les déçus de la politique, notamment dans les milieux populaires. Pour cela, il doit faire oublier son positionnement politique à droite et, surtout, son identité de parti d'extrême-droite, avec tout ce que cela comprend de bagages historiques et de menaces futures.

Si, médiatiquement, cette banalisation est en bonne voie, il suffit de trainer sur les forums internet pour voir que les sympathisants et militants FN conservent un esprit sectaire et agressif envers tous ceux qui tentent une critique ou une attaque contre leur formation ou ses responsables. De quoi donner un aperçu des comportements et des décisions que prendraient ces personnes si d'aventure ils arrivaient aux "affaires" !

Il ne s'agit d'ailleurs pas de fantasmes mais bien d'une réalité que l'on peut constater à l'échelle municipal, là où le FN a réussi à conquérir des municipalités. Son acharnement contre le tissu associatif qui ne lui est pas soumis, contre les syndicats et contre les organisations de défense des droits de l'Homme ou des migrants, est une illustration à petite échelle de ce que donnerait une France aux mains du FN. A petite échelle parce que la Loi, la justice, la police républicaine et les médias sont aujourd'hui hors de contrôle du FN. Qu'en serait-il avec un FN au pouvoir nationalement ?

Ainsi, sur les blogs ou les sites des grands médias, dès que le FN ou ses leaders se retrouvent sous le feu de l'actualité, une armée d'internautes monopolise les commentaires et s'en prend aux journalistes, aux juges ou aux internautes qui critiquent le FN.

- Un journal critique le FN ?

C'est forcément un parti pris "politicien" inadmissible pour les pro-FN, comme si un journaliste n'avait pas le droit de ne pas aimer le FN ou ses positions ? Y compris dans un journal d'opinion !

Que deviendrait la liberté de parole des journalistes en cas d'arrivée au pouvoir du FN ? L'ivresse du pouvoir n'amènerait-elle pas les militants pro-FN à s'en prendre à ces journalistes régulièrement qualifiés de "gauchistes" dans les commentaires ?

- Un tribunal ouvre une enquête sur le financement du FN ou sur des propos d'un responsable FN ?

L'enquête est aussitôt qualifiée de "politique", de "complot" pour s'attaquer au FN ! Tout de suite, les internautes frontistes parlent des "magouilles" des autres forces politiques comme si, justement, la justice n'avait pas d'enquêtes les concernant ?

Que deviendrait ces juges trop "indépendants" et, plus globalement, l'indépendance de la justice avec un FN aux affaires ?

Outre une législation qui tendrait à réduire les libertés des médias et à créer des lois ségrégatives pour, officiellement, défendre l'identité nationale et les pseudos concepts raciaux sur le peuple français (les Français de souche : de quelles souches ?), il est à craindre une mise au pas des juges.

L'arrivée du FN aux affaires dans certaines mairies et la violence et le sectarisme des partisans du FN sur internet montrent bien que l'identité du Front National reste d'abord l'intolérance et le rejet de toute forme d'opposition.

Un FN au pouvoir ouvrirait immanquablement la porte à une volonté de "nettoyer" la classe politique, les médias et la justice de ceux que le FN dénonce depuis toujours : gauchistes, syndicalistes, juges rouges, hommes politiques de "l'establishment"", journalistes du "système", etc.

Au delà du sourire carnassier de Marine Le Pen, le Front National s'est construit dans l'idée d'un complot contre la France organisé par le monde entier, via l'Union européenne et avec la complicité de la classe politique française et des médias, contre la Nation française : mondialisation, immigration massive, monnaie unique, etc.

C'est cette construction intellectuelle autour d'une France assiégée et en cours de colonisation que se forge l'identité militante du Front National.

Changer l'image médiatique du Parti n'en changera pas l'identité profonde ni la haine que portent ses militants à tout ce qu'ils identifient à des ennemis du pays. une haine qu'ils expriment sur les blogs, sur les sites internet et qui transpirent encore au travers des campagnes du FN.

La dédiabolisation du Front National ne changera pas la réalité de ce parti d'extrême-droite, son identité construite sur la peur et le rejet de tout ce qui vient de l'étranger et du rejet de ceux qui portent un projet ouvert sur le monde, qu'il soit capitaliste mondialisé (Libéraux) ou de solidarité internationaliste (Communistes et gauche radicale).

Critiquer le Front National est une liberté que nous avons encore et qui disparaîtrait si le FN arrivait aux commandes de la Nation. Alors, n'hésitons pas à dénoncer ce parti !

L'extrême-droite restera pour toujours l'ennemi des libertés et des solidarités.

Elle doit être combattue partout. Sur le terrain politique, syndical, social et médiatique.

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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 08:47

MlN pour Solidarité internationale PCF, 8 juillet 2015

Depuis plusieurs semaines, les Honduriens manifestent par dizaines de milliers contre la corruption et pour la démission du président, aux cris de « JOH dégage ! » (JOH : Juan Orlando Hernandez).

Les soirées sont éclairées par des « marches des torches ». Certains qualifient leur protestation de « mouvement des Indignés » transposant l’expérience espagnole.

Le mouvement a éclaté à mesure de la révélation d’un scandale de détournement de fonds aux dépens de l’Institut de sécurité sociale d’une ampleur inouïe dans ce pays de 8 millions d’habitants, l’un des plus pauvres d’Amérique, pourtant habitué à la corruption généralisée. Le Parti national au pouvoir et le gouvernement sont directement impliqués. Un procureur avance un montant cumulé de 500 millions de dollars pour un budget annuel de la Sécurité sociale de 300 millions. Des médicaments auraient été, par exemple, achetés par les hôpitaux à 5000 fois leur prix bien qu’étant de « qualité douteuse ». Le chiffre est aussi avancé de 2800 décès imputables au scandale.

C’est si gros que le pouvoir est sur la défensive. Le directeur général de la Sécurité sociale a dû démissionner. Deux anciens vice-ministres ont été arrêtés. Une commission d’enquête a été constituée dont les manifestants contestent la probité. Ils accusent aussi personnellement le président Hernandez quoiqu’il s’en défende et propose un « dialogue » également rejeté.

En réalité, c’est tout le régime issu du coup d’Etat de 2009 qui est contesté pour la première fois dans la rue, régime de surexploitation et de misère pour le peuple, de pillage, de répression, d’encouragement à la criminalité.

Dans ce domaine encore, la situation du Honduras est l’une des pires du monde. Les manifestants en appellent à la constitution d’une commission internationale d’enquête pour la vérité et contre l’impunité. Une mission de l’ONU est sur place depuis le 6 juillet.

Au-delà de cette revendication, le mouvement pose la question du changement politique mais il cherche ses voies.

En 2009, l’ancien président Zelaya avait été écarté du pouvoir, illégalement, par ceux qui refusaient sa politique de rapprochement avec le Venezuela, la Bolivie, Cuba et les pays de l’Alliance bolivarienne des Amériques (ALBA). De récentes révélations de Wikileaks confirment – s’il était besoin – l’implication directe, dans le coup d’Etat et dans sa consolidation, des services de l’Administration américaine et notamment de l’ancienne Secrétaire d’Etat, aujourd’hui candidate à la présidence, Hilary Clinton.

Certains porte-parole qui émergent des « Indignés » refusent, comme ailleurs, la participation des partis politiques d’opposition à l’organisation du mouvement. Qui est fiables pour le peuple de ces leaders ou de ces partis ? Mais une alternative politique sans organisation politique est impossible.

La dure expérience hondurienne poursuit les expériences sud-américaines d’émancipation socialiste. Elles ont leurs limites mais aussi leur importance historique : L’impérialisme déploie tous les moyens pour les réduire.

Solidarité avec le peuple hondurien !

Note : nous vous invitons à relire les articles sur le Honduras comme celui sur les pseudos élections d'après putsch , celui sur la résistance populaire au Honduras, ou celui sur la popularité du président renversé, Manuel Zelaya.

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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 08:43

Les mesures annoncées par le gouvernement grec pour obtenir un accord avec l'Europe signifient-elles la capitulation de la gauche radicale grecque ?

A l'énoncé des mesures proposées par le gouvernement grec, il y a de quoi susciter plus que des interrogations. Hausse de la TVA globale, poursuite des privatisations dans les télécoms, les aéroports et les ports, recul de l'âge de départ en retraite,... les mesures antisociales sont nombreuses.

Ces mesures marquent une forme de continuité avec les politiques d'austérité des gouvernements précédents et sont peu compatibles avec les promesses de campagne de Syriza et d'Alexis Tsipras, ni même avec le vote des électeurs grecs lors du référendum de dimanche passé. De quoi parler de trahison ?

Parallèlement, d'autres mesures vont dans le bon sens comme celles qui visent à rétablir une meilleure justice sociale, avec la fin de certains avantages fiscaux ou des impositions sur des biens de luxe (bateaux de plaisance de plus de 5 mètres,...), avec une volonté d'accroître enfin la chasse aux fraudeurs fiscaux, avec une réduction des dépenses militaires (l'Allemagne et la France, premiers fournisseurs, vont hurler !), etc.

Enfin, ces mesures ne seront mises en place qu'à condition que les créanciers de la Grèce acceptent une restructuration de sa dette, en clair, l'effacement d'une partie de celle-ci, et qu'un paquet financier de 35 milliards d'euros soit octroyé au pays dans l'objectif de relancer concrètement son économie, moribonde après 5 années d'hyper-austérité.

Ces demandes, pour justes qu'elles soient, risquent d'être bloquées par certains, notamment l'Allemagne. Le FMI, hier, reconnaissait enfin la nécessité de revoir le montant de la dette grecque.

Alors ? Que penser de tout cela ?

Si on regarde l'ensemble des propositions grecques, réformes + restructuration de la dette + paquet financier, on peut parler d'un projet qui rompt avec la stricte soumission aux exigences du FMI et des créanciers européens du pays, un projet qui vise à redonner de l'air au pays en rompant avec la spirale infernale d'une austérité qui enfonce le pays dans la misère sans atteindre son but annoncé, celui de réduire l'endettement du pays.

Ces propositions du gouvernement grecque vont-elles pour autant dans le bon sens ?

Si on regarde maintenant les conséquences sociales de ce plan, il y a par contre trop de contreparties favorables aux libéraux et aux marchés financiers. C'est une nouvelle dégradation de leurs revenus et de leurs avantages sociaux que vont connaître les travailleurs grecs, notamment avec la hausse de la TVA et le recul de l'âge de départ en retraite.

De ce point de vue, ce plan présente des aspects extrêmement négatifs qui ne respectent pas les engagements de résistance de Syriza durant la campagne électorale.

Pouvait-il en être autrement ?

Les communistes grecs du KKE refusent depuis le début toute alliance avec Syriza et ont même appelé, pour le référendum, à mettre dans l'urne des bulletins communistes (donc invalidés). De leur point de vue, tant qu'un gouvernement ne se situe pas dans un projet de rupture avec l'Europe et avec l'euro, de reprise en main de l'économie au profit des travailleurs, il n'y a pas d'alternative possible entre la soumission au diktat européen et l'effondrement économique.

Les faits semblent leur donner raison même si leur refus d'être dans les affaires en font souvent, malgré leur puissance militante, plus des témoins que des acteurs centraux de la politique grecque.

Maintenant, on peut aussi imaginer que Tsipras et son gouvernement font un calcul stratégique : ils font des propositions de réformes qui pourraient globalement satisfaire l'Europe, malgré des mesures fiscales défavorables à une partie de la bourgeoisie et du capital, mais avec des contreparties sur la dette et sur un plan d'aide qui provoquera un blocage allemand. Dans ce cadre, l'échec des négociations reposera sur le camp européen et la sortie de la Grèce de l'Euro ne sera pas du fait du gouvernement grec, ce qui, en politique intérieure, pourrait compter.

Au delà de ce scénario de politique fiction, les mesures annoncées par le gouvernement Tsipras sont à la fois eurocompatibles, accroissant encore les mesures d'austérité imposées au peuple grec, et en rupture avec le schéma libéral imposé par les créanciers de la Grèce, en proposant enfin des mesures susceptibles de réformer le système fiscal grec et de sortir de la spirale infernale qui plonge le pays dans la dépression depuis 5 ans.

Par ces négociations, Syriza et son gouvernement répondent bien à la définition d'une gauche qui, si elle se veut radicale, n'est pas révolutionnaire pour autant. Sauf preuve du contraire.

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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 12:34

Emmanuel Macron marquera à jamais l'image du quinquennat de François Hollande.

Le Président normal qui devait s'attaquer au monde de la finance a pris comme ministre de l'économie un technocrate venu du monde des banques d'affaires.

Emmanuel Macron fait, à son ministère, ce qu'il a fait toute sa vie : enrichir les banques et les spéculateurs. Un homme au service d'une classe sociale, peu préoccupé des difficultés des classes populaires et moyennes.

Cette semaine, on le découvre nostalgique de la monarchie, ce qui, somme toute, est assez cohérent pour ce défenseur des beaux quartiers.

Dans une interview au magazine "le 1", qui parait aujourd'hui, il déclare "La démocratie comporte toujours une forme d'incomplétude, car elle ne se suffit pas à elle-même". Tiens donc ? "Il y a dans le processus démocratique et dans son fonctionnement un absent. Dans la politique française, cet absent est la figure du roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n'a pas voulu la mort" Le voilà historien, spécialiste de la Révolution !
Et de continuer : "La Terreur a creusé un vide émotionnel, imaginaire, collectif : le roi n'est plus là ! On a essayé ensuite de réinvestir ce vide, d'y placer d'autres figures : ce sont les moments napoléonien et gaulliste, notamment." Et Pétain, peut-être ?
"Le reste du temps, la démocratie française ne remplit pas l'espace. On le voit bien avec l'interrogation permanente sur la figure présidentielle, qui vaut depuis le départ du général de Gaulle. Après lui, la normalisation de la figure présidentielle a réinstallé un siège vide au coeur de la vie politique. Pourtant, ce qu'on attend du président de la République, c'est qu'il occupe cette fonction. Tout s'est construit sur ce malentendu. » Heureusement, Macron est là pour nous expliquer ce que notre subconscient nous cache !

Royaliste aujourd'hui, Emmanuel Macron s'est essayé à la démagogie hier.

Déconfit par la résistance du peuple grec et de son gouvernement aux diktats des marchés financiers et de leurs gouvernements, le ministre de Hollande fait dans l'amalgame pour brouiller les pistes et cracher sur les Grecs.

Pour répondre au soutien médiatisé de Marine Le Pen au vote Non des Grecs, plutôt que dénoncer la récupération par l'extrême droite de ce vote, Emmanuel Macron préfère qualifier le Front national de « forme de Syriza à la française, d’extrême droite ».

Comme d'autres à droite, il fait un parallèle entre extrême-droite et gauche radicale, certainement selon le bon vieux discours démagogique qui affirme que les extrêmes se rejoignent. Ce qui est valable pour les sphères ne l'est pas pour les surfaces planes !

Sur le fond, c'est un peu comme mettre sur le pied d'égalité la milice de Vichy et la résistance communiste entre 1940 et 1944 !

A l'image de ses actes et de sa Loi, Emmanuel Macron représente l'archétype du technocrate coupé du peuple, sûr de sa supériorité intellectuelle sur le "petit peuple", méprisant vis-à-vis de ce qui échappe à son schéma de pensée, formaté durant ses études et son passage en banque d'affaire.

Avec de tels cadres, le Parti ex-socialiste n'est pas prêt de recoller les morceaux avec ses électeurs populaires et les militants qui l'ont quitté ces trois dernières années : ils ne font même plus l'effort de cacher leur dérive à droite derrière un semblant de discours social !

Après la loi de surveillance généralisée mise en place par ce gouvernement, ne manque plus que le rétablissement de la monarchie pour que les critiques d'Emmanuel Macron sur "l'incomplétude" de la démocratie ne soient satisfaites.

Un pays sans règles sociales, vendu au capital international, via l'Europe et le TAFTA, où les citoyens sont surveillance et la démocratie sous contrôle d'un homme fort, monarque ou tyran, voilà donc le modèle de société prônée par les nouveaux dirigeants du PS ?

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 09:33

La Grèce doit tenir ses "engagements" et payer ses dettes... mais pas l'UMP/Les Républicains ?

Sarkozy, Juppé et consorts n'ont pas de mots assez durs pour dénoncer le gouvernement grec qui veut renégocier sa dette.

Belle ironie quand on sait que l'UMP est dans la même situation : embourbée dans des dettes qu'elle ne peut rembourser ! !

La preuve, sur "Le Point.fr", avec un article en date du 6 mai dernier dont nous publions ces deux extraits :

"Dette de l'UMP : Sarkozy négocie avec les banques pour sortir de l'impasse Selon Europe 1, Nicolas Sarkozy a fait une proposition aux dirigeants de banques françaises afin de ne pas rembourser la dette de l'UMP avant 2017...

...le temps presse. L'UMP, qui deviendra prochainement Les Républicains, doit normalement rembourser 11 millions d'euros en mars 2016, puis 27 millions en 2017. Mais pour le parti, ces deux échéances sont impossibles à respecter. "On touche 18 millions par an de l'État. Si on lâche 11 millions en mars, on met la clé sous la porte à l'automne", prévient-on à l'UMP, selon Europe 1."

Sarkozy et l'UMP, ceux qui ont alourdi la dette de la France de 600 milliards d'euros pour éviter à leurs copains banquiers de devoir s'expliquer devant la justice et les Français pour banqueroute, ne sont pas à cours d'idées pour donner des leçons et faire payer au contribuable leurs erreurs de gestion et celles de leurs copains !

Que les médias français ne fassent pas eux-mêmes ce parallèle démontre la complicité qui existe entre politiques et médias pour défendre la pensée unique libérale.

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 08:14

61,31 % des électeurs grecs ont voté NON au référendum sur les nouvelles mesures d'austérité proposées par l'Europe.

Les commentateurs et les politiciens pro-européens sont bien embêtés. Comme en 2005, après le référendum français sur le traité constitutionnel européen, les voilà face au choix souverain d'un peuple qui s'oppose à leurs diktats.

Comme en 2005, pourtant, les médias, les politiciens nationaux et européens et les patrons s'étaient ligués pour effrayer les électeurs, leurs faire croire que refuser un nouveau renforcement de l'austérité, c'était choisir la sortie de l'Europe DONC la voie du pire.

Comme en 2005, le peuple (grec, cette fois-ci !) ne s'est pas fait avoir.

Ce sont donc 3 électeurs sur 5 qui ont choisi de résister aux diktats des marchés financiers relayés par les médias et les partis à leur solde.

Quoi qu'en disent nos journalistes, il fallait arrêter cette spirale sans fin qui amenait l'économie et le peuple grec vers l'abîme pour l'obtention de nouveaux crédits européens. Chaque nouveau crédit servant à payer les précédents, il ne pouvait y avoir de solutions avec ce modèle !

L'endettement de la Grèce est en effet passé de 103 % en 2008, avant la crise mondiale du capitalisme à 180 % aujourd'hui ! Pouvait-on continuer comme ça ?

En choisissant SYRIZA et la gauche radicale au printemps, le peuple grec a fait le choix souverain de refuser encore plus de politiques d'austérité, causes d'appauvrissement aggravé et de reculs sociaux successifs, pour tenter une voie alternative avec une politique en faveur du peuple plutôt qu'en faveur des banques.

Un choix confirmé, voire même renforcé, avec ce scrutin !

L'autre enseignement de ce référendum n'est pas en Grèce mais en Europe.

C'est la confirmation de l'existence d'une troïka idéologique en faveur de la défense du modèle libéral et des politiques d'austérité en Europe.

Gouvernements, médias et milieux économiques se sont à nouveau ligués partout en Europe pour effrayer les citoyens sur les conséquences de ce vote NON du peuple grec, pour brouiller les cartes idéologiques, pour créer des amalgames et amener les peuples européens à se désolidariser du peuple grec, pour l'isoler.

L'objectif de cette troïka est d'éviter la solidarité entre peuples pour empêcher tout phénomène de "contagion" qui amènerait d'autres peuples à contester les politiques libérales et l'austérité. Une véritable hantise pour les milieux financiers !

C'est ainsi que depuis l'annonce de ce référendum, la propagande s'est déchaînée pour tenter de faire croire aux peuples européens que les Grecs étaient égoïstes, fous ou manipulés, que leur refus de payer la "dette" amènerait l'Europe au chaos et que ce serait aux autres nations de payer pour eux.

Bien au contraire, la résistance du peuple grec est un appui pour tous les peuples européens, victimes des mêmes politiques qui ont amené les gouvernements partout en Europe à investir des centaines de milliards d'euros pour sauver le secteur bancaire et financier des conséquences de ses choix spéculatifs.

En France, ce sont 600 milliards d'euros que Sarkozy a injecté dans le secteur bancaire après la crise de 2008, 600 milliards qui ont alourdi la dette publique et qu'on demande aujourd'hui aux Français d'éponger au travers de politiques d'austérité toujours plus dures !

Pour la troïka médiatique, cette peur de la contagion amène à tenter d'isoler le peuple grec et son gouvernement du reste de l'Europe, quitte à tronquer la réalité ou à la déformer.

C'est ainsi que nos médias tentent de créer un amalgame entre la gauche radicale et l'extrême-droite autour d'un "Front du Non" qui n'existe pas. Comme en 2005 avec le TCE, l'extrême-droite sert d'épouvantail au système pour effrayer les électeurs de gauche. Alors que le PS a perdu tout soutien populaire et que des vagues d'adhérents quitte ce parti, l'objectif est de garder démobilisés ces militants et électeurs de gauche déçus par la conversion libérale du parti.

En faisant croire qu'un soutien au peuple grec équivaut à un soutien au Front National, médias et politiciens libéraux manipulent les faits pour briser tout élan de solidarité en France.

Cette surmédiatisation de l'extrême-droite dans le dossier grec va de pair avec le silence des médias autour des soutiens européens au peuple grec et à SYRIZA de la part de la gauche radicale.

Si les médias parlent un peu de "Podemos" en Espagne, grand vainqueur des élections municipales de mai dernier, et citent parfois Jean-Luc Mélenchon, c'est en général tout ce qui est dit.

Pourtant, au sein du PS comme dans la gauche française, les soutiens ne manquent pas, à commencer par celui du Parti Communiste et de ses partenaires du Front de Gauche.

Ailleurs, c'est un grand courant de sympathie qui a parcouru de nombreux pays européens, y compris en Allemagne ou la gauche radicale (Die Linke) s'est clairement exprimée contre la politique d'Angela Merkel et en faveur du peuple grec. On retrouve ce soutien partout en Europe, en Italie (SEL, PdCI, PRC), en Irlande (Sinn Fein, PC), en Espagne (Podemos, IU), au Portugal (PCP, BE) ou même en Grande Bretagne ! De même, l'alliance économique et politique sud-américaine ALBA s'est exprimée en faveur du NON avant le référendum, une alliance qui regroupe 11 pays (excusez du peu !) dont le Vénézuéla, la Bolivie, l'Equateur, l'Argentine ou Cuba !

Bien loin de l'isolement du peuple grec et d'une peur suite au vote NON de ce peuple ce dimanche, nous faisons partie des millions d'Européens qui voient ce vote comme une note d'espoir pour tous les peuples victimes du libéralisme et des politiques d'austérité.

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 09:25

L'Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF) est à nouveau dans le collimateur de la droite.

Coup sur coup, François Fillon, Nicolas Sarkozy et Alain Juppé se sont exprimés pour la suppression de l'ISF. Il ne peut pas s'agit de hasard mais plutôt d'une action concertée.

Encore une fois, sous prétexte de s'attaquer à un impôt qui "dissuade" les riches d'investir, la droite défend une position que l'on peut caractériser de position de classe : défendre les intérêts économique des riches.

Alors que chaque année nous apporte des chiffres de la fraude fiscale, des particuliers comme des plus riches, l'un des rares impôts qui mette particulièrement les plus riches des Français à contribution serait menacé !

Un contribuable salarié paie en moyenne 10 à 15 % d'impôts sur le revenu. Ingrid Bettencourt, femme la plus riche de France, n'en paie que 8 % et Total, géant du CAC 40, ne paie pratiquement pas d'impôts en France.

Autant dire que la droite entend encore renforcer cette inégalité qui permet à ceux qui ont beaucoup de revenus d'échapper à l'impôt, soit par des placements (malheureusement) légaux et des niches fiscales, soit de manière illégale, grâce à l'évasion et à la fraude.

Encore une fois, ce seront les seuls salariés des classes moyennes sur qui reposerait l'impôt !

A l'heure où la Grèce est montrée du doigt comme mauvais payeur, n'oublions pas que ce pays s'est retrouvé embourbé dans la dette après le renflouement exagéré des banques grecques lors de la grande crise capitaliste de 2008, que les plus riches du pays échappent à l'impôt et pratiquent l'évasion fiscale à grande échelle, et que le pays est étranglé depuis 5 ans par des mesures d'austérité qui ont tué son économie et plombé ses classes moyennes.

Exactement ce que vit la France et ce que veut renforcer la droite !

Avec un Parti socialiste qui a définitivement basculé dans le camp libéral et une droite entièrement acquise aux mêmes dogmes, autant dire que l'alternative en France viendra, comme en Grèce ou en Espagne, d'une gauche radicale, une gauche qui assume ses positions de classes en faveur du monde salarié, de l'économie "réelle" et d'un développement économique durable.

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 15:36

Les créanciers de la Grèce augmentent la pression sur le gouvernement grec à mesure que le jour du référendum annoncé par Alexis Tsipras approche. Après la fermeture des banques et le contrôle des capitaux, les créanciers tentent par tous les moyens d’ajourner l’expression du droit démocratique du peuple grec.

Nous assistons à une nouvelle étape de la guerre de propagande féroce qui fait rage à l’intérieur et à l’extérieur de la Grèce, à propos du référendum.

Tsipras a pris ses créanciers par surprise en annonçant un référendum à très courte échéance, et de ce fait, la mécanique de propagande de la mafia financière fonctionne à plein régime et multiplie les scénarios terrifiants pour pousser le peuple à voter « oui ». Le décor de banques fermées joue le même rôle.

La propagande a deux objectifs. Le premier est de montrer au public que les créanciers sont de retour avec de nouvelles propositions en vue de parvenir à un accord avec le gouvernement grec. C’est clairement destiné à forcer le gouvernement grec à renoncer au référendum, car ces propositions n’auraient aucun sens dans une situation différente. Le second objectif est de subvertir la vraie question du référendum et de créer un faux dilemme. Les officiels européens et les politiciens grecs de l’opposition néo-libérale ainsi que tous les médias mainstream privés, répètent à l’envie que le référendum ne porte pas sur les nouvelles mesures catastrophiques imposées par les créanciers. Il porte en réalité, selon eux, sur le maintien ou non de la Grèce dans la zone euro (ou même dans l’Europe) !

A ce faux dilemme, s’ajoutent les scénarios catastrophes de Grexit destinés à terrifier les gens pour qu’ils choisissent le « oui ». Juncker est donc sorti de sa boîte pour faire une nouvelle proposition au gouvernement grec avant la date à laquelle la Grèce doit injecter sa prochaine dose au FMI, à savoir mercredi, à l’aube.

Bien sûr, ce n’est qu’une tactique pour forcer Tsipras à revenir à la table des négociations. Tsipras, qui n’est pas si bête, a répondu de la même manière : il a fait une proposition dont il savait qu’elle serait probablement rejetée par les créanciers.

Les créanciers essaient d’empêcher le référendum parce qu’ils ne sont pas sûrs de pouvoir modifier l’opinion publique en si peu de temps, et Tsipras prend la tangente parce qu’il veut absolument que le référendum ait lieu.

Pourquoi les créanciers et les oligarques locaux veulent-ils empêcher les Grecs de recourir à ce processus démocratique ou, sinon, les pousser à voter « oui » ? Parce que si le peuple grec rejette les mesures d’austérité, surtout avec une large majorité, les créanciers se retrouveraient face à la volonté du peuple grec. Comment pourraient-ils ensuite ignorer la volonté des autres peuples européens ?

Quoiqu’il en soit, si les représentants de la mafia financière décident de punir le peuple grec pour sa résistance afin d’envoyer le message aux autres peuples de la zone euro, ce sera probablement en cessant complètement d’alimenter les banques grecques en liquidités en utilisant le mécanisme ELA. Et ils ne pourraient rien faire de plus idiot. Le gouvernement de gauche grec considérera cela comme une vraie déclaration de guerre et Tsipras saisira l’occasion pour prendre le contrôle total du système bancaire, effacer la dette, et revenir à la monnaie nationale.

Et voilà le vrai problème : à côté de l’impact qu’un tel développement aurait sur les marchés mondiaux, l’effondrement de Lehman Brothers aurait l’air d’une bagatelle.

Traduction : Dominique Muselet

SOURCE : »» http://failedevolution.blogspot.gr/2015/07/tsipras-delay-tactics-on-fi...

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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 13:12

Voici un communiqué qui résume la position de SYRIZA, la force de gauche radicale amenée au pouvoir par le peuple grec il y a quelques mois.

Face à une dette illégitime et à des remboursements qui enfonce ce peuple dans la crise, le gouvernement grec d'Alexis Tsipras a bien tenté de négocier avec ses tortionnaires créanciers.

Malheureusement, l'enfermement idéologique de l'Europe, du FMI et de la BCE dans une intransigeance fiscale a rendu toute négociation impossible, à moins d'appliquer de nouvelles politiques d'austérité, les mêmes qu'ont refusé les électeurs grecs.

La propagande de notre gouvernement et des médias libéraux pour rendre les Grecs responsables de leur situation et faire passer l'idée que c'est au peuple de payer, vise à désamorcer une possible contagion à d'autres peuples de ce refus de payer des dettes dont sont responsables les spéculateurs, les banquiers et les gouvernements qui les servent.

En France, la dette publique s'est accrue de 600 milliards d'euros sous Sarkozy, en 2008, pour renflouer les banques françaises. C'est donc aujourd'hui le peuple français, par le biais de la dette publique, qui renfloue une dette privée, celle des banques !

Si le peuple grec, écrasé sous l'austérité, a su dire NON, ce sont les peuples espagnols (Podemos, Izquierda Unida,...) ou irlandais (Sinn Fein) qui montrent aujourd'hui les plus grands signes de rejet de ces politiques d'austérité et de nationalisation des dettes privées.

En ce sens, ce qui se déroule en Grèce est un événement majeur, non pas contre l'Europe et contre ses peuples, mais contre le libéralisme et l'austérité qui ont transféré les richesses nationales à une poignée d'oligarques et de multinationales.

Pour le peuple français, la meilleure nouvelle serait une réussite du gouvernement Tsipras et du Syriza, c'est-à-dire une défaite du FMI, de l'Union européenne et de sa Banque centrale.

L'affaiblissement des outils libéraux du capitalisme en Europe sonnerait comme une occasion historique pour que les peuples européens reprennent l'initiative et portent au pouvoir des forces d'une gauche radicale qui affronterait avec courage les marchés financiers et les spéculateurs.

Solidaire

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Un beau jour s’est levé dans le ciel de la Grèce et de toute l’Europe.

Le Premier Ministre grec, Alexis Tsipras, a invité le peuple à décider souverainement de son avenir, par un référendum organisé le 5 juillet.

Il ne s’agit pas d’une histoire entre la Grèce et l’Europe, mais de deux visions de l’Europe.

  • La notre : celle de la démocratie et de la solidarité,
  • La leur : celle du refus de la justice sociale et du développement, qui piétine la démocratie, qui s’attaque à la protection des plus vulnérables, qui s’oppose à la taxation des riches et ignore les besoins écologiques

Le gouvernement grec a livré un rude combat dans des conditions d’asphyxie financière inouïes avec comme intention d’aboutir à un accord viable et mutuellement bénéfique avec ses partenaires.

Après cinq mois de négociations, les institutions en sont venues à poser un ultimatum qui contrevient aux principes de l’UE et sape la relance de l’économie grecque et la protection des conditions sociales. La troïka a bien décidée : le modèle unique néolibéral doit continuer en Grèce, comme dans tous les pays européens.

Tolérance zéro à la Démocratie.

Cinq mois de chantages de la part de la Troïka , cinq ans de crise humanitaire, économique et financière, cinq ans de soumission aux diktats des créanciers, ça SUFFIT !

La dernière proposition des créanciers du 25 Juin était un ultimatum. Son contenu était inacceptable et pratiquement non-négociable. Il constituait une proposition désastreuse pour l’économie et humiliante pour le peuple grec. Une proposition accompagnée du chantage « The Game is Over » lancé par Donald Tusk à Alexis Tsipras.

Le premier ministre grec lui avait répondu : « 5 millions de personnes au chômage, 3 millions de pauvres et des milliers de familles sans revenus, vivotant grâce aux retraites des grands-parents, ne sont pas un jeu ».

Les 18 ministres de l’Eurogroupe, ont piétiné une fois de plus la démocratie en Europe.

Hier le ministre grec des Finances Yannis Varoufakis a été exclu de l’Eurogroupe,

Hier, même, ont décidé de ne pas reconduire le programme de financement après le 30 juin. Ils ont refuse la proposition grecque de donner la possibilité au peuple de se prononcer au referendum sans menaces de banqueroute.

L'Eurogroupe n’a eu aucune considération aux probabilités d’éventuelles conséquences pour la zone Euro.

Les élites politiques des 18 pays membres, Wolfgang Schaüble en tête, ne se sont même pas souciés des apparences democratiques. Ce serait vraiment un probleme si les ministres des Finances étendaient le programme de l’ELA pour quelques jours de plus ?

Ils seront confrontés et jugés par l’histoire et par leurs propres peuples.

Il est envident qu’ils s’efforcent de faire échouer l’unique gouvernement de gauche de l’UE.

Le moment est critique. La décision unanime du gouvernement grec est arrivée, décision de confier au peuple grec le choix entre soumission et souveraineté populaire, entre poursuite de la crise et effort de redressement économique et social.

Le peuple grec est appelé a dire :

  • NON aux dicktats néolibéraux.
  • OUI au droit des peuples à décider de leur avenir.
  • NON à l’émigration de nos jeunes.
  • OUI aux efforts pour un avenir d’emploi, d’éducation et de perspectives ouvertes devant eux.
  • NON à une Union Européenne soumise aux appétits des créanciers.
  • OUI à la refondation de l’UE sur des bases de démocratie, de dignité, de droit du travail, de solidarité sociale et internationale.

Pour fonder une telle perspective le peuple grec se lèvera a la hauteur de son glorieux héritage historique, à la hauteur de ses sacrifices récents. Nous sommes décidés à ne pas nous coucher.

Nous invitons le peuple français, les partis de la gauche et tous les mouvements et associations à manifester leur solidarité avec le peuple grec et leur rejet des diktats de l’austérité.

NON aux chantages et aux ultimatums ! NON à la faillite sociale ! NON aux mémoranda et à l’austérité ! Pour la dignité et le bien-être des peuples européens ! Pour une Europe démocratique, sociale et solidaire !

Le Jeudi 2 juillet 18 h 30 à la Bastille nous disons #NON à l’ultimatum des créanciers, oui à la démocratie.

Publié le 29 juin 2015 par Vangelis Goulas. SOURCE : http://syriza-fr.org/2015/06/29/communique-de-syriza-paris-nous-disons...

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