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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 10:00

Le show télévisé de Nicolas tSarkozy, hier soir, aura montré un président acculé mais qui jette ses dernières forces au bénéfice des spéculateurs et des riches.

Au milieu de ses ouailles, le président de Neuilly a cherché à reprendre la main dans un contexte qui lui est complètement défavorable. Pas sûr que le spectacle télé d'hier ait marché !

Avec la crise profonde du système capitaliste et une politique antisociale au possible, l'image d'homme surexcité que porte Nicolas Sarkozy a fini par se retourner contre lui et sa majorité. Le peuple français comprend clairement que la politique menée par la droite ne cherche à servir qu'une minorité de la population, celle qui possède quasiment tout et qui veut posséder le reste.

L'affaire Woerth-Bettencourt, la casse du système des retraites et le renforcement de l'aile droite de l'UMP au sein du gouvernement éclairent brillament cette orientation de classe des choix de la droite que dénonce les communistes depuis si longtemps.

L'intervention télévisée, prévue avant la publication de la nouvelle équipe présidentielle autour de Matignon devait marquer les esprits et enterrer le conflit sur les retraites après avoir enterré les retraites elles-mêmes. Remaniement et intervention télé devaient relancer la droite à un an et demi des présidentielles.

Sauf que le remaniement a fait flop ! Même les journalistes ont dû reconnaître que la nouvelle équipe "resserrée" autour de François Fillon était surtout un repli défensif de la droite sur son noyau le plus dur, le plus conservateur.

Du coup, ce qui devait redonner un élan au mandat présidentiel jusqu'en 2012 s'est transformé en nouvel exercice de défense et de justification. Et on voit que Sarkozy devait être un piètre avocat d'affaire car sa défense était faible !

Mais ne nous trompons pas sur la situation ! Derrière son aspect momentanément calme et défensif, le président des riches va continuer son oeuvre de destructuration sociale au profit du libéralisme et des idées conservatrices.

Plus de ministère de la honte, de l'immigration et de l'identité nationale ? Qu'importe ! Les décisions législatives prises contre les étrangers et les jeunes continuent et Besson et Hortefeux sont toujours dans l'équipe présidentielle.

Sarkozy ne va pas créer de nouvel impôt ? La belle affaire ! Par contre, il annonce la fin du bouclier fiscal, une bonne chose, et... la suppression de l'Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF) ! En clair, la droite concède la suppression d'un bouclier fiscal qui représente 670 millions d'euros mais tente le jackpot pour ses potes en leur rendant les 3 milliards d'euros que représente l'ISF ! Bénéfice pour les plus riches : 2,33 milliards d'euros ! !

Certes, tSarkozy parle de créer un "nouvel impôt sur le patrimoine" mais il se garde bien d'en donner les contours !

Alors que tant d'efforts sont demandés aux seuls travailleurs, sur les retraites, les tarifs de l'énergie, les restrictions de la Sécu ou les impôts locaux, le minimum serait que les plus riches de ce pays se serrent aussi la ceinture ! Un serrage virtuel vu les richesses qu'ils détiennent mais ces gens-là et leurs représentants du MEDEF et de l'UMP auraient au moins la décence de participer un minimum aux efforts collectifs. Mais non.

Encore une fois, sous des allures calmes, le président des beaux quartiers s'est contenté de jouer la modestie mais prépare déjà de nouvelles mesures qui ne profiteront qu'aux castes les plus riches de ce pays.

Le mieux avec ces gens là est de montrer à toute occasion notre rejet de leurs choix de société et notre attachement aux valeurs de solidarité, de service public et de laïcité. Loin de l'individualisme, du culte du bénéfice privé et du communautarisme que véhicule la droite actuelle.

Côté solidarité, je vous rappelle d'ailleurs que vous pourrez nous retrouver ce week-end au Parc Expos de Rouen à l'occasion de l'édition normande de la Fête de l'Humanité. 12 € les deux jours.

6 000 normands l'an passé ont pris plaisir à venir débattre, s'amuser, manger et vivre des concerts dans un esprit fraternel. Pourquoi pas vous ?

N'hésitez pas à nous contacter pour plus d'infos !

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 09:36

Christine lagarde, il y a quelques jours, se félicitait d'un taux de croissance espéré à 2 % en 2010 qui annoncerait la sortie de crise. Du discours politicien pour faire croire à un peuple français qui souffre que des lendemains meilleurs arrivent.

Giscard d'Estaing voyait le "bout du tunnel" de la crise peu de temps après le choc pétrolier de 1974. Aujourd'hui, nos grands économistes et le gouvernement parlent d'une sortie de crise. Ce matin, sur France Info, un journaliste économiste (journaliste sur le papier et économiste par ce qu'il le dit) regrettait que les français aient déserté la Bourse.

A entendre tout ce monde, l'économie est repartie. La crise est derrière nous, le capitalisme est moralisé. Pas de raisons de se plaindre, de manifester, d'exiger une autre répartition des richesses.

Pendant que les médias nous amusent avec un remaniement qui ne remanie rien et vingt-deux simplets surpayés qui jouent à la baballe, la réalité économique continue de virer au dramatique.

Le remaniement ? Mais qu'est-ce que les salariés de M-Real ou Sealynx en ont à faire ?...

Chaque mois, le nombre de chômeurs progresse en France comme en Normandie. Les chiffres de la pauvreté deviennent tellement affolants que même les organisations humanitaires ne savent plus comment assurer leurs missions de soupe populaire ! On apprend que l'analphabétisme progresse et que près de 23 % des français se restreignent sur leurs dépenses de santé. Où va t-on ?

En 2002 avec Maastricht, puis en 2005 avec le Traité Constitutionnel, les européistes (de droite comme de gauche) nous ont vendu l'Europe, l'Euro et l'intégration comme des garants de la stabilité économique et même du développement des emplois et des acquis sociaux. Aujourd'hui, chacun se rend compte que tout cela n'est que mensonges !

Et ceux qui pensent que ce serait pire sans l'Europe peuvent demander leur avis aux grecs ou aux espagnols dont les économies touchent le fonds et où les politiques de super austérité font exploser le chômage (20 % en Espagne !) et chuter les salaires des travailleurs (- 5 % en Grèce) et les pensions des retraités.

Car, la vérité est simple. Partout dans le monde, la crise a explosé parce que le capitalisme, débridé par le vent de libéralisme qui souffle depuis les année 80, est devenu une machine uniquement tournée vers la rentabilité financière, sans pitié pour les humains et pour l'environnement.

Alors, quand la crise a débuté, fin 2008, vers qui s'est tourné le capitalisme pour renflouer les énormes dettes qu'il avait créé ? Vers les travailleurs.

Les sommes fabuleuses injectées par les Etats pour sauver les banques et les organismes financiers sont les déficits publics et les dettes d'aujourd'hui. Quand Sarkozy nous parle de la dette de l'Etat, il oublie de dire d'où elle vient et que depuis son arrivée à l'Elysée, l'endettement de notre pays s'est envolé.

Alors, maintenant, les banques vont mieux, les bénéfices sont à la hausse et sont répartis entre les actionnaires, auprès des hauts cadres des banques et auprès des meilleurs traders. Comme avant. Comme avant sauf que les banques ne veulent plus prêter aux entreprises ni aux Etats, ou alors à des taux mirobolants.

En théorie, on ne mord pas la main qui vous nourrit. Les banques oui !

La conséquence, c'est que les uns après les autres les pays occidentaux se retrouvent en position de faiblesse face aux grandes banques et ne peuvent plus accéder à des prêts vitaux pour faire tourner leurs Etats.

Rappelez-vous de l'Islande !

Depuis des mois, c'est la Grèce qui est dans l'oeil du cyclone. Un plan de super-austérité est appliqué au pays par une coalition regroupant le gouvernement socialiste, l'Union européenne libérale et le Fonds Monétaire International mené par Dominique Strauss-Kahn. Réductions énormes des emplois publics, diminution des salaires des fonctionnaires et des pensions des retraités, recul de l'âge de départ en retraite, diminution des aides sociales,... uniquement des mesures qui portent sur les classes populaires et les classes moyennes !

Maintenant, le péril porte sur l'Irlande. Face aux dépenses énormes de ce pays pour renflouer les spéculations hasardeuses des grandes banques privées irlandaises, la dette publique représente désormais 32 % du PIB ! Les banques (privées) du monde entier refusent de prêter de l'argent au gouvernement irlandais. Ces banques qui ont ruiné l'économie mondiale refusent de jouer leur rôle maintenant qu'elles vont mieux. Quitte à provoquer une nouvelle crise car sans argent, la banqueroute est en marche  !

La panique a gagné toute l'Europe et la Banque Centrale Européenne veut pousser le gouvernement irlandais à accepter son aide (sous condition, évidemment) ce que refuse le gouvernement (de droite) irlandais, de peur de la réaction populaire que cela entrainerait.

La crainte de Bruxelles, c'est l'effet domino. Après la Grèce, c'est l'Irlande. Mais on sait que l'Espagne et le Portugal sont au plus mal. Comme les pays baltes.

L'Euro sensé nous protéger des fluctuations et garantir la stabilité économique devient la porte d'entrée des spéculateurs pour se gaver de taux d'intérêts usuriers appliqués aux Etats les plus faibles. Ce sont des puces sur un pauvre, un cancer sur un malade affaibli.

Et donc, après la Grèce, l'Irlande, l'Espagne et le Portugal, ce sera toute la zone euro qui subira l'attaque des spéculateurs. C'est une question de temps, peut-être seulement de mois.

Et toutes les déclarations de nos chers ministres et de leurs "experts" économiques se révéleront n'être que du pipeau pour nous endormir.

Loin d'être moralisé, le capitalisme est toujours aussi carnassier. C'est un ogre qui dévore ses enfants.

Les ministres peuvent changer et les ballons rouler sur les terrains de foot, ce qui changera la face du monde, c'est de passer à une nouvelle ère économique, une ère qui remette en priorité le développement humain. Un développement humain à l'échelle mondiale qui apaisera les tensions et qui protègera les droits de tous et, notamment, celui de vivre dignement dans un environnement préservé.

Face à un capitalisme immoral et incontrôlable, c'est bien d'un changement de système économique, d'une nouvelle gouvernance par les peuples pour les peuples dont a besoin cette planète. En clair d'un socialisme moderne, planificateur, protecteur et démocratique.

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 09:38

And the winner is ... Après six mois d'annonces et devant un public composé uniquement de journalistes et de militants UMP, Sarkozy nous sort un gouvernement encore plus à droite que le précédent. Une manière de rassurer son aile droite et les marchés.

Oh ! Quel suspens ! Les médias, toujours à la recherche d'événements sans intérêts pour ne pas parler de la réalité des français, nous ont barbé pendant plusieurs semaines avec des spéculations oiseuses sur le prochain gouvernement. Une manière de se rassurer après un mouvement social sur les retraites historique et de reprendre une vie "normale" entre gens de bonne compagnie.

Et le voilà donc le nouveau gouvernement de Sarkozy !

Prenez l'ancien, gardez le premier ministre, la ministre de l'économie, retirez les éléments d'ouverture, redistribuez les postes aux ministres sortants et rajoutez quelques vieux briscards et hop ! Voilà donc un gouvernement qui ressemble en pire au gouvernement précédent.

Après plusieurs mois de mouvement social et une côte de popularité au fonds du trou, la sortie de cette liste sans surprise fait flop même chez les journalistes ! Sarkozy montre ainsi qu'il refuse d'infléchir une politique rejetée massivement par les français. Nous voilà prévenus.

Pas besoin de revenir sur tous les membres de la version 3 du gouvernement Sarkozy-Fillon.

Quelques commentaires tout de même pour le plaisir de tirer sur l'ambulance.

Parmi les infos intéressantes, le départ d' Eric Woerth.

Celui qui a porté la réforme des retraites vient donc d'être abandonné en bord de route, sans tambours ni trompettes. Bien que "victorieux" des syndicats et du peuple français (pour reprendre la dialectique de droite), il est quand même viré comme un mal-propre. Sarkozy et Fillon pensent ainsi se débarasser de l'affaire Bettencourt.et reconnaissent donc implicitement que Woerth a quelque chose à se reprocher.

Dans la charette des virées, on retrouve tous les centristes et tous les pseudo-candidats d'ouverture. Les carriéristes de "gôche" et de la "société civile" qui pensaient trouver une oppostunité en suivant le petit Napoléon en sont pour leurs frais. Kouchner pourra toujours se recycler à l'OTAN. Une pensée pour notre Hervé Morin départemental qui quitte l'aventure pour se recentrer sur ses ambitions présidentielles.

Parmi les conservés, il y a Bruno Le Maire, l'homme qui fait de belles déclarations sur l'agriculture, nomme des commissions mais qui laisse couler le navire agricole. Pas sûr que les paysans français soient gagnants dans l'histoire !

Parmi les bienheureux, on retrouve toute l'aile droite de l'UMP, avec Hortefeux, Besson, Mariani, Lellouche et l'insupportable roquet Lefèvre. S'il reste une ouverture dans ce gouvernement, elle se fait plutôt vers la droite. On se serait presque attendu à voir Marine Le Pen ou Bruno Mégret dans l'équipe !

Avec Alain Juppé, nous voilà dans le vintage. Bras d'honneur aux français avec celui qui mena la première charge historique contre les retraites en 2005, bras d'honneur aux bordelais à qui il promît de nombreuses fois de ne jamais prendre d'autres mandats que celui de maire de Bordeaux et, enfin, bras d'honneur aux parisiens et aux français après sa condamnation fin 2004 à 14 mois de prison avec sursis et 1 an d'ineligibilité dans l'affaire des emplois fictifs de la Mairie de Paris. Un bel exemple pour notre jeunesse dorée ! Si vous êtes condamnés pour la bonne cause, celle de la droite et du capital, on vous reprendra.

Rien de surprenant dans un gouvernement dont le président pratique l'insulte à tour de bras et dont le ministre de l'intérieur a été condamné pour insulte raciale.

Mais, en dehors de cette mascarade sur les postes, aucun débat n'a eu lieu sur le contenu de la politique que mènera ce gouvernement. Certainement parce qu'aucun infléchissement ne va avoir lieu comme le prouve la composition de ce gouvernement.

Moralité : tout ce raffût pour si peu !

Sarkozy a donc clairement montré qu'il ne changera rien et qu'il n'a rien à faire de l'avis des français.

Toujours au service des puissants, il reconduit l'équipe Fillon-Lagarde qui plait aux marchés.

Pour le reste, acquis sociaux et pouvoir d'achat, c'est donc à nous de prendre nos responsabilités.

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 09:24

4217116470Plus de 50 000 étudiants manifestent à Londres, aux portes de Westminster, contre les coupes drastiques du gouvernement de droite et la hausse des frais de scolarité.

Plus de 50 000 travailleurs et étudiants ont ébranlé les allées du pouvoir de Westminster en défilant contre la hausse des frais de scolarité. 
La colère étudiante vis-à-vis des coupes du gouvernement Conservateur-démocrate et des hausses de frais de scolarité est montée d'un cran quelques heures après le cortège qui a vu 300 manifestants occuper le siège du Parti conservateur à Millbank.

 

Des fenêtres ont été brisées et de petits feux se sont déclarés à l'intérieur, avec des blessures légères pour neuf manifestants et deux officiers de polices. La police anti-émeute était tellement débordée par la manifestation de 2 000 personnes devant Millbank qu'au moment où le Morning Star était mis sous presse, le bâtiment était encore occupé et la police avait abandonné son plan d'en reprendre possession.

Les manifestants se trouvant à l'intérieur du QG conservateur ont rendu une déclaration où est affirmé: « Nous nous opposons aux coupes et exprimons notre solidarité avec les travailleurs du public. Nous en appelons à l'action directe pour s'opposer aux coupes. C'est juste le début de la résistance ».

Mais de nombreux étudiants ont pris leur distance avec les violences, qui selon eux étaient perpétrées par des « anarchistes qui n'étaient même pas étudiants ».

Ils ont déclaré qu'ils auraient soutenu l'occupation de Millbank si elle avait été réalisée pacifiquement.

La manifestation a rassemblé deux fois plus de monde que prévu. La vaste majorité des manifestants pacifiques se sont rassemblés sous les mots d'ordre de « Financer notre avenir » et « L'union fait la force ».

Ils étaient encadrés par des délégués syndicaux du syndicat des enseignants du supérieur UCU et du Syndicat national des étudiants alors qu'ils défilaient dans le centre de Londres et devant les deux Chambres du Parlement.

Les députés à la Chambre des communes pouvaient entendre leur colère, exprimée haut et fort, puisque les étudiants, enseignants et leurs familles ont joint le chœur des chants contre les plans du gouvernement pour l'éducation.

La hausse des frais allant jusqu'à 9 000 £ (11 000 euros) ainsi que la hausse de la TVA verra le coût des études universitaires grimper en flèche de 311%.

Le dirigeant de l'UCU Sally Hunt a déclaré aux manifestants: « Je suis ici aujourd'hui pour envoyer un message aux politiciens de Westminster.

Ce n'est pas juste de faire de nos universités publiques les plus chères au monde. Ce n'est pas progressiste de décourager les jeunes d'aller à la faculté.

« Et il n'est pas juste question de demander à la génération suivante de payer pour les erreurs des autres. Dans les quatre prochaines années, tandis que les bourses universitaires seront coupées et que les frais d'inscription tripleront, le grand capital bénéficiera de 8 milliards de £ (9,5 milliards d'euros) d'exonérations fiscales du gouvernement », a affirmé Mlle Hunt.

Le député travailliste John McDonnell, un des rares hommes politiques présents dans le cortège, a loué l'unité démontrée dans la manifestation: « C'est une des manifestations d'étudiants et de salariés les plus importantes de ces dernières décennies. Cela montre juste ce qu'on peut faire quand le peuple est en colère. Nous devons construire là-dessus ».

Une grande partie de la colère était dirigée vers les Libéraux-démocrates pour leur virage à 180 degrés sur les frais de scolarité.

Joana Pinto, étudiante à la SOAS (École pour les études orientales et Africaines – Londres) a déclaré au Morning Star que les Libéraux-démocrates avaient « trahi la confiance des étudiants en se rangeant du côté du gouvernement malgré des promesses pré-électorales de ne pas augmenter les frais de scolarité. »

Le président du Syndicat des étudiants de Cambridge Thomas Chigbo a dit qu'il ressentait « une colère particulière envers les Libéraux-démocrates au vu de leur trahison » et a mis en garde contre le fait qu'ils devraient en payer les conséquences dans les urnes.

Le secrétaire-général de la Jeunesse communiste George Waterhouse, qui a mené un gros contingent à la manifestation, a déclaré: « Nous croyons que l'éducation est un droit et non une marchandise ».

« Les projets du gouvernement nous ramènerait aux temps où l'éducation était un pré-carré des riches. Il est évident que les coupes sont mises en place en toute conformité avec les diktats de l'Union européenne. »

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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 10:18

Le Sahara Occidental est peu connu en France. Et pour cause ! Le Maroc, force d'occupation de ce pays, est un allié traditionnel de la France : souvenez-vous du livre Gilles Perrault "Notre ami le roi" à propos des relations troubles entre les gouvernements français et le roi Hassan 2 ! Et pensons aussi à l'affaire Ben Barka, opposant marocain assassiné en France.

Le Sahara Occidental est une ancienne colonie espagnole (le "Rio de Oro") située sur la côte atlantique entre le Maroc (au nord) et la Mauritanie (au sud). Comme dans beaucoup de pays africains, un mouvement indépendantiste s'est battu contre le colonisateur, c'est le Front Polisario. A la mort de Franco (1976), sous la pression du Polisario, l'occupant espagnol est parti sans organiser de transition.

Maroc et Maritanie se sont entendus pour se partager le Sahara Occidental au détriment du peuple sahraoui. Le Front Polisarion a organisé la riposte militaire. S'il a réussi à battre l'armée mauritanienne, il n'a pas tenu face aux troupes marocaines. Face aux exactions de cette armée, des milliers de civils marocains ont fui vers l'Algérie voisine (Tindouf) non sans subir les bombardements de l'armée de l'air marocaine (et française disent certains) causant des centaines de morts.

Depuis, le Polisario contrôle militairement une partie du désert, les civils marocains viventdans des campements autogérés en plein désert algérien et le Maroc mène une politique de colonisation et de répression culturelle et politique des sahraouis.

Intérêt de l'occupation du désert sahraoui ? Le sous-sol sahraoui est riche en phosphates (engrais,...) et la côté est l'une des plus poissoneuse au monde : le Maroc exploite illégalement ses ressources (pour la pêche, par le biais de flottes de pêches étrangères).

Sahara-Occidental-1.jpg

 


 

 

Texte de l'appel national en soutien au peuple sahraoui

Lundi 8 novembre, le jour même de l’ouverture du 5ème round de négociations à Washington entre le Front Polisario et le Maroc sous l’égide des Nations unies, les autorités marocaines ont lancé leurs policiers, leurs militaires et leurs colons armés contre la population sahraouie.

Le "campement de l’indépendance" de Gdeim Izik, installé dans le désert près d’El Aaiun par plus de 20.000 Sahraouis protestant contre la répression et la dégradation de leurs conditions de vie et de travail, a été encerclé puis incendié et détruit, les Sahraouis tabassés et pourchassés. Dans le même temps, les manifestations pacifiques de solidarité dans les villes sahraouies ont été réprimées avec une extrême violence : matraquages et tirs à balles réelles ont fait 11 morts, des centaines de blessés et des dizaines de disparus. Ce bilan n’est malheureusement que provisoire. Des centaines de Sahraouis ont été arrêtés. Ennaama Asfari, militant sahraoui des droits de l’homme et co-président au CORELSO, a été tabassé et arrêté le soir du 7 novembre. Des journalistes et parlementaires étrangers (Willy Meyer, parlementaire européen espagnol, et Jean-Paul Lecoq, député français) ont été interdits de pénétrer au Sahara occidental et refoulés.

La communauté internationale doit réagir à cette nouvelle provocation du Maroc qui célèbre à sa façon le 35ème anniversaire de la "Marche Verte" qui avait entraîné l’exode de dizaines de milliers de Sahraouis vers les camps de réfugiés de Tindouf et conduit à l’occupation puis à la colonisation du Sahara occidental.

Nous condamnons la violente intervention des forces policières et militaires marocaines contre la population sahraouie et nous exigeons du gouvernement français, de l’Union européenne et des Nations unies d’agir pour :

- l’arrêt des massacres de la population sahraouie des territoires occupés et le respect des droits de l’homme au Sahara occidental
- la libération des prisonniers sahraouis
- l’organisation rapide du référendum d’autodétermination qui est le seul moyen de trouver une solution juste et définitive au conflit du Sahara occidental dans le respect du droit international et dans l’intérêt des peuples de la région

Signataires : ACCA, AFASPA, AFAPREDESA, APSO, ARAC, ASEI, Association des Amis de la RASD, Association des Sahraouis en France, CLSPS, CORELSO, DROIT SOLIDARITE, Mouvement de la paix, MRAP, Plateforme de solidarité avec le peuple du Sahara occidental, SURVIE

Avec le soutien de : Les Verts, NPA, PCF, CGT, Union syndicale Solidaires

Contact : JP Le Marec plateformeSO@gmail.com

 

Commentaire : Jean-Paul Lecoq est député communiste et maire de Gonfreville-l'Orcher en Seine-Maritime

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 09:57

Baisse de 20 % des crédits pour l’emploi, de 5 % pour l’agriculture, de 1,45 % pour le logement… Dans l’esprit du pacte de stabilité européen renforcé, le gouvernement programme d’ici à 2013 une baisse drastique des dépenses utiles.

Le tableau d’où nous tirons les informations concernant l’évolution des crédits de paiement des missions de l’État (hors dépenses de pensions) n’a évidemment rien de clandestin, cependant les responsables de la droite et les grands médias se gardent bien de le populariser. Il révèle que dans le prolongement de sa réforme des retraites, le pouvoir entend maintenant s’attaquer aux dépenses utiles du budget de l’État afin, dans l’esprit du pacte de stabilité renforcé décidé par les chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne, que le déficit des comptes publics soit ramené de 7,7 % du PIB en 2010 et à 3 % en 2013. Les coupes programmées entre 2011 et 2013 dans le cadre de la loi de programmation triennale sont sans précédent.

Importants coups de rabot

Une série de dépenses vitales pour les Français, notamment les plus frappés par la crise, le chômage, la précarité, subissent des baisses nettes. Ainsi, la mission la plus touchée, celle concernant le travail et l’emploi, voit ses crédits de paiement passer de 11,37 milliards d’euros à 9,09 milliards, diminuant ainsi de plus de 2 milliards et de 20,05 %. Au sein de la mission, les crédits à l’accès et au retour à l’emploi d’un montant de 6,9 milliards d’euros en 2011 tomberaient à 4,4 milliards en 2013, chutant de 28,4 %.

D’autres missions pâtissent également d’importants coups de rabot. L’agriculture est privée de 5,21 % de ses crédits, l’écologie de 1,25 %,… Même celles dont les ressources stagnent ou progressent un peu n’échappent pas à l’épreuve. En effet, les montants et les évolutions indiqués ne tiennent pas compte de la hausse des prix. Selon le plan de stabilité de la France 2011-2013 transmis à la Commission de Bruxelles pour validation, qui a servi de cadre à cette programmation budgétaire, l’inflation pour ce qui concerne les consommations publiques devrait être de 1,5 % en 2011 et de 1,75 % pour chacune des deux années suivantes. C’est dire que le 0,83 % de diminution des crédits de paiement de l’enseignement scolaire programmé pour la période 2011-2013, qui devraient passer de 45,55 milliards d’euros en 2011 à 45,17 milliards en 2013, sont en réalité, si l’on tient compte de la hausse des prix, plutôt proches de – 3 % ou – 4 %. Cela vaut évidemment pour d’autres missions telles la culture ou la santé dont les crédits de paiement sont gelés en valeur respectivement autour de 2,52 milliards et de 1,22 milliard. Dans les faits, les ressources de ces missions vont baisser, érodées par la montée des prix. Il en est ainsi également pour ce qui concerne les crédits de la recherche et de l’enseignement supérieur qui devraient passer de 23,7 à 24,03 milliards durant la période, avec donc une majoration de 600 millions et de 1,39 %. Eux aussi vont subir l’érosion des prix.

Hausses en trompe-l’œil

Il est à noter que certaines hausses sont en trompe-l’œil. Il en est ainsi pour ce qui concerne les crédits du sport, de la jeunesse et de la vie associative. Formellement, ils devraient progresser de 12,2 % entre 2011 et 2013, en réalité, cette hausse s’explique par l’intégration au sein de la mission des dépenses liées à la préparation de l’Euro de football qui doit avoir lieu en France en 2016.

Cet exercice a cependant un caractère abstrait qui tient aux caractéristiques de la programmation budgétaire. Les crédits de paiement, dans le vocabulaire administratif, ne constituent que « la limite supérieure des dépenses pouvant être ordonnancées ou payées pendant l’année pour la couverture des engagements contractés dans le cadre des autorisations d’engagement » accordées par la loi des finances votée par le Parlement. Autrement dit, il s’agit d’un plafond qui, comme tout plafond, peut ne pas être atteint.

Le risque est d’autant plus grand que ces prévisions sont établies en fonction d’estimations de recettes budgétaires. Celles-ci sont dépendantes de deux facteurs : la croissance de la richesse créée, le niveau des prélèvements fiscaux. Or, là également, le bât blesse. Le gouvernement, en effet, a prévu un taux de croissance de l’économie française de 2 % en 2011 et de 2,5 % en 2012 et 2013. Or la plupart des économistes et des instituts doutent de la fiabilité de ces projections. Même les membres de la commission des Finances du Sénat en doutent au point qu’ils ont réclamé et obtenu du gouvernement la réalisation d’un scénario bis établi sur la base d’une croissance annuelle de seulement 2 %. Ce nouveau cadrage suppose évidemment une révision à la baisse des dépenses budgétaires afin de maintenir le cap d’un retour à un déficit public de 3 % en 2013.

Pierre Ivorra, "L'Humanité" du 9 décembre 2010

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 10:48

Depuis Guy Môquet, Sarkozy et son équipe se sont fait forts de revendiquer l'héritage de la résistance et celui de De Gaulle. A l'opposé de ces idéaux, cette stratégie vise d'abord à vider de sens le contenu de ces engagements pour mieux les dévoyer.

Rappelez-vous la lettre de Guy Môquet ! Nicolas Sarkozy voulait l'imposer en primaire. Cette lettre, coupée de son contexte, était sensée exalter les valeurs d'engagement et de résistance de la jeunesse. Engagement et résistance envers quoi ?

Aujourd'hui 11 novembre, alors que le dernier poilu est mort, le gouvernement et Sarkozy mettent en avant les jeunes qui ont manifesté il y a 70 ans, le 11 novembre 1940, pour protester contre l'occupation nazie. Une mise en avant, elle aussi, sortie complètement de son contexte historique.

Et puis, c'est aussi la figure symbolique de De gaulle que tente de confisquer Sarkozy. N'en gardant que le "courage" en supprimant ses idées politiques, Sarkozy vide aussi le gaullisme de son identité patriotique pour ne récupérer que son aura.

La droite d'aujourd'hui, autour de Sarkozy, n'a rien à voir avec la droite de 1945 et de De Gaulle.

Malgré l'opposition forte politiquement entre nos prédécesseurs communistes et les gaullistes à la Libération, la volonté commune était de rebâtir la France, de sortir le peuple de la misère dans lequel il se trouvait et de maintenir une France indépendante du joug américain sous lequel venait de tomber tant de nos voisins.

La période d'après-guerre a vu un compromis se faire entre gaullistes et communistes (28 % des voix à l'époque). On doit aux ministres communistes un certain nombre d'acquis sociaux : Ambroise Croizat pour la Sécu, Marcel Paul pour la nationalisation d'EDF-GDF, Maurice Thorez pour le statut de la Fonction Publique,...

C'est bien sur ces acquis et sur l'indépendance de la France que reviennent les partisans de Sarkozy et d'un capitalisme mondialisé, ultralibéral.

Avec un Denis Kessler, ex numéro deux du patronat, qui veut revenir sur les acquis du Conseil National de la Résistance et des Hortefeux / Besson et leur ministère de l'immigration et de l'identité nationale, il y a peu de points communs entre cette droite actuelle et celle de la Libération ! Elle serait plutôt proche de la France défaitiste de 1936 qui souhaitait "plutôt Hitler que le Front Populaire !".

De même, le retour de la France dans le commandement de l'OTAN ou l'accord avec les brittaniques pour un porte-avions nucléaire commun sont aux antipodes du combat gaulliste pour l'indépendance de la France au niveau de sa défense.

Intégrée économiquement et monétairement à l'Europe, la France s'est aussi intégrée à l'Europe avec Schengen et s'intègre militairement à l'OTAN. Que reste t-il de l'indépendance nationale chère aux résistants, communistes comme gaullistes ?

Avec tout ça, on voit bien que l'idéologie de la droite actuelle est en rupture avec la volonté de reconstruction et d'indépendance de la Résistance en 1945. Mais quel homme politique assumerait publiquement le fait qu'il crache à la face de ce combat républicain et patriotique ? Seule solution, capter l'image de cet héritage en en effaçant le contenu.

Les communistes sont les héritiers des combats ouvriers de la fin du XIXème siècle, du Front Populaire et des groupes de résistance communistes comme Libération ou les FTP-MOI. Nous revendiquons l'héritage du Comité National de la Résistance et les grandes conquêtes sociales de la Libération. Guy Môquet était l'un des nôtres comme nombre de jeunes lycéens et étudiants le 11 novembre 1940.

Nous ne laisserons pas une droite qui dérive aux frontières de l'extrême-droite dévoyer l'héritage républicain de la Résistance et le message de nos camarades décédés pour défendre la liberté et la fraternité !

Affiche-Guy-M-quet.jpg

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 09:49

A peine le Conseil Constitutionnel a t-il validé le texte de loi sur la réforme des retraites que Sarkozy s'empresse de le faire passer au Journal Officiel. Croit-il que cela suffira pour que les français acceptent cette réforme et tournent la page ?

Les millions de français qui croient sincèrement vivre en démocratie doivent considérer Nicolas Sarkozy et son clan comme de vilains despotes. C'est plutôt l'ivresse du pouvoir qui pousse ces représentants de la bourgeoisie arriviste à se lâcher et à réformer comme bon leur semble, sans souci de la population et de son avis. Cette réforme des retraites montre bien les limites du système politique actuel avec un président monarque, un gouvernement fantôme et une assemblée soumise.

Quelle légitimité a la droite pour réformer les retraites ?

Sarkozy a trahi son engagement de 2007 devant le peuple français de ne pas toucher aux retraites.

Lors de sa campagne présidentielle, Sarkozy avait clairement annoncé qu'il ne toucherait pas à la retraite à 60 ans. Une promesse qui, comme toutes les promesses, n'engage que ceux qui les écoutent mais, tout de même, une trahison d'un engagement devant le peuple souverain. Et le peuple souverain n'a aucun recours !

Par la suite, l'éveil de l'opinion publique à la réalité du pouvoir sarkzyste s'est fait. Entre les nombreux cadeaux aux plus riches, les déclarations vides en faveur des salariés licenciés (Arcelor, Molex), la chasse aux étrangers et le tombereau d'argent public déversé dans la finance, les français ont compris que ce gouvernement ne servirait que les intérêts d'une élite financière et enfoncerait dans la misère le reste de la population pour y arriver.

La majorité parlementaire UMP - Nouveau Centre a perdu la légitimité des urnes depuis deux ans.

Les élections européennes de 2009 puis les élections régionales de 2010 ont été des camouflets pour la "majorité" UMP - Nouveau Centre : moins de 28 % aux Européennes (27 % dans l'Eure) et 26 % aux Régionales (28 % dans l'Eure).

Les élections partielles (cantonales, municipales,...) confirment cette chute. Ainsi en est-il du siège symbolique de député de la xème circonscription des Yvelines, ancien siège de la très catholique Christine Boutin, qui a basculé à gauche en juillet 2010, une première historique !

Une réforme menée à la hussarde, sans concertation ni débat

Pour une réforme de telle importance, puisqu'elle aura un impact sur la vie entière des citoyens de ce pays, il aurait fallu se donner du temps et mener une réelle concertation. A l'inverse, les débats ont été monopolisés par le gouvernement, sans respect des partenaires sociaux (les syndicats). Le Parlement a été censuré par la coupure brutale des débats décidée par la majorité UMP à l'Assemblée nationale. En clair, tout a été décidé par le gouvernement et Sarkozy avec l'aide de quelques technocrates de leurs cabinets. A aucun moment un débat contradictoire n'a eu lieu sur les solutions alternatives au projet gouvernemental.

Cette réforme vitale aura donc été menée tambour battant en deux mois de temps : du 7 septembre (présentation au Parlement) au 9 novembre (publication au Journal Officiel) ! Deux mois, c'est ce que vaut l'avenir de 40 millions de salariés !

La droite crache à la figure de l'opinion publique et de la rue

Depuis l'annonce des grandes lignes de cette réforme, au printemps, le débat a néanmoins grandi dans l'opinion publique, auprès des salariés puis des jeunes.

De manifestations en journées d'action, ce sont rapidement 70 % des français qui se sont dit hostiles à cette réforme et près de 3,5 millions de salariés ont manifesté en France pour exprimer leur opposition à cette réforme. Au plus fort du mouvement, lors du blocage des dépôts de carburants, 60 % des français étaient du côté des grévistes et des manifestants. Encore samedi, 1,2 million de personnes ont exprimé leur rejet de cette réforme dans la rue malgré le vote de la loi.

La droite et le gouvernement ont donc fait le choix du passage en force contre le peuple français, comme lors de la ratification du traité de Lisbonne, et contre les partenaires sociaux, l'opposition et le Parlement.

Sarkozy et sa majorité auront donc été élus sur un mensonge et agissent sans aucune légitimité populaire, ni dans les urnes, ni dans l'opinion publique. Leur action ne vise qu'un objectif : casser les avantages sociaux pour renforcer le pouvoir et les richesses de l'oligarchie capitaliste.

Drôle de démocratie que ce régime où un gouvernement illégitime impose contre l'avis de son peuple des réformes qui ne servent que les intérêts d'une minorité proche du pouvoir !

En Amérique du Sud, on parle de république bananière. En absence de bananes, quel nom trouver à la France de 2010 ? La France rolexière ?...

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 12:21

Le gouvernement s'occupe des chômeurs. La preuve, Pôle Emploi supprime 1 600 postes l'an prochain.

La fusion ANPE - ASSEDIC devait faire des merveilles. Supprimer des administrations est le remède à tout, même au chômage.

Malheureusement, la réalité est toujours loin des discours et des dogmes libéraux.

Le chômage ne cesse de progresser en France. Rien qu'en Haute-Normandie, 130 000 salariés sont privés d'emplois fin septembre (catégories A, B et C) ! Une hausse du nombre de chômeurs de 7 % sur un an. Enorme et monstrueux.

Ce ne sont pas les multiples plans de licenciements dans de grosses entreprises de la Région, Sealynx à Charleval par exemple, qui vont inverser la courbe. Ces annonces ne montrent pas non plus tous les emplois induits, les PME en difficultés, les agriculteurs qui plient bagage,...

Pour faire face à cette augmentation croissante du nombre de chômeurs, Pôle-Emploi a donc décidé de ... licencier !

1 600 postes en moins l'an prochain, ce sont autant de conseiller en moins pour aider les chômeurs dans leurs démarches de recherche d'emplois et d'aide au montage des dossiers d'indemnisation. Il est vrai qu'aujourd'hui, l'aide au chômeur n'est plus la priorité de la direction de Pôle Emploi. C'est désormais plutôt la chasse au chômeur qui a cours. On vous radie pour un rien, pour un retard de 5 minutes à un entretien un jour de grève des transports par exemple (histoire vraie !).

Côté encadrement, les personnels sont submergés par les dossiers. On leur avait annoncé 60 dossiers par conseiller, maximum. La direction reconnait  désormais le chiffre de 100  dossiers et  jusqu'à 200 pour certains conseillers selon les syndicats ! Les chômeurs sont-ils des bestiaux que l'on parque ou des personnes qui méritent un minimum de respect ?

Comme l'éducation ou la santé, on ne peut pas dire que le gouvernement considère l'aide au chômeur comme une priorité, tout occupé qu'il est à dérouler des ponts d'or aux capitalistes.

Conséquence de sa gestion catastrophique de notre économie, Pôle-Emploi est en train de venir une usine à chômeurs autonome : elle fabrique désormais elle-même la matière première qu'elle maltraite sur ses chaînes de production.

L'humain n'a pas sa place dans le capitalisme du 21ème siècle. Chaque jour en apporte un nouvel exemple.

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 09:31

Samedi 6 novembre, malgré la pluie et une intense campagne de défaitisme dans les médias, ce sont encore 1,2 million de manifestants qui sont descendus dans les rues pour protester contre la loi de casse des retraites. Largement battu dans l'opinion publique, la droite doit trouver face à elle une opposition résolue et radicale. Les communistes s'y consacrent.

On aura une nouvelle fois eu droit à toutes les manoeuvres pour démobiliser les salariés. A nouveau, les "barouds d'honneur" étaient de sortis dans les médias pour qualifier la journée d'action du 6 novembre. Avec en plus, des propos insistants sur les "dissensions" entre syndicats.

Malgré tout, ce sont encore de gros cortèges de manifestants qui ont bravé un temps automnal sur toute la France pour réaffirmer leur opposition à la loi injuste de réforme des retraites. Car, la droite et ses médias ont beau dire, 1,2 million de manifestants c'est encore beaucoup malgré le vote de la loi, malgré le temps et malgré la succession de manifestations depuis le 7 septembre !

Sur Evreux, la mobilisation dans la rue a également connu une nette baisse avec moins de 2 000 manifestants. A vrai dire, la préparation quasi confidentielle de la manifestation ne risquait pas de mobiliser les nombreux salariés sans contact avec les centrales syndicales ! De plus, FO n'appelait pas à la manifestation sur Evreux, limitant aussi les forces organisatrices et le nombre de présents. Cela n'a pas empêché quelques militants de ce syndicat de participer à la manif. De son côté, la CFDT brillait surtout par la force de sa sono.

A nouveau, c'est la CGT qui a le plus mobilisé. Elle montre par là la sincértité de son engagement contre cette loi.

Le cortège communiste était encore une fois conséquent. Nous étions plus de 200 dans la manifestation, une grande partie derrière la banderole fédérale et le véhicule sono. Un cortège vivant rejoint par des syndiqués d'horizons divers cherchant un cortège dynamique. Plusieurs camarades de la section St André-Damville-Nonancourt étaient présents. Andrée Oger était excusée. C'est avec plaisir que nous avons vu arriver de nouveaux jeunes communistes dans le cortège. Deux adhésions à la JC ont ainsi été faites samedi.

2010--retraites-6-novembre.jpg

Ces deux mois de mobilisation sur les retraites depuis septembre viennent s'ajouter aux mois de mobilisation sur le même sujet à la fin du printemps et aux nombreuses grandes manifestations contre la crise et l'austérité enregistrée depuis mai 2009. La crise capitaliste a réveillé les consciences de classes.

Toute cette énergie sociale doit désormais se poser la question de la transformation de cette société injuste au service d'une minorité vers une société juste, au service de tous.

La réponse à toutes les attaques antisociales enregistrées en France depuis des années ne peut être que politique. Et de réponse, il ne peut y en avoir qu'auprès des forces qui veulent changer la donne politique, qui refuse de se contenter d'une gestion "sociale" du capitalisme et qui veulent renouer avec les conquêtes sociales, redonner le pouvoir au peuple, aux travailleurs.

C'est en ce sens que le combat communiste retrouve son actualité. C'est pour cela que de nombreux salariés, anciens communistes, salariés ou jeunes lycéens prennent contact avec nous. C'est pour cela que le PCF retrouve une vigueur militante inédite depuis des décennies.

L'esprit communiste souffle à nouveau fort en Europe

Ce retour en force du communisme se sent dans de nombreux pays d'Europe. Dans certains anciens pays de l'est (Tchéquie, Ukraine, Lettonie,...) comme en Europe de l'ouest (Portugal, Allemagne,...).

Deux exemples "exemplaires" (si je puis dire) datent de ce week-end.

La Russie ultracapitaliste et autoritaire de Poutine connait une poussée communiste depuis plusieurs années. Issu de l'ancien PCUS, le PCFR (Parti Communiste de la Fédération de Russie) mené par Guénaddi Ziouganov est devenu la seule force d'opposition au parti Russie Uni du pouvoir en place. Aux élections locales de septembre dernier, le KPR (PCFR en russe) a renforcé ses positions et reconquis des villes importantes.

Ce week-end, de nombreuses manifestations ont été organisées pour célébre le 93ème anniversaire de la révolution d'Octobre qui mena en 1917 Lénine au pouvoir. Des manifestations qui ont réuni 50 000 manifestants à Moscou, 85 000 sur Volgograd (ex-Stalingrad), pour parler de ces deux symboles.

2010---manif-KPR-Volgograd-novembre.jpg

Célébration de la révolution d'octobre 1917

Volgograd - Novembre 2010

 

En Grèce, ce sont des élections régionales et municipales qui avaient lieu ce week-end. Des élections dans un contexte particulier marqué par une lutte de plusieurs mois des travailleurs contre le super-plan d'austérité du gouvernement socialiste de Papandréou, appuyé par l'Union Européenne et le FMI de Dominique Strauss-Kahn.

A la tête du mouvement social, on trouve le syndicat de classe des communistes grecs (le PAME) et le PC grec (le KKE).

Ces élections ont marqué une nette poussée communiste aux régionales à près de 12 % soit 4 points de plus que lors des législatives de 2009 ! Socialistes du PASOK et droite de la Nouvelle Démocratie perdent respectivement 5 % et 2 %. Le KKE confirme sa place de troisième force politique du pays.

Grèce - KKE occupation Acropole

En haut de l'Acropole : "peuples d'Europe : levez-vous !"

En France comme partout en Europe, la crise capitaliste justifie un tour de vis supplémentaire sur les revenus et les acquis sociaux des peuples. Une régression sociale généralisée pour le seul bénéfice des banques et des grans groupes industriels qui accroissent leurs bénéfices.

Dans toute l'Europe, les peuples cherchent une réponse politique adaptée. Il est clair que les médias ne montreront pas le bon chemin aux travailleurs et préfèrent jouer une alternance sans danger à une alternative qui remettrait en cause le système.

Comme partout, c'est aux travailleurs de se prendre en main et de créer eux-mêmes leur alternative au capitalisme.

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