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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 12:21

Le gouvernement s'occupe des chômeurs. La preuve, Pôle Emploi supprime 1 600 postes l'an prochain.

La fusion ANPE - ASSEDIC devait faire des merveilles. Supprimer des administrations est le remède à tout, même au chômage.

Malheureusement, la réalité est toujours loin des discours et des dogmes libéraux.

Le chômage ne cesse de progresser en France. Rien qu'en Haute-Normandie, 130 000 salariés sont privés d'emplois fin septembre (catégories A, B et C) ! Une hausse du nombre de chômeurs de 7 % sur un an. Enorme et monstrueux.

Ce ne sont pas les multiples plans de licenciements dans de grosses entreprises de la Région, Sealynx à Charleval par exemple, qui vont inverser la courbe. Ces annonces ne montrent pas non plus tous les emplois induits, les PME en difficultés, les agriculteurs qui plient bagage,...

Pour faire face à cette augmentation croissante du nombre de chômeurs, Pôle-Emploi a donc décidé de ... licencier !

1 600 postes en moins l'an prochain, ce sont autant de conseiller en moins pour aider les chômeurs dans leurs démarches de recherche d'emplois et d'aide au montage des dossiers d'indemnisation. Il est vrai qu'aujourd'hui, l'aide au chômeur n'est plus la priorité de la direction de Pôle Emploi. C'est désormais plutôt la chasse au chômeur qui a cours. On vous radie pour un rien, pour un retard de 5 minutes à un entretien un jour de grève des transports par exemple (histoire vraie !).

Côté encadrement, les personnels sont submergés par les dossiers. On leur avait annoncé 60 dossiers par conseiller, maximum. La direction reconnait  désormais le chiffre de 100  dossiers et  jusqu'à 200 pour certains conseillers selon les syndicats ! Les chômeurs sont-ils des bestiaux que l'on parque ou des personnes qui méritent un minimum de respect ?

Comme l'éducation ou la santé, on ne peut pas dire que le gouvernement considère l'aide au chômeur comme une priorité, tout occupé qu'il est à dérouler des ponts d'or aux capitalistes.

Conséquence de sa gestion catastrophique de notre économie, Pôle-Emploi est en train de venir une usine à chômeurs autonome : elle fabrique désormais elle-même la matière première qu'elle maltraite sur ses chaînes de production.

L'humain n'a pas sa place dans le capitalisme du 21ème siècle. Chaque jour en apporte un nouvel exemple.

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 09:31

Samedi 6 novembre, malgré la pluie et une intense campagne de défaitisme dans les médias, ce sont encore 1,2 million de manifestants qui sont descendus dans les rues pour protester contre la loi de casse des retraites. Largement battu dans l'opinion publique, la droite doit trouver face à elle une opposition résolue et radicale. Les communistes s'y consacrent.

On aura une nouvelle fois eu droit à toutes les manoeuvres pour démobiliser les salariés. A nouveau, les "barouds d'honneur" étaient de sortis dans les médias pour qualifier la journée d'action du 6 novembre. Avec en plus, des propos insistants sur les "dissensions" entre syndicats.

Malgré tout, ce sont encore de gros cortèges de manifestants qui ont bravé un temps automnal sur toute la France pour réaffirmer leur opposition à la loi injuste de réforme des retraites. Car, la droite et ses médias ont beau dire, 1,2 million de manifestants c'est encore beaucoup malgré le vote de la loi, malgré le temps et malgré la succession de manifestations depuis le 7 septembre !

Sur Evreux, la mobilisation dans la rue a également connu une nette baisse avec moins de 2 000 manifestants. A vrai dire, la préparation quasi confidentielle de la manifestation ne risquait pas de mobiliser les nombreux salariés sans contact avec les centrales syndicales ! De plus, FO n'appelait pas à la manifestation sur Evreux, limitant aussi les forces organisatrices et le nombre de présents. Cela n'a pas empêché quelques militants de ce syndicat de participer à la manif. De son côté, la CFDT brillait surtout par la force de sa sono.

A nouveau, c'est la CGT qui a le plus mobilisé. Elle montre par là la sincértité de son engagement contre cette loi.

Le cortège communiste était encore une fois conséquent. Nous étions plus de 200 dans la manifestation, une grande partie derrière la banderole fédérale et le véhicule sono. Un cortège vivant rejoint par des syndiqués d'horizons divers cherchant un cortège dynamique. Plusieurs camarades de la section St André-Damville-Nonancourt étaient présents. Andrée Oger était excusée. C'est avec plaisir que nous avons vu arriver de nouveaux jeunes communistes dans le cortège. Deux adhésions à la JC ont ainsi été faites samedi.

2010--retraites-6-novembre.jpg

Ces deux mois de mobilisation sur les retraites depuis septembre viennent s'ajouter aux mois de mobilisation sur le même sujet à la fin du printemps et aux nombreuses grandes manifestations contre la crise et l'austérité enregistrée depuis mai 2009. La crise capitaliste a réveillé les consciences de classes.

Toute cette énergie sociale doit désormais se poser la question de la transformation de cette société injuste au service d'une minorité vers une société juste, au service de tous.

La réponse à toutes les attaques antisociales enregistrées en France depuis des années ne peut être que politique. Et de réponse, il ne peut y en avoir qu'auprès des forces qui veulent changer la donne politique, qui refuse de se contenter d'une gestion "sociale" du capitalisme et qui veulent renouer avec les conquêtes sociales, redonner le pouvoir au peuple, aux travailleurs.

C'est en ce sens que le combat communiste retrouve son actualité. C'est pour cela que de nombreux salariés, anciens communistes, salariés ou jeunes lycéens prennent contact avec nous. C'est pour cela que le PCF retrouve une vigueur militante inédite depuis des décennies.

L'esprit communiste souffle à nouveau fort en Europe

Ce retour en force du communisme se sent dans de nombreux pays d'Europe. Dans certains anciens pays de l'est (Tchéquie, Ukraine, Lettonie,...) comme en Europe de l'ouest (Portugal, Allemagne,...).

Deux exemples "exemplaires" (si je puis dire) datent de ce week-end.

La Russie ultracapitaliste et autoritaire de Poutine connait une poussée communiste depuis plusieurs années. Issu de l'ancien PCUS, le PCFR (Parti Communiste de la Fédération de Russie) mené par Guénaddi Ziouganov est devenu la seule force d'opposition au parti Russie Uni du pouvoir en place. Aux élections locales de septembre dernier, le KPR (PCFR en russe) a renforcé ses positions et reconquis des villes importantes.

Ce week-end, de nombreuses manifestations ont été organisées pour célébre le 93ème anniversaire de la révolution d'Octobre qui mena en 1917 Lénine au pouvoir. Des manifestations qui ont réuni 50 000 manifestants à Moscou, 85 000 sur Volgograd (ex-Stalingrad), pour parler de ces deux symboles.

2010---manif-KPR-Volgograd-novembre.jpg

Célébration de la révolution d'octobre 1917

Volgograd - Novembre 2010

 

En Grèce, ce sont des élections régionales et municipales qui avaient lieu ce week-end. Des élections dans un contexte particulier marqué par une lutte de plusieurs mois des travailleurs contre le super-plan d'austérité du gouvernement socialiste de Papandréou, appuyé par l'Union Européenne et le FMI de Dominique Strauss-Kahn.

A la tête du mouvement social, on trouve le syndicat de classe des communistes grecs (le PAME) et le PC grec (le KKE).

Ces élections ont marqué une nette poussée communiste aux régionales à près de 12 % soit 4 points de plus que lors des législatives de 2009 ! Socialistes du PASOK et droite de la Nouvelle Démocratie perdent respectivement 5 % et 2 %. Le KKE confirme sa place de troisième force politique du pays.

Grèce - KKE occupation Acropole

En haut de l'Acropole : "peuples d'Europe : levez-vous !"

En France comme partout en Europe, la crise capitaliste justifie un tour de vis supplémentaire sur les revenus et les acquis sociaux des peuples. Une régression sociale généralisée pour le seul bénéfice des banques et des grans groupes industriels qui accroissent leurs bénéfices.

Dans toute l'Europe, les peuples cherchent une réponse politique adaptée. Il est clair que les médias ne montreront pas le bon chemin aux travailleurs et préfèrent jouer une alternance sans danger à une alternative qui remettrait en cause le système.

Comme partout, c'est aux travailleurs de se prendre en main et de créer eux-mêmes leur alternative au capitalisme.

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 10:48

Le parquet de Paris a classé sans suite l'affaire des sondages de l'Élysée. La raison ? Simple... Le chef de l'Etat, ses collaborateurs et les cocontractants du Château ont été déclarés pénalement irresponsables. Et bientôt, il suffira de toucher la main de l'Élu pour voir ses soucis judiciaires s'évaporer ?

Affaire des sondages de l'Elysée

En juillet 2009, la Cour des Comptes  mettait à jour la vaste folie sondagière de l'Élysée. D'obscurs contrats passés sans appel d'offre avec des sociétés amies, des enquêtes d'opinion régulièrement publiées telles quelles par des médias amis (Figaro, TF1)... En 2008, ce sont 190 sondages qui ont ainsi été réalisés, la douloureuse s'élevant pour cette seule année à 3,3 millions d'euros (dont 1,5 million pour la seule société Publifact, gérée par Patrick Buisson, conseiller du Président). Un prix d'ami... "exorbitant" pour la Cour.

Président à responsabilité limitée

Dans la foulée, l'opposition a demandé la création d'une commission d'enquête parlementaire. Laquelle a été refusée par le Président de l'Assemblée Nationale Bernard Accoyer. Mais pourquoi donc ? Parce qu'une telle procédure serait anticonstitutionnelle car "la responsabilité politique du chef de l'Etat [...] s'exerce devant le peuple et en aucun cas devant l'Assemblée" a déclaré l'oto-rhino-laryngologiste de profession, aussi spécialiste de la langue de bois. Devant le peuple ?

La République, irréprochable ou... irresponsable ?

Le parquet de Paris vient de classer sans suite la plainte contre X déposée par l'association Anticor pour "délit de favoritisme". Et, cette fois-ci, la justification de cette décision tient en un mot : Sarkozy, en tant que Président, est irresponsable pénalement durant toute la durée de son mandat. Pire, ce sont tous les collaborateurs de l'Élysée qui sont ainsi dédouanés de toute responsabilité, dont l'ancienne directrice de cabinet du Big Boss, Emmanuelle Mignon, signataire du contrat avec Patrick Buisson. Encore pire : "de manière logique et cohérente", précise le proc', tout "cocontractant" de la Présidence est exonéré d'éventuelles poursuites. A défaut de guérir de la lèpre, Sarkozy guérit les malheureuses victimes de la Justice... Comme c'est touchant.

Une première (absurdité) juridique !

En 1994, relève Mediapart, dans l'affaire des écoutes de l'Elysée, alors que François Mitterrand est encore Président de la République, son ancien directeur de cabinet et plusieurs autres "collaborateurs" de Tonton ont bel et bien été mis en examen. Puis, en 2001, la Cour de cassation a jugé que si "l'action publique à l'encontre d'un Président de la République (...) pendant la durée du mandat présidentiel" est exclue, "les juges d'instruction restent néanmoins compétents pour instruire les faits à l'égard de toute autre personne, auteur ou complice". Mais c'était une autre époque...

Vous aurez noté que c'est ce même parquet de Paris qui "héritera" certainement des affaires de l'héritière Bettencourt... Les voies de l'Élysée sont définitivement insondables !

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 07:43

Des raisons supplémentaires de manifester.

Grande-Bretagne

Plan du gouvernement

Economies de 94 milliards d’euros d’ici 2014

- Salaires, allocations et pensions : relèvement de l’âge de la pension à 70 ans, diminutions des montants de pensions pouvant aller jusqu’à 30 %, gel des salaires et des allocations familiales pendant 2 à 3 ans.
- Secteur public : économies de 22,7 milliards d’euros dans les soins de santé d’ici 2014 : 60 000 jobs sont supprimés, 2,5 milliards de moins d’allocations-maladie, et privatisation des hopitaux publics. Privatisation probable de la poste et 10 000 licenciements chez les pompiers ; un seul département public reste plus ou moins épargné : celui de la défense nationale ; fermeture de nombreuses bibliothèques publiques, piscines et services de placements.
- Emploi : le plan d’économies entraîne la suppression de 1,5 millions d’emplois d’ici 2014 dont 600 000 dans les services publics.
- Divers : économies de 25 milliards d’euros sur les allocations familiales, allocations de logement et de chauffage et sur la gratuité des services publics pour les 60+.

Résistance

La Fédération syndicale TUC prévoit des manifestations de masse dès la fin de ce mois quand seront connus les détails du plan d’économies, mais déjà des protestations se font entendre. Le mercredi 29 septembre de Glasgow à Londres, des dizaines de militants syndicaux ont envahi les rues. Le mois dernier, le trafic des trains et metro s’est arrêté à plusieurs reprises en protestation contre les licenciements qui menacent la sécurité ; ceci également début octobre.

France

Plan du gouvernement

Le gouvernement veut économiser 100 milliards d’ici 2013 (en réduisant le déficit public de 8 à 3 %).

- Pensions : une réforme prévoit le recul de la pension (de 60 à 62 ans) et l’allongement de la durée de cotisations pour une pension complète de retraite, ce qui conduit, dans la pratique, à obtenir celle-ci à 67 ans plutôt qu’à 65 ans. Les périodes d’inactivité ne sont pas comptabilisées.
- Dépenses publiques : les dépenses passeront de 319 en 2010 à 268 milliards en 2011. 31 638 postes de fonctionnaires seront supprimés. Un gel des salaires est prévu dés l’année prochaine.
- Sécurité sociale : économie de 2,5 milliards en 2011 en diminuant le remboursement sur les médicaments et sur les soins de longue durée.

Résistance

Dès le mois de juin, les syndicats ont mobilisé leurs affiliés pour des manifestations de masse : 2 millions le 24 juin, 2,5 millions le 7 septembre, 3 millions le 23 septembre, etc. Vu le refus du gouvernement de modifier ou de retirer le projet de loi et le vote de cette réforme par le parlement, les syndicats les plus radicaux (Sud, CGT, FO, …) ont décrété les grèves reconductibles le 12 octobre et des manifestations des secteurs privé et public ont eu lieu dans tout le pays. Les lycéens se sont joints aux militants et des citoyens ont bloqué la plupart des raffineries de pétrole, causant une pénurie aux stations d’essence.

Portugal

Plan du gouvernement

Plan de restrictions de 11,7 milliards d’euros d’ici 2013

- Salaires et allocations sociales : gel des salaires dans le privé et baisse des salaires des fonctionnaires entre 5 et 10 %, baisse des allocations sociales.
- Pensions : gel de toutes les pensions, hausse de l’âge de départ à la retraite de 65 à 67 ans.
- Secteur public : diminution du nombre de fonctionnaires de 10 % ce qui revient à la perte de 65 000 postes. Des entreprises d’Etats comme la poste , les chemins de fer, les entreprises de gaz et électricité, les télécoms, les autoroutes, les aéroports,… seront en tout ou en partie privatisés.
- Impôts : 6 milliards d’euro de revenus supplémentaires par la hausse de la TVA de 21 à 23 % et hausse des impôts sur tous les revenus ; fin de la déduction fiscale pour les dépenses d’enseignement et de santé.

Résistance

Il y a déjà eu trois jours d’action nationale. Le 5 février, 50 000 personnes manifestaient dans les rues de Lisbonne. Le 29 mai, il y en avait 300 000. Lors de la journée européenne syndicale du 29 septembre, plus de 100 000 personnes manifestaient dont 50 000 à Lisbonne et 20 000 à Porto. Les manifestations se sont faites à l’initiative du CGTP/IN, syndicat proche du Parti Communiste du Portugal. Le 24 novembre, une grève générale aura lieu dans tout le pays suite à une décision unanime de la CGTP/IN.

Espagne

Plan du gouvernement

Plan de restrictions de 15 milliards d’euros en 2011

- Diminution du budget de l’État de 7,7 % (en comparaison avec 2010) en 2011 (15 milliards d’euros de restrictions) avec baisse du budget de l’enseignement de 8,1 %, de la recherche de 7 %, de l’environnement de 31,8 %, des travaux publics de 34,6 % et de l’administration des impôts de 5 %
- Baisse des salaires des fonctionnaires de 5 %
- Pensions : gel des allocations, hausse de l’âge de départ à la retraite de 65 à 67 ans.
- Impôts : hausse des tarifs TVA de 16 à 18 % et de 7 à 8 %

Résistance

Le 29 septembre, trois quarts des travailleurs espagnols étaient en grève : il y avait plus de 10 millions de grévistes et 1,5 million de manifestants. L’industrie espagnole était paralysée. C’était la première grève générale depuis huit ans à l’appel de deux grands syndicats espagnols- la socialiste UGT et les Commissions ouvrières, historiquement proche du PCE (le Parti communiste espagnol). En Andalousie, le bastion du mouvement communiste en Espagne, 50 000 personne sont manifesté à Séville, 20 000 à Huelva et Córdoba, 18 000 à Málaga 18 000 et 12 000 à Grenade. Il y avait encore 100 000 personnes à Oviedo, capitale des Asturies et 70 000 à Vigo en Galice. Les plus grandes manifestations ont eu lieu à Barcelone (400 000) et à Madrid (500 000).

Italie

Plan du gouvernement

Économie de plus de 24 milliards d’euros lors de la période 2011-2012

- Pensions : allongement de l’âge de la retraite pour les femmes de 61 à 65 ans, un minimum de 41 années de cotisations pour obtenir une retraite complète, passage de la retraite à 67 ans en 2018, gel des pensions dans le secteur public.
- Salaires : gel des salaires des fonctionnaires pendant trois ans ; modération et baisse des salaires, qui selon le syndicat CGIL toucheront principalement les revenus d’environ 1 200 euros.
- Secteur public : baisse de plus de 400 000 postes dont 140 000 dans l’enseignement et 160 000 dans les soins de santé ; en outre, des économies de 1,4 milliard d’euros dans l’enseignement.

Résistance

Le vendredi 08/10 il y a eu une grande grève dans l’enseignement, avec des manifestations dans plus de 80 villes. Les 13 en 15 octobre, encore des grèves dans l’enseignement. Les 21 en 22 octobre c’est le tour des bus, train et tram. Les 14 en 25 octobre tous le secteur des transports aériens. Le syndicat des metallos organise également la lutte contre les projets d’allongement du temps de travail et la flexibilité. Samedi 16 octobre, à Rome, un million de personnes manifestaient : les secteurs métal et d’autres secteurs, ainsi que des étudiants et des politiciens de l’opposition sous le slogan « grève, grève, grève » studenten

Pays-Bas

Plan du gouvernement

Plan d’économies de 18 milliards d’euros

- Salaires et allocations : gel des salaires des fonctionnaires et réduction de diverses allocations de remplacement
- Economies sur l’accueil des enfants
- Coupes dans les aides sociales, le travail adapté et la loi pour les jeunes handicapés
- Le gouvernement veut affaiblir les syndicats par une nouvelle loi qui ne rend plus nécessaire leur approbation sur les accords salariaux auprès de l’administration

Résistance

Le syndicat et des organisations progressistes ont prévu une première manifestation le 23 octobre sous le slogan « Nous n’allons pas payer la crise ! »

Allemagne

Plan du gouvernement

Plan d’économies de 82 milliards d’euros d’ici à 2014 dont 11,2 milliards dès 2011

- Emploi : suppression de 15 000 jobs dans l’administration
- Réduction de l’allocation de chômage
- Allocation parentale : réduction de l’allocation parentale pour les hauts salaires (versée aux parents qui restent à la maison pour s’occuper de leur enfant) et suppression de l’allocation pour les personnes qui ont le revenu minimum
- En 2006, l’âge de la pension a été repoussé jusqu’à 67 ans. Si l’âge de la pension n’est pas atteint, alors le montant de la pension diminue de 100 euros par mois
- Secteur public : coupes dans l’enseignement, la culture et la santé

Résistance

En Allemagne, l’industrie du lait bavaroise a eu un rôle déterminant dans la résistance contre la crise politique de Merkel. Les semaines précédentes, des grèves d’avertissement ont eu lieu. Les agriculteurs et les travailleurs de l’industrie du lait ont tenu des piquets dans les 20 plus importantes entreprises laitières. Ils ont reçu le soutien de syndicalistes métallurgistes et des services publics. Ils revendiquent une augmentation salariale de 5 %, un même salaire pou un même travail dans les entreprises sous-traitantes et la possibilité pour les plus anciens de prendre leur retraite en échange de l’embauche de jeunes. Dans le secteur du lait en Bavière, on travaille en feu continu, ce qui affecte la santé des agés. Le syndicat du secteur de l’alimentation a reçu le soutien d’une grande partie de la population. Hans Hartl, responsable syndical, s’attend à un automne chaud. (Junge Welt, 15/10)

Grèce

Plan du gouvernement

Plan d’économies de 30 milliards en 3 ans

- Salaires : diminution de 10 % des salaires des fonctionnaires, blocage des salaires dans le privé, salaire minimum passé de 740 à 500 euros
- Pensions : diminution des allocations de pensions, recul de l’âge de la pension et suppression des départs en retraite prévus
- Impôts : augmentation de la TVA de 11 à 23 % sur un tiers des biens et services et augmentation de 63 % des accises sur le carburant
- Secteur public : réduction de 35 % du personnel du rail, augmentation des tarifs des transports publics et fermetures de plusieurs ligne ; libéralisation du marché de l’énergie, augmentation des tarifs de l’énergie de 40 à 100 %
- Libéralisation du travail : suppression des conventions collectives de travail et de la journée de 8 heures, mesures qui vont favoriser la flexibilité

Résistance

Le PAME, le front militant de lutte des travailleurs, animé par le Parti communiste de Grèce (KKE) a déjà organisé avec succès 12 grèves générales depuis l’annonce des mesures d’austérité. C’est la force syndicale de loin la plus militante du pays. Le 7 octobre, il y avait de nouveau une grève générale dans les services publics et ce ne sera pas la dernière.

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 09:47

Avant la manifestation de demain, voici un court article de Charles Hoarau, célèbre militant syndical et communiste des comités de chômeurs de Marseille.

Quel que soit le résultat de la bataille actuelle sur les retraites, il faut voir ce mouvement historique comme une étape réussie, une prise de conscience collective de l'aberration capitaliste et de la parodie démocratique dans laquelle nus évoluons.

65 % de soutien à la mobilisation sociale (chiffre de la semaine dernière), 70 % des français contre la réforme des retraites et un nouveau sondage situant Sarkozy à 26 % de bonnes opinions : la bataille idéologique est perdue pour la droite ! A nous, citoyens, travailleurs, de construire les perspectives politiques que nous souhaitons pour une société juste et égalitaire !

Solidaire


un article du blog Rouge Midi court et utile...  par  Charles Hoareau

Quand on réussit des manifestations d’une ampleur historique comme l’ont été celles de septembre et octobre on se demande toujours comment le mouvement va continuer.

Ce 28 octobre, en nous rendant à la manif nous avions toutes et tous en tête que c’était déjà la 7ème journée d’action, que la loi venait d’être votée, que nous étions en pleine période de congés scolaires, que depuis 2 jours les radios martelaient sur la fin du mouvement, les reprises de travail, le baroud d’honneur...Donc pour tout dire nombre d’entre nous ne savions pas ce que cela donnerait et plus exactement combien nous serions en moins...

10h, 10h 30, 10h 45 peu à peu le monde arrive, seul ou par petits groupes, les pré-rassemblements situés le long du parcours grossissent, la manifestation peut démarrer et alors on se rend compte que tout compte fait il y a quand même du monde, puis de plus en plus de monde et enfin, que tous comptes refaits c’est une très grosse manif, plus grosse et de loin que celles du printemps. Cela est vrai pour Marseille (150 000 contre 120 000 le 24 juin dernier, jour de la plus grosse manif d’avant période estivale) et pour Arles (3500 contre 2500).

Dans ces conditions parler d’un mouvement qui marque le pas est d’une objectivité toute relative...

Au delà du nombre, ce qui marque ces manifestations et que la presse est bien obligée de souligner, c’est la détermination des manifestant-e-s qui ne veulent pas en rester là, pas plus sur les retraites que sur le reste. Un climat revendicatif est sensible dans nombre d’entreprises. Le mouvement actuel re-légitime les manifestations, les grèves, l’action sous toutes ses formes et donne à nombre de salarié-e-s l’envie de bouger.

Nombre de salarié-e-s se syndiquent en un mouvement que l’on n’avait pas connu depuis longtemps.

Le gouvernement a fait passer sa loi en force, mais quoiqu’il arrive de l’avenir de ce texte non encore appliqué et à la durée de vie incertaine, malgré un soutien médiatique sans précédent, malgré des campagnes publicitaires tapageuses, l’opinion très majoritaire dans le pays est que c’est une loi injuste, décidée par un gouvernement des riches pour les riches. L’opinion soutient les luttes dans des proportions jamais atteintes et dans ces conditions la légitimité même du gouvernement est gravement atteinte. décrédibilisation renforcée quand en plus éclatent des affaires comme celles de Woerth / Bettencourt, Mollex ou Guillaume Sarkozy.

Ce n’est pas pour rien qu’une grande partie de la presse parle de victoire à la Pyrrhus et que nos gouvernants eux-mêmes la jouent : « Il n’y a ni vainqueur ni vaincu ».

MEDEF et gouvernement sont fébriles et inquiets comme en témoignent nombre d’actes qui, comme chacun sait, parlent plus fort que les mots.

- A Miramas les cheminots viennent de remporter une bataille qu’ils mènent depuis 2 ans contre la fermeture de la gare de triage particulièrement consacrée au fret.
- La loi connaît des exceptions notables comme celle des infirmières pour qui le droit à la retraite à 55 ans est rétabli.

D’autres succès revendicatifs sont annoncés et les élections professionnelles de la période confirment une montée du syndicat qui apparaît le plus revendicatif, la CGT.

Les luttes vont continuer, pour certaines reprendre de plus belle, d’autres naître dans des secteurs où on ne les attendait pas. (Qui avait prévu il y a 6 mois, en particulier dans « les milieux autorisés qui s’autorisent » comme aurait dit Coluche, et qui nous bassinent sur un syndicalisme replié sur le secteur public, que le mouvement démarrerait de la chimie ?). La lutte est à l’ordre du jour pour des aujourd’hui qui chantent et non pour des lendemains que d’autres nous prédisent radieux. Dans cet automne inédit le peuple le dit haut et fort, « sauvons-nous nous-mêmes ».

Que celles et ceux qui veulent attendre 2012 l’arme au pied ou se hasardent à des promesses qu’ils ne veulent pas tenir, se le tiennent pour dit : nous sommes en état de veille sociale permanente.

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 10:53

Hier, le Conseil général a accueilli Martin Hirsch lors de sa session plénière pour débattre du RSA. L'occasion pour les élus communistes de donner leur avis.

Martin Hirsch, l'homme du RSA dans le gouvernement Fillon-Sarkozy était l'invité du Conseil général de l'Eure, à l'occasion de sa session plénière. Devant l'ensemble des conseillers généraux, il a notamment souligné le rôle majeur de notre département et de sa majorité (de gauche) dans l'expérimentation du RMI puis du RSA.

Le Revenu de Solidarité Active est sensé permettre le retour vers l'emploi des salariés en situation d'exclusion et le soutien aux salariés à faible revenu.

Pour les conseillers généraux communistes, cette solidarité est nécessaire bien sûr.

Néanmoins, deux grands défauts marquent le RSA pour les communistes.

Premièrement, en compensant les faibles revenus des salariés en situation précaire, le RSA sert finalement de filet social pour des entreprises privées qui sous-payent leurs salariés ; après tout, à quoi bon augmentert les salaires ou embaucher à temps plein quand la collectivité (donc les impôts) peuvent apporter une compensation financière aux salaires de misère que touchent les "travailleurs pauvres" ?

Deuxièmement, comme le notera Gaëtan Levitre, conseiller général communiste de Pont-de-l'Arche, "c'est bien de vouloir faire de l'nsertion mais encore faut-il qu'il y ait des emplois à proposer à ces personnes !" et de noter que la casse de l'emploi industriel continue (400 emplois dans la vallée de l'Andelle en quelques semaines !).

C'est bien là qu'est le problème : la politique d'insertion devient un cataplasme face à une hémorragie d'emplois et une pauvreté qui gagne du terrain dans notre pays.

Comme le note Marcel Larmanou au nom des conseillers généraux communistes, "pour une insertion par l'emploi, les pouvoirs publics, les employeurs doivent s'inscrire dans une perspective de retour au plein emploi et de hausse des salaires" en contradiction avec les politiques actuelles, tant des entreprises que de l'Etat qui "contribue aussi largement à l'aggravation du chômage en démantelant des pans entiers des services publics".

Enfin, l'inquiétude sur le financement du RSA est réelle. D'une part parce que l'Etat, d'années en années, n'augmente que faiblement ses versements au Département pour financer le RSA alors que les montants versés explosent, crise oblige ! D'autre part parce que la réforme territoriale en cours va mettre fin à l'existence de Département autonomes, compromettant les politiques de proximité nécessaires pour suivre les salariés en insertion.

De ce débat apparaîtra que la solidarité est nécessaire mais qu'elle doit s'accompagner d'une politique économique et sociale basée sur l'emploi et les salaires.

Vouloir faire de l'insertion dans une société où le chômage explose est au mieux une illusion !

Ce sont bien l'emploi et le pouvoir d'achat qui sont les clés de la sortie de l'exclusion !

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 09:39

Depuis l'arrivée de Sarkozy aux manettes de l'UMP, l'ancien parti gaulliste rejoint lentement les positions du Front National, jusqu'à considérer, pour certains responsables UMP, une alliance possible avec Marine Le Pen. Affligeant et effrayant.

Ce matin, j'aurais pu commenter les résultats des élections américaines. Comme beaucoup de monde.

Je n'aurais pas donné mon avis sur les causes de la défaite d'Obama ou si la victoire des républicains est une mauvaise chose ou non. Le problème, c'est qu'entre républicains et démocrates, vous avez le choix entre une sorte de Modem et une sorte d'UMP soit le choix entre deux maux.

Le modèle américain tant vanté et rêvé par nos médias et certains de nos politiciens ressemble à un régime de parti unique. Le choix des électeurs se restreint entre deux variantes de la même politique, l'une plus conservatrice et religieuse que l'autre. Un peu comme les iraniens coincés entre islamistes radicaux et islamistes modérés. La belle affaire ! Une curieuse conception de la démocratie où, finalement, vous n'avez le choix qu'entre Pepsi et Coca.

Parlons d'ailleurs du bilan d'Obama : Guantanamo n'est toujours pas démembré, la guerre en Irak et celle en Afghanistan continuent, Cuba subit toujours un blocus vieux de plus de cinquante ans (et dénoncé par tous les pays membres de l'assemblée de l'ONU la semaine dernière sauf par les Etats-Unis et... Israël !), les Etats-Unis réarment la Colombie des escadrons de la mort et soutiennent la dictature militaro-patronale au Honduras.

Bref ! A part le débat sur la protection sociale, les milliers d'américains expulsés de leurs maisons chaque mois, les centaines de milliers de nouveaux chômeurs ou les millions de sans-papiers américains doivent se demander si Bush est vraiment parti de la Maison Blanche ?

Non, ce matin je préfère parler de l'UMP.

Nostalgie et chasse au bouc-émissaire

L'inquiétante dérive du principal parti de la droite française ne peut qu'inquiéter, surtout quand c'est lui qui est au pouvoir.

En quelques années de contrôle de l'appareil UMP, Sarkozy aura réussi à mettre en place une équipe et une idéologie alliant ultralibéralisme, défense d'une oligarchie financière et conception réactionnaire de la société.

Rien que l'existence d'un ministère de l'immigration et de l'identité nationale est en soit la concrétisation d'une vision raciale de la société française avec repli identitaire et peur de l'autre. Depuis, les nombreuses mesures prises contre les sans-papiers, notamment les camps de rétention et les expulsions d'enfants et de personnes gravement malades, viennent étayer la crainte qu'avaient tous les démocrates lors de la création de ce ministère. D'ailleurs, rappelons-nous des propos et de la condamnation pour cela de Brice Hortefeux sur les arabes - auvergnats !

De même, l'horrible chasse aux Rroms de ces derniers mois renforce cette vision d'une droite reniant tous les fondamentaux des Droits de l'Homme, ce rejet de l'étranger et du français "différent" (comme les "gens du voyage").

Comment s'en étonner quand ce gouvernement et sa majorité comprennent des anciens cadres d'un mouvement d'extrême-droite dissous dans les années soixante-dix à cause de sa violence ? Je veux parler du mouvement Occident, de triste mémoire, et de responsables comme patrick Devedjian, Hervé Novelli, Didier Schuller, Alain Madelin ou Gérard Longuet (relire : Pas racistes pour un sou !  ).

Cette dérive raciste de l'Etat français a valu à notre pays en août une condamnation pour xénophobie de la part de la commission spécialisée sur ce sujet au sein de l'ONU (relire La France condamnée par l'ONU pour xénophobie  ). Situation renouvelée en septembre dernier avec l'Union européenne sur la question des Rroms ou avec la une de Newsweek mettant Nicolas tSarkozy comme leader de la nouvelle extrême-droite en Europe (voir l'image).Newsweek sarkozy europe extreme droite

Malheureusement, cette dérive vers l'extrême-droite gagne du terrain au sein de l'UMP comme l'attestent les écrits de Benjamin Lancar, responsable des Jeunes de l'UMP, qui, il y a quelques jours sur son blog, vantait les mérites du ministre Pierre Laval, collaborateur des nazis, pétainiste et fusillé à la Libération pour cela !

La décision de la majorité UMP au Parlement de supprimer l'accès gratuit à l'aide médicale d'urgence pour les étrangers sans-papiers est une nouvelle étape de cette dérive xénophobe. La dégradation de l'état sanitaire de cette partie de la population (souvent salariée, cotisant à la Sécu et parfois aux impôts !) l'enfoncera dans la précarité et contribuera à une dégradation généralisée de la situation sanitaire de notre pays.

Dans ce contexte, comment s'étonner que certains à l'UMP prônent désormais une alliance avec le Front National, devenu fréquentable avec l'arrivée de Marine Le Pen ? C'est le cas de Christian Vanneste, député du nord qui verrait bien l'émergence d'une "droite large" à "moyen terme". Le bâteau UMP va bientôt s'échouer sur de tristes rivages.

La droite euroise complice

Loin d'être seulement parisienne, cette évolution touche tous les territoires, l'Eure comprise.

Il suffit de se tourner vers le Vexin et son député de choc, Franck Gilard. Déjà connu pour ses positions politiques assez droitières, la création du groupe Droite Populaire en juillet dernier ne faisait que confirmer dans les actes ses déclarations quand il disait que "les préoccupations des électeurs du Front National sont les miennes". Un groupe où l'on trouve 35 députés dont ... Christian Vanneste. Tiens ! Tiens ! ... Au moins est-il franc sur ses motivations !

Car, pour nos autres élus UMP et Nouveau Centre du département, c'est plutôt le grand silence !

Un silence gêné qui rejoint leur silence sur les retraites et la politique économique du gouvernement. Etonnant dans un département qui comprend deux ministres, Bruno Le Maire et Hervé Morin !

De fait, dans un contexte aussi grave de dérive de sa formation politique, le minimum est de prendre position, de dénoncer ou de se battre contre. Un silence est toujours complice.

Nationalement ou localement, l'évolution du grand parti de droite vers les thèses d'extrême-droite finit par banaliser des thèses qui ont pourtant causé des dizaines de millions de morts en Europe il y a 60 ans et d'autres dizaines de millions de morts à travers le Monde depuis.

Je serais militant ou électeur UMP / Nouveau-Centre, je me poserai de sérieuses questions sur les idées qui trainent dans les esprits de mes représentants politiques.

Heureusement, je suis communiste et, à ce titre, je regarde l'autre, l'étranger, le différent, comme une source d'enrichissement et non comme un ennemi. La fraternité est à la base de mon idéologie, de ma vision du monde.

Cette dérive de l'UMP entraine une dérive de la Nation entière, un gigantesque naufrage moral et intellectuel qui effraie et que refusent tous ceux qui veulent défendre la Patrie des Droits de l'Homme. Communistes en tête.

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 09:49

La droite ne cherche plus à faire illusion sur ses motivations. Pour faire des économies sur le social, elle tape sur tout ce qui bouge.

Après les retraites, le gouvernement, par le biais de Nadine Morano, a tenté de réduire la Prestation Accueil Jeune Enfant et l'Aide Personnelle au Logement (APL). C'est râté pour la première mais réussi pour la seconde.

240 millions d'euros d'économies, voilà ce que représente la mesure qui vient d'être votée par la droite, sur proposition du gouvernement, au sujet de l'Aide Personnelle au Logement (APL) ! La mesure revient sur la rétroactivité de trois mois jusque là accordée au demandeur. En clair, lorsque votre demande d'APL était acceptée, la CAF pouvait vous rembourser jusqu'à trois mois d'arriérés (pour autant que vous occupez le logement depuis trois mois, évidemment). Désormais, vous ne toucherez l'APL qu'à partir du mois où votre dossier est accepté.

Le souci, c'est que le temps de traitement des dossiers peut être long, notamment dans les grandes agglomérations ou à la rentrée de septembre, moment où beaucoup de demandes sont faites par de jeunes salariés qui viennent de sortir de l'école et par les étudiants qui reprennent les cours. Or, il faudra désormais payer intégralement son loyer tant que l'APL ne sera pas validée ! Et l'étude des dossiers peut prendre jusqu'à trois mois (si le dossier est complet). Cela représente une perte mensuelle de 100 à 150 € pour des foyers, de jeunes salariés ou des étudiants modestes. Comment toutes ces personnes vont-elles faire pour trouver les 300 à 500 € de ressources supplémentaires qu'elles ne faisaient qu'avancer jusque là ?

Encore une fois, les économies se font sur le dos des plus modestes.

En même temps, Nadine Morano a proposé une mesure qui aurait permis de sucrer 178 € à toutes les familles accueillant un jeune enfant.

La Prestation Accueil Jeune Enfant est normalement versée dès la naissance de l'enfant. l'entourloupe, c'était de verser cette allocation ... le mois qui suit la naissance. Et hop ! Un mois de gagner ! Et 64 millions d'euros de moins à débourser.

Si les mères de famille des beaux quartiers n'attendent pas après ces 178 €, il n'en est pas de même pour de nombreuses familles pour lesquelles l'arrivée d'un enfant représente un casse-tête financier : couches, alimentation, vêtements, matériel,... tout cela coûté cher !

Sans moralité sur le sujet, le gouvernement était prêt à taper sur les jeunes enfants. Il s'est trouvé un ennemi dans ses propres rangs puisque les culs-bénits de l'UMP se sont élevés contre cette mesure anti-familiale. Cette opposition interne a suffi à faire basculer la majorité parlementaire contre cette mesure.

APL ou prestation jeune enfant sont de nouveaux exemples d'une politique qui fait reposer sur les plus modestes les coûts d'une crise provoquée par les actionnaires et les spéculateurs.

Encore une fois, les grands médias alimentent le fatalisme ambiant en parlant d'un "déficit auquel il faudra bien s'attaquer".

Jamais les choix politiques de ces trente dernières années ne sont remis en cause !

Pouvoir et médias démontrent ainsi chaque jour un peu plus qu'ils sont au service d'une oligarchie capitaliste qui ne souhaite absolument pas partager ses richesses et qui préfère, pour y arriver, sacrifier la grande masse de la population.

La lutte des classes est une réalité. La droite nous le prouve chaque jour.

A chacun de nous de savoir s'il souhaite se battre pour sa dignité et ses droits ou courber l'échine et vivre dans la peur de la misère ?

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 09:45

 A partir d'un film extraordinaire sur les derniers jours d'Hitler ("La Chute"), voici une parodie d'actualité.

 

Elle se base sur une idée simple finalement : l'autorité (quelle qu'elle soit)  ne tient que par la soumission de ceux qui l'accepte. Que se passerait-il si le peuple français refusait un jour d'obéïr à ce pouvoir qui ne sert pas ces intérêts ?

 

Ce serait ce qu'on appelle la Révolution ! Sans armes.

 

A méditer

 

 

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 09:05

Les stress-tests européens, c'est du béton... La preuve : six mois plus tard, une banque qui avait été déclaré "sûre" est en quasi-faillite. Oups...

Faillite AIB

Le mois dernier, l'Irlande a annoncé qu’une de ses deux banques nationales, Allied Irish Banks (AIB), était au plus mal, malgré les 25 milliards d'euros d'aides publiques injectées depuis le début de la crise. Finalement, il faudra entre 10 et 15 milliards d'euros supplémentaires... avant la fin de l'année ! Et sinon ? Sinon, c'est la faillite assurée. Ni plus ni moins. La petite embardée fera monter le déficit du pays à... 32%. Une broutille.

Euh... Il n'y aurait pas un truc qui cloche, là ? Passons sur le fait qu'une seule banque puisse mettre un Etat à genou. C'est absurde, ridicule, inconséquent... mais c'est le cas dans presque tous les pays du monde, la France en tête. Arrêtons nous plutôt sur un autre point. En mars dernier, la Commission Européenne a réalisé des stress-tests (ie : des simulations de résistance financière) bancaires. Et, à la condition qu'elle lève 7,4 milliards d'ici la fin de l'année, AIB avait été déclaré "sûre". Cette estimation a été confirmée en Juillet. Bang ! A peine deux mois plus tard, la banque annonce qu'elle est en quasi-faillite et qu'il lui faut de toute urgence trouver 3 milliards € de plus que prévu !

Dépêchez-vous d'en rire, avant d'être contraint d'en pleurer... comme dirait Beaumarchais.

Le hic, c'est que ces stress-tests ont été réalisés selon certaines hypothèses de tensions économiques et financières. Sans prendre en compte la situation réelle des banques, c'est à dire les stocks de produits moisis qui ne valent plus que pouic, en raison de la crise. Une erreur, une négligence de la Commission ? Pas vraiment, car les nouvelles règles de comptabilisation bancaires, entrées en vigueur à la demande des banques, après le début de la crise, rendent totalement impossibles ce genre de considérations. Le système bancaire a encore gagné en opacité et plus personne n'est en mesure de dire si une banque est au top, ou qu'elle est en train de faire faillite. Pas franchement rassurant.

Des puits sans fond ?

Le brouillard est aussi épais, de l'autre côté de l'Atlantique. Le mois dernier, le Congrès US estimait que le sauvetage des deux géants hypothécaires américains Fannie Mae et Freddy Mac ne coûterait pas plus de 53 milliards de dollars. Dans le meilleur des cas, il aurait même pu en rapporter 44. Bang ! Hier, les autorités américaines ont balayé ces estimations d'un revers de chéquier : il faudra de nouveau injecter entre 6 et... 215 milliards de dollars, d'ici à 2013. Ou comment perdre entre 50 et 150 milliards en 30 jours, ça laisse rêveur. Le total pourrait ainsi s'élever à 363 milliards $...

Tout cela sans prendre en compte la nouvelle crise du Foreclosure-gate qui se profile à l'horizon, bien entendu. Et il parait qu'on est en pleine période de reprise économique... La citation du jour : "Qui prête à rire, n'est pas sûr d'être remboursé" [Raymond Devos]. Ce qui est évidemment faux... dans le monde financier !

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")


Commentaire :

Personne ne se pose la question du financement de ces renflouements ni celle des responsabilités dans cette catastrophe financière ?

En France, pour la Société Générale, l'Etat et les grands pontes de la banque ont trouvé Kerviel, dont le sacrifice rituel sur l'autel de la sainte finance devrait conjurer le mal pour l'ensemble des banques. Amen.

Et dire qu'on cherche quelques milliards dans les poches des salariés pour boucler le budget des retraites pendant que les grandes entreprises accumulent des bénéfices historiques !...

Solidaire

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