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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 10:24

Rien n'y fait ! Ces bougres de français n'ont pas encore basculé dans la peur de l'invasion islamiste malgré les efforts conjoints de la droite, de son extrême et des médias ! C'est encore le chômage et les inégalités sociales qui occupent l'esprit des français.

Que faire ?

Contrefeux

Après le douloureux épisode des retraites, le gouvernement, le patronat et leurs médias pensaient pouvoir tourner la page des conflits sociaux. Avec l'approche des fêtes de fin d'année, l'esprit devait être à la consommation : des cohortes de consommateurs se jetant sur les produits que la publicité leur dit d'acheter, voilà la société capitaliste rêvée ! Consommez ! Consommez !

L'arrivée de la neige a permis d'occuper aussi l'actualité médiatique. La droite, libérale et réactionnaire en diable, a profité de l'aubaine pour tirer à nouveau à boulets rouges contre ces fonctionnaires des routes et de Météo-France qui ne font pas leur boulot ; ah ! Si seulement tout ça était privatisé !... Erreur ! L'attaque contre ces services publics s'est retournée contre elle : l'incapacité des services des routes à gérer cette crise est apparue comme une conséquence d'années de suppressions de postes et de diminutions de moyens par des gouvernements de droite fiers de leur chasse aux fonctionnaires ! Et l'attaque contre Météo-France a tourné court, les météorologues ayant prévenu deux jours à l'avance de l'arrivée d'un épisode neigeux possiblement fort.

Qu'à cela ne tienne ! Les défenseurs de l'establishment (comme dirait l'un des milliardaires raciste de cet establishment) a une arme qu'elle maîtrise bien. Je ne veux pas parler du mortel Taser. Je parle de la PEUR.

Alors revoilà les unes de l'actualité sur une agression par ci, sur un procès d'un récidiviste assassin par là, et puis un débat qui monte en puissance autour des propos intélectuellement débile mais tellement simples de la furie frontiste, la fille à papa. Curieux que personne ne dénonce d'ailleurs cet état de fait de la part d'une extrême-droite qui se permet justement de dénoncer les dynasties en politique ?

Au final, la peur de l'étranger, du voisin, du jeune, devait servir de défouloir à la colère populaire. Une ligne politique et médiatique qui aurait dû tranquillement amener le débat des présidentielles sur ce sujet. Pour le plus grand bénéfice de la droite réactionnaire, UMP et FN.

L'incendie social couve toujours

Mais les français ont beau écouté ces messages, leur principale préoccupation reste quand même leur avenir. Difficile de faire ses courses de Noël, de compatir devant des touristes coincés dans les aéroports ou de réfléchir à la question des mosquées quand on arrive tout juste à payer son loyer et les frais de la vie courante en comptant chacun de ses sous !

Un sondage effectué pour le journal économique "Les Echos" et France-Info le montre : chômage et inégalités sociales demeurent les priorités des français. Et les avis sont clairement négatifs vis-à-vis du gouvernement et de Sarkozy !

Ainsi, parmi les actions que devrait mener en priorité Sarkozy pour la fin de son mandat, on trouve dans l'ordre : la lutte contre le chômage (64% des sondés), l'amélioration du pouvoir d'achat (50%), la réduction des inégalités (38%) et la lutte contre l'insécurité (31%).

Priorités dans l'esprit des gens mais sans espoir sur ce que fera Sarkozy. Ainsi, 42 % des sondés considèrent que la politique du gouvernement et de Nicolas Sarkozy ne va avoir aucun impact sur la situation du chômage et même un impact négatif pour 34% ! Il n'y a que 17 % des sondés à croire à un impact positif ! Terrible !

On ne peut pas dire que l'opinion concernant le gouvernement s'améliore : le taux de personnes jugeant cet impact nul est en hausse puisqu'il était de 32% en juin 2009 et 35% en novembre 2008, selon le même baromètre ; le taux de ceux pensant à un impact négatif est également en hausse (33% en 2009, 28% en 2008).

Globalement, 68 % des sondés considèrent mauvaise la politique économique du gouvernement (dont un quart "très mauvaise") et 25 % bonne (3 % "très bonne" !).

Malgré des efforts énormes pour effacer tout souvenir de la contestation sociale du printemps et de l'automne, la droite n'arrive pas à faire basculer les préoccupations des français vers des sujets plus facilement manipulables, ceux de la peur et de la haine, où le besoin d'ordre et de sécurité lui permettrait de reprendre la main. La mise en avant de l'extrême-droite dans les médias doit servir ce but.

C'est pour l'instant complètement raté. La côte de popularité de Nicolas Sarkozy continue encore de s'éroder pour toucher le seuil des 30 % de bonnes opinions.

Alors ? Si une politique de droite ne convient pas et alors que le système capitaliste est perçu comme nocif, peut-être faut-il agiter plus fortement nos drapeaux rouges et construire avec cette majorité de travailleurs qui souffre ce rapport de force qui permettra d'inverser les équilibres, de redonner du pouvoir aux travailleurs, et pas que du pouvoir d'achat !?

C'est tout le travail qui nous attend pour 2011 !

SarkohLanda.jpg

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 09:54

500 morts ? Entre 1 000 et 2 000 ?... Au delà des chiffres de toute façon monstrueux, le scandale du Médiator vient s'ajouter à une longue liste de scandales sanitaires. A l'origine, toujours, la recherche du profit et la complicité des autorités.

Des "défaillances graves dans le fonctionnement du système du médicament", c'est le dernier artifice trouvé par notre ministre de la santé, Xavier Bertrand, pour justifier l'injustifiable scandale du Médiator. Reprenant la stratégie de Fabius, sur le sang contaminé, du "responsable mais pas coupable", il explique que le scandale a explosé le lendemain de sa nomination. Xavier Bertrand oublie de dire qu'il était ministre de la santé du gouvernement de Villepin entre juin 2005 et mars 2007 ! Or, on sait depuis 1998 que ce médicament est dangereux, inefficace et cher comme le qualifient trois médecins spécialistes de la CNAM. Ce médicament est même interdit en Italie depuis 2004 et en Espagne depuis 2005.

Comment est-il possible que des experts proposent le retrait et que les structures décisionnelles passent outre le danger sanitaire ? S'agit-il d'une simple "défaillance", même grave, comme le dit le gouvernement ou d'un problème plus profond, constitutif de nos systèmes de protection sanitaire ?

Le débat autour des intérêts économiques du laboratoire Servier éclaire un peu notre lanterne.

Médiator et ses frères

Le cas du Médiator est pourtant loin d'être le premier scandale sanitaire français !

Rappelons-nous des dossiers amiante, de la vache folle, des hormones de croissance, du sang contaminé, des poulets à la dioxine, du nuage de Tchernobyl,...

L'amiante, substance minérale utilisée dans le bâtiment et interdite depuis 1997. Il aura fallu attendre des luttes collectives de victimes pour que cesse l'utilisation de l'amiante pourtant reconnue cancérigène depuis 1904 ! Dans les années 90, lors de mes études sur le campus de Jussieu (à Paris), j'ai participé à la création du Comité-Anti-Amiante à qui il aura fallu des années (et des morts) pour percer la chape de plomb médiatique et administrative autour de l'amiante. Il faut voir que les industriels de la filière avaient bien organisé leur camp autour du Comité Permanent Amiante, structure de lobbying auprès des administrations et des autorités.

Que dire de la vache folle ? Un scandale sanitaire causé par l'appât du gain d''acteurs de la filière élevage recyclant les déchets animaux en aliments pour une espèce animale végétarienne.

Que dire des hormones de croissance ou du sang contaminé ? Deux scandales qui concernent des patients à qui on a injecté en toute connaissance des produits dont on connaissait la contamination (Kreutzfel-Jacob pour l'un, SIDA pour l'autre). Là aussi, les impératifs financiers ont primé.

Que dire des poulets à la dioxine, du nuage de Tchernobyl qui s'arrête à nos frontières ? Ne s'agit-il pas non plus de "défaillances graves" de notre système de santé ? D'un manque volontaire de surveillance et de mensonges publics de la part du pouvoir ?

Des scandales sanitaires silencieux, par milliers

Au delà de ces scandales sanitaires qui percent parfois le silence politique et médiatique, d'autres grands dossiers touchant à la santé de la population, à sa survie même, ne sont pas traités par nos autorités.

Les médias ont parlé récemment des tapis pour enfants, contenant une substance chimique extrêmement nocive, le formamide. Ce sujet a succédé au dossier des biberons et produits plastifiés contenant du Bisphénol A, molécule permettant au plastique de rester souple.

Mais ce sont des centaines de molécules chimiques qui trainent dans notre environnement sans qu'aucune évaluation de leur toxicité n'ait été faite, ni directement pour les utilisateurs, ni indirectement pour l'environnement !

Peintures, colles (moquettes, dalles), vernis, plastiques, matériaux électroniques, parfums de synthèse, revêtements des poêles antiadhésives, pesticides agricoles, médicaments dans l'eau (On trouve du Prozac et des dérivés de pilules dans l'eau des rivières !),... de nombreuses études viennent montrer que notre environnement est contaminé par des molécules chimiques synthétiques sans que cela n'émeuve nos responsables !

En 2004 et 2005, le WWF (World Wildlife Found) avait recherché des traces de produits chimiques chez des citoyens ordinaires de l'Union européenne et dans le sang de 39 parlementaires européens. PCB, phtalates, pesticides, ... ce sont près de 76 produits chimiques qui ont été retrouvés dans le sang des personnes testées ! Une moyenne de 18 molécules différentes par personne !

A l'époque, Bruxelles voulait mettre en place des règles d'homologation pour 30 000 produits chimiques produits ou importés en Europe. Le lobbying des industriels de la chimie a permis d'enterrer le projet.

Scandales publics, comme le Médiator, ou scandales cachés au grand public, la question essentielle est celle du mode de fonctionnement de nos sociétés capitalistes où l'intérêt économique, celui des actionnaires, prime sur l'intérêt sanitaire, l'intérêt collectif de la population.

L'explosion des cas de cancers et les problèmes majeurs de fertilité qui touchent les populations occidentales n'ont que peu de poids face aux gigantesques intérêts financiers que génèrent ces milliers de molécules chimiques. C'est la même mécanique que celle du réchauffement climatique, que celle des OGM, que celle des délocalisations,...

Le système capitaliste qui gouverne la planète scie la brance sur laquelle est assise l'humanité.

Au lieu de demander aux seuls citoyens de faire individuellement des efforts de tri et d'économie d'énergie, peut-être est-il temps de revoir fondamentalement le mode de fonctionnement de nos économies et d'encadrer les filières industrielles en pensant au préalable à la nocivité des composants, à leur utilisation de proximité et à leur recyclage ultérieur.

Pour le bien de l'humanité, la protection de notre environnement devient une nécessité. Elle ne pourra pas passer que par des efforts individuels mais par une redéfinition complète du mode de fonctionnement social et économique, loin du seul intérêt financier de l'économie capitaliste.

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 09:52

D'après une récente étude, l'espérance de vie des Américains est passée de 77,9 ans à 77,8 ans entre 2007 et 2008. Petit accroc passager ou début d'une longue descente aux Enfers ?

Espérance de vie aux Etats-unis

L'espérance de vie des Américains a diminué d'un peu plus d'un mois, de 77,9 à 77,8 ans (80,3 ans pour les femmes et 75,3 ans pour les hommes), selon une étude publiée le 9 décembre par le Centers for Disease Control and Prevention (CDC). Une première depuis 25 ans. Et ce, malgré une baisse de la mortalité infantile, qui atteint un minimum historique. La différence d'espérance de vie entre les populations blanche et noire est de 4,6 ans, soit une baisse de 0,2 an. Depuis 1970, l'espérance de vie des Américains augmentait en moyenne de 2,6 mois par an.

Les maladies cardiaques (dûes notamment à l'obésité) et le cancer, qui sont les deux principales causes de décès aux États-Unis, représentaient 48% des décès en 2008. Le taux de mortalité a sensiblement augmenté notamment à cause des maladies respiratoires et de la maladie d'Alzheimer (en hausse de 7,5%), de la grippe et de la pneumonie (en hausse de 4,9%), de l'hypertension (+4,1%), des suicides (+2,7%), et des maladies rénales (+2,1%).

En conclusion, l'étude insiste sur le fait que les Etats-Unis sont bel et bien confrontés à une dégradation générale de l'état de santé de leur population. Et l'avenir n'est pas rose, car tant que les autorités oublieront de se pencher sur les causes des maladies, celles-ci continueront de se développer. Une autre étude publiée hier affirme d'ailleurs qu'en 1998, un homme de 20 ans pouvait espérer vivre encore 45 ans à l'abri d'une maladie grave (maladies cardiaques, cancer ou diabète). Ce nombre est tombé à 43,8 en 2006. Soit une baisse de 1,2 année... en 8 ans !

[Sources : latimes.com, businessweek.com, latimes.com]

 

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 10:23

Comme en 2007, la droite et les médias nous resservent du Front National au meilleur moment.

En 2007, l'objectif était de mettre l'insécurité et l'immigration au centre de l'actualité pour mettre en avant les propositions du FN et de l'UMP sur ce sujet et écarté la gauche, traitée de "laxiste" sur ces questions.

En cette fin d'année 2010, le retour sur le devant de la scène du FN, après la "petite phrase" de la fille du milliardaire Le Pen, vise à déplacer les préoccupations des français, en colère après le passage en force de la loi sur les retraites.

Pendant plusieurs mois, la mobilisation sociale contre les retraites a fait la une de l'actualité. Ce n'était pas un choix des médias mais une obligation : difficile d'éviter le sujet ! Du coup, de juin à novembre, chaque nouvelle journée d'action était l'occasion d'annoncer la mort du mouvement, son érosion, la division syndicale, la fatalité de la réforme et autres démonstrations de mépris du mouvement de la part du gouvernement et des journalistes nationaux.

C'est avec soulagement que tout ce petit monde a vu le mouvement s'arrêter en novembre. La vie "normale" a pu reprendre son train-train.

Mais comme les sondages indiquent que les français gardent plus qu'un goût amer après le passage en force de la loi de casse des retraites, il a fallu trouver un sujet fort, capable de susciter la peur, ou la crainte des français, pour remettre la droite au centre du débat. Les annonces de menaces terroristes n'ont pas pris. Qu'à cela ne tienne, le retour en force de l'insécurité et de l'immigration correspond parfaitement au genre de sujets traité de manière puante dont raffole la droite ... et l'extrême-droite.

Pas étonnant de voir par la suite Marine Le Pen s'engouffrer dans la brèche et suivre l'exemple de son papa en lâchant une petite phrase pour faire parler d'elle. Reprenant la stratégie frontiste de banalisation des crimes nazis, c'est une comparaison évidemment scandaleuse qu'elle fait entre musulmans et occupants nazis. Pas besoin de revenir sur ces tristes propos !

Le niveau de caniveau des propos de Marine Le Pen a été utile. Utile à la droite qui s'en est saisi pour jouer les vierges effarouchées sur ce dossier. Comme si sa fausse colère pouvait faire oublier la condamnation pour injures racistes de Brice Hortefeux et le traitement inhumain des immigrés, des rroms et des sans-papiers.

Communistes nous sommes, communistes nous resterons. Laïcs mais tolérants, internationalistes et humanistes, nous considérons que chaque être humain a la même valeur, quelque soit son origine sociale, ethnique ou religieuse. Obscurantismes religieux et mouvements de population sont des conséquences. Tordre le cou aux obscurantismes religieux et gérer les mouvements de population nécessitent de lutter contre les causes de ces problèmes : la pauvreté qui étreint de plus en plus de peuples et le manque d'éducation par manque de moyens éducatifs.

Lutter contre la pauvreté et contre le manque d'éducation, c'est lutter contre un système qui exploite les hommes, les met en concurrence, les considèrent comme de la marchandise qu'on peut exporter, embaucher puis jeter.

C'est ce même système qui s'attaque à des protections sociales qui brident le développement des bénéfices.

C'est ce système qui impose l'austérité un peu partout dans le monde et notamment en Europe.

Le FN ne rassemblera pas les travailleurs autour d'un combat commun, il cherche à les diviser selon leurs origines et leurs religions. Le FN n'améliorera pas le quotidien des travailleurs, il a fait le choix du libéralisme.

Mettre en avant aujourd'hui le Front national, c'est pour le gouvernement, les médias, et au final le Capital, le meilleur moyen de détourner la colère des travailleurs de la crise qu'on leur impose, de les diviser, de les faire perdre.

Nous, communistes, n'avons pas tirer un trait sur le droit à la retraite à 60 ans à taux plein pour tous.

Nous appuyons la revue Politis et sa pétition pour un référendum (voir l'en-tête du blog).

Aujourd'hui et demain, faire payer à la droite et au patronat les mauvais coups qu'ils nous donnent, c'est d'abord se rassembler sur le terrain, quelles que soient nos origines, pour lutter, revendiquer, montrer que nous voyons clairement leur petit jeu.

Se battre pour nos retraites et pour défendre notre avenir, c'est faire le choix du combat politique et social en faveur d'une alternative au libéralisme actuel que seuls peuvent mener ceux qui sont opposés au capitalisme. C'est tout le sens du combat des communistes actuellement.

marine-le-pen

 Marine-lepen occupe l'UMP

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 10:48

Après les assurances il y a quelques articles, ce sont les fournisseurs d'énergie qui font l'actualité en ces temps de grand froid.

Un chiffre qui fait froid dans le dos : le nombre de réclamations aux fournisseurs d'énergie a été multiplié par dix entre 2007 et 2009 ! Cette période est celle de la libéralisation du marché : une vraie réussite donc.

Le chiffre de 350 000 réclamations annoncé par le médiateur de l'énergie vient des fournisseurs eux-mêmes. On peut donc être sûrs qu'il n'est pas exagéré (peut-être même minoré ?).

C'est formidable cette libéralisation du marché de l'énergie tout de même !

Non seulement les tarifs du gaz (+ 5 % en août) et de l'electricité (+ 3 % en janvier 2011) montent mais, en plus, le service se dégrade comme le montre ce bon indicateur qu'est le nombre de réclamations.

Sans compter qu'on nous annonce régulièrement un risque de pénurie d'électricité en cette période de forte consommation électrique : notre pays, d'exportateur d'électricité chez ses voisins est devenu importateur. Quel progrès !

Et pour finir le tableau, EDF prépare une hausse des tarifs de l'électricité de 24 % sur 5 ans soit 15 % de plus que l'inflation prévue sur cette période ! Et les concurrents ne feront pas mieux puisqu'ils ne produisent quasiment rien et achètent simplement l'électricité "publique" (produite par des investissements publics : centrales nucléaires,...) pour nous la revendre : ce ne sont que des grossistes, des intermédiaires.Tarifs_EDF_et_Inflation.jpg

Tarifs EDF (bleu) et Prix à la Consommation (courbe)

entre octobre 2005 et octobre 2010 - Médiapart

Vraiment quel progrès ! Que de bienfaits grâce à cette concurrence libre et non faussée tant vantée par l'Europe et par nos libéraux, de droite comme de gauche !

En quelques années, le marché de l'énergie en France a généré des profits en forte hausse : EDF augmente les siens chaque année mais il faut désormais ajouter les bénéfices des concurrents, qui n'existaient pas il y a dix ans !

Comme pour la téléphonie, les banques ou les assurances, le développement de la concurrence n'entraine jamais de baisse des tarifs ! Seuls progressent les bénéfices totaux des entreprises et le taux d'insatisfaction des usagers clients.

Et dire qu'on nous annonce l'ouverture complète à la concurrence du courrier dans les années à venir et que l'Europe et la droite prônent la libéralisation complète du transport ferroviaire ! A nous les courriers perdus, les timbres à 1 euro, les trains annulés, en panne, les accidents ferroviaires,... ! Que c'est chouette le capitalisme !

Malheureusement pour les boursicôteurs et les spéculateurs de tout poil, il reste en France des personnes attachées à l'idée d'un service public proposant un service de qualité, à tarif social et identique pour tous, quels que soient les revenus et l'endroit où vous vivez, ville, campagne, banlieue aisée, quartier populaire,.. Les communistes font partie de ceux-là.

Il est temps d'arrêter cette course à la dérèglementation et à la privatisation qui ne fait que nuire à l'intérêt général et ne bénéficie qu'à quelques intérêts particuliers ! Une vraie politique de gauche consisterait en une renationalisation de tous ces secteurs. Pas sûr que DSK soit de cet avis.

 

Soldes Services publics

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 11:02

Certes, on ne parle pas de licenciements dans la fonction publique. Mais, avec 2 630 emplois supplémentaires supprimés en 2011 au sein des opérateurs d'Etat, c'est quasiment la même chose !

Depuis l'avènement du règne de Nicolas Sarkozy, la réduction des effectifs de fonctionnaires est devenu la norme en France. Un culte tout droit venu des recommandations des experts libéraux, notamment du FMI, pour qui toute dépense publique est de l'argent qui ne va pas dans la finance.

Avec la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques), le gouvernement applique une règle simple, voire simpliste, qui consiste à ne pas remplacer le départ en retraite d'un fonctionnaire sur deux. Les conséquences d'une application bête de cette règle amène à des situations compliquées dans l'Education (où le manque d'effectifs enseignants aboutit au non remplacement des enseignants malades), dans la police et la gendarmerie (même souci) ou encore, comme on l'a vu il y a moins d'une semaine, sur les routes avec la diminution des effectifs des services chargées de leur entretien.

François Baroin, ministre de la rigueur budgétaire, a annoncé que cette RGPP serait étendu dès l'an prochain aux opérateurs d'Etat.

Les opérateurs d'Etat, ce sont des organismes et administrations qui contribuent à la mise en oeuvre d'une mission de service public, dont la politique est définie par l'Etat et dont le financement est principalement assuré par l'Etat.

On trouve dans cette liste les Agences Régionales de Santé (ARS qui gèrent les hôpitaux), Météo-France (amusant, non ?), le CNRS (recherche publique), l'Institut Géographique National (IGN), l'ONF (Forêt), Pôle-Emploi, l'INSERM (recherche médicale), le Centre National d'Etudes Spatiales (CNES), les universités et grandes écoles, les théâtres et musées nationaux,... au total 584 organismes différents.

Hormi les universités et les ARS, 497 de ces établissements sont concernés par l'annonce de François Baroin et ce sont 2 630 emplois qui seront ainsi supprimés l'an prochain. Avec l'annonce que la saignée se poursuivra par la suite, en plus important !

Parallèlement, le ministre annonce une réduction des budgets de fonctionnement de ces organismes de 10 % sur trois ans !

A la tête d'un parc immobilier de valeur et souvent historique, l'Etat brade les locaux de ces organismes. Les regroupements et restructurations devront amener à une norme administrative et comptable de 12 mètres carrés par agent. Un chiffre qui peut paraître élevé mais qui est complètement incohérent dans des domaines comme la recherche scientifique (qui nécessite des laboratoires, des bureaux, des salles de réunions), la météo (les centres locaux seront comptés !) ou Pôle-Emploi (les chômeurs, eux, comptent pour 0 mètre carré !), pour ne citer que ces exemples.

Bref ! Pour justifier une nouvelle fois des restrictions budgétaires et des suppressions d'emplois qui dégraderont un peu plus les services publics de la Nation, le gouvernement utilise des règles mathématiques absurdes.

Aux 30 000 à 35 000 emplois de fonctionnaires que supprime la droite chaque année dans les services de l'Etat viennent s'ajouter ces 2 630 emplois ches les opérateurs d'Etat.

Avec autour de 35 000 suppressions de postes l'an prochain, l'Etat est donc clairement le premier licencieur de France.

C'est ainsi que la droite lutte contre le chômage et améliore la solidarité nationale et les services publics en France ?

Le gouvernement, à l'inverse, évite soigneusement de s'en prendre à sa clientèle des beaux quartiers en épargnant les niches fiscales, le bouclier fiscal ou l'évasion fiscale.

Malgré tous ses discours, la droite et le gouvernement jouent contre l'intérêt du peuple en accentuant le chômage, en bloquant les salaires (SMIC) et en dégradant services publics et prestations sociales (Retraite, Hôpitaux, remboursements sociaux). Courroie de transmission du monde économique dominé par les financiers, la droite n'a qu'un rôle : appliquer les consignes de la Finance au sein de l'Etat.

Pour brouiller les pistes, la droite et son courant d'extrême-droite jouent sur les divisions : jeunes contre vieux, français contre immigrés, secteur public contre secteur privé, indépendants contre salariés,...

Ne nous laissons pas prendre par ces discours corporatistes ! Un emploi industriel qui disparait, c'est de la richesse et trois emplois induits qui disparaissent ; un fonctionnaire qui disparait, c'est un service public et gratuit qui se dégrade.

L'ennemi n'a qu'un nom, le Capital, mais plusieurs visages : Etat, MEDEF, Banques, partis politiques capitalistes,...

Le peuple a la force du nombre, de la raison, et possède ses propres outils : syndicats, parti communiste, mutualisme, solidarité,...

Contre cette politique qui vise à briser nos acquis et piller nos richesses, les défenseurs du capitalisme s'attaquent à l'échine dorsale de la France républicaine construite sur des valeurs d'égalité et de fraternité. Face à eux, nous avons besoin de faire front, de nous rassembler et de rester solidaires, dans les luttes et jusque dans les urnes. Ce qu'on appelle la lutte des classes.

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 15:37

Après les hausses de l'électricité et du gaz, les hausses annoncées dans les transports ou les mutuelles, c'est au tour des assurances de dévoiler leur programme de hausse des tarifs pour 2011. Une hausse des prix qui cache mal une hausse des bénéfices.

Pour le SMIC, le gouvernement annonce une revalorisation sans "coup de pouce". Le minimum légal de 1,2 % sera donc appliqué à ce salaire qui concerne directement autour de 2,3 millions de salariés mais qui concerne indirectement de nombreuses grilles salariales.

Pendant ce temps-là, les loyers augmentent fortement (indice de la construction) tout comme l'electricité, le gaz, les transports et, c'est confirmé, les assurances. Quand on vous dit (le gouvernement) que le pouvoir d'achat des français progresse, il faut les croire sur paroles car le porte-feuilles des français semble plutôt dire le contraire !

Selon le journal "Les Echos", les tarifs d'assurance vont augmenter en 2011 entre 3,5% et 8% pour les habitations et entre 2,5% et 4,5% pour les automobiles. Ces hausses "sont plus salées en multirisque habitation, où le poids des événements climatiques est à nouveau très lourd avec la tempête Xynthia et les inondations du Var", justifie le quotidien. Et de citer Jacques de Peretti, directeur général délégué d'Axa France qui précise : "Si nous connaissons en 2011 une troisième mauvaise année de suite, ces hausses ne seront pas suffisantes pour que le marché revienne à l'équilibre technique".

Nous voilà prévenus ! Ces colossales augmentations ne sont qu'un début !

Curieusement, ni le journal économique ni le DG d'AXA ne parlent des bons chiffres du groupe de début d'année ?

En février, AXA annonçait pourtant un bénéfice net multiplié par quatre en 2009 à 3,6 milliards d'euros et la hausse du dividende par action de 38% à 0,55 euro : les affaires ne vont pas si mal ?

Mieux, à la même époque, Henri de Castries, le président du directoire d'Axa, annonçait avoir pour objectif en 2010 "d'optimiser les marges". Optimiser veut bien dire améliorer, augmenter ?...

Début août, le leader de l’assurance de personne en France, CNP Assurances se félicitait d'un bénéfice net en hausse de 8% à 542 millions d’euros pour le premier semestre 2010.

Nos assureurs ne sont vraiment pas sur la paille !

Comme les banques, les assureurs profitent des crises et des catastrophes pour pleurer des larmes de crocodiles afin de faire passer pour incontournables des décisions qui ne servent qu'à accroître leurs bénéfices.

Et pour nos champions du libéralisme qui ne jurent que par la concurrence libre et non faussée, posons-nous la question : le simple citoyen a t-il la possibilité d'échapper à cette envolée des tarifs ?

La réponse est bien sûr non. Déjà parce qu'il est obligatoire d'être assuré en tant qu'automobiliste et en tant que locataire mais aussi parce que la publication quasi simultanée des hausses de tarifs pour tous les assureurs montre bien que la concurrence est un mirage aux alouettes ! Vous avez le choix entre plusieurs pickpockets, point c'est tout !

Pour le simple citoyen, la concurrence libre et non faussée ne lui laisse aucun choix réel.

Vous n'êtes pas content de votre assureur ? Vous refusez les hausses ? Quelle possibilité a l'assuré que vous êtes ? Celui de changer d'assurance pour payer la même chose auprès d'un autre groupe privé ? Et puis ? Qu'est-ce que cela change auprès d'entreprises qui gèrent des millions de contrats d'assurances ?

Nous ne sommes que des moucherons sur le dos d'éléphants.

Un seul bénéficiaire dans ce système : l'actionnaire !

Car, en système capitaliste, celui qui est le roi, ce n'est pas le client, c'est celui qui possède le capital, les actions.

C'est lui qui décide. Le client prend ce qu'on lui propose.

Au final, d'années en années, vos primes d'assurances augmentent ; les bénéfices aussi. Les primes servant à alimenter les bénéfices : c'est la nature du système.

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 10:20

Mercredi 15 décembre, la Confédération Européenne des Syndicats (CES) organise à travers toute l'Europe une journée de mobilisation contre les politiques d'austérité. Un peu partout en Europe, les mouvements sociaux, notamment étudiants, démontrent la convergence des attaques contre les peuples de la part des gouvernements et des financiers.

Peut-être ne le savez vous pas mais mercredi aura lieu une journée d'action européenne contre les plans d'austérité qui se multiplient à travers toute l'Europe. En France, CGT et CFDT relaient ce rendez-vous. Sans trop de bruit.

Malgré ce calme apparent des grandes centrales syndicales en France, l'Europe est traversée actuellement par des mouvements sociaux dont nous nous faisons régulièrement le relai sur ce blog.

Grèce, Portugal, Espagne, Grande-Bretagne et Irlande sont régulièrement cités dans les grands médias mais d'autres pays connaissent actuellement d'importantes mobilisations sociales : République Tchèque, Roumanie, Bulgarie et même la méconnue Macédoine. Dans ce dernier pays, miette d'une ex-Yougoslavie démembrée par l'OTAN, plusieurs dizaines de milliers de manifestants ont défilé dans la capitale Skopje ce week-end. Plus globalement, ce sont les plus grosses manifestations depuis la chute des régimes socialistes que connaissent actuellement les pays d'Europe de l'est.

La jeunesse, fer de lance de la contestation

Dans de nombreux pays d'Europe, les jeunes, surtout les étudiants, sont particulièrement mobilisés

En Grèce, Italie, Irlande ou Grande Bretagne, les mobilisations étudiantes sont massives et extrêmement déterminées. Portugal et Serbie ont connu dernièrement leurs mouvements étudiants.

C'est qu'il ne fait pas bon être jeune dans l'Europe d'aujourd'hui et encore moins demain ! L'avenir promis aux jeunes européens est particulièrement dramatique : chômage, précarité, disparition des services publics gratuits, études hors de prix,...

La désespérance est tellement forte chez certains jeunes qu'un tiers des jeunes irlandais souhaite quitter son pays dans les années à venir ! Et près du quart des jeunes français qui souhaite aller voter aux présidentielles de 2012 est tenté par le vote néo-fasciste !...

Heureusement, une partie de la jeunesse ne baisse pas les bras et se bat pour un autre avenir !

Ainsi, les jeunes britanniques s'opposent depuis des mois à une série de mesures décidées par l'alliance entre Conservateurs (droite) et Libéraux-Démocrates ("centre") : triplement des frais de scolarité (qui passeront de 4 000 € à 10 500 € par an !), baisse de 40 % du budget de l'enseignement supérieur, suppression de l'Allocation de Poursuite d'Etude destinée aux jeunes des quartiers populaires...

Ces mesures violent l'engagement des Lib Dem, dont les jeunes constituent l'essentiel de l'électorat, de ne pas augmenter les frais universitaires. A noter que ce sont les sociaux-démocrates de Tony Blair qui ont les premiers mis la main dans l'engrenage en 1998 en promettant que ces frais resteraient modérés.... Où l'on retrouve des stratégies identiques en France avec, par exemple, les ouvertures de capital des entreprises publiques qui mènent immanquablement à leur privatisation ou l'engagement de Sarkozy, lors de la campagne des Présidentielles de ne pas toucher au système des retraites.

En Grande-Bretagne, ce sont ainsi plus de 40 000 jeunes qui ont défilé dans Londres la semaine dernière et de nombreuses universités sont occupées, y compris en Ecosse où ces mesures ne seront pas appliquées.

Quelques jours auparavant, le 1er décembre, ce sont les étudiants et enseignants italiens qui battaient le pavé. Près de 400 000 d'entre eux ont tenté de bloquer les grandes villes italiennes et le Sénat pour refuser une loi baissant les dépenses éducatives, supprimant des enseignements et réduisant la recherche.

En Grèce, depuis plus d'un an, les jeunes sont particulièrement mobilisés : le plan de casse concoté conjointement par le gouvernement socialiste, le FMI de Dominique Strauss-Kahn et l'Union européenne va encore aggravé les conditions de vie d'une jeunesse grecque déjà en prise avec les difficultés et l'absence d'emplois stables et qualifiés pour les diplômés. L'université est concernée par un nouveau plan de rigueur ce qui fait ressentir une certaine solidarité envers les étudiants britanniques de la part des étudiants grecs.

Un ennemi commun : le capitalisme

De toute part, dans la jeunesse comme chez les salariés, la prise de conscience est grande sur cette société et cette Europe dont on nous disait qu'elle serait merveilleuse, solidaire et pacifique et qui se révèle être un instrument de pressurisation des salaires et des niveaux de vie en faveur des marchés financiers.

Loin d'un repli égoïste et raciste, le choix de la lutte se révèle le seul choix efficaces et payant.

Quels que soient nos emplois, nos études, nos origines ou le pays où l'on vit, l'ennemi est commun : c'est ce capitalisme qui oriente toujours plus de richesses vers une minorité de possédants et qui plonge de plus en plus de simples citoyens, travailleurs, étudiants, retraités, vers une paupérisation dramatique.

Car, si le chômage et la misère progressent en Europe et en France, n'oublions pas que les bénéfices des entreprises donc les dividendes aux actionnaires progressent également !

Tout est une question de répartition des richesses ! Tout est dans le rapport de force, dans la lutte des classes.

Et si la journée européenne du 15 se prépare dans le silence (dans notre département, il faut être devin pour savoir si quelque chose est prévu !), d'autres batailles sociales et politiques sont à venir. Elles nécessiteront la mobilisation de tous, jeunes et moins jeunes.

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 10:02

Non ! Non ! Ce n'est ni une blague, ni une erreur !

Le parlement a bien voté l'abaissement de 65 ans à 58 ans de l'âge de départ en retraite. Sauf qu'il s'agit du parlement bolivien sous la houlette de Evo Morales et de son parti le MAS (Mouvement vers le Socialisme) qui sortent lentement de la misère et de l'analphabétisme ce pays andin surexploité par de grandes compagnies privées.

Quand on parle de socialisme, en Amérique, le contenu est celui du socialisme historique, de Marx, Lénine ou Castro, pas celui de Strauss-Kahn, Blair ou Zapatero !

Solidaire


Bolivia-socialista.JPGLes sénateurs Boliviens viennent de voter la nationalisation du système de retraites et l'abaissement de l'âge minimum de départ à la retraite à 58 ans.

Le président Evo Morales devrait promulguer la loi dans les jours qui viennent. Cela permettra également aux 70 000 mineurs que compte le pays de partir à la retraite à 56 ans.

Sous le système actuel géré par le privé, les femmes doivent trimer jusqu'à 60 ans pour avoir droit à une retraite, tandis que les hommes ne peuvent prétendre à une retraite qu'à partir de 65 ans.

Le projet de loi, qui a été proposé par les députés du parti de Morales, le Mouvement vers le socialisme (MAS), est prévu pour prendre effet à la mi-2011

Un organisme public, la Gestora publica de la seguridad social de largo plazo, gérera les fonds de pension de la nation qui sont actuellement pris en charge par les entreprises privées Futuro de Bolivia et Prevision.

Le projet de loi, qui crée un fonds de solidarité auquel contribueront salariés et entreprises, étendra également l'accès à la retraite aux 60% de Boliviens qui travaillent dans le secteur informel et n'ont actuellement droit à aucune retraite.

La Fédération des patrons de Bolivie a sans cesse fait pression contre cette réforme progressiste, affirmant que ce nouveau système serait économiquement insoutenable, tandis que la Centrale ouvrière de Bolivie (COB) a pesé de tout son poids pour la soutenir.

La décision des législateurs boliviens de reprendre le contrôle du système de retraites s'inscrit dans la lignée de qui s'était déjà passé en Argentine, fin 2008.

Le Congrès argentin avait alors adopté le projet de la Présidente Cristina Fernandez de reprise de contrôle public du système de retraite privé vieux de 14 ans, et qui gérait pour 22 milliards d'euros d'actifs.

L'abaissement de l'âge de départ à la retraite mis en place par la Bolivie défie l'orthodoxie néo-libérale qui a vu le gouvernement de droite français faire grimper l'âge minimum de départ à la retraite à 62 ans et le gouvernement social-démocrate de Grèce remettre en cause les possibilités d'un départ à la retraite anticipée.

Depuis que les électeurs ont élu le premier gouvernement du MAS en 2006, ce dernier a nationalisé ou augmenté les taux d'impositions des grandes entreprises pétrolières et gazières, des télécoms et d'énergie.

L'an dernier, les électeurs ont approuvé une nouvelle constitution qui incite le gouvernement à accroître le contrôle sur les ressources naturelles et les services d'utilité publique du pays.

Plus tôt dans l'année, le gouvernement du MAS a nationalisé quatre entreprises d'électricité.

Article légèrement retravaillé sur la base d'un article initialement publié par le Morning Star, quotidien du PC de Grande-Bretagne

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 10:03

Extrait d'un article publié initialement dans le New York Times du 14 novembre 2010 et répercuté par le site CubaDebate

Une histoire secrète de l'opération de chasse aux Nazis du gouvernement des Etats-unis conclut que les responsables du renseignement Américain ont créé un « refuge sûr » aux Etats-unis pour les Nazis et leurs collaborateurs après la seconde guerre mondiale, et elle détaille des décennies de conflits, souvent dissimulés, avec d'autres nations sur le sort criminels de guerre ici et à l'étranger.

Le rapport de 600 pages, que le Département de justice a essayé de garder secret pendant quatre ans, fournit de nouvelles preuves sur plus d'une vingtaine parmi les cas les plus notoires de dignitaires Nazis sur les trois dernières décennies. (...)

Le rapport dresse la liste à la fois des succès et des échecs de la bande d'avocats, d'historiens et de chercheurs du Bureau des enquêtes spéciales (OSI) du Département de la justice, qui a été créé en 1979 pour extrader les Nazis.

Peut-être que les révélations les plus accablantes de ce rapport viennent de l'étude qui est faite de la collaboration de la CIA avec des émigrés Nazis. Des universitaires et de précédents rapports gouvernementaux avaient admis l'usage par la CIA de Nazis à des fins de renseignement après la guerre. Mais ce rapport va plus loin en nous informant sur le niveau de la complicité et de la tromperie Américaine dans de telles opérations.

Le rapport du Département de la Justice, décrivant ce qu'il appelle « la collaboration du gouvernement avec les persécuteurs », affirme que les enquêteurs de l'OSI ont appris que certains des Nazis « avaient reçu en toute connaissance de cause la permission d'entrer » aux Etats-unis, même quand les fonctionnaires étaient au courant de leurs antécédents. « L'Amérique, qui se targue d'être un refuge sûr pour les persécutés, est devenue – dans une certaine mesure – un refuge sûr pour les persécuteurs également », déclare-t-il.

Le département de la Justice a résisté à la publication de ce rapport depuis 2006. Sous la menace de poursuites judiciaires, elle a rendu une version lourdement expurgée le mois dernier à un groupe de recherche privé, le National security archive, mais même à ce moment-là, les partis les plus sensibles sur le plan légal et diplomatiques étaient omises. Une version complète a pu être obtenue par le New York Times.

Le Département de la Justice a déclaré que le rapport, produit de six années de travail, n'a jamais été formellement terminé et ne représente pas ses conclusions officielles. Il cite de « nombreuses erreurs factuelles et omissions », mais a refusé de spécifier où elles se trouvaient. (…)

von bronschwig En retraçant les cas de Nazis qui ont été aidés par les agents du renseignement Américains, le rapport cite l'aide que les agents de la CIA ont apporté en 1954 à Otto von Bolschwing, un associé d'Adolf Eichmann qui avait contribué à développer les plans initiaux pour « purger l'Allemagne des Juifs » et qui a plus tard travaillé pour la CIA aux Etats-unis. Dans une série de notes de service, des responsables de la CIA débattent pour savoir quoi faire si von Bolschwing était attaqué sur son passé – soit nier toute affiliation nazie soit « l'expliquer sur la base de circonstances atténuantes », affirme le rapport. (…)

Le rapport examine également le cas de Arthur L. Rudolph, un scientifique nazi qui gérait l'usine de munitions de Mittelwerk. Il a été amené aux Etats-unis en 1945 pour son expertise dans la fabrication de fusées dans le cadre de l'Opération Paperclip, un programme américain qui recrutait des scientifiques qui avaient travaillé en Allemagne nazie. Rudolph sera plus tard honoré par la NASA en tant que père de la fusée Saturne V.

Le rapport cite une note de service de 1949 du numéro 2 du Département de la Justice pressant des agents de l'immigration de laisser Rudolph revenir au pays après un séjour au Mexique, déclarant que si ce n'était pas le cas, cela « serait au détriment de l'intérêt national ».

Les chercheurs du Département de la Justice ont trouvé plus tard des preuves que Rudolph était engagé bien plus activement dans l'exploitation des travailleurs forcés à Mittelwerk que ce que lui ou les agents du renseignement Américains avaient admis, selon les dires du rapport. (…)

En 1980, les procureurs ont déposé une motion qui « dénaturait les faits » en affirmant que des vérifications dans les dossiers de la CIA et du FBI ne révélaient aucune information sur le passé Nazi de Tscherim Soobzokov, ancien soldat de la Waffen SS. En fait, selon le rapport, le Département de la Justice « savait que Soobzokov avait informé la CIA de ses liens avec la SS après son arrivée aux Etats-unis ». (…)


Commentaire :

Il est toujours difficile pour quelqu'un d'accepter que son pays est loin de correspondre à l'image qu'il s'en fait.

Comme on se souvient toujours avec nostalgie des lieux de son enfance, de son "pays", certains ne jurent que par "leur" équipe de foot.

De la même façon, accepter que la démocratie dans laquelle on a crû vivre jusque là n'est qu'une illusion est toujours difficile. C'est faire le deuil de ses illusions. C'est accepté que l'on a été manipulé toute sa vie.

Pourtant, en ce qui concerne les Etats-Unis, outre le Ku-Klux-Klan, Hiroshima, les assassinats politiques (Panthères Noires, Martin Luther King,...) et les procès du même tonneau (Sacco et Vanzetti, Maccarthysme, Rosenberg,...), Guantanamo, le soutien aux dictatures sud américaines, à Israël,... ce pays passe aux yeux de beaucoup comme le phare de la liberté dans le monde. Une belle victoire dans le domaine de la communication (de la propagande ?) !

Il n'y a pas eu que les Etats-Unis pour recycler les ordures nazies.

Tout le monde pense à l'Amérique du Sud et à la tristement célèbre colonie Dignidad chilienne.

Mais n'oublions pas que nombre de cadres de l'état ouest-allemand (RFA), droite (CDU) et gauche (SPD) comprises, furent aussi d'anciens cadres de l'Allemagne nazie.

Et la France ne fut pas épargnée comme le rappelèrent les cas de Maurice Papon ou Paul Touvier.

Les mauvais esprits racontent que le débarquement en Normandie s'est déroulé en juin 44 car les alliés occidentaux prenaient peur face à l'avancée de l'Armée Rouge soviétique sur le front de l'est. L'Allemagne risquant de s'effondrer et l'Europe de basculer dans le camp soviétique, les occidentaux ont accéléré leur intervention. Et pour gouverner les territoires libérés, ils ont fait confiance à ceux qui étaient déjà en place, du moment qu'ils n'étaient pas communistes.

Ce qui compte dans nos régimes occidentaux, ce n'est pas l'intérêt collectif, le progrès et l'avenir, c'est que le système capitaliste perdure, que les bénéfices augmentent. Pour cela, l'état adapte son organisation selon les besoins (démocratie, dicature, théocratie) et choisit les hommes qui le servent le mieux (politiciens, monarques, militaires ou religieux).

On est loin du pouvoir au peuple.

Solidaire

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