Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

   ------------------------------ 

 

Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
------------------------------------------------
Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


- - - - - - - - - - - - - -

 
 
------------------------------------------------
CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
-------------------------------------------
 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
-------------------------------------------------
ADN-r--sistance.jpg


 

 














 


ensemble-2.jpg
 

Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

-------------------------

 

« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

-------------------------

Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

-------------------------------------------------------

Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

 ----------------------------------------------------

----------------------------------------

Nouille2.jpeg


----------------------------------------------



 

 

1)

  

 

1)      

         

 

Ebuzzing - Top des blogs - Société

20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 14:19

Encore une fois, les superlatifs manquent pour qualifier la qualité de l'affiche musicale de cette édition 2015 de la Fête de l'Humanité !

Texas, Shaka Ponk, Manu Chao, les innocents, la famille Chédid, Method Man and Redman, Juliette Gréco, Youssoupha,... Il y en aura pour tous les goûts !

SHAKA PONK

Le groupe français n'en finit pas de proposer à son public des albums dynamiques et ​joyeux, agrémentés de concerts purement déments ! A voir absolument !


MANU CHAO

Le plus sud américain des'artistes français nous fait l'honneur d'être à nouveau présent à l'Humanité, entre deux voyages. Une présence qui devrait dépoter !


TEXAS :

25 ans et toujours autantd'énergie ! Autour de sa chanteuse, Sharleen Spiteri, le groupe nous propose une pop-rock toujours mâtinée de blues et de country. Le dernier album, sorti en février, en est une belle illustration.

 

METHODMAN & REDMAN

ça va rapper ferme à l'Huma ! Les deux artistes new-yorkais balanceront leur flow sur la grande scène pour la première fois.

 

YOUSSOUPHA

Du rap ! A nouveau ! Mais du rap en français de la part de cet artiste français d'origine congolaise et sénégalaise, engagé et fier de ses origines. Son dernier album, sorti début 2015, s'intitule d'ailleurs "Négritude" et a été un véritable succès.

 

TRIGGERFINGER

Stoner rock ou desert rock ? Les belges de Triggerfinger nous propose un rock hypnotique, alliant modernité et rétro. A découvrir !

 

SOVIET SUPREM

Comme son nom l'indique, le groupe (français) s'inspire allègrement de l'iconographie soviétique pour proposer une musique aux influences électroniques et balkaniques.



A côté de quelques artistes, beaucoup d'autres :

Juliette Gréco, Les Innocents, la famille Chedid (Louis, Mathieu, Anna et Joseph), Tiken Jah Fakoly, Divertimento (classique), Les Hurlements d'Léo,... et tant d'autres !

Tout un programme pour le plus grand festival populaire de France, proposé par le journal "L'Humanité" et les communistes pour 22 € seulement les 3 jours !

Vous êtes intéressés ? Contactez-nous !

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 09:00

Les filières de production agricoles connaissent des crises successives d'années en années.

Les départs ne sont plus remplacés dans certaines filières de production, comme dans la production laitière ou porcine.

Pourtant, les volumes de production se maintiennent bon an mal an, signe d'une concentration de la production au sein d'exploitations de plus en plus grosses. On pense à la ferme des "Mille vaches", en Picardie, qui a suscité une forte opposition locale et nationale, pour ce qui est une réelle usine à lait, bien loin de l'exploitation familiale et de l'idée de développement durable.

Mais l'actualité, c'est la crise porcine.

La filière porcine illustre parfaitement les conséquences de la dérive du système capitaliste en agriculture.

L'ouverture des frontières aux produits concurrents, hors de tout contrôle sur les normes sociales et environnementales de production de ces produits, l'absence de règles sur la répartition des bénéfices au sein de la filière, au détriment des paysans et la concentration dans le domaine industriel et dans la distribution ont tiré les prix d'achat vers le bas sans réelle chute des prix de vente au consommateur.

De fait, les agriculteurs français se retrouvent coincés entre des prix d'achat à la baisse, du fait des importations européennes (Allemagne, Danemark,...) et des coûts de production qui montent, non pas par le seul fait de l'impôt et des charges sociales, mais surtout par le renchérissement des produits alimentaires utilisés pour nourrir les porcs, notamment les céréales. D'ailleurs, les céréaliers de la FNSEA, le premier syndicat chez les éleveurs porcins, se félicitent des prix qui grimpent !

En exigeant des baisses de charges (sociales), les éleveurs se trompent de cible. Ils sont d'ailleurs trompés par des syndicats agricoles contrôlés par les grands céréaliers et qui ne veulent surtout pas qu'on parle de baisser le prix de leurs productions !

Ils auraient d'ailleurs raison. Le problème n'est pas là, ni dans celui des charges sociales qui permettent de financer la Mutualité agricole, la Sécu du monde paysan, et les retraites des aînés. Le problème réside bien dans cette concurrence effrénée entre distributeurs et industriels qui pousse à importer massivement et à moins chers des produits étrangers. Comme dans l'industrie.

Et, comme dans l'industrie, c'est le prix qui compte ! Et le bénéfice que l'on peut tirer de ces importations.

Peu importe dans quelles conditions sont produits les porcs, le lait ou les fruits et légumes importés ! Qui s'intéresse dans la grande distribution aux Marocains exploités dans des serres surchauffées du sud de l'Espagne, sous payés, pour des journées à rallonge, sous la chaleur et soumis aux pesticides utilisés pour faire pousser les fruits et légumes exportés dans le nord de l'Europe ? L'Espagne n'est qu'un exemple.

Ce modèle s'est aggravé avec les lois mises en place par Nicolas Sarkozy, dès le début de son quinquennat, les lois LME et LRE, qui ont renforcé le pouvoir de la grande distribution dans les filières alimentaires. Et dire que nombre d'agriculteurs continuent de faire confiance à la droite et à ses représentants !...

Aujourd'hui, sous un gouvernement qui se dit socialiste, les distorsions de marché s'accentuent. La concurrence exacerbée entre grandes enseignes de la distribution et entre grands groupes agro-industriels entraine une pression plus forte sur les coûts d'approvisionnement. Les agriculteurs en font les frais et la course au gigantisme, dans les exploitations et les coopératives, ne suffit plus pour réduire les frais.

Le système marchand autour de l'agriculture est à bout. L'étranglement des producteurs, dans de nombreuses filières, risque d'entraîner l'effondrement de toutes ces filières, industriels compris.

Il est temps de rechercher d'autres voies d'organisation des filières, mettant en avant le revenu du paysan et le respect de l'environnement au travers de productions durables.

Cela passe notamment par le respect de règles strictes de production pour les produits importés et par la mise en place de calendriers d'importations pour les fruits et légumes notamment.

Cela passe aussi par l'activation d'un outil jamais utilisé en France, celui du coefficient multiplicateur, qui permet d'établir une règle de calcul du prix de vente à partir du prix d'achat au producteur. Ainsi, pour un coefficient 1,20, si l'agriculteur vend sa production 1 € le kilo, la prix de vente sera de 1,20 € au consommateur avec une marge de 20 centimes à se répartir dans la filière. Si ce prix d'achat est de 1,50 €, le prix de vente est de 1,80 € soit une marge de 30 centimes pour la filière. Ce coefficient multiplicateur pousse à monter les prix d'achat au producteur dans les limites de ce qui est admissible pour le consommateur.

Face aux crises agricoles qui se succèdent, des solutions existent pour éviter l'étranglement économique des paysans.

Elles passent par une remise en cause du modèle économique existant dans la filière depuis l'après-guerre. Une remise en cause qui menace les intérêts financiers de la grande distribution comme de l'agro-industrie, mais aussi les intérêts économiques de certains acteurs du monde paysans, grands céréaliers qui contrôlent les grands syndicats agricoles, responsables des coopératives et des outils économiques de la filière.

Droite et PS n'ont jamais remis en cause le pouvoir des puissants.

C'est bien, là aussi, d'une gauche radicale et combative que viendra la solution politique à des crises agricoles structurelles.

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 08:58

Après la Grèce, la France ?

Les propos de Wolfgang Schauble reflète l'état d'esprit des financiers et du capitalisme allemand.

Il apparait chaque jour un peu plus que la zone euro et sa monnaie sont avant tout des armes au service de l'économie allemande. Les autres pays ne servent que de marchés d'exportation pour les produits germaniques et les plus faibles, à l'instar de la Grèce, finissent par ne plus tenir le choc.

Cette vision du monde fait peu de cas de la démocratie, tout juste bonne à faire office de caution quant elle vote dans le sens des intérêts du capital et à être piétinée quand elle fait le contraire, comme lors des référendums irlandais, hollandais et français sur la constitution européenne, ou comme lors du référendum grec contre le plan d'austérité imposé par l'Europe.

A la différence de certains, ce n'est pas vers "l'Allemagne" qu'il faut dénoncer mais le capitalisme, notamment la toute puissante bourgeoisie allemande qui fait la pluie et le beau temps à Bruxelles et à la Banque Centrale Européenne.

Notre ennemi, c'est encore et toujours la finance. Et ceux qui la défendent, y compris ceux qui ont menti pour se faire élire en 2012.

Solidaire

-----------------------

Le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schauble, a estimé jeudi (9 juillet) qu'il fallait forcer la France à mener les réformes.

Faut-il mettre le gouvernement français sous tutelle de Bruxelles pour réformer les finances du pays ? C'est ce que propose, à mots à peine couverts, le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schauble. Invité jeudi soir à Washington, il a assuré que "la France serait contente que quelqu'un force le Parlement, mais c'est difficile, c'est la démocratie", avant d'évoquer les réformes "très réussies" menées en Espagne sous le contrôle de la Troïka Union Européenne-FMI-BCE.

Autant dire que la classe politique française n'a pas apprécié. C'est à gauche que les réactions ont été les plus virulentes. Jean-Christophe Cambadélis, le Premier secrétaire du Parti socialiste, a ainsi dénoncé sur Twitter la "francophobie" "insupportable, inacceptable et contre-productive" du ministre Allemand. De même, Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la dernière présidentielle, a estimé que Schauble devait "présenter ses excuses au peuple français". Quant à Michel Sapin, il a rappelé à son homologue allemand que "la France déteste qu'on la force". Selon lui, c'est justement ce discours "de la punition, de la sanction, de la contrainte" qui fait grossir les rangs des eurosceptiques".

Un discours qui a peu de chances de trouver un écho chez le ministre des Finances allemand, qui défend depuis toujours une stricte discipline budgétaire. Jeudi soir, il avait d'ailleurs raillé l'incapacité du gouvernement Français à assainir les finances françaises : "Si vous en parlez avec mes amis français, que ce soit Michel Sapin ou Emmanuel Macron, ils ont de longues histoires à raconter sur la difficulté à convaincre l'opinion publique et le Parlement de la nécessité de réformes du marché du travail".

D'après http://www.metronews.fr/info/l-allemagne-veut-une-troika-pour-reformer-la-france/modq!NFnKHTfeGnZk/

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 09:24

Un discours prononcé à la mairie frontiste du Pontet, dans le Vaucluse, a provoqué la colère des Protestants.

Dévoilé sur son site internet, un passage non prononcé du discours de Marion Maréchal (Pétain) - Le Pen à la mairie du Pontet, à l'occasion du 14 juillet, a suscité la colère de la principale fédération protestante de France par l'amalgame entre protestants et occupants allemands.

Sauf que, la phrase en question, révèle bien plus de choses sur le schéma idéologique du FN !

Revenons à ce fameux passage polémique.

Marion Maréchal (Pétain) - Le Pen, petite fille du borgne et, jusqu'il y a peu, solidaire des propos de son grand-père ("Daddy"), déclamait son amour de la Provence au travers d'un passage dans lequel elle affirme " La Provence est une terre d’identité et de résistance. Résistance des princes provençaux à l’invasion sarrasine, résistance face à la terreur révolutionnaire, face à la Réforme protestante, face à l’occupant allemand, face au funeste projet de l’Union européenne en 2005…"

Pour la fédération protestante, mettre sur la même ligne la "Réforme protestante" et "l'occupant allemand" a provoqué la colère légitime des représentants d'un courant religieux qui a, lui, bien souffert de la répression religieuse, église catholique et monarchie en tête. C'est particulièrement le cas en Provence.

Ceci étant, ce passage du discours de la députée Front National trahit bien plus qu'une vision catholique traditionaliste de la France, où les autres religions sont considérées comme des invasions et des menaces.

Dans ce passage, il y aussi une dénonciation en règle de la Révolution française, assimilée à la "terreur" et, elle aussi, mise sur le même plan que "l'occupant allemand". Là aussi, l'histoire locale regorge de massacres de révolutionnaires provençaux par la terreur, celle des "blancs", partisans de la monarchie et de l'église catholique.

On retrouve dans cette dénonciation de la Révolution le fond antirépublicain de l'extrême-droite, la notion de "ripoublique" qui lui permet de préparer le terrain à une remise en cause de ses valeurs comme elle a su le faire justement sous l'Occupation. D'ailleurs, le Front National compte parmi ses membres fondateurs plusieurs ancien collabos. Mais ça, la Marion ne le dénonce pas !

Ce petit extrait du discours de Marion Maréchal-Le Pen est ainsi un concentré de l'idéologie de l'extrême-droite française : anti-étrangers, antirépublicaine, catholique traditionaliste dans sa vision de la France et de ses valeurs.

Le FN, ce n'est pas une France moderne, libre, un monde ouvrier protégé et une économie dynamique.

Le FN, c'est une France repliée sur une vieille identité prérévolutionnaire, catholique, traditionnaliste, farouchement conservatrice dans ses valeurs et fermée au monde extérieur et à ses "néfastes" influences. Un Chili de Pinochet transposé à la France du XXIème siècle.

Les protestants ont raison de s'inquiéter et de dénoncer de tels propos.

Tous ceux qui veulent une France moderne, ouverte sur le monde mais protégeant son économie et investissant sur l'avenir et sur son capital humain, doivent se lever contre les propos du FN et combattre sur le terrain son discours démagogique.

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 10:54

Telle la créature du docteur Frankenstein, le terrorisme islamique échappe à ses maîtres.

L'actualité nous rappelle désormais quotidiennement à quel point notre monde, notre pays, vivent sous la terrible menace des fous sectaires qui multiplient les pires crimes au nom de la religion.

Qu'il s'agisse de l'Iraq ou de la Syrie avec l'Etat Islamique, de la Libye avec les bandes islamistes, du Nigéria avec Boko Haram, de l'Afghanistan, avec les Talibans, de la Somalie avec les Shebabs,... le monde musulman est aux prises avec des fous de dieu se revendiquant tantôt d'Al Qaïda, tantôt de l'Etat islamique.

Mais le reste de la planète subit désormais aussi les violences de ces groupes.

On pense bien évidemment à la France, depuis Charlie Hebdo ou l'hyper - casher jusqu'à l'attaque d'un site industriel dans 'Isère il y a quelques semaines. Mais la Grande-Bretagne, la Belgique, le Danemark ou les Etats-Unis ont aussi été visés. L'Occident n'est plus à l'abri.

L'Occident, justement, n'a qu'à s'en prendre à lui-même !

Depuis les années 80, ce sont les gouvernements occidentaux, au travers de leurs agences de "renseignement" qui soutiennent, financent et arment les mouvements islamistes.

Depuis cette époque, l'objectif est d'affaiblir des états laïcs trop indépendants, certains trop proches de l'adversaire soviétique en plein guerre froide.

C'était le cas de l'Afghanistan des années 80 contre qui les Etats-Unis ont soutenu les Talibans et un certain Ben Laden.

C'est aussi le cas de la Palestine, du soutien aux islamistes contre une OLP trop influente et dont certaines composantes penchaient trop vers le socialisme.

C'est le cas de la Syrie, un temps proche de l'Union soviétique, à la dialectique panarabe, comme la Libye de Kadhafi, et refusant obstinément de capituler face à Israël, autant sur le plateau syrien du Golan que sur la Palestine.

C'est le cas de l'Iraq de Saddam Hussein, nationaliste et en passe d'abandonner le dollar pour ses ventes pétrolières avant, ô hasard ! que les Etats-Unis ne se rendent compte que ce pays n'était pas une démocratie.

A l'inverse, de démocratie, de respect du droit des femmes ou des minorités, il n'en est jamais question quand l'Occident commerce, vend des armes, ou permet l'investissement de pays du Golfe persique qui prône un islamisme rigoriste, à la base de toutes les dérives terroristes actuelles.

En jouant la religion contre les états laïcs, en Afghanistan, en Iraq, en Libye ou en Syrie, en soutenant des puissances régionales réactionnaires et dictatoriales qui financent et arment des groupes islamistes radicaux, les gouvernements occidentaux ont volontairement fait monter la puissance des groupes islamistes armés.

Mais, manipuler de tels courants devient dangereux quand on ne change pas de politique étrangère dans la région, tant que l'on continue de favoriser une élite riche et corrompu contre les peuples, tant qu'on laisse Israël commettre des atrocités en Palestine et au Liban, tant que les multinationales occidentales continuent de piller les richesses de ces pays au détriment de leurs peuples.

L'Occident a réussi à détruire des pays entiers, à renvoyer au Moyen-Âge des pays qui présentaient un développement économique, social et culturel majeur : Afghanistan, Iraq, Libye, Syrie.

L'Occident a réussi à briser les courants nationalistes, républicains et progressistes de ces pays.

Mais, le résultat, c'est que ce sont les islamistes qui ont pris la relève. Des islamistes toujours plus durs, d'abord les Frères musulmans, puis Al Qaïda et maintenant Daech / Etat Islamique.

Comme le docteur Frankenstein, l'Occident a voulu créer son monstre. nos gouvernements ont cru pouvoir contrôler leurs créatures mais elles leur ont échappé.

Aujourd'hui, le terrorisme qui déstabilise le monde musulman et qui menace les pays européens et l'Amérique du Nord est le fruit de près de 40 ans de politiques impérialistes qui visent, à la base, à maintenir la mainmise de nos multinationales sur les richesses pétrolières et gazières des pays arabes.

Il sera dur de faire machine arrière mais il n'y aura pas de solution durable à la menace terroriste sans une remise en cause complète de nos politiques dans ces pays.

En continuant de soutenir des pétromonarchies islamistes, en continuant de soutenir une rébellion syrienne qui est désormais sous domination islamiste, en continuant de couvrir tous les crimes israéliens, nos gouvernements continuent de nourrir le feu islamiste.

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 08:41

L'accord signé entre l'Europe et la Grèce ne satisfait ni les Grecs... ni Alexis Tsipras.

Les parlements nationaux doivent désormais ratifier l'accord arraché par l'Europe à la Grèce ce week-end. Ce sera le cas, en premier lieu, du parlement grec ce soir, mais aussi du parlement français cet après-midi.

L'accord signé passe très mal en Grèce. Alexis Tsipras reconnaissait hier qu'il l'avait signé contraint et forcé pour éviter "une catastrophe". Beaucoup de grecs, le Parti communiste (KKE) en premier, mais aussi nombre de responsables de SYRIZA, considèrent que cet accord est une catastrophe en tant que tel et que le gouvernement grec n'aurait pas dû céder aux exigences européennes de dernière minute. Des manifestations sont prévues dès aujourd'hui ainsi qu'une grève des fonctionnaires.

Il est fort probable que le Parlement grec valide néanmoins cet accord mais grâce au soutien des partis libéraux (droite, centre et sociaux-démocrates) désavoués par le peuple aux élections et au référendum. Sur les 150 députés SYRIZA, une cinquantaine s'apprête à rejeter le plan signé par Alexis TSIPRAS : une crise ouverte s'annonce au sein de SYRIZA.

Face au chantage de l'Europe et au viol de la souveraineté populaire grecque, le Parti communiste français a appelé à la solidarité avec le peuple grec et son gouvernement.

D'ores et déjà, plusieurs députés communistes ont annoncé qu'ils voteraient contre le plan d'accord européen pour ces raisons. C'est le cas de Marie-George BUFFET ou de François ASSENSI.

Il est évident que la sainte alliance des pro-européens, derrière d'apparents désaccords, saura se ressouder pour voter en faveur de cet accord, en France comme partout en Europe.

La balle est à nouveau dans les mains du peuple grec. A lui de reprendre son destin en main et à redonner du sens à la démocratie.

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 08:43
Au sujet de la Une du Point sur les charlatans contre l'Europe

Découvert au hasard du web, le blog de Coralie Delaume ("L'arène nue") est bien rédigé et intelligent.

Nous reprenons ici un article plein d'humour noir sur "Le Point", magazine de la pensée unique, tendance droite, qui choisit toujours ses Une de manière délicate : un coup contre les francs-maçons, un coup contre les fonctionnaires, un coup contre les fainéants de chômeurs,...

Cette fois-ci, "Le Point" crée une grande catégorie politique, les "charlatans", et y colle les responsables de la gauche radicale européenne... et Marine Le Pen. De bons ingrédients dans un tonneau d'insultes et de clichés, aromatisés au mauvais poivre brun, et vous obtenez un plat immonde et qui sent le réchauffé.

Face à l'inquiétude Tsipras et à la peur d'une contagion à l'Espagne (puis ailleurs ?), les porte-plumes de la finance sombrent dans l'insulte à défaut de pouvoir avancer des arguments rationnels.

C'est vrai qu'il est compliqué pour les mass-médias de nous faire rêver avec des Juppé, Sarkozy, Hollande ou Valls alors que trente ans de règne des libéraux conservateurs (RPR, UMP et un jour peut-être Les Républicains) et des sociaux-libéraux ont laissé la France et l'Europe au bord de la faillite et de l'effondrement social.

Solidaire

----------------------------------

"Juste quelques mots.

Pour ce qui me concerne, je trouve cette Une un peu tiède.

J'aurais préféré un truc du genre : " Les charlatans qui s'allient avec les populistes qui s'allient avec les nationalistes qui s'allient avec les protectionnistes qui s'allient avec les rouges-bruns qui s'allient avec les Arabes qui s'allient avec les musulmans qui s'allient avec les fonctionnaires qui s'allient avec les assistés qui s'allient avec Poutine pour détruire L'Europe - un combat historique".

Sinon, j'ai un ami qui s'interrogeait assez judicieusement sur un réseau social ce matin. Dans la mesure où Le Point défend désormais les mêmes idées qu'Arnaud Leparmentier dans Le Monde ou Jean Quatremer dans Libération, peut-on dire que c'est devenu un journal de centre-gauche ?

La question mérite d'être posée.

En tout cas, on découvre là une sorte de paradoxe : il existe une forme de "populisme européiste". Le Point, c'est une sorte de Bild à la française, mais en version supranationale.

Etrange époque décidément....

Coralie Delaume" le 9 juillet 2015

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 09:51

Sur les forums internet, toute critique du Front National suscite des réactions agressives.

La dédiabolisation du Front National voulue par Marine Le Pen et ses proches vise à donner une image moderne et souriante du Front National tout en lui conservant une image de parti "en dehors du système".

Avec la crise renforcée du système capitaliste et une classe politique au service de ce système, le Front National entend apparaître comme la seule alternative et attirer à lui les déçus de la politique, notamment dans les milieux populaires. Pour cela, il doit faire oublier son positionnement politique à droite et, surtout, son identité de parti d'extrême-droite, avec tout ce que cela comprend de bagages historiques et de menaces futures.

Si, médiatiquement, cette banalisation est en bonne voie, il suffit de trainer sur les forums internet pour voir que les sympathisants et militants FN conservent un esprit sectaire et agressif envers tous ceux qui tentent une critique ou une attaque contre leur formation ou ses responsables. De quoi donner un aperçu des comportements et des décisions que prendraient ces personnes si d'aventure ils arrivaient aux "affaires" !

Il ne s'agit d'ailleurs pas de fantasmes mais bien d'une réalité que l'on peut constater à l'échelle municipal, là où le FN a réussi à conquérir des municipalités. Son acharnement contre le tissu associatif qui ne lui est pas soumis, contre les syndicats et contre les organisations de défense des droits de l'Homme ou des migrants, est une illustration à petite échelle de ce que donnerait une France aux mains du FN. A petite échelle parce que la Loi, la justice, la police républicaine et les médias sont aujourd'hui hors de contrôle du FN. Qu'en serait-il avec un FN au pouvoir nationalement ?

Ainsi, sur les blogs ou les sites des grands médias, dès que le FN ou ses leaders se retrouvent sous le feu de l'actualité, une armée d'internautes monopolise les commentaires et s'en prend aux journalistes, aux juges ou aux internautes qui critiquent le FN.

- Un journal critique le FN ?

C'est forcément un parti pris "politicien" inadmissible pour les pro-FN, comme si un journaliste n'avait pas le droit de ne pas aimer le FN ou ses positions ? Y compris dans un journal d'opinion !

Que deviendrait la liberté de parole des journalistes en cas d'arrivée au pouvoir du FN ? L'ivresse du pouvoir n'amènerait-elle pas les militants pro-FN à s'en prendre à ces journalistes régulièrement qualifiés de "gauchistes" dans les commentaires ?

- Un tribunal ouvre une enquête sur le financement du FN ou sur des propos d'un responsable FN ?

L'enquête est aussitôt qualifiée de "politique", de "complot" pour s'attaquer au FN ! Tout de suite, les internautes frontistes parlent des "magouilles" des autres forces politiques comme si, justement, la justice n'avait pas d'enquêtes les concernant ?

Que deviendrait ces juges trop "indépendants" et, plus globalement, l'indépendance de la justice avec un FN aux affaires ?

Outre une législation qui tendrait à réduire les libertés des médias et à créer des lois ségrégatives pour, officiellement, défendre l'identité nationale et les pseudos concepts raciaux sur le peuple français (les Français de souche : de quelles souches ?), il est à craindre une mise au pas des juges.

L'arrivée du FN aux affaires dans certaines mairies et la violence et le sectarisme des partisans du FN sur internet montrent bien que l'identité du Front National reste d'abord l'intolérance et le rejet de toute forme d'opposition.

Un FN au pouvoir ouvrirait immanquablement la porte à une volonté de "nettoyer" la classe politique, les médias et la justice de ceux que le FN dénonce depuis toujours : gauchistes, syndicalistes, juges rouges, hommes politiques de "l'establishment"", journalistes du "système", etc.

Au delà du sourire carnassier de Marine Le Pen, le Front National s'est construit dans l'idée d'un complot contre la France organisé par le monde entier, via l'Union européenne et avec la complicité de la classe politique française et des médias, contre la Nation française : mondialisation, immigration massive, monnaie unique, etc.

C'est cette construction intellectuelle autour d'une France assiégée et en cours de colonisation que se forge l'identité militante du Front National.

Changer l'image médiatique du Parti n'en changera pas l'identité profonde ni la haine que portent ses militants à tout ce qu'ils identifient à des ennemis du pays. une haine qu'ils expriment sur les blogs, sur les sites internet et qui transpirent encore au travers des campagnes du FN.

La dédiabolisation du Front National ne changera pas la réalité de ce parti d'extrême-droite, son identité construite sur la peur et le rejet de tout ce qui vient de l'étranger et du rejet de ceux qui portent un projet ouvert sur le monde, qu'il soit capitaliste mondialisé (Libéraux) ou de solidarité internationaliste (Communistes et gauche radicale).

Critiquer le Front National est une liberté que nous avons encore et qui disparaîtrait si le FN arrivait aux commandes de la Nation. Alors, n'hésitons pas à dénoncer ce parti !

L'extrême-droite restera pour toujours l'ennemi des libertés et des solidarités.

Elle doit être combattue partout. Sur le terrain politique, syndical, social et médiatique.

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 08:47

MlN pour Solidarité internationale PCF, 8 juillet 2015

Depuis plusieurs semaines, les Honduriens manifestent par dizaines de milliers contre la corruption et pour la démission du président, aux cris de « JOH dégage ! » (JOH : Juan Orlando Hernandez).

Les soirées sont éclairées par des « marches des torches ». Certains qualifient leur protestation de « mouvement des Indignés » transposant l’expérience espagnole.

Le mouvement a éclaté à mesure de la révélation d’un scandale de détournement de fonds aux dépens de l’Institut de sécurité sociale d’une ampleur inouïe dans ce pays de 8 millions d’habitants, l’un des plus pauvres d’Amérique, pourtant habitué à la corruption généralisée. Le Parti national au pouvoir et le gouvernement sont directement impliqués. Un procureur avance un montant cumulé de 500 millions de dollars pour un budget annuel de la Sécurité sociale de 300 millions. Des médicaments auraient été, par exemple, achetés par les hôpitaux à 5000 fois leur prix bien qu’étant de « qualité douteuse ». Le chiffre est aussi avancé de 2800 décès imputables au scandale.

C’est si gros que le pouvoir est sur la défensive. Le directeur général de la Sécurité sociale a dû démissionner. Deux anciens vice-ministres ont été arrêtés. Une commission d’enquête a été constituée dont les manifestants contestent la probité. Ils accusent aussi personnellement le président Hernandez quoiqu’il s’en défende et propose un « dialogue » également rejeté.

En réalité, c’est tout le régime issu du coup d’Etat de 2009 qui est contesté pour la première fois dans la rue, régime de surexploitation et de misère pour le peuple, de pillage, de répression, d’encouragement à la criminalité.

Dans ce domaine encore, la situation du Honduras est l’une des pires du monde. Les manifestants en appellent à la constitution d’une commission internationale d’enquête pour la vérité et contre l’impunité. Une mission de l’ONU est sur place depuis le 6 juillet.

Au-delà de cette revendication, le mouvement pose la question du changement politique mais il cherche ses voies.

En 2009, l’ancien président Zelaya avait été écarté du pouvoir, illégalement, par ceux qui refusaient sa politique de rapprochement avec le Venezuela, la Bolivie, Cuba et les pays de l’Alliance bolivarienne des Amériques (ALBA). De récentes révélations de Wikileaks confirment – s’il était besoin – l’implication directe, dans le coup d’Etat et dans sa consolidation, des services de l’Administration américaine et notamment de l’ancienne Secrétaire d’Etat, aujourd’hui candidate à la présidence, Hilary Clinton.

Certains porte-parole qui émergent des « Indignés » refusent, comme ailleurs, la participation des partis politiques d’opposition à l’organisation du mouvement. Qui est fiables pour le peuple de ces leaders ou de ces partis ? Mais une alternative politique sans organisation politique est impossible.

La dure expérience hondurienne poursuit les expériences sud-américaines d’émancipation socialiste. Elles ont leurs limites mais aussi leur importance historique : L’impérialisme déploie tous les moyens pour les réduire.

Solidarité avec le peuple hondurien !

Note : nous vous invitons à relire les articles sur le Honduras comme celui sur les pseudos élections d'après putsch , celui sur la résistance populaire au Honduras, ou celui sur la popularité du président renversé, Manuel Zelaya.

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 08:43

Les mesures annoncées par le gouvernement grec pour obtenir un accord avec l'Europe signifient-elles la capitulation de la gauche radicale grecque ?

A l'énoncé des mesures proposées par le gouvernement grec, il y a de quoi susciter plus que des interrogations. Hausse de la TVA globale, poursuite des privatisations dans les télécoms, les aéroports et les ports, recul de l'âge de départ en retraite,... les mesures antisociales sont nombreuses.

Ces mesures marquent une forme de continuité avec les politiques d'austérité des gouvernements précédents et sont peu compatibles avec les promesses de campagne de Syriza et d'Alexis Tsipras, ni même avec le vote des électeurs grecs lors du référendum de dimanche passé. De quoi parler de trahison ?

Parallèlement, d'autres mesures vont dans le bon sens comme celles qui visent à rétablir une meilleure justice sociale, avec la fin de certains avantages fiscaux ou des impositions sur des biens de luxe (bateaux de plaisance de plus de 5 mètres,...), avec une volonté d'accroître enfin la chasse aux fraudeurs fiscaux, avec une réduction des dépenses militaires (l'Allemagne et la France, premiers fournisseurs, vont hurler !), etc.

Enfin, ces mesures ne seront mises en place qu'à condition que les créanciers de la Grèce acceptent une restructuration de sa dette, en clair, l'effacement d'une partie de celle-ci, et qu'un paquet financier de 35 milliards d'euros soit octroyé au pays dans l'objectif de relancer concrètement son économie, moribonde après 5 années d'hyper-austérité.

Ces demandes, pour justes qu'elles soient, risquent d'être bloquées par certains, notamment l'Allemagne. Le FMI, hier, reconnaissait enfin la nécessité de revoir le montant de la dette grecque.

Alors ? Que penser de tout cela ?

Si on regarde l'ensemble des propositions grecques, réformes + restructuration de la dette + paquet financier, on peut parler d'un projet qui rompt avec la stricte soumission aux exigences du FMI et des créanciers européens du pays, un projet qui vise à redonner de l'air au pays en rompant avec la spirale infernale d'une austérité qui enfonce le pays dans la misère sans atteindre son but annoncé, celui de réduire l'endettement du pays.

Ces propositions du gouvernement grecque vont-elles pour autant dans le bon sens ?

Si on regarde maintenant les conséquences sociales de ce plan, il y a par contre trop de contreparties favorables aux libéraux et aux marchés financiers. C'est une nouvelle dégradation de leurs revenus et de leurs avantages sociaux que vont connaître les travailleurs grecs, notamment avec la hausse de la TVA et le recul de l'âge de départ en retraite.

De ce point de vue, ce plan présente des aspects extrêmement négatifs qui ne respectent pas les engagements de résistance de Syriza durant la campagne électorale.

Pouvait-il en être autrement ?

Les communistes grecs du KKE refusent depuis le début toute alliance avec Syriza et ont même appelé, pour le référendum, à mettre dans l'urne des bulletins communistes (donc invalidés). De leur point de vue, tant qu'un gouvernement ne se situe pas dans un projet de rupture avec l'Europe et avec l'euro, de reprise en main de l'économie au profit des travailleurs, il n'y a pas d'alternative possible entre la soumission au diktat européen et l'effondrement économique.

Les faits semblent leur donner raison même si leur refus d'être dans les affaires en font souvent, malgré leur puissance militante, plus des témoins que des acteurs centraux de la politique grecque.

Maintenant, on peut aussi imaginer que Tsipras et son gouvernement font un calcul stratégique : ils font des propositions de réformes qui pourraient globalement satisfaire l'Europe, malgré des mesures fiscales défavorables à une partie de la bourgeoisie et du capital, mais avec des contreparties sur la dette et sur un plan d'aide qui provoquera un blocage allemand. Dans ce cadre, l'échec des négociations reposera sur le camp européen et la sortie de la Grèce de l'Euro ne sera pas du fait du gouvernement grec, ce qui, en politique intérieure, pourrait compter.

Au delà de ce scénario de politique fiction, les mesures annoncées par le gouvernement Tsipras sont à la fois eurocompatibles, accroissant encore les mesures d'austérité imposées au peuple grec, et en rupture avec le schéma libéral imposé par les créanciers de la Grèce, en proposant enfin des mesures susceptibles de réformer le système fiscal grec et de sortir de la spirale infernale qui plonge le pays dans la dépression depuis 5 ans.

Par ces négociations, Syriza et son gouvernement répondent bien à la définition d'une gauche qui, si elle se veut radicale, n'est pas révolutionnaire pour autant. Sauf preuve du contraire.

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article