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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 14:16
Jeudi 25 février après-midi, François Fillon a fait le déplacement sur le site Thalès d'Ymare, à l'ouest de Rouen. Une visite organisée pour soutenir la candidature du ministre UMP Bruno Le Maire à l'occasion des Régionales.
Pendant que ces messieurs conversaient dans les bureaux, les CRS donnaient la charge contre 150 salariés et citoyens venus plaidés le dossier de la papèterie M-Real d'Alizay.

Comme dans tout festival, il y a les événements publics, montrés à l'antenne, et les images "OFF", que vous ne verrez pas.

Bruno Le Maire est en panne pour ces élections régionales.
Membre d'un gouvernement dont la politique est rejeté par la population et responsable d'une agriculture en pleine crise, le candidat de la droite libérale cherche des soutiens "médiatiques" pour remobiliser son électorat.

La venue de François Fillon à Ymare avait cet objectif.

Sauf que près de 150 personnes avaient fait le déplacement depuis la ville voisine d'Alizay, salariés de la papèterie M-Real, élus ou citoyens solidaires. Quand le ministre qui a en charge la filière forestière (Bruno Le Maire, cqfd) et le premier ministre passent à proximité d'une entreprise où les salariés luttent pour sauvegarder leurs emplois, pas étonnant que ces salariés cherchent à approcher les ministres !

D'ailleurs, le cabinet du premier ministre avait pris les devants et fixé un rendez-vous à une délégation.

Ce qui était moins attendu par les salariés, c'est l'accueil par des dizaines et des dizaines de CRS agressifs.

Il n'aura pas fallu longtemps avant que charges, matraques et gaz lacrymogènes viennent exprimer aux ouvriers de M-Real tout le dédain du ministre-candidat et du premier ministre.

Bien que pacifique, la manifestation des M-Real s'est ainsi retrouvée réprimée par les CRS.

Pendant ce temps-là, entre deux poignées de mains, nos ministres faisaient les beaux devant caméras et appareils photographiques de la presse régionale et nationale. Un moyen sûr pour éviter que les journalistes assistent aux charges de CRS à l'extérieur de l'usine !

Bilan de la journée : une opération de communication électorale rondement menée auprès des médias et des salariés de M-Real matraqués et repoussés comme des délinquants.

Bruno Le Maire et François Fillon sont bien de la même école que leur maître à penser Nicolas Sarkozy : place nette là où ils vont sinon gare à la matraque !

Un courage politique que l'on retrouve avec la fuite de Sarkozy face au monde paysan à l'occasion du Salon de l'Agriculture. Gageons que Bruno le Maire sera moins discret sur l'agriculture cette semaine qu'il ne l'est sur ce sujet depuis plusieurs semaines en Haute-Normandie !
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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 10:29
Aux prises avec des gouvernements sociaux-libéraux, les travailleurs grecs et espagnols multiplient les mobilisations pour contrer des programmes d'hyper-austérité soutenus par le FMI de Dominique Strauss-Kahn.

Le 10 février, 66 villes de Grèce ont vu défiler les salariés et paysans grecs à l'appel du PAME (Front Militant des Travailleurs, proche du PC grec). Plusieurs dizaines de milliers de manifestants ont voulu montrer leur opposition aux mesures d'austérité du gouvernement socialiste (PASOK) de Papandréou récemment élu.
Mercredi 24 février, ce sont 30 000 manifestants à Athènes, 7 000 à Salonique et des milliers d'autres ailleurs en Grèce qui ont répondu à l'appel des trois grandes centrales syndicales du pays, la GSSE (600 000 adhérents), l'ADEDY (Fonction publique, 600 000 adhérents) et le PAME.

En Espagne, c'est mardi 23 février que s'est ouvert une grande campagne de mobilisation contre les mesures anti-sociales du gouvernement socialiste (PSOE) de Jose-Luis Zapatero.
Des dizaines de milliers de manifestants (60 000 à Madrid) se sont rassemblés à Oviedo, Barcelone, Madrid, Girone, Tarragone, Lerida, Tortosa, Valence, Castellón, Alicante, Ceuta et Logroño. L'Andalousie et le Pays-Basque doivent connaître d'autres manifestations ces jours-ci.

En Grèce comme en Espagne, la situation économique tourne mal.
La crise capitaliste a fait dans ces pays économiquement fragiles plus de dégâts qu'ailleurs. L'espagne connait un taux de chômage proche de 20 % et la Grèce est victime d'attaques par des organismes privés de notation pour cause de grand déficit public.
Dans les deux cas, les gouvernements ont opté pour une cure d'hyper-austérité dont seront d'abord victimes les travailleurs, salariés, agriculteurs et petits commerçants.
En Espagne, outre les économies budgétaires, c'est d'un report de l'âge de départ en retraite de 65 à 67 ans dont il est question.
En Grèce aussi, le gouvernement souhaite reculer l'âge de la retraite. Mais il ajoute une série de mesures comme la hausse des taxes sur les carburants, le tabac et l'alcool, des baisses sur les salaires et primes des fonctionnaires (jusqu'à 10 % de leur salaire actuel !), .... Ces mesures sont imposées par un FMI qui continue de prôner un rigide dogmatisme libéral. C'est pourtant "l'espoir de la gauche" socialiste qui tient la boutique, DSK !

Faire payer aux victimes de la crise les conséquences des politiques libérales

Comme en France, les gouvernements grecs et espagnols se tournent vers les travailleurs pour payer les dégâts d'une crise dont ils ne sont pas responsables.
Alors que les états européens ont très largement renfloué les caisses des banques et des organismes financiers en 2008 et 2009, ils cherchent à couvrir ces dépenses en se servant dans les poches des victimes de la crise.

Les grandes largesses financières des gouvernements occidentaux ont servi à sauver de la faillite ces grandes banques. Le seul résultat tangible de cette politique, c'est la reprise des places boursières européennes et le retour des dividendes, bonus et stock-options pour les actionnaires et les cadres de ces entreprises.
En terme économique, le bilan de cette crise est noir sur le plan industriel et commercial, noir au niveau des finances publiques et noir au niveau de l'emploi et des salaires.

Maintenant, ces gouvernements présentent comme irrémédiables les plans d'austérité en montrant la profondeur abyssale des dettes de leurs états.

Mais qui est responsable ? Qui doit payer ? Qui a les moyens de payer ? Et surtout, doit-on poursuivre les mêmes politiques libérales responsables de la crise et laisser à nouveau les organismes financiers orienter l'économie mondiale ?

Ces questions ne sont pas posées, évidemment, par des gouvernements qui ne servent que les intérêts des classes dominantes.

Après la Grèce et l'Espagne : la France ?

Notre pays connait des difficultés comparables, bien que de moindre ampleur.

Le chômage continue de monter avec 15 900 chômeurs de plus soit 3,86 millions de personnes en recherche d'emploi fin janvier. Et Sarkozy, lors de son Sarko show le 25 janvier dernier, qui annonçait la baisse du chômage pour les semaines à venir !...

Des mesures de régression sociale se succèdent : déremboursement de médicaments, forfait hospitalier, imposition des indemnités d'accident du travail, réforme hospitalière, réforme territoriale, ...

Des menaces continuent de peser sur nos industries et services : M-Real, Total, Renault, Philips...

De nouvelles menaces se précisent comme la volonté de reporter l'âge de départ en retraite.

Comme en Grèce et en Espagne, le gouvernement français s'appuie sur la crise économique pour serrer la vis aux travailleurs et réduire les acquis sociaux de la population.
Nulle volonté de sa part de s'attaquer aux causes réelles de la crise ! Où sont les mesures de relance de l'économie ? Où sont les mesures contre la spéculation financière débridée ? Contre l'évasion fiscale ? Contre les délocalisations boursières ?...

Notre pays a connu de grands mouvements sociaux l'an dernier. Il est nécessaire de renouer avec ces mobilisations. Mais, cette fois-ci, il faudra s'appuyer sur les exemples que constituent les nombreux mouvements sociaux en cours ou récents, comme Toatal, Renault, Continental, Molex, M-Real, bosch, Philips, Ikéa,...
Et il faudra enfin que cette exaspération sociale se transforme en revendication politique pour peser face au gouvernement.

Pour tout cela, deux rendez-vous :

Socialement, 5 centrales syndicales appellent à manifester le mardi 23 mars 2010. L'occasion de se mobiliser dans la rue.

Politiquement, les 14 et 21 mars auront lieu les élections régionales. L'enjeu est important pour les Régions, bien sûr, mais aussi pour marquer sa volonté d'un changement réelle de politique. En votant Front de Gauche par exemple.

Manif-Athenes-PAME-10-fevrier-2010.jpg  Manif-Athenes-24-fevrier-2010.jpg 
Manifs à Athènes : le 10 février et le 24 février 2010

Manif-Madrid-23-fevrier-2010.jpgManif à Madrid le 23 février

Manif-retraites-Evreux-240210----4-.jpgManif des retraités à evreux le mercredi 24 février 2010
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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 09:45

Le médiateur de la République, Jean-Paul Delevoye, brosse dans son rapport annuel un tableau très sombre de la société française, évoquant un sentiment d'injustice, un ressentiment des citoyens à l'égard de l'administration et une banalisation de la violence.

"Je sens une société en tension et en usure psychique", a déclaré mardi M. Delevoye en présentant son rapport 2009 à la presse. "Avant, on était crevé au boulot, maintenant on est usé dans sa vie, on est tendu tout le temps".

"La qualité des rapports humains se dégrade avec des montées d'agressivité au sein des familles, des entreprises, des espaces publics", a-t-il ajouté, déplorant une "banalisation de la violence" et une judiciarisation excessive des conflits, preuves selon lui d'un manque de dialogue.

Il est à ses yeux "important de retrouver des lieux d'apaisement, de compréhension, d'explication, pour reconstruire un +vivre ensemble+, sinon c'est le chacun pour soi qui l'emportera, et c'est la fin du pacte républicain".

M. Delevoye avait remis dans la matinée son dernier rapport en tant que médiateur à Nicolas Sarkozy. Sa fonction, créée en 1973, doit devenir prochainement le "Défenseur des droits", intégrant également celles du "défenseur des enfants" et de la Commission nationale de déontologie et de sécurité" (CNDS).

Les projets de loi organique et ordinaire nécessaires à cette réforme seront examinés au printemps par le Parlement, a précisé l'Elysée dans un communiqué.

Le futur défenseur des droits, "cet ombudsman à la française", aura "les capacités de peser plus dans l'équilibre entre le fort et le faible, l'administration et l'administré, c'est un point d'équilibre aujourd'hui plus nécessaire que jamais", a estimé M. Delevoye devant la presse.


Dans son rapport, il insiste sur la nécessité pour les politiques de donner une voix à "la France des invisibles", ceux qui n'ont pas les moyens de se faire entendre ou n'osent pas réclamer.

Comme en 2008, il constate les lacunes de l'accueil et le manque d'information du public, et ajoute de nouveaux sujets de "ressentiment", comme les difficultés rencontrées lors du renouvellement de papiers d'identité.

La "prudence exagérée de l'administration dans la délivrance de documents administratifs tend à se généraliser, comme en témoignent les courriers (...) de Français nés à l'étranger ou dont l'un des parents est né à l'étranger", écrit-il.

Selon le médiateur, les citoyens se sentent par ailleurs "ballottés" par "d'incessants changements censés les avantager" (comme l'ouverture à la concurrence d'EDF-GDF, parfois "source de préjudice"), et désorientés par un "vertigineux empilement de lois et de règlements".

"L'inflation législative peut créer des difficultés d'application des textes, voire générer des situations d'iniquité", estime le rapport.

Le médiateur rappelle avoir aussi pour rôle de faire des propositions de réforme. Il l'a fait en 2009 pour les victimes d'essais nucléaires, la redevance audiovisuelle en prison ou les autopsies judiciaires. Il le fera en 2010 pour les retraites ou encore la "maltraitance des patients".


Un "pôle santé et sécurité des soins" a été créé début 2009 dans sa sphère de compétence, et s'est inquiété d'une montée des "phénomènes de maltraitance" à l'égard des patients et d'agressivité envers le personnel hospitalier.

Au total, 76.286 affaires ont été transmises en 2009 aux services du médiateur de la République, soit une augmentation de 16% par rapport à 2008. L'institution a traité 43.481 réclamations.



Commentaire :

"Usure psychologique des français" ? "Agressivité" ? "Judiciarisation" ?

La situation économique catastrophique, la perte des liens sociaux qui accompagne la disparition des valeurs du travail en faveur des valeurs de l'argent et la mise en compétition des salariés, voilà les causes de cette implosion de la société française !

Il est nécessaire de renouer avec des valeurs sociales et solidaires, celles qui ont permis à des générations de salariés de se construire un avenir, aux jeunes de se construire un avenir positif, aux acquis sociaux de progresser.
Loin de cette démarche de progrès, le capitalisme et son modèle libéral ne conduisent le monde qu'à la régression sociale et économique, à la destruction des écosystèmes, à la multiplication des conflits armés et à la démoralisation des peuples.

Les communistes ont été les moteurs des grandes conquêtes sociales comme la Sécurité sociale et le droit du travail. Ils ont été là aux moments importants de notre histoire pour défendre l'honneur des travailleurs et l'avenir du pays : Front Populaire, Résistance, Conseil National de la Résistance, décolonisation, lutte contre l'OAS, mai 68,...

C'est en construisant ce projet alternatif, centré sur l'être humain et sur le développement durable, que nous redonnerons un sens à notre société. Et c'est en remettant l'Humain et la solidarité au coeur de cette société que reculeront égoïsme et rejet de l'autre.

En cela, l'avenir est révolutionnaire ou il nous ramènera aux pires heures du capitalisme.

Solidaire



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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 09:22
Les déclarations récentes de Chantal Jouanno, tête de liste UMP à paris, en faveur d'un péage urbain ont trouvé un écho favorable auprès de Daniel Cohn-Bendit. Quand la droite conservatrice et l'écologie libérale se retrouvent sur le dos des travailleurs....

Certes, nous ne sommes pas en Région Parisienne mais beaucoup de nos concitoyens eurois font quotidiennement le trajet vers Paris et sa banlieue pour le travail.

Les habitants du Département qui font le voyage tous les jours pour la Région Parisienne utilisent deux modes de transport : le train ou la voiture.

Ceux qui voyagent en train connaissent les difficultés de tout banlieusard : tarifs élevés, ponctualité aléatoire, pannes et fréquences insuffisantes. Cela quelques soient les gares empruntées : Vernon, Gisors, Bueil, Evreux, Verneuil,...
La saturation des réseaux, le vieillissement des infrastructures et le manque de personnel pour l'entretien deviennent sérieusement problématiques.

Pour les automobilistes, outre le danger et la fatigue que représente tout trajet en voiture, il y a le coup annuel (Carburant, péages, usure de la voiture) et les longues heures perdues en bouchons et ralentissements. L'éloignement continuel des salariés de leur lieu de travail, à cause du coût de la vie en Région Parisienne, et le manque de transports en commun expliquent l'essentiel de ces difficultés.

Pierre Laurent, tête de liste communiste du Front de Gauche en Île de France parlait samedi dernier sur France 3 de triple peine pour les grands banlieusards : un choix de domicile pas forcément choisi mais basé sur les moyens du salarié, un temps de trajet très long et un coût de déplacement élevé. Il parlait des transports en commun mais cette triple peine est valable également pour les usagers de la route.

Voilà donc que Chantal Jouanno, tête de liste UMP pour les Régionales à Paris, propose l'instauration d'un péage urbain en Île de France ! Rappelons que mme Jouanno est (officiellement) vernonaise et secrétaire d'état à l'environnement. Même si, polémique aidant, elle a tenté de faire machine arrière depuis, sa proposition a eu le temps de rallier certaines voix, notamment celles de Daniel Cohn-Bendit, leader d'Europe-Ecologie, et celle d'Yves Jégo, ex-ministre de Sarkozy et député UMP de Seine-et-Marne.

En quoi cette idée de péage urbain est-elle particulièrement dégueulasse ?

Comme je le rappelais un peu plus tôt, le banlieusard qui utilise sa voiture pour aller travailler est déjà désavantagé dans sa vie de tous les jours : fatigue, distance, coûts,...
En instaurant une taxe aux entrées de la Capitale, c'est donc une nouvelle peine qui s'abattrait sur ce salarié : une peine financière sous forme de taxe !

Qu'on ne s'y trompe pas ! Les démentis actuels d'une partie de la droite cachent mal la réalité d'un débat en cours au sein de l'UMP. Ce n'est qu'une question de temps.

Cette mesure de péage urbain rejoint la Taxe Carbone dans la catégorie des nouveaux impôts qu'impose la droite à ceux qui n'ont pas d'alternatives à la voiture ou au chauffage au fioul.

Ce gouvernement et son président s'étaient proclamés les champions du pouvoir d'achat. Ils devaient diminuer les impôts.

Les seuls impôts qui ont diminué ce sont ceux des riches avec le bouclier fiscal, la suppression des droits de successions ou la suppression annoncée de la Taxe Professionnelle.

Pour les usagers de la route comme pour ceux de la SNCF, c'est toujours moins de confort, plus de retard et pour plus cher !

Il est navrant de voir que certains, sous prétexte d'écologie, intègrent si facilement ces logiques de taxation des travailleurs. On aimerait les voir pester contre les héliports et contre les délocalisations polluantes. Mais l'écologie, pour quelqu'un comme Cohn-Bendit, n'est qu'un paravent qui cache une complicité avec les logiques libérales européennes (relire : Daniel Cohn-Bendit, chantre de l'écologie libérale  ).

Pour ce qui nous concerne, nous proposons de renforcer le service public ferroviaire, notamment par une politique d'investissement par l'Etat dans les infrastructures ferroviaires et d'embauche de personnel pour l'entretien des rames et des voies.
Nous proposons en Région Parisienne, l'instauration d'une carte Navigo à tarif unique pour tous sur la base du tarif des zones 1-2 (la carte Unigo !) afin de démocratiser le transport en commun francilien.
En Haute-Normandie, nous proposons la gratuité des transports publics pour les salariés sur leur trajet domicile-travail et pour les lycéens et étudiants sur leurs trajets scolaires. Tout ceci financé par les entreprises et les collectivités.

Loin de la logique écolo-libérale et libérale-conservatrice de taxation des salariés, le Front de Gauche propose une autre logique, basée sur le développement des transports en commun, par leur renforcement matériel et humain.
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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 09:37
Non ! Non ! il n'y a pas de faute d'orthographe dans le titre de cet article. Par contre, il y a un parallèle à faire entre la bataille victorieuse des Philips et le conflit qui commence chez Total.

Nous avions, sur ce blog, repris un article de la CGT Philips-EGP pour soutenir la lutte des salariés (salariéEs essentiellement) pour le maintien de l'activité sur le site de Dreux (lire : Un exemple de lutte ouvrière : Philips Dreux  ). En "voisine", Andrée OGER a souhaité témoigné de son soutien auprès des salariés de cet entreprise en contactant leur syndicat à la veille du procès.
C'est donc avec une certaine fierté que nous avons appris la décision du tribunal de Chartres d'annuler la fermeture du site de Dreux et d'obliger la direction à lever le lock-out qu'elle avait mis en place. Même si cette décision ne présage en rien de l'avenir du site, il s'agit quand même d'une première victoire qui va permettre aux salariés et à leurs syndicats de se mettre en bien meilleure position pour s'opposer à la direction du groupe Philips.

Cette victoire des Philips est à rapprocher de la victoire récente des six salariés de Continental, traînés au Tribunal de Compiègne par l'Etat.

L'exemple de Philips à Dreux, comme le combat des Conti', des Molex ou d'autres, prouve que les seules batailles perdues sont celles que l'on ne mène pas.

Les salariés de Total l'ont bien compris.

La bataille qui s'ouvre pour sauver la raffinerie des Flandres dépasse désormais le cadre de la simple bataille locale pour devenir emblématique du combat de l'emploi et de l'indépendance nationale contre le règne de la finance et de la spéculation internationale.
En posant clairement la question de l'avenir du raffinage français, la CGT met le gouvernement au pied du mur et déstabilise Total.

Car c'est bien d'avenir de cette filière énergétique dont il s'agit. Et, au delà, de l'avenir de filières complètes.

L'argument de la surproduction s'effondre face à la réalité des importations françaises en produits finis, en hausse de 4 % en 2009.
Pour la CGT, il est clair que la volonté de Total est de délocaliser la production de carburants afin d'augmenter un peu plus ses bénéfices pourtant déjà exorbitants. Alors que le marché des carburants s'annonce tendu dans la décennie à venir, les menaces pesant sur la filière raffinage française posent de graves questions sur la sécurité d'approvisionnement pour notre pays en carburants et produits finis pétroliers lorsque les compagnies pétrolières auront la possibilité de vendre l'intégralité de leurs productions à des prix élevés dans le pays de raffinage du pétrole !

Au delà de la raffinerie des Flandres (400 emplois directs, 400 emplois indirects), c'est donc l'avenir des 6 raffineries Total et des raffineries des autres pétroliers (Exxon Mobil) qui est en jeu. Avec, à la clé, la sous-traitance et toutes les filières dépendant des produits dérivés du pétrole, ce qu'ont appelle la pétrochimie, et qui représente des dizaines de milliers d'emplois en France. L'appel à la grève au sein des raffineries Total et Exxon Mobil illustre cette volonté de la CGT de globaliser le conflit.

La fermeture de la raffinerie des Flandres n'est donc pas qu'un sujet économique, c'est bien une question politique : la question de l'indépendance énergétique et industrielle de notre pays.

L'implication aussi rapide du gouvernement, Estrosi en tête, montre bien l'inquiétude de la droite et de Total face au développement d'une lutte sociale éminemment politique.
En plus, une grève qui conduirait à une pénurie de carburants à la veille des Régionales aurait un impact pour le moins négatif sur un Sarkozy pour qui "les grèves ne se voient pas".

Décidément, après Conti, la victoire des Philips Dreux et le mouvement de grève dans les raffineries constituent des symbôles forts de confrontations sociales qui mettent clairement en évidence la mauvaise foi du patronat et du gouvernement.

Des exemples à suivre et que nous soutenons des deux mains.
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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 09:40

C’est sur le territoire du petit village de La Macarena, dans la région du Meta, à 200 kilomètres au sud de Bogota, un des coins les plus chauds du conflit colombien, que vient d’être découverte la plus grande fosse commune de l’histoire récente de l’Amérique latine. Le nombre de cadavres « SN » (Sans Nom), enterrés sans être identifiés, pourrait s’élever à 2000, selon plusieurs sources d’information ainsi que celle du voisinage. Depuis 2005, l’Armée dont les forces d’élite sont déployées alentour, a entassé des centaines de cadavres, dans une fosse derrière le cimetière du village, avec l’ordre de les inhumer anonymement.

Il s’agit-là du plus grand enterrement de victimes d’un conflit qu’il nous soit donné de connaitre dans le continent. Il faudrait remonter jusqu’à l’Holocauste nazi ou à la barbarie de Pol Pot au Cambodge, pour trouver une chose semblable.

Derrière le cimetière de la Macarena, à 200 km de Bogota, des milliers de corps anonymes ont été enterrés.

Le juriste Jairo Ramírez est le secrétaire du Comité Permanent pour la Défense des Droits Humains en Colombie, c’est lui qui a accompagné une délégation de parlementaires anglais sur place il y a quelques semaines, alors que l’on commençait à découvrir l’importance de la fosse de La Macarena. « Ce que nous avons vu était horrible », a-t-il déclaré à Público. « Une quantité incalculable de corps, et des centaines de planches en bois peintes en blanc réparties sur toute la superficie de la fosse avec inscrit dessus « SN » [Sans Nom] et des dates depuis 2005 jusqu’à aujourd’hui ».

À partir de 2005, "Chucho", le fossoyeur du village, avait commencé à marquer les tombes avec des tablettes sur lesquelles il inscrivait les dates d’inhumation des cadavres et les alias des personnes mortes.

Disparus

Ramírez ajoute : « Le commandant de l’armée nous avait dit que tous étaient des guérilléros tués au combat, mais les gens de la région nous parlaient d’une multitude de leaders sociaux, de paysans et de défenseurs de communautés qui avaient disparu sans laisser de traces. »

Alors que le Procureur annonçait qu’une recherche serait lancée « à partir du mois de mars », après les élections législatives et présidentielles, une délégation parlementaire espagnole composée par Jordi Pedret (PSOE), Inés Sabanés (IU), Francesc Canet (ERC), Joan-Josep Nuet (IC-EU), Carles Campuzano (CiU), Mikel Basabe (Aralar) et Marian Suárez (Eivissa pel Canví) est arrivée hier en Colombie pour étudier le cas et en informer le Congrès et la Commission Européenne. Le travail de cette délégation se fera également en différents lieux du pays et sera aussi axé sur la situation de la femme en tant que première victime du conflit et sur celle des syndicalistes (41 d’entre eux ont été assassinés rien qu’en 2009).

Dans le pays il y a plus de mille fosses

L’horreur de La Macarena a révélé au grand public l’existence de plus de mille fosses communes emplies de cadavres non identifiés en Colombie. À la fin de l’an passé, les médecins légistes avaient recensé quelques 2500 cadavres, dont 600 ont pu être identifiés et rendus à leur familles.

La localisation de ces cimetières clandestins a été possible grâce aux déclarations en version libre de certains sous-chefs, en principe démobilisés, du paramilitarisme, et protégés par la très controversée Loi de Justice et Paix qui leur garantit une peine symbolique en échange de l’aveu de leurs crimes.

La dernière de ces déclarations est celle de John Jairo Rentería, alias Betún, qui vient de révéler devant le procureur et les familles des victimes que lui-même et ses hommes de mains ont enterré « au moins 800 personnes » dans la propriété Villa Sandra, à Puerto Asís, dans la région de Putumayo. « Il fallait démembrer les gens. Tous ceux qui faisaient partie des Autodefensas devaient apprendre à le pratiquer et très souvent on le faisait avec les gens vivants », a avoué le chef paramilitaire au procureur de Justice et Paix.

Antonio ALBINANA


 

Commentaire :

Mais où sont donc nos grands journalistes et nos grands défenseurs des droits de l'Homme ? Où sont BHL et Reporters Sans Frontières ?

Curieusement, tout ce petit monde tire à boulet rouge sur le Vénézuela voisin et son président Hugo Chavez à la moindre occasion mais ne trouve rien à redire aux atrocités qui se déroulent régulièrement en Colombie.

Dernière attaque en date contre Chavez : le gouvernement suspend une télévision d'opposition (Radio Caracas TV) qui diffuse des programmes pour adultes à des heures où les enfants sont devant la télé et qui passe son temps à appeler l'armée à l'insurrection contre Chavez (RCTV était du côté des putschistes en 2005). On se demande quel pays ne prendrait pas de sanctions contre un média qui agirait de la sorte ?

La différence entre Colombie et Vénézuela, c'est que le Vénézuela a pris la tête d'un nouvel axe anti-impérialiste en Amérique du Sud, axe qualifié forcément "axe du mal" par les principaux visés, les Etats-Unis.
La Colombie, elle, est un allié fidèle des Etats-Unis. L'un des derniers d'Amérique du sud, d'ailleurs. La Colombie est donc dans "l'axe du Bien", évidemment.

Comment être étonné du silence des occidentaux et de nos grands défenseurs autoproclamés de la démocratie à propos de la guerre civile silencieuse qui se déroule en Colombie ? Le soutien direct ou indirect, par l'inaction, aux dictatures sud-américaines des années 70 et 80 nous rappelle que les  valeurs de démocratie et de Droits de l'Homme sont indexées sur les bénéfices des grandes sociétés capitalistes.

En clair, pour ceux qui confondent capitalisme et liberté : "là où il n'y a pas de profits, il n'y a pas de démocratie".

Solidaire

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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 10:05

Un cas d'école. La plus grande banque suisse annonce une perte de 1,8 milliard d'euros et distribue... 2 milliards de bonus.


Les mots

UBS, premier établissement financier suisse, a annoncé mardi une perte de 2,7 milliards de francs suisses (1,8 milliards d'euros) pour 2009. Un mauvais résultat qui semble toutefois sous-estimé, la banque ayant bénéficié d'un crédit d'impôts de 480 millions de francs. Elle aurait en outre transféré de nombreux produits négatifs vers sa division Corporate Center, dont les pertes ont atteint 956 millions de francs au quatrième trimestre.


Le point noir des résultats publiés hier est sans nul doute l'accélération des retraits de capitaux : 56,2 milliards de francs ont été retirés de la banque entre octobre à décembre, contre 37 milliards au troisième trimestre. En 2009, ce sont 147,3 milliards de francs qui ont ainsi quitté les coffres d'UBS. L'effet des multiples affaires judiciaires (US, Allemagne, France) ? En partie, mais pas seulement puisqu'en 2008, 226 milliards avaient déjà été soustraits.


Devant ce bilan catastrophique, le groupe a décidé d'octroyer une augmentation de 34% des bonus versés aux employés : 2,9 milliards de francs (2 milliards d'euros), soit plus que le montant de ses pertes ! Pour UBS, cette généreuse distribution colle parfaitement aux recommandations du G20. Forcément. L'argumentation est claire : "il faut à tout prix retenir nos meilleurs éléments".


En résumé : quand les résultats sont bons, on félicite les banquiers à grands coups de milliards. Quand ils sont mauvais, pareil... mais c'est pour éviter qu'ils soient encore plus mauvais !


(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")


Commentaire :

Et posons la question à nos banques françaises !

N'est-ce pas BNP-Paribas qui annonce cette semaine qu'elle va distribuer 500 millions d'euros de bonus à ses traders ? 500 000 000 d'euros : calculez ce que cela représente de fois votre salaire ou votre retraite !...

Et cet argent, d'où vient-il ? Tout simplement de l'argent public investit par les états pour sauver les banques !

En clair, ce sont vos impôts de demain qui rembourseront des dettes de l'état qui servent aujourd'hui à rembourser les spéculations frauduleuses des banques hier....et aujourd'hui, puisque les règles n'ont pas changé.

Pendant ce temps là, on rogne sur les acquis sociaux (retraites, Sécu, accidents du travail, statuts des fonctionnaires) et on vous rajoute des impôts (Taxe carbone, forfait hospitalier, déremboursement de médicaments, franchises médicales).

Il serait temps de redescendre dans la rue . Peut-être le 23 mars, à l'appel de 5 syndicats (CGT, CFDT, FSU, Solidaires, UNSA) ?

Et pour ceux qui ont des fourmis dans les jambes, vous pourrez vous exprimer dans les isoloirs les 14 et 21 mars !

Solidaire

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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 10:15

Profitant d’une journée passée dans le pays de Bray, accompagné d’autres candidats tels qu’Edouard Leclerc ou encore Céline Brulin qui figure en deuxième position sur sa liste, Sébastien Jumel a rencontré un exploitant agricole qui a dû arrêter sa production laitière il y a quelques mois.



Habitué à croiser régulièrement les salariés de l’industrie, Sébastien Jumel, tête de liste du Front de Gauche en Haute-Normandie, n’est pas moins à l’aise quand il s’agit du monde agricole. A l’écoute des difficultés de l’agriculteur qui raconte sa détresse face à l’étranglement financier dont il est victime, particulièrement en ce qui concerne les mises aux normes imposées par l’Etat.


Pour la tête de liste de la gauche combative, celà suffit et il faut que l’Etat s’engage pour permettre aux agriculteurs de vivre de leurs métiers, avec des prix rémunérateurs. Comment en effet donner envie aux jeunes de reprendre une exploitation quand celui qui en est propriétaire n’arrive pas à vivre de son travail ?


Pour la filière agricole, la Région doit être un rempart pour protéger les agriculteurs : micro-crédit, empêcher le démantèlement des exploitations, les propositions ne manquent pas pour affirmer qu’il y a un avenir pour l’agriculture dans notre Région.

Face à un ministre de l'agriculture qui mène la liste UMP dans notre Région, les agriculteurs et salariés de l'agriculture doivent exprimer leur mécontentement pour cet exécutant zélé de directives libérales européennes qui mènent nos filières agricoles à la catastrophe !

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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 09:31
Décidément, certains pays se sentent tout permis ! Ce qui est intolérable aux yeux des grandes démocraties quand on parle d'un pays africain ou asiatique devient normal quand il s'agit d'Israël.

La police de Dubaï vient de révéler l'implication d'un commando de douze membres dans l'assassinat d'un responsable du Hamas palestinien. Agissant avec de faux passeports anglais, allemands ou français, les membres de ce commando seraient en réalité des agents du Mossad, les services secrets israëliens.

Ce n'est pas la première fois que ces services secrets sont accusés d'assassinats de leaders palestiniens, mais c'est la première fois qu'ils se font si bêtement attrapés. Quand l'arrogance et le sentiment d'impunité prennent le pas sur le professionnalisme !...
Israël se permet également de grandes largesses avec la légalité en emprisonnant d'autres responsables palestiniens, y compris des députés, sous prétexte de "terrorisme", qualificatif facile d'un pays armé jusqu'au dent qui occupe l'Etat voisin envers les quelques hommes qui tentent de défendre leurs droits.

Imaginez un instant que la Lybie (ou l'Iran, ou n'importe quel autre pays) se retrouve impliquée en Europe dans l'assassinat d'un opposant politique : quel scandale politique et médiatique cela ferait !
Peut-on parler d'état de droit quand un pays assassine sans procès ?

De la même façon qu'Israël se permet de tuer qui dérange sa politique colonialiste, ce pays se moque complètement de la communauté internationale. On ne compte plus les résolutions de l'ONU dénonçant l'occupation de la Palestine par Tsahal, la colonisation israëlienne, l'appropriation des terres agricoles et des ressources en eau ou, plus récemment, la construction du mur de la honte qui isole, embastille les palestiniens dans des ghettos arides et morcelés. Mais Israël s'en fout !

Pire : 1 400 civils palestiniens sont morts l'an dernier dans une attaque criminelle de Gaza par une armée puissante. Beaucoup de femmes et d'enfants ont trouvé la mort. Des milliers de maisons, des hôpitaux et des écoles ont été volontairement détruits. Même un hôpital de l'ONU, avec du personnel international, a été visé, une sorte de bras d'honneur à la communauté internationale !
Quelles conséquences pour Israël ? Aucunes.

On se rappelle que Saddam Hussein a été violemment attqué et l'Iraq balayée à la suite de l'invasion du Koweït en 1991 !

Et que n'entend t-on pas les pays occidentaux prendre partie pour le Dalaï-Lama, défenseur d'un régionalisme théocratique, contre la Chine !

Israël, au même titre que l'Arabie Saoudite, est un appui majeur des occidentaux au Moyen-Orient. C'est la même logique impérialiste qui a permis au Chili l'accession au pouvoir de Pinochet. 
Face aux vélleités d'indépendance politique de pays comme la Syrie ou l'Iran, les Etats-Unis s'appuient sur Israël pour contrôler la Région. Peu importe comment.

A la place des Etats, la société civile prend le relai

Mais si les Etats occidentaux ferment les yeux sur les crimes de l'Etat d'Israël, c'est à la population de prendre le relai. Comme pour l'Apartheid sud-africain.

L’hypocrisie est désormais bien comprise aux Etats-Unis, où les campagnes de boycott deviennent monnaie courante. Une campagne sur le thème de « la beauté volée » est menée contre les produits de beauté Ahava qui sont fabriqués illégalement dans des « colonies » de la Cisjordanie a forcé la compagnie à se séparer de son « ambassadrice », la célèbre Kristin Davis, star de la série Sex and the City.

En Grande-Bretagne, Sainsbury’s et Tesco sont sous pression pour révéler quels sont leurs produits fabriqués dans les « colonies » dont la commercialisation viole l’accord de commerce entre l’Union Européenne et Israël.


En Australie, un consortium dont fait partie la compagnie française Veolia a perdu un marché d’un milliard de dollars pour une usine de désalinisation suite à une campagne révélant le projet de Veolia de construire une ligne de tram reliant Jérusalem aux « colonies ».

En Norvège, le gouvernement a retiré son soutien à une société de haute-technologie israélienne, Elbit, qui a participé à la construction du mur qui traverse la Palestine. Il s’agit du premier boycott officiel d’un pays occidental. « 
Nous ne souhaitons pas financer des entreprises qui participent aussi ouvertement à la violation du droit humanitaire international », a déclaré le ministre des Finances norvégien.


En 2005, une association de professeurs d’université en Grande-Bretagne (Association of University Teachers in Britain - AUT) a voté en faveur d’un boycott des institutions universitaires israéliennes complices de l’oppression contre les Palestiniens. La campagne de l’AUT a du faire marche arrière lorsque le lobby pro-israélien a déclenché une vague d’attaques personnelles et d’accusations d’antisémitisme. L’écrivain et militant palestinien Omar Barghouti l’a qualifié de « terrorisme intellectuel » : une perversion intellectuelle qui transforme en antisémitisme toute opposition au racisme exercée contre les Palestiniens.
Cependant, pratiquement tout a changé après l’attaque israélienne contre Gaza le 27 décembre 2008. La première campagne étatsunienne pour un boycott universitaire et culturel d’Israël a été lancée, en présence de Desmond Tutu. Lors de sa conférence de 2009, le Congrès des Syndicats Britannique a voté en faveur d’un boycott de la consommation. Le « tabou israélien » venait de tomber.

Et en France ?

Deux campagnes principales occupent l'actualité :
- une campagne pour la libération du jeune français Salah Hamouri qui "fêtera" ces 5 ans de prison en Israël le 13 mars dans le plus grand silence médiatique ; notre plus "vieux" prisonnier politique ! ( http://www.salah-hamouri.fr/ ) ;
- une campagne pour s'opposer à l'installation sur Sète d'un exportateur de fruits et légumes israëlien (Agrexco) qui exploite illégalement des terres palestiniennes ( http://www.coalitioncontreagrexco.com/ ).

Si la Grande-Bretagne a officiellement protesté contre l'utilisation par Israël de faux passeports anglais en convoquant l'ambassadeur au ministère des affaires étrangères, on attend toujours une réaction du gouvernement français.

Fidèles à leurs combats historiques pour l'indépendance nationale et la décolonisation, les communistes poursuivront sans relâche leurs efforts pour soutenir le peuple palestinien dans son droit à un état, libre et viable, et la coexistence pacifique de tous les peuples au Moyen-Orient comme ailleurs.

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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 09:31
Notre mètre à tous, Nicolas 1er Tsarkozy, fera une halte de quelques heures à Haïti aujourd'hui.
Dans sa grandeur, ces quelques heures qu'il octroie avec magnanimité à des descendants d'esclaves lui serviront peut-être à apporter ses lumières obscurantistes au peuple haïtien, comme il sait si bien le faire.

Qui ne rève pas, en ces temps d'hiver, d'aller passer quelques jours aux Antilles ?

Notre petit président est un humain, après tout. Lui aussi doit ressentir ce besoin bien égoïste de fuir de temps en temps ses lourdes responsabilités. Surtout quand les sondages le concernant sont si mauvais et que son bilan économique frôle la banqueroute ...

Histoire de marquer son passage d'un habillage utilitaire, il fera en passant, une halte de quelques heures en Haïti. Au côté de René Préval, président sous tutelle américaine de ce pauvre pays, notre petit leader prendra l'hélicoptère quelques dizaines de minutes histoire de ... survoler les difficultés quotidiennes des haïtiens. "Survoler" dans le sens littéral du terme !

La grande question qui vient à l'esprit est de savoir s'il fera encore une fois une de ses déclarations bien réactionnaire et raciste, comme il a malheureusement l'habitude de le faire dès qu'il parle des "noirs" ?
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Face au désastre géologique qui a achevé de ruiner un pays déjà exsangue économiquement, va t-il faire la leçon de morale aux successeurs de Toussaint Louverture en leur parlant, à nouveau, du "rôle positif du colonialisme" ?

Reprendra t-il ses déclarations de Dakar sur l'homme africain, en clair, sur l'homme noir ? L'entendra t-on rappeler que, pour lui, "l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès." ?

Lui qui prend les noirs pour des primates sans passé et les ouvriers pour des cons sans mémoire pense peut-être qu'un petit tour d'hélicoptère suffira à nous le faire passer pour ce qu'il n'est pas : un humaniste franc et sincère.

Mais, de refus de dénoncer le colonialisme en chasse aux sans-papiers, de discours démagogiques sur les jeunes, "racailles" des banlieues, en soutien aux dictateurs du monde entier (Khadafi, Bongo,...), les français, blancs ou noirs, savent bien que Nicolas Sarkozy expriment des idées rances sorties des manuels d'Histoire de la 3ème République, au temps où on affirmait que que le « rêve de Bonaparte en Égypte, de Napoléon III en Algérie, de Lyautey au Maroc » ne fut pas « tant un rêve de conquête, qu’un rêve de civilisation » (Sarkozy, discours de Toulon, 7 février 2007).

Le passage éclair de Sarkozy n'a rien à voir avec une quelqconque solidarité, ni même une simple compassion chrétienne. Sa venue ressemble plus à la volonté du chef de l'Etat de l'ancien pays colonisateur de marquer son "territoire" face à l'agressivité conquérante du concurrent nord-américain.

Pour le reste, à lui les plages de sable chaud ! Le tout au frais de son Comité d'Entreprise.
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