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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 12:21

Trente-quatre ans après le vote de la loi Veil, les fermetures de centres IVG se multiplient en France dans un contexte de recul idéologique inquiétant.

 

Témoignages de deux femmes qui ont vécu une expérience difficile.

 

Elle a été « révoltée » et même « horrifiée » par l’accueil à l’hôpital. Mathilde, vingt-quatre ans, a subi un avortement il y a deux ans dans un hôpital de province. Son expérience illustre, trente-quatre ans après l’adoption de la loi Veil sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG), toute la fragilité de cet acquis. Aujourd’hui menacé par les restrictions budgétaires et un retour insidieux de l’ordre moral. Á l’époque, le corps de Mathilde lui avait fait « une entourloupe ». Tombée enceinte sans l’avoir désiré, sa décision d’avoir recours à une IVG ne lui a posé aucune difficulté. Son parcours pour la mener à bien, beaucoup plus. « C’est un droit mais beaucoup de gens essayent de nous faire changer d’avis », résume-t-elle.

 

Tout commence sur Internet, dans les forums féminins vampirisés par les lobbies anti-avortement. « Ils essayent de dissuader celles qui viennent demander conseil pour avorter avec des réponses assez dures. » Mathilde, elle, a pris sa décision. Un tour par le planning familial, puis au bout de deux semaines, arrive le jour de son intervention. Là, surprise. L’ambiance à cet étage de l’hôpital est tout sauf rassurante. Sol dégoûtant, peinture écaillée et, surtout, un personnel désinvesti, voire désagréable. « Ils étaient indifférents, avec l’air de penser que les femmes font ça avec désinvolture. » Comble du mépris, on place Mathilde dans une pièce d’ou elle entend distinctement les cris des femmes qui accouchent… Des minutes insupportables. « Un médecin s’est même permis de montrer l’échographie du fœtus. Une image qui a profondément choqué mon compagnon. »

 

Les années ont passé, mais Mathilde conserve « une trouille bleue » que ça lui arrive à nouveau. « Je vérifie cinq fois par jour que j’ai bien pris ma pilule, quitte à me relever la nuit. » Elle le sait : son témoignage ressemble à d’autres, symboles de la difficulté de reconnaître l’avortement comme un acte médical classique. Pour preuve, en cas d’IVG, le curetage est trois fois moins payé pour le praticien qu’en cas de fausse couche. Pas de quoi motiver une jeune génération de médecins qui n’a pas été sensibilisée par les luttes de la loi Veil.

 

Élodie, elle, ne s’est pas rendue à l’hôpital. Mais elle a ressenti le même malaise lorsqu’elle entrée dans le cabinet de sa gynécologue pour demander une pilule abortive. « Elle a été plus que limite. Quand elle a vu la nationalité de mon compagnon, j’ai même eu droit à un : “Et, en plus, c’est un étranger”. Odieux. Elle ne m’a rien expliqué de cette pilule. Elle s’est juste contentée de me la donner avec un verre d’eau en me disant de revenir dans deux jours. Comme si c’était honteux ! »

Évidemment, ces témoignages ne valent pas généralité. Mais cette défiance larvée à l’égard de l’avortement ne peut qu’inquiéter. Surtout dans un contexte ou le discours politique exalte la « famille traditionnelle » et reste indifférent aux fermetures de plusieurs unités d’IVG dans les hôpitaux publics. Á Paris, trois centres (Broussais, Tenon et Jean-Rostand) ont dû mettre la clé sous la porte, alors qu’ils assuraient le quart des IVG d’Île-de-France.

 

Professionnels et militants sont inquiets. « L’avortement, c’est la dernière roue du carrosse », tempête Christophe Prudhomme (CGT), urgentiste à l’hôpital Avicenne ou l’unité IVG est elle aussi menacée. « On profite des regroupements d’hôpitaux pour rogner sur les droits des femmes », résume, de son côté, Jean-Marie Sala (SUD santé-sociaux). Et de rappeler que ce service concerne souvent des femmes de milieux défavorisés qui n’ont pas les moyens de s’offrir une place en clinique.

 

Cécile Rousseau‚ et Anne Roy, "L'Humanité" du samedi 14 novembre 2009


Commentaire :

Aujourd'hui, avec la droite, deux méthodes sont employées pour effacer 200 ans d'acquis sociaux et démocratiques : la réforme violente ou l'étranglement administratif et financier.

Pour la réforme, on connait le tableau : suppression de la Taxe Professionnelle, réforme du code du travail, suppression de dizaines de milliers de postes dans l'Education nationale,...

Pour la méthode administraive et financière, on trouve la mort annoncée des communes et des départements  (via la suppression de la Taxe Pro, notamment), l'étranglement progressif de la Sécu et des hôpitaux de proximité, le contrôle accru des médias et de l'internet (HADOPI 2) et, ici, la suppression progressive du droit des femmes à disposer d'elles-mêmes.

Le discours volontariste et réformateur de Sarkozy ne prend plus. La crédulité des français a une limite : la réalité de la politique de Sarkozy ! Toutes les enquêtes d'opinion le prouvent.

A nous, communistes et militants d'une république démocratique et progressiste, de construire un vrai projet alternatif qui permettra au peuple de se remobiliser pour reconquérir ses droits et en acquérir de nouveaux !

C'est l'objectif du Front de Gauche.

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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 10:15

Un article trouvé sur Agoravox et qui reprend un exemple de plus en plus fréquent de dérive bureaucratique aux forts relents pétainistes.

La France patrie des Droits de l'Homme a vu son administration rapidement tourner casaque en 1940 : les mêmes bureaucrates qui faisaient fonctionner la IIIème République se sont mis au service du Maréchal Pétain avant de retourner dans les bras de la "démocratie" à la Libération.
Tout comme la RFA, la France a su recycler les rouages zélés du nazisme et de la collaboration. Pensons aux plus célèbres d'entre eux : Touvier et Papon. Mais où sont passés ceux qui rédigeaient et distribuaient les notes sur l'arrestation, la spoliation et la déportation des juifs, des communistes, des handicapés mentaux ? Que sont devenus les policiers et militaires français qui ont servilement obéi à tous les ordres des autorités françaises de la collaboration ?...

Alors que les médias hurlent leurs louanges au capitalisme à l'occasion de l'anniversaire de la chute du mur de Berlin, la réalité nous montre quotidiennement que quelques hommes politiques motivés et une administration soumise peuvent rapidement tordre le cou aux grands idéaux démocratiques que l'on brade actuellement.

N'oublions pas que Pétain et Hitler ne sont pas arrivés au pouvoir par des coups d'état mais par l'abandon de la démocratie et de l'appareil d'état dans des périodes économiques et sociales difficiles.

Solidaire



"Je me permets de vous dire notre stupéfaction devant le refus de l’antenne de la Préfecture du 191, rue de Charenton (Paris 12ème), de renouveler la Carte Nationale d’identité de mon époux au motif qu’il ne peut fournir un certificat de nationalité française.... "

 

"... Son père est né en Italie en 1905 et a été naturalisé français à son arrivée en France au moment de la guerre. Mon mari est né à Bry-sur-Marne en 1932. Depuis lors, il a toujours eu la nationalité française qui ne lui a jamais été contestée lors des renouvellements successifs de sa carte d’identité.

Il a participé à la guerre d’Algérie et détient à ce titre une reconnaissance de la Nation et une carte d’ancien combattant. Nous ne pouvons comprendre que tout son passé soit remis en cause et qu’il doive engager des démarches de plusieurs mois, afin de prouver une nationalité qu’il détient depuis 77 ans. Merci de nous indiquer le chemin à suivre pour sortir de cette aberrante situation"


Telle est la lettre récemment adressée au Préfet par un couple de retraités, sitôt après s’être trouvé face au mur de l’administration.


Une guichetière, peu amène, droite dans ses bottes et visiblement ravie de manier le "mais Madame, je vous ai dit que.... nous avons des consignes..." venait de renvoyer son français de mari vers les services de l’immigration.

Même situation chez la famille D.G. dont le mari, âgé de 76 ans, français d’ascendance italienne, devait lui aussi faire renouveler sa CNI.


Éconduit par les services de la même Préfecture, et croyant à une mauvaise blague, l’épouse apprend de la bouche d’un juriste qu’elle devra bien effectuer les fastidieuses démarches, seule au demeurant, son époux sortant d’une lourde opération.


Sa carte d’identité, la Préfecture pourra bien lui envoyer dans les nuages, puisque le monsieur en question est entre-temps décédé, une situation qui reste en travers de la gorge de la dame. Depuis, outre le deuil à faire, une question la taraude : son mari est-il mort apatride ?


En théorie, du jour où vous êtes français, vous ne cessez jamais de l’être. Et pourtant....


Les titres d’identité qui hier étaient renouvelés sur simple présentation du précédent document sans autre vérification, ne sont plus acceptés. Pour le législateur, cette facilité était visiblement de trop.

Au nom de d’impératifs de sécurité liés principalement aux affaires de terrorisme, la redoutable machinerie administrative à la française s’est remise en marche, sans avoir besoin d’une seule goutte d‘huile.

Aussi légitime que soit l’intérêt de concevoir un dispositif sûr pour reconnaître et garantir l’identité des citoyens, fallait-il en arriver là ?


Actuellement, de nombreuses préfectures exigent le certificat de nationalité française, même pour des personnes âgées, qui ont parfois l’impression de revivre les heures sombres de la Stasi....


Tenez vous le pour dit : votre ancienne carte d’identité pourtant "sécurisée" ne vaut rien face à une administration butée et parfois désobligeante, surtout lorsque vous vous appelez Ramirez, Revelli, ou....Sarkozy.... ?


Si votre ascendance n’est pas française, et bien que né en France et français de nationalité, il vous faudra vous aussi prouver bientôt votre nationalité française, quand bien même votre passeport l’atteste et que vous venez d’être invité à voter aux dernières élections.


Une situation qui peut parfois virer au cauchemar quand l’administration exige de vous des certificats qu’elle-seule est habilitée à vous fournir.....


Du boulot en perspective pour le médiateur de la République...

Yohan, Agoravox

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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 09:15

Bonjour à tous.

 

Je suis vraiment très heureuse de me trouver aujourd’hui au milieu de vous, à Garennes, et en votre nom à tous, je remercie bien sincèrement la municipalité qui nous offre cette journée de bonheur et de retrouvaille

 

Tout d’abord il faut que je vous fasse part des inquiétudes de la plupart des élus de notre pays. Vous savez que la France depuis la Révolution a une organisation administrative très originale : 36000 communes, des départements et des régions

 

Ce système qui a plus de 200 ans, a bien évidemment  évolué et a permis que les citoyens soient très proches de leurs élus locaux. Tout le monde connaît les membres de son conseil Municipal, sa Conseillère générale, un peu moins son député et encore moins ses sénateurs qui, eux, sont des élus nationaux.

 

En 1980, une grande opération de décentralisation a été conduite. Cela a augmenté les possibilités d’action des communes  et des départements et a permis les améliorations que chacun constate. Très proches du terrain, très à l’écoute de la population ces élus des communes et des départements ont réalisés des équipements parfaitement adaptés qui ont changé la vie

 

Par exemple, avant cette décentralisation,  une commune ne pouvait construire son école c’était l’affaire de l’état et nos écoles étaient abandonnées car vous voyez un premier ministre s’occuper de l’école maternelle de Garennes ? Il a bien d’autres soucis en tête !

 

De même pour nos collèges, c’était à l’état de prendre la décision et de financer et certains d’entre vous se rappellent comment était le collège d’Ezy avec, je crois, 20 classes mobiles Ils se rappellent aussi de la bataille menée pour obtenir dans les années 1970 la construction d’un collège digne de ce nom

 

Aujourd’hui, communes et départements s’entendent au mieux, le Département aide financièrement à la réalisation d’équipements communaux et la municipalité de Garennes sait parfaitement bien monté ce genre de dossiers. Votre Maire vous en parlé tout à l’heure et constatez tout ce qui a été fait dans votre commune depuis cette loi de décentralisation

 

Et bien, on veut remettre tout cela en cause, sans concertation, en pleine période de crise économique.

 

 Je rappelle que les collectivités locales réalisent  70% des équipements réalisés dans notre pays. Cela donne beaucoup de travail à nos entreprises. Je rappelle que ces mêmes collectivités locales ne sont jamais en déficit (pas comme l’état) et qu’elles sont beaucoup moins endettées que le gouvernement

 

Qu’y a-t-il dans ce projet de réforme ?

 

D’abord on tranche dans les recettes des communes et des départements : suppression de la taxe professionnelle : 8 milliards de cadeaux aux grandes entreprises

 

Car je rappelle que les petits artisans comme les petits commerçants ne la payent pas, cette fameuse taxe professionnelle La feuille d’impôt qu’ils reçoivent et qui s’intitulent faussement taxe professionnelle correspond aux cotisations à la chambre des métiers ou à la chambre de commerce

 

Il faudra bien la remplacer par quelque chose, cette taxe professionnelle,  et on parle de la taxe carbone qui, elle, sera payée par les ménages et en particulier par les retraités. Les plus riches en seront exonérés grâce au bouclier fiscal

 

Mais ce n’est pas tout, on regroupe départements et régions avec les mêmes élus qui passeront leur temps à voyager  d’un lieu à l’autre et qui seront obligés de devenir de vrais professionnels, ne pouvant plus avoir de vrais contacts avec leur population

 

Et plus grave encore il sera interdit par la loi aux départements et à la Région de participer aux financements des projets communaux. Cela s’appelle la clause de compétence

 

Ce projet de réforme est fort mal accueilli par beaucoup d’élus de droite comme de gauche et le CG27 ira pour sa part manifester son inquiétude à Paris le 16 novembre prochain

 

On voit bien que ce projet a, comme conséquence, de recentraliser notre administration, et, à long terme, de supprimer les communes et les départements. Ce n’est pas pour rien qu’on a modifié les plaques d’immatriculation des voitures faisant disparaître le n° du département

 

Soyons vigilants sur cette affaire, on va détricoter en quelques semaines, sans concertation, en pleine crise économique, tout un système qui fonctionnait et qui avait fait ses preuves

 

Mais parlons plutôt de vous, de nous les seniors que la Commune de Garennes fête aujourd’hui

 

L’action sociale en faveur des personnes âgées et des personnes handicapées est de la compétence des Conseil Généraux et la part du budget de l’Eure consacrée aux personnes âgées dépendantes représente le ¼ du budget total de fonctionnement soit grosso modo 100 millions d’€ et j’en suis plus particulièrement chargée.

 

Vous avez du entendre parler des difficultés d’une des nombreuses associations du département qui assure les services d’aide à domicile aux personnes âgées dans le cadre de l’APA.

 

 Je voudrais en dire un mot : ces associations font un travail remarquable et nous avons aidé financièrement à la formation de leurs personnels  qui interviennent à domicile , c’est le CG qui paye en grande partie ce service et nous y consacrons plus de 30 millions d’€

Mais nous ne versons pas cet argent sans un minimum de contrôle car c’est l’argent du contribuable pris dans votre poche

 

Or cette association, l’ADEF pour ne pas la nommer, est en déficit depuis 3  années consécutives, son propre expert comptable a lancé en mai une procédure d’alerte. Et nous leur avons, à ce moment là ,versé une subvention de 30 000€

 

Aujourd’hui, l’ADEF nous demande de cautionner un emprunt de 350 000€.

 

Vous comprenez bien qu’avant de dire oui, nous avons demandé une enquête financière, un audit, que j’ai présenté aux responsables de l’ADEF et qui chiffre les dettes à une somme bien supérieure à ces 350 000€ et qui indique surtout que le redressement de l’association ne paraît pas possible

 

Dans ces conditions nous ne pouvons cautionner cet emprunt qui aggraverait encore les difficultés

 

MAIS et c’est très important, le CG va tout mettre en œuvre pour que le service aux personnes âgées continue sans aucune interruption  et pour que les personnels conservent leurs emplois et leurs revenus.

 

Je crois qu’à Garennes c’est surtout l’ADMR qui gère ses problèmes, c’est une association que je connais bien, qui a rencontré aussi des difficultés, qui les a découvertes à temps et qui a pris le problème à bras le corps pour redresser la situation

 

J’ai tenu des propos très sérieux voire graves. Excusez moi d’autant que je voudrais ajouter que je sais que les personnes du 3ème age voire du 4ème ce n’est pas seulement la dépendance, la maladie, le placement en établissement spécialisé.

 

Il n’y a qu’à regarder autour de nous : à cette table, vous avez tous bonne mine et l’air fort actif. Et je m’en réjouis

 

Nous sommes une classe d’âge, nous, les seniors, tout à fait remarquable.. . je n’hésite pas à le dire

 

Remarquable parce que c’est la première fois dans l’histoire de toute l’humanité que la moyenne d’age dépasse les 80ans et il n’est plus rare de voir 5 générations se côtoyer dans les familles. Oui de plus en plus souvent la grand mère du grand père est encore là et fêter un centenaire devient de plus en plus banal

 

 

Remarquable car nous représentons 20% de la population et dans 15ans il y aura 30% de plus de 60ans Et ce qui est étonnant c’est que la durée de vie s’est considérablement allongée mais c’est surtout que nous vieillissons en bonne santé

 

Remarquable par notre importance économique. Nous sommes les seuls, nous, les retraités, à ne pas voir notre pouvoir d’achat trop diminuer et c’est grâce à notre système de retraite que la crise est atténuée en France

 

 Presque tous les grands parents que je connais aident financièrement leurs enfants ou leurs petits enfants

 

Remarquable aussi car , généralement aussi la plupart des associations ne fonctionnent que grâce à des retraités qui s’y investissent souvent bénévolement, et ces associations c’est toute l’animation, c’est tout le tissu social vivant qui maintient une certaine cohésion sociale

 

Nous sommes remarquables aussi parce que nous sommes disponibles, en bonne santé, disposant de compétence et d’une expérience de la vie  appréciable. Nous pouvons apporter beaucoup

 

 

Nous sommes la charnière de plusieurs générations et nous en sommes souvent les plus actifs soutiens, nous sommes le lien entre le présent et le passé.

 

Nous  aidons les plus anciens comme nous aidons les plus jeunes souvent même financièrement, je le disais tout à l’heure

 

Je connais bien cette situation : je m’occupe de ma maman 98ans et de mon dernier petit fils qui  a 11ans. Je révise donc mon p’tit Quinquin avec maman et mon anglais avec Lucas depuis son entrée en 6ème !!!

 

D’ailleurs plus les retraités se  sentent actifs et utiles mieux ils se portent !

 

Donc n’hésitez pas à vous lancer dans des activités, faites nous profiter de vos divers  talents. Soyez à l’écoute des autres, cela permet d’oublier ses propres petits malheurs. Profitez au maximum de journées comme aujourd’hui .

 

Bonne journée et bon appétit !

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 09:38

 Article de Mara Gergolet

dans le Corriere della Sera du 23 janvier 2009

 

NB: Bien que cet article n'ait en aucun cas été écrit par une communiste et que les conclusions discutables – et les questions qu'elle met en avant dans le 'débat idéologique – qu'elle peut tirer des résultats de l'étude puissent être contestés, il reste important de relayer cette information révélée au début de l'année en cette période de matraque idéologique liée au 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin.

 

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


 

Combien de morts peuvent causer les privatisations? Ou mieux – si on peut faire le compte – quel a été le coût en vies humaines du passage du communisme au capitalisme?

 

Ou encore: peut-on mesurer les effets des recettes économiques dictées par les Eltsiniens (et les Clintoniens) dans le cadre de la transition des années 1990? Le compte a été fait. Publié dans une des plus prestigieuses revues médicales internationales, la revue anglaise Lancet, 4 ans de travail, des modèles mathématiques complexes, se basant sur les données de l'Unicef sur la période 1989-2002. La conclusion: les politiques de privatisation de masse dans les pays d'ex-URSS et en Europe de l'Est ont abouti à augmentation de la mortalité de 12,8%.

 

Ou encore, elles ont causé la mort prématurée d'1 million de personnes.

 

Cela ne veut pas dire que des estimations n'avaient pas déjà été faites. L'agence de l'ONU pour le développement, l'Undp, en 1999 avait compté 10 millions de personnes disparues dans le choc du changement de régime, et l'Unicef même avait parlé de 3 millions de victimes.

 

L'étude de Lancet (réalisée par David Stucker, sociologue à Oxford, Lawrence King, de l'Université de Cambridge, et Martin McKee, de la London School of Hygiene and Tropical Medecine) part au contraire d'une question différente: pouvait-on éviter un nombre aussi important de victimes, et sont-elles à mettre sur le dos de stratégies économique précises? La réponse est oui. Et c'est la « vitesse » des privatisations qui – selon Lancet – explique les différences de taux de mortalité entre les pays étudiés.

 

On mourait plus là où a été adoptée la « shock therapy »: en Russie entre 1991 et 1994 l'espérance de vie a diminué de 5 ans. Dans les pays plus « lents », au contraire, comme en Slovénie, Croatie, Pologne, elle a augmenté de quasiment un an. Merci, monsieur Jeffrey Sachs. Car si les ouvriers anglais dans les années 1980, comme dans le film de Ken Loach, « remerciaient » Madame Thatcher, les ouvriers des usines qui ont fermé à l'Est doivent (en partie) leur sort au génial économiste américain, conseiller à l'époque de nombreux gouvernements d'Europe de l'Est.

 

En effet, M.Sachs a répondu de manière véhemmente, dans une lettre au Financial Times. Mais ce « million de mort » a désormais ouvert le débat des deux côtés de l'Atlantique, sur les pages du New York Times et dans les blogs économiques. « S'est déclenchée – répond depuis Oxford David Stuckler – une bataille idéologique, mais nous ne voulions pas nous insérer dans le débat politique. Nous voulions attirer l'attention sur la question des risques sociaux.

 

Et puis, notre attaque ne vise pas la shock therapy, puisque nous analysons seulement les privatisations, et non les politiques de libéralisation ou de stabilisation ». Et M. Sachs? Il conteste les chiffres. Il déclare, au Financial Times, que « là où il a été conseiller, comme en Pologne, il n'y a pas eu de hausse de la mortalité ».

 

Et le cas russe, où ont été « vendues 112 000 entreprises d'Etat » entre 1991 et 1994 contre 640 en Biélorussie, et où le taux de mortalité a augmenté quatre fois plus vite [qu'en Biélorussie]? La faute au mode d'alimentation russe (sic), déclare Sachs, mais plus encore à l'effondrement de l'empire, et « aux aides refusés par les occidentaux à Moscou », « de sorte qu'en 1994 j'ai démissionné de mon poste de conseiller du Kremlin ». Son vieil ennemi, le Prix Nobel Joseph Stiglitz, ne se prive pas de l'enfoncer. « Lancet a raison, la Pologne a été un exemple de politiques graduelles. Quant à la shock therapy, si on y regarde de plus près, cela a été un désastre. De la pure idéologie, qui a déformé de bonnes analyses économiques. ».


Il y a également un autre élément qui sort de l'enquête: Le lien chômage/mortalité en ex-URSS.

 

« Le pourquoi est évident: c'était les usines qui souvent garantissaient les soins médicaux », déclare Stuckler. Avec leurs fermetures en ex-URSS, c'est aussi le système de protection sociale qui s'est écroulé. Des chiffres impressionants de morts dûs à l'alcool, de suicides. « Alors que là où existaient de forts réseaux sociaux – comme en République Tchèque où 48% des personnes soient faisaient partie d'un syndicat soit allait à l'Église – l'impact a été quasi nul. »

 

Le sociologue Grigory Meseznikov, un des politiques les plus respectés d'Europe de l'Est, a répondu au téléphone au Corriere que « oui, sur les couches inférieures, l'impact a été fort. Mais ensuite, à côté des dégâts actuels, il faut juger des bénéfices et des conséquences positives à long terme. » A Ljubljana, le sociologue Vlado Miheljak, au contraire, rappelle que « parmi les raisons du succès slovène, à part la plus intégration à l'Ouest, il y avait surtout la lenteur. Alors, tout le monde nous critiquait parce que nous ne privatisations pas comme les hongrois, comme les tchèques. Alors que c'est sûrement ce qui nous a sauvé. »

 

Site de l'Ernesto: http://www.lernesto.it/

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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 10:50

De Oliver Zamora Oria, pour CubaDebate


Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


Ce 9 novembre, les vainqueurs de la Guerre Froide ont fêté le 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin, considéré comme le symbole d'un affrontement qui ne fut pas aussi froid que son nom le suggère. Il y a quelques jours l'ancien dirigeant soviétique, Mikhail Gorbatchev a écrit un article sur le sujet dans le quotidien espagnol El Pais dans lequel il affiché une certaine déception quant au cours pris par la politique internationale lors des deux dernières décennies:


Selon l'ancien dirigeant soviétique: « (…) ce que les politiques de ma génération espéraient sincèrement n'a pas eu lieu: un monde dans lequel, avec la fin de la guerre froide, l'humanité pourrait finalement oublier l'aberration de la course aux armements, des conflits régionaux et des querelles idéologiques stériles et entrer dans une sorte de siècle d'or de la sécurité collective, de l'usage rationnel des ressources, de la fin de la pauvreté et des inégalités et le rétablissement de rapports harmonieux avec la nature. »


Cela ressemble à une plaisanterie. Les mots de Gorbatchev ne peuvent pas être le fruit de la naïveté. Aucun des dirigeants politiques, qui comme lui ont été les acteurs de ce fameux effondrement, ne pouvait réellement croire que l'avenir serait celui d'un monde meilleur. Pour une simple raison: ce ne fut jamais, au grand jamais, le projet des Etats-Unis et du reste du monde capitaliste.


Un monde meilleur ne pouvait voir le jour comme fin d'un affrontement dans lequel le vainqueur humilie le vaincu, récupère le butin et impose ses règles. Et c'est ainsi qu'ils ont conçu le monde de l'après-guerre froide: celui des politiques néo-libérales, de l'unipolarité et de la satisfaction constante affichée devant les difficultés économiques et sociales de l'Europe de l'Est et des ex-républiques soviétiques après toutes ces années d'affrontement.


Ce fut le début d'une période de reconquête, au cours de laquelle l'impérialisme avait une vision tellement omnipotente et triomphaliste d'elle-même qu'il a produit des thèses aussi absurdes que celles de la fin de l'histoire. Le rêve d'un monde meilleur fut simplement le produit d'un travail de matraquage idéologique et de propagande, et il n'a pas fallu attendre 20 ans pour en avoir la confirmation.


La décennie des années 1990 s'est ouverte avec la Guerre du Golfe, les dépenses militaires ont grimpé, l'OTAN s'est érigé comme armée internationale au service des intérêts nord-américains. Le pillage du Tiers-Monde s'est intensifié par le biais des multi-nationales et des organismes financiers.


Elle a ouvert la voie à la tragédie que nous vivons depuis l'an 2000, avec une Maison Blanche néo-conservatrice qui s'est inventé des prétextes pour mener des guerres en Afghanistan et en Irak, qui a parrainé des coups d'Etat en Amérique Latine et a montré le plus profond mépris pour les règles du droit international. Il s'agit seulement ici de jeter un coup d'œil à l'histoire et nous verrions que le monde ne fut pas, ne serait-ce un seul instant, plus tranquille, harmonieux et sûr.


Il serait intéressant de demander à ceux qui se sont rassemblés ce 9 novembre à Berlin ce qu'ils peuvent bien fêter.


En tout cas, que cette occasion puisse servir à demander la chute de tous les murs de la période post-mur de Berlin. Avant tout celui qui se dresse face au sang et à la sueur des émigrants latinos à la frontière Sud des Etats-Unis, où chaque année plus de mexicains et de centre-américains meurent que ce qu'il y eut de victimes en 30 ans de mur de Berlin; ainsi que ce mur israélien qui fait de la Palestine la plus grande prison à l'air libre au monde.


Et que ne tombent pas seulement les murs physiques, mais aussi ceux économiques et politiques comme le blocus contre Cuba, qui n'est pas un vestige de la Guerre Froide mais plutôt la preuve qu'elle est toujours en vigueur.


Site de CubaDebate: http://www.cubadebate.cu/


Commentaire :

On peut rajouter dans le bilan de ces vingt ans de "victoire" du capitalisme : la mondialisation ultralibérale.

Sans opposition politique et économique, le système capitaliste s'est senti pousser des ailes, balayant les frontières, les normes sociales et environnementales pour accroître le butin économique aux mains des grandes multinationales.

Que fêter pour ces vingt ans de victoire du capitalisme quand le système victorieux a engendré tant de guerres, tant de chomage et de dégradation de l'environnement en si peu de temps ?

Le monde occidental va à la ruine, économique et sociale, entraînant avec lui le reste de la planète. Pas de quoi sabrer le champagne !

Le socialisme est à reconstruire, vite !

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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 09:43
Le sénat a adopté hier la proposition de loi de la majorité qui transforme La Poste en société anonyme, premier pas vers une privatisation de ce plus emblématique des services publiques.

183 sénateurs ont voté pour (UMP et Union centriste) tandis que 152 ont voté contre (PS, PCF, Verts, radicaux de gauche du RDSE).

Le vote des sénateurs de droite illustre la soumission complète des élus de la majorité aux ordres de leurs supérieurs.

Ces élus sont sensés défendre les intérêts de leurs administrés, particulièrement ceux du monde rural, particularité des sénateurs. Or, chacun sait que la transformation de La Poste en société anonyme va entrainer automatiquement une recherche de rentabilité incompatible avec les notions de service publique en milieu rural et d'aménagement du territoire.
Les français, notamment en zone rurale, l'ont bien compris : 2,3 millions d'entre eux ont voté en faveur du maintien du statut publique de La poste le 3 octobre dernier, malgré le silence complet des médias sur cette initiative et des moyens d'organisation improvisés ! De nombreux maires ruraux, de gauche comme de droite, ont participé à cette initiative, démontrant que cette bataille dépasse le simple cadre politicien.

La surdité de ces sénateurs de droite rejoint leur lâcheté sur la réforme territoriale et sur la suppression de la Taxe Professionnelle.

Alors qu'auprès des élus municipaux, nombre d'entre eux tiennent un discours ferme sur le maintien de la Taxe Professionnelle et sur la défense de la décentralisation, le langage devient soudain plus mielleux envers le gouvernement quand un cacique national est présent. C'est ce qui s'est passé samedi 7 novembre sur Evreux à l'occasion de l'assemblée des maires du département !

Avec 320 voix et plus de 19 % des voix aux élections sénatoriales de septembre 2008, Andrée Oger avait obtenu un résultat historique. Ceux qui avaient choisi sa candidature ne s'étaient pas trompés tout comme les 62,5 % d'électeurs qui ont  appuyé sa candidature au premier tour des élections cantonales de mars 2008.

A la place, les eurois ont trois sénateurs UMP incapables d'assumer le rôle que leur ont confié les élus locaux : défendre l'intérêt des collectivités locales et l'idéal républicain d'égalité des citoyens quel que soit l'endroit où l'on réside.

C'est le retour du parlement godillot ou du parlement croupion. Le chef parle, les troupes défilent.

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 09:53
Une tournée des murs restants à travers le monde.

Où l'on voit que certains murs sont moins médiatiques et mieux acceptés que d'autres...


Le Mur de 1080 km qui sépare le Mexique des Etats-Unis
Soit disant pour lutter contre l'immigration clandestine et le trafic de drogue, ce mur n'est que la rançon du pillage des ressources économiques et humaines des pays du sud par les pays du nord (USA en tête) depuis des centaines d'années. Peut-on empêcher des familles qui crèvent de faim de tenter leur chance "à l'ouest", au péril de leur vie ?
Quelle différence entre ces pauvres gens et les est-allemands qui cherchaient l'Eldorado en RFA ?

"Clôture de sécurité" en Palestine -  7 m de haut.
Mur illégal construit en Palestine par les israëliens pour protéger leurs annexions territoriales.
Où sont les Etats-Unis et l'Europe ?


Mur entre le Maroc et le Sahara Occidental
Le Maroc occupe illégalement le Sahara Occidental depuis 1976. Ancienne colonie espagnole, les sahraouis ont été envahis dès le départ des espagnols du pays. Après de nombreux massacres de civils (bombardements), des dizaines de milliers de sahraouis vivent dans des campements de réfugiés dans le sud algérien, en plein désert, et le Maroc continue une politique de colonisation et d'assimilation forcée des sahraouis restants.
Où sont les médias ? Où sont les occidentaux ?

Un des 88 murs de Belfast séparant catholiques et protestants
En pleine Europe, ce conflit traduit les résultats de la politique colonialiste anglaise en Irlande et le jeu de tension en faveur des protestants qui a prévalu durant des décennies.
Que dit l'Europe à propos du colonialisme déjà ?...

Mur entre les deux Corée
Issu d'un conflit international vieux de 50 ans, ce mur est la dernière survivance de la guerre froide avec le blocus US à Cuba.

La Frontière entre l'enclave espagnole de Melilla et le Maroc
Une clôture double de 6 mètres de haut jalonnée de miradors
Ce "mur" montre l'un des aspects de la "forteresse Europe" qui accepte les cadres des pays du Tiers-Monde, qui laisse ses entreprises piller les pays du sud mais qui refuse d'aider les populations du sud : le capitalisme n'est pas philanthrope !

Le Mur de l'argent
Le plus haut et le plus dur de tous !
Il traverse la planète entière et divise chaque pays, protégeant une minorité de très très riches vivant des revenus de la spéculation (boursicotages, placements,...) du reste de la population dont 1 milliards de personnes qui souffrent de la faim.

A quand des semaines entières dans les médias sur ces murs ?
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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 10:29
Pendant que les médias continuent de fantasmer sur la "mort du communisme" à l'occasion des vingt ans de la chute du Mur de Berlin, les communistes français continuent de travailler à une offre politique pour sortir le monde de l'ornière capitaliste.

Que n'entend t-on les médias et journalistes politiques railler les partis de gauche qui se déchirent ?

Il est amusant de voir ces personnes, si promptes à dénoncer le monolithisme des pays de l'est, dénoncer de manière paradoxale les débats démocratiques au sein de la gauche. Il est vrai qu'ils sont peu habitués à débattre au sein de leur parti, l'UMP, et que la démocratie se résume dans leur esprit à l'idée de libre circulation des capitaux.

N'en déplaisent aux médias nationaux, le PCF est une organisation démocratique !

Lors du Comité National du 24 et 25 octobre dernier, les représentants des communistes (élus lors du dernier congrès en décembre 2008) ont rédigé une offre politique nationale à destination des communistes et des citoyens de gauche, organisés ou non. Cette offre reprend l'idée de Front de Gauche défendue pendant la campagne des européennes. Cette offre a été adoptée par 123 voix contre 22 et 9 abstentions.

Réunis en assemblées de sections locales, les communistes de Haute-Normandie ont débattu de la situation politique et de cette offre ces dernières semaines. Des délégués de sections ont été désignés lors de ces assemblées.

Et, c'est samedi 7 novembre, de 9 h à 16 h 30, que s'est tenue la Conférence régionale du PCF. Les délégués hauts-normands se sont retrouvés au Petit Quevilly pour discuter de l'offre régionale qui sera soumise au vote des communistes de la Région.
Marie-Georges Buffet nous a fait le plaisir de sa présence.
Après plusieurs heures de discussions et des amendements d'une première offre, les délégués hauts normands se sont mis d'accord sur une offre qui décline l'offre nationale autour d'un Front de Gauche clairement identifié.
Cette proposition a été votée par 71 voix contre 1 et 8 abstentions.

Démocratie oblige, les communistes auront un bulletin qui reprendra deux autres hypothèses non retenues : une liste d'union avec le PS au premier tour ou une liste PCF. La consultation des communistes aura lieu entre le 19 et le 21 novembre.

Ce week-end, c'est le NPA qui réunit son assemblée pour discuter de son positionnement. Après des semaines de refus d'une alliance avec le Front de Gauche (refus d'intégrer les exécutifs régionaux avec le PS), le parti d'Olivier Besancenot semble avoir assoupli ses positions.

Evolution du NPA, vote des communistes, la présence d'un Front de Gauche aux élections régionales se précise. Une dynamique à gauche a été lancée l'an dernier par le PCF. Elle constitue la seule alternative à un capitalisme mortifère et à une sociale-démocratie essoufflée.

Marie-Georges Buffet en compagnie de Christian Jutel et Céline Brulin, secrétaires départementaux du PCF 27 et 76.

Les travaux des délégués à la Conférence Régionale du 7 novembre
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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 14:08
Le dernier président du Conseil d’Etat de la République démocratique allemande (RDA) évoque la chute du mur, le rôle de Gorbatchev, ses relations avec Kohl, ses propres erreurs, le socialisme.


Egon Krenz vit avec sa famille près de Rostock. Notre rendez-vous a eu lieu à Berlin dans un endroit discret. Il doit prendre des précautions n’étant pas à l’abri d’une provocation. La presse de droite allemande le salit, l’insulte. Or, il n’a jamais commis le moindre crime et a tout fait pour que les événements de 1989 puissent se dérouler sans la moindre violence. Egon Krenz est un homme chaleureux, courageux, fidèle à ses engagements. L’autre jour à Berlin, il est descendu de sa voiture. En face, dans l’immeuble en construction, trois maçons l’ont reconnu. « Egon, droit toujours », lui ont-ils lancé. Ses yeux ont brillé un instant. Et nous avons parlé…
José Fort.


JF. Vous avez été emprisonné pendant plusieurs années. Comment allez-vous ?

 

EK. J’ai la chance d’avoir une famille intacte et des amis fidèles. Les vrais, ceux qui gardent la tête haute. J’ai l’espoir que mes petits enfants réussiront ce nous avons tenté de construire. En 1989, ce n’est pas l’idée socialiste qui a été enterrée mais plutôt un certain modèle de socialisme. Je suis optimiste. Je ne crois pas que le capitalisme soit le dernier mot de l’histoire. Vous n’avez pas devant vous un personnage écroulé dans un petit coin d’Allemagne mais un homme debout.


JF. D’autres se sont écroulés ?

EK. Oui, malheureusement. La dureté de notre défaite et le triomphe de l’anticommunisme ont eu des retombées redoutables. Certains se sont retirés. D’autres ont déserté.


JF. Qui par exemple ?

EK…….

(Il me regarde fixement. Son regard lumineux soudain s’assombrit. Il garde le silence)


JF. Des membres du Bureau politique du parti socialiste unifié (SED), par exemple ?

EK. Notamment. Pour revenir à votre première question, ces années de prison ont été surtout dures pour ma famille car les attaques visaient mon honneur personnel. Je savais qu’on ne m’offrirait pas des fleurs. Pour une raison simple : dès son élaboration, la loi fondamentale de la RFA stipulait que les territoires allemands situés hors RFA devaient être récupérés, tous ceux y exerçant une fonction responsable étant considérés comme des criminels, des malfaiteurs. Je savais cela depuis longtemps. J’étais prêt à subir la prison. Mais je refusais et refuse toujours les accusations qui ont été portées contre moi. L’histoire me libérera. Mon sort personnel importe peu. En revanche, le calvaire vécu par de nombreux citoyens de la RDA relève de l’inadmissible. Je pense à tous ceux qui ont perdu leur travail alors qu’il n’y avait pas de chômage en RDA. Je pense aux intellectuels de la RDA décapités. Je pense à tous ceux qui ont été marginalisés. Un exemple parmi tant d’autres, celui de l’hôpital de la Charité à Berlin : la plupart des médecins, des spécialistes reconnus mondialement, ont été licenciés. La division de l’Allemagne n’était pas chose naturelle. Elle était contraire à notre histoire. Mais avez-vous remarqué que les dirigeants de la RFA ont tout mis en œuvre pour éviter la prison aux nazis. Moi, j’ai scrupuleusement respecté les lois de la RDA. Je n’ai commis aucun crime.


JF. Comment avez-vous vécu les derniers jours de la RDA ?

EK. Je ne suis pas de la génération de ceux qui venaient des camps de concentration, de la guerre, de la Résistance, de Moscou. Au bureau politique du SED, j’étais le plus jeune. Je suis un enfant de la RDA. Tous les autres avaient survécu au nazisme. J’ai exercé de nombreuses fonctions : de représentant des élèves dans mon collège jusqu’à la présidence du Conseil d’Etat. Avec la disparition de la RDA, c’est une bonne partie de ma vie que j’ai enterrée.


JF. Aviez-vous passé des accords avec le chancelier Kohl ?

EK. Nous avions décidé d’ouvrir plusieurs points de passage. La date avait été fixée par mon gouvernement au 10 novembre 1989. Or, la veille, un membre du bureau politique, Schabowski, a annoncé publiquement non pas l’ouverture de passages mais la « destruction du mur ». Nous nous étions mis d’accord avec Kohl pour l’ouverture en « douceur » des frontières. Il ne s’agissait pas à ce moment là de la fin de la RDA, de la fin du pacte de Varsovie et de Berlin comme territoire au statut particulier. Il s’agissait d’ouvrir les frontières.


JF. Avez-vous pensé, un moment, faire utilisation de la force ?

EK. Je peux jurer que nous n’avons jamais envisagé une telle décision. Je savais qu’un seul mort aurait eu des conséquences tragiques. L’utilisation de la force, et nous en avions les moyens, aurait conduit à la catastrophe. Nous avons refusé de tirer sur le peuple.


JF. Dans un de vos ouvrages vous vous élevez contre la réécriture de l’histoire.

EK. Tant de choses ont été écrites… Il faut en revenir à l’essentiel : sans Hitler, le nazisme, la Seconde guerre mondiale et la réforme monétaire de 1948, l’histoire de l’Allemagne aurait pu s’écrire autrement. Le malheur du peuple allemand, c’est le fascisme.


JF. Pensez-vous à vos propres responsabilités ?

(Il observe un instant de silence puis s’approche de la table. Visiblement, il est ému)

EK. J’y pense constamment. Je pense au fossé entre la direction et la base, au déficit de confiance entre le parti et la population. Le manque de démocratie, de débat, la différence entre la réalité et la propagande. Les plus anciens refusaient le débat direct. Une terrible erreur. Il fallait combattre l’adversaire sur le plan des idées. Il fallait accepter la confrontation idéologique. Nous ne l’avons pas fait. Nous rencontrions de gros problèmes économiques et faisions comme si tout allait bien. Pour les citoyens de la RDA, les acquis sociaux étaient chose normale. Il fallait dire la vérité, montrer les difficultés, parler franchement. Nous n’avons pas su ou pas voulu ouvrir la société.


JF. Vous n’évoquez pas l’environnement international, la guerre froide, le rôle de l’Union soviétique et de Gortbachev.

EK. J’y viens. Je l’avoue, j’ai été naïf. J’avais une grande confiance en Gorbatchev, une grande confiance dans la perestroïka comme tentative de renouvellement du socialisme. J’ai rencontré Gorbatchev le 1er novembre 1989 à Moscou. Quatre heures d’entretien. Je lui ai dit : « Que comptez vous faire de votre enfant » ? Il me regarde étonné et me répond : « Votre enfant ? Qu’entendez-vous par là »? J’ai poursuivi : « Que comptez-vous faire de la RDA ? » Il m’a dit : «Egon, l’unification n’est pas à l’ordre du jour ». Et il a ajouté : « Tu dois te méfier de Kohl ». Au même moment, Gorbatchev envoyait plusieurs émissaires à Bonn. Gorbatchev a joué un double jeu. Il nous a poignardés dans le dos.


JF. Egon Krenz, le Gorbatchev allemand, disait-on à l’époque.

EK. En 1989, je l’aurais accepté comme un compliment car l’interprétant comme reconnaissant mon action visant à améliorer, à moderniser, à démocratiser le socialisme. Pas à l’abattre. Aujourd’hui, si certains me collaient cette étiquette j’aurais honte.


JF. Vos relations avec Helmut Kohl ?

EK. Le premier entretien date des obsèques de Konstantin Tchernenko (1) à Moscou. J’accompagnais Erich Honecker et Kohl avait demandé à nous rencontrer. Les Soviétiques étaient opposés à cette rencontre et me l’ont fait savoir avec insistance. Erich Honecker s’est aligné. Mais comme le rendez-vous était déjà pris à notre résidence, Erich m’a dit en consultant sa montre : « Dis à Kohl que nous ne pouvons pas à l’heure indiquée. Tu prétexteras un entretien avec Gorbatchev à la même heure. Or, Erich Honecker n’avait pas mis sa montre à l’heure de Moscou. Nous avons vu arriver Kohl. Il s’est installé et nous a dit : « Enfin, une rencontre en famille ». Nous avons longuement parlé puis nous avons rédigé un court texte mettant l’accent sur le respect des frontières. Mon dernier contact a eu lieu le 11 novembre 1989. Kohl m’a téléphoné, a évoqué l’ouverture pacifique des frontières et m’a remercié.


JF. Vingt après la fin de la RDA, le socialisme selon vous est-il mort ?

EK. L’idée socialiste, les valeurs socialistes vivent et vivront. Je reste persuadé que l’avenir sera le socialisme ou la barbarie. Le système ancien est définitivement mort. Je considère que j’ai failli. A d’autres de construire le socialisme moderne et démocratique. Un nouveau socialisme.

Entretien réalisé par José Fort

Reportage photographique Philippe Guistinati


  1. Chef d’Etat soviétique décédé le 10 mars 1985

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 09:51
Il ne se passe pas un jour sans qu'une querelle nouvelle ne déchire la droite ! La dernière en date concerne le montant de l'emprunt national que propose Sarkozy pour "relancer l'économie".

Vingt ou quarante milliards d'euros ? Le débat sur le montant de l'emprunt proposé par Sarkozy occupe les débats au gouvernement et au sein de la droite. Soixante-trois députés UMP ont même signé un appel en faveur d’un emprunt situé dans une fourchette entre cinquante et cent milliards !

Mais, si cet argent doit servir à relancer l'économie, deux questions me viennent à l'esprit : comment va être utilisé l'argent de cet emprunt ? Et à quoi donc ont servi les 200 milliards d'euros d'argent publique dépensés par l'Etat l'an dernier ?

D'ailleurs, le ministre du Budget, Éric Woerth, fait valoir que le débat ne doit pas porter sur « le montant de l’emprunt, il doit d’abord porter sur ce à quoi va servir l’emprunt. » Et oui ! Mais là, mystère !

Et comme le dit Christine Lagarde : « un emprunt trop gros (qui) détériorerait les finances de la France en alourdissant trop les dettes de l’État ».

C'est que, sous Sarkozy (ex-ministre du budget et des finances, ne l'oublions pas !), la dette de l'Etat à exploser passant de moins de 3 % du PIB à 8,3 % ! Et cet emprunt alourdira, de toute façon, la facture !

Qui paiera ? Va t-on nous dire dans deux ou troins ans, après les présidentielles par exemple, que l'Etat doit à nouveau se serrer la ceinture ? Ce qui signifierait la destruction de milliers d'emplois de fonctionnaires, la fermeture d'écoles, de services publiques de proximité et la réduction des services de l'Etat auprès de la population.

La deuxième question est bien de savoir à quoi va servir cet argent ?

Le gouvernement a beau jeu de préciser qu'il servira à "relancer l'économie". Comment ?

La droite veut lancer un emprunt pour 30 ou 40 milliards d'euros quand elle a été capable de débloquer 200 milliards d'euros en quelques mois fin 2008 pour les banques et 6 milliards supplémentaires pour l'industrie automobile sans emprunt national. Et tout ça, sans engagement ni des banques, ni de l'industrie automobile, d'agir en faveur de notre économie et de l'emploi. On sait ce que cela donne pour les crédits à la consommation ou les prêts aux PME.

Supprimer le bouclier fiscal et modifier l'assise de la Taxe professionnelle : 30 milliards d'euros de recettes fiscales

Pour financer un plan de relance, il y aurait une autre solution, simple et gratuite pour les finances de l'Etat : supprimer le bouclier fiscal.

Ce seraient 15 milliards d'euros par an qui reviendraient dans les poches de l'Etat. De quoi lancer quelques grands projets.

Une autre proposition des communistes serait de mofifier l'assise de la Taxe Professionnelle que veut supprimer la droite. En taxant les biens immatériels et financiers à hauteur de 0,5 %, ce seraient entre 15 et 18 milliards d'euros supplémentaires qui iraient dans les caisses des collectivités territoriales. Cette taxe ne toucheraient pas les entreprises à forte main d'oeuvre et apporterait de l'argent à des collectivités qui représentent 75 % de l'investissement publique sur les territoires.

De l'argent qui serait utilisé à coup sûr pour le bien des populations, au plus près des besoins et qui dynamiserait l'emploi local.

Ce débat qur le montant de l'emprunt national montre la fébrilité de plus en plus évidente de la droite, incapable de répondre aux attentes de la population en termes d'emplois et d'économie.
Au delà des divisions de la droite, la vraie question est bien celle du financement de l'Etat, de plus en plus basé sur les seules revenus des salariés et au bénéfice d'une minorité d'actionnaires et de spéculateurs.
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