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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 08:34

Article d'AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Les forces réactionnaires de Lettonie viennent de subir deux importants revers électoraux coup sur coup. C’est une très bonne nouvelle pour tous les démocrates.

A la tête de la Lettonie depuis l’effondrement de l’Union soviétique 1991,  soutenues à bout de bras par les USA et l’UE, elles se maintiennent au pouvoir  notamment grâce à l’exclusion de la vie politique, de la citoyenneté, d’un quart de la population, de langue russe.

Comme la xénophobie,  l’anticommunisme a été érigé en loi, le parti communiste interdit, ses dirigeants même incarcérés. Les fascistes lettons ont été en revanche réhabilités et célébrés. Dans le même temps, sur le plan économique, la grande braderie du pays aux impérialistes occidentaux a amené dépendance, chômage, émigration de masse, misère. Officiellement, au premier semestre 2009, l’économie est en décroissance de 22% !

Les élections européennes du 7 juin 2009, avec une participation en hausse, contrairement à la plupart des pays, ont vu la percée de la coalition progressiste, le « Centre de l’Harmonie ». Dans une meilleure traduction, le « Centre de la Concorde »  rassemble des formations politiques de gauche qui refusent la séparation des citoyens de langue lettone et de langue russe (40%). Avec 19,57%, il est arrivé deuxième et obtient deux élus sur huit au Parlement européen.

Mieux encore, aux élections municipales, il arrive en tête dans la capitale Riga (700.000 habitants sur 2.300.000) avec 34% et gagne la mairie dans le cadre d’une coalition plus large.

Enfin, événement riche de signification, parmi les deux élus se trouve Alfred Rubiks, ancien premier secrétaire du Parti communiste de Lettonie, ancien membre du Politburo du Parti communiste de l’Union soviétique, qui s’était élevé contre la dissolution de l’URSS et la sécession de la Lettonie et fut emprisonné 6 ans dans de dures conditions dans les années 90 après un procès inique. Il est aujourd’hui à la tête du Parti socialiste de Lettonie où militent les communistes depuis l’interdiction du PCL. Il siège maintenant dans le groupe GUE-NGL au Parlement européen aux côtés des députés communistes français.

Alfred Rubiks est à la fois un acteur et un symbole, qui bénéficie d’une très grande popularité, de la résistance au démantèlement de l’URSS, à la restauration capitaliste dans sa république, de la résistance à la politique de casse des acquis sociaux et démocratiques, même les plus élémentaires.


A partir de plusieurs de ses écrits et d’articles de la presse internationale, nous revenons sur les étapes de son combat depuis 1991.

1991: la lutte pour le maintien de l'Union Soviétique

En 1991, Rubiks est alors secrétaire-général du Parti Communiste Letton et maire de Riga, tout juste élu au Politburo du PCUS. Le doute plane alors sur les ambitions de Gorbatchev – qui reste volontairement évasif dans ses discours et jusque dans ses entretiens privés avec Rubiks et les autres dirigeants communistes – et sur l'avenir de l'URSS.

Pourtant, le référendum sur le maintien de l'Etat fédéral soviétique organisé en mars 1991, dont Rubiks a été l’un des promoteurs, avait débouché sur un oui massif (76%), dans les 9 républiques où il est organisé.

Mais, en Lettonie, la situation de chaotique était devenue anarchique. Les nationalistes gagnaient du terrain grâce aux atermoiements et abandons de Gobatchev. Ils avaient déjà émis une déclaration d'indépendance, tout à fait anticonstitutionnelle. Depuis la fin de l'année 1990, ils commençaient à mettre sur pied des milices dont ils se servaient pour traquer les dirigeants communistes et plus largement pour terroriser la population hostile à leurs plans, en visant en particulier les russophones. Ils parvinrent à empêcher la tenue du référendum.

Sûr d'être dans bon droit et déterminé à lutter jusqu'au bout pour les intérêts du peuple letton et des peuples soviétiques, Rubiks reste à Riga, tente d’organiser le référendum.

Au mépris de toute légalité, faisant fi de son immunité parlementaire lettone et diplomatique soviétique, les nationalistes l'arrêtent au siège du Comité central pour « haute trahison ».

Un procès qui se retourne contre ses accusateurs

 

S'apercevant rapidement de l'absurdité de l'accusation et surtout du fait qu'elle pourrait se retourner contre eux, les nationalistes changent à trois reprises de chef d'accusation. Confrontés à la défense résolue de l'accusé, à sa capacité à utiliser le procès public pour le retourner contre les accusateurs, et à sa popularité croissante, renforcée par une grève de la faim entamée durant le procès, les nationalistes font condamner finalement – après 2 ans de procès – Rubiks à 8 ans de prison pour « tentative de coup d'Etat ». Soit dit en passant, ce chef d'accusation est considéré comme totalement illégal sur le plan des conventions européennes et internationales concernant les droits civils et politiques, puisqu'il renvoie à une loi constitutionnelle qui n'existait pas au moment des faits et qui ne peut pas donc avoir une valeur rétrospective.

 

Un symbole de résistance qui inspire la crainte aux dirigeants anti-communistes

 

Rubiks passa finalement près de 6 ans en prison dans des conditions de détention indignes. Par sa fermeté politique, son abnégation en prison, il tend à devenir un héros pour la « minorité » russophone persécutée, pour tous les progressistes lettons humiliés, pour une part croissante de la population confrontée à la dégradation continuelle de ses conditions de vie. En 1996, Rubiks – encore prisonnier politique – se présente symboliquement aux élections présidentielles lettones [le Président letton est élu par le Parlement]. Bien que n'ayant aucune chance d'être élu par les parlementaires anti-communistes lettons, la popularité grandissante de Rubiks dans l'opinion pousse les dirigeants lettons à trouver une solution de compromis: Rubiks est libéré l'année suivante pour « bonne conduite » mais il lui est interdit de se présenter à toute élection nationale [il n’a le droit de se présenter qu’aux européennes].

 

Le démantèlement de l'économie, désastre social: de quelle « indépendance » parle-t-on ?

Depuis son « indépendance », la Lettonie est précipitée dans la régression économique. Soi-disant « libre », la Lettonie est désormais asservie aux intérêts du capital ouest-européen, à l’UE et à l’OTAN.

La production agricole est tombée à un niveau tellement bas qu'elle n'est même plus comptabilisée comme une catégorie autonome dans les indicateurs économiques du pays. La production industrielle actuelle représente 50% de celle de 1990.

Le capital ouest-européen a confiné l'Etat balte à deux secteurs dans la division du travail internationale: celui de plate-forme financière pour capitaux en manque d'un système bancaire déréglementé et celui de fournisseur de main d'œuvre. Les Lettons ont perdu le droit de vivre et travailler au pays ! Depuis 1992, la population a diminué de 15%. 82% des jeunes travailleurs déclarent vouloir quitter le pays.

Les illusions sur l'indépendance et la souveraineté lettone ont vite été dissipées: à titre d'exemple 30% des terres lettones appartiennent déjà à des étrangers. Les nationalistes espéraient faire de la Lettonie une « puissance » dans le secteur bancaire, avec des banques nationales fortes. Mirage : toutes les banques lettones ont désormais été rachetées par des banques scandinaves. Si le démantèlement de l'économie lettone a pu représenter une blessure à la fierté nationale, elle a eu également des conséquences bien plus dramatiques sur les conditions de vie du peuple letton plongeant la majorité dans la pauvreté et la lutte pour la survie. Une situation qui touche les salariés confrontés à la baisse continue de leur salaire réel, les jeunes que les bas salaires et le chômage poussent à émigrer en masse et, de manière dramatique, les retraités qui représentent un quart de la population et dont 94% vit sous le seuil de pauvreté.

 

Les travailleurs commencent à s'organiser et les communistes gagnent en crédibilité

La situation socio-économique est telle que, phénomène assez nouveau en Lettonie, les salariés et les retraités luttent et s'organisent désormais pour revendiquer la hausse des salaires et des retraites. Cette situation d'ensemble explique également le succès du Parti Socialiste Letton (PSL). Ce dernier est l'hériter du Parti Communiste Letton, interdit depuis 1991.

La situation des communistes lettons est d'autant plus difficile qu'ils doivent s'organiser dans un climat d'anticommunisme virulent. Le Parti Communiste est interdit, mais toute propagande pour des idées communistes et marxistes est également interdite, et tout membre du PC letton avant 1991 n’a pas le droit de se présenter à une élection nationale.

Dans un tel climat de terreur, le fait que le PSL ait 4 députés au Parlement, obtienne 8% des voix lors des dernières élections législatives et parvienne à sortir de son isolement par sa collaboration avec les forces progressistes réunies dans la coalition du « Centre de l'Harmonie » prouve l'enracinement des idées communistes dans le pays.

 

Rubiks, fidèle à ses convictions, à Riga comme à Strasbourg

 

Alfred Rubiks – dont le fils est par ailleurs député au Parlement letton – ne pouvant se présenter à une élection nationale, a ainsi pu mesurer le niveau de sa popularité aux élections européennes. Placé tête de liste par la coalition, ce qu’il représente est pour beaucoup dans l'excellent score obtenu qui a permis l'élection d'un deuxième député de la coalition. Fidèle à ses convictions, Rubiks a adhéré – dès son élection – au groupe confédéral de la Gauche Unitaire Européenne, à laquelle appartiennent les forces communistes et progressistes européennes. Tout comme il s'est battu en URSS et en Lettonie pour les intérêts du peuple letton, nous pouvons être confiants sur sa détermination à se battre pour les intérêts de son peuple et des autres peuples européens à Bruxelles.

 

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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 09:59

Communiqué du Parti Communiste Français

Le gouvernement s'apprête-t-il à augmenter massivement les impôts ?

Le gouvernement s'apprête-t-il à augmenter massivement les impôts sur les salariés, chômeurs et retraités à l'occasion du projet de loi de finances pour 2010, tout en continuant de privatiser et de s'acharner à rationner les dépenses pour les services publics ?

Déjà a été annoncée la création d'un nouvel impôt, la taxe carbone, qui frapperait aveuglément la dépense des familles pour financer de nouveaux allègements de cotisations sociales patronales.

De même se profile la perspective d'un accroissement des prélèvements sur le ménages pour compenser la suppression de la part « investissement matériel » de la taxe professionnelle, principal impôt local incitant les entreprises à ne pas gâcher leur capital.

Et voilà que, désormais, on parle de réduire fortement les « niches fiscales » constituées d'exonérations, d'abattements et de réductions d' impôts divers.

Certes, on y trouve des cadeaux coûteux accordés aux détenteurs de gros capitaux comme, par exemple, les « investissements »dans les DOM-TOM ou pour les travaux réalisés par des contribuables fortunés en vue de la rénovation d'immeubles classés en secteur sauvegardé ou, encore, pour les contribuables à l'impôt sur les fortunes qui « investissent » dans des PME. Mais il y a aussi des mesures comme l'abattement en faveur de personnes âgées ou invalides de condition modeste, les « demi-parts supplémentaires » accordées au invalides ou aux veufs ayant un enfant à charge, ou encore la prime pour l'emploi , sans parler des exonérations d'intérêts des livrets « A » de caisses d'épargne ou d'épargne logement ou de livret d'épargne populaire ou de CODEVI...

Le PCF s'oppose à un traitement uniforme de ces « dépenses fiscales ». Si des économies sont à rechercher en ce domaine elles devraient concerner le « bouclier fiscal » qu'il faut abroger, la défiscalisation massive de revenus financiers et immobiliers du capital qu'il faut mettre en cause, les réduction et abattements de l' impôt sur les fortunes, les multiples avantages accordées aux grands groupes (régime du bénéfice mondial et du bénéfice consolidé, traitement des amortissements...) et les exonérations de cotisations sociales patronales dont le coût annuel pour l'État est de prés de 30 milliards d'euros.

Le gouvernement a engagé de très couteux plans pour les banques et les grandes entreprises (prés de 460 milliards d'euros) sans du tout leur imposer de contreparties fermes et contrôlable en termes d'emploi, de formation, de masse salariale. Les plans de licenciements se multiplient, les bonus prolifèrent de même que les promesses de dividendes. Cela creuse les déficits et la dette publics. Pour tenter de boucher les trous, sous injonction de la BCE et de la Commission européenne, le gouvernement entend faire payer la note aux travailleurs.

C'est inacceptable, d'autant plus que ce serait la meilleur façon de prolonger la récession et de mettre la France dans l'incapacité de contribuer à une nouvelle croissance mondiale qui, pour être durable, doit être riche en emplois, en qualifications avec des investissements respectueux de l' environnement.

Marie George BUFFET
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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 09:46
Youpi ! Hourra ! Champagne et Caviar ! La crise est finie !...

Un chiffre surprise est sorti hier, celui de la croissance pour le second semestre 2009 en France ! Et cette croissance est positive : + 0,3 %.
Il n'en fallait pas plus à Christine Lagarde, au gouvernement et à leurs médias pour annoncer la fin de la crise. Que cette hausse soit due essentiellement à des effets temporaires comme la prime à la casse, une baisse des taux du crédit ou un rebond de la consommation ne rentre pas dans le raisonnement gouvernemental. L'important c'est de s'accrocher à la bouée miraculeuse qui vient de tomber.
Et si tous les spécialistes mettent des bémols sur cet enthousiasme, médias et gouvernement n'en font pas état. D'un point de vue économique, le marasme est toujours aussi important ailleurs en Europe (GB, Italie, Espagne,...) et aux Etats-Unis, signe que la crise mondiale est loin d'être finie. Que le principal moteur de la croissance en France reste la consommation des salariés, mieux protégés en France par les différents filets sociaux (Sécu, Chômage, retraite par répartition, RSA,...), n'est pas non plus expliqué. Que ce moteur s'essouffle avec la hausse du chômage et de la précarité n'est pas dit non plus.

La croissance en petite hausse temporaire ; le chômage en forte hausse permanente

Car côté emploi, les chiffres, eux, restent définitivement catastrophiques.

D’après les projections de l’Organisation internationale du travail (OIT), le nombre de privés d’emploi dans le monde devrait augmenter de 39 millions à 59 millions entre 2007 et fin 2009, ce qui porterait leur nombre entre 210 millions et 240 millions pour 3,3 milliards d’actifs recensés.
En France, selon l’INSEE, « l’emploi se replierait, au total, de plus de 590 000 postes en 2009, après une baisse de plus de 90 000 postes en 2008 ».

Autant dire que de nombreuses familles vont connaître de graves difficultés économiques. Avec elles, les comptes sociaux et...la consommation des ménages.

Ce qu'on ne nous dit pas dans les médias, c'est que la bourse, elle, connaît une croissance positive depuis le début de l'année de 9 % ! En clair, le porte-feuille moyen des 40 actions composant le CAC 40 a gagné 9 % de valeur depuis le début de l'année. C'est sûr qu'avec une inflation à 1 % et un livret A à 1,25 %, c'est déjà la fin de la crise pour les boursicoteurs !

En clair, pour 95 % des citoyens de ce pays, salariés, agriculteurs ou commerçants, la crise continue et entraîne pertes d'emplois et baisses des revenus.

Pour le gouvernement, comme à l'accoutumée dans ce genre de cas, c'est la démagogie qui règne et d'une hirondelle on fait le printemps (revoir :  La crise est finie ! )

Et pour quelques milliers de nantis, les affaires reprennent. Vive la droite !
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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 09:20

Les autorités de santé des pays membres de l’Alternative bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA) ont approuvé vendredi à La Paz, le registre de santé unique permettant l’accès universel aux principaux médicaments

ALBA : un accès universel à la santé / C'est pas l'Union Européenne qui ferait ça !
Des médecins des neufs pays membres de l’ALBA (Bolivie, Cuba, Dominique, Équateur, Honduras, Nicaragua, Saint-Vincent et Grenadines, Venezuela) se sont réunis pendant trois jours afin d’élaborer des politiques de santé et de créer le registre de santé unique, dont l’objectif est d’éviter que les médicaments soient soumis à des logiques de profit. Cette décision répond à la nécessité des populations de pouvoir accéder aux médicaments.

Le cubain Rafael Pérez, directeur du projet ALBAMED a déclaré, « nous sommes parvenus à un accord sur le registre de santé unique de l’ALBA, ce qui va nous permettre de distribuer des médicaments à nos peuples ».

Selon Pérez, le projet doit doter les pays en voie de développement de médicaments sûrs, efficaces et de qualité, à un coût accessible afin de garantir la réussite des programmes de santé et de faire reculer les maladies et les pathologies qui maintiennent des taux de mortalité élevés dans la population. « Aujourd’hui, les médicaments se vendent à des prix élevés et les gens n’ont pas d’autre choix que de les acheter pour sauver leur vie et celle de leur famille », a-t-il précisé.

En ce sens, l’élaboration d’une liste de médicaments essentiels qui seront utilisés dans tous les pays de l’ALBA constitue une autre avancée. « Il s’agit d’une liste de médicaments essentiels aux pays de l’ALBA et qui seront pris en charge par l’agence qui importera, distribuera et commercialisera ces médicaments. Ces mesures devraient donner des résultats significatifs »
Pérez a signalé que le registre de santé unique et la liste de médicaments essentiels « seront soumis à considération des chefs d’État lors du prochain sommet de l’ALBA, pour approbation ».

Pour sa part, le ministre de la Santé bolivien Ramiro Tapia, hôte de l’événement, a insisté sur les avancées obtenues lors de la deuxième Rencontre de Coordination et de la première Réunion Technique du Centre de Régulation des Médicaments. « Ces décisions permettront à l’ensemble de la population d’accéder aux médicaments. L’accès à la santé ne peut pas être réservé à une minorité, c’est un droit pour tous ; nous ne pouvons pas accepter qu’à cause des patentes et des brevets sur les médicaments, seuls quelques privilégiés aient les moyens de se les payer et de se soigner. Le temps est venu de changer l’histoire ».

Source ABI via Nicolas Maury (http://www.editoweb.eu/nicolas_maury/)

Commentaire :

Au moment où nos gouvernants, en France et en Europe, détruisent méthodiquement les systèmes de santé publics, l'Amérique latine se dote d'un système de régulation des coûts de la santé.

Comme quoi, tout est question d'idéologie.

D'un côté, le modèle libéral européen supprime les systèmes de santé où, rappelons-le, les entreprises sont obligées de cotiser (comme les salariés) et offre le secteur de la santé au secteur privé (assurances, cliniques, liberté des tarifs des actes médicaux et des médicaments). De même, on ferme des services hospitaliers de proximité et rien n'est fait pour éviter la désertification médicale, problème majeur dans notre département. Au final, seuls ceux qui ont les moyens peuvent désormais accéder aux soins de qualité.

D'un autre côté, des pays à régime progressiste ou socialisant construisent lentement un système d'échange économique équilibré ("de chacun selon ses moyens...") où le secteur de la santé sort progressivement des griffes des financiers.
Rappelons que Cuba, sous embargo politique et économique depuis 50 ans, possède le système de santé le plus réputé d'Amérique latine et forme des médecins pour de nombreux pays du Tiers-Monde.

Solidaire
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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 12:07
La droite n'a donc peur de rien. Convaincue de l'incapacité des syndicats et du PS à s'opposer efficacement à sa politique ultralibérale, elle continue réforme après réforme de niveler par le bas le niveau de vie des français, au seul bénéfice des plus riches.

Après une réforme du travail du dimanche qui ne profitera qu'aux actionnaires des grandes enseignes, après l'annonce d'une nouvelle taxe en défaveur des classes populaires (la soit disant "taxe carbone"), voilà que le gouvernement parle d'une réforme des niches fiscales.
Si l'idée peut être effectivement intéressante, tout repose une nouvelle fois sur la réforme envisagée.

Avec 486 "niches fiscales" recensées, ce sont près de 78 milliards d'euros qui ont échappé ainsi au fisc en 2008 en toute légalité. Grace à ce système, ceux qui possèdent un énorme patrimoine peuvent fortement diminuer leur impôt sur le revenu en plaçant judicieusement leurs revenus : investissement dans les DOM-TOM ou les PME, investissement dans la pierre ou dans l'art, .... les solutions ne manquent pas et peuvent être combinées !
Si vous rajoutez à cela le bouclier fiscal (15 milliards d'euros par an, on le rappelle !), les foyers fiscaux les plus riches paient moins d'impôts en proportion que la plupart des salariés ! Certains même ne présentent qu'un revenu fiscal de moins de 4 000 € ! (Relire : Salariés : travaillez plus ! L'Etat doit rembourser les riches ! )

Alors oui ! Il faut une réforme fiscal !

Mais, parmi les rabotages aux niches fiscales annoncées, le gouvernement parle déjà de s'attaquer aux aides pour l'emploi d'une garde d'enfant ou pour l'emploi d'une aide à domicile pour un parent âgé. Sauf que ces aides sont nécessaires en absence de crèches ou de centres d'accueil pour personnes âgées en nombre suffisant et qu'elle constitue aussi un important vivier d'emploi pour de nombreuses personnes. S'attaquer à ces secteurs s'est mettre de nombreuses familles de classes moyennes dans des difficultés sans fin : comment faire garder son enfant ? Que faire d'un parent âgé lourdement handicapé ?...

On le voit, la réforme annoncée des "niches fiscales", sous un discours démagogique sur l'égalité entre citoyen, cache à nouveau une réforme qui s'attaquera financièrement aux foyers des classes moyennes.

Si le gouvernement veut réellement rééquilibrer les avantages fiscaux dans ce pays, il y a une solution très simple : annuler le bouclier fiscal qu'il a lui-même mis en place il y a deux ans !

Cela ramènerait 15 milliards d'euros dans les caisses de l'Etat. C'est pas mal non ?
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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 11:59
Agriculture. La France dispose de solides arguments pour refuser l’amende que la Commission européenne veut faire payer aux producteurs de fruits et légumes. Il suffit juste d’un peu de courage politique. Analyse.

Par Gérard Le Puill [1]

 

L’empressement mis par Bruno Le Maire pour promettre à la Commission européenne de faire payer aux paysans français tout ou partie des 500 millions d’euros qu’elle réclame est stupéfiant. En premier lieu, le ministre veut faire payer par les paysans des décisions gouvernementales étalées sur dix ans. En second lieu, il s’abstient de regarder de plus près les distorsions de concurrence permanentes engendrées par le mammouth enrobé de mauvaise graisse bureaucratique qu’est devenue la Commission. Car, s’il souhaite défendre les maraîchers et les arboriculteurs français, le ministre de l’Agriculture dispose d’une bonne batterie d’arguments. Quand les premiers versements aujourd’hui contestés ont commencé en 1992, les producteurs français de fruits et légumes étaient confrontés à la concurrence de deux pays (l’Espagne et l’Italie) qui venaient de dévaluer leur monnaie pour être plus performants à l’exportation.

 

Quand d’autres aides ponctuelles ont été versées plus tard à des coopératives de stockage ou pour financer des politiques de retraits de produits du marché, ce fut toujours dans des circonstances de crise aiguë et d’effondrement des cours. Ces aides ponctuelles ont servi à limiter le nombre des dépôts de bilan. Elles n’ont enrichi aucun paysan car tous perdaient de l’argent.

 

Quand des étés difficiles se sont succédé en France pour écouler la production fruitière et légumière nationale, ils résultaient presque toujours de politiques d’importations préventives pilotées par la grande distribution et ses centrales d’achat afin de créer dans l’Hexagone une offre artificiellement surabondante dans le seul but de faire baisser les cours à la production et d’augmenter les marges des distributeurs. À tel point qu’il a fallu, une année, recourir à un triple affichage des prix (producteurs, expéditeurs, distributeurs) dans les magasins pour pointer la lourde responsabilité des grandes surfaces dans le pillage du travail des paysans.

 

Mais la politique agricole européenne produit aussi des distorsions de concurrence. Durant de longues années, l’Espagne a bénéficié d’énormes sommes sous forme de fonds structurels européens dont beaucoup ont été utilisés en zones légumières et fruitières pour construire des serres, subventionner des systèmes d’irrigation et des outils logistiques performants de gestion et de transport. Leur cumul s’est traduit par d’importants gains de compétitivité en faveur des serres et des vergers espagnols. Ils sont depuis lors assimilables à des distorsions de concurrence en faveur de ce pays.

 

Depuis que la directive Bolkestein a été amendée et votée par une majorité de députés européens - dont ceux de la droite française et d’une majorité de sociaux-démocrates européens -, plusieurs pays membres de l’Union - dont l’Allemagne - améliorent leur compétitivité en fruits et légumes, en élevage porcin et dans l’industrie agroalimentaire en faisant travailler des salariés immigrés d’Europe centrale avec des contrats précaires aux conditions de rémunération du pays d’origine.

 

Pour peu qu’il en ait la volonté politique, le gouvernement français a donc les moyens de défendre ses agriculteurs face aux diktats de la Commission européenne et à l’incompétence notoire de sa commissaire en charge de l’Agriculture.

 

Depuis que Mariann Fischer Boel est commissaire à l’Agriculture, la main invisible des lobbies de l’agrobusiness transparaît plus que jamais à la lecture des directives et projets de réformes adoptés par la Commission et soumis au Parlement. Ce fut notamment le cas pour la réforme de l’Organisation commune du marché du vin adoptée en 2007. La même année, Pernod-Ricard, gros producteur de vins australiens, a, selon un article du Monde paru durant l’été 2008, dépensé 460 000 euros pour faire du lobbying auprès de la Commission. Cherchez le motif !

 

En 2009, le projet visant à faire du faux rosé et finalement retiré le 8 juin avait été proposé par le Comité européen des entreprises du vin (encore un lobby). La commissaire danoise l’a défendu bec et ongles avant de s’incliner faute de majorité.

 

Bruno Le Maire devrait méditer sur tous ces précédents !

 

Gérard Le Puill, dans "L'Humanité" du 10 août 2009

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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 20:24
On pensait l'époque de l'interventionnisme américain en Amérique latine révolue ? Le coup d'état au Honduras et les accords militaires en cours avec la Colombie semblent montrer un retour en arrière de la politique US.

Pour ceux qui croyaient, en Amérique centrale et du sud à une nouvelle ère avec l'arrivée d'Obama aux affaires, le réveil doit être pénible. Hormi quelques timides rapprochement avec Cuba, la politique nord américaine ne semblait pas vraiment  évoluer jusqu'au mois de juillet.

Coup d'Etat au Honduras : les USA impliqués ?

Premier épisode, le renversement du Président démocratiquement élu, Zélaya, par une alliance regroupant quelques politiques de droite, les militaires et une partie de l'Eglise.... comme au bon vieux temps des coups d'Etat en Amérique du Sud dans les années 70 ! (relire :  Honduras : il ne se passe rien, tout est tranquille ! )

Comment ne pas y voir la main des Etats-Unis alors que le président hondurien envisageait la fermeture rapide de la seule base militaire états-unienne dans son pays ? Comment imaginer que les Etats-Unis, farouches "défenseurs" auto-estampillés des droits de l'Homme et de la démocratie partout à travers le Monde laissent une dictature s'installer à leur porte et en présence de GI's ? D'ailleurs, le silence des responsables politiques et des médias des EU et de leurs alliés, France en tête, sur cette question traduit l'embarras de leurs dirigeants. On entend pourtant beaucoup parler de la "crise" au Xin-Jiang chinois ou de la réelection iranienne...

Des bases militaires US en Colombie

Deuxième épisode, l'annonce ces derniers jours par le président colombien Uribe de la future ouverture de sept bases militaires américaines en Colombie. "Pour lutter contre le terrorisme et les narcotrafiquants"...

L'annonce est loin d'être passée inaperçue. Tous les dirigeants sud-américains se sont clairement élevés contre cette annonce sauf le Pérou, seul allié inconditionnel des Etats-Unis en Amérique du sud avec...la Colombie. Ce pays est pourtant connu pour sa corruption, politique et policière et pour ses centaines d'assassinats politiques tous les ans : un exemple de démocratie à défendre !

Même les très modérés Lula au Brésil et Bachelet au Chili craignent pour la stabilité et la paix sur le continent !

En deux mois, deux événements semblent montrer le retour de l'ingérence américaine dans les affaires politiques des pays de son "arrière-cours". Contrebalancer le poids grandissant de l'alliance économique "bolivarienne" (ALBA) et réduire l'influence politique grandissante de l'alliance Vénézuela-Bolivie-Cuba semblent devenir des priorités pour la nouvelle administration américaine.

Encore une fois, la géométrie variable des Etats-Unis en matière de Droits de l'Homme cherche à s'appliquer. Au détriment du bien et du choix des populations locales et au risque de semer les germes d'un nouveau conflit régional. Il est vrai qu'après l'Irak et l'Afghanistan, et avant l'Iran, destabiliser des pays est devenu le "must" pour les défenseurs de la démocratie !
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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 10:08
Lors des différentes batailles menées par les communistes contre les traités européens (Maastricht, Traité Constitutionnel Européen, Traité de Lisbonne), l'un des aspects que nous soulevions était la perte de souveraineté des peuples qu'entraînaient ces traités.

La réalité nous a donné raison.

Avec l'Europe, le peuple français a perdu la faculté de produire sa propre monnaie (Le Franc), de décider de sa politique financière ("Indépendance" de la Banque Centrale Européenne), de ses politiques douanières et multilatérales (Libre circulation des marchandises et des capitaux).

Le comble est atteint avec la préhéminence de la législation européenne sur la législation française. Or, les lois votées au Parlement doivent être proposées par ou proposées avec l'accord des commissaires européens. Ce système législatif est loin d'être démocratique puisque les commissaires européens sont nommés par les gouvernements, sans consultation aucune des électeurs.
Imaginez qu'en France, le Président de la République soit nommé sans vote aucun par une commission de "personnalités compétentes" autodésignées. Cela ne vous ferait pas tiquer ?

Sur le fonds, l'introduction de dogmes libéraux dans la constitution européenne sclérose le système politique et économique européen. L'objectif est d'empêcher constitutionnellement toute alternative politique aux choix ultralibéraux qui président à la construction européenne depuis sa création ! Et comme les choix européens priment sur les choix nationaux...

Après la destruction des Etats européens, la destruction des peuples.

Avec la ratification du Traité de Lisbonne, les tenants du capitalisme débridé ont voulu faire un pas de plus dans la perte de souveraineté des Etats. Après le rejet du TCE par les peuples français et hollandais, ce sont les irlandais qui ont refusé sa version bis, le Traité de Lisbonne.

Qu'à cela ne tienne ! Les irlandais revoteront ! Jusqu'à ce qu'ils disent oui.

Et les français et les hollandais ? On ne leur a pas demandé leur avis cette fois-ci ! Nos politiques (UMP, MODEM, Nouveau Centre, Verts) n'allaient pas prendre de risque ! ...

La prochaine étape de cette "intégration européenne" forcée, c'est la disparition de tout ce qui fait l'identité des nations, des peuples.

Deux éléments majeurs caractérisent une nation : son organisation politique et sa langue.

Sur ces deux plans, l'effacement du peuple français est en route.

D'un point de vue politique, après l'effacement des frontières et la construction d'une entité supranationale (l'Europe), l'objectif est la destruction des éléments de contrôle du peuple sur ses élus et sur son territoire.

En ce sens, les objectifs de la Commission Balladur sont clairs. La supression des communes et des départements constituent l'effacement de plus de deux cents ans d'Histoire de france. Ces acquis de la Révolution permettent aux électeurs d'avoir une influence au plus près de leurs préoccupations sur la gestion collective.
La création des communautés de communes et des régions a permis de créer des échelons supérieurs moins accessibles et dont personne ne connait les élus et les responsables. Avant effacement des échelons démocratiques inférieurs.

Avez-vous remarqué le hasard entre le changement de numérotation des plaques minéralogiques et la sortie du rapport Balladur ? Pensez-vous que la plaque minéralogique ne fasse plus apparaître le département est le fait du hasard ?
En Espagne, cette réforme des plaques auto est entrée en vigueur il y a trois ans avec les mêmes critiques qu'en France. Signe que l'effacement de l'identité territoriale est une inquiétude populaire partagée ailleurs en Europe.

D'un point de vue linguisitique, plusieurs éléments tendent à montrer une marginalisation de la langue française Y COMPRIS EN FRANCE.

Tout d'abord, partout en France se multiplient les changements de noms de sociétés (françaises) en faveur de noms anglosaxons : Renault Véhicules Industriels est devenu Renault Trucks, Champion est devenu Carrefour Market,...
Les marques de produits, les slogans publicitaires, les nouvelles technologies... de plus en plus de secteurs sont gagnés par une anglicisation avancée. Pourtant des lois existent qui devaient empêcher cela. Pourquoi ne sont-elles pas appliquer ?

Peut-être parce que le gouvernement est responsable de ces choix ?

Au niveau européen, alors que la constitution européenne oblige la publication des lois en anglais et en français, aujourd'hui, seule une petite partie des lois est publiée en français.
Sous la pression anglosaxonne, le gouvernement français a cédé sur les règles de publication des brevets technologiques qui sont désormais publiés uniquement en anglais. Ils étaient encore publiables en français il y a quelques années.

Plus fort, des entreprises internationales recrutent désormais en France des cadres ayant l'anglais comme "langue maternelle" sur des postes où on ne parle plus qu'anglais ! Un français ne peut plus postuler à un tel poste : une ségrégation parfaitement illégale !
Il y a un peu plus d'un an, des salariés d'EADS (Eurocopter) et de General Electric Medical Systems ont dû batailler devant les tribunaux pour que des documents internes soient publiés en français !...

Et ne parlons par de la culture française qui perd de son aura au niveau international ! Le sabotage du ministère de la Culture et des supports publiques que sont Radio France et France Télévision témoignent du désengagement de l'Etat de ce secteur clé.

Casser les réglementations sociales, casser les cadres démocratiques, marginaliser pour mieux exploiter.

Ce qui peut paraître décousu ne l'est pas.

En brisant les éléments qui homogénéisent une population, on peut plus facilement la contrôler et l'exploiter. Le coup du plombier polonais a été instructif sur ce point.

Aujourd'hui, les gouvernants économiques tentent par tous les moyens de reprendre les acquis démocratiques et économiques que l'histoire contemporaine les à obliger à céder aux peuples.

Briser les cadres nationaux empêche toute riposte coordonnée des travailleurs face aux remises en cause de leurs droits sociaux et même de leurs rémunérations. On voit bien la difficulté des syndicats aujourd'hui à coordonner leurs actionsau plan européen lorsque des multinationales ferment des entreprises. Mieux ! Ces entreprises se servent des écarts de vie entre pays pour briser ces acquis sociaux en menaçant de fermer une ou l'autre des usines si les salariés ne consentent pas à des efforts. Sans parler de la technique des délocalisations.

Briser les cadres nationaux passe par la supression des systèmes réglementaires nationaux (supranationalité), par la suppression des structures politiques nationales qui offriraient des cadres d'expression aux populations (comme les communes ou les conseils généraux) et par la marginalisation culturelle de la majorité (marginalisation des langues nationales au profit de la langue économique dominante).

Au final, l'objectif est un grand marché libre, sans barrières réglementaires et sans impôts permettant à la minorité de nantis de perpétuer sa domination sur l'économie européenne et ses richesses. Sans contrôle sur les décisions économiques et sans possibilité d'accéder aux grandes responsabilités économiques, le travailleur local qui ne parle que sa langue natale (qu'il soit français ou immigré) serait, quelque soit sa qualification, une main d'oeuvre malléable.

Comme quoi, défendre l'accès et la diffusion de la Culture et défendre la démocratie locale sont aussi des actes de résistance à l'ultralibéralisme !
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1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 09:33
Le nombre de chômeurs a augmenté de 9 200 en juin . Il enregistre cependant une baisse de 0,7% dans la catégorie A.

Pas de quoi remonter le moral des Français, pendant la période estivale. En juin, 9 200 personnes ont rejoint la liste des demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi. Néanmoins, pour la première fois depuis un an, le nombre de personnes inscrites en catégorie A (qui regroupe les personnes à la recherche d’un emploi, quel que soit le contrat de travail, et n’ayant pas travaillé dans le mois) diminue légèrement. Forte de cette statistique trompeuse, Christine Lagarde, ministre de l’Économie, qui, quelques semaines auparavant, nous annonçait un été meurtrier sur le plan social, s’est empressée de se réjouir : « Cette évolution favorable a tiré profit des mesures prises par les pouvoirs publics depuis plusieurs mois. » Or, si l’on compte ceux exerçant une activité réduite, il y a en France, au total, 3,8 millions de personnes inscrites à Pôle emploi, soit une hausse de 0,2 % par rapport au mois de mai. Pour cause, selon Bercy, seuls les secteurs éducatif, sanitaire et social ont continué à embaucher. Ces chiffres traduisent aussi une augmentation du nombre de personnes travaillant à temps très partiel. Et sur les six premiers mois de l’année, les inscrits ont augmenté de près de 400 000 en catégories A, B, C.

 

À en croire les statisticiens, la courbe ne semble pas s’inverser. Puisque 639 000 chômeurs supplémentaires sont attendus en 2009, à condition que le recul du PIB se limite à 3 %. Quant au taux de chômage, il devrait continuer à fortement progresser pour avoisiner les 10 % en fin d’année, prévoient l’INSEE, la Commission européenne ou encore l’OCDE. Sans aucun moyen supplémentaire pour faire face à l’afflux massif de chômeurs, les salariés de Pôle emploi se retrouvent à traiter une moyenne de 150 dossiers par employé.

 

Pour le gouvernement, qui a longtemps sous-estimé l’impact de la crise, la réponse semble désormais aller de soi : il suffit d’externaliser le service public de l’emploi. Selon le secrétaire d’État à l’Emploi, Laurent Wauquiez, « recruter, former et mettre à niveau » du personnel pour le Pôle emploi prendrait trop de temps. Hier, dans les colonnes du Parisien, le secrétaire d’État annonçait que 250 000 chômeurs, au lieu des 160 000 initialement prévus, seront confiés tous les ans à des cabinets privés. L’appel d’offres avait été lancé en mars 2009 et les noms des cabinets retenus, notamment des poids lourds de l’intérim, seront dévoilés cette semaine. Pour le gouvernement, il s’agit globalement de privatiser le traitement des catégories de chômeurs qui coûtent le plus au régime d’assurance chômage. Seront concernées « les personnes licenciées économiques et les plus éloignées de l’emploi », note le secrétaire d’État.

De son côté, le directeur de Pôle emploi, Christian Charpy, va plus loin : « Tout ce qu’on peut sous-traiter, on va le faire. » Ainsi, « 100 % des accompagnements de demandeurs d’emploi en difficulté se feront à l’extérieur ». Une aubaine pour ces opérateurs qui toucheraient la « modique » somme de 3 500 euros par dossier traité. Pourtant, les premières évaluations d’une étude supervisée par l’École d’économie de Paris-PSE, à la demande de la Cour des comptes, démontre que la plus-value du service public, quand il y met les moyens, est « nettement supérieure » à celle des opérateurs privés. Au total, cette mesure coûtera la bagatelle de 100 millions d’euros pour l’année 2009, et le double pour l’année 2010…

 

Clotilde Mathieu, "L'Humanité" du 31 juillet 2009

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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 09:30
C'est l'été. Un peu de détente avec ce classement des dix "meilleures" apparitions de Sarkozy à la télé par 20 minutes !

Vraiment la classe cet homme ! C'est autre chose que Mittérand "le sphinx" ou Chirac ! On en arriverait presque à regretter ces deux là !


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