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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 10:18

15 000 djihadistes ont rejoint ces derniers temps les rangs de DAESH en passant par la Turquie.

Cette semaine, le gouvernement syrien a abandonné des territoires au profit de DAESH, préférant replier son armée autour de Damas pour protéger les zones urbaines. Des djihadistes étrangers sont récemment venus rejoindre l'Etat Islamique sur le front de Damas en arrivant, avec armes et bagages, de la Turquie.

Depuis des mois, le gouvernement islamo-conservateur de Erdogan et son parti, l'AKP, soutiennent les rébellions islamistes de Syrie : frontières poreuses aux allées et venues des djihadistes étrangers et de leurs armes, bombardements de troupes syriennes près de la frontière turque, refus durant des semaines de laisser passer des renforts vers l'enclave kurde de Kobané, proposition de zone d'exclusion aérienne en Syrie au profit des rebelles,... les faits parlent d'eux-mêmes.

Les élections législatives qui viennent de se dérouler en Turquie vont-elles changer la donne ?

Avec un profond recul, qui le prive de majorité au Parlement, l'AKP va devoir faire des alliances. Avec 41 % des voix et 258 sièges, l'AKP perd près de 10 points et 69 élus ! Or, avec 550 députés au Parlement, il faut 276 élus pour être majoritaire.

L'AKP devra trouver des soutiens chez les nationalistes du MHP (16 % des voix et 81 députés), ou auprès de la gauche laïque du CHP (25 % des voix, 132 députés). La dernière hypothèse est fort peu probable.

Dans tous les cas, des concessions vont devoir être faites et les inquiétudes concernant la poussée de l'islamisme radicale aux portes de la Turquie vont peser, notamment dans les zones frontalières de la Syrie où la présence de bases arrières islamistes inquiètent nombre d'habitants.

Par ailleurs, l'entrée d'un parti kurde au Parlement est historique pour plusieurs raisons.

Historique car c'est officiellement en tant que parti kurde que le HDP entre au Parlement. Ses 25 élus sortants avaient été élus sous l'étiquette "indépendant" la fois précédente.

Historique par l'ampleur du succès : 13,5 % des voix et 79 députés.

Historique car le score du HDP ne tient pas qu'au seul vote kurde mais au soutien dont a bénéficié ce parti de la part d'électeurs turcs partout dans le pays.

Son programme, particulièrement progressiste et laïc a convaincu des centaines de milliers d'électeurs, inquiets de l'autoritarisme et des politiques antisociales du premier ministre et de son gouvernement. Des conflits sociaux ont fait l'actualité ces dernières semaines en Turquie, notamment une longue mobilisation dans le secteur automobile.

Enfin, dans un pays de tradition laïque, l'intrusion du religieux dans les affaires de l'Etat et la position turque sur le conflit syrien a également pesé.

Dès lors, sans majorité absolue, l'AKP et son premier ministre vont devoir transiger avec d'autres forces.

Pas sûr que l'actuelle politique turque en faveur des rebelles islamistes en Syrie ne souffre pas de cette nouvelle situation.

C'est tout ce qu'on peut espérer pour le peuple syrien et pour la tranquillité de la Région.

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 08:23

6 milliards de dollars, c'est ce que les multinationales ont volé à l'Afrique en 2014.

L'ONG OXFAM vient de publier ce chiffre édifiant alors que s'amorce une rencontre entre les pays riches, ceux du G7, et l'Afrique.

En une seule année, les multinationales ont fraudé 6 milliards d'euros aux pays africains par le biais de l'évasion fiscale.

6 milliards d'euros, c'est 3 fois ce qu'il faudrait aux pays d'Afrique touchés par la fièvre Ebola pour mettre en place un système de santé efficace. Cela donne une idée de l'ampleur du pillage !

Mais cette somme, c'est aussi autant d'argent qui ne profite pas au développement des pays concernés, que ce soit sous forme collective, via les impôts et les infrastructures publiques qui pourraient ainsi être financées, ou plus directement, via les salaires et les emplois locaux.

Cette donnée est à mettre en parallèle avec l'aggravation du phénomène d'exode de dizaines de milliers d'Africains de leurs pays vers l'Europe chaque année.

Alors que certains, à droite et à l'extrême-droite, pensent police, armée et fermeture des frontières pour freiner ce mouvement, l'intelligence et l'humanité invitent plutôt à réfléchir et à agir sur les causes de cet exode massif.

Avec les guerres, c'est en premier lieu la misère qui pousse des familles entières et des jeunes à quitter leurs proches et leur pays pour tenter leur chance en Europe, au péril de leurs vies.

Réfléchir simplement fermeture des frontières ne résoudra donc pas le problème !

Les dramatiques événements qui ont fait l'actualité ces dernières semaines devrait amener nos pays à changer leur politique vis-à-vis des pays d'Afrique et, plus généralement, des pays pauvres.

Cela voudrait dire combattre la fraude fiscale des multinationales qui pillent l'Afrique et, également, arrêter de soutenir des gouvernements africains corrompus ou dictatoriaux dont le rôle est uniquement de maintenir cette mainmise des multinationales sur les richesses de leur pays.

Le souci, comme l'a bien illustré Karl Marx, c'est que nos Etats sont au service des intérêts des classes dominantes, donc des multinationales et de leurs actionnaires !

Au lieu de favoriser le développement économique de ces pays et de soutenir une émancipation démocratique des peuples africains, la France, notamment, préfère soutenir ses grands groupes, pétroliers, nucléaires ou de la construction, en particulier, et des chefs d'Etat africains à leur service, quitte parfois à jouer avec le feu comme cela a été le cas en contribuant au renversement de Kadhafi en Libye. On voit aujourd'hui où en est cet ancien pays riche, livré aux gangs de passeurs de clandestins et aux groupes armés, Etat Islamique en tête !

Pour nous, citoyens, il est donc important d'avoir en tête que ces dizaines de milliers de migrants qui risquent leur vie pour rejoindre nos côtes sont avant tout des êtres humains, comme nous, victimes de guerres et d'une misère économique causés par nos propres gouvernants et les appétits financiers de nos grandes entreprises.

Finalement, la résolution du problème des migrants ne se fera pas aux frontières de l'Europe, ni même par l'action humanitaire en Afrique, mais bien chez nous, dans les sphères du pouvoir économique et politique.

Comme pour le chômage, la misère et les reculs sociaux en France, réduire l'immigration économique et humanitaire passe par l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement au service des intérêts populaires et du progrès social, un gouvernement réellement de gauche.

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 10:38

L'idée de "droitisation" de la société française est tellement martelée que beaucoup de militants de gauche finissent par croire en l'idée que la France aurait été de tout temps un pays de droite.

Oubliés le Front Populaire et mai 68 ! Oubliés les 25 % du Parti communiste !...

La réalité est que les partis politiques de gauche ont perdu leur présence dans les milieux populaires, sociologiquement plus enclins à soutenir des projets "révolutionnaires". L'article de Serge Halimi, ci-dessous, en décortique la logique.

La plus forte conscience de classe des milieux favorisés et des classes moyennes se ressent à la fois sur les effectifs militants des partis politiques, mais aussi sur les élus de la République où ne figurent quasiment plus aucun ouvrier ni aucun employé !... Seule le Parti communiste arrive encore à proposer aux électeurs des candidats issus des milieux populaires.

Cette perte de conscience politique des travailleurs fait que la participation électorale suit la même trajectoire avec des mobilisations plus fortes des classes bourgeoises que des classes populaires.

Un exemple : pour les élections européennes de 2014, la participation a été de 54,56 % à Neuilly-sur-Seine, ville symbole de la bourgeoisie française, mais de seulement 36,44 % dans la ville populaire voisine de Nanterre. Plus de 18 points d'écarts ! Ou, si vous préférez, une mobilisation de 50 % supérieure en ville bourgeoise qu'en ville ouvrière !

D'autres comparaisons entre villes voisines vont dans le même sens (Saint Germain en Laye / Achères, par exemple).

La démobilisation populaire, liée au rejet de partis politiques de gauche qui ne représentent plus leurs intérêts sociaux (ou qui trahissent leurs engagements envers eux), entraine une surreprésentation de l'électorat issu des classes moyennes et des classes supérieures.

La droitisation de la société française n'est en fait qu'un leurre qui cache la faillite d'un système politique représentatif qui ne représente plus qu'une partie de la population française, celle qui a tout intérêt à ce que cette faillite continue.

Le changement, c'est pas pour maintenant. Sauf si la gauche radicale arrive enfin à reprendre pied auprès des classes populaires et à faire des ouvriers, des employés et des sans-emploi, les acteurs de ce changement.

Solidaire

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Cortèges protestataires, participation aux élections, exercice du pouvoir. Ces trois types d’action politique comportent une caractéristique commune : les catégories populaires s’en éloignent ou en sont écartées.

Lorsque, le 11 janvier dernier, des millions de Français ont manifesté leur solidarité avec les victimes des attentats de Paris, la mobilisation des classes moyennes a contrasté une fois de plus avec celle, relativement plus modeste, du monde ouvrier et de la jeunesse des quartiers défavorisés.

Depuis des années, la « rue » s’embourgeoise. Les urnes aussi. A chaque élection ou presque, le taux de participation régresse conjointement avec le niveau de revenu.

Et la « représentation nationale » n’est guère mieux lotie, puisque son visage se confond avec celui des classes supérieures.

La politique, un sport d’élite ? On l’observe déjà dans le cas de la gauche européenne. Créé au début du XXe siècle par les syndicats, le Parti travailliste britannique avait pour vocation de représenter l’électorat ouvrier. En 1966, 69 % des travailleurs manuels lui accordaient leur vote ; cette part est passée à 45 % en 1987, puis à 37 % lors du scrutin du 7 mai dernier. Le blairisme estima qu’il fallait donner la priorité aux classes moyennes. Mission accomplie : c’est avec l’électorat le plus bourgeois de leur histoire que les travaillistes viennent d’essuyer un revers électoral retentissant (lire « Au Royaume-Uni, la victoire des bourreaux »)...

« La désaffection grandissante des milieux populaires pour les partis de gauche, observable dans toutes les démocraties occidentales électives, relève le politiste Patrick Lehingue, n’est sans doute pas sans rapport avec la raréfaction des élus qui, issus des milieux défavorisés, en avaient éprouvé les conditions d’existence. » Jugeons-en plutôt : en 1945, un quart des députés français étaient ouvriers ou employés avant leur élection ; il n’en reste que 2,1 % dans ce cas aujourd’hui.

En 1983, soixante-dix-huit maires de communes de plus de trente mille habitants provenaient encore de ces deux catégories sociales (majoritaires dans la population) ; trente ans plus tard, ils n’étaient plus que six (1).

Représentatif, le système ? Plus de la moitié des Américains jugent que l’Etat devrait redistribuer la richesse en imposant fortement les nantis. Lesquels — c’est humain — ne sont que 17 % à partager un tel souhait (2).

Le fonctionnement des démocraties occidentales garantit cependant que leur avis l’emportera là encore, sans débat réel. Une classe consciente de ses intérêts se montre d’autant plus sereine que des sujets de diversion montés en épingle par les médias qu’elle détient continuent d’ensorceler le débat public. Et d’opposer les catégories populaires entre elles.

Quand ce système est bien rodé, il ne reste plus qu’à convoquer des experts très savants dont la mission est de nous rappeler que l’apathie des uns comme la colère des autres s’expliquent par la « droitisation » de nos sociétés...

Serge Halimi ("Le Monde Diplomatique", juin 2015)

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 10:43

De nombreux médias se gargarisent d'une baisse du chômage en Espagne. Réalité ou mensonge ?

A en croire le gouvernement espagnol, le pays aurait vu baisser son nombre de chômeurs de 118 000 au mois de mai. Ce serait officiellement le quatrième mois consécutifs de baisse.

La nouvelle serait extraordinaire pour ce peuple qui souffre depuis déjà quelques années d'une crise sociale énorme causée par l'effondrement de la bulle immobilière dans la foulée de la crise américaine de 2008.

Sauf que ces chiffres sont à prendre avec des pincettes !

Déjà, de 118 000 personnes, la baisse du chômage ne concerne plus que 34 000 travailleurs si on retire les contrats temporaires liés aux nombreuses festivités du mois de mai. Deux tiers de moins.

Le chômage touche encore 4,21 millions de salariés espagnols soit 24 % d'entre eux : près d'un quart des salariés espagnols est au chômage et plus d'un jeune sur deux !

Cette baisse de 34 000 / 118 000 chômeurs est donc relative.

Par ailleurs, d'autres chiffres viennent de tomber dans le pays : ceux de la misère.

22,2 % des Espagnols sont en situation de sombrer dans la pauvreté (1 espagnol sur 5 !) et 6 % des Espagnols est déjà en situation de grande pauvreté.

Les expulsions continuent dans un pays qui a fait de l'accession à la propriété une culture. Ce que Sarkozy voulait imposer en France avant le krach boursier de 2007.

Bref ! Après la déculottée de la droite aux élections municipales et régionales le 25 mai dernier et avec un Parti socialiste espagnol qui continue de sombrer électoralement, les tenants français du modèle libéral, qui possèdent les médias, tentent de désamorcer une éventuelle contagion de la contestation politique et sociale qui touche ce pays.

Après la victoire de Syriza en Grèce, la crainte des hommes des marchés, c'est que l'Espagne bascule à son tour dans le camp de la gauche radicale !

Dénigrer le gouvernement grec (de la gauche radicale) et valoriser le gouvernement espagnol (de droite) sont des moyens naturels d'influencer les Français en continuant de marteler le discours dominant sur l'absence d'alternative aux politiques libérales et d'austérité actuelles.

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 15:12

Prenons les devants…. Lors de l’hommage national du 70ème anniversaire de la sécu ( si jamais il est rendu !!!!!…), attendez vous encore et ceci malgré l’énorme travail fait pour rétablir l’histoire, à ce que les médias disent que la sécurité sociale a été fondée par Pierre Laroque ( Ainsi qu’il est répété et enseigné constamment…).

Ce qui est curieux c’est que lorsque l’on évoque une loi, on lui donne toujours généralement le nom du ministre qui l’a promulguée et non du fonctionnaire qui a participé à sa mise en place : Ainsi dit-on : Loi Macron, Loi Jupé ou Loi Weil par exemple.

Et bien non, là on vous dira loi Laroque qui n’était que le fonctionnaire (directeur de la sécurité sociale) du ministre Ambroise Croizat.

On ne va évidemment pas donner à une institution enviée dans le monde entier et que socialistes, patrons et droite s’évertuent à casser, le nom d’un ministre communiste. Et pourtant c’est lui, lui le bâtisseur de ce beau conquis social de Novembre 1945 à juillet 1946 alors qu’il est ministre du travail et de la Sécurité Sociale ( jusqu’au 4 mai 1947).

D’autres y verront encore une création de De Gaulle… oui mais, voilà, De Gaulle avait déjà démissionné (15 janvier 1946) lorsque Croizat, après avoir conçu les lois (de création de la sécu), mit en place les 138 caisses avec la CGT et le peuple de France. Et cela malgré l’opposition violente de la droite, des assurances privées, des médecins, des patrons, des notables mutualistes, de la CFTC. De plus De Gaulle sera le premier à la casser en octobre 1967 par le biais des ordonnances Jeanneney qui suppriment les élections démocratiques des caisses, divisent la sécu en trois branches et établissent le paritarisme qui donne la gestion aux patrons.

Juste une petite vérité a rétablir : Pierre Laroque n’est que le commis d’écriture, je le répète : le fonctionnaire, qui mit en forme l’ordonnance portant création de la sécurité sociale du 4 octobre 1945.

Cette ordonnance est une émanation directe du Conseil National de la Résistance et de la réflexion et conception collective menées sous la maîtrise d’œuvre de Croizat dès sa nomination comme président de la Commission du Travail à l’assemblée consultative (juin 1943) du Gouvernement provisoire à Alger. Et ceci en lien très étroit avec les services du ministère de la Santé dirigé par François Billoux, autre ministre communiste (de septembre 1944 à novembre 1945) jamais cité lorsque l’on parle de la sécurité sociale.( là encore si l’on devait attribuer la paternité de l’ordonnance, c’est à François Billoux qu’il faudrait la donner). Pierre Laroque ne prendra d’ailleurs ses fonctions qu’en septembre 1944, comme fonctionnaire de… François Billoux…

Rappelons encore utilement qu’il n’y aurait jamais eu de sécurité sociale (ou autres grandes reformes sociales de la libération) s’il n’y a avait pas eu un rapport de force pour l’imposer : 29 % des voix au PCF, 5 millions d’Adhérents à la CGT, une classe ouvrière grandie par sa résistance héroïque, un patronat sali par sa collaboration.

Il est difficile d’admettre la réalité de l’Histoire et surtout l’actualité brûlante et la modernité d’un homme comme Ambroise Croizat à l’heure où droite, patronat et socialistes veulent privatiser ce bien national qu’est notre belle sécurité sociale. Le meilleur hommage que nous pouvons rendre à celui que l’on baptisa justement « le ministre des travailleurs » pour ce 70eme anniversaire est de nous battre sans cesse partout pour que la sécurité sociale ne soit pas une coquille vide livrée au privé mais qu’elle reste ce que Croizat et le peuple de France qui l’ont bâtie ont voulu qu’elle soit : un vrai lieu de solidarités, un rempart au rejet, à la souffrance et à l’exclusion.

MICHEL ETIEVENT sur le site lepcf.fr

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 11:14

Il y a 10 ans, le peuple français, après les peuples hollandais et irlandais, disait NON à la constitution européenne. Un anniversaire que comptent oublier les partis libéraux, PS, MODEM, UDI ou UMP-Républicains ainsi que les Verts.

Seule grande force parlementaire à prendre dès le début le chemin du refus : le Parti communiste comme le rappelle l'article du journal L'Humanité ci-dessous..

10 ans après, et malgré un passage en force en 2008, avec le traité de Lisbonne approuvé au Parlement par les partis libéraux, l'opinion française n'a pas changé d'avis. Mieux : si avait lieu aujourd'hui un référendum sur le TCE, 62 % des Français voteraient NON, selon un sondage IFOP pour Le Figaro !

Être démocrate aujourd'hui, c'est écouter la voix du peuple. Être progressiste aujourd'hui, c'est continuer de refuser une construction européenne qui écrase nos acquis sociaux et nos emplois pour le bénéfice des actionnaires, seuls bénéficiaires de la "Loi du Marché".

Aujourd'hui encore, rien n'est bon dans ce traité, comme rien n'était bon dans le traité de Maastricht.

Les communistes, aujourd'hui encore, sont fiers d'avoir combattu ce traité et d'avoir permis cette victoire du NON. Le PCF exige l'abrogation du traité de Lisbonne.

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Dimanche 29 mai 2005 à 20 heures tombait le verdict populaire rejetant le projet de constitution européenne par près de 55 % des voix (exactement 54,7 %). La participation au référendum approchait les 70 %.

Un véritable coup de tonnerre ébranlait le monde politique et médiatique, qui avait dans sa quasi-totalité soutenu ce projet qui donnait une assise constitutionnelle à l’orientation libérale de l’Union.

Ce long texte, qui comptait 448 articles et définissait les objectifs de l’UE et son fonctionnement, aurait dû, dans l’esprit de ses concepteurs, être ratifié comme une formalité. Qui allait se plonger dans un dédale de formules et renvois ?

La campagne en faveur du oui ne brillait pas par un foisonnement d’arguments : « Si vous êtes pour l’Europe, vous serez d’accord avec un traité qui en fixe les règles. » CQFD.

Poser la question ainsi visait à renvoyer tout citoyen de gauche qui conteste dans le camp des « souverainistes » anti-européens et du FN.

L’UMP et les centristes de l’UDF se retrouvaient pleinement dans un projet de traité constitutionnel concocté par une convention composée de 210 parlementaires nationaux et européens sous la houlette de Valéry Giscard d’Estaing. À la suite de votes internes, le PS et les Verts se ralliaient au vote oui.

Les premiers sondages d’opinion établissaient le niveau de l’approbation à 65 % en septembre 2004. Tout semblait plié, mais… « Quand on est de gauche, on vote non », lança Marie-George Buffet.

Le PCF mit toutes ses forces militantes au profit d’un rassemblement en faveur d’un non de gauche. Marie-George Buffet, alors secrétaire nationale, avait lancé ce mot d’ordre en début de campagne : « Quand on est de gauche, on vote non. » Dans les meetings du non, des personnalités de gauche faisaient estrade commune avec les communistes : Jean-Luc Mélenchon, José Bové, Olivier Besancenot… Des dirigeants socialistes, Laurent Fabius, Henri Emmanuelli, Manuel Valls, Vincent Peillon, avaient également choisi le rejet du TCE.

Au mois d’octobre 2004, l’Humanité a publié le texte intégral du projet dans un numéro hors-série de 88 pages. Cette publication fut la seule dont disposèrent les citoyens pour juger sur pièces.

Le débat sur le texte est devenu une grande affaire populaire, donnant lieu à un engagement militant de dizaines milliers de citoyens, jusque dans les plus petits villages, qui ont étudié le texte, ont débattu ensemble, ont forgé leurs arguments, ont convaincu autour d’eux.

http://www.humanite.fr/constitution-europeenne-le-peuple-bouscule-les-pronostics-575364

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 10:09

Beaucoup de figures de la Résistance se sont associés aux communistes pour s'étonner de l'absence de figure communiste de la Résistance parmi les quatre personnalités choisies par François Hollande pour intégrer le Panthéon hier.

Pourtant, la place des communistes au sein de la Résistance (dès 1940, n'en déplaise aux anticommunistes !) est un fait historique et le nombre de grandes figures de la Résistance membres ou proches du Parti communiste ne manquent pas comme Henri Rol-Tanguy, le Colonel Fabien, André Manouchian, Marie-Claude Vaillant-Couturier ou... Martha Desrumeaux, comme le rappelle dans l'article ci-dessous Bernard Gensane.

Décidément, François Hollande est fâché avec l'Histoire et avec la gauche !

Solidaire

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Un article de Bernard GENSANE sur le Grand Soir :

"Quand j’étais enfant à Hénin-Liétard et que l’on parlait de déportés politiques, le nom de Martha Desrumaux revenait systématiquement.

Martha naît en 1897 à Comines, une petite ville proche de Lille. Elle commence à travailler à neuf ans comme femme de ménage puis comme ouvrière dans le textile.

Elle adhère à la CGT à treize ans, puis, deux ans plus tard, aux Jeunesses socialistes.

En 1921, elle rejoint le Parti communiste.

En 1917, elle prend la tête d’un mouvement de grève dans le textile.

En 1925, elle dénonce la guerre coloniale au Maroc.

En 1927, elle est la première femme élue au Comité Central du PCF.

En 1936, elle est une figure de proue du Front populaire dans le Nord. Elle est la seule femme présente lors de la signature des accords Matignon. Elle organise la solidarité avec les forces républicaines espagnoles. Elle joue son propre rôle dans le film de Jean Renoir La vie est à nous.

En août 1940, dans le nord de la France sous administration directe de l’armée allemande, elle organise la grande grève patriotique de mai-juin 1941. 100 000 mineurs débrayent, refusant de fournir du charbon pour l’occupant. Dénoncée par le préfet, Martha est arrêtée par la gestapo.

Elle est mise au secret à la prison de Loos et déportée à Ravensbrück. Elle y organise l’entre-aide et la solidarité avec Geneviève De Gaulle-Anthonioz et Marie-Claude Vaillant-Couturier.

Libérée par l’Armée rouge, elle est rapatriée par la Croix-Rouge en 1945 mais revient malade du typhus.

Elle réintègre les organes dirigeants de la CGT.

En 1944, elle est élue au conseil municipal de Lille.

L’année suivante, elle est élue député communiste du Nord.

La maladie l’oblige à ralentir ses activités. Elle continue cependant son action auprès de la Fédération nationale des Déportés, proche du Parti communiste.

Elle meurt le 30 novembre 1982, le même jour que son mari, ouvrier métallurgiste et syndicaliste.

Trop communiste pour entrer au Panthéon ? Comme Marie-Claude Vaillant-Couturier ?"

URL de cet article 28684 http://www.legrandsoir.info/j-aurais-bien-vu-martha-desrumaux-au-pantheon.html

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 13:14

Le capitalisme dans toute sa splendeur et dans toute sa logique : pour que certains montent, beaucoup doivent être écrasés.

Solidaire

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Lu sur Bastamag :

2,5 millions d’euros : c’est la prime que va recevoir le PDG de Lafarge, Bruno Lafont, pour son rôle dans la fusion avec le suisse Holcim.

Les deux plus grandes entreprises de ciment du monde pèseront ensemble 35 milliards d’euros de chiffre d’affaires et plus de 130 000 salariés. L’ « indemnité exceptionnelle » accordée à Bruno Lafont par le Conseil d’administration de Lafarge s’ajoutera à sa rémunération de 1,8 million (part fixe et variable) ainsi qu’au 722 860 euros de stock-options en actions prévus en 2014. Soit plus de 5 millions d’euros en 2015.

Pour le Conseil d’administration de Lafarge, cette prime se justifie pour « tout le travail accompli depuis un an ». « Il a été l’architecte du projet et il a travaillé pour la défense de son groupe avec un impact limité pour l’emploi en France », explique, à l’AFP, « une source proche du groupe ».

Le cimentier emploie 63 000 personnes dans le monde, dont 5300 en France (8,5% des effectifs).

Les salariés de Lafarge, eux, ne semblent pas à la hauteur des efforts déployés par leur patron. Suite à la fusion, une première série de 380 postes seront supprimés dans le monde, dont 166 en France (203 postes supprimés à Paris et Lyon, moins les 37 postes créés en Isère).

Ces chiffres peuvent paraître anodins au vu du nombre d’employés concernés. Mais les effectifs en France de l’entreprise du CAC 40 n’ont cessé de chuter depuis 2012 : moins 3000 salariés en trois ans (voir notre fiche concernant Lafarge).

Et les syndicats s’inquiètent de futures restructurations d’ampleur au sein des deux groupes fusionnés. « Des dizaines de milliers de travailleurs seront probablement essaimés ou mis à pied à la suite de cette fusion, mais la direction refuse toujours de consulter les syndicats », s’inquiétait en janvier Jyrki Raina, secrétaire général de la Fédération syndicale internationale de l’industrie, IndustriALL. Les syndicats avancent le chiffre de 15 000 salariés qui pourraient perdre leur emploi (lire ici).

Ils n’ont probablement pas été aussi méritants que Bruno Lafont.

Article de Ivan Du Roy à retrouver ici

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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 10:41

"Nous Pouvons !". Le slogan des Indignés espagnols est devenu le nom d'un mouvement, Podemos, qui bouscule droite et social-démocratie en Espagne.

L'Espagne était appelée aux urnes ce dimanche. Les élections municipales s'accompagnaient du renouvellement de plusieurs parlements régionaux.

Ce qu'annonçaient les sondages s'est réalisé : la gauche radicale, représentée par Podemos, a connu une forte poussée, à la fois aux Municipales et aux Régionales. La droite au pouvoir, empêtrée dans ses politiques d'austérité et plusieurs scandales, connait une lourde défaite, tout comme un Parti socialiste qui continue de plonger.

Madrid, fief de la droite depuis 1991, voit l'alliance autour de Podemos et du Parti communiste talonner la droite (Parti populaire, PP) avec 20 élus contre 21 de droite. Derrière, le Parti socialiste (PSOE) s'effondre mais conserve 9 élus qui feront la différence.

A Barcelone, deuxième ville du pays, la droite nationaliste catalane (CiU), aux commandes depuis toujours, perd sa première place au profit dune alliance entre Podemos et la gauche communiste avec 11 élus contre 10 à la droite. Derrière, la gauche possède des réserves avec la gauche nationaliste républicaine (ERC, 5 élus), le Parti socialiste (4 élus) et la gauche marxiste (CUP, 3 élus) tandis que la droite nationaliste catalane aura du mal à faire alliance avec les indignés de droite (Ciutadans, 5 élus) et la droite fédéraliste (PP, 3 élus).

A Valence, l'alliance de gauche radicale Compromis talonne également la droite (9 élus contre 10), suivie des indignés de droite (Ciudadanos) et des socialistes. Les alliances risquent de faire chuter la droite sur cette autre grande ville.

Il en est de même à La Corogne, à Saragosse, à Séville (où c'est le PSOE qui pourrait rafler la mise).

Au niveau des régions autonomes, la droite connait un fort recul qui profite aux Indignés, essentiellement à Podemos.

Comme en Grèce, où c'est la parti de gauche radicale qui a renversé le bipartisme droite / social-démocratie, l'Espagne connait sa révolution citoyenne avec l'irruption des Indignés au travers, essentiellement, du mouvement populaire de gauche Podemos.

Si la gauche communiste, autour de Izquierda Unida (IU, Gauche Unie), connait localement des reculs, la somme des forces Podemos et IU, ainsi que des mouvements républicains de gauche (BNG en Galice, ERC en Catalogne) et des marxistes de CUP, montre que la gauche antisystème et républicaine est la grande gagnante de ces élections, confirmant les Européennes de 2014.

L'alternative existe en Europe. Elle s'incarne au travers de cet investissement citoyen au sein du mouvement social, syndical et associatif et de son incarnation politique, la gauche radicale.

En France, nous avons besoin aussi de cette alternative politique radicale, qui fasse tomber un bipartisme PS / UMP qui ne profite qu'au système financier et qui brise l'élan d'une extrême-droite dont le programme ne fera qu'aggraver les tensions sociales et raciales.

Il est temps que les militants de gauche, associatifs, syndicalistes, communistes, écologistes ou socialistes, s'unissent enfin pour mettre leurs idées en commun et faire renaître l'espoir d'un changement qui tourne le dos à trente ans de libéralisme et de soumission aux lois du marché et de la finance.

C'est cet esprit qui anime le PCF et qui s'exprime au travers d'une plateforme de propositions à discuter, "La France en Commun" qui sera bientôt proposée aux militants et simples citoyens qui veulent construire cette alternative.

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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 08:57

Les 60 % de votes en faveur de la motion sociale-libérale s'accompagnent d'une désertion militante du PS.

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS et tenant de la motion A, peut crier victoire. C'est de bonne guerre !

En pourcentage, effectivement, son camp semble conforté au sein du Parti socialiste avec 60 % des votes des militants.

Pourtant, sur le fonds et en données brutes, la victoire est loin d'être réelle !

Même si le camp des "frondeurs" ne recueille que 30 % des voix, la division est réelle et profonde au sein du PS. Pour une fois, il ne s'agissait pas de querelles de chefs, de choisir quel tribun préférait les militants, mais de choix politiques profonds.

La division est donc, pour une fois, profondément idéologique au Parti socialiste.

Mais, au delà de ces pourcentages, ce vote a été marqué par deux phénomènes :

- Une abstention encore importante, de presque un cotisant sur deux (45 %), qui interroge sur la mobilisation des militants à jour de leurs cotisations ;

- Une forte érosion du nombre de cotisants depuis le dernier congrès puisque le PS a perdu plus de 40 000 cotisants ! Ils n'étaient plus que 131 000 à pouvoir prendre part au vote hier soir.

Ce scrutin interne au PS traduit aussi une démobilisation militante énorme depuis le scrutin précédent, à la veille des élections Présidentielles.

Cette démobilisation vient essentiellement de militants déçus par la politique libérale menée depuis 2012 par François Hollande et son gouvernement avec le soutien de l'appareil du Parti socialiste. Il s'agit donc de militants de gauche qui n'ont pas pris part au vote et ont favorisé sans le vouloir l'aile libérale du PS.

La déception et la démobilisation de militants sincèrement de gauche au sein du PS a, finalement, le même résultat que lors des dernières municipales et départementales où l'abstention des électeurs de gauche a entrainé la prise de mairies et de cantons par la droite.

Se pose la question de l'avenir. L'avenir de la gauche et celle de notre peuple.

Le combat de certains militants au sein du PS pour ramener ce parti sur une ligne progressiste et sociale est noble mais sera, au mieux, de longue haleine.

La question actuelle est bien de construire dès maintenant une alternative politique et sociale, une dynamique de rassemblement des militants de gauche refusant cette dérive libérale qui détruit notre société et sa base sociale et qui offre un marchepied vers le pouvoir à une extrême-droite menaçante.

Sur le terrain, autour des combats pour l'emploi (Evérial, Altuglas), pour défendre nos trains et nos gares, menacés par le rapport Duron, pour refuser l'austérité et les conséquences des lois Macron, pour défendre l'éducation publique, laïque, gratuite et de qualité, les militants de gauche doivent se retrouver.

Pas besoin d'attendre les prochaines élections, les Régionales de décembre prochain, pour se rassembler !

C'est la démarche actuelle du Parti communiste qui, au delà du Front de Gauche, tend la main aux militants et syndicalistes, aux ouvriers et aux intellectuels, à tous ceux qui souhaitent construire une dynamique de rassemblement contre les purges austéritaires et les diktats libéraux des marchés et de l'Europe.

En Grèce, en Espagne et ailleurs, des peuples se dressent contre la machine libérale et des élites politiques, économiques et médiatiques qui défendent ces politiques.

Le peuple français peut faire de même !

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