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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 13:12

Voici un communiqué qui résume la position de SYRIZA, la force de gauche radicale amenée au pouvoir par le peuple grec il y a quelques mois.

Face à une dette illégitime et à des remboursements qui enfonce ce peuple dans la crise, le gouvernement grec d'Alexis Tsipras a bien tenté de négocier avec ses tortionnaires créanciers.

Malheureusement, l'enfermement idéologique de l'Europe, du FMI et de la BCE dans une intransigeance fiscale a rendu toute négociation impossible, à moins d'appliquer de nouvelles politiques d'austérité, les mêmes qu'ont refusé les électeurs grecs.

La propagande de notre gouvernement et des médias libéraux pour rendre les Grecs responsables de leur situation et faire passer l'idée que c'est au peuple de payer, vise à désamorcer une possible contagion à d'autres peuples de ce refus de payer des dettes dont sont responsables les spéculateurs, les banquiers et les gouvernements qui les servent.

En France, la dette publique s'est accrue de 600 milliards d'euros sous Sarkozy, en 2008, pour renflouer les banques françaises. C'est donc aujourd'hui le peuple français, par le biais de la dette publique, qui renfloue une dette privée, celle des banques !

Si le peuple grec, écrasé sous l'austérité, a su dire NON, ce sont les peuples espagnols (Podemos, Izquierda Unida,...) ou irlandais (Sinn Fein) qui montrent aujourd'hui les plus grands signes de rejet de ces politiques d'austérité et de nationalisation des dettes privées.

En ce sens, ce qui se déroule en Grèce est un événement majeur, non pas contre l'Europe et contre ses peuples, mais contre le libéralisme et l'austérité qui ont transféré les richesses nationales à une poignée d'oligarques et de multinationales.

Pour le peuple français, la meilleure nouvelle serait une réussite du gouvernement Tsipras et du Syriza, c'est-à-dire une défaite du FMI, de l'Union européenne et de sa Banque centrale.

L'affaiblissement des outils libéraux du capitalisme en Europe sonnerait comme une occasion historique pour que les peuples européens reprennent l'initiative et portent au pouvoir des forces d'une gauche radicale qui affronterait avec courage les marchés financiers et les spéculateurs.

Solidaire

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Un beau jour s’est levé dans le ciel de la Grèce et de toute l’Europe.

Le Premier Ministre grec, Alexis Tsipras, a invité le peuple à décider souverainement de son avenir, par un référendum organisé le 5 juillet.

Il ne s’agit pas d’une histoire entre la Grèce et l’Europe, mais de deux visions de l’Europe.

  • La notre : celle de la démocratie et de la solidarité,
  • La leur : celle du refus de la justice sociale et du développement, qui piétine la démocratie, qui s’attaque à la protection des plus vulnérables, qui s’oppose à la taxation des riches et ignore les besoins écologiques

Le gouvernement grec a livré un rude combat dans des conditions d’asphyxie financière inouïes avec comme intention d’aboutir à un accord viable et mutuellement bénéfique avec ses partenaires.

Après cinq mois de négociations, les institutions en sont venues à poser un ultimatum qui contrevient aux principes de l’UE et sape la relance de l’économie grecque et la protection des conditions sociales. La troïka a bien décidée : le modèle unique néolibéral doit continuer en Grèce, comme dans tous les pays européens.

Tolérance zéro à la Démocratie.

Cinq mois de chantages de la part de la Troïka , cinq ans de crise humanitaire, économique et financière, cinq ans de soumission aux diktats des créanciers, ça SUFFIT !

La dernière proposition des créanciers du 25 Juin était un ultimatum. Son contenu était inacceptable et pratiquement non-négociable. Il constituait une proposition désastreuse pour l’économie et humiliante pour le peuple grec. Une proposition accompagnée du chantage « The Game is Over » lancé par Donald Tusk à Alexis Tsipras.

Le premier ministre grec lui avait répondu : « 5 millions de personnes au chômage, 3 millions de pauvres et des milliers de familles sans revenus, vivotant grâce aux retraites des grands-parents, ne sont pas un jeu ».

Les 18 ministres de l’Eurogroupe, ont piétiné une fois de plus la démocratie en Europe.

Hier le ministre grec des Finances Yannis Varoufakis a été exclu de l’Eurogroupe,

Hier, même, ont décidé de ne pas reconduire le programme de financement après le 30 juin. Ils ont refuse la proposition grecque de donner la possibilité au peuple de se prononcer au referendum sans menaces de banqueroute.

L'Eurogroupe n’a eu aucune considération aux probabilités d’éventuelles conséquences pour la zone Euro.

Les élites politiques des 18 pays membres, Wolfgang Schaüble en tête, ne se sont même pas souciés des apparences democratiques. Ce serait vraiment un probleme si les ministres des Finances étendaient le programme de l’ELA pour quelques jours de plus ?

Ils seront confrontés et jugés par l’histoire et par leurs propres peuples.

Il est envident qu’ils s’efforcent de faire échouer l’unique gouvernement de gauche de l’UE.

Le moment est critique. La décision unanime du gouvernement grec est arrivée, décision de confier au peuple grec le choix entre soumission et souveraineté populaire, entre poursuite de la crise et effort de redressement économique et social.

Le peuple grec est appelé a dire :

  • NON aux dicktats néolibéraux.
  • OUI au droit des peuples à décider de leur avenir.
  • NON à l’émigration de nos jeunes.
  • OUI aux efforts pour un avenir d’emploi, d’éducation et de perspectives ouvertes devant eux.
  • NON à une Union Européenne soumise aux appétits des créanciers.
  • OUI à la refondation de l’UE sur des bases de démocratie, de dignité, de droit du travail, de solidarité sociale et internationale.

Pour fonder une telle perspective le peuple grec se lèvera a la hauteur de son glorieux héritage historique, à la hauteur de ses sacrifices récents. Nous sommes décidés à ne pas nous coucher.

Nous invitons le peuple français, les partis de la gauche et tous les mouvements et associations à manifester leur solidarité avec le peuple grec et leur rejet des diktats de l’austérité.

NON aux chantages et aux ultimatums ! NON à la faillite sociale ! NON aux mémoranda et à l’austérité ! Pour la dignité et le bien-être des peuples européens ! Pour une Europe démocratique, sociale et solidaire !

Le Jeudi 2 juillet 18 h 30 à la Bastille nous disons #NON à l’ultimatum des créanciers, oui à la démocratie.

Publié le 29 juin 2015 par Vangelis Goulas. SOURCE : http://syriza-fr.org/2015/06/29/communique-de-syriza-paris-nous-disons...

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 09:38

56 milliards d'euros ont été distribués aux actionnaires des entreprises du CAC 40 : un record depuis 2007, avant la crise financière !

Dans le détail, les rachats d'actions ont bondi de 55% à plus de 10 milliards d'euros, et les dividendes de 25% à 46 milliards, d'après une étude citée dans le quotidien Les Echos à paraître lundi.

Cependant, ce total a été gonflé par deux énormes opérations au caractère exceptionnel : la sortie partielle de Nestlé du capital de L'Oréal, qui a vu le groupe français racheter pour environ 6 milliards d'euros de ses propres actions à son actionnaire suisse, et une distribution d'actions Hermès par LVMH à ses actionnaires. Retraités de ces opérations, les rachats d'actions de l'an dernier sont en légère diminution par rapport à 2013, tandis que les dividendes ressortiraient en hausse de 5,5%. Mieux que l'inflation et le Livret A !

6 groupes cumulent presque 50% des dividendes

"Comme les années précédentes, le trio de tête des versements de dividendes (hors LVMH) représente de l'ordre du tiers des dividendes versés, il est à l'identique de l'an dernier composé de Total, Sanofi et GDF Suez. Si on ajoute EDF, Orange et BNP Paribas, on atteint avec 6 groupes presque 50% des dividendes", précise Vernimmen.net.

Ces chiffres pourraient relancer la polémique sur la propension des grands groupes français à récompenser leurs actionnaires plutôt qu'à embaucher et à investir, alors que le gouvernement a pris des mesures importantes en leur faveur avec le CICE puis le pacte de responsabilité.

Il y a de quoi alors que des sommes fabuleuses sont octroyées par l'Etat aux grands groupes pour favoriser la recherche comme pour le groupe pharmaceutique SANOFI qui touche de l'argent pour développer sa recherche et... licencie des centaines de chercheurs !

Pendant ce temps, on voit le gouvernement, la droite et les médias donner des leçons d'austérité aux Français (comme aux Grecs) pour renflouer les caisses de l'Etat et de la Sécu !

Avouez qu'en prenant une partie de ces 56 milliards d'euros (10 %, c'est déjà presque 6 milliards d'euros !), il y aurait de quoi améliorer les comptes de la République !

Mais, pour les libéraux de tous poils, une économie saine est une économie où les entreprises peuvent faire un maximum de bénéfices, licencier comme elles veulent et produire sans frontières ni contraintes écologiques. Le contraire d'une économie qui fonctionnerait pour l'intérêt de tous.

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 08:40

Et de un !

Alors que le Parti socialiste connait une véritable hémorragie d'adhérents, expliquant en partie l'échec de l'aile gauche du PS au dernier congrès socialiste, les députés et sénateurs frondeurs du Parti socialiste n'ont pas eu le courage, jusqu'à présent, d'assumer jusqu'au bout leur refus des politiques libérales appliquées par le gouvernement Valls et le chef de l'Etat.

Avec la démission du PS de Philippe Noguès, député du Morbihan, c'est le premier élu national qui prend ses responsabilités et tire des conclusions radicales de la conversion assumée du PS aux thèses libérales.

Comme il l'explique dans "L'Obs", "les solutions que propose le gouvernement entraînent de plus en plus clairement la gauche vers des positions sociales libérales dans lesquelles je ne me reconnais pas. (…) Le fossé entre les citoyens et la politique n'a jamais été aussi large, et je pense que nos incohérences et nos reniements y sont pour beaucoup."

Il faut désormais espérer que d'autres parlementaires poussent leur logique jusqu'au bout et transforment leur "fronde" stérile en opposition pratique aux politiques qu'ils dénoncent.

Démission ou non, ces députés frondeurs doivent aujourd'hui voter contre tout projet libéral imposé par ce gouvernement.

En s'abstenant jusqu'à présent, ils favorisent finalement l'adoption des lois comme la Loi Macron ou celle sur le renseignement (l'écoute généralisée de la population, à l'américaine !). Conclusion que tire également Philippe Noguès, qui reconnait l'échec du bilan des Frondeurs : "Nous avons un peu dérangé politiquement, mais nos efforts ont été assez vains."

Seule l'émergence d'une véritable opposition politique de gauche, notamment au Parlement avec les élus communistes, Front de Gauche et socialistes "frondeurs", peut mettre en échec la dérive libérale du PS et de son gouvernement.

Ce serait un premier signe envoyé aux travailleurs de l'existence d'une réelle alternative politique, basée sur le refus d'une soumission libérale aux exigences des marchés financiers.

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 08:39

Le Magazine CQFD publie dans son numéro de juin ce descriptif d'une société britannique après des années de libéralisme, d'abord travaillistes (nos "socialistes" à nous) puis conservateur (notre droite à nous !).

La "fracture sociale", comme aurait dit Chirac, s'est aggravée avec un appauvrissement généralisé du monde du travail et une plongée dans la misère pour de plus en plus de familles, de jeunes notamment. Sans espoir de sortie.

Ce "modèle" britannique, malgré ses particularités, fait penser à la situation espagnole (et ses milliers de familles expulsées), à la situation grecque ou, même, à la situation allemande où le chômage massif est caché par des statistiques bricolées et des obligations de travail.

Quant à la France, les récents chiffres sur la misère qui touche 3 millions d'enfants illustrent une situation sociale qui s'approche du désastre.

Alors que les médias tentent de faire croire que la Grèce est responsable de sa situation financière pour que les Français considèrent normal que ce soit le peuple grec qui éponge cette dette, le reportage de CQFD, comme les chiffres qui concernent la France ou l'Espagne, amènent au contraire à réfléchir aux causes profondes du chômage et de la misère, aux politiques qui aggravent cette situation, poussent de plus en plus de salariés dans la précarité sociale et criminalisent ceux qui se retrouvent les plus en difficulté au lieu de les aider à s'en sortir.

C'est bien le modèle économique global, le capitalisme, et les politiques de libéralisation du marché de l'emploi qui provoquent cet effondrement social à la base alors que le nombre de grandes fortunes n'a jamais été aussi élevé dans nos pays.

Encore une fois, l'argent va à l'argent et, pour se protéger des pauvres, les riches poussent les partis politiques du système à criminaliser les pauvres.

C'est bien ce que la droite euroise met en place en multipliant les contrôles à destination des bénéficiaires du RSA ! Comme si la misère était un choix. Comme si être pauvre était un crime.

Solidaire

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À quelques semaines des élections générales britanniques, la coalition conservatrice au pouvoir se targue d’avoir relancé le pays sur les rails de la croissance. Pour qui s’attarde sur son bilan social, en revanche, les louanges sont moins flamboyantes : depuis son arrivée au pouvoir en 2010, on compte environ 100 000 sans-abri supplémentaires dans tout le royaume.

Par Emmanuel Sanséau. {PNG}

Voilà que la responsable du Booth Center, principale association d’aide aux sans-abri de Manchester, décroche enfin le combiné. Et c’est peu dire qu’elle a l’air sous pression. « Non monsieur, je n’ai vraiment pas le temps de vous parler. Je viens de perdre deux volontaires dans mon équipe », souffle-t-elle d’une voix tendue. « On a une centaine de SDF qui attendent tous les matins devant notre porte. On est juste très très occupés. Non, ça va être comme ça pour les prochains mois. Allez voir notre site si vous voulez des informations. Bonne journée. » Attendant une éruption d’humanisme déluré – de celles qu’on voit jaillir des travailleurs sociaux aux grands journaux télévisés – vous vous êtes plutôt senti comme au comptoir d’un commissariat agité. Du coup, vous avez rappelé. « Non monsieur, nous avons une pénurie de personnel, nous n’avons pas le temps. » Combien sont-ils à y travailler ? « Allez sur notre site. CLAC. » Pareil accueil vous sera d’ailleurs réservé à l’association Mustard Tree, Shelter, Barnabus – toutes dévouées aux sans-abri de Manchester. Motif : « débordés. »

Si les gens n’ont pas le temps de parler, les chiffres se montrent plus bavards. Selon le dernier rapport consacré aux inégalités sociales dans l’agglomération de Manchester (publié en 2013), 600 000 de ses résidents « ressentent les effets d’une extrême pauvreté ». C’est deux fois la population de Nantes, plus d’un quart de l’aire urbaine du Grand Manchester. Parmi ceux-ci, les « gens qui se lèvent tôt et travaillent dur » pourtant flattés par les élites politiques, se trouvent en première ligne : tandis que le prix de l’immobilier mancunien, sous les effets de la gentrification, augmente plus vite qu’à Londres, les mesures de flexibilisation de l’emploi ont précipité des familles entières dans la « faim, l’isolement, la peur et la frustration. » Un peu plus tard, en décembre 2014, on apprenait que 5 000 personnes avaient fait appel au « service-sans-abri » de la municipalité. Le rapport aurait dû faire l’effet d’une bombe. On n’entendit qu’un pétard mouillé.

À l’État social déjà sévèrement amputé par trente ans de consensus néolibéral, David Cameron avait prétendu substituer une déclinaison moins agressive du projet conservateur, la « Big Society » : une communauté de bénévoles, citoyens modèles devenus philanthropes par la grâce d’un pouvoir décentralisé. Et la responsabilité individuelle de prévaloir encore un peu plus sur ce qu’il restait de « mamma étatique. » Agitant depuis 2010 l’épouvantail du déficit public pour légitimer des « décisions difficiles », la coalition a sorti la hache austéritaire avec une vigueur thatchérienne, privant de 35 milliards de livres les dépenses publiques pour ne laisser entrevoir qu’un État réduit à ses fonctions vitales. Puisque les « classes dangereuses » semblent avoir cessé d’inquiéter les élites politiques, c’est à la voiture-balais de la charité qu’est confiée la gestion des indigents, désormais perçus comme définitivement résignés. La voilà, la « big Society » : en 2010, 40 000 britanniques avaient eu recours au Trussel Trust, principale banque alimentaire du pays. Aujourd’hui, ils sont 900 000. La fondation Joseph Rowntree estime le nombre de sans-abri à 280 000 personnes dans tout le royaume, en hausse de 30% depuis ces cinq dernières années.

« Chez moi, c’est là. »

« Mon pote, t’imagines même pas à quelle vitesse tu peux te retrouver à ma place. » Jason a la voix enrouée et plus vraiment de dents. Voilà 8 heures qu’il a pris poste entre deux guichets de banque à Piccadilly Gardens, au cœur de Manchester. Sur le trottoir. « Tu prends une mauvaise décision au mauvais moment et, bam ! tout fout le camp. Moi, j’avais acheté un appart’ avec ma copine. Ça n’a pas duré longtemps. Quand elle m’a quitté, je me suis retrouvé à la rue et sans thunes. Ça fait six mois que je fais la manche. J’ai été un peu partout, au Pays de Galles, à Bristol, et là je suis de retour à Manchester, chez moi. » En face de lui, un tramway décharge un flot de costumes trois pièces impeccables.

« Une pièce monsieur ? Bonne journée monsieur. » Les passants filent à vive allure, personne ne semble l’avoir remarqué. L’État ? « Non, je compte certainement pas dessus. J’ai un ami qui m’accueille chez lui pour dormir, il faut seulement que je lui paie à boire en échange. Et les gens du conseil (municipal de Manchester, ndlr) qui doivent gérer les SDF, ils peuvent nous faire une place dans un dortoir seulement quand ils nous trouvent là, à agoniser sur le trottoir en pleine nuit. Alors moi, au lieu de dormir chez mon pote, il faudrait que je zone ici, à attendre que l’un d’entre-eux me trouve. C’est assez dangereux la nuit. Alors je compte pas sur eux. Tu vois ce que je veux dire ? » Mais qu’importe, Jason est de bonne humeur. Il a trouvé un job d’une semaine à compter du lundi suivant. « Je suis ébéniste. Je pose des joints, je visse des trucs et tout. Après ça, je sais pas. Tu vois ce que je veux dire ? »

À quelques encablures de là, John s’est agenouillé devant une enseigne de Mc Donald’s, avec une serviette Disney sur les épaules, des chaussures arrachées et un nez à moitié cassé. Quoiqu’en se rapprochant, il semblerait plutôt qu’il lui manque un bout de nez. « Je vais te dire ce qui m’est arrivé. Je suis sorti de prison il y a deux mois et, depuis ça, je me retrouve sans maison, sans argent, sans rien. Chez moi, c’est là. » Sur le trottoir de la rue d’Oxford, dégueulassé par des emballages de Big Mac. « Moi, je suis irlandais. Et ici, si t’as pas un passeport anglais, les gens de la commune peuvent pas t’aider. Ils n’en ont rien à foutre de moi. » Et les avatars de la « Big Society » ? « Ouais, je suis allé voir quelques associations au début mais ils te disent : “revenez plus tard, revenez plus tard, revenez plus tard.” Ils avaient tous l’air débordés. Alors au bout d’un moment, tu reviens pas. Là, j’essaie d’économiser pour aller dans une auberge de jeunesse pour la nuit. Il faut que je prenne une douche, que je dorme dans un vrai lit pour une fois. Ça coûte 20 livres. 20 livres ! T’imagines ? »

Violence de l’État post-social

Brutal, l’État l’est d’autant plus par la violence qu’il déploie à l’encontre des premières victimes de son délitement. Tandis que les sanctions accrues à l’encontre des chômeurs et des « assistés » ont privé d’allocations sociales deux millions de familles depuis 2013 (selon le syndicat Unite), son ignorance des indigents est soigneusement matérialisée par la rigueur budgétaire… et la loi.

Nathan, par exemple, est trop vieux pour que le « service sans-abri » de Manchester lui vienne en aide. Le gars a 19 piges. À moins d’être mineur, enceinte ou en situation d’urgence, la municipalité est déchargée de toute responsabilité légale. « Il faut régulièrement remplir un dossier en ligne pour leur demander de l’aide. Ils peuvent te proposer une piaule pas trop chère. Mais c’est toujours la même réponse : je suis pas sur la liste prioritaire, alors il faut attendre qu’une place se libère. Ça fait deux mois que j’attends. » Deux semaines plus tôt, on apprenait que le conseil municipal, dirigé par les travaillistes, approuvait une coupe budgétaire de 50 millions de livres (environ 68 millions d’euros). Cette année, son « service sans-abri » devra ainsi en économiser 3 millions. Selon la fondation Joseph Rowntree, l’ensemble des services du royaume ont vu leurs budgets se réduire de 26 % depuis 2010.

« J’ai quitté l’école à 16 ans et j’ai enchaîné les contrats d’apprentissage, poursuit Nathan. À la fin de l’année dernière, je me suis fait dégager de mon stage. Après ça, j’ai galéré à trouver un job. Ensuite, mon oncle m’a dégagé de chez lui. Et là, je viens de me faire dégager par un flic », parce que le patron de l’hôtel Premier Inn au flanc duquel il s’était campé en avait décidé ainsi. Du coup, il lit le journal à l’arrière dudit hôtel et n’est pas peu fier de parler politique. « C’est clair que Cameron a augmenté le fossé entre ceux qui n’ont rien et ceux qui ont beaucoup. La vie coûte de plus en plus cher, les salaires ne sont pas suffisants… Tu vois pas le piège, mais une fois que t’es dedans c’est mission impossible pour en sortir. »

En février dernier, le Premier ministre annonçait que les jeunes sans emploi devront effectuer des travaux communautaires pour continuer à percevoir des allocations chômage (environ 250 livres par mois, soit 345 euros). Quant aux personnes obèses, elles pourraient tout simplement être privées de prestations de maladie si elles « refusent d’être traités. » Rassurez-vous, rien à voir avec un certain darwinisme social, c’est seulement pour éviter qu’ils se laissent « aspirer dans une vie dépendante des aides sociales ». Au téléphone, la responsable du Booth Center commençait à en avoir marre que vous la rappeliez. Juste une question : qu’est-ce que M. Cameron a fait pour les aider ? « Je ne peux pas vous répondre. CLAC. »

Par Emmanuel Sanséau. {PNG} paru dans CQFD n°131 (avril 2015), rubrique Le dossier

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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 08:22

Le Parlement grec a monté une commission dont l'objectif était d'étudier la dette grecque, ses origines et sa légalité. Le rapport vient d'être rendu public au parlement grec (la Vouli) en présence d'observateurs internationaux, du PCF notamment.

Les preuves présentées dans le rapport indiqueraient que la dette issue des plans d’austérité est une violation directe des droits fondamentaux de l’homme.

Le rapport sera officiellement publié aujourd'hui vers 16h.

Composé de 9 chapitres, le rapport conclut, sans vraiment beaucoup de surprise, que la dette grecque est en grande partie illégale, illégitime et odieuse. Ce rapport préliminaire présente une cartographie des problèmes et des questions clés liées à la dette publique grecque, et fait état des violations juridiques associées ; il retrace également les fondements juridiques sur lesquels peut se fonder la suspension unilatérale des paiements de la dette.

Les résultats sont présentés en neuf chapitres structurés comme suit (traduction du résumé publié en anglais ici) :

1. la dette avant la troïka

Ce chapitre revient sur les analyses de la croissance de la dette publique grecque depuis les années 1980.

Il conclut que l'augmentation de la dette n'est pas le résultat de dépenses publiques excessives, qui sont en fait restées inférieures aux dépenses publiques des autres pays de la zone euro, mais plutôt en raison des taux extrêmement élevés, des dépenses militaires excessives et injustifiées, de la perte de recettes fiscales due à des sorties illicites de capitaux, de la ​​recapitalisation des banques privées, et des déséquilibres internationaux créés par les failles dans la conception de l'Union monétaire elle-même.

L'adoption de l'euro a conduit à une augmentation drastique de la dette privée en Grèce à laquelle les grandes banques privées européennes ainsi que les banques grecques ont été exposées. La crise bancaire a contribué à la crise de la dette souveraine grecque. Le gouvernement de George Papandreou a aidé à présenter les éléments d'une crise bancaire comme une crise de la dette souveraine en 2009 en mettant l'accent et en augmentant le déficit public et la dette.

2. Evolution de la dette publique grecque entre 2010 et 2015

Ce chapitre conclut que le premier accord de prêt de 2010 a principalement visé le sauvetage des banques privées et a permis aux banques de réduire leur exposition aux obligations d'État grecques.

3. la dette publique grecque en 2015

Ce chapitre présente la nature controversée de la dette actuelle de la Grèce, les principales caractéristiques des prêts, qui sont analysés plus en profondeur dans le chapitre 8.

4. Mécanisme de la dette en Grèce

Ce chapitre révèle les mécanismes des accords qui ont été mis en œuvre depuis mai 2010. Ils ont créé une quantité importante de nouvelle dette, tout en générant des coûts abusifs ainsi que l'approfondissement de la crise. Les mécanismes révèlent que la majorité des fonds empruntés ont été transférés directement aux institutions financières. Plutôt que de bénéficier à la Grèce, ils ont accéléré le processus de privatisation, par l'utilisation d'instruments financiers.

5. conditionnalités contre la durabilité

Ce chapitre présente comment les créanciers ont imposé des conditions intrusives attachés aux accords de prêt, ce qui a conduit directement à l'impossibilité économique et à l'insoutenabilité de la dette. Ces conditions, sur lesquelles les créanciers insistent encore, ont non seulement contribué à la baisse du PIB, mais aussi à un emprunt public plus élevé, faisant la dette de la Grèce plus insoutenable encore, mais a également provoqué des changements dramatiques dans la société, et a provoqué une crise humanitaire. La dette publique de la Grèce peut être considérée comme tout à fait insoutenable à l'heure actuelle.

6. Impact des "programmes de sauvetage" sur les droits de l'homme

Ce chapitre conclut que les mesures mises en œuvre dans le cadre des "plans de sauvetage" ont directement affecté les conditions de vie des personnes et ont violé les droits de l'homme, que la Grèce et ses partenaires sont tenus de respecter, de protéger et de promouvoir en vertu du droit national et international. Les ajustements drastiques imposés à l'économie grecque et à la société dans son ensemble ont provoqué une détérioration rapide du niveau de vie, et restent incompatibles avec la justice sociale, la cohésion sociale, la démocratie et les droits humains.

7. les questions juridiques entourant les protocoles d'entente et de prêt

Ce chapitre soutient qu'il y a eu violation des droits de l'homme de la part de la Grèce elle-même et des prêteurs que sont les États membres de la zone euro, la Commission européenne, le Parlement Européen, la Banque Centrale et le Fonds monétaire International, qui ont imposé ces mesures à la Grèce.

Tous ces acteurs ont échoué à évaluer les violations des droits de l'homme comme un résultat des politiques qu'ils ont obligés de poursuivre, et ont aussi directement violé la Constitution grecque en dépouillant efficacement la Grèce de la plupart de ses droits souverains. Les accords contiennent des clauses abusives, qui contraignent la Grèce à capituler sur des aspects importants de sa souveraineté. Ceci est imprimé dans le choix de la loi anglaise comme régissant le droit pour ces accords, ce qui a facilité le contournement de la Constitution grecque et les obligations internationales des droits de l'homme.

Il y a plusieurs indications qui montrent que les parties contractantes ont agi de mauvaise foi, ce qui rendent ces accords invalides.

8. évaluation des dettes illégitimes, odieuses, illégale et non-viables

Ce chapitre fournit une évaluation de la dette publique grecque selon les définitions relatives à la dette odieuse, illégitime, illégale et non viable adoptées par le Comité.

Ce chapitre conclut que la dette publique grecque, en date de juin 2015 est insoutenable, puisque la Grèce est actuellement incapable de rembourser sa dette sans compromettre gravement sa capacité à remplir ses obligations de base des droits humains.

En outre, pour chaque créancier, le rapport fournit des preuves de cas indicatifs de dettes illégales, illégitimes et odieuses.

Dette envers le FMI : Elle doit être considérée comme illégale puisque qu'elle a violé les propres statuts du FMI, et ses conditions enfreignaient la Constitution grecque, le droit international coutumier, et les traités auxquels la Grèce est partie. Elle est également illégitime, puisque les conditions incluses empiétaient sur les obligations en matière de droits de l'homme. Enfin, elle est odieuse puisque le FMI savait que les mesures imposées étaient antidémocratiques, inefficaces, et conduiraient à de graves violations des droits socio-économiques.

Dettes envers la BCE: Elles doivent être considérées comme illégales car la BCE a sur-intensifié son mandat en imposant l'application des programmes d'ajustement macro-économiques (par exemple la déréglementation du marché du travail) par l'intermédiaire de sa participation à la Troïka. Les dettes envers la BCE sont également illégitimes et odieuses, puisque la principale raison d'être du programme était de servir les intérêts des institutions financières, permettant aux grandes banques privées européennes et grecques de se débarrasser de leurs obligations grecques.

9. les fondations juridiques pour la répudiation et la suspension de la dette souveraine grecque

Ce chapitre présente les options concernant l'annulation de la dette, et en particulier les conditions dans lesquelles un Etat souverain peut exercer le droit de répudiation ou la suspension du paiement de la dette en vertu du droit international.

Plusieurs arguments juridiques permettent à un Etat de répudier unilatéralement sa dette illégale, odieuse et illégitime. Dans le cas de la Grèce, un tel acte unilatéral peut être fondée sur les arguments suivants :

- la mauvaise foi des créanciers qui ont poussé la Grèce à violer la loi nationale et les obligations internationales relatives aux droits de l'homme ;

- la prééminence des droits humains sur les accords tels que ceux signés par les gouvernements précédents avec les créanciers ou la troïka ;

- la coercition ;

- les clauses abusives qui violent de manière flagrante la souveraineté grecque et violent la Constitution ;

- et enfin, le droit reconnu en droit international à un Etat de prendre des contre-mesures contre les actes illégaux commis par ses créanciers, qui endommagent délibérément sa souveraineté budgétaire, l'obligent à assumer la dette odieuse, illégale et illégitime, violent l'autodétermination économique et les droits humains fondamentaux.

En ce qui concerne la dette insoutenable, chaque État est légalement en droit d'invoquer la nécessité dans des situations exceptionnelles afin de sauvegarder les intérêts essentiels menacés par un péril grave et imminent.

Dans une telle situation, l'Etat pourra être dispensé de l'accomplissement de ces obligations internationales qui augmentent le péril, comme cela est le cas avec les contrats de prêts en suspens. Enfin, les Etats ont le droit de se déclarer unilatéralement insolvable quand le service de leur dette est insoutenable, dans ce cas, ils ne commettent aucun acte illicite et donc n'en portent pas la responsabilité.

La dignité des personnes vaut plus qu'une dette illégale, illégitime, odieuse et insoutenable.

Ayant achevé son enquête préliminaire, le Comité estime que la Grèce a été et est la victime d'une attaque préméditée et organisée par le Fonds Monétaire International, la Banque Centrale Européenne, et la Commission Européenne. Cette mission violente, illégale et immorale était exclusivement destinée à transférer la dette privée sur le secteur public.

En mettant ce rapport préliminaire à la disposition des autorités grecques et du peuple grec, le Comité estime avoir rempli la première partie de sa mission telle que définie dans la décision du président du Parlement du 4 Avril 2015.

La commission espère que le rapport sera un outil utile pour ceux qui veulent sortir de la logique destructrice de l'austérité et défendre ce qui est aujourd'hui mis en péril : les droits humains, la démocratie, la dignité des peuples, et l'avenir des générations futures.

http://www.okeanews.fr/20150617-la-dette-grecque-illegale-illegitime-et-odieuse-selon-le-rapport-preliminaire-du-comite-sur-la-dette

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 08:22

Un monde multipolaire est-il en train d'émerger autour des BRICS, de la Russie notamment ?

Malgré les responsabilités évidentes du gouvernement de Kiev dans le conflit qui embrase le Donbass, région russophone de l'est de l'Ukraine, et malgré le poids et la présence d'une extrême-droite qui assume sa nostalgie du nazisme au sein du pouvoir ukrainien, l'Europe et les Etats-Unis continuent de sanctionner politiquement et économiquement la Russie.

Cette politique accélère probablement la stratégie russe d'alliance économique avec les pays d'Asie centrale et orientale, anciens membres de l'Union soviétique, ou partenaires économiques puissants comme la Chine.

C'est le cas pour l'article suivant, qui relate les négociations en cours entre la Chine et la Russie pour la livraison de gaz sibérien.

Non seulement cet accord permettrait à la Russie de diversifier sa clientèle mais elle serait un nouveau coup de boutoir à la suprématie du dollar sur les échanges commerciaux mondiaux, les échanges se faisant soit en roubles, soit en yuans.

Pour l'Europe, ce rapprochement de la Russie et de la Chine, comme l'orientation "orientale" de la Russie, est une mauvaise nouvelle à long terme, autant pour les échanges commerciaux que pour la dynamique économique de notre continent, la Russie pouvant servir de locomotive à nos entreprises.

Si la Russie livre beaucoup de gaz à la Chine (et à d'autres pays, à terme), elle finira par en livrer moins... à l'Europe. Cela obligera nos pays à se tourner vers d'autres fournisseurs, plus lointains et, peut-être, plus chers.

Plus généralement, les pays qui composent ce que l'on appelle le groupe BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) développent leur coopération et mettent en marche leur propre banque de développement, concurrente du FMI et indépendante du dollar.

Or, ces pays représentent aujourd'hui un poids démographique majeur et un poids économique puissant et en constant développement ! A elles deux, l'Inde et la Chine pèsent déjà plus de 2 milliards d'habitants et la Chine est en passe de devenir la première économie du monde !

Autant dire que les BRICS et leur Banque de développement menacent l'hégémonie historique des économies européennes et nord-américaines ainsi que la domination du dieu dollar.

C'est un sujet majeur dont ne nous parlent pas nos médias : dommage !

Cette possibilité d'échapper à la sphère étatsunienne motive de nombreux pays asiatiques et certains autres... à l'image de la Grèce, qui pourrait se tourner vers les BRICS comme alternative aux financements du FMI et de l'Union européenne. Un point qu'oublient nos "experts" économiques dans les médias dans leurs exposés tronqués sur la situation de la Grèce.

L'enfermement idéologique de nos élites économiques et politiques dans une vision du monde unipolaire, centré sur les Etats-Unis, le dollar et le modèle ultralibéral, conduit à une confrontation diplomatique et économique avec la Russie.

Le sens de l'Histoire récente montre que rien ne semble empêcher l'émergence d'autres pôles économiques à travers le monde, comme la Chine.

Peut-être faudrait-il changer de stratégie, voire de stratèges, pour permettre à notre pays de bénéficier de cette nouvelle liberté qu'offrirait un monde à nouveau multipolaire et envisager de faire de la France un pays d'échange entre ces pôles plutôt qu'un pion dans une confrontation entre les Etats-Unis, d'un côté, la Russie et la Chine, de l'autre ?

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La Russie et la Chine pourraient utiliser leurs devises nationales pour régler les livraisons de gaz via l'"itinéraire occidental", le contrat d'achat/vente n'étant toutefois pas encore signé.

Le russe Gazprom et le chinois CNPC (China National Petroleum Corporation) pourraient régler les livraisons de gaz via l'"itinéraire occidental" en roubles et en yuans, a annoncé mardi la PDG de Gazprom export Elena Bourmistrova. "Comme le contrat d'achat/vente n'est pas encore signé, la monnaie du financement n'est pas encore choisie. Quoi qu'il en soit, aussi bien Pékin que Moscou sont en négociations avancées sur d'éventuels règlements en yuans et en roubles respectivement", a déclaré Mme Bourmistrova devant les journalistes.

Le 8 mai dernier, Gazprom et CNPC ont signé le contrat fixant les principales conditions des livraisons de gaz naturel russe en Chine via l'"itinéraire occidental". Le document prévoit la livraison en Chine de 30 milliards de mètres cubes de gaz par an, provenant des gisements en Sibérie Occidentale.

Ces livraisons devraient être effectuées grâce au gazoduc Altaï.

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 09:51
Omerta pour le rapport sur le CIR

Nous publions ici un article de Sylvestre Huet, journaliste à Libération, paru sur "Sciences Blog Libération" et qui relate la mise à la trappe d'un rapport parlementaire sur le dispositif Crédit Impôt Recherche.

Pendant que le gouvernement annonce des contrôles renforcés sur les bénéficiaires d'aide sociale, soupçonnés de détourner quelques centaines d'euros par mois pour vivre, les grandes entreprises abusent en tout légalité de milliards d'euros de fonds publics en s'appuyant sur un dispositif généreux et aveugle quant au résultat.

On demande aux chômeurs de prouver qu'ils cherchent un emploi pour qu'ils puissent bénéficier quelques temps d'une indemnité chômage mais on ne demande rien aux grandes entreprises qui touchent des centaines de milliers d'euros pour soutenir une recherche qui n'existe pas !

Comme disait Marx, l'Etat exerce le pouvoir au profit de la classe dominante. La classe bourgeoise, celle des grands actionnaires et des grands patrons, pour ce qui concerne notre pays !

Solidaire

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Le Crédit d'impôt recherche est-il si sulfureux ? Au point qu'il faille organiser l'omerta sur un rapport d'enquête parlementaire à son sujet ?

C'est ce que laisse penser la décision des sénateurs de droite (LR et UDI) ainsi que du Parti Socialiste d'empêcher la publication du rapport de la sénatrice communiste Brigitte Gauthier-Maurin rédigé dans le cadre de la commission d'enquête parlementaire diligentée sur ce sujet. C'est ce que l'on apprenait ce matin au Sénat, après un vote des membres de la commission d'enquête qui a eu lieu mardi. Un vote "incompréhensible", s'exclame le sénateur communiste Eric Bocquet.

D'après la sénatrice, rapporteure de la commission d'enquête, le président de la dite-commission, le sénateur LR Françis Delattre, lui avait pourtant laissé entendre que, au prix de l'abandon de certaines recommandations, le rapport devait être voté. Mais ils semble que des pressions politiques, et d'autres venues de l'industrie et notamment du patron de Renault Carlos Ghosn en direction du Président du Sénat Gérard Larcher, se soient transformées en consignes de vote, condamnant le rapport à la destruction.

Jeté aux oubliettes

Pourtant, le travail était allé bon train durant six mois, depuis que le groupe communiste obtenait la création de cette commission d'enquête. Auditions nombreuses et variées, déplacements à Grenoble ou Sophia-Antipolis, consultation de la base de données du ministère de la recherche sur les bénéficiaires du CIR... mais aussi, puisque la rapporteure "bénéficiait des pouvoirs d'investigation du président de la commission des finances", explique Brigitte Gonthier-Maurin, l'envoi d'un questionnaire détaillé aux entreprises du CAC 40 sur les conditions dans lesquelles elles bénéficient du CIR. Questionnaire auquel elle ne pouvaient légalement se soustraire. Tout ce travail, présenté par un rapport de 264 pages, est donc jeté aux oubliettes.

Le débat public, ainsi que les travaux de l'Assemblée nationale et du Sénat, auraient pourtant été éclairés par ces informations. Qui ne pourrait être curieux de savoir quelles sont les entreprises du CAC 40 qui, grâce au CIR échappent totalement à l'impôt sur les bénéfices des sociétés ? De savoir comment la Société Générale, une banque, ou le grand distributeur Carrefour, ont pu bénéficier à plein de ce dispositif fiscal si avantageux ? Ou par quel système Renault peut justifier de toucher du CIR pour l'activité de recherche d'une filiale sans effectifs ? Mais, le citoyen comme l'élu sera privé de ces informations car la sénatrice communiste est désormais soumise au "secret fiscal", sous peine de poursuites pénales, pour ces informations récupérées dans le cadre de cette commission d'enquête. Dommage.

Six milliards par an de CIR

D'autant plus dommage que les réformes du CIR décidées en 2008 par Nicolas Sarkozy puis confirmées depuis 2012 sont contestées. Ces réformes ont fait exploser cette créance fiscale, qui avait longtemps été de l'ordre de deux milliards d'euros par an. Elle se monte aujourd'hui à six milliards d'euros par an, et pourrait grimper vers les neuf milliards. Il s'agit donc d'une dépense fiscale considérable, présentée par les gouvernements successifs comme un atout majeur pour développer la R&D privée en France. La mécanique de cet essor tient aux mesures prises en 2008: déplafonnement et prise en compte du volume des dépenses de R&D des entreprises et non de leur accroissement. Examiner dans quelle mesure le CIR ainsi réformé atteint ou pas ses objectifs, est ou non détourné de ses buts par les pratiques fiscales des entreprises semble donc une exigence élémentaire de contrôle des fonds publics.

Lors des auditions, une délégation de l'association Sciences en Marche avait pourtant apporté un élément de connaissance à caractère mathématique sur le CIR. Comme le graphique ci-dessous le montre, les entreprises ont subitement annoncé avoir recruté un pourcentage de cadres pour leurs activités de R&D qui a plus que triplé, de manière tout à fait corrélée à l'augmentation du CIR (le décalage d'un an sur le graphique est factice, un peu comme votre déclaration d'impôt qui est faite des revenus de l'année précédente). Or, comme l'activité de recherche réelle de ces entreprises, surtout des grosses qui captent la très grande majorité de l'augmentation du CIR provoqué par les réformes de Nicolas Sarkozy, n'a pas suivi cette augmentation, il y a là l'indice d'une fraude fiscale massive qui aurait mérité un examen minutieux.

De leur plongée dans les chiffres de l’administration pour la période 2007-2012, les scientifiques de Science en Marche ont dressé un constat sans appel : «Aucune corrélation entre le CIR et la création d’emplois de R & D dans l’ensemble des entreprises», constatent-ils. Pire, le groupe des entreprises de plus de 500 salariés, qui capte 63 % du CIR n’a créé «que 18 % des emplois nouveaux de R & D» de la période. Encore pire : trois branches industrielles perdent des emplois de R & D. Le secteur de la pharmacie (dont Sanofi) s’est ainsi octroyé 2 milliards de CIR entre 2008 et 2012 tout en détruisant 2.400 emplois dans ses laboratoires. Le rapport est disponible ici sur le site web de Sciences en marche. Cette étude de Sciences en marche montre que l’inefficacité du CIR est donc solidement établie pour les entreprises de plus de 500 salariés. A l’inverse, il est utile pour les entreprises plus ­petites qui ont créé plus de 80 % des emplois nouveaux durant cette période. Très énervé par cette audition, le président de la commission, Françis Delattre pointe dans un communiqué une section "Sud Cnrs" de son invention qui serait responsable de ces informations.

Un dispositif aveugle

Parmi les informations du rapport, il aurait été intéressant de détailler comment les cabinets de conseil, qui ne font qu'aider les entreprises à rédiger les demandes de CIR, pourraient capter 500 millions sur les six milliards déversés. Ou de se demander si la possibilité d'un chevauchement entre le CIR et le CICE ne serait pas à l'origine d'un double financement, à hauteur de plusieurs centaines de millions d'euros. On comprend en tout cas pourquoi la principale recommandation du rapport était l'exigence d'une étude économétrique pluraliste, ouverte et sincère du CIR.

Une exigence d'autant plus évidente que le CIR, par définition, est un dispositif "aveugle" souligne la sénatrice. Il ne se fonde sur aucune analyse de l'intérêt social ou économique de l'activité de R&D que l'entreprise demande aux contribuables de financer. Il ne vient en appui d'aucune stratégie industrielle, mais repose sur l'idée, vague, selon laquelle tout ce qui est considéré par une direction d'entreprise comme de la recherche est si bon pour la société toute entière qu'il faut l'exonérer d'impôt à ce titre. On attend toujours une démonstration économique de la justesse de cette vague idée. Or, le prix à payer pour les six milliards de CIR, c'est que ces milliards manquent à une politique de la recherche publique ambitieuse ou à un soutien plus fort aux recherches d'entreprises ciblant les objectifs d'une stratégie industrielle concertée avec les pouvoirs publics.

Le contrôle des fonds public, un nouveau tabou

La sénatrice Brigitte Gonthier-Maurin assure avoir rédigé un rapport qui "n'avait rien de révolutionnaire", puisqu'il devait être adopté par d'autres élus, socialistes et de droite. J'ai visé une simple «photographie du dispositif», assure t-elle. Pour en faciliter l'adoption, devant l'offensive de dernière minute des autres membres de la commission, elle a même proposé d'abandonner toutes ses recommandations et de ne faire voter que le rapport. Son insuccès souligne que le CIR fait l'objet d'une posture idéologique maximale, tant à droite qu'au PS, refusant tout questionnement sur sa mise en œuvre. Or, note assez énervé le sénateur communiste Eric Bocquet «il semble que le contrôle des fonds publics devienne un tabou dans notre République !».

Par Sylvestre Huet, le 11 juin 2015

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 08:33

Nous reprenons ici un article paru dans "Le Figaro" (Si ! Si !) qui éclaire les lecteurs sur les pratiques criminelles de la plus haute agence de sécurité américaine, la CIA.

Quand des accusations de gazage des Kurdes d'Iraq avaient été lancées ou quand on parle de largage de barils d'essences sur des quartiers civils en Syrie, c'est toujours le chef de l'Etat qui est accusé par l'Occident : Saddam Hussein pour l'Iraq, Bachar El Assad pour la Syrie.

Curieusement, quand c'est un pays du camp occidental qui est en cause, en l'occurrence les Etats-Unis, les chefs d'Etat et les gouvernements sont toujours mis hors de cause ! Il s'agit à chaque fois de dérives et il suffit que les responsables s'excusent pour que la faute soit pardonnée !

Ainsi en est-il des crimes déjà connus commis à Guantanamo, Abou Graïb ou Baghram par les Etats-Unis. Ainsi en est-il également des massacres de civils palestiniens par Israël lors des dernières campagnes meurtrières menées par ce pays contre Gaza ("Plomb durci",...).

Ainsi en est-il de ce rapport concernant les expérimentations médicales sur des prisonniers, pratique ignoble et inhumaine que l'on associe habituellement aux nazis et au docteur Mengele de sinistre mémoire.

Mais puisque c'est pour défendre la démocratie qu'on vous dit !...

Solidaire

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L'Agence centrale du renseignement américain a chargé son directeur «d'approuver, modifier ou désapprouver toutes les propositions concernant la recherche sur des sujets humains», selon un document consulté par The Guardian. Des directives qui seraient encore valides.

De nouvelles révélations secouent la CIA.

L'agence centrale du renseignement Américain (CIA) aurait mis en place des directives explicites concernant des expérimentations médicales sur des humains, des traitements qui auraient eu lieu avant, pendant et après le 11 septembre 2001, indique The Guardian.

Le quotidien britannique tient ces informations d'un document exclusif de l'Union américaine pour les libertés civiles (American Civil Liberties Union, ACLU), une association à but non lucratif américaine basée à New York. Ces révélations ont été obtenues grâce à la loi Freedom of Information Act, une loi américaine qui oblige les agences fédérales à transmettre leurs documents. Le document a été créé en 1987 mais il a été mis à jour au fil des années et il reste valide aujourd'hui, indique le quotidien britannique.

Des révélations similaires avaient déjà fait trembler la CIA en 2014, lors de la publication par le Comité de renseignement du Sénat des Etats-Unis d'un rapport dévoilant des abus de la CIA sous la présidence de George W. Bush.

Mais la nouveauté, dans ce document consulté par le Guardian, c'est qu'il est clairement mentionné que le directeur de la CIA a le pouvoir «d'approuver, modifier ou désapprouver toutes les propositions concernant la recherche sur des sujets humains». Le directeur aurait ainsi le pouvoir de fixer les limites médicales des traitements infligés aux détenus alors même qu'aucun directeur de la CIA n'a jamais eu aucune compétence médicale.

Les experts interrogés par le Guardian soulignent en outre que ces limites ont déjà été franchies par l'agence fédérale lors d'interrogatoires musclés ou pendant la détention de prisonniers après le 11 septembre 2001.

Des tortures sous contrôle médical

La présence de personnel médical lors de ces interrogatoires n'est pas de nature à rassurer les experts, comme en atteste celui d'Abu Zubaydah. Ce dernier est connu pour avoir subi des «techniques d'interrogatoires abusives, comme par exemple des simulations de noyade. Des sévices qui ont pris fin lorsque ce dernier est devenu inconscient avec des bulles qui sortaient de sa bouche grande ouverte, il a alors été ranimé par le personnel médical de la CIA, ce qui a plus tard été qualifié de torture», indique le quotidien.

Ces «tortures» ont ainsi été conduites avec l'assentiment du personnel médical. Un médecin a même admis que Zubaydah «paraissait très résistant à la simluation de noyade. Il a vomi plusieurs fois durant la séance, des grains de riz et des haricots. Il n'avait pourtant pas mangé 10 heures avant, ce qui est surprenant et même perturbant. Nous envisageons de le nourrir maintenant. Nous vous rendrons compte de la prochaine session de simulation de noyade», note le docteur.

Un autre médecin avait indiqué en objet d'un mail: «des températures basses acceptables».

Tout le monde a admis que pour mener de telles expérimentations médicales, la CIA aurait dû avoir le consentement des détenus, ce qu'elle n'avait pas. «Il y avait un fossé entre les règles et les interrogatoires réellement menés», explique un membre de la CIA au journal.

Un rapport retentissant rendu public en décembre 2014, avait déjà révélé que l‘agence d'espionnage a torturé des détenus après les attentats du 11 septembre 2001 plus brutalement qu'elle ne l'avait reconnu. Mais les conclusions de ce rapport, transférées au ministère de la Justice, n'ont jamais été suivies d'effet.

http://www.lefigaro.fr/international/2015/06/16/01003-20150616ARTFIG00428-torture-la-cia-accusee-d-experimentations-medicales-sur-des-humains.php

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 13:56

La bureaucratie européenne tient le pouvoir à Bruxelles et souhaite imposer un traité de libre échange avec l'Amérique du Nord sans que les peuples européens ni même leurs députés ne soient consultés.

Quoi que l'on pense de la Russie, de l'Iran ou du Qatar, peut-on se dire en démocratie chez nous quand des accords majeurs qui concernent l'avenir économique de notre continent sont négociés et validés par des technocrates inconnus du grand public ?

C'est pourtant le cas avec le TAFTA, l'accord commercial transatlantique, négocié en grand secret depuis des mois par les Etats-Unis, le Canada et l'Union européenne.

Un accord négocié tellement secrètement que même les eurodéputés n'y ont accès que dans une salle surveillée et n'ont pas le droit d'en avoir un exemplaire ! Encore plus secret que la zone 51 de Roswell donc !

Pourtant, cet accord risque d'entraîner l'explosion des frontières économiques au niveau transatlantique, faisant sauter les verrous sociaux, mais aussi les règles des marchés publics ou les obligations sanitaires et écologiques !

On comprend mieux pourquoi ceux qui posent les explosifs, les technocrates, ne veulent pas être dérangés durant ce futur dynamitage ! On comprend aussi que nos dirigeants européens font silence sur ce dossier, pour éviter que les peuples ne posent des questions et qu'on leur reproche une quelconque complicité dans ce crime économique en préparation.

Un nombre important de forces cherchent malgré tout à alerter le peuple en France, forces politiques, comme le PCF ou le Front de Gauche, syndicats, comme la CGT ou la Confédération paysanne, ou associations, comme ATTAC. Sans grand succès jusqu'à présent en dehors des cercles militants.

Encore une fois, nos médias jouent le rôle de chiens de garde du système économique, comme ils l'ont fait durant la campagne sur le référendum du Traité Constitutionnel Européen. Cette fois-ci, plutôt que défendre ostensiblement le camp des partisans du TAFTA, la stratégie est plutôt au silence : s'il n'y a pas de débat, il ne peut y avoir d'opposition au traité ! Logique !

Alors, comment faire sortir du néant médiatique cet accord secret, rédigé en langage de technocrates, et dont une immense majorité de Français n'a jamais entendu parler, en sous-estimant logiquement le danger ?

C'est tout le souci des opposants à cet accord, communistes en tête !

Par cet article, sur ce blog, vous voilà au moins alertés de son existence !

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Si vous souhaitez en savoir plus, tapez TAFTA sur votre moteur de recherche !

Un lien parmi d'autres sur l'aspect opaque de ces négociations avec cet article de ReporTerre.

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 09:17

L'utilisation du 49-3 par le gouvernement avant tout débat parlementaire est un moyen de museler la démocratie.

Un gouvernement qui impose une loi en contournant son parlement serait qualifier d'autocratique s'il s'agissait d'un pays étranger. Curieusement, en France, nos médias prennent le sujet avec une certaine distance.

Pourtant, l'importance de la Loi Macron et son contenu ouvertement antisocial n'échappent à personne.

Hormis les syndicats patronaux, des voix s'élèvent un peu partout pour dénoncer le contenu de cette loi et, aussi, la méthode peu démocratique employée par le gouvernement pour faire passer son texte, en force et rapidement.

Travail du dimanche imposé sans compensations salariales, précarité prolongée avec le droit de l'employeur de multiplier les CDD, plafonnement des indemnités pour licenciement abusif,... rien que les grandes mesures de cette loi démontrent qu'il s'agit avant tout de répondre à de vieilles revendications patronales.

Les syndicats de salariés, comme les partis de gauche, ont bien compris le sens de cette loi et refusent sa logique libérale.

C'est bien pour ça que Hollande, Valls et Macron tentent le coup de force contre le Parlement.

En effet, le gouvernement possède encore une majorité à l'Assemblée nationale. Théoriquement.

Sur cette loi, une trentaine de députés socialistes continuent de mener la fronde et refuseraient de la voter.

Le gouvernement le sait et ne souhaite pas se retrouver en difficulté, obligé de revenir en arrière sur sa politique libérale.

Il pourrait bénéficier du soutien de la droite, tant cette loi correspond au programme de celle-ci, mais par opportunisme politique, les députés de droite ne voteront pas la Loi Macron.

Reste le 49-3 et le passage en force avec, à la clef, le risque de voir tomber le gouvernement si une majorité de députés votaient une motion de censure contre lui.

C'est bien là où le gouvernement sait qu'il prend peu de risques car les députés "frondeurs" annoncent déjà qu'ils ne voteront pas la censure !

Autant dire que ces députés "frondeurs" amusent la galerie. Leur opposition à la Loi Macron est tout bonnement stérile puisqu'ils annoncent dès le début qu'ils n'iront pas jusqu'au bout de leur logique et qu'ils capituleront en rase campagne devant le gouvernement !

Le passage en force du gouvernement sur la Loi Macron est bien une mauvais coup au Parlement et à la démocratie.

Ce mauvais coup aura toute les chances de réussir, malheureusement, à cause de la passivité complice de ceux qui se présentent, au PS, comme des "frondeurs", mais qui ne font qu'être une caution de gauche à un gouvernement depuis longtemps convertis aux politiques libérales de la droite.

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