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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 15:37

Un article un peu long qui permet de faire le point sur la situation de la Grèce, deux mois et demi après la victoire de la Gauche radicale.

L'actuelle intégration européenne permet à l'Allemagne et aux créanciers de la Grèce de tenter d'imposer leurs choix politiques à un peuple grec qui a pourtant décidé de rompre avec ces choix.

Comme pour le Traité Constitutionnel Européen, refusé par les peuples français et hollandais et pourtant imposé (Traité de Lisbonne), l'Europe se gargarise de "démocratie" mais refuse de l'appliquer sur ses terres.

Loin des quelques reportages diffusés dans nos médias nationaux, qui tentent de faire croire que la gauche radicale s'est déballonnée, la réalité montre au contraire un gouvernement grec qui cherche à gagner du temps et à trouver une issue au blocage imposé par Bruxelles, la Banque Centrale Européenne et le FMI.

L'article ci-dessous, de l'économiste Jacques Sapir, développe une analyse intéressante où la Grèce tenterait de s'orienter vers la Chine et la Russie pour lui assurer des financements que l'Europe lui refuse.

Cette stratégie entrainerait de facto la sortie de la Grèce de la zone Euro et la création d'une nouvelle monnaie nationale grecque.

Cette situation signifierait aussi le premier grand échec de l'intégration capitaliste européenne avec le premier exemple d'un peuple qui reprendrait le contrôle de sa monnaie et de ses finances sur la pieuvre financière.

Un moment historique à suivre.

Solidaire


Tsipras à Moscou, acteur du grand basculement ?

par Jacques Sapir

6 avril 2015

 

Alexis Tsipras, le nouveau Premier Ministre de la Grèce sera le 8 avril à Moscou. Or, le 9 avril, la Grèce doit effectuer un payement au Fond Monétaire International. Les déclarations sur ce point du Ministre des finances de la Grèce ne laissent planer aucune ambiguïté : la Grèce honorera sa créance[1]. Mais, le 14 avril, la Grèce doit simultanément émettre pour 1,4 milliards d’Euros de bons du Trésor, renouvelant la dette à court terme (ce que l’on appelle faire « rouler » la dette) et le gouvernement doit payer 1,7 milliards en pensions et salaires. Or, la Banque Centrale Européenne a « déconseillé » aux banques privées grecques d’accepter de nouveaux bons à court terme émis par l’Etat grec[2]. On voit que cette visite d’Alexis Tsipras à Moscou va donc bien au-delà de la traditionnelle amitié entre la Grèce et la Russie. Elle pourrait signifier, à relativement court terme, l’amorce d’une bascule à l’échelle de l’Europe.

 

I. La situation de la Grèce

 

 

On sait que la Grèce a conclu un accord de nature provisoire avec ses créanciers (l’Eurogroupe mais aussi le FMI). Aujourd’hui le pays fait donc face à des difficultés importantes de court terme comme la fuite des capitaux hors du système bancaire (12 milliards d’Euros pour le mois de février) ainsi que l’incertitude financière sur sa capacité à effectuer les remboursements de sa dette. Cette incertitude financière est une arme à la fois politique et économique sur le nouveau gouvernement. Les investissements sont aujourd’hui fortement ralentis en Grèce, et les Investissements Directs Etrangers (IDE) sont au point mort. Dans ces conditions, l’Eurogroupe (i.e. la réunion des Ministres des finances de la Zone Euro) a pris la responsabilité d’exercer des pressions politiques et économiques de plus en plus fortes sur le gouvernement grec.

 

On sait aussi que les politiques d’austérité sont un échec non seulement en Grèce mais dans bien d’autres pays. Les effets destructeurs de ces politiques d’austérité, non seulement dans le cas de la Grèce mais aussi dans celui du Portugal, de l’Espagne et de l’Italie, sont aujourd’hui évidents et parfaitement avérés. D’un point de vue technique, on peut dire que le multiplicateur des dépenses fiscales, ce multiplicateur qui lie les mouvements du PIB et celui des dépenses budgétaires, a été grossièrement sous-estimé par les autorités de l’Union Européenne, et cela même après la publication de l’étude fameuse de Blanchard, réalisée au FMI, et datant de janvier 2013[3]. Il est évident que les politiques mises en œuvre en Grèce sous le nom de « Mémorandum » ne fonctionnent pas et ont de plus des effets destructeurs très importants sur l’économie. Ces politiques, et il faut insister sur ce point, n’ont pas été mises sur pied pour « aider » la Grèce, mais bien uniquement pour permettre aux pays créditeurs d’être remboursés. Ceci a été reconnu dernièrement dans une note du FMI. Mais, sur ce point aussi, elles se révèlent contre-productives. En effet, il est clair que la Grèce, à la suite des divers Mémorandums, ne pourra pas rembourser sa dette. La politique mise en œuvre pour sortir ce pays de l’insolvabilité l’a, au contraire, fait plonger dans l’insolvabilité.

 

C’est dans ce cadre qu’il faut considérer les politiques mises en œuvre par l’Union européenne, et dont le caractère anti-démocratique, et même fascisant, se révèle chaque jour un peu plus. En coupant l’accès à la liquidité d’urgence qui a été mis en place par la BCE dès le 4 février dernier, en refusant toutes les solutions proposées par Athènes, les dirigeants européens espèrent que la pression va être telle sur Alexis Tsipras que ce dernier sera contraint d’accepter les conditions de ses créanciers.

 

Ces conditions ne sont pas économiques, car on a vu qu’elles ont en réalité aggravée la situation du pays. Ces conditions sont donc bien en réalité politiques. A travers l’acceptation de « réformes » du marché du travail et des pensions qui ne sont pas urgentes sur le plan économique, mais qui permettent de montrer la capacité des institutions européennes « d’annuler » politiquement l’essentiel du programme et du message de Syriza. C’était là l’essentiel et il faut bien le comprendre pour saisir toute la situation. Les dirigeants européens veulent ainsi annuler le résultat des élections du 25 janvier si celui-ci met en péril la politique qu’ils mènent depuis des années. Ils veulent annuler ces élections alors même qu’ils se prétendent de grands défenseurs de la démocratie. On a ainsi la démonstration ainsi irréfutable que « démocratie » n’est qu’un mot dans leur bouche et que, dans la réalité, ils n’ont de cesse que de nier cette dernière et de nier la souveraineté du peuple qui s’est exprimée dans ces élections. Dans cette stratégie, l’Eurogroupe n’a donc cessé de rejeter les propositions de réformes présentées par la Grèce. Mais, ce faisant elle a radicalisé les positions du gouvernement grec. Il faut alors comprendre pourquoi ce dernier n’a pas décidé de rupture franche avec les institutions européennes.

 

II. Les raisons de la politique grecque vis-à-vis de l’Europe

 

En réalité, Syriza situe son action à l’intérieur de l’Union européenne. Certains le font par idéologie, mais la majorité du parti le fait par réalisme. L’attachement de la population, et des élites grecques, à l’UE est important et il faut en comprendre les raisons. Les raisons de cet attachement sont multiples.

 

Il y a d’abord des raisons d’ordre géopolitique. Les Grecs se souviennent de l’isolement dont leur pays fut victime lors des événements de Chypre en 1973, qui devaient conduire à l’intervention Turque sur l’île (opération ATTILA). Ces événements furent d’ailleurs la cause de la chute de la dictature des « colonels ». Il en reste la mémoire en Grèce des dangers d’un nouvel isolement. C’est ce que les gouvernements successifs, de droite ou de gauche, ont cherché à éviter via l’adhésion de la Grèce au Marché Commun (sous le gouvernement conservateur de Caramanlis) puis le soutien indéfectible aux différentes étapes de la construction européenne. Même l’adhésion de la Grèce à l’Union Economique et Monétaire, c’est à dire à la zone Euro, peut en réalité être interprété comme une expression de cette volonté de ne pas être isolé. On peut penser que cette crainte de l’isolement face à la Turquie puisse désormais être contrebalancée tout autant par des accords militaires et politiques avec la Russie que par l’adhésion à l’Union européenne.

 

Il y a, ensuite, des raisons économiques. La Grèce a beaucoup profité dans la période 1975-2000 des fonds structurels européens, et nombre des investissements publics ont été réalisés grâce aux programmes divers (aides aux zones insulaires, aux zones de moyenne montagne, etc…) de l’aide européenne. Le fait que cette dernière se soit largement réduite depuis 1995, et surtout depuis l’entrée des anciens pays d’Europe de l’est dans l’UE, rend cependant cet argument bien plus faible qu’il y a dix ans. Les Grecs ont mesuré qu’aujourd’hui cette « aide » est de plus en plus faible alors que les contrainte imposées par l’Union européenne sont véritablement meurtrières.

 

Il y a, enfin, une raison idéologique. Les élites modernisatrices de la Grèce, élites dont Syriza fait en réalité partie intégrante, ont toujours considéré que le rattachement à l’Europe occidentale, c’est à dire au noyau initial du Marché Commun, était un gage de mise en œuvre des réformes destinées à libérer la Grèce de l’héritage ottoman. On peut discuter à l’infini de ce qui est, et n’est pas, dans la culture sociale et politique grecque un « héritage » de l’occupation ottomane, mais il n’en reste pas moins que la présence massive du népotisme, de la corruption, et plus généralement d’institutions que l’on peut qualifier de « molles » et qui permettent le maintien de ce népotisme et de cette corruption, est attribuée à cet « héritage ». De ce point de vue, l’adhésion à l’Union européenne était la seule garantie des réformes nécessaires.

 

Ces trois raisons expliquent que Syriza soit un parti viscéralement pro-européen, et que le deuil qu’il doit faire de l’Europe soit un processus douloureux. Les dirigeants de Syriza avaient espéré fédérer autour d’eux des pays qui souffraient tout autant de l’austérité, comme l’Espagne, le Portugal ou même l’Italie et la France. Ils avaient espéré constituer un grand « front uni » contre l’austérité à l’échelle européenne. Mais, ils ont ici pêché par optimisme. Optimisme quant aux positions du gouvernement français, qui s’avère chaque jour un peu plus le laquais de l’Allemagne. Optimisme quant aux positions des gouvernements conservateurs en Espagne et au Portugal, qui voient en réalité en Syriza un danger pour leur propre domination sur leurs peuples. Les dirigeants de Syriza, mutatis mutandis, se sont trouvés dans la même position que les dirigeants bolchéviques persuadés que la révolution en Russie allait provoquer la révolution en Allemagne, et restant en panne de stratégie quand ceci n’arriva pas.

 

On sait que de ce constat naquit la stratégie de développement autonome de l’URSS, avec la NEP, conçue comme une stratégie alternative devant l’échec de la révolution en Allemagne. Autour de cette NEP put se fédérer un bloc implicite allant des bolchéviques aux divers modernisateurs (menchéviques, socialistes-révolutionnaires), bloc qui devait donner d’ailleurs à la NEP sa dynamique économique et sociale extrêmement progressive[4]. De fait, il semble que les dirigeants de Syriza aient anticipé que leur optimisme pourrait être déçu. L’alliance politique qu’ils ont conclue avec les « Grecs Indépendants » (An.El) signifiait bien que les concessions qu’ils étaient prêts à faire pour rester au sein de la zone Euro auraient une limite. Il est aussi possible qu’ils aient sous-estimé le mouvement de résistance nationale qui s’est manifesté après l’élection du 25 janvier.

 

Nous en sommes là. Le gouvernement grec a compris que fors une capitulation sans condition, une soumission abjecte aux diktats européens, il ne trouverait aucun terrain d’accord avec l’Eurogroupe et la BCE. Le fait qu’il ait évolué dans sa position quant à la privatisation du port du Pirée, pour ne pas heurter la Chine, est une indication que le gouvernement grec n’attend plus grand chose de l’Union européenne et se prépare à compter de plus en plus sur la Russie et la Chine.

 

III. Quelle stratégie ?

 

Il faut alors envisager ce qui pourrait se passer dans les prochains jours, voire les prochaines semaines.

 

Le gouvernement grec a donc décidé d’honorer sa créance au FMI. C’est entièrement compréhensible. Il ne peut se mettre à dos et l’Eurogroupe et le FMI. Un défaut vis-à-vis de ce dernier aurait de plus des conséquences importantes pour la Grèce, des conséquences en fait d’autant plus importantes que la Grèce se trouverait coupée des financements européens et forcée, de fait, de sortir de l’Euro. La décision d’honorer la créance vis-à-vis du FMI laisse à penser qu’une position de rupture est en train d’émerger au sein du gouvernement grec.

 

Cette rupture cependant, le gouvernement grec veut en faire peser l’entière responsabilité sur l’Eurogroupe et l’Union européenne. Il le veut d’une part pour des raisons de politique intérieure et de morale politique. Ayant affirmé durant la campagne électorale qu’il ne voulait pas sortir de l’Euro, il doit agir en sorte d’être expulsé de cette dernière. D’où le fait qu’il ne faut pas s’attendre à des gestes de rupture de la part de la Grèce, mais à une fermeté sur les principes : il n’est pas question de renoncer aux promesse électorales et au programme sur lequel ce gouvernement a été élu. Mais, le gouvernement grec veut aussi que cette rupture soit le fait des institutions européennes pour rendre moins douloureuse la brisure du rêve européen. Le deuil de l’idée européenne, du moins dans sa forme la plus inclusive, aura certainement des conséquences. Si la responsabilité de ce deuil peut reposer sur Bruxelles et Francfort, il peut en découler un surcroît de légitimité pour le gouvernement grec.

 

C’est ici que prend place la possibilité de créer une nouvelle monnaie qui circulerait en même temps que l’Euro, afin de permettre au gouvernement grec de réaliser les paiements qu’il doit faire pour la population, et de relancer le financement de l’investissement. Il faut dire ici que ceci n’a pas eu d’équivalent. Non que des systèmes de double circulation monétaire n’aient pas existé. Mais, ces systèmes ont été à la fois très instables (une monnaie finissant par évincer l’autre) et il n’y a pas d’exemple de cas où une monnaie supra-nationale ait été contestée par une monnaie nationale nouvellement créée, sauf dans le cas de la rupture d’un pays (Autriche-Hongrie, URSS). Dans ce cas, la double circulation ne dure pas plus que quelques semaines. Si le gouvernement grec décide logiquement, devant l’étranglement financier dont il est l’objet, de créer une nouvelle monnaie, se poseront immédiatement deux problèmes :

 

Quelle stabilité pour la nouvelle monnaie.

Quel taux de change entre cette nouvelle monnaie et l’Euro.

 

La stabilité de cette nouvelle monnaie pourrait être garantie par un fond de stabilisation, lui même issu d’un prêt de courte durée (2 ans au maximum). La Russie a déjà dit, par la voix de son Ministre des affaires étrangères, qu’elle était prête à étudier un tel prêt. En fait, on voit bien que ceci est une manière « douce » de sortir de l’Euro. Si cette nouvelle monnaie est stable, elle va rapidement s’imposer dans la circulation monétaire interne face à l’Euro tout en connaissant une dépréciation de 20% à 30%. Cette dépréciation devrait aboutir à une balance commerciale fortement excédentaire dans un délai de 6 mois à un an, garantissant les conditions de remboursement du prêt. De fait, les conditions d’une stabilité à moyen terme de la nouvelle monnaie grecque apparaissent comme bonnes. Ce fond de stabilisation pourrait bien être fourni par la Russie. Cet excédent commercial pourrait d’ailleurs être aussi accru par la levée des « contre-sanctions » prises par la Russie contre les productions agro-alimentaires des pays de l’UE, une levée qui pourrait dans un premier temps concerner la Grèce et la Hongrie. Par ailleurs, la Grèce devra faire défaut sur ses dettes libellées en Euro, ce qui ne sera pas sans poser quelques problèmes aux pays de l’Eurogroupe et à la BCE.

 

Plus généralement, un conflit irrémédiable entre la Grèce et les pays de l’Eurogroupe aboutirait à ce que la Grèce se tourne vers la Russie et la Chine à la fois pour les investissements (IDE) et pour les relations tant politiques qu’économiques.

 

IV. Un grand basculement

 

Une telle solution impliquerait un basculement dont le sens dépasse de loin le seul cas de la Grèce. Lors de la préparation de son voyage à Moscou qui doit avoir lieu le 8 avril, Alexis Tsipras a donné le ton le 31 mars en affirmant que les « sanctions contre la Russie ne mènent nulle part.»[5]. Cette déclaration était un désaveu très clair de la politique orientale de Bruxelles, en particulier au sujet de l’Ukraine. Voilà qui a de quoi inquiéter la Commission européenne. Athènes pourrait alors se décider à défendre les positions de la Russie au sein de l’UE, et ce en particulier si l’UE se montrait agressive avec la Grèce. Il n’est nullement de l’intérêt de la Grèce de quitter l’UE. Le gouvernement grec serait un bien meilleur allié de Moscou s’il restait membre de l’UE, tout en contestant systématiquement, et en les paralysant, toutes les décisions. Or, si l’on peut en théorie expulser un pays de l’UE, il faut pour cela obtenir l’unanimité des autres membres. Il est clair qu’il y aura toujours un ou deux autres pays qui refuseront de voter cette expulsion, ne serait-ce qu’en raison de la crainte qu’ils pourraient avoir d’être les prochains sur la liste des expulsés.

 

Ce refus d’aller plus avant dans la confrontation avec la Russie, refus qui – il faut le savoir – est très largement partagé en Grèce même par des forces politiques qui ne sont pas au gouvernement, pourrait d’ailleurs faire sortir du bois d’autres pays qui partagent en réalités ces positions : Chypre, la Slovaquie ou la Hongrie, par exemple. Mais, aujourd’hui, l’enjeu de ce voyage est sans doute encore plus grand. Il est clair que le conflit entre la Zone Euro et la Grèce est inévitable, et que ce conflit peut provoquer une sortie de l’Euro de la part de la Grèce. Le voyage à Moscou d’Alexis Tsipras, mais aussi les relations étroites que son gouvernement est en train d’établir avec la Chine et plus généralement avec les pays des BRICS, représente potentiellement un moment historique. Celui du reflux des institutions européennes de l’UE au profit d’une avancée, certes timide, certes prudente, mais néanmoins réelle des puissances émergentes, comme la Russie et la Chine, dans le jeu européen. C’est pour cela qu’il y a bien plus dans ce voyage que ce que l’œil d’un observateur peut voir.

 

La crainte de ce grand basculement doit aujourd’hui commencer à s’immiscer dans les cerveaux quelque peu embrumés des dirigeants européens. Quelles sont alors leurs possibilités ? Ils peuvent céder, tout ou partie, de ce que demande Syriza. On l’a déjà dit, une telle solution porterait en elle la condamnation implicite des politiques d’austérité. Il ne faudrait guère attendre pour que d’autres pays, tels l’Espagne et le Portugal, adorant ce qu’hier ils avaient brulé, ne se décident alors à embrasser les demandes de la Grèce. Le risque est immense de voir la politique établie par l’Allemagne et au profit de l’Allemagne voler alors par dessus les moulins. Le gouvernement allemand en est conscient, et c’est pourquoi il mène un « front de la fermeté » sur ces points. Mais, à tenir une position intransigeante avec la Grèce, ces mêmes dirigeants prennent le risque d’un éclatement de toute la construction politique qu’ils ont accomplie depuis plus de quinze ans. On le voit, et ceci quelle que soit l’issue de cette crise, c’est à la fin de la construction européenne telle qu’elle s’est faite depuis maintenant près de vingt-cinq ans que nous sommes en train d’assister. L’expression « grand basculement » apparaît donc comme bien appropriée. Reste à savoir comment les gouvernants français s’adapteront à cette nouvelle situation.

 

Notes

 

[1] http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/la-grece-s-engage-a-rembourser-le-fmi_1668428.html

[2] http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/la-bce-demande banques-grecques-de-ne-plus-acheter-de-dette-d-athenes-463735.html

[3] Blanchard O. et D. Leigh, « Growth Forecast Errors and Fiscal Multipliers », IMF Working Paper, n°13/1, janvier 2013.

[4] Sapir J., “Éléments d’une histoire économique de l’URSS: quelques questions sur la croissance”, inHistoriens et Géographes, n°351, décembre 1995, pp.191-218. Idem, “La guerre civile et l’économie de guerre, origines du système soviétique”, in Cahiers du Monde Russe, vol. 38, n°1-2, 1997, pp. 9-28.

[5] http://www.theguardian.com/world/2015/mar/31/alexis-tsipras-greece-russiarelations

 

 

 

 

Catégorie : Politique Européenne / Grèce

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Published by Solidaire - dans Dans le Monde
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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 15:28

    4 élus composent le nouveau groupe Communiste, Ecologiste et Citoyen au sein du Conseil départemental de l'Eure.

Après la victoire de la droite aux élections départementales, c'est, sans surprise, Sébastien LECORNU, maire de Vernon qui prend la place de Président de l'Assemblée départementale.

Avec 30 sièges pour la droite, 12 pour le PS et les divers gauche et 4 pour le rassemblement des communistes, écologistes et citoyens, la nouvelle assemblée départementale a viré au bleu. Malheureusement pour nos concitoyens !

La victoire de la droite est une victoire par défaut. Les Eurois n'ont pas rejeté le bilan de la majorité sortante mais le bilan de trois années de mandat Hollande. Les promesses non tenues, voire trahies, et la dégradation constante de l'emploi et des salaires dans notre pays ont poussé bon nombre d'électeurs de gauche vers l'abstention ou, pire, vers le vote Front National.

Il ne faut pas chercher ailleurs la défaite de nombreux sortants socialistes ! La désunion qui serait la cause de cette défaite, selon plusieurs responsables nationaux du PS, est une piètre excuse. D'ailleurs, en 2008 et 2011, la gauche se présentait déjà dans sa diversité : cela ne l'a pas empêché de gagner !...

Cerise sur le gâteau, les 12 élus socialistes et divers gauche, n'ont pas été capables de réaliser cette "union" que scandent leurs dirigeants nationaux. Des conflits d'égos ont miné ce groupe qui éclate en deux morceaux.

De notre côté, le rassemblement qui a permis l'élection d'Andrée OGER et de Serge MASSON, sur le canton de Saint André, et de Gaëtan LEVITRE et de Maryannick DESHAYES, sur le canton de Pont-de-l'Arche, nous a permis de créer un groupe Communiste, Ecologiste et Citoyen au sein de la nouvelle assemblée départementale.

Ce groupe nous permettra une liberté de parole et une liberté d'action face aux projets de la droite dans ce département.

Les semaines à venir seront décisives pour connaître les premières grandes orientations de la nouvelle équipe.

Nous saurons être vigilants.

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 08:53

Qu'est-ce qui a fait perdre "la gauche" dimanche ? Sa désunion ou les choix politiques du gouvernement ?

Encore une fois, le Parti socialiste et ses grands dirigeants jouent la carte de l'aveuglement après leur déroute électorale. Au PS, une seule explication à ses très mauvais scores des élections départementales : la division à gauche.

L'avantage de cet argument, pour les dirigeants socialistes, c'est qu'elle écarte toute remise en cause personnelle, toute discussion sur le bilan de près de trois ans de mandat présidentiel de François Hollande (Déjà !) et sur les résultats des politiques appliquées par les gouvernements successifs, ceux de Jean-Marc Ayrault puis de Manuel Valls.

Pour éviter la déroute des dimanches 22 et 29 mars, il aurait donc suffit, selon le Parti socialiste, que tout le monde à gauche fasse l'union !... Et les électeurs auraient suivi comme des moutons, serait-on tenté de dire !

C'est faire peu de cas de la réalité et de la capacité des électeurs à constater l'échec de la politique gouvernementale et la trahison des promesses de campagne du candidat Hollande. En premier lieu, celle de s'attaquer à la finance.

L'abstention a fortement touché l'électorat de gauche. Elle touche depuis déjà bien longtemps un électorat populaire que la gauche est sensé défendre.

Inversement, le vote Front National désormais bien ancré en France, outre le caractère malsain, raciste et de rejet du voisin qu'il implique, est aussi un marqueur de ce rejet d'une gauche gouvernementale dont la politique n'est désormais plus différente de celle de la droite.

Il est évident que l'échec du Parti socialiste lors de ces élections, comme lors des élections européennes, n'est pas dû à un manque d'union à gauche mais bien aux choix politiques de son gouvernement, de son président de la République !

A gauche, que ce soit au Parti communiste comme au Front de Gauche, chez certains écologistes et chez certains socialistes, cela fait très longtemps que les critiques fusent et qu'un changement de cap politique est exigé.

Rompre avec le libéralisme et mettre en place une véritable politique de gauche, qui s'attaque à la finance, à la spéculation et à l'évasion fiscale des plus riches et des grandes entreprises, c'est permettre de réinvestir dans la recherche, l'éducation, la santé publique et développer des filières industrielles nouvelles, propres !

C'est ce que nous proposons depuis des années. C'est ce message que nous n'avons pas réussi à faire passer dans l'opinion publique. Il est vrai que les médias nationaux ont suivi le gouvernement dans sa stratégie de tout centrer sur le Front National durant la campagne. Cela a mis en lumière ce parti comme la seule opposition "officielle" au gouvernement et pousser des milliers d'électeurs dans ses bras.

De fait, les désaccords politiques de fond entre la direction du PS et ses alliés d'un côté, et les autres forces de gauche de l'autre, sont tellement forts qu'une alliance électorale lors des élections départementales aurait été artificielle, politicienne et perçue comme cela par les électeurs.

Si le parti socialiste souhaite une union à gauche, il faudra d'abord qu'il change sa politique gouvernementale en faveur des salariés, des travailleurs, en rompant avec sa ligne libérale actuelle et sa soumission aux exigences de la finance.

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Published by Solidaire - dans En France
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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 11:18

Andrée OGER et Serge MASSON sont élus au Conseil départemental.

A l'issue du deuxième tour de l'élection départementale sur le canton de Saint André, la triangulaire a été fatale à l'UMP et, surtout, au FN qui rêvait déjà d'emporter la victoire !

Avec une participation en hausse à 49,10 % (+ 400 votants) et un nombre de suffrages exprimés plus important (+ 510 voix), c'est la liste menée par Andrée OGER et Serge MASSON qui l'emporte avec 35,81 % des voix. Elle progresse de 1 point sur le premier tour (34,77 %) et, surtout, de près de 300 voix avec 3 724 suffrages.

Derrière, l'UMP passe devant le FN.

L'UMP progresse de 350 voix (3 444 voix) et de 1,8 point à 33,12 % tandis que le FN regresse de 120 voix et de près de 3 points à 31,07 %.

Sur Saint André, Serge MASSON et Andrée OGER font la différence en progressant de 300 voix et de 3 points entre les deux tours avec 50 % ses suffrages exprimés.

Encore merci aux électeurs qui ont choisi le camp du progrès contre ceux du libéralisme ou de la haine !

Reste qu'avec 50 % d'abstention et un scrutin serré, la gauche doit se poser des questions sur ce canton.

Pour les communistes, l'heure est probablement à revenir en force sur le territoire pour briser la dynamique individualiste et les forces de haine qui empêchent les ouvriers et les classes populaires d'envisager une sortie de la crise et du capitalisme par le haut.

En tout cas, pour les 6 ans à venir, notre canton pourra compter sur l'expérience d'Andrée OGER et sur les qualités de Serge MASSON pour défendre les intérêts de notre territoire et de sa population.

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 09:23

Mobilisons-nous pour des élus connus et reconnus pour leur engagement auprès des habitants de notre canton !

Avec 3 436 voix et 34,77 %, le duo Andrée OGER et Serge MASSON vire en tête du premier tour de l'élection départementale du dimanche 22 mars.

Malgré ce motif de satisfaction, il va être nécessaire de se mobiliser et de mobiliser autour de nous pour assurer la victoire de nos candidats !

Chacun connait Andrée OGER, conseillère générale sortante, sa présence sur le territoire et son implication auprès des Eurois qui ont besoin d'aide ou de conseils. Auprès des personnes âgées et des personnes en situation de handicap, son travail est reconnu de tous.

Au sein du Conseil départemental, elle a su soutenir tous les projets d'aménagement sur notre canton, bien au delà des couleurs politiques des maires et des élus. C'est l'intérêt des gens qui priment !

Avec Serge MASSON, maire de Saint André, l'équipe se rajeunit et fera entrer au Département un élu de terrain, présent au sein de la Communauté de communes.

Avec ces deux candidats, vous aurez des élus connus, reconnus, vivant sur le canton et, surtout, des personnes humaines qui continueront d'être proches de vos préoccupations.

Dimanche 29 mars, pas une voix ne doit manquer !

Votez et faites votez pour Andrée OGER et Serge MASSON !

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 09:55

Interrogé sur les sondages d’avant premier tour, Pierre Laurent affirme qu’ils sont biaisés du fait d’une mauvaise présentation du ministère de l’Intérieur

Sondages : “l’Intérieur a truqué les chiffres” selon Pierre Laurent (PCF)
Donné à 6 % dans les sondages d'avant premier tour, le Front de gauche serait en réalité à "9 %" et peut même espérer être "devant le PS dans 100 à 150 cantons", affirme Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, interrogé sur Sud Radio ce matin.

“Ces sondages sont faux, ils se basent sur un classement du ministère de l'Intérieur qui a truqué les chiffres”, lance Pierre Laurent.

“Nous présentons 1 500 binômes, 1 517 exactement, sur les 2 000 cantons. Le ministère de l'Intérieur a classé 1 100 candidats “Front de gauche” et les 400 autres, il les a mis en “Divers gauche”, et ces Divers gauche il les compte hors de notre score national ; donc, si vous voulez savoir où se situe le Front de gauche dans les sondages, il tourne plutôt entre 9 et 10 % en vérité. Cela veut dire que dans certains cantons nous serons en tête de la gauche, devant le PS, dans 150 à 200 cantons et qui pourra représenter l'ensemble de la gauche au 2e tour, donc ne dites pas que nous sommes invisibles !” prédit le secrétaire national du Parti communiste.

"Il faut y regarder d'un peu plus près, car effectivement ce qu'on essaie d'organiser, c'est un trio de tête : l'UMP, le PS et le FN. Mais la réalité, c'est que des millions de gens ne se reconnaissent pas dans ce trio. Ces gens-là vont-ils s'abstenir ?" Pierre Laurent ne le souhaite pas. Il les appelle à se renseigner et à voter pour les candidats de la gauche alternative.

http://www.sudradio.fr/Politique/L-interview-politique/Sondages-l-Interieur-a-truque-les-chiffres-selon-Laurent-PCF#.VQkdwdccU6O.facebook
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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 12:22

La Banque Centrale Européenne inaugure en grandes pompes son nouveau siège de Francfort, un bâtiment qui aura coûté la bagatelle de 1,3 milliards d'euros !

Deux tours de verre pour le siège d'une Banque Centrale dont le crédo unique est : l'austérité et la réduction des déficits publics.

Comme toujours, les donneurs de leçons libéraux ne s'appliquent pas à eux-mêmes les mesures d'austérité qu'ils imposent aux Etats.

Une manifestation rassemble aujourd'hui quelques dizaines de milliers d'opposants. Pas de quoi changer réellement les choses mais il fallait marquer le coup tout de même.

En tout cas, rappelons-nous à l'avenir, notamment dimanche dans les urnes, du prix de cette construction lorsque nous entendrons les dirigeants de la Banque Centrale Européenne exiger de la France, comme ils l'ont fait en Grèce, des mesures de contrôle des salaires et de réduction des services publics ! Nous nous en souviendrons également lorsque nos politiciens libéraux, qu'ils se disent de gauche ou de droite, viendront nous affirmer qu'il n'existe qu'une voie : celle de l'austérité.

Depuis des années, avec le Front de Gauche, les communistes démontent régulièrement l'argumentation libérale qui ne vise qu'à tromper le peuple pour engraisser la finance, les actionnaires.

Dans votre intérêt, pour refuser cette austérité qui ne pénalise que les salariés, votez pour les candidats soutenus par le PCF et le Front de Gauche lors des élections départementales des dimanches 22 et 29 mars !

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 16:29

Nos voisins de Belgique bougent. Loin des rares reportages montrant une Belgique en proie à une division entre francophones et flamands, les Belges réagissent également aux politiques libérales imposées par leur gouvernement (de droite, là-bas).

Après le vote grec, le 25 janvier, le Portugal a connu de fortes mobilisations début mars. L'Espagne risque, elle aussi, de punir sévèrement la droite et la sociale-démocratie en votant à gauche.

Curieusement, en France, on ne parle que du FN et des mobilisations du mouvement raciste allemand PEGIDA. Curieusement ou est-ce voulu ?

Je vous laisse y réfléchir.

Solidaire


Voici un article de nos camarades belges du Parti du Travail de Belgique :

"Le Printemps de la résistance sociale

auteur: Benjamin Pestieau

Les actions syndicales de l’automne dernier avaient été lancées en septembre par un rassemblement de 7 000 personnes. Le 11 mars dernier, ils étaient près de 10 000 pour relancer le printemps de la résistance sociale. Avec un programme d’actions variées. En voici les détails.

L’automne

L’automne a été marqué par des mobilisations syndicales et citoyennes importantes contre la politique du gouvernement fédéral. 120 000 personnes ont manifesté dans les rues de Bruxelles pour s’opposer au saut d’index, au fait de travailler plus longtemps, contre les attaques contre les services publics, pour une fiscalité qui fait payer les grandes fortunes. Ce gouvernement est au service des plus riches, des grands actionnaires et des grands fraudeurs.

L’automne a vu aussi naître un large mouvement citoyen contre l’austérité. Hart boven hard en Flandre et Tout autre Chose dans la partie francophone du pays.

Trois grèves régionales et une grève générale le 15 décembre ont permis de créer un rapport de force et faire fléchir le gouvernement. Le 16 décembre, le gouvernement invitait les syndicats à une concertation sociale.

Trois mois plus tard, le gouvernement n’a toujours pas fait de réelle ouverture sur les points qui créent autant de colère. Au contraire, il veut passer en force tant sur le saut d’index que sur les fins de carrière.

Les rendez-vous du Printemps social

« Plus de 10 000 personnes se sont rassemblées pour une société solidaire. Une société avec des services publics forts, avec le droit au travail pour les jeunes et le droit au repos pour les anciens, avec du pouvoir d’achat pour faire tourner l’économie et une fiscalité juste qui active les grosses fortunes. Une société de l’avenir, et non pas une économie néolibérale dépassée, où “le gagnant rafle la mise” et qui ne bénéfice qu’à une petite couche supérieure », a déclaré Peter Mertens, président du PTB le 11 mars dernier lors de la concentration syndicale qui a lancé le printemps de la résistance sociale. Le PTB répondra présent aux différents rendez-vous de mobilisation.

  • 19 mars : rassemblement de soutien aux services publics

Les services publics sont fort touchés par l’austérité. Les coupes budgétaires sont telles que la lutte contre la fraude fiscale, les activités culturelles, l’enseignement de qualité… sont menacés. Investir dans nos services publics est essentiel pour notre avenir et le bien-être de tous.

> Le front commun syndical des services publics (CGSP–FSCSP–SLFP) organisent un rassemblement le jeudi 19 mars 2015 (11h-12h) – place de la Monnaie à Bruxelles

  • 29 mars : « La Grand Parade » citoyenne de Tout Autre Chose et Hard Boven Hart

Les politiques d’austérité touchent tous les secteurs de la société. Les mouvements citoyens Tout Autre Chose et Hart Boven Hard ont décidés d’organiser « La Grande Parade » pour rassembler tous ceux qui s’opposent aux mesures du gouvernement et proposer des alternatives. Avec le soutien de la FGTB, de la CSC et de centaines d’associations de terrain.

RDV : Dimanche 29 mars 2015 à 13h à la Gare du Nord

Plus d’infos

L’événement Facebook  

  • Du 30 mars au 3 avril : la semaine de résistance sociale

C’est durant cette semaine que les discussions sur l’ajustement budgétaire (Y aura-t-il de nouvelles coupes budgétaires ?) et sur le « tax shift » (aura-t-on une taxe des millionnaires pour investir dans des emplois publics, les pensions et l’enseignement ? Ou au contraire une augmentation de la TVA comme l’annoncent certains membres du gouvernement ?).

Des manifestations à l’appel des syndicats seront organisées dans les provinces dans la semaine du 30 mars : le 31 mars à Bruxelles et dans les deux Brabants. Le 1er avril dans les autres provinces.

  • 22 avril : Grève générale dans les services publics

La CGSP l’a annoncé : pour défendre des services publics de qualité et accessible financièrement. Pour lutter contre le saut d’index et le rallongement des carrières. Pour un réinvestissement dans les services publics plutôt que l’austérité, il y aura grève le 22 avril 2015.

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 10:07

L'Europe soupçonne le FN d'emplois fictifs au Parlement européen. Pas si propres que ça les chevaliers blancs de l'extrême-droite !

Depuis un an, ce qui fait l'actualité du FN, ce n'est pas tant les scores annoncés aux élections départementales, dont il faudra juger la réalité au moment d'un scrutin qui est loin d'être joué d'avance. Ce qui fait l'actualité du FN, ce sont les premiers mois de gestion frontiste dans les communes qu'il a conquises lors des dernières municipales.

Dans ce domaine, les anti-fascistes que nous sommes, ne sont pas étonnés des décisions prises par ces mairies contre les syndicats ouvriers, contre la mendicité, contre les organisations populaires ou opposées au FN, contre les mesures sociales dans les cantines scolaires, contre la culture et le pluralisme dans les médiathèques, etc. La réalité est aussi brune que nous l'annoncions.

Dernière nouvelle en date, dans la très proche commune de Mantes-la-Ville, le retrait du local au comité de la Ligue des Droits de l'Homme. Après Hénin-Beaumont, voilà qui démontre à tous ce que le FN pense des organisations de défense des droits humains !

L'Europe, le FN et les abus de biens sociaux ?

C'est désormais au niveau européen que le FN montre son vrai visage, celui d'un parti comme ceux qu'il dénonce, prêt à se servir du système pour nourrir grassement ses cadres.

Lundi dernier, l'Allemand Martin Schultz, à la tête de l'organe législatif, a saisi l'Office européen de lutte anti-fraude (OLAF) concernant le cas de 20 assistants des élus FN de Strasbourg, selon "Le Monde". Ils sont en effet suspectés de ne pas travailler réellement au Parlement européen mais de recevoir tout de même une rémunération. Une pratique qui, au-delà de la déontologie, va à l'encontre du règlement interne de l'institution.

Au total, le préjudice atteindrait plus de 7,5 millions d'euros.

Déjà durant l'été 2013, Marine Le Pen avait été critiquée pour avoir fait embaucher son mari, Louis Alliot, comme attaché parlementaire à Bruxelles pour un temps partiel rémunéré... 5 000 euros bruts par mois.

Le FN crie, comme à l'accoutumée, au complot !

Pris la main dans le sac, le FN n'a que cette stratégie pour camoufler le fait que l'entreprise familiale Front National est composée de cadres avides de réussite.

Dommage que tant d'ouvriers et de travailleurs se laissent endormir par le discours haineux d'un parti qui sert d'abord la famille Le Pen et qui ne sera jamais un moyen pour les travailleurs de France de retrouver le plein emploi et une certaine sécurité sociale.

Cela n'a jamais été le but de l'extrême-droite au cours de son histoire.

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 10:03

Éloge du tueur norvégien Breivik, appels à "éliminer sans hésitation" les musulmans, satisfaction après l'explosion d'une boucherie halal... Ces citations figurent dans un document de 55 pages intitulé "La liste de la honte", réalisé par le Parti communiste pour rappeler que le FN "est un parti qui distille dans la société française un poison raciste qui pose un très grave problème", selon son secrétaire général. Pierre Laurent a également dénoncé la "banalisation de propos ignominieux" et en a appelé "au sens des responsabilités" des médias.

La liste de la honte des propos des candidats FN aux départementales 2015
L'image lisse que le Front national et Marine Le Pen tentent de se construire ne cesse de se fissurer dans la campagne des départementales. Les déclarations nauséabondes, racistes, et appelant à la violence se multiplient sur les blogs et les comptes des réseaux sociaux de candidats du Front national. La véritable nature du FN réapparait. Ainsi, Fabien Rouquette et Michèle Boisset, candidats dans le canton de Narbonne 2 appellent les « Socialistes, Communistes et musulmans » à faire « Un geste pour la planète : suicidez-vous ! ». « Hihi, un beau rêve » s'autorise même à commenter la candidate FN *. D'autres candidats dans le canton voisin appellent à des « battues contre les arabes »… Ce n'est plus supportable.

La banalisation et l'ultra-médiatisation du Front national libèrent totalement une parole répugnante, ordurière et violente. Chacun est aujourd’hui devant ses responsabilités et doit regarder la réalité en face : le Front national n'est pas « anti-système », il est « pro-haine ». Marine Le Pen répond que ses candidats ne « sont pas des professionnels de la politique ». Il faut probablement entendre par là qu'ils n'ont pas sa technique pour cacher la véritable nature raciste de son parti.

La foire à la haine des musulmans, des juifs ou des hommes et femmes engagés à gauche doit cesser. Nous appelons les hommes et femmes de ce pays à se mobiliser contre les ennemis de la République.

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