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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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ADN-r--sistance.jpg


 

 














 


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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Nouille2.jpeg


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Ebuzzing - Top des blogs - Société

9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 09:33

2000 2008

1 Franc → 1 Euro

 

 

 

2000

2008

Ecart

Baguette

Laitue

Café

Gaz butane

Lait (1 litre)

Brie

Coulommiers

Pomme de terre (5 kg)

Confiture

Chou vert

Beurre (250gr)

1 litre de fuel (Chauffage)

 

3 francs (0,46 €)

4 francs (0,69 €)

6 francs (0,91 €)

130 francs (19,82 €)

1,30 francs (0,20 €)

2,60 francs (4,40 €)

5,20 francs (0,79 €)

1,50 francs (0,23 €)

9,90 francs (1,50 €)

5,00 francs (0,76 €)

3,75 francs (0,75€)

0,35 €

0,85 €

1,50 €

1,50 €

30 €

0,56 €

0,94 €

2,07 €

3,30 €

3,20 €

1,50 €

0,95 €

0,68 €

+ 85 %

+ 118 %

+ 64 %

+ 51 %

+ 183 %

+ 137 %

+ 161 %

+ 1435 %

+ 112 %

+ 97 %

+ 66 %

+ 98 %

Salaire ANNUEL moyen

16875 €

16792 €

-0.5 %

 

Le salaire

du Président

J. Chirac

6 05,89 €net/mois

72 910 €net/ an

Sarkozy

19 331 net/mois

231 972 € net/an

 

+ 218%

 

Baisse de salaire mais pas pour tout le monde !!!

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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 10:12

Bloomberg a enquêté. Les fonds de retraite américains sont en pleine déconfiture, et cela date de bien avant la crise financière. Un trou de 1000 milliards de dollars, des Etats qui n'assurent plus, et des faillites qui s'annoncent...


Retraites US : faillite des fonds de pension

Un exemple parmi tant d'autres : la Chicago Transit Authority (CTA), la deuxième entreprise de transports publics aux Etats-Unis, affiche un trou de 1,5 milliards de dollars pour l'année 2007. La firme ne pourra plus payer ses retraités à partir de 2013 !


Mille milliards de milles sabords !

Cette situation catastrophique est généralisée aux Etats-Unis. En décembre, le Center for Retirement Research de l'Université de Boston a évalué à 2 900 milliards de dollars le passif de ces fonds, contre un actif de moins de... 2 000 milliards. Comble du cynisme, les fonds de retraite affichent des résultats comptables corrects, en vertu de normes comptables peu regardantes. Les trous mirobolants pourront ainsi n'apparaître que dans une dizaine d'années, ce qui limite les possibilités d'intervention d'urgence des Etats. Sauf que dans dix ans, il sera trop tard. Par temps de crise financière, les actifs fondent comme neige au soleil et les fonds sont au bord de l'abîme.


L'effet boule de neige... qui fond au soleil

Conséquence directe : les émissions d'obligations de pension sont de plus en plus fréquentes. Il faut bien boucher les trous... mais cette solution de facilité est éminemment dangereuse, et ça commence à se voir : les obligations sont fourguées à des taux élevées, de l'ordre de 8%, quand les rendements des placements des fonds de pension ne dépassent pas les 3%. Généralement, les placements sont constitués à 60% en actions, 30% dans des titres à revenu fixe, 5% dans l'immobilier et le reste dans des investissements très risqués, tels que les hedge funds et les produits dérivés. Une gestion de bon père de famille... déjanté.

Certains Etats y perdront deux fois, ayant participé aux émissions d'obligations des fonds qui ne seront bientôt plus en mesure de rembourser, et devant ensuite renflouer les pertes. "Nous sommes très près de la faillite (...) Le budget est hors de contrôle, le Trésor est en triste état", explique l'économiste José Villamil, à propos de l'Etat de Porto Rico qui subit les errements de son régime de retraites publiques. En vertu de la loi, les États doivent garantir les dettes des fonds de pension public, mais ils se dégagent au maximum. Le contribuable paiera les dégâts et les retraités seront indemnisés, mais à des taux très inférieurs à ce qu'ils miroitaient.


"Pitoyable"


Du coup, en catastrophe, les législateurs innovent en "détournant" les cotisations retraite des nouveaux embauchés pour financer les versements aux retraités actuels. C'est le cas de l'Alaska, du Michigan et de Porto Rico. Il ne s'agit ni plus ni moins que d'un détournement de fonds façon Madoff ! Mais c'est légal...

"C'est pitoyable, n'est-ce pas ?" déclare Frederick Rowe, membre du Conseil d'examen du fonds de pension du Texas, qui surveille l'État et les collectivités locales sur ce sujet. On ne lui fait pas dire.


(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")


Commentaire :

On n'entend plus beaucoup la droite sur ce sujet ? C'est curieux comme les donneurs de leçons peuvent rester bien silencieux sur leurs erreurs !

Lors de la campagne 2007, Tsarkozy vantait les mérites des subprimes. On voit ce qu'est devenu ce système !

A l'époque et plus récemment, la droite préconisait la mise en place d'un système de retraite par capitalisation pour compenser les "faiblesses" du système par répartition actuel. Heureusement que nous avons gardé notre "mauvais" système ! Où en seraient les pensions des retraités si nous avions suivi la droite ?

Dans sa frénésie de mettre tout l'argent disponible au service de la spéculation, la droite est prête à faire prendre tous les risques à notre société, quitte à la balancer dans le gouffre si nécessaire.

Solidaire
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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 09:51

"Les ministres doutent de la méthode Sarkozy". Tel est le titre d'un article du Monde daté du 28 février qui rapporte les jérémiades des grands brimés gouvernementaux. Après les généraux de la Grande Muette, ce sont donc les ministres, d'ordinaire d'une discrétion sans égale, qui montent au créneau. Le bruit et la fureur...


Sarkozy : les ministres se plaignent

En "off", bien entendu, mais l'affaire n'est pas anodine, loin de là. Nicolas Sarkozy n'assume plus les "mille et une réformes" et mesures qu'il a promises, multipliant les reculs : réforme des lycées, enseignement supérieur, travail du dimanche pour les plus récentes. Et le gouvernement ne suit plus.


"Sarkozy ne vire pas"

Envoyés au front armés jusqu'aux dents et chargés d'instructions formelles et sans ambigüité, les ministres reviennent le plus souvent des combats en lambeaux, finalement contredits par le Général. Borloo, transparent dans son ministère, Jégo, ridiculisé en Guadeloupe, Pécresse et Darcos, remballés dans les cartons... Tous ceux-là sont remplacés par des médiateurs envoyés sans avis de réception par l'Elysée. Albanel, Lagarde et Woerth, qui apprennent le contenu de leurs lettres de mission en direct à la télévision. Dati, Laporte, Yade, ..., qui orneront les oubliettes du Château pendant les siècles des siècles. Plusieurs ont déjà proposé leur démission, mais "Sarkozy ne vire pas", constate une ministre.


L'intendance ne suit plus

Régulièrement contredits par le président ou ses conseillers, les ministres ne savent plus à quel saint se vouer. De fait, l'équipe gouvernementale est devenue totalement inaudible. L'article du monde ne cite aucun nom, mais son auteur, Arnaud Leparmentier, rapporte les propos pour le moins critiques de quelques hautes personnalités. "Une fois qu'on a décidé, on n'est pas capable de suivre les réformes. C'est humainement, administrativement, impossible", déplore un conseiller de l'Elysée. "Nicolas Sarkozy doit faire ce qu'il ne sait pas faire : travailler en équipe et valoriser ses ministres. La question est de savoir s'il est capable de se remettre en question après deux ans de pouvoir", exhorte un ministre.

Pourtant, le chef des Armées reste droit dans ses bottes. Attribuant sa baisse de popularité à la crise économique, il ne souhaite rien vouloir changer. "D'une sérénité absolue", selon un ministre, il reporte systématiquement ses erreurs sur les membres de son gouvernement. Le régime parlementaire brutalement transformé en régime présidentiel, mais sans les contrepouvoirs, les ministres sont à la fois en situation de grande précarité et totalement abandonnés à eux-mêmes. Dans ces conditions, plaire au président devient le critère politique prépondérant. Mais le chef de l'Etat est de plus en plus inaccessible et les relations avec ses conseillers sont pour le moins tendues.


Le vrai gouvernement est à l'Elysée

Guéant, Soubie, Perol, Levitte, Ouart et consors règnent en maître sur la France. Bien souvent, les ministres sont informés après coup (à la télévision pour certains) des décisions prises au sommet. "Les conseillers sont infiniment plus importants que les ministres", déclare Copé. "Le seul type non humilié, c'est l'ami du président, Brice Hortefeux. Ce système détruit l'idée de gouvernement", rapporte Jean-Louis Bourlanges. "Ce ne sont pas les gens qui sont faibles, c'est l'organisation", résume un secrétaire d'Etat.

En outre, même lorsque les cadres ministériels font preuve de bonne volonté, l'activisme et le réformisme-à-la-volée de Nicolas Sarkozy brisent toute cohérence globale de politique gouvernementale. Pécresse, Darcos et Jégo en sont témoins. Mais "les ministres ne disent rien, ils s'occupent de rester ministre", affirme un conseiller mécontent de la situation. L'instauration des réunions du "G7 Sarkozyen", rassemblant les proches du chef de l'Etat, ont contribué à fissurer un peu plus une équipe déjà malmenée et peu harmonieuse. D'autant que Nicolas Sarkozy semble aujourd'hui la dédaigner : "la dernière fois, nous avons été reçus par Claude Guéant", au sujet du sommet social, se lamente un participant. Et personne ne moufte. Tout juste quelques chuchotis dont on espère qu'ils arriveront à l'oreille du Boss.


Citation du jour : "Tout ce qu'il fait est admirable ! Il fait entendre les sourds et parler les muets!" (Evangile selon Marc)

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 09:42
Hier, Edouard Balladur rendait à Nicolas III Tsarkozy son rapport sur la réforme des collectivités locales.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que la méthode expéditive de l'omniprésident s'applique aussi à la démocratie : l'Elysée se donne quatre mois pour enterrer 220 ans d'histoire de la démocratie française !

Les médias ont beau jeu de ne parler que du projet de "Grand Paris" ("Gross Paris" aurait dit Hitler) et de la fusion de certaines régions. La moitié des reportages se passent en Picardie où la quasi totalité des interviewer, élus ou simples citoyens, refusent de voir leur région écartelée.

La question picarde, comme la fusion des régions, ressemble globalement à la muleta, ce torchon rouge qu'agite le torero devant le taureau pour l'exciter mais qui cache l'épée qui le tuera !

Derrière la fusion des Régions, c'est toute la démocratie locale française qui va disparaître ! Cette démocratie qui est à la base de notre organisation sociale.

La disparition des communes au profit de communautés d'arrondissement et la disparition des conseillers généraux remplacés par des conseillers territoriaux, tout cela n'annonce qu'une disparition des institutions de bases de la république françaises, des acquis démocratiques de la Révolution française !

En même temps, Sarkozy annonce la réintégration de la france dans le commandement militaire de l'OTAN rompant avec la tradition gaulliste de son propre parti. Avec cette décision, la droite poursuit le travail de dilution des pouvoirs républicains dans des autorités extérieures et non désignées démocratiquement : Union européenne dirigée par des Commissaires non élus, monnaie européenne contrôlée par une Banque Centrale Européenne "indépendante" donc incontrôlable et, maintenant, le contrôle de notre armée par une organisation militaire sous contrôle étatsunien.

La contre-réforme Sarkozy détricote le socle républicain issu de la Révolution française et le modèle social issu des acquis sociaux de 1936, de la Libération et de mai 68.

Il est grand temps pour tous les démocrates français de réagir avant que la France d'avant, celle de la Démocratie et du bien-être social ne finisse au musée.
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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 09:22
La Guadeloupe a signé un accord de sortie de crise après 44 jours d’une grève générale, tandisque La Réunion lui a aussitôt emboîté le pas avec l’annonce pour mardi d’une grève reconductible, la Martinique poursuivant de laborieuses négociations.

Dans l’Humanité de vendredi, le contenu de l’accord décrypté.


« Comba la ka continié pas ke ni an lo chantié ki ouvè ! » Telle est la phrase de suspension de la grève pour Jean-Pierre Hugues, technicien sanitaire à la direction de la santé et du développement social (DSDS), après l’accord de sortie de crise signé en Guadeloupe après quarante-quatre jours de grève générale paralysante. C’est dans la nuit de mercredi à jeudi que le porte-parole du Liyannaj kont pwofitasyon (LKP), Élie Domota, a signé l’accord de fin de conflit appelant « à la reprise de l’activité normale. »


À cette annonce, « une exclamation de joie » a jailli au port autonome de Pointe-à-Pitre où avaient lieu les négociations. « La foule présente a montré sa joie après les terribles instants vécus », selon Jean-Pierre Hugues. Le texte de cet accord, extrêmement détaillé, compte 165 articles : prix bloqué de la baguette, embauche d’enseignants, octroi de billets d’avion à prix réduits, tarifs bancaires revus à la baisse, essence moins chère, etc. Il récapitule les avancées obtenues sur les 146 revendications initiales du LKP en faveur du pouvoir d’achat. En annexe, il y a aussi l’accord « Jacques Bino » prévoyant une augmentation de 200 euros des bas salaires. Cette annexe, du nom du syndicaliste abattu dans la cité Henri-IV et dont le meurtre n’a, jusqu’à présent, pas encore été clairement prouvé même si la police détient, selon elle, un homme qui aurait avoué avoir tiré sur le syndicaliste en croyant tirer sur une voiture de la police, n’est pas, elle aussi, des plus carrées. En effet cette augmentation des bas salaires n’a jusqu’à aujourd’hui pas été signée par le MEDEF ainsi que par six autres syndicats de patrons. Mais devant la détermination affichée depuis les débuts de la grève, le gouvernement a tout intérêt à étendre l’application de l’accord Bino, comme la loi le permet, à toutes les entreprises. Que le MEDEF, ou la CGPME le veuille ou non. Élie Domota a déjà demandé à l’État de régler ce point.


« La Gwadloup cé tan nou, la Gwadloup cé pa ta yo… » Depuis le 4 février, date à laquelle le LKP avait remis au secrétaire d’État, Yves Jego, l’épais cahier sur lequel était répertoriée la plupart des revendications sur la vie chère que le collectif avait répertorié, combien de fois, jusqu’à aujourd’hui, a-t-on entendu cette chanson symbole résonner sur l’île d’émeraude ? Face aux « soldats-la-loi », qui, dès le premier jour où furent érigées les barricades en Guadeloupe, ont chargé, piétiné des femmes, blessé le jeune Alex Lollia, étoile montante du syndicalisme guadeloupéen ? Pas besoin de le dire. Car il est sûr qu’aujourd’hui, rien n’empêchera plus les Guadeloupéens de l’entonner pour montrer leur désaccord face à des situations injustes qu’ils ont appris, avec le LKP, à combattre. Et ce n’est pas le secrétaire d’État à l’Outre-mer, Yves Jégo, qui s’est réjoui de cette « sortie de crise », ni le préfet Nicolas Desforges, - appelant la Guadeloupe à « mettre les bouchées doubles » pour se remettre de la crise, qui pourra changer ce que la population guadeloupéenne a intégré lors de cette longue grève générale. Ce que le leader du LKP a demandé aux Guadeloupéens, à savoir « qu’ils peuvent être fiers d’eux », a été compris. Le contentement populaire à l’annonce de « fin de grève » ne laisse pas place aux doute.

Mais le LKP n’entend pas pour autant baisser les bras. Aussitôt l’accord signé, Élie Domota a appelé ses troupes « à rester mobilisées et à continuer à se battre » pour étendre « dans toutes les entreprises de Guadeloupe » les hausses de salaire.


À Pointe-à-Pitre comme dans d’autres lieux, « il y a encore des actions sporadiques », note Jean Pierre Hugues. « Notamment à Carrefour, où le personnel a jugé bon de se mobiliser puisqu’il se sont rendus compte que l’accord sur les 200 euros allait leur échapper. Ils continuent donc de se battre. Et d’autres entreprises, dans la grande distribution, font de même », fait savoir ce gréviste qui a, dès le premier jour, soutenu ce combat d’usure contre l’État et les patrons. Pour Fred Sablons du PCG et membre du LKP, « Il ne faut pas s’y tromper : la grève n’est que suspendue. » Selon lui, « des camarades du LKP font le tour des entreprises pour apporter leur soutien aux salariés qui peuvent rencontrer des problèmes. Mais aussi pour montrer que le LKP est toujours là, et que s’il le fallait, la grève pourrait reprendre n’importe quand. »


Les négociations continuent, d’ailleurs, de se poursuivre sur différents points de la plate-forme de revendications. Sur la liste de produits de première nécessité, sur le prix du pain et autres. Samedi aura lieu une grande manifestation à Pointe-à-Pitre et, le soir, des artistes se produiront pour donner à cette grève historique ses véritables accents de victoire.

Fernand Nouvet

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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 09:23
Depuis septembre, les coups pleuvent sur la filière automobile, particulièrement chez Renault.

Pour celui qui se laisse bercer par les médias, c'est la crise économique qui est responsable de la situation. D'ailleurs, le gouvernement n'aurait jamais donner six milliards d'euros aux deux constructeurs automobiles français, Renault et PSA, si cela ne s'était pas avéré nécessaire ! Balivernes !...

Renault s'appuie sur la crise pour appliquer une stratégie de sape de l'emploi et des acquis sociaux.

Les plans sociaux annoncés ne datent pas de septembre mais proviennent de projets annoncés début 2008, bien avant le crash financier ! On se souvient tous des menaces qui pesaient sur l'emploi haut-normand chez Renault à cette époque.

Autre élément : les six milliards d'aides publiques accordées par Sarkozy. L'Etat n'accorderait ces aides qu'à condition que les constructeurs s'engagent à conserver les emplois. La main sur le coeur, Renault et Peugeot-Citroën jurèrent que "croix de bois, croix de fer,..." Dès le lendemain pour Peugeot, quelques jours plus tard pour Renault, les directions de ces sociétés ont annoncé des plans de réductions d'emplois, via des "départs volontaires". Malgré le tollé de ces annonces, croyez-vous que l'Etat a repris ses billes ?

Dernier mouvement en date : une attaque contre les acquis sociaux au sein de l'entreprise que dénonce la CGT

Réunis à Oissel, en Seine-Maritime, 300 élus CGT venus des treize usines françaises du groupe ont confronté leurs analyses de la situation économique et de la politique du groupe. Pour Fabien Gache, délégué syndical central CGT, "pour la direction de Renault, la crise n'est pas un moment difficile à passer mais sert de ballon d'essai pour détricoter les accords sociaux" et qu'elle "cherchait à développer la flexibilité, mettait en place son plan de 6.000 suppressions d'emploi "en toute illégalité" et voulait étendre le chômage partiel aux cadres "au mépris de ses obligations légales". 

Pour la CGT, comme pour les communistes, la crise sert de prétexte aux grands constructeurs automobiles pour s'attaquer aux emplois stables et casser les acquis sociaux. Cette régression sociale s'accompagne parallèlement d'une nouvelle razzia sur les fonds publics, qu'il s'agisse des milliards d'aides publiques de l'Etat, des subventions locales ou des économies de charges sociales faites sur le dos des salariés grâce au chômage partiel.

Non, décidemment, ces gens là n'ont aucune vergogne ! Mettre des milliers de familles dans des situations de détresse sociale ne les touche pas. Tout ce qui compte, c'est leur argent !
Assez de mesurettes pour cacher la misère ! Il est temps que nous reprenions les choses en main !
Jeudi 19 mars, fonctionnaires et salariés de la filière automobile seront aux premières loges. Mais, chacun, quelle que soit sa branche professionnelle a intérêt à ce que cette journée soit une réussite : pour l'emploi, pour les salaires, pour le pouvoir d'achat, pour sauver l'Ecole et la maternelle, pour sauver notre système de santé et nos hôpitaux, pour la recherche, pour la démocratie locale menacée,...

C'est notre nombre et notre unité qui font notre force ! Emparons-nous du jeudi 19 pour montrer cette force !
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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 10:56
Depuis ce mercredi 4 mars, date de la reprise de l’examen du projet de loi « Création et Internet » à l’Assemblée nationale, le site internet du PCF porte le deuil de la création, des libertés et de l’internet.


Le projet de loi « Création et Internet » ou « HADOPI » a été voté au Sénat le 30 octobre 2008, malgré l’abstention du PCF : UMP, centristes, PS et radicaux ont voté pour. Il a pour objet de mettre en œuvre la « riposte graduée » visant à couper l’accès aux internautes suspectés de partage d’œuvres sans autorisation.

Il est la suite délirante des déclinaisons en droit français de la directive EUCD, qui a déjà inspiré les projets liberticides et directement aux services des multinationales du loisir comme DADVSI. Déjà à l’époque seuls les groupes parlementaires communistes s’étaient unanimement opposés au projet.


Directement écrite par les lobbies de l’industrie du loisir, ce projet de Loi instaure une « riposte graduée » qui n’existe nulle part ailleurs dans le monde. Seule l’Australie s’y était essayé, et a du faire marche arrière devant la levée de bouclier.


Il est prévu qu’une autorité instaurée par le texte, l’HADOPI, agira sur dénonciation d’acteurs privés travaillant pour les industries du divertissement (syndicats professionnels, enquêteurs privés). L’HADOPI sera chargée, en se basant sur ces « preuves » sans valeur dénonçant les , d’envoyer des courriers d’accusation menaçant les utilisateurs de sanctions. En cas de récidive, leur déconnexion d’Internet est ordonnée sans possibilité de se reconnecter pour une durée allant jusque 12 mois. Il n’est possible de contester ces accusations qu’une fois la sanction prononcée. Ainsi une justice privée non contestable par les citoyens dira le droit en France.

Ce dispositif pose de nombreuses questions d’ordre économique, technique et juridique, mais également des questions relatives au respect des droits et libertés fondamentales des citoyens.

Cette loi se fonde sur le postulat largement infirmé que les téléchargements sans autorisation seraient la cause principale, majeure, de la baisse des ventes de disques et de films. En réalité la crise est bien plus profonde : avec le numérique, des différences radicales dans la façon de produire, distribuer, acquérir et partager les richesses ont fait irruption, mettant le doigt sur l’obsolescence d’une organisation économique et sociale encore issue de « l’âge de la rareté ».


Le projet de Loi vise en réalité à faire perdurer les modèles économiques dépassés basés sur la vente de copies, une situation qui profite peu à l’auteur. Sur un coffret de CD payé 30 euros, l’État et la grande distribution en empochent 10, la maison de disques 15, la société de gestion de droits 3, son auteur... moins de 2 euros. La numérisation menace donc d’abord un système où la moitié du prix payé par le consommateur est encore consacrée à la rémunération de la production de supports matériels ou de licences. Elle pose la question de l’utilité réelle des majors de l’industrie culturelle, abusant d’un contrôle et d’une taxation de la création tout au long de son cycle de diffusion, qui s’est construite au détriment du droit d’auteur sur la domination de ceux qui fabriquent les supports et contrôlent les canaux de diffusion. Ce règne marchand est désormais assailli par deux réalités technologiques : le numérique et l’Internet.

Cette loi n’apporte pas un centime de plus aux auteurs ou aux artistes6. Il n’est même pas démontré qu’elle fera baisser le téléchargement non autorisé. Il s’agit simplement, aux dires de C. Albanel, d’un « pari . Les éventuels internautes dissuadés n’iront pas pour autant acheter plus de disques et de fichiers. Cette loi n’augmentera pas leur pouvoir d’achat. Faire la guerre à ses clients n’est pas une stratégie gagnante.


Les députés Communistes du groupe de la gauche démocrate et républicaine d’opposeront fortement au projet et mettront en avant les propositions alternatives comme la plate forme publique de téléchargement.

Jerôme Relinger
- Commission Révolutions numériques et société de la connaissance

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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 10:50
Devant le CRIF lundi soir, le premier ministre a violemment tancé les opposants à sa politique, dans un amalgame scandaleux avec les auteurs d’actes racistes.


François Fillon a trouvé une tribune inattendue pour lancer une charge violente contre les mouvements sociaux et tous les opposants à sa politique, lundi soir : celle du dîner annuel donné par le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF). Dans un singulier mélange des genres, le premier ministre a mis en cause, pêle-mêle, parmi les « périls » qui menacent la République, « l’agressivité de groupes extrémistes » qui s’illustre par un regain de l’antisémitisme, mais aussi les « revendications irréalistes qui semblent totalement ignorer la crise », les « déclarations intempestives où l’on voit poindre la recherche de boucs émissaires » et les « manœuvres d’une extrême gauche à qui la démagogie ne coûte rien »…


Récupération éhontée


Syndicats préparant la mobilisation unitaire du 19 mars, collectifs unis contre la vie chère dans les DOM, opposition parlementaire, élus locaux contre la réforme Balladur de dépeçage territorial : chacun reconnaîtra les siens dans ces attaques qui les accusent « d’aiguiser inutilement nos légitimes différences politiques et intellectuelles ». Pour Fillon, applaudir la politique du gouvernement censée « soutenir l’emploi, défendre nos entreprises, relancer l’investissement, sécuriser notre système bancaire », c’est faire preuve d’un « esprit de civisme » contre « la peur, la haine et la division » (sic). Rien de moins ! « C’est en somme, l’aptitude à se rassembler autour des enjeux essentiels, a-t-il ajouté. (…) Si chacun se replie sur ses intérêts catégoriels, si chacun réclame toujours plus alors que l’État est à la limite de ses moyens, si chacun cède à la peur des adaptations au lieu de s’en saisir, alors la France affrontera de grands périls ».
François Fillon ne recule pas au passage devant la récupération et le détournement éhonté de l’inquiétude manifestée par le CRIF pour enrôler les juifs de France sous la bannière du gouvernement, dont le devoir est « de repousser les surenchères qui risquent de gâcher les conditions du redressement de notre pays. (…) Nous avons le devoir de faire preuve de courage et d’intelligence, dont je sais que la communauté juive est familière ». CQFD.


Recrudescence de l’antisémitisme


Pourtant, le propos du président du CRIF, Richard Prasquier, était tout autre : « C’est une alarme que je vous lance à contrecœur mais de façon solennelle : l’antisémitisme est de retour », a-t-il lancé. « Le mois de janvier 2009 a vu dans notre pays (…) une explosion de haine d’une virulence alarmante », avec 352 actes antisémites recensés, contre 459 pour 2008. En réponse, le premier ministre a annoncé son intention de « durcir la répression des actes racistes et antisémites » et la création d’une « mission sur l’antisémitisme et le racisme dans les réseaux numériques ».


Sébastien Crépel, "L'Humanité" du mardi 3 mars 2009

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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 16:56

Cela fait un moment que la Droite, notamment par la bouche de Sarkozy, dénonce "le mille-feuille administratif français". Dans cet esprit, le rapport Balladur n'invente rien et s'inspire des conclusions du rapport Attali.

Balladur propose de passer de vingt-deux à quinze régions, de mettre en place onze grandes métropoles, de faire disparaître les départements et de regrouper les communes dans des sortes d'arrondissements. Et tout cela par souci d'efficacité ?

 

En quoi les communes et leurs maires, les départements et leurs conseillers généraux ne seraient-ils pas "efficaces" ? Avec les lois de décentralisation, les départements, par exemple, ont en charge les politiques de solidarité, comme le RMI, l'APA pour nos anciens ou l'APH pour les personnes handicapées. Les départements gèrent aussi les collèges, les routes et contribuent financièrement à la construction des établissements scolaires, des gymnases, des salles des fêtes, et à la réhabilitation de nombreux autres bâtiments et logements….

La proximité de ces élus est synonyme de réactivité et permet que chaque citoyen, quelque soit l'endroit où il habite, ait un porte-parole de son territoire. C'est pourquoi les maires et les conseillers généraux sont connus de leurs électeurs. Ce sont eux que l'on va voir en premier quand il y a un problème !

 

"Efficacité" ? On peut s’étonner d’entendre un élu de gauche, maire d’une grande ville du Sud-est, déclarer que « si l’existence d’autant de communes est une bonne chose pour la démocratie, c’est par contre peu efficace au plan du développement ». Opposer démocratie et développement, voilà qui est tout de même singulier. Sauf à penser que le développement ne saurait être piloté que « d’en haut » et que l’avis des citoyens sur les affaires qui les concernent est un boulet à traîner. Mais quel est, alors, l’objectif du développement ?

 

C'est bien là que se trouve le nœud du problème, dans la philosophie qui se cache derrière la notion d' "efficacité" et la définition du "développement"!

L'idée de "grandes régions" est vieille comme la construction européenne et l'idéologie libérale qui l'accompagne : seules des grandes régions, en concurrence entre elles, pourraient faire le poids sur le champ de bataille d’une économie régie par la loi de la concurrence libre et non faussée.

 

Supprimer les collectivités de proximité que sont les communes et les départements pour les remplacer par des superstructures intercommunales ou régionales ne vise donc pas une amélioration de la vie démocratique ni même une meilleure efficacité des services publiques.

L'objectif de cette réforme est d'adapter nos collectivités territoriales à la guerre économique entre régions européennes au profit des entreprises. Dans cette vision de l'Europe, il n'y a pas de place pour les solidarités entre pays, entre régions et, encore moins, entre les citoyens.

Dans cette guerre économique, les citoyens sont des poids morts qui gênent les décideurs, et les collectivités locales, des outils au service de causes dépassées : la démocratie, la solidarité et le service public.

 

Cette vision de l'Europe, c'est celle qui prévaut en Europe depuis toujours. C'est le libéralisme qui déréglemente et met en concurrence les salariés de toute l'Europe, comme avec la directive Bolkenstein. C'est la logique d'une Europe des marchés, bien loin d'une Europe des peuples.

 

Pour les communistes, au niveau européen comme au niveau local, c'est l'intérêt des populations qui doit compter !

C'est aussi leur vote que l'on doit respecter ! Il est étonnant de voir que les collectivités dont l'existence est remise en cause, communes, départements et régions, sont des contre-pouvoirs à des institutions nationales et européennes aux mains de la droite

Dans l'Eure, les conseillers généraux communistes travaillent au sein de la majorité départementale pour protéger les plus faibles, défendre les solidarités territoriales, amortir les effets des politiques ultralibérales décidées à Bruxelles et à Paris.

Ils prendront toute leur place pour lutter contre le projet Balladur et pour faire élire aux européennes ceux qui défendent la démocratie, la solidarité et les services publics.

Andrée OGER
Conseillère générale du canton de Saint André
Maire honoraire de Croth

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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 09:30

Alors que la crise économique mondiale touche de plein fouet notre pays, les questions électorales liées aux européennes de juin prochain peuvent paraître surréalistes. Il n'en est rien.

D'un point de vue économique, depuis sa création, l'Union européenne a été conçue comme un gigantesque marché pour les entreprises. La libre circulation des capitaux et la concurrence libre et non faussée sont des concepts libéraux désormais inscrits dans notre constitution grâce à la ratification du traité de Lisbonne en septembre dernier par nos députés et sénateurs de droite, radicaux et centristes.

La réalité européenne s'impose désormais à tous :
- la Banque Centrale Européenne, dont les responsables n'ont de compte à rendre à personne (vive la démocratie !), décide pour tous de la politique monétaire de l'Europe ;
- la Politique Agricole Commune s'impose à tous les agriculteurs de France et oriente fortement leurs choix de culture et les cours des matières premières au profit de la distribution ;
- la politique économique de Bruxelles, entièrement tournée vers les marchés, impose des choix économiques de restriction budgétaire des Etats et de privatisation des services publics.

On pourrait continuer les exemples.

D'un point de vue politique,l'Europe a été créée avant tout comme un moyen de passer au dessus des décisions souveraines de chaque Etat : on le voit avec le Traité Constitutionnel Européen, rejeté par la France et la Hollande, et qui revient par la fenêtre sous la forme du traité de Lisbonne. Il est à son tour rejeté par le peuple Irlandais, puisque ni le peuple hollandais, ni le peuple français n'ont eu le droit de s'exprimer. Qu'importe ! Les dirigeants européens et irlandais feront revoter les irlandais fin 2009 ! ...Là aussi, vive la démocratie !

Dans le discours, l'Europe était censée apporter les bienfaits du capitalisme à chaque citoyen de l'Union. Depuis des années, les résultats des choix européens entraînent délocalisations des entreprises, concurrence entre les salariés avec appauvrissement et précarisation des populations.
La crise capitaliste mondiale met en évidence le résultat de plus de trente ans de construction européenne. Loin de servir de bouclier face à cette crise, l'Europe l'a favorisé en interconnectant les systèmes bancaires et financiers dans toute l'Europe et en favorisant la spéculation financière.

Dans le discours aussi, l'Europe devait favoriser le rapprochement entre les peuples. Si la circulation des citoyens est effectivement facilitée, il faut en avoir les moyens. Par contre, la destruction des Etats et leur remplacement par des grandes Régions attise la concurrence géographique et isole les populations de régions excentrées ou n'ayant pas d'industrie ou de services forts. La réforme Balladur ne vise rien d'autre que l'alignement du modèle politique français sur le modèle allemand, espagnol ou belge.

Face à cette course libérale de l'Europe, nos hommes politiques n'ont pas été impuissants. Sans leur accord, la construction européenne n'aurait pas pu se faire : cela a été le cas avec le Traité de Maastricht, c'est le cas avec le Traité de Lisbonne et c'est le cas à chaque fois qu'un chef d'Etat français laisse passer une décision à Bruxelles sans y mettre son véto.

Pour les communistes, il est important que les peuples réinvestissent la construction européenne. Nous ne pouvons pas jouer la politique de la chaise vide au parlement européen !
Porteurs du message des travailleurs, les communistes ont fait le choix pour les prochaines élections européennes de lancer un Front de gauche porteur d'une vision solidaire et sociale de la construction européenne. L'objectif étant de réunir ceux qui s'opposent à la construction libérale de l'Europe, notamment les tenants du NON de gauche à la construction européenne.

Pour l'instant, le Parti de Gauche de Jean-luc Mélanchon et Marc Dolez et des personnalités du mouvement social ont décidé de rejoindre cette initiative. Le lancement de la campagne se fera par un

Grand meeting du Front de Gauche
dimanche 8 mars à 14 h 30 au Zénith de Paris
.

 5 000 participants sont attendus. Nous espérons que vous y serez.

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