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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 09:49

Chaque semaine qui passe voit s'ajouter un nouvel élément au grand puzzle de la réforme conservatrice de la France.
Nicolas Sarkozy nous l'avait affirmé : "il faut en finir avec 1968 !". D'autres dans son camps souhaitaient revenir sur l'esprit du Conseil National de la Résistance. En clair, la Droite souhaitait recomposer la France en revenant sur tous les acquis, sociaux et sociétaux, issus de la victoire contre le nazisme.

Un an et demi après l'élection de Sarkozy, ce projet de recomposition de la société est en bonne voie.
Déjà, dans le plus grand silence, le Code du Travail a été vidé de son contenu. Les décisions politiques sur le travail accélèrent la décomposition de notre système social : heures légales de travail, âge de la retraite, jours de repos, protection des salariés, indemnisation des chômeurs,...
En ajoutant dérogations sur dérogations aux règles communes, la Droite mine l'égalité de traitement entre salariés pour, à terme, effacer les contours légaux du droit du travail : pourquoi maintenir une législation rigide quand tant de salariés seront en dehors des règles et dépendront économiquement des "dépassements" légaux pour (sur)vivre ?

Cet assouplissement des règles sociales constitue en réalité un durcissement des conditions de vie et de travail de la majorité de la population.

Il faudra "travailler plus" non pas pour "gagner plus" mais pour bénéficier d'un salaire comparable, d'une retraite tout juste correcte, et pour payer l'école privée de ses enfants et la mutuelle de la famille.

La crainte de la Droite et de ceux qu'elle sert, c'est que ces réformes finissent par provoquer des troubles sociaux, voire une remise en cause du système social. La crise capitaliste en cours augmente ce risque.

Pour se protéger, les conservateurs au pouvoir ont fait le choix de durcir les lois et de muscler les méthodes de contrôle de la population pour diviser les pauvres et éviter toute opposition par la peur.

Dès le mouvement contre le CPE, les méthodes policières musclées contre des gamins souvent mineurs et les poursuites judiciaires contre certains d'entre eux avaient donné le ton. L'objectif était de faire peur aux lycéens et aux étudiants, de faire pression sur les parents, en leur montrant les risques qu'ils prenaient en descendant dans la rue.

Depuis l'arrivée de Sarkozy, l'arsenal répressif est monter en puissance : durcissement des peines de prisons, répression accrue des sans-papiers y compris des enfants, démultiplication de la vidéo-surveillance, mise en place de fichiers policiers recensant délinquants et opposants politiques (EDVIGE, CRISTINA), fichage ADN,...

Parallèlement, les méthodes de la police et de la gendarmerie se sont musclées comme en témoignent souvent les jeunes de banlieues ou comme le prouve la descente de gendarmerie dans un lycée du Gers ( lire : Ignoble : on lâche les chiens policiers sur les élèves dans les classes  ). L'objectif : habituer la population, notamment la jeunesse, à des méthodes policières expéditives et à se soumettre à l'autorité, y compris par la peur. Dans ce système, il n'y a plus de place pour la prévention ni pour le rôle de protection et d'assistance à la population que devraient avoir les forces de l'ordre.

Les terroristes sont partout. La police veille.


Pour justifier toutes ces évolutions, le pouvoir joue sur les peurs. Peur de l'étranger (les sans-papiers), peur de la délinquance juvénile (les banlieues), peur de la violence aveugle (le terrorisme).

Pour ce dernier cas, l'islamisme radical a servi un long moment de faire-valoir au durcissement de la législation anti-terroriste. Maintenant en place, cette législation est utilisée pour s'attaquer aux éléments de la société que le pouvoir ne peut pas contrôler.
Le cas des jeunes de Tarnac et de cette "ultra-gauche" qualifiée de terroriste est exemplaire : des jeunes, vivant honnêtement dans un petit village (les terroristes sont donc partout !) sont accusés d'appartenir à une cellule "invisible" (?) et d'avoir saboté des caténaires de la SNCF (sans provoquer d'accident : drôle de terrorisme !). L'accusation est tellement solide que les enquêteurs n'ont aucune preuve matérielle ni aucun témoignage alors qu'ils les suivaient depuis six mois ! Résultat : six d'entre eux sont libres depuis hier ! Cet acharnement contre quelques uns vise simplement à diaboliser une partie de la contestation sociale (les milieux anarchistes, libertaires et altermondialistes) ce qui justifiera, rapidement, une répression de leurs actions. Avant de s'attaquer à d'autres ?...

Dernière mesure annoncée : le durcissement de la législation contre les enfants. Une société qui envoie ses enfants en prison est une société en crise ! Quoi qu'en dise Dati, incompétente notoire, la réforme de l'ordonnance de 1945 traduit la méfiance de la droite vis-à-vis des enfants.
Fichés ADN depuis leur adolescence, risquant la prison et le casier judiciaire dès 12 ans, les enfants finiront dans le fichier EDVIGE pour appartenance à des groupes potentiellement dangereux (parents syndicalistes, politisés, musulmans,...). Et bientôt, on nous sortira le gêne de la pédophilie ou de la délinquance et il n'y aura plus qu'à les enfermer dès leur entrée en CP !

Décidément, "la France d'après" tant vantée par Sarkozy en 2007 ressemble de plus en plus à "la France d'après le Front populaire", celle de Philippe Pétain !

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3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 11:00
 

Chaque jour qui passe voit l’horreur franchit un nouvelle étape. Avec la nouvelle découverte d’un corps sans vie à Gennevilliers, c’est la cinquième personne sans domicile fixe qui est retrouvé mort en ce début d’hiver.

Face à ce drame, que fait le gouvernement ? Rien. Si ce n’est d’alimenter l’opinion publique en polémique stérile sur l’enfermement par grand froid, par la voix de Christine Boutin ; proposition déjà démentie par le Premier ministre, François Fillon, qui ajoute cyniquement que la « non assistance à personne en danger » serait « une faute ».

Quel scandale que cette opération de détournement de l’opinion publique sur le dos de pauvres victimes laissées à l’abandon par les pouvoirs publics ? Le gouvernement cherche à fuir ses responsabilité.

N’était-ce pas Nicolas Sarkozy qui, il y a tout juste deux ans, promettait pour 2008 que « plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid » ?

Le bilan gouvernemental est accablant. L’heure des comptes a sonné. Le Parti communiste français demande la création d’une mission parlementaire. Au delà des mesures d’urgence, un plan ambitieux de construction de centre de stabilisation d’urgence à dimension humaine et de maisons relais doit être lancé au plus vite. La vie de centaines de personnes est en jeu.


Parti communiste français, Paris, le jeudi 27 novembre 2008

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3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 10:26
Énergie . Les deux groupes arguent de besoins en investissement et de la non-répercussion de la hausse du prix du pétrole.

Les prix de l’électricité et du gaz vont-ils bientôt à nouveau augmenter ? Si la décision appartient au gouvernement, c’est en tout cas ce que souhaitent EDF et GDF-Suez. La direction de l’électricien français fait valoir que les prix n’ont évolué que modérément ces dernières années et surtout que les besoins en investissements en terme de rénovation et d’augmentation des capacités de production nécessitent une progression des tarifs pour les financer. Certes, à l’heure où de nombreux rapports alertent sur l’insuffisance des moyens de production d’électricité, le souci d’EDF d’accroître le niveau de ses investissements est louable. Mais reste à savoir de quels investissements parle-t-on ? Dans la dernière période, le groupe s’est principalement engagé dans une stratégie d’acquisition pour devenir un opérateur incontournable du marché de l’électricité en Europe. Pour le seul rachat de British Energy en septembre dernier, il a ainsi dépensé pas moins de 15,6 milliards d’euros.

Engagée dans la renégociation de son contrat de service public avec le gouvernement, la direction de GDF-Suez réclame aussi une augmentation des prix du gaz. Celle-ci serait justifiée par le fait que les tarifs réglementés auraient coûté, à l’entreprise, 1,165 milliard d’euros depuis 2004, en raison d’une « insuffisante » répercussion de l’augmentation du prix du pétrole sur lequel est indexé celui du carburant bleu. Un argumentaire que dénonce l’association de consommateur Indecosa CGT. Dans un courrier adressé à la ministre de l’Économie et des Finances, Christine Lagarde, son secrétaire national, Arnaud Faucon, rappelle que la hausse des tarifs réglementés du gaz est continue depuis 2004 et que son cumul s’élève de 45,37 % à 68,52 % suivant son utilisation. L’association fait également valoir que le prix du baril de pétrole qui se situe actuellement autour des cinquante dollars, a chuté de 190 % par rapport au pic enregistré en juillet dernier et que « Gaz de France dégagea un bénéfice sur les tarifs réglementés de 84 millions d’euros sur l’année 2007 ».

Les demandes répétées d’augmentation du prix du gaz et de l’électricité interviennent sur fond de remise en cause des tarifs réglementés. Sensiblement inférieurs aux prix du marché (15 % dans le cas de l’électricité), ceux-ci sont vécus par la Commission européenne comme par les nouveaux entrants sur le marché comme un obstacle au développement de la concurrence. Dès lors, on peut se demander si les hausses répétées des tarifs réglementés ne visent pas à les rapprocher des prix du marché, avant de les supprimer.


Pierre-Henri Lab, "L'Humanité" du mardi 2 décembre 2008

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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 15:54

Comme tout salarié du privé, vous avez reçu une carte d'électeur et des bulletins de vote pour les élections prudhomales 2008. Elles auront lieu le mercredi 3 décembre.

 

Il existe au moins deux bonnes raisons de voter pour les conseils de prudhommes :

 

- tout d'abord, les conseils de prudhommes sont là pour statuer en cas de conflit du travail entre employeur et employé(s). A ce titre, ce sont des dizaines de milliers de salariés qui font appel chaque année à ces tribunaux pour faire valoir leurs droits (salaire, ancienneté, licenciements abusifs, ...). C'est grâce à des décisions de prudhommes que de nombreux CNE (Contrats Nouvelle Embauche) se sont pérennisés en CDI !

 

- d'autre part, le contexte économique actuel nécessite une mobilisation massive des salariés ; les élections prudhomales doivent traduire l'exaspération de chaque salarié face à un pouvoir qui casse les acquis sociaux et distribue des milliards aux spéculateurs et aux rentiers !

 

Mercredi 3 décembre, pour la défense de nos acquis sociaux et une politique économique favorable aux salariés, votons massivement et votons pour des candidats connus pour ne pas abandonner les travailleurs en cours de lutte !

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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 13:44

Tarnac, collège de Marciac, un journaliste du quotidien Libération ... qui sera le prochain ? La tension monte au Sarkoland

décembre 2008, une série inquiétante de faits qui se répete

Le 28 novembre 2008 à 6h30 du matin, la police sonne au domicile d’un journaliste de Libération. Il est, devant ses jeunes enfants, menotté, humilié, traité de manière insultante. En garde à vue, il sera contraint de se déshabiller entièrement et soumis à deux fouilles intégrales. Motif : 2 ans plus tôt, un commentaire avait été laissé sur le site de Libération par un internaute à propos d’une procédure judiciaire ; la personne visée par cette procédure avait porté plainte pour diffamation contre le journaliste qui était à l’époque directeur de publication. Affaire banale, la justice de la République en a traité des centaines.

Quelques jours plus tôt, la police recherche en Limousin les auteurs de plusieurs sabotages, dont la ministre de l’Intérieur elle-même reconnaît qu’il n’ont mis aucune vie en danger. Là encore, intrusion violente en pleine nuit dans les domiciles ; fouilles et arrestations d’une brutalité qui a provoqué l’indignation dans toute la région. Les personnes arrêtées, pourtant présumées innocentes, sont présentées à l’opinion comme de dangereux terroristes, en violation délibérée du secret de l’instruction.

Une semaine auparavant, le 17 novembre 2008, 4 gendarmes et un maître-chien font irruption à l’improviste dans dix classes du collège de Marciac, dans le Gers. Sans un mot, le chien est lancé à travers les classes. Les enseignants ne peuvent obtenir aucune explication. Trente jeunes « suspects » sont regroupés dans une salle, fouillés, parfois déshabillés ; leurs témoignages relatent des propos humiliants, menaçants et agressifs face à ces élèves tous traités comme des dealers présumés. En sortant, les gendarmes, qui n’ont rien trouvés, félicitent tous les élèves pour avoir « caché leur came et abusé leur chien ».

Point commun entre ces trois affaires : un journaliste à Paris, quelques villageois en Limousin, quelques dizaines de collégiens dans le Gers, sont présumés être de dangereux malfaiteurs et traités de manière brutale, humiliante et pour le moins disproportionnée par rapport aux missions de la police judiciaire.

Liberté de la presse, présomption d’innocence, droit des justiciables, et simple respect en toute circonstance de la dignité des personnes : qu’est ce qui, dans l’attitude des autorités politiques, laisse croire à des magistrats, à des gendarmes, à des policiers qu’ils peuvent impunément ignorer toutes ces règles constitutionnelles et internationales de production des droits de l’Homme ?

La LDH considère qu’il est urgent de réagir contre des dérives de plus en plus inacceptables de pratiques judiciaires et policières qui deviennent incompatibles avec l’Etat de droit



De : Ldh
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30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 10:04
Travailler plus pour gagner plus, travailler jusqu’à 70 ans, travailler le dimanche, le lundi, le mardi et tous les autres jours, travailler jour et nuit avec des heures supplémentaires et plus de trente cinq heures par semaine ! Les hommes et les femmes (et bientôt peut-être les enfants) sont ainsi réduits à l’état de machine à produire sans trêve du travail.

Dans la nuit, celle du vendredi à samedi pendant le week-end de la Toussaint, les députés ont adopté, au détour de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2009, une mesure permettant aux employeurs de faire travailler les salariés « volontaires » jusqu’à 70 ans. Le ridicule de la justification contraste tristement avec les conséquences de la mesure : « Vous savez depuis combien de temps on en parle de ce dossier ? Depuis le départ du professeur Montagnier. Parce que le professeur Montagnier était trop âgé pour chercher et pour trouver en France, mais il ne l’était pas assez pour aller aux Etats-Unis et avoir des succès aux Etats-Unis. (…) L’an dernier, même chose, Guy Roux. Guy Roux trop âgé pour rester en activité, pour entraîner. Alors on s’était dit qu’il fallait faire bouger les choses... » (1)

Il faut préciser qu’à 35 ans l’espérance de vie d’un ouvrier, par rapport aux autres catégories sociales, n’est que de 41 ans c’est-à-dire il ne pourra profiter, en moyenne, de sa retraite que quelques années et dans des conditions matérielles et sanitaires déplorables, cumulant ainsi vieillesse et misère. Pire, son espérance de vie, toujours à 35 ans, mais sans incapacité n’est que de 24 ans (sur les 41) contre par exemple 34 pour un cadre (2).

Avant cette retraite très tardive, la vie du salarié se confond presque avec sa force de travail. Son temps libre ou libéré du travail salarié se réduit de plus en plus. De moins en moins il aura du temps à consacrer à sa famille, à ses amis, à la lecture, à l’écriture, au sport, à la pêche à la vie politique et associative, bref à la vie tout simplement. Le travail salarié tend à le priver de toutes ses fonctions sociales indispensables à son développement physique et intellectuel. Il lui laisse tout de même le temps, après une journée de travail bien chargée, de se « divertir » notamment devant le petit écran (qui le poursuit un peu partout) en regardant des émissions aussi médiocres que vulgaires. Les mots et les images qu’il reçoit, en plus des spots publicitaires, forment son cerveau à des représentations légitimant l’ordre établi.

Pour l’idéologie dominante, le travail salarié est présenté comme source de tout développement et de tout épanouissement physique et psychique.

Mais les statistiques, elles, montrent une réalité bien différente. Ainsi l’épidémie de troubles musculo-squelettique (TMS) provoquée par des gestes répétitifs a quasiment doublé entre 2000 et 2006 (3). Les accidents mortels du travail continuent à tuer beaucoup de salariés (537 exactement en augmentation de 13,3 % en 2006) notamment sur les chantiers (4).

4 à 8,5 % des décès par cancer sont imputables à l’activité professionnelle selon le Plan national santé-environnement 2004. Le travail reste, hélas, en tête des facteurs des risques de cancer. L’amiante, entre autres substances toxiques et cancérigènes, continue à faire des victimes. Le travail salarié génère également des souffrances psychiques (harcèlement, humiliations, stress, dépression, etc.) et pousse parfois le salarié, ouvrier ou cadre, à commettre l’irréparable. La multiplication des cas de suicides sur le lieu de travail ou lié au travail est une réalité dramatique mais qui tend, malheureusement, à se banaliser.

Pour la classe dominante, le temps libéré pour vivre n’est que paresse, mère de tous les vices. La « fainéantise » est le péché …capital. Les chômeurs par exemple ne sont que rarement présentés comme des victimes des lois et des mécanismes implacables du capitalisme. Ils sont, par contre, souvent montrés comme des paresseux qui ne cherchent pas et ne veulent pas travailler. Les chômeurs sont donc seuls responsables de leur triste sort. Or le chômage, en exerçant une pression à la baisse sur les salaires, constitue une véritable aubaine pour les entreprises. Ainsi non seulement il faut faire travailler le salarié plus longtemps, mais sa rémunération doit être la plus faible possible.

Derrière ce fétichisme pour le travail se cache le capital, le vrai, c’est-à-dire ce rapport social qui permet d’exploiter le travail. L’une des caractéristiques de ce capital là, est qu’il a une passion sans bornes pour le travail. Car c’est le seul et l’unique moyen qui lui permet de faire du profit sans lequel il lui est impossible de survivre. Le capital ne s’inquiète guère de la santé des salariés, ni de leurs souffrances au travail. Toutes les avancées sociales dont bénéficient aujourd’hui les travailleurs lui ont été arrachées de haute lutte.

« Le capital est du travail mort, qui semblable au vampire, ne s’anime qu’en suçant le travail vivant, et sa vie est d’autant plus allègre qu’il en pompe davantage » (5).

Mohamed Belaali

(1) http://www.marianne2.fr/Travail-jus...

(2) http://www.ined.fr/fichier/t_public...

(3) 4e enquête européenne sur les conditions de travail, citée par Alternatives Economiques hors série n° 78 page 44.

(4) http://www.travail-solidarite.gouv....

(5) K. Marx, Le Capital. Livre I, chapitre X.

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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 11:05

27 novembre 2008, 00:03, Les mots ont un sens, par Napakatbra

 

Au Congrès des maires 2008 qui se tient en ce moment à la porte de Versailles, Fillon et Darcos se sont illustrés. Le premier a déclenché des salves de sifflets en défendant le Service Minimum d'Activité (SMA) et le second a brillé... par son absence. Du coup, la moitié des élus ont bruyamment quitté la salle en signe de protestation ! Si les maires aussi s'y mettent...

Vidéo Fillon sifflé - Sarkozy sifflé

Fillon sifflé

Du jamais vu, ou presque, dans l'enceinte du Congrès des Maires convoqué tous les ans par l'Association des Maires de France (AMF). A la tribune, François Fillon s'exprime sur le SMA qui agite la plupart des maires de France, toutes orientations politiques confondues. Et c'est l'esclandre ! Les élus de la salle se mettent à siffler notre premier ministre. Dans ce lieu mythique qui résonne encore d'un certain "casse-toi pauvre con", des "dépositaires de l'autorité publique" outragent un autre "dépositaire de l'autorité publique"... Ambiance.

Des sifflets... mais des applaudissements aussi, lorsque les maires appelés à la barre enchainaient les témoignages de leurs pairs assignés devant des tribunaux administratifs pour refus de mise en oeuvre du SMA. "C'est une bronca, le gouvernement doit abroger cette loi, sinon, je ne croirais plus à aucun gouvernement", lançait dans le hall du congrès le président des maires de la Loire Jean-François Barnier (SE ex UDF). "Il faut que l'Etat accepte un moratoire sur ce texte inapplicable", concluait André Laignel, concurrent malheureux au poste de premier maire de France.

Darcos conspué

Le sous-commandant Darcos, aussi, en a pris pour son grade. Le ministre de l'Education était très attendu par les maires, qui souhaitaient s'entretenir avec lui des réformes sur l'école. Alors que les années précédentes, le ministre et/ou son cabinet étaient présents, cette année, seul le recteur avait fait le déplacement. Bronca au micro, où les élus se succédaient pour dénoncer cette absence. Ironie du sort, c'est Michel Moyrand (PS), le successeur de Xavier Darcos à la mairie de Périgueux, qui a lancé la fronde et suggéré aux élus présents de quitter la salle en signe de protestation. La moitié des maires ont suivi. Ce qui fait environ 2000 personnes tout de même !

Et Sarkozy dans tout ça ?

Résumons, le ministre de l'Education, le premier ministre et... le Président de la République, aussi, début octobre à Bercy devant un parterre de milliers de jeunes apprentis venant de toute l'Europe. Ce qui l'a d'ailleurs contraint d'annuler fissa son discours. Mais que fait la police ? Elle aussi... elle siffle !

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 10:23

Éthique, quand tu nous tiens !

 

La crise n’y fait rien. La droite continue de mettre en oeuvre son projet de société. « Pour les salariés, sur proposition des sénateurs centristes, le Sénat a voté l’imposition des indemnités accident du travail », s’insurgent les sénateurs communistes dans un communiqué. « Pour le moment, les seuls apports du Sénat au budget 2009 se résument à une mesure qui frappe les salariés et de nouveaux cadeaux fiscaux aux privilégiés et aux grandes entreprises ! » préviennent les sénateurs Thierry Foucaud, Marie-France Beaufils et Bernard Vera.

Alors que les « salariés finalement déclarés inaptes au travail » devront réclamer, « par une pénible voie de recours, le remboursement des impôts qu’ils auront indûment payés », « la droite a (…) voté l’auto-liquidation du bouclier fiscal, permettant aux très gros contribuables de l’ISF, bénéficiant de cette niche fiscale de ne pas payer d’impôt par avance » ! Cette mesure ne concerne que 500 contribuables… Sur 36 millions.

 

Gaël de Santis, "L'humanité" du mercredi 26 novembre 2008

 

Commentaire :

Nos trois sénateurs eurois ont fait une campagne de copinage politique pour être élus (ou réélus) au mois de septembre.

Pour les "grands électeurs" qui ont fait le choix de ces sénateurs, il est temps de se regarder en face et d'assumer auprès des électeurs les décisions de ceux qu'ils ont choisis !

La disparition des derniers services publiques ruraux : cautionnée par le Sénat !

La diminution des dotations des collectivités locales, notamment des communes : cautionnée par le Sénat !

Le maintien du bouclier fiscal, des niches fiscales et l'imposition des indemnités pour accident du travail : cautionnés par le Sénat !

Il est encore temps de réagir ! Elus ou simples citoyens, demandons des comptes à nos élus ! C'est aussi cela la démocratie !

Solidaire

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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 09:52
L’UMP prise au mot. Avec sortirdelacrise.tv, le blog parodique lancé par le PCF est d’autant plus grinçant que la réalité s’en rapproche chaque jour davantage…Dégustez les clips vidéos ici.
A Paris jeudi, meeting "Agir pour changer le système".

La parodie grinçante de l’UMP par sortirdelacrise.tv, le blog satirique lancé par le PCF pour mieux dénoncer le discours ambiant entre l’UMP et Sarkozy.

Après la "tente Boutin à un euro par jour" et "Devenez livreur de pizza", le Parti unique de la majorité (PUM) suggère : la prime au mérite : parce que vous valez mieux que votre voisin !"

"Oui, les plus méritants doivent bénéficier des efforts qu’ils ont consentis par un coup de pouce. Nicolas Sarkozy a d’ailleurs une fois de plus montré la voie avec une augmentation de 150% de son salaire après son élection bien méritée.

Si ça marche pour lui, ça marchera pour vous. Le PUM propose la mise en place d’une prime au mérite pour tous les salariés. Pour en bénéficier, c’est simple. Sachez comprendre ce que votre employeur attend de vous. Si vous pouvez travailler 12 heures par jour, pourquoi vous contenter d’une journée de 8 heures ? Soyez plus réactif, prêt à offrir vos soirées, vos dimanches et vos vacances.

Prévenant avec le patron, docile et devançant toutes les demandes de vos supérieurs, vous placerez toutes les chances de votre côté pour obtenir de sa part, cette prime au mérite tant recherchée. Et surtout, évitez les syndicats, repaires de fainéants et de communistes qui pourraient vous entraîner dans leur logique revendicative braillarde. Si vous le pouvez, dénoncez leurs agissements".

Toutes les vidéos de sortirdelacrise

 

Et contre le PUM, le Parti communiste organise un meeting à Jappy pour présenter des propositions qui ouvrent une autre logique que celle qui nous a conduit au bord du gouffre.

Avec la participation de :

  • Claude Bernard, Syndicaliste (Renault Sandouville)
  • Béatrice Durand, Comité de défense des services publics (La Poste)
  • Jean-Pierre Brard, Député, membre de la commission du parlement sur la crise financière.
  • Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF.

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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 09:58

Les huit principales centrales ont décidé hier d’une « mobilisation massive » début 2009.

 

Alors que les coups pleuvent de toutes parts sur le monde du travail, les syndicats confirment leur volonté de passer ensemble à l’offensive. Les huit principales centrales (CFDT, CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA), qui s’étaient rencontrées une première fois le 5 novembre, ont acté hier, lors d’une nouvelle réunion, « le principe d’une mobilisation massive des salariés au début de l’année 2009 », selon un communiqué commun. Faisant le constat d’« une accentuation des problèmes liés au pouvoir d’achat et à l’emploi », les syndicats notent : « Cela confirme que les salariés, les retraités, les demandeurs d’emploi sont les premiers à payer une crise dont ils ne sont pas responsables. » Ainsi, détaillent-ils, « dans de nombreuses entreprises, les salariés sont contraints d’utiliser leurs jours RTT pour faire face aux baisses d’activité, d’autres subissent du chômage technique, les plans sociaux se multiplient, des intérimaires et des salariés en CDD se retrouvent au chômage ». Tandis que, dans les fonctions publiques, « le gouvernement poursuit sa politique de suppressions d’emplois ».

« Rappelant leurs responsabilités aux employeurs et à l’État », les huit organisations ont donc décidé de préparer une mobilisation « pour faire aboutir leurs revendications sur l’emploi, le pouvoir d’achat, les garanties collectives, les protections sociales, les conditions d’une relance économique… ». Elles sont convenues de se réunir à nouveau les 15 décembre et 5 janvier pour « en préciser le contenu et arrêter les modalités ».

Même si « la CGT reste convaincue qu’on pouvait faire mieux et plus vite » (elle avait plaidé, en vain, pour une action commune dès le mois de novembre), Maryse Dumas, secrétaire confédérale, juge « positif » que les syndicats « affichent une volonté de défendre des propositions alternatives à la politique des pouvoirs publics et des organisations patronales ». Pointant le caractère « inédit » d’une démarche rassemblant la totalité des centrales, elle souligne que cela peut contribuer à faire reculer le sentiment « d’impuissance » face à la crise. L’UNSA a aussi salué des « discussions positives et loyales », « à quelques jours des élections prud’homales où nous sommes en concurrence ». Pour la CFDT, Marcel Grignard a toutefois estimé qu’il « reste le plus dur : se mettre d’accord sur des objectifs précis » dans lesquels « les salariés se reconnaissent ».

 

Yves Housson, "L'Humanité" du 25 novembre 2008

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Published by Solidaire - dans En France
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