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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 11:14

Un article de "L'Humanité" qui casse l'idée largement véhiculée par les médias dominants sur une classe ouvrière acquise au FN ou le discours du FN qui se revendique "premier parti ouvrier".

Derrière, il y a aussi l'idée que l'électorat communiste vote aujourd'hui Front National, comme si les ouvriers des années 50 et 60 étaient les mêmes que ceux d'aujourd'hui : les premiers ont "juste" 50 à 60 ans de plus qu'à l'époque et sont largement en retraite !

Même si l'article s'avère un peu compliqué à lire, il démontre surtout la réalité du mécanisme qui veut que l'isolement et la peur du déclassement social poussent à rejeter "ceux qu'on ne veut pas devenir", les plus mal classés, les immigrés et les migrants en particulier.

Mais, cette étude pose aussi une question : pourquoi la gauche, et particulièrement le Parti communiste, n'est-elle plus à même de représenter la classe ouvrière et les classes populaires ?

Les années de forte influence des rénovateurs/reconstructeurs et autres adeptes de l'abandon des valeurs communistes par le PCF, comme Robert Hue, ont sapé l'organisation du PCF dans les usines et les quartiers. Ces années ont, comme dans d'autres partis, amené à la tête du PCF et aux postes électifs, des nouveaux cadres issus de formations supérieures ou de parents cadres eux-mêmes. Le PCF est devenu une machine électoral, au service de ses élus, avant d'être une machine révolutionnaire, au service d'un programme politique. Une boboïsation de l'appareil, en quelque sorte.

Au PCF, comme ailleurs, l'ascenseur social est en panne !

La classe ouvrière ne renouera avec le PCF que si celui-ci est capable de retourner sur ses bases, celles de la lutte des classes, et d'offrir aux classes populaires, des perspectives politiques claires et un cadre de formation politique solide.

Solidaire

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Les enquêtes disponibles remettent en cause le stéréotype de l’électeur FN en « beauf machiste et homophobe, raciste et xénophobe »

 
 
Gérard Mauger Directeur de recherche émérite, CNRS
Gérard Mauger Directeur de recherche émérite, CNRS
 
Au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle de 1995, Libération publiait un scoop au vu d’un sondage postélectoral : le FN serait devenu le « nouveau parti de la classe ouvrière »… Qu’en est-il aujourd’hui ? Lors des élections régionales de 2015, si plus de la moitié de l’électorat FN se recrute dans les classes populaires (ouvriers, employés et retraités ex-ouvriers ou employés), c’est en fait moins d’un ouvrier sur sept qui a voté pour le FN dès lors que l’on tient compte des abstentionnistes et des non-inscrits. C’est dire que, s’il y a aujourd’hui un « nouveau parti des classes populaires », c’est – et de très loin – celui de l’abstention. 

Le constat ne dispense pas pour autant de s’interroger sur cette fraction des classes populaires qui vote FN. La question est au fond celle que pose Thomas Frank à propos des classes populaires nord-américaines : pourquoi les pauvres votent-ils à droite (1) ? Seules des enquêtes de terrain peuvent permettre d’y répondre. Contre l’idée reçue qui voudrait que le vote exprime le choix d’un programme, il faut rappeler, en effet, la très inégale distribution sociale des compétences politiques et, au-delà, de l’intérêt pour la politique. Désintérêt qu’accentue la professionnalisation croissante de la vie politique et qui permet de comprendre, au moins pour partie, la très inégale participation électorale. De ce fait, on ne saurait déduire, par exemple, du vote FN d’un ouvrier ou d’une employée son adhésion au programme du FN (dont, le plus souvent, ils ignorent tout ou ne savent pas grand-chose). Si ces votes FN n’ont, bien sûr, pas rien à voir avec le FN, il faut néanmoins s’interroger sur la signification qui leur est attribuée. Que veut dire l’ouvrier ou l’employée qui vote FN ? Un ouvrier qui vote FN est-il un « ouvrier raciste » et que signifie « raciste » dans son cas ? L’est-il au même sens qu’un bourgeois traditionaliste, qui vote lui aussi FN ? 

L’influence délétère de la crise des sociabilités populaires 

Les enquêtes disponibles remettent en cause le stéréotype de l’électeur FN en « beauf machiste et homophobe, raciste et xénophobe » qui doit sans doute plus à un « racisme de classe » qui s’ignore qu’à l’enquête de terrain. Mettant en évidence l’influence délétère de la crise des sociabilités populaires, elles interpellent également des interprétations banalisées comme celle du vote FN généralisé de « la France périphérique », ou celle du vote FN comme expression du ressentiment dû au déclassement. Elles montrent les effets de l’exacerbation des luttes de concurrence entre « Français » et « immigrés », du « procès » dont « la respectabilité » est l’enjeu, entre classes populaires « établies » et classes populaires « marginalisées », à propos de la délinquance, des incivilités de l’assistanat (« les cas soces »). Pour la fraction « établie », le vote FN permet de se démarquer – moralement – des fractions précarisées, paupérisées et souvent immigrées, et, pour la fraction « marginalisée », de se distinguer de « plus bas qu’elle ». Les enquêtes soulignent également les effets de la perte d’influence des « idées de gauche » et ceux de l’inculcation politico-médiatique des visions racistes ou encore ceux de l’héritage politique familial. 

On peut tirer au moins deux conclusions « politiques » de ces enquêtes. L’analyse des données statistiques disponibles met en évidence la très grande dispersion sociale et la volatilité de l’électorat FN. Tout oppose, en fait, sa composante populaire à celle issue des beaux quartiers, qui se retrouve dans la Manif pour tous, tout comme s’opposent, au sommet de l’appareil FN, Florian Philippot et Marion Maréchal-Le Pen. C’est dire, comme y insistent Daniel Gaxie et Patrick Lehingue (2), que « l’électorat FN n’existe pas » : il s’agit en fait d’un « conglomérat » miné par ses contradictions internes. Il faut donc prendre appui sur ces contradictions et travailler à hâter son implosion. Par ailleurs, les enquêtes sur le vote FN dans les classes populaires mettent en évidence les impasses du militantisme anti-FN, à commencer par sa vindicte contre « les prolos bornés et racistes » qui votent FN. La reconquête des classes populaires – qu’elles s’abstiennent ou votent FN – passe par la réhabilitation de leur ethos traditionnel, de leur « souci de respectabilité » (la « common decency », si l’on veut, fondée sur l’ardeur au travail, l’honnêteté, le respect de soi-même et des autres) des classes populaires – Français et immigrés confondus. 

(1) Pourquoi les pauvres votent à droite, Thomas Frank, Éditions Agone. 
(2) Les Classes populaires et le FN, livre coordonné par Gérard Mauger et Willy Pelletier, Éditions du Croquant, collection « Savoir/Agir », 18 euros pour le livre, 14 euros pour l’e-book.
 

L'Humanité
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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 11:33

Quel scénariste déjanté aurait pu dessiner le scénario tragique de cette campagne présidentielle ?

Il y a quelques mois encore, journalistes, sondages ou simples citoyens, tout le monde voyait arriver un premier tour avec Marine Le Pen en tête, suivie du candidat de la droite. Ce dernier, probablement Alain Juppé, l'aurait largement emporté au second tour.

Le courant "socialiste" devait être laminé au premier tour. Jean-Luc Mélenchon s'annonçait avec brio comme le porteur des valeurs de la gauche de transformation sociale.

En quelques mois, depuis Noël environ, le scénario annoncé a connu de violents revirements et le résultat de la Présidentielle s'annonce comme incertain.

Il y a eut, d'abord, le départ d'Emmanuel Macron du gouvernement, un départ qui annonçait une candidature en solo. L'homme des milieux d'affaire, porté par les médias privés, a depuis connu une ascension fulgurante dans les sondages, devenant rapidement le troisième homme de la campagne avant de détrôner depuis peu le candidat de droite et de talonner la candidate d'extrême-droite.

Car, à droite, les choses n'ont pas évolué comme prévu !

Alain Juppé battu aux Primaires de la droite, c'est le très conservateur François Fillon qui est intronisé champion de la droite parlementaire en décembre.

Porté par cette victoire, on le voyait caracoler dans les sondages, en s'appuyant plus sur son image de père catholique rigoureux que sur un programme économique et social dévastateur.

Mais, les révélations sur les avantages financiers dont ont bénéficié sa femme et ses enfants, ont détruit cette image et le voilà désormais en chute libre dans les sondages.

Côté Parti socialiste, celui qui avait réussi à imposer une ligne économique libérale au gouvernement, Manuel Valls, a fini par payer son impopularité lors des Primaires du PS et de ses alliés. Et, alors qu'Arnaud Montebourg était mis en avant comme l'incarnation de l'alternative à Manuel Valls, c'est finalement Benoît Hamon qui a créé la surprise en janvier !

Et voilà le Parti socialiste ressortir des catacombes pour renouer avec un score à deux chiffres dans les sondages, reléguant Jean-Luc Mélenchon loin derrière le candidat socialiste !

Dans ce scénario rocambolesque, même la candidate frontiste dévisse ! De sondages en sondages, elle semble perdre du terrain : 3 points de moins en 1 mois de temps !

Il ne doit en rester qu'un ! Oui ! Mais qui ?

Bien fou aujourd'hui celui qui pourra dire comment vont évoluer les choses !

Le candidat écologiste, loin dans les sondages, semble accueillir avec plaisir les appels du pied de Benoît Hamon.

La droite hésite : s'enferrer dans une candidature Fillon mal engagée ou trouver, en catastrophe, un candidat fédérateur et à l'image de probité inattaquable ? Deux stratégies impossibles à mener !

Ainsi va un modèle politique qui fait peser l'image du pouvoir sur une seule personne !

Qu'en est-il des débats politiques ? Des programmes ? Des bilans de 35 ans de libéralisme ? Des conséquences d'un repli raciste sur la France ou, au contraire, d'une ouverture aux autres peuples sur des échanges gagnant-gagnant ? On n'en saura rien.

Cette rocambolesque campagne présidentielle montre l'état de délabrement du modèle politique français et la nécessité, pour le peuple, de rejeter cette 5ème République pour reprendre le pouvoir et, enfin, imposer aux financiers et aux actionnaires, une politique qui réponde aux besoins sociaux, économiques et environnementaux du peuple français.

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 12:12

Pendant que François Fillon galère à justifier le salaire de madame, Marine Le Pen doit payer 400 000 € à l'Union européenne pour des emplois fictifs de cadres de son parti.

Les donneurs de leçons, ceux aux mains propres, ont l'air malin actuellement !

La patronne d'extrême-droite, toujours prompte à dénoncer les "magouilles" chez les autres, hurle encore une fois au "complot". Son parti vient de se faire prendre la main dans le sac : plusieurs de ses cadres bénéficiaient d'un emploi d'attaché parlementaire à Bruxelles mais n'y exerçaient aucune réelle activité.

C'est exactement ce qui est reproché à Pénélope Fillon !

Bénéficier d'un emploi payé par le contribuable, celui d'attaché parlementaire, sans exercer la fonction, c'est plus ou moins un emploi fictif, le détournement de fonds publics !

Marine Le Pen et le FN sont déjà condamnés. Les faits sont avérés. Son parti doit verser 400 000 € à l'Union européenne pour rembourser les salaires versés à ces cadres.

Pour François et Pénélope Fillon, les délais judiciaires risquent de sauver la tête du candidat Fillon.

Dans les deux cas, la droite montre qu'elle tient un discours de pureté et de respect de la morale publique mais que ses actes trahissent ses fausses valeurs.

Pendant que FN et droite fustigent les victimes de la crise capitaliste, ces "fainéants de bénéficiaires des minimas sociaux", pour la droite, ou "ses envahisseurs-migrants-réfugiés potentiellement terroristes" pour l'extrême-droite, ces forces politiques cachent aux Français les richesses fabuleuses que produisent les travailleurs chaque année et qui partent dans les marchés financiers, pour remplir les poches de quelques milliers de spéculateurs dans le monde.

La technique du bouc-émissaire, ou du chiffon rouge, pour détourner l'attention des citoyens, semble fonctionner à plein, au regard de ce que nous prédisent les sondages.

Espérons que ces quelques mois de campagne nous permettront d'ouvrir les yeux à un nombre importants de nos concitoyens, sur le vrai visage de ces droites qui défendent un système économique, le capitalisme, qui nous a amené à la crise sociale et écologique actuelle.

Fillon / Le Pen : les droites en difficulté avec leurs attachés parlementaires
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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 14:15

Un article trouvé sur le site "Initiative communiste".

Où l'on voit qu'il n'y aucune fatalité à la disparition des abeilles et que les produits phytosanitaires ont leur responsabilité dans ce drame écologique.

Solidaire

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Pour cause d’embargo, les agriculteurs cubains n’ont pas eu accès aux produits phytosanitaires pour protéger leurs cultures. Un article publié dans « the guardian » en février 2016, montre que ce fut un mal pour un bien. Bio malgré elle, l’île est aujourd’hui le seul endroit au monde où les abeilles sont en bonne santé. Le miel bio cubain s’exporte très bien, et l’apiculture s’y développe.

Depuis bientôt 25 ans, Cuba n’avait plus accès aux pesticides pour la protection de ses productions agricoles

Après l’effondrement de l’Union Soviétique en 1991, qui était le principal partenaire commercial de Cuba, l’île a été dans l’incapacité de se fournir en pesticides, par manque de devises étrangères et à cause de l’embargo des États-Unis. Par nécessité, le gouvernement a alors adopté une politique d’agriculture biologique, qui perdure aujourd’hui. Avec l’assouplissement de l’embargo suite à la restauration des liens diplomatiques entre les deux pays, les exportateurs de miel bio cubain constatent une forte croissance commerciale.

la production de miel bio prend une place de plus en plus importante dans les exportations cubaines de denrées agricoles

Longtemps connu pour ses cigares et son rhum, Cuba a désormais ajouté le miel bio à ses principales exportations agricoles. La vitalité de l’apiculture cubaine détonne au regard du reste du monde où l’usage massif des pesticides provoque le déclin des populations d’abeilles.
Selon Théodor Friedrich, représentant de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (ou ONUAA) à Cuba, le miel bio est ainsi devenu la quatrième exportation agricole du pays, derrière le poisson, le tabac et l’alcool, mais devant le sucre et le café, qui sont pourtant des produits réputés.
« Tout le miel cubain est certifié bio. Il a un goût spécifique, très typique, qui en fait un produit très recherché. »

Cuba a produit plus de 7 200 tonnes de miel bio en 2014 pour une valeur d’environ 23,3 millions de dollars, selon les statistiques gouvernementales cités par l’ONUAA. La production du pays est encore minuscule comparée aux poids lourds mondiaux, comme la Chine, la Turquie, et l’Argentine. Mais avec une valeur bien supérieure au kilo, les voyants sont au vert pour les apiculteurs cubains.

Grâce a un environnement protégé, sans pesticides, l’apiculture cubaine est en plein essor

Avec 80 ruches bondées d’abeilles, chacune produisant 45 kg de miel par an, Javier Alfonso pense que les exportations cubaines pourraient connaître une augmentation notable dans les années à venir. Il est pourtant partit de rien. Sa miellerie au bout d’un chemin de terre à San Antonio de los Banos – ville agricole à une heure de route de la Havane -, a été construite avec ses employés.
« Nous ne sommes encore qu’une petite unité de production, mais nous pouvons nous agrandir, dit-il en regardant les rangées de ruches neuves, encore vides. »
Comme les autres apiculteurs cubains, il vend son miel exclusivement au gouvernement, qui le paie selon le prix du marché mondial et prend alors la responsabilité de l’écoulement à l’étranger.
La majorité de l’exportation de miel se fait vers Europe, précise-t-il. Il aimerait pouvoir emprunter de l’argent pour augmenter sa capacité de production, mais c’est difficile d’obtenir un crédit. Par nécessité, lui et son équipe doivent construire eux-même les infrastructures nécessaires au développement de l’exploitation.
« C’est un environnement très naturel pour les abeilles, raconte Raul Vasquez, employé à la ferme. Le gouvernement n’est pas autorisé à nous vendre des produits chimiques. C’est peut-être pour ça que les abeilles ne meurent pas ici ».
Bien qu’encore modeste, la production cubaine de miel bio cherche aujourd’hui à valoriser ses atouts sur le marché américain, alors que les autres pays producteurs sont en situation difficile.

Le contraste est saisissant entre la santé des abeilles de Cuba et celles d’Europe ou d’Amérique

Les apiculteurs, notamment américains et canadiens, se plaignent depuis longtemps de la menace que représente les pesticides pour les abeilles et pour l’ensemble de la filière apicole.
L’ US Environmental Protection Agency a rendu public une étude indiquant que l’usage d’insecticides sur les plants de coton et les arbres fruitiers avait un impact néfaste sur les populations d’abeilles.
« Je ne pense pas qu’il y ait le moindre doute sur le fait que les populations d’abeilles aient baissé, aux États-Unis et en Europe, depuis la 2ème Guerre Mondiale » lance Norman Carreck, directeur scientifique de l’International Bee Research Association, à la Fondation Thomson Reuters. Selon lui, les changements climatiques, la diminution de l’espace disponible pour l’habitat des abeilles sauvages, les maladies et les pesticides sont responsables de ce déclin.
Pour Théodor Friedrich, la faible utilisation des pesticides sur l’île préserve l’apiculture cubaine des problèmes touchant les autres pays exportateurs de miel. Et la production de miel bio à Cuba pourrait devenir une source croissante de revenu pour les fermiers de l’île.
« L’usage de pesticides en général est très limité, explique-t-il. Et c’est pour cela que Cuba n’a pas été victime des pertes qui ont affecté les populations d’abeilles dans les autres régions du monde. »

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Published by Solidaire - dans Dans le Monde
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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 11:35

Malgré le caractère rural de notre territoire, nous n'échappons pas au pic de pollution aux particules fines qui empoisonne le nord de la France depuis plus d'une semaine.

En 1986, le nuage de Tchernobyl avait eu l'obligeance de s'arrêter pile-poil à la frontière allemande, ce qui a permis au gouvernement de l'époque d'éviter un débat sur le nucléaire et, surtout, cela lui a permis de ne pas avoir à prendre (trouver ?) des mesures pour protéger les populations.

Quoiqu'en disent Trump et quelques gros lobbies industriels, surtout dans le pétrole et le charbon, notre planète court à la catastrophe et nous avec si rien n'est fait pour enrayer la machine infernale du réchauffement climatique et des émissions de polluants, dans les airs et dans les eaux.

Comme d'habitude, les intérêts financiers de quelques uns, l'égoïsme des riches et la lâcheté des politiques se retrouvent.

Même si le réchauffement climatique ou la pollution des airs et des aliments sont désormais des faits avérés et des préoccupations majeures des citoyens et des consommateurs, nos "décideurs" tardent à attaquer le coeur du problème, celui du modèle de développement économique de nos sociétés.

Alors, on s'attaque aux automobilistes, aux familles qui possèdent des cheminées, aux agriculteurs. On les accuse. On met en place des mesures d'affichage et on fait payer les têtes qui dépassent.

S'attaquer aux automobilistes plutôt qu'aux questions de l'emploi et des transports

Ainsi, la vignette Crit'air ou la circulation alternée sont une aubaine financière pour les collectivités plus qu'une véritable solution au problème de la pollution automobile et à celui des bouchons récurrents dans les grandes agglomérations.

Les plus riches prendront des voitures mieux classées. Certains en auront deux, une avec plaque paire, une avec plaque impaire, histoire d'éviter les inconvénients de la législation.

Les classes moyennes et les plus modestes supporteront la gêne ou devront se saigner pour acheter une nouvelle voiture.

Comme si se déplacer en automobile était un choix volontaire plutôt qu'une obligation pour des millions de Français ! ? Qui peut croire que certains aiment se lever aux aurores, ne pas voir leur famille, pour perdre des heures en voiture, dans des bouchons quotidiens ?...

Rien n'est fait, finalement, pour renforcer le réseau de transport en commun (maillage et fréquence !), en réduire le coût ! Combien d'entre nous ont vécu la galère d'un déplacement en transport en commun, pour aller travailler, voir des amis, prendre un avion, rejoindre une grande gare parisienne, passer un examen ?...

Rien n'est fait non plus pour trouver une solution à l'éloignement toujours plus important des salariés par rapport à leur lieu de travail ! L'embourgeoisement de Paris et de sa petite couronne a repoussé en moyenne et grande banlieue des dizaines de milliers de salariés qui font la navette, quotidiennement, pour rejoindre leurs lieux de travail, bureaux ou magasins.

Et c'est valable dans toutes les agglomérations françaises et européennes ! Rouen compris !

Tenter de diminuer la circulation automobile par la répression et l'impôt, c'est regarder le problème par le petit bout de la lorgnette ! C'est s'attaquer aux victimes plutôt qu'aux causes ! 

S'attaquer aux agriculteurs plutôt qu'au modèle de développement agricole

Le monde agricole vit la même chose depuis des années.

La pollution des eaux et des airs par les épandages d'engrais et de produits de traitement, la stérilisation des sols et la perte de biodiversité de nos campagnes, sont mis sur le dos d'agriculteurs, désormais considérés comme des pollueurs, suspectés d'empoisonner la population en toute connaissance de cause.

C'est mépriser l'un des plus beaux métiers du monde, celui qui consiste à nourrir les autres !

C'est surtout, encore une fois, accuser le dernier maillon d'une chaîne, celui qui hérite d'une situation et d'un contexte qui l'ont entraîné dans un mode de production où on lui fait croire qu'il est maître chez lui, un "entrepreneur" ! Mais beaucoup, avec les crises successives que connait le monde agricole, se rendent compte qu'ils sont prisonniers d'un modèle économique et technique hérité des années 50 qui bénéficie seulement aux gros maillons que sont l'industrie et la distribution.

Formés à la spécialisation intensive avec l'aide d'engrais chimiques et de pesticides, poussés à rentabiliser au maximum leurs exploitations par leurs fournisseurs, leurs acheteurs, leur syndicalisme majoritaire, entraînés dans une course à l'agrandissement sans fin, des générations d'agriculteurs ont fini par devenir des producteurs de "matières premières" et ont oublié le sens même de leur métier : celui de produire de la nourriture de qualité, saine, en préservant la nature pour les générations futures.

A eux aussi, il faut fournir une alternative crédible qui leur permette de retrouver la fierté de leur métier et un revenu décent. Cela passera par une remise en cause de l'organisation de la production et des circuits de distribution, surtout de la main mise des industriels et des grandes surfaces sur les prix et les conditions de production !

Réfléchir le monde de demain, remettre en cause un modèle économique qui pousse à l'intensification, à la spéculation et à mépriser l'être humain et son environnement, c'est ce qui caractérise la société financiarisée actuelle, appelons-le par son nom, le capitalisme.

On peut souhaiter remplacer ce modèle économique par un autre, comme le veulent les communistes.

On peut aussi commencer par remettre en cause les dogmes libéraux et économiques qui mènent aux catastrophes environnementales et économiques actuelles, en prônant une transition énergétique, agricole et économique où les facteurs sociaux et environnementaux pèseraient au moins aussi lourds que le sacro-saint bénéfice.

Cette transition écologique est un moyen de répondre aux difficultés que traverse notre société. C'est un point du programme du Front de gauche et du candidat que nous soutenons aux Présidentielles, Jean-Luc Mélenchon

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Published by Solidaire - dans Autour du canton
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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 10:24

Si vous êtes convaincus par les affirmations suivantes (des mantras répétés inlassablement par les médias, le patronat et les partis de droite), ne lisez pas l'article suivant !
Liste des affirmations à gober d'urgence pour accepter de devenir rapidement un esclave : "C'est la crise !" ; "L'Etat n'a plus d'argent !" ; "L'Etat ne peut tout faire !" ; "Il y a trop de fonctionnaires !" ; "Il va falloir accepter de travailler plus longtemps pour payer sa retraite !" ; "Il faut accepter le déremboursement des médicaments pour équilibrer les comptes de la Sécu" ; "Les riches fuient la France car ils payent trop d'impôts" ; ...

Solidaire

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Jamais ce décalage entre les plus riches et les plus pauvres n'a été aussi important, dénonce l’ONG britannique Oxfam. Pour la France, les 1 % les plus riches détiennent 25 % des richesses nationales... Tout va bien, on continue

Bill Gates, Amancio Ortega, Warren Buffett, Carlos Slim, Jeff Bezos, Mark Zuckerberg, Larry Ellison et Michael Bloomberg. A eux huit, ces hommes les plus fortunés de la planète détiennent autant de richesses que la moitié la plus pauvre de la population mondiale, ce qui représente 3,6 milliards de personnes, selon l'ONG britannique Oxfam. 
Dans un rapport publié en amont du Forum économique mondial qui s'ouvre mardi à Davos, elle dénonce une situation "indécente" qui "exacerbe les inégalités". "Il est indécent que tant de richesses soit concentrée dans les mains d'une si infime minorité, quand on sait qu'une personne sur dix dans le monde vit avec moins de 2 dollars par jour", déclare la porte-parole d'Oxfam France Manon Aubry. 
Jamais ce décalage entre les plus riches et les plus pauvres n'a été aussi important. L'an dernier , 62 personnes possédaient autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale. En 2015 , elles étaient 80 et l'année précédente 85. 
"Une économie centrée sur l'humain" 
"Les plus fortunés accumulent ces richesses à un tel rythme que le premier 'super-milliardaire' du monde pourrait voir son patrimoine dépasser le millier de milliards de dollars dans 25 ans à peine", écrit l'ONG. "Pour mettre ce chiffre en perspective, Oxfam a calculé qu'il faudrait débourser un million de dollars par jour pendant 2.738 ans pour pouvoir dépenser 1.000 milliards de dollars." 
Son rapport, intitulé "Une économie au service des 99%", dévoile "comment les grandes entreprises et les individus les plus riches exacerbent les inégalités, en exploitant un système économique défaillant, en éludant l'impôt, en réduisant les salaires et en maximisant les revenus des actionnaires". Oxfam, qui a pris l'habitue d'attirer l'attention sur les inégalités croissantes à l'occasion du Forum économique mondial, dénonce "la pression qui s'exerce sur les salaires partout dans le monde", ainsi que les allègements fiscaux dont bénéficient les entreprises ou encore le recours au paradis fiscaux. 
L'ONG, qui s'appuie sur de "nouvelles données plus précises sur la répartition de la richesse dans le monde", appelle les gouvernements à réagir et à se tourner vers une 'économie plus centrée sur l'humain'. 
Quid de la France ? 
La France n'échappe pas aux critiques d'Oxfam. Selon l'étude, 21 milliardaires possédaient autant que les 40% les plus pauvres de la population française en 2016. Dans l'Hexagone, les 1 % les plus riches détiennent 25 % des richesses nationales.Et alors que le niveau de vie mensuel moyen des plus riches est resté stable (+ 272 euros), de 2003 à 2014, celui des plus pauvres a diminué de 31 euros. 
Les Echos

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 14:48

Bref et passionnant ! Le Parti du Travail de Belgique gagne du terrain politique chaque année chez nos voisins. De groupusculaire, le PTB a passé les 10 000 adhérents et a des élus dans de nombreuses communes et conseils territoriaux de Belgique, parfois en lien avec le Parti communiste belge.

Allez le PTB !

Solidaire

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Peter Mertens : « Je pense que chacun doit tirer le bilan du capitalisme et voir où celui-ci nous a menés. Surtout cette dernière phase néolibérale agressive du capitalisme de l’École de Chicago (ce courant économique néolibéral qui domine la politique traditionnelle depuis plus de trente ans, NdlR). La surcapacité qui s’est révélée durant la crise pétrolière de 1973 a été absorbée par un pouvoir d’achat artificiel. On a poussé les gens à acheter à crédit. On a alors créé des bulles financières pour maintenir de manière artificielle le niveau du pouvoir d’achat, et tout s’est effondré avec la crise bancaire en 2008. Ce système mondial et cette vision du monde basée sur l’octroi de tout le pouvoir au marché a volé en éclats. 

Les défis les plus importants pour cette planète ont régressé sous le libéralisme. 

Mais, au lieu de mener un débat de société, on est simplement passés à la vitesse supérieure. On a eu encore plus de néolibéralisme agressif, mais alors sur un mode très autoritaire. Aujourd’hui, huit ans plus tard, la seule chose qui a changé, c’est le fait que les riches sont devenus encore plus riches et les pauvres encore plus pauvres. Tel est le bilan du néolibéralisme. L’économie est toujours dans l’impasse. Nous injectons 80 milliards d’euros par mois dans l’économie européenne, mais cela va à de nouvelles bulles. Le pouvoir d’achat stagne, les allocations baissent, le marché du travail est chamboulé et le résultat, c’est que les riches sont plus riches et les pauvres plus pauvres. Cela ne marche tout simplement pas. Partout en Europe, tous les libéraux et néolibéraux, du vert au bleu, qui ont œuvré à la privatisation et à la pensée de marché dans laquelle nous sommes aujourd’hui englués devraient être rouges de honte. Les trois défis les plus importants pour cette planète – l’économie, la démocratie et l’environnement – ont régressé sous le libéralisme. 

Le capitalisme a une relation problématique avec les deux sources de la richesse : le travail et la nature. 

Nous devons reposer certaines questions de base. D’où vient la richesse ? Qui produit la richesse ? Et comment allons-nous protéger les sources et les créateurs de richesse ? Les plus importantes sources de richesse sont, d’une part, le travail et, de l’autre, la nature. Le capitalisme a une relation problématique avec les deux, c’est-à-dire une relation d’épuisement avec la nature et une relation d’exploitation avec le travail. Pensez au dumping social, au travail intérimaire, au travail sous-payé, au démantèlement des statuts protégés, etc. Au lieu de poursuivre cet épuisement et cette exploitation des sources de richesse, nous devons peut-être essayer de mettre un autre système sur pied. Un système qui protège les sources de la richesse. Et, pour cela, nous nous basons sur le marxisme. Cela demande bien sûr que l’on sorte des sentiers battus. 


Nous disons que l’Europe a besoin d’investissements massifs. Pas des investissements dans la marge, mais de véritables investissements pour un avenir durable, social et démocratique. Nous avons besoin de milliards pour opérer la transition entre l’énergie fossile et l’énergie durable. » 

Cette réponse est un extrait d'une longue interview de Peter Mertens au magazine Solidaire. Découvrez l'interview intégrale ici. 

PTB

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 09:41

L'héritière de l'entreprise politique familiale vient prôner haine et division aujourd'hui dans l'Eure. Avec d'autres, les communistes l'accueilleront.

Ecouis ce matin, Pont de l'Arche cet après-midi. L'excursion hors les murs de la capitale de la présidente du parti d'extrême-droite Front National se fait sur le thème de la ruralité.

Le choix des lieux repose d'abord sur la proximité avec Paris plutôt qu'avec les thèmes de campagne que la candidate veut mettre en avant : l'abandon des Français (de souche, on imagine ! !) qui vivent à la campagne.

Bon. Ecouis, on pourrait presque comprendre. On est effectivement en milieu rural bien qu'à quelques encablures de Rouen ou des Andelys.

Par contre, Pont-de-l'Arche est une petite ville (ou un gros village) doté de services publics (Poste, collège, gendarmerie,...), d'entreprises et d'une vie commerçante dynamique. C'est d'ailleurs au marché de Pont de l'Arche que la fille de Jean-Marie Le Pen se rend cet après-midi. Où donc est l'abandon des Archépontains par la République ?...

Comme d'habitude, le FN vient faire sa propagande en jouant la division.

Cette fois-ci, son objectif est de jouer sur l'opposition ville / campagne comme le dénonce la droite euroise.

Pour nous, droite et extrême-droite, par leur haine des services publics et des fonctionnaires contribuent ensemble à affaiblir l'Etat et les solidarités entre territoires.

Avec d'autres forces de gauche, le Parti communiste souhaite rappeler que le Front National n'est pas un parti comme les autres. Héritier direct des nostalgiques de l'Algérie française et de l'OAS (dont papa Jean-Marie), des Croix de feu, mouvements catholiques intégristes et tenants de thèses racialistes (avec la notion fumeuse de "Français de souche"), le Front National reste un parti d'extrême-droite véhiculant des thèses racistes, un discours anti républicain et un programme économique conservateur, libéral et isolationniste.

Dès 15 h, les militants démocrates sont invités à se rassembler sur le marché de Pont-de-l'Arche pour montrer que les libertés, la solidarité et la fraternité ne reculent pas devant le FN.

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 16:48

Peillon ? Valls ? Montebourg ?... Les médias font feu de tout bois autour de primaires qui devraient désigner le favori de la "gauche" pour les Présidentielles de mai prochain.

Sauf que... la "gauche" concernée par ces primaires se résume au seul Parti socialiste, dont sont issus les grands favoris, et à quelques candidatures de témoignage (ou décoratives ?) issus de transfuges des Verts (De Rugy) ou du Parti radical de gauche (Pinel).

Si on pouvait vraiment parler de "primaires de la droite", fin 2016, on peut difficilement parler de "primaires de la gauche" quand une grande partie des partis qui s'en revendiquent ne participent pas à ces primaires : Parti communiste et Front de Gauche, Parti de gauche, Europe-Ecologie-Les Verts,...

A droite, depuis l'annexion du centre-droit (UDF) par le RPR au sein de l'UMP, devenue entre-temps "Les Républicains", la droite parlementaire est unie et ses "primaires" regroupaient l'ensemble des forces politiques s'en revendiquant soit "Les Républicains" et l'UDI.

Pour la gauche, on est donc loin du compte !

Par ailleurs, les écologistes ont déjà désigné leur candidat, Yannick Jadot, et la gauche alternative s'est regroupée autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon (France Insoumise, PCF, FdG, PG, Ensemble,...).

Certes, les médias privés ont décidé ces dernières années de classer le PCF et Mélenchon à l'extrême-gauche, une aberration politique volontaire, destinée à effrayer le "petit peuple" en créant un parallèle Mélenchon / Le Pen et PCF / FN.
Historiquement, la séparation entre gauche et extrême-gauche tient au positionnement de chacun face aux institutions parlementaires : y participer pour changer la société (gauche) ou refuser les institutions du système capitaliste pour le combattre (extrême-gauche).
Jean-Luc Mélenchon, ainsi sénateur socialiste, se retrouve ainsi catalogué d'extrême-gauche !

Au final, la gauche aura au moins trois candidats : Jean-Luc Mélenchon (pour la gauche alternative), Yannick Jadot (pour les écologistes) et le candidat issu des primaires organisées par le PS (probablement Manuel Valls).

Aux électeurs de trancher entre ces candidats pour savoir s'ils souhaitent une politique de gauche, une vraie, ou s'ils veulent continuer de soutenir un candidat issu d'un courant politique qui trahit ses engagements et la classe sociale dont il est issu depuis plus de trente ans ?

Pour nous, c'est clair ! Nous n'avons rien à voir avec ces primaires socialistes !

Notre candidat pour la Présidentielle, c'est Jean-Luc Mélenchon !

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 09:09

Sacrée droite !

La mairie et l'agglo d'Evreux, emmenées par Guy Lefrand, ont décidé de couler le festival "Le Rock Dans Tous Ses Etats", le plus grand événement culturel du département de l'Eure.

Derrière des déclarations boiteuses sur un éventuel déficit, c'est avant tout l'autonomie culturelle de ce festival qui gène la mairie !

Du rock alternatif ? Des découvertes ? De nouveaux talents ? Guy Lefrand et son équipe n'en ont rien à faire !

La culture doit servir à glorifier l'équipe municipale et la programmation doit se calquer sur les vedettes reconnues par TF1 ?

Nous sommes au côté de la culture, comme les communistes l'ont toujours été. Nous sommes donc solidaire du combat menés par les équipes de l'Abordage et du festival "Le Rock Dans Tous Ses Etats" !

Solidaire

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Communiqué intégral de l'équipe de l'Abordage et du RDTSE :

 « Le RDTSE c’est comme une longue saga dont les scénaristes auraient changé mais dont les caractéristiques sont restées constantes : audace artistique, militantisme associatif, engagement humain.

Débuté dans l’esprit novateur des années 80, le RDTSE a épousé la vague du rock alternatif français dès ses débuts, tout en manifestant très vite une appétence pour la scène internationale.

Minoritaire, le RDTSE première époque est une petite révolution dans la Normandie d’alors et Evreux fait figure d’avant bienveillance des élus.

C’est dans cette configuration alliant esprit d’initiative de la société civile et ouverture des décideurs qu’a pu grandir le festival au cours de plusieurs décennies. C’est aussi dans ce cadre qu’est née la salle L’Abordage (1989) et plus tard (2001), l’idée d’une Scène de Musiques Actuelles (SMAC).

Cette bienveillance a cessé. Pas subitement, une à une. L’équipe a avalé des couleuvres, une par une. Un travail de sape minutieusement orchestré. Chaud ou froid. Grondée puis félicitée... Encensée puis humiliée.

Histoire d’un divorce annoncé

2005 : Jean-Louis Debré (maire d’Evreux de 2001 à 2007) renonce au projet d’une SMAC en centre-ville. Ce désaveu suscite des départs de l’équipe.

2008 : (déficit 130 000 euros) Le directeur est un employé de la ville mis à disposition de l’association. Son salaire est déduit de la subvention. Ce directeur parti, la subvention reste amputée de cette somme pendant plusieurs années. Jamais ce déficit ne sera apuré par la Ville et/ou ses partenaires.

2014 : Guy Lefrand est élu maire d’Evreux à l’issue d’une campagne très hostile à l’égard du projet de SMAC relancé par son prédécesseur Michel Champredon (maire de 2008 à 2014).

2015 : L’association est insécurisée. Manquant de visibilité sur les subventions, elle produit un festival dont l’audience est en baisse. L’édition relèvera cependant d’une belle maitrise du budget puisqu’elle ne sera pas déficitaire. Le chantier de la SMAC est achevé.

2016 : la Ville crée un EPCC (Etablissement Public de Coopération Culturelle) regroupant la SMAC, le Palais des Congrès et la Scène Nationale. L’association est ainsi écartée de la gestion de la nouvelle SMAC, attendue depuis 20 ans, alors qu’elle était la cheville ouvrière du projet.

Pourtant, la Ville, le Département et la Région encouragent l’association à produire une édition 2016 ambitieuse. En juillet 2016, le personnel de l’Abordage est transféré vers l’EPCC

Un gouffre financier ?

Selon la mairie, le sauvetage de l’Abordage nécessite 300 000€ un jour, 500 000€ le lendemain, puis 600 000€ le troisième jour, et aujourd’hui 1 million d’euros. Qui dit mieux ?

Les sommes évoquées par les élus, sans vérification sérieuse, sont pure fantaisie.

- La ville base ses calculs sur une photographie des comptes au 31 octobre.

- Toutes les factures éditées par l’Abordage n’ont pas été réglées et il subsiste des reliquats de subvention à recevoir.

- L’association n’a pas contracté de dettes bancaires, a soldé tous ses salaires et ses cotisations.

- Un scénario réaliste (accepté par nos trois financeurs lors d’un RV en octobre 2016) avait été envisagé avec les collectivités pour stabiliser financièrement la structure (apport de trésorerie), mais contre toute attente, ce scénario a été balayé d’un revers de main par le maire.

Au final, très loin du gouffre financier, argument imparable, dénoncé par la mairie, le déficit cumulé (de 2008 à 2016) du RDTSE est compris entre 240 000 et 260 000 euros, ce qui correspond à peu près à notre dette fournisseur.

La politique culturelle envisagée par la municipalité ne souhaite pas laisser de place aux projets indépendants. La ligne artistique du RDTSE déplait à Guy Lefrand, qui, de plus, lui préfère une structure aux ordres. Plus « adaptée ».

Insensible à la découverte, à l’innovation et au développement de la scène locale, il préfère voir alignés sur l’affiche des artistes vus à la Télé. Il tourne le dos aux choix artistiques qui ont pourtant fait la réputation d’Evreux et le succès de son festival. Son véritable ADN reconnu et unanimement salué :

Les Inrockuptibles : «Un des meilleurs festivals de France, qui a le plus de coeur, qui réussit chaque année le meilleur équilibre entre le plaisir de masse et la programmation de groupes excellents»

Metro : «Le festival le plus défricheur»

Libération : «Un des sommets du genre, avec une programmation exigeante»

Télérama : «A Evreux, depuis trois décennies, on ne flambe pas, on ne racole pas, on se contente du rock, sous toutes ses formes, sans franchir la ligne jaune du très consensuel n’importe quoi»

Rolling Stone : «La volonté de maintenir coûte que coûte une programmation ambitieuse mérite d’être soutenue et récompensée»

Un festival chasse l’autre ?

Le rock dans tous ses états est mort mais... « Le festival » vivra ! « Le festival vivra », c’est ce qu’affirment Guy Lefrand, Maire d’Evreux, auto-proclamé défenseur des musiques actuelles, et les élus. Malgré les retards qui vont forcément augmenter les coûts de production, un festival et une nouvelle association sont déjà annoncés. Nos élus sabordent l’Abordage mais assurent dans la foulée qu’il y aura un

festival. Qu’ils financeront. L’argent, qui manque pour aider un événement prestigieux et ancré localement depuis 33 ans, abonde maintenant pour monter de toute pièce un événement « maison ». Ce serait bêta que le coût pour les collectivités de « le festival » soit équivalent, voire supérieur, à la subvention promise et qui aurait permis au RDTSE de continuer à exercer son savoir faire.

Ca poserait des questions. La question se pose déjà. Un festival contre un autre, ou on se fait des idées ?

Fiers !

Nous sommes fiers d’avoir défendu l’excellence en refusant de céder à la tentation du musicalement correct.

Fiers d’avoir privilégié la dimension humaine du festival, de n’avoir jamais oublié la qualité d’accueil du public et des artistes.

Fiers de nos valeurs, transmises de génération en génération.

Fiers d’avoir porté haut les couleurs ébroïciennes.

La fin de l’Abordage signe la mort du RDTSE. C’est l’abandon d’une mobilisation démocratique, d’une initiative de la société civile au profit d’une simple prestation de service en réponse à une commande politique

Beaucoup de mauvaises fées se sont penchées sur l’Abordage et le RDTSE, elles sauront se reconnaître. Et elles ont gagné. Ce bien précieux, cet emblème culturel, cette belle synergie de volontés, c’est terminé.

La parenthèse enchantée s’est refermée, la lumière s’éteint sur la ville d’Evreux. Rien ne remplacera 33 années de mobilisation citoyenne, de rêve et d’enthousiasme anéanties en un début de mandat

L’équipe de l’Abordage, et du RDTSE.

20 décembre 2016.

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