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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 09:38

La boucherie innommable, le meurtre, le saccage des vies de centaines de milliers d’hommes …La guerre était enfin finie. , Pauvres soldats.

Une émission sur France-Inter diffusée le samedi 8 novembre, parlait de la tuerie du chemin des dames. De bonnes choses y ont été dites, sur les généraux, sur leur responsabilité, leur incurie, on y a parlé de Pétain, des hommes politiques responsables de cela, de Clémenceau, d’Aristide Briant... Mais on y a menti par défaut. Car on n’a pas parlé de ce qui avait généré cette guerre, de ce qui les génère toutes : les conflits d’intérêts entre grands capitalistes.

Seule la diffusion d’une chanson( !) nous a rappelé que les gros argentiers se pavanaient dodus sur les champs Elysées et que la vie à l’arrière se poursuivait très bénéfiquement pour quelques-uns pendant que d’anonymes petits gars se faisaient trouer la peau ou déchiqueter au front. On n’a pas effleuré seulement le fait que les financiers instigateurs du drame qui se jouait, continuaient à faire des profits exubérants dans la spéculation, pendant que pour eux tombaient dans la boue des tranchées et dans des conditions effroyables et ahurissantes, des hommes.

Aucune guerre n’est la guerre des peuples. Toutes les guerres sont des guerres de fric. Seule la manipulation des esprits parvient à nous persuader du contraire. La guerre de 14 en est un exemple féroce et terrible.

Alors, pour se refaire une virginité, on parle de ces hommes morts dans la boue, de leurs dernières lettres, de leur vie quotidienne au front, de leur retour avec qui un bras, qui une jambe en moins… qui les deux (respect…). On met (à juste titre) sur l’autel de l’infamie ces généraux pourris qui ont fait fusiller les mutins des tranchées… Bref, on passe la pommade ; on se donne bonne conscience…. (Et on fait gonfler l’audimat à grands coups de cadavres), mais entend-on les journalistes assaillir de questions les vrais responsables de tout cela ; entend-on dans les commémorations, le capital se faire vilipender par les orateurs ? Les voit-on, ces boursiers, se faire accuser de tout ce qui devrait leur être reproché ? Pas le moins du monde. La morale reste pleureuse, soumise, donneuse de leçons, et light dans les propos :

« Pauvres petits soldats que les généraux et les politiciens ont envoyés à la mort »…POINT. Avec ça, tout le monde est content, la ménagère de moins de cinquante ans est rassurée, et le fric peut dormir sur ses deux oreilles Encore un peu et on ferait sponsoriser le mémorial du soldat inconnu par NATIXIS ou PARIBAS.

Est-ce que ça leur écorcherait les gencives, à ces messieurs de la télé, de dire seulement, la vérité ?

Mais le peuvent-ils et ont-ils envie de la dire ? Quelle liberté de parole ont-ils ? Quelle autocensure s’infligent-ils sur ce sujet comme sur les autres ? Le patronat n’ayant pas changé d’un iota, le mal étant incrusté dans ses gènes, s’il avait un jour à nouveau besoin de « chair à canon », où croyez vous qu’il irait la chercher ? Au MEDEF ? A Neuilly ? Au palais Brongniart ? Il pourrait recommencer, sans crainte d’être inquiété, à nous utiliser sans vergogne et sans que les médias y décèlent le plus petit inconvénient qui soit !!

Ainsi, les vrais responsables de ces tueries demeurent dans l’ombre, difficilement identifiables, malfaisants abominables et à l’affût. Tout cela est hélas vérifiable aujourd’hui à l’échelle planétaire. Que n’a-t-on pas été chercher récemment comme arguments pour justifier, aux yeux de l’opinion internationale qui n’attendait que ça, l’injustifiable conquête de l’Irak, l’hécatombe qui en a découlé ?

C’est pourquoi je ne peux plus aujourd’hui passer devant un « monument aux morts » sans qu’une nausée diffuse m’envahisse ; sans qu’un profond dégoût me submerge, sans qu’un frisson d’effroi me saisisse.

Des dizaines de noms sont inscrits sur la pierre. Ils n’avaient en leur immense majorité, pas vingt ans tous ces gars.

En exergue, on peut lire : « morts pour la France »…. AH bon ? C’est donc pour la France qu’ils sont morts ? Ce serait déjà un pur scandale ! Mais non : c’est pour l’argent qu’ils ont été assassinés.

Les monuments aux morts sont virtuellement parrainés par les banquiers et sont une insulte à la démocratie et à l’humanisme. On incite cyniquement les passants à s’incliner par respect devant le nom des morts. C’est pour mieux leur faire oublier que c’est devant la bourse qu’ils s’agenouillent.

Pauvres enfants de 14/18. Vous avez été et demeurez les OTAGES de l’argent-roi. Votre sacrifice n’a servi que vos ennemis de classe.

Si d’autres sacrifices venaient, ils seraient du même tonneau, au profit des mêmes intérêts.

Mais le présentateur du 20H00 ne le dira pas. Puisqu’il est au sens strict du terme, vendu.

Nabuchodonosore

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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 11:14

Le ministère veut renforcer la surveillance de ses fonctionnaires trop critiques. Témoignages de réfractaires à la base élèves.

 

Xavier Darcos, déjà très décrié pour ses saillies sur les couches à la maternelle et ses 11 900 suppressions de postes, ne pouvait pas mieux s'y prendre pour crisper davantage les enseignants: depuis quelques jours circule sur le Net un document officiel de huit pages intitulé "Cahier des clauses particulières - Objet: veille de l'opinion".

Ce document, qui relève d'un appel d'offre, émane de la délégation à la Communication du ministère de l'Education nationale et date du 15 octobre, soit il y a trois semaines:

"Article 1: Les présents marchés portent sur la veille de l'opinion dans les domaines de l'éducation, de l'enseignement supérieur et de la recherche. (...)

Article 4 : Chaque marché est conclu du 1er janvier 2009 jusqu'au 31 décembre 2009."

C'est un peu plus loin que la volonté des ministères concernés apparait le plus explicitement ("description des prestations"):

"Le dispositif de veille vise, en particulier sur Internet, à:

  • identifier les thèmes stratégiques (pérennes, prévisibles, émergents)
  • identifier et analyser les sources stratégiques ou structurant l'opinion
  • repérer les leaders d'opinion, les lanceurs d'alerte, et analyser leur potentiel d'influence et leur capacité à se constituer en réseau
  • décrypter les sources des débats et leur mode de propagation
  • anticiper les risques de contagion et de crise.

En clair: le ministère de l'Education nationale va débourser 100 000 euros par an, et celui de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, 120 000 euros, pour surveiller l'opinion dans la Toile.

Suit une liste des espaces à surveiller de plus près, blogs et sites participatifs notamment, auxquels s'ajoutent, selon les termes de l'appel d'offre, médias traditionnels, dépêches d'agences, baromètres et enquêtes annuelles.

Non, ce n'est pas un canular: sur le site du Journal officiel, on retrouve bien cet appel d'offre pour le marché public de la veille de l'opinion parmi les personnels de l'Education nationale.

 


 

Aussi spectaculaire soit-elle, cette volonté d'identifier les leaders de la contestation n'est pas nouvelle. C'est en tous cas ce dont témoignait samedi une vingtaine de directeurs d'école réfractaires, réunis à Paris pour une journée de travail sur le fichier base-élèves.

Dans le Lot, quarante réfractaires à la base élève en avril, quatre aujourd'hui

Au total, cette toute première journée de coordination nationale, qui réunissait une vingtaine de collectifs départementaux, a rassemblé 75 personnes, dont de nombreux parents d'élèves. Leur but: faire le point sur "le fichage des enfants", notamment depuis le nouveau décret qui est venu modifier le contenu du fichier le 1er novembre dernier.

Mais aussi soutenir les directeurs d'écoles récalcitrants. Car le ministère met la pression sur ces derniers résistants au fichier, parfois quatre ans après le lancement de la base-élèves dans leur zone. Ils le disent d'ailleurs eux-mêmes, à l'instar de Jean:

"Entre une entrée en vigueur morcellée et le discours moderniste qui allait avec, le ministère a réussi à émietter la contestation. Le milieu enseignant a fini par entrer dedans honteusement. Dans le Lot, nous étions quarante directeurs d'école réfractaires en avril, dix en juillet, et seulement quatre aujourd'hui. Il était temps de monter au front nationalement alors que certains renonçaient parce qu'ils se sentaient lâchés."

Jean, à trois ans de la retraite, enseigne depuis trente-trois ans et gagne 2600 euros net. Directeur depuis plus de vingt ans, il travaille dans de "très petites écoles" et est aujourd'hui à la tête d'une classe unique:

"Dans les petites écoles, on suit les enfants pendant cinq ans, on a une relation beaucoup moins administrative au terrain. Or la Base-élèves et le fichage des élèves, c'est la mise à mort d'un encadrement que le ministère juge trop humaniste. J'en fais une question de principe et accepter de ficher mes élèves, ce serait comme un reniement à la fin de ma carrière."

Pression financière et menaces de fermetures de classes

Parce qu'il s'oppose, Jean y perd financièrement: pour faire taire la bronca contre le fichier base-élèves et ses scories (comme le numéro d'identifiant qui immatricule les enfants jusqu'à… 35 ans), la hiérarchie de l'Education nationale a décidé de sanctionner sur la fiche de paye.

Pour l'instant, le directeur d'école du Lot a eu deux retenues sur salaire, à raison d'un trentième du brut, soit environ 104 euros de moins à chaque fois. Une folie militante?

"Avant cela, je n'avais jamais eu de conflit dur avec l'inspection d'académie, j'étais bien noté et j'avais acquis une certaine légitimité: on me fait venir à l'IUFM! J'étais comme un dinosaure endormi, rangé des voitures en ce qui concerne le militantisme. Mais pour moi cette lutte-ci est encore plus fondamentale que toutes les autres, même celles pour les suppressions de postes."

Mireille, elle, est à la retraite depuis l'été, mais a ferraillé contre la base-élèves pendant deux ans depuis le Vercors, où elle était directrice d'école. Elle raconte que, lors d'une réunion publique organisée dans un village par des parents, la hiérarchie académique lui a ordonné de se taire, en la menaçant de sanctions. Elle n'en a rien fait et a même déposé un recours devant le Conseil d'Etat, cosigné d'un parent d'élèves. L'audience devant le Conseil d'Etat aura lieu le 26 novembre.

"On immatricule des enfants de cinq ans pour les trente-cinq années suivantes!"

Mireille, contrairement aux autres, n'a jamais vu son salaire amputé mais raconte que certains directeurs d'école commencent à flancher. Ainsi, cette instit rennaise qui a renoncé à un poste de direction à force de pressions. Ou encore ce courrier de l'inspection d'académie du Lot, que Rue89 s'est procuré, qui menace les directeurs d'école de fermer des classes:

 
Les parents d'élèves prennent le relais

 


Les enseignants mobilisés l'assurent: l'avenir de la contestation contre le fichage est dans les mains des parents d'élèves. Samedi, Rue89 a rencontré deux mères et un père, qui avaient fait le déplacement à Paris depuis l'Ille-et-Vilaine et le Lot. Extraits:

 

Mathilde: "Ça fait quatre ans que base élèves existe en Ille-et-Vilaine. Que sont devenues les informations enregistrées avant que le décret ne vienne modifier les champs du fichier, comme par exemple la nationalité, le lieu de naissance ou la catégorie sociale? Le ministère refuse d'apporter la preuve de la destruction de ces fichiers."

Maryline: "L'Etat utilise l'obligation scolaire à partir de six ans pour ficher toute la population. Mais pourquoi ma fille de trois ans devrait-elle avoir un matricule et rendre des comptes à la société? Parce que je le refusais, on m'a menacée de refuser d'inscrire ma fille."

Philippe: "Les modalités ont été si différentes d'un département à l'autre voire d'un canton à l'autre, que ça a renforcé notre suspicion. Même s'ils ont supprimé des champs, ce fichier existe, et personne ne peut nous répondre sur ce qu'il va devenir."

 

"Le premier constat des saisies des élèves fait apparaître une diminution de l'ordre de cinq cents élèves par rapport à l'an dernier. Je rappelle que le constat arrêté au niveau académique et national sur lequel s'appuiera le travail de préparation de rentrée, notamment pour les suppressions et créations d'emplois, est celui de la base élèves."

Christophe, lui, promet de tenir bon. Directeur dans la Vienne, il avait pris contact avec Rue89 il y a plusieurs semaines mais hésitait à s'exprimer au grand jour (même s'il est syndiqué). Comme d'autres, il a subi des pressions. Par oral, on l'a menacé de sanctions de l'ordre d'une journée de salaire retenue par journée réfractaire. Sachant qu'il n'a pas flanché depuis la rentrée de septembre, la fronde commençait à peser cher: Christophe, six ans au compteur, gagne 1700 euros par mois.

Finalement,la pénalité sera la même que pour les autres: un trentième par lettre d'injonction. Sorti de l'anonymat, il espère mobiliser à nouveau:

"La base-élèves et le numéro d'immatriculation des enfants sont devenus des sujets tabous. Quand on en parle, on dirait que les collègues ne sont pas fiers, ils préfèrent regarder ailleurs."

En écho, Jean, pour qui les menaces verbales se sont transformées en retenue d'un trentième par injonction écrite, s'interroge : "comment la profession a pu basculer là-dedans?"

En juin, Darcos a parlé à l'Assemblée de "fichier liberticide". Depuis, ils disent qu'ils sont revenus en arrière en supprimant certains champs. Mais c'est un écran de fumée, car ce que nous avons fini par comprendre, c'est que c'est le numéro d'identifiant qui est le plus problématique. On immatricule des enfants de cinq ans pour les trente-cinq années suivantes!"

Côté ministère, on espère faire taire la contestation en affirmant que des modifications ont bien été faites dans le fichier, après que le ministre avait reconnu certains écueils à l'ancienne mouture, le 13 juin dernier.

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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 10:31
Nantes, Le Havre, Nice, Villejuif… Petits ou gros, les établissements multiplient les "restructurations" et les "plans sociaux déguisés" selon les syndicats. Vingt mille postes sont menacés, dans un sous-financement organisé pour favoriser le privé.

C’est bel et bien devenu une réalité : le privé n’a plus l’apanage des plans sociaux, y compris dans le domaine de la santé. Partout, les hôpitaux, petits et grands, dégraissent. La logique financière imposée aux établissements pousse aujourd’hui un nombre croissant de gestionnaires à réduire les effectifs, devenus à leurs yeux la seule variable d’ajustement. Au vu des déficits existants, la Fédération hospitalière de France (FHF) estime qu’il faudrait supprimer 20000 emplois sur les 800000 actuels pour revenir à l’équilibre.

Certes, les suppressions de postes dans les hôpitaux existent depuis longtemps. « En dix ans, j’ai supprimé une centaine d’emplois en externalisant (…). La consigne n’est pas officielle, mais je n’ai pas le choix », confiait ainsi de façon anonyme un chef d’établissement public dans le Quotidien du médecin, la semaine dernière. « Nous sommes tous dans des logiques de non-remplacement de départs ou d’un remplacement sur deux pour les personnels hospitaliers », avouait de son côté le président de la conférence des directeurs généraux des centres hospitaliers universitaires (CHU). La seule différence, c’est qu’aujourd’hui les tutelles ne cachent plus la nécessité de réduire la masse salariale, seule possibilité, selon elles, de résorber les déficits astronomiques des établissements de santé. Seuls deux des 31 CHU (Limoges et Poitiers) ne sont pas en déséquilibre. Entre 2005 et 2007, le déficit global des CHU est passé de 24 millions à 367 millions d’euros. Et ils devraient terminer 2008 avec une perte de près de 800 millions d’euros. Mais les gros hôpitaux ne sont pas les seuls concernés : la plupart des centres hospitaliers du pays ont aujourd’hui leurs indicateurs dans le rouge.

Cette crise s’explique essentiellement par l’évolution du mode de financement. Depuis 2004, les hôpitaux ne reçoivent plus de dotation globale de l’État et sont passés, depuis le 1er janvier dernier, à une tarification à l’activité à 100 %. « Le sous-financement organisé de l’hôpital asphyxie petit à petit nos établissements  », alertait il y a quelques mois Claude Évin, le président de la FHF. « Les situations déficitaires n’ont cessé de se multiplier et, aujourd’hui, même les établissements les plus performants se trouvent confrontés à de graves difficultés financières.  » L’exemple le plus révélateur de ce paradoxe est sans doute celui du CHU de Toulouse. Classé parmi l’un des plus performants par le palmarès 2008 du journal le Point, il affiche un déficit de 12 millions d’euros, ce qui va entraîner la suppression de 120 emplois.

Car qui dit déficit aggravé, dit menace sur l’emploi. L’équation faite par le gouvernement est simple : l’emploi représente 70 % du budget des hôpitaux. Donc en réduisant les effectifs, les établissements feront forcément des économies. Pour les syndicats, cette logique est vraiment nouvelle. « Sept hôpitaux sur dix prévoyaient de s’attaquer à l’emploi contre un sur deux en 2007 », constate Philippe Crépel, secrétaire fédéral de la CGT santé.

Contrairement aux hôpitaux privés, les établissements publics ne peuvent légalement pas appliquer un plan social. En revanche, ils jouent sur les non-remplacements de départs naturels. Des « plans sociaux » déguisés, selon les syndicats. Un dispositif existant depuis 1998, mais rarement utilisé, permet d’allouer une enveloppe pour favoriser les départs volontaires (selon certains critères), dans les cas de restructurations. C’est ce qui se passe actuellement au CHU de Nantes. « Aujourd’hui, le gouvernement met en oeuvre les mécanismes permettant aux hôpitaux de licencier  », résume Philippe Crépel, indiquant que les hôpitaux commencent à cotiser aux ASSEDIC. Pour le syndicaliste, tout s’est « accéléré  » depuis l’élection de Nicolas Sarkozy.

Une analyse partagée par Yolande Briand, secrétaire générale de la fédération CFDT santé. « Avec la crise, ce sera pire en 2009. Le problème, souligne cette dernière, c’est qu’il n’y a pas de restructuration. La plupart des directeurs diminuent immédiatement la masse salariale. Ils ne cherchent pas d’autre possibilité de réorganisation. C’est le degré zéro de réflexion. Il n’y a pas d’analyse du déficit. » Et de poursuivre : « Le fond de la question, c’est de savoir si l’on considère la santé comme une marchandise. »

D’ici à 2015, près de 380000 agents de la fonction publique hospitalière vont partir à la retraite, soit près de 50 % des effectifs. Va-t-on, à cette occasion, assister à un dépeçage des hôpitaux ? Mais quid des patients ? « Si l’offre de soins reste, pour le moment, relativement protégée, c’est que les personnels prennent sur eux pour maintenir un service public de qualité », assure Philippe Crépel, de la CGT santé. Jusqu’à quand ?

Alexandra Chaignon
(Paru dans l’Humanité du 10 novembre 2008)

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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 10:29
Les futurs retraités sont victimes de maltraitance budgétaire. Le projet de budget 2009 leur promet l’allongement à 41 ans de la durée de cotisation, le refus d’augmenter de 25% le minimum vieillesse aux personnes âgées vivant en couple et la perspective d’une retraite à 70 ans.

Belle société celle où l’on aurait le choix entre les difficultés de fin de mois ou travailler jusqu’à 70 ans !

Malgré la tourmente mondiale qui relègue les dogmes libéraux aux poubelles de l’histoire, l’UMP continue son travail de destruction de notre système de solidarités nationales.

Mauvais coup en douce

Dans l’exercice consistant à monter de mauvais coups en douce, loin des projecteurs, l’UMP s’est surpassée lors de l’adoption du budget 2009 de la Sécurité sociale. L’amendement repoussant l’âge limite de départ à la retraite à 70 ans, voté la nuit, dans un hémicycle déserté, est vécu comme une provocation.

Pour le porte-parole du parti sarkozyste, il s’agit « tout simplement » de donner « plus de liberté aux Français qui veulent travailler plus ». A l’heure actuelle, les employeurs peuvent mettre leurs salariés à la retraite d’office à partir de 65 ans. L’amendement dit que les travailleurs « qui le souhaitent » pourront prolonger leur activité au delà de 65 ans « sous réserve d’en avoir préalablement manifesté l’intention » auprès du patron. « Nous voulons inciter les Français à prolonger leur activité, leur donner envie de le faire...

Il y avait un côté absurde de forcer quelqu’un à partir alors qu’il voulait travailler » justifie de son côté le ministre du travail.

Cumuler retraite et emploi

L’argument de la liberté de choix n’est contesté par personne ; encore faut-il que les conditions très concrètes en soient créées. La plus évidente touche à l’emploi. Aujourd’hui deux salariés sur trois sont à 57 ans évincés des effectifs des entreprises. Le patronat continue d’user massivement de l’emploi comme première variable d’ajustement au maintien du taux de rentabilité recherché. L’autre condition fondamentale concerne le niveau de revenu.

Rançon des précédentes « réformes » de la Retraite, le niveau des pensions baisse et à défaut d’une autre réforme mobilisant de nouveaux financements, la tendance va s’accentuer dans les prochaines années. Dans ces conditions, pour s’assurer un revenu suffisant, de plus en plus de salariés vont se trouver contraints de chercher à prolonger leur activité professionnelle, voire à cumuler retraite et emploi.

Dégradation des pensions

La vérité est donc qu’en « permettant » de travailler jusqu’à 70 ans, l’UMP anticipe les conséquences de la dégradation des pensions. « Au lieu d’allonger indéfiniment la période d’activité, la priorité, selon la CGT, est d’assurer aux salariés des carrières complètes et d’intégrer périodes d’apprentissage, de recherche d’un premier emploi et d’études dans la durée de cotisation exigée. »

Ce qui permettrait de rendre effectif le droit au départ à 60 ans avec une pension à taux plein. Priorité devrait aussi aller, pour les syndicats, à la reconnaissance du droit au départ anticipé pour travaux pénibles – un dossier bloqué par le MEDEF et que le gouvernement ne manifeste aucune volonté faire aboutir. Encore faudrait-il pour cela s’attaquer à une réforme du financement de la retraite permettant d’améliorer les droits des assurés.

L’UMP préfère faire des économies en réduisant ces droits.

Examiner toutes les alternatives

Que penser d’un gouvernement qui en 24 heures est capable de trouver plus de 300 milliards d’euros pour sauver les marchés financiers et bancaires et n’est pas capable de sauver notre système de retraite ? Et puis de quelle liberté parle-t-on ? Celle de choisir entre partir avec une retraite de misère ou s’épuiser à la tâche après 60 ans ? On ne peut oublier la situation de millions de salariés astreints à des travaux pénibles qui aspirent, eux, non à retarder leur départ mais à prendre une retraite anticipée. S’il est vrai que l’on vit plus longtemps en bonne santé, l’espérance de vie des ouvriers reste inférieure de sept ans à celle des cadres. Le gouvernement s’est avéré jusqu’alors incapable d’ouvrir la perspective d’un nouveau droit au départ anticipé pour travaux pénibles pourtant prévue par la réforme Fillon de ...2003.

Les élus communistes, qui se sont opposés à ce mauvais coup, ont réclamé l’ouverture d’un débat pour examiner « toutes les propositions alternatives » permettant de financer la retraite sans porter atteinte aux droits des assurés mais au contraire en les améliorant.

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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 10:31
Affligeant !
Devant l'Assemblée Nationale, Xavier DARCOS continue de faire preuve d'une totale incompétence sur le travail des enseignants. Après les Bac + 5 en maternelles qui "changent les couches" (lire : Darcos insulte les profs (video)  ), le voilà qui ne comprend rien au soutien scolaire et au rôle des milliers de RASED qu'il souhaite supprimer !
La suppression des RASED, c'est tout simplement la condamnation à l'échec scolaire de milliers d'enfants dès la primaire.
Solidaires des enseignants, les communistes sont aussi du côté des RASED pour le bien de nos enfants !

Visionnez la vidéo en cliquant sur l'image :

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9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 15:35
À l’appel de treize syndicats, partis et associations, trois mille personnes ont défilé dans les rues du Havre le 8 novembre. En tête de manif, les salarié-e-s de l’usine Renault-Sandouville ont une nouvelle fois montré leur colère et leur détermination.

Alternant des chants rebelles de la compagnie Jolie Môme et des « Tous ensemble, grève générale », la voiture sono de la CGT a emporté hier un beau cortège dans les rues du Havre. Dans un appel unitaire ralliant CGT, Solidaires, CFDT, FSU, PCF, MRC, LCR-NPA, PS, PRG, Ligue des Droits de l’Homme, Attac et collectif pour la défense de l’hôpital du Havre, les salarié-e-s et retraité-e-s du public et du privé dénonçaient la casse dans les services publics (Éducation nationale, groupe hospitalier, La Poste…) et dans de trop nombreuses entreprises.

Le sort des 1150 emplois directement menacés chez Renault-Sandouville et celui des 4000 autres emplois qui pourraient être touchés dans les entreprises sous traitantes étaient au centre de la colère. « Trouver 360 milliards d’euros d’argent public en France et 1700 milliards en Europe pour sauver les spéculateurs, c’est inadmissible ! Distribuer des dividendes (1,8 milliard d’euros pour les actionnaires de Renault) et jeter les salariés à la rue, c’est inadmissible ! »

Accompagnés par des élus de gauche (Le Havre, Gonfreville l’Orcher, Harfleur, Fécamp, Montivilliers…), par le député-maire communiste Jean-Paul Lecoq, par Olivier Besancenot, rejoints par des ouvriers de Renault-Cléon et de Renault-Flins, par des douaniers, par la CNT, par les Josettes Rouges (chorale féministe), par Lébidondeol (percussions ambulantes), des intermittents, des étudiants, des parents d’élèves et diverses associations, les travailleurs en lutte ont animé (et enfumé) les rues du Havre, particulièrement le secteur de l’Hôtel de Ville pour échauffer une nouvelle fois les oreilles d’Antoine Rufenacht, maire UMP du Havre.

Pendant que les requins capitalistes dévorent la planète, les actifs, les retraités, les étudiants, les précaires, les chômeurs… relèvent la tête. « Cette politique et les dégâts qui l’accompagnent ne sont pas une fatalité, soutient l’appel unitaire. Il nous appartient de refuser les licenciements et les suppressions de postes, de défendre l’emploi, le pouvoir d’achat, les services publics, la santé au moyen d’une autre répartition des richesses. »

Avec des salaires mensuels amputés de 400 euros, les Renault-Sandouville ont quelques raisons de serrer les poings. Au chômage une semaine sur deux, sans perspectives, ils savent qu’ils n’ont rien à attendre des fausses promesses de Sarkozy. Maintenant, comme le chante Jolie Môme, « c’est dans la rue qu’ça s’passe… » Pour les Renault et pour tout le monde. Au Havre et ailleurs, il faudra lutter plus pour gagner plus. On attend quoi ? En France, dix millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté, 33% des Français se privent de soins faute de moyens. Il y a urgence. Ensemble, construisons la grève générale.

le 09/11/2008  par Paco
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9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 10:31

Interrogé sur BFM à propos de l’élection de Barack Obama, Brice Hortefeux a répondu :

"C’est le témoignage que le défi de l’intégration peut être relevé."

Intégration ? Quelle intégration ? Barack Obama est né en Etats-Unis, de mère américaine, ce qui en fait un citoyen américain de naissance. C’est même la condition première pour pouvoir être élu président, il faut naitre sur le sol américain. En ce sens, Barack Obama est par exemple "plus américain" qu’Arnold Schwartzenegger qui est un immigré autrichien naturalisé, et qui, n’étant pas né sur le sol américain, ne pourrait pas être élu président. On pourrait dire que l’élection d’Arnold Schwartzenegger au poste de gouverneur de Californie est un exemple d’intégration, en effet, mais en aucun cas l’élection de Barack Obama.

Ce n’est pas la première fois que l’on entend ce genre de propos. Il y a tout juste un an, Nicolas Sarkozy avait déclaré lors d’une visite aux Etats-Unis :

"Moi, j’admire les Etats-Unis parce que Madeleine Albright, Colin Powell, Mme Rice, ce n’est pas des Américains de longue tradition." (Je cite le texte exact, ne me tenez pas rigueur des fautes de français. Tiens au fait, en parlant d’intégration...)

Or, si Madeleine Albright est née en Tchécosvolovaquie et a été naturalisée américaine, Colin Powell est né à New York de parents jamaïcains, c’est vrai, mais il est américain de naissance. Condoleezza Rice, elle, est née aux Etats-Unis de parents et de grand-parents américains. Mais Condoleezza Rice et Colin Powell sont noirs, ce qui, pour M. Sarkozy, est une preuve qu’ils ne sont pas de vrais américains !

Tout cela est révélateur du fond de la pensée sarkozyste. Sarkozy et Hortefeux font un amalgame "noir = immigré". Pour Sarkozy et sa clique, l’intégration n’est donc pas une question de nationalité d’origine et d’immigration, c’est une question de couleur de peau.

Or quand on ramène tout à la couleur de peau, on est quoi ? CQFD...

Mais ce n’est pas tout. L’élection de Barack Obama démontre surtout que le racisme est en recul dans la société américaine. Et ça c’est plutôt une bonne nouvelle.

Seulement voilà, que dit M. Hortefeux ? Que c’est une preuve d’intégration. Pour M. Hortefeux, l’élection de Barack Obama a eu lieu car Barack Obama s’est intégré, et non pas parce que les mentalités ont changé. Cela revient à dire que les victimes du racisme le sont car elles ne sont pas intégrées. Et donc que si le racisme perdure, c’est de la faute des victimes, elles n’ont qu’à "s’intégrer" (c’est vrai ça, pourquoi sont ils noirs aussi, quelle idée !), mais en aucun cas de la faute des racistes.

On rejoint là le fond de la vision sarkozyste de la société. On savait déjà que la maladie, c’était de la faute des malades (puisqu’on leur fait payer des franchises médicales). On savait déjà que le chômage, c’était de la faute des chômeurs (tous des fainéants et des fraudeurs !), que la pauvreté, c’était de la faute des pauvres (Z’ont qu’à travailler plus !)... On sait maintenant que le racisme c’est de la faute des noirs. Ils n’ont qu’à "s’intégrer"... Sans qu’on sache réellement ce que veut dire "s’intégrer", et sans qu’on leur en donne la possibilité, bien entendu.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’idéologie sarkozyste est plutôt simpliste... Et un peu nauséabonde, je trouve...

http://www.dazibaoueb.fr/article.ph...

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8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 09:27
 

LE DÉSARROI D’ÉLIE COHEN

Par David Noël

Elie Cohen est désespéré... L’économiste préféré des plateaux de télévision se lamentait mardi soir, sur le plateau de "C dans l’air" : "Qu’est-ce que c’est que cette idée nouvelle que l’Etat devrait désormais définir une politique industrielle ? C’est une immense régression à laquelle on est en train d’assister !"

Le petit monde d’Elie Cohen est en train de s’effondrer. Depuis vingt ans, Cohen et ses amis ont été les principaux artisans du désarmement idéologique de la gauche. Leur crédo libéral tenait en peu de mots : ouverture du capital, privatisation, déréglementation...

Martelés sur toutes les chaînes de télévision, dans tous les journaux, ces dogmes sont devenus le quotidien des millions de citoyens du monde entier.

Elie Cohen, Jacques Attali et une floppée d’économistes médéfisés étaient les invités préférés des émission de débat d’Yves Calvi, d’Ariette Chabot ou de Christine Ockrent. Ces économistes "de gauche" ont tout justifié : privatisation de France Télécom, ouverture du capital d’EDF, fusion GDF - Suez, mise en concurrence de La Poste et demain, privatisation totale de La Poste ou de la SNCF. A chaque fois, ces attaques contre les travailleurs ont été présentées comme des réformes inéluctables et de bon sens. Aujourd’hui, c’est un monde qui s’écroule pour Elie Cohen... Pensez-donc !

Le premier ministre anglais, Gordon Brown, l’artisan du virage centriste de New Labour, l’adepte des privatisations vient d’accoucher d’un plan de sauvetage des banques. Gordon Brown qui nationalise ! Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans la verte Angleterre...

Le drame, c’est qu’une partie de la gauche française a suivi ces professeurs en renoncement. A la recherche d’une modernité fabriquée, les leaders du Parti Socialiste se sont lancés dans une course au centre débridée : Bertrand Delanoë s’avouait il y a quelques mois "socialiste et libéral", Ségolène Royal et son bras droit, Vincent Peillon, ne juraient que par l’alliance avec le Modem quand Manuel Valls ne révait que de débaptiser le Parti Socialiste. Oui, mais voilà, depuis l’éclatement de la crise économique, le socialisme n’est subitement plus une idée ringarde.

"La gauche vire à gauche" titrait Libération lundi, au grand dam, on l’imagine, de Laurent Joffrin. Il y a un an, ce même quotidien titrait avec délectation "la gauche vire-t-elle à droite ?". D’après le sondage réalisé pour Libé, la gauche anticapitaliste (PCF, LCR, altermondialiste) voit son influence passer de 15 % l’an dernier à quelque 25 % quand la gauche libérale autoritaire incarnée par Royal, Valls et les autres perd plus de 10 points. C’est le signe que quelque chjose est en train de changer. La crise économique agit comme un formidable révélateur de l’hypocrisie de nos gouvernants, qui nous ont répété pendant des années que "les caisses sont vides" et qui signent aujourd’hui des chèques de plusieurs milliard d’euros pour venir en aide aux banques menacées de faillite.

Le désarroi d’Elie Cohen n’est pas prêt de s’arrêter. Les salariés, les chômeurs, les précaires, les retraités vont être les premières victimes de la récession et ce ne sont pas les promesses de Nicolas sarkozy de "moraliser le capitalisme" qui les rassureront, pas plus que le spectacle d’un Parti Socialiste livré à une guerre des chefs qui n’augure rien de bon pour l’avenir de la gauche si le PS en reste au réformisme qui caractérise son programme. Alors, Elie Cohen a de quoi être inquiet et avec lui tous les apôtres du capitalisme. Les idées communistes prouvent chaque jour leur justesse.

Nos populations nous attendent, elles attendent des propositions concrètes pour améliorer le quotidien et rompre réellement avec le capitalisme. Nous n’avons pas le droit de les décevoir. Raison de plus pour réussir notre 34ème Congrès. Un Parti Communiste renforcé, fier de ses valeurs, porteur d’un discours de classe peut ouvrir de nouvelles perspectives, et tant pis pour Elie Cohen...

Liberté 62

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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 10:08
 L’insatiable appétit de profits des groupes financiers, des fonds spéculatifs et des banques a provoqué en quelques mois la crise la plus grave que le monde ait connu depuis 1929.

Qui va payer ?

En France, Sarkozy et sa majorité qui hier encore déclaraient que les caisses étaient vides ont trouvé des centaines de milliards pour voler au secours de la finance. Mais, avec les gouvernements qui les soutiennent, ils veulent en solder les comptes sur le dos des salariés et des peuples.
 
Mais ils vont présenter la note aux contribuables. En revanche, lorsqu’il s’agit de prendre des mesures visant à sauvegarder l’emploi, les vieilles recettes du capitalisme libéral, qui sont en fait au coeur de la crise, reviennent au galop : bas salaires, exonération fiscales pour les patrons, aggravation de la précarité pour les salariés, pressions accrues sur les chômeurs, travail du dimanche…

Et pour le reste des grands discours sur la sécurisation des « transitions professionnelles » et des décisions sans communes mesures avec la gravité de la situation tel le recours aux emplois aidés le plus souvent précaires.

C’est d’autant plus inacceptable que les conséquences de la crise et de la récession frappent avec brutalité les salariés, précaires et chômeurs : multiplication des plans de licenciements, mise au chômage des intérimaires, secteurs d’activités sinistrés tels l’automobile, la construction, l’aéronautique etc., salaires plus comprimés encore, dépenses publiques amputées…

Le capitalisme en cause

Au coeur de la crise actuelle, se trouvent un système et des politiques orientées vers la recherche de la rentabilité financière écrasant la croissance réelle, la diminution des dépenses publiques, la mise en concurrence des hommes et des territoires.

C’est ce système qui vacille aujourd’hui et qu’il faut changer.

En France, en Europe et dans le monde, il est urgent d’adopter des réformes ambitieuses, permettant de mobiliser l’argent au service de la réponse aux besoins sociaux et humains et d’un nouveau type de développement.

Il est de la responsabilité de la gauche de se rassembler tout entière afin de prendre les initiatives d’action et de conviction indispensables pour faire prévaloir cette voie novatrice. C’est nécessaire et c’est urgent pour notre pays et pour notre peuple.

C’est le sens de cet appel initié par le Parti communiste pour porter les exigences suivantes

Répondre aux besoins sociaux c’est soutenir l’activité économique et l’emploi :

-- Augmentations immédiate des salaires et retraites, coup d’arrêt à la précarisation du salariat.
-- Investissement massif dans le logement social, les transports, la recherche, l’éducation, la santé, l’environnement…
-- Soutien aux collectivités territoriales qui sont les principaux investisseurs sociaux.
-- Annulation du programme de suppressions d’emplois dans la fonction publique.
-- Moratoire sur les licenciements dans le secteur privé.
-- Relance des services publics et annulation des opérations de privatisation notamment à La Poste.
-- Prise d’initiatives pour relancer la politique industrielle et la recherche.

Réorienter les financements, mobiliser de nouveaux moyens financiers,

-- Créer un pôle financier public au service d’une nouvelle politique du crédit favorisant l’emploi et s’opposant à la spéculation.
-- Supprimer les cadeaux fiscaux et les exonérations de charges qui alimentent les opérations financières et plombent les comptes publics. Instaurer immédiatement une contribution des grandes fortunes.
-- Réorienter ces moyens vers des Fonds Régionaux pour développer l’activité en créant des emplois.
-- Au plan européen, créer un front des pays partenaires et des forces sociales pour la réorientation de la BCE et la remise en cause du Pacte de stabilité. Ces derniers ont contribué à la crise et l’aggravent aujourd’hui.
-- Dans le même cadre, instaurer des politiques d’harmonisation sociale vers le haut en rupture avec les ravages de la « concurrence libre et non faussée ».
-- Lutter contre les dumpings sociaux, écologiques et fiscaux, démocratiser radicalement le FMI, l’OMC, la Banque mondiale et remettre en cause l’hégémonie du Dollar en ouvrant le débat sur la nécessité d’une monnaie commune mondiale pour les échanges internationaux.

Instaurer des pouvoirs démocratiques nouveaux pour maîtriser l’économie

-- Instaurer des pouvoirs de contrôle et de pilotage dans les institutions bancaires publiquement soutenues. Faire reculer les pouvoirs accumulés par les marchés financiers, actionnaires et investisseurs
-- Gestion démocratique des Fonds Régionaux pour l’Emploi avec les représentants des salariés et les élus des territoires
-- Création de commissions de contrôle de l’utilisation des fonds publics attribués aux entreprises
-- Droits nouveaux pour les salariés et les comités d’entreprises afin qu’ils puissent intervenir sur la définition des choix de gestion et des stratégies des entreprises et des banques


Signez l’appel ! Cliquez ICI

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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 09:54
Par ces temps où les médias nous abreuvent de chiffres catastrophiques sur l'économie mondiale, le pouvoir en place, Sarkozy en tête, tente de nous faire comprendre qu'il faut lui faire toute confiance pour "moraliser le capitalisme" mais que, de toute façon, "les licenciements seront inévitables".

Assomé de chiffres, inquiet pour son emploi, le travailleur français doit vite revenir dans la bergerie capitaliste où de bons patrons et de bons dirigeants UMP continueront de lui tondre la laine sur le dos en lui promettant de le protéger des loups de la Finance.

Pour sauver notre économie, la Droite nous fait croire que ses réformes sont inévitables. Les mêmes réformes qui ont dérégulé l'économie mondiale vont, cette fois-ci, permettre de sauver nos emplois et notre niveau de vie ?

Plus de 13 000 licenciements dans l'Education Nationale programmés, la retraite à 70 ans qui se profile, une pression accrue sur les chômeurs et un flicage permanent des immigrés : ces mesures vont-elles améliorer notre quotidien ? On peut en douter.

Pendant ce temps là, en Chine, le pouvoir a opté pour une autre méthode, toujours aussi expéditive et imposée, mais en complet déphasage avec les politiques antisyndicales des grands pays capitalistes.
Début septembre, le gouvernement chinois a donné 100 jours pour que 4 100 sociétés étrangères présentes en Chine reconnaissent leurs syndicats en interne. L'objectif de la centrale syndicale chinoise, l’ All-China Federation of Trade Unions (ACFTU), est de passer de 170 à 200 millions d'adhérents sur cette période.

La législation votée par l'assemblée chinoise garantit le droit de grève et le droit de poursuivre l’employeur en justice. La présence de syndicats permettra également la mise en place de négociations salariales et l'amélioration des conditions de travail.

Evidemment, les grandes entreprises occidentales, notamment américaines, trainent des pieds ! Elles n'ont pas choisi la Chine par hasard : coût de main d'oeuvre bas, réglementation du travail inexistante et absence de syndicats ont motivé leur venue. Mais en Chine, on ne discute pas, même si on s'appelle Disney, Adidas ou Walmart.

Il y aurait beaucoup à dire sur la société chinoise et sur son régime politique. En mal.
Pour une fois, les dirigeants chinois semblent s'être souvenus qu'ils avaient (encore) l'étiquette "communiste" !
Et par ses temps de crise où la dépression économique va se transformer en pression sur les travailleurs, la Chine a décidé de border le terrain social en protégeant ses salariés.

Alors que tout le monde a les yeux tournés vers Obama et le retour du "rêve américain", ce sont les chinois qui prennent les mesures sociales les plus radicales. Le silence des médias sur ce sujet montre bien que nos gouvernants préfèrent nous voir rêver que lutter.
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