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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 12:26

06/10/2008 12h09

Le président Nicolas Sarkozy visite lundi matin avec le PDG de Renault Carlos Ghosn l’usine du constructeur automobile à Sandouville (Seine-Maritime), où un millier d’emplois doivent être supprimés dans le cadre d’un plan social, a annoncé vendredi l’Elysée.

Une partie des salariés de l’usine, située près du Havre, ont cessé le travail lundi matin, a-t-on appris de source syndicale.

Des grévistes se sont regroupés à l’appel de la seule CGT devant les portes de cette usine de 3.700 salariés fragilisée par la mévente de la nouvelle Laguna et minée par le chômage économique. "Sarkozy, t’es foutu les Renault sont dans le rue", ont scandé les manifestants, au nombre de 300 environ, qui ont allumé un feu de pneus et lancé des pétards.

Dans le rassemblement, figuraient des salariés de l’usine Renault de Cléon, près de Rouen et de sous-traitants comme Faurecia ou Plastic omnium. "Nous prenons acte de la construction d’un véhicule utilitaire en 2012 (annoncé par l’Elysée, mardi dernier, NDLR) mais nous nous interrogeons sur les volumes et sur ce que nous faisons d’ici là", a dit Fabrice Leberre délégué CGT.

A l’intérieur de l’usine, des salariés CGT qui voulaient approcher de la salle où le président Nicolas Sarkozy devait être reçu ont été repoussés par la police et maintenus à distance.

"Je n’ai jamais vu la police rentrer dans l’usine depuis qu’elle existe, même en 68, c’est une honte", a déclaré Lionel Lepage, délégué CGT.

"Avec les journées de chômage, les salariés perdent 400 euros par mois, ils veulent payer leur maison et des cadeaux à leurs enfants pour Noël, et voila ce qu’on leur fait", a dit un autre délégué CGT, Nicolas Guermonprez.

Mardi à l’Elysée, le PDG de Renault s’est engagé devant le chef de l’Etat à assurer la pérennité de ses sites français, notamment celui de Sandouville où doit être construit à partir de 2012 un nouveau véhicule utilitaire.

Le groupe français a annoncé mi-septembre la suppression de 2.000 emplois dans ses filiales de dix-neuf pays européens dont la France, essentiellement par des départs volontaires.

Ce plan a suivi de deux mois l’annonce de 4.000 départs volontaires sur les sites français de la maison mère, dont 1.000 à l’usine de Sandouville.

Les syndicats de Renault ont voté contre le plan prévoyant 4.000 départs volontaires en France, vendredi lors d’un Comité central d’entreprise (CCE) dont l’avis est consultatif, au cours duquel la direction a présenté des mesures d’accompagnement renforcées.

La direction de Renault n’a pas souhaité communiquer sur le contenu de ces mesures avant la tenue des comités d’établissements les 6 et 7 octobre. Dans un communiqué, elle a répété qu’elles concerneront "3.000 personnes non directement liées à la fabrication, auxquelles s’ajouteraient environ 1.000 personnes à l’usine de Sandouville" en Seine-Maritime.

Après l’annonce de ce dernier plan, le secrétaire d’Etat à l’Emploi Laurent Wauquiez avait jugé jeudi que Renault devait "assumer la reconversion" des bassins d’emploi concernés par ses mesures de "départs volontaires".

Dans un entretien accordé aux Echos vendredi, son collègue de l’Industrie, et porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a indiqué que l’Etat conserverait ses 15% du capital du constructeur automobile, estimant que sans cette participation, "il n’aurait sans doute pas obtenu les garanties" données mardi par Carlos Ghosn à Nicolas Sarkozy.

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?news=5940464

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5 octobre 2008 7 05 /10 /octobre /2008 13:18

« Ce renflouement a pour mission de protéger la masse obscène de richesses qui ont été accumulées au cours des huit dernières années.... Laissez les riches souffrir, pour une fois. Laissez-les payer pour ce sauvetage. » Le cinéaste Michael Moore appelle ses concitoyens à agir contre le plan Paulson qu’il juge inacceptable.

Par Michael Moore, Common Dreams, 29 septembre 2008 (extrait)

Permettez-moi d’aller droit au but. Le plus grand holp-up de l’histoire de ce pays se déroule au moment même ou vous lisez ces lignes. Aucune arme à feu n’est utilisée, mais 300 millions de personnes ont été prises en otages. Ne nous méprenons pas : Après avoir dérobé 500 000 milliards de dollars qui ont été empochés depuis 5 ans par leurs soutiens les profiteurs de guerre, après avoir garni de plus d’une centaine de milliards de dollars les poches de leurs amis les pétroliers depuis deux ans, Bush et ses potes - qui doivent bientôt quitter la Maison Blanche - sont en train de piller le Trésor américain de chaque dollar qu’ils peuvent récupérer. Ils prennent dans le coffre autant qu’ils pourront en emporter en se dirigeant vers la sortie.

Peu importe ce qu’ils disent, peu importe les mots terrifiants qu’ils emploient. Ils recourent encore une fois à leurs vieux trucs consistant à créer la peur et la confusion afin de rester parmi les 1% les plus riche. Il suffit de lire les quatre premiers paragraphes de l’article de la une lundi dernier dans le New York Times, pour comprendre la réalité du contrat proposé :

« Au moment même où les responsables politiques travaillent sur les détails d’un plan de sauvetage du secteur financier de 700 milliards, Wall Street commence à chercher le moyen d’en tirer profit.

Les entreprises financières ont exercé un lobbying afin que toutes sortes d’investissements en détresse y soient inclus, en plus de ceux qui sont liés aux prêts hypothécaires.

Dans le même temps, les firmes de gestion d’investissement intriguaient pour que leur soient confiés les actifs que le Trésor prévoit de sortir du bilan des établissements financiers, un rôle qui pourrait leur faire gagner des centaines de millions de dollars par an.

Personne ne veut rester à l’écart de la proposition du Trésor pour acheter les actifs douteux des établissements financiers. »

Incroyable ! Wall Street et ses soutiens ont créé ce gâchis, et maintenant, ils prétendent faire le ménage en s’en mettant plein les poches. Même Rudy Giuliani fait pression pour que son entreprise soit retenue (et payée) pour « consulter » durant le sauvetage.

 Le problème, c’est que personne ne sait vraiment ce que cet « effondrement » signifie. Le secrétaire au Trésor Paulson a admis lui-même qu’il ne connaît pas le montant exact nécessaire (il tout simplement sorti ce chiffre de 700 milliards de sa tête !). Le responsable du Congressional Budget Office a déclaré n’avoir pas trouvé de raison à ce montant et ne pouvoir l’expliquer à quiconque.

Pour autant, ils crient que la fin est proche ! Panique ! Récession ! La grande dépression ! Le bug de l’an 2000 ! La grippe aviaire ! Il faut voter le projet de loi sur le sauvetage aujourd’hui ! Le ciel nous tombe sur la tête ! Le ciel nous tombe sur la tête !

Il tombe pour qui ? RIEN dans ce plan de « sauvetage » ne fera baisser le prix de l’essence que vous mettez dans votre voiture pour aller travailler. RIEN dans ce projet de loi ne vous protégera contre la perte de votre maison. RIEN dans ce projet de loi ne vous donnera une assurance maladie.

L’assurance maladie ? Mike, pourquoi en parler ? Qu’est-ce que cela a à voir avec l’effondrement de Wall Street ?

Cela a tout à voir. Ce soi-disant « effondrement » a été déclenché par les défaillances massives et les saisies provoquées par les crédits hypothécaires. Savez-vous pourquoi tant d’Américains sont en train de perdre leurs maisons ? A en croire les Républicains, c’est parce que trop d’idiots de la classe ouvrière ont souscrit des prêts qu’ils ne pouvaient pas assumer. Voici la vérité : La raison numéro un pour laquelle les gens sont ruinés c’est à cause des dépense de santé. Permettez-moi de l’exprimer clairement : Si nous avions eu une assurance santé universelle, cette « crise » des crédits hypothécaires pourrait n’avoir jamais eu lieu.

Ce renflouement a pour mission de protéger la masse obscène de richesses qui ont été accumulées au cours des huit dernières années. C’est pour protéger l’élite des actionnaires qui possèdent et contrôlent l’entreprise Amérique. C’est pour s’assurer que leurs demeures, leurs yachts et leur « style de vie » ne soient pas remis en causes tandis que le reste de l’Amérique souffre et se bat pour payer ses factures. Laissez les riches souffrir, pour une fois. Laissez-les payer pour ce sauvetage. Nous dépensons 400 millions de dollars par jour pour la guerre en Irak. Qu’ils mettre fin à la guerre immédiatement et nous fassent économiser 500 milliards de dollars supplémentaires !

Je dois arrêter d’écrire et vous devez arrêter de me lire. Ils organisent ce matin un « coup » dans notre pays. Ils espèrent que le Congrès agisse vite avant qu’il ne prenne le temps de réfléchir, avant que nous ayons une chance de les arrêter nous-mêmes. Alors, arrêtez de lire et faites quelque chose et faites le MAINTENANT !

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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 17:24

Omer essaie de voter OBAMA... Mais la machine enregistre toujours Mc CAIN !

Au delà de l'humour, il y a une réalité connue aux Etats-Unis : Georges BUSH a été élu avec moins de voix que le candidat démocrate et de nombreuses dénonciations ont été faites sur des possibles manipulations de votes comme dans n'importe quelle dictature : électeurs (démocrates) radiés des listes, résultats des votes électroniques en faveur de Bush dans des quartiers acquis aux démocrates ou bulletins refusés.

Et dire que de nombreux leaders UMP veulent nous refiler ce type de machines à voter ! ...avec le logiciel de retouche Votoshop ?

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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 08:56
Voici la couverture d'un magazine polonais que l'on trouve sur tous les portoirs des marchands de journaux en Pologne !
A la une : Poutine en train de fesser Sarkozy !
Pour ceux qui voyagent, l'image ne choquera pas tant l'image de la France aujourd'hui se résume aux tirades, mimiques et bévues de notre Président.
Pour aller en espagne régulièrement, je peux vous dire que si Sarkozy fait la Une en Espagne, c'est uniquement pour des magazines people, à la main de Carla !
On a le rayonnement de la France que l'on mérite !
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3 octobre 2008 5 03 /10 /octobre /2008 10:20
Voici un article paru dans "Le Plan B" : où il faut toujours relativiser les infos données par nos "grands" journalistes et leurs non moins "grands experts".
Solidaire


L’ouragan financier navre les barons de l’information : ils avaient placé leurs euros en Bourse. Et ceux qui, dix ans plus tôt, célébraient « la dure et juste loi des marchés financiers » (Le Monde, 17.9.98) pestent à présent contre le capitalisme « immoral ».

«Depuis plus d’une décennie, les talibans du divin marché financier ont rejeté tous les avertissements, méprisé tous les contradicteurs et récusé toute tentative de régulation. Résultat : le divin marché a accouché d’un monstre comparable à la créature de Frankenstein, que personne ne parvient plus à maîtriser. » À la lecture de ces lignes signées Laurent Joffrin (Libération, 24.9.08), on se demande si leur auteur ne souffre pas du syndrome de Gilles de La Tourette, ce mal étrange qui pousse ses victimes à couvrir d’insanités leur entourage. En assimilant la finance à un procréateur de monstres, Joffrin injurie son papa spirituel, le banquier Édouard de Rothschild, qui l’a embauché avec amour en 2006, mais aussi Libération, dont il se vantait naguère d’avoir fait l’un des « instruments de la victoire du capitalisme dans la gauche (1) ». Hier encore, il réservait ses « avertissements » non pas au marché, mais à la « raideur anti-marché » des syndicats d’enseignants, accusés de vivre « dans la phobie du capitalisme et dans la détestation des valeurs de l’entreprise privée (2) ».
C’est l’un des effets les plus cocasses de la « crise financière mondiale » : les dindons du Parti de la presse et de l’argent (PPA), qui exaltaient la liberté du capital, s’insurgent à présent contre son manque de règles. Ainsi du Monde, qui dénonce les fonds spéculatifs dont la crise a rogné le rendement : « Les hedge funds sont le trou noir de la finance mondiale » (22.9.08). Le Plan B a immédiatement actionné sa base de données délicieuses (BDD) (3). Un an plus tôt, le même journal s’interrogeait dans son supplément « Argent » : « Faut-il avoir peur des hedge funds ? » Bien sûr que non, concluait alors Le Monde, puisque ces fonds – estimés à 1 760 milliards d’euros, soit une hausse de 700 % en dix ans – « sont indispensables au bon fonctionnement des marchés » (28.10.07).
La débâcle immobilière qui expulse des centaines de milliers d’Américains de leurs logements n’altère pas l’allant de la presse française. Comme en témoignent les archives du Monde sur cette période, les dindons ont continué de glousser joyeusement tant que leurs plumes restaient au sec. « Wall Stret bat un record, la crise semble déjà oubliée », titre ainsi Le Monde du 3 octobre 2007, avant d’annoncer : « Malgré la crise financière, les marchés émergents nagent dans l’euphorie » (14.10.07). Ils ne sont pas les seuls : « Les investisseurs ayant misé ces dernières années sur les fonds spécialisés dans le luxe ne l’ont pas regretté, tant le secteur affiche une santé éclatante » (9.12.07).

Le dindon qui pleure sa farce

Huit mois après le déclenchement de la crise des « subprimes », le quotidien vespéral s’inquiète de ce que « la récession américaine pourrait être l’une des plus graves depuis 1945 ». Mais il se rassure aussitôt puisque « les patrons du CAC 40 ne ressentent pas la crise » (21.3.08). Éric Le Boucher non plus, qui brame en tête de sa rubrique économique : « Non aux scénarios catastrophes ! » (23.3.08). À cette date, le coût de la crise s’élève à 945 milliards de dollars, selon une estimation du FMI que Le Monde, soucieux de « restaurer la confiance », évacue dans un articulet (8.4.08). En revanche, la proclamation par des experts surpayés de l’OCDE, au moment où la banque d’affaires Lehman Brothers entame sa descente vers la liquidation, que « le pire de la crise est sans doute passé » (4.6.08) bénéficie d’un gros article.
Car les économistes sont aussi nuls que les journaux qu’ils abreuvent. « Il n’y aura pas de krach en 2008 », assurait en janvier un expert de la Deutsche Bank, David Naud (Le Monde, 2.1.08). « Le pire est passé. C’est fini », tranchait quatre mois plus tard Patrick Artus, l’un des économistes chouchous du PPA (Challenges, 3.4.08). « Wall Street bien armée pour rebondir », titre au même moment La Tribune (3.4.08), tandis que La Vie financière pronostique un « redémarrage sur les chapeaux de roue » (4.4.08). Lorsque la dégringolade des banques américaines ne peut plus être ignorée, les calamars de l’économie ripostent en vaporisant un nuage d’encre : « La crise est l’une des conséquences des attentats du 11 Septembre », suppute Denis Kessler, PDG de Scor (Le Monde, 28.8.08), tandis qu’un économiste du Monde invite à « lire la crise actuelle à l’aune des cycles économiques », aussi naturels que les saisons.
Fin septembre, tandis que George Bush promettait 700 milliards de dollars à ses argentiers dans le besoin, les chaînes de radio et de télévision françaises – sans parler du Figaro et de L’Express – s’arrachaient George Soros, un richissime spéculateur américain qu’elles vénèrent pour son « franc-parler » et sa « clairvoyance ». « Vous aviez tout prévu ! » lui lance, admiratif, l’animateur « culturel » de France 3, Frédéric Taddei (18.9.08). Quatre mois plus tôt, l’homme qui avait tout prévu déclarait en effet : « La crainte que le système financier ne s’écroule n’a plus lieu d’être depuis le sauvetage de Bear Stearns et la capacité de se défendre qu’a démontrée Lehman Brothers » (Les Échos, 10.4.08).

 

Notes :
1. Dans Les années Libé, film de Michel Kaptur, France 2, 2 juin 1993.
2. La Gauche bécassine, Laurent Joffrin, Paris, Robert Laffond, 2007.
3. Certaines des perles qui suivent ont été dérobées dans la vitrine de notre bijouterie universitaire Acrimed (www.acrimed.org). Des centaines de fourmis sardones envahissent actuellement les bibliothèques pour relever les palinodies du PPA dans tous les journaux et magazine d’« information ».

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3 octobre 2008 5 03 /10 /octobre /2008 09:35
Sur fond de crise financière mondiale, la CGT, FSU, CFDT, CFE-CGC, Solidaires et Unsa organisent le 7 octobre des mobilisations d’ampleur, pour la journée mondiale pour le travail décent.

Les organisations syndicales réunies en intersyndicale au siège de la CGT, où ni Force ouvrière ni la CFTC n’étaient présentes, ont lancé un appel pour le 7 octobre.

A l’issue de la réunion, les six syndicats présents ont "décidé de mettre en œuvre tous les moyens de parvenir à des mobilisations d’ampleur, dans tout le pays, le 7 octobre prochain à l’occasion de la journée syndicale mondiale pour le travail décent, organisée par la Confédération syndicale internationale (CSI)".

Les syndicats disent travailler "à la formalisation d’un appel unitaire en vue de favoriser l’implication dans cette journée du plus grand nombre de salariés", sans toutefois préciser quelle forme pourraient prendre ces mobilisations.

"Nous sommes d’accord pour organiser une mobilisation d’ampleur et un projet de texte unitaire devrait être finalisé en début de semaine prochaine", a précisé à l’AFP Gérard Aschieri (FSU), alors que les fédérations de fonctionnaires doivent également se réunir le mercredi 10 septembre pour prendre une décision sur une éventuelle mobilisation le 7 octobre.

La CGT avait annoncé fin août travailler à "la construction d’une journée interprofessionnelle d’action unitaire le 7 octobre" à l’occasion de la journée syndicale mondiale pour le travail décent, organisée par la Confédération syndicale internationale (CSI), une proposition à laquelle la FSU s’était déclarée favorable.

De son côté, Force ouvrière avait déclaré "nécessaire" une "mobilisation interprofessionnelle" à la rentrée sur le pouvoir d’achat, tout en jugeant "inopportun" de choisir la date du 7 octobre, pour ne pas "mélanger les genres".

Cette défection n’enlève pas l’appel commun de la CGT, la CFDT, CFE-CGC, FSU, Solidaires et Unsa qui ont donc annoncé qu’elles participeraient à des "mobilisations d’ampleur dans tout le pays" le 7 octobre.

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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 09:33

Voici un documentaire de vulgarisation sur ce qu'est l'argent, ce qu'est une banque.

Après ceci, vous comprendrez pourquoi la crise financière actuelle est aussi dramatique pour l'économie mondiale : des sommes colossalles d'argent disparaissent des caisses publiques et accroissent de manière spectaculaire les dettes des nations.

Parallèlement, l'assèchement des réserves bancaires et le discrédit sur la santé réelle des banques freinent l'établissement de crédits aux entreprises donc à l'économie réelle. La récession est en route !

Cette vidéo permet de mettre en valeur l'un des postulat majeur du marxisme : les banques doivent être sous contrôles de l'Etat car sans contrôle de la monnaie il ne peut y avoir contrôle de l'économie.



Cette vidéo a été réalisé par Paul Grignon, artiste vidéographe Canadien ( cette vidéo est la version française réalisée a partir de l’originale qui est en anglais sous titré fr )


Qui fabrique l’argent ? L’argent dette( Paul Grignon) 1/4



Qui fabrique l’argent ? L’argent dette( Paul Grignon) 2/4



Qui fabrique l’argent ? L’argent dette( Paul Grignon) 3/4



Qui fabrique l’argent ? L’argent dette( Paul Grignon) 4/4
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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 08:35
 

Ainsi, au détour d’une magnifique envolée lyrique, Nicolas Sarkozy a apporté la garantie de l’état français en cas de faillite bancaire. 

Mais de quoi parlons nous au juste, et surtout, de combien parlons nous ?

La parole du président est claire  : l’état apportera sa garantie en cas de faillite bancaire.  Remarquons que, dans l’esprit du président, il s’agit de garantir les dépôts bancaires. Ceux-ci sont déjà garantis à hauteur de 70.000 euros par personne et par banque par le Fonds de Garantie bancaire (pour ceux qui seraient intéressés, cliquez ici , cela pourra servir un jour).

Ce « Fonds de Garantie » dispose d’une somme totale de 1.8 milliards d’euros. Or le total des « Dépôts et crédits par agents, réseaux et produits des établissements de crédit français » est de 1 390 415 000 000 euros, soit sensiblement 772 fois le montant du « Fonds de Garantie ».

Vous avez bien lu  : le fonds de garantie représente  0,129458% des dépôts.  Pas même le tiers d’une banale affaire Kerviel  : pas de quoi aller très loin.

Récapitulons  : L’état français, par l’intermédiaire de son premier magistrat, vient d’apporter sa garantie au solde (montant des dépôts bancaires moins montant du fonds de garantie) soit  1 388 615 000 000 euros, 1.3 trillions d’euros ou  9 108 717 295 550 francs pour ceux qui pourraient trouver ces nombres plus lisibles.  

Cela représente au cours actuel 74.249 tonnes d’or, soit 2 milliards 309 millions d’onces d’or. 
Remarquons que, depuis que le monde est monde et que l’homme est homme, celui-ci n’a pu sortir de terre qu’environ 155 000 tonnes d’or, et que la Banque de France, pour autant qu’elle délivre les chiffres exacts, n’en détient plus que 2.658 tonnes

En clair, Sarkozy fait dans la démagogie : il ne peut bien évidemment pas garantir les dépôts des français avec de l'or qui ne lui appartient pas !


Dans le même ordre d'idée, la France, la Belgique et le Luxembourg viennent de mettre plusieurs milliards d'euros pour la recapitalisation de Déxia.
En clair, ces trois pays nationalisent les dettes de Dexia pour éviter son écroulement.

Le gouvernement français a fait savoir que la France va mettre 3 milliards d'euros pour "sauver Dexia" : 2 par le biais de la CDC (Caisse des Dépôts et Consignations, la banque de l'Etat) et 1 du budget gouvernemental.
Alors que le gouvernement hurle sur tous les toits que les caisses de l'Etat sont vides, on peut se poser la question de savoir quel budget va trinquer ?
Les premiers bruits font état d'un prélèvement dans le budget universitaire.
Que cette information se confirme ou non, on peut encore une fois rapprocher les 3 milliards d'euros injectés par la France dans Dexia des 15 milliards de cadeaux fiscaux accordés aux plus riches l'an passé.

Pour l'avenir de nos petites économies comme pour celui du budget de l'Etat, il ne faut pas se tromper : quand la Bourse, les banques et les grandes entreprises font des bénéfices, les dividendes restent dans le privé ; quand la Bourse, les banques et les grandes entreprises sont dans le rouge, c'est le contribuable qui trinque !

Cette crise n'est pas exceptionnelle ! Elle n'a pas été causée par de méchants spéculateurs irresponsables.
Cette crise est la conséquence de l'évolution "naturelle" d'un capitalisme libéré de toute contrainte d'Etat, un capitalisme qui s'est emballé face à la déconfiture de toute opposition politique depuis les années 90.

Peut-on raisonner le capitalisme ? Là est la question.
Son remplacement pas un système où prime l'intérêt collectif, c'est-à-dire l'intérêt de tous, revient à l'ordre du jour.
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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 08:21

« Marx a été l’homme le plus exécré et le plus calomnié de son temps ». Ainsi parlait sobrement Engels de Marx lors de la cérémonie de son enterrement (1). On est tenté de dire que c’est toujours vrai aujourd’hui. Ah ce diable de Marx qu’il faut juger et rejuger, condamner et recondamner !

Qui n’a pas lu ou entendu dire que « Marx est mort » et que sa pensée périmée et inutile appartient désormais au passé. La lutte des classes, l’exploitation, l’aliénation, la révolution etc. sont des vieilleries d’un autre âge. Il faut plutôt s’intéresser au « choc des civilisations », à « la lutte contre le terrorisme », car "la lutte des classes (…) n’est plus d’aucune utilité pour comprendre notre société » (2) disait Madame Lagarde avec son maître Nicolas Sarkozy dont la haine pour Marx n’est plus à démontrer.

Même certains leaders du Parti Socialiste appellent leurs militants à « sortir de la doctrine marxiste » pour gagner les élections (3). Les « nouveaux philosophes » ne sont pas en reste. Ils brillent essentiellement par leur antimarxisme. Ce mépris pour Marx constitue d’ailleurs leur point de ralliement. Lors des dernières élections présidentielles en France, ils n’ont pas hésité, pour la plupart d’entre eux, à rendre un vibrant hommage au candidat Sarkozy avec qui ils partagent cette vision conservatrice du monde.

L’école aussi a peur du vieux barbu. Au lycée par exemple, Monsieur Darcos ministre de l’Education Nationale, ne supporte plus, comme le Medef d’ailleurs, l’enseignement des Sciences Economiques et Sociale (SES) où Marx fait partie, avec d’autres penseurs, du programme. Il pense, à tort, que cet enseignement n’accorde pas suffisamment de place à l’économie de marché, à l’entreprise, à la concurrence etc. Les professeurs de cette discipline seraient dans leur majorité des marxistes ! C’est sur cette base idéologique que le pouvoir politique s’apprête à supprimer les SES et à les remplacer par un enseignement vide de toute analyse et de toute réflexion critique. Marx est utilisé ici comme épouvantail pour liquider cette discipline et répondre ainsi à l’attente des employeurs. Il y a peu de chance que Marx figure dans le nouveau programme dont la finalité, en dernière analyse, est de faire l’éloge de l’ordre établi.

La liste des gouvernements, institutions, intellectuels, médias etc. hostiles à ce penseur est longue. Quel est alors le crime de cet homme pour susciter autant de haine et de calomnies de son vivant tout comme après sa mort ? Pourquoi cet acharnement à vouloir juger et condamner toujours le même homme ?

Marx n’était pas seulement un penseur, un savant, mais d’abord et surtout un homme d’action, un révolutionnaire : « les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde de différentes manières, ce qui importe, c’est de le transformer » écrivait-il. La science à laquelle il a sacrifié une grande partie de sa vie, était un moyen au service de cette transformation du monde. C’est là que réside la grande différence entre Marx et les autres penseurs. Toute l’œuvre (inachevée) de Marx tend vers cet objectif : préparer la révolution qui permettra l’abolition du capitalisme. Et « à la place de l’ancienne société bourgeoise, avec ses classes et ces antagonismes de classes, surgit une association où le libre épanouissement de chacun est la condition du libre épanouissement de tous » (4).

Cette vision du monde entre en conflit avec l’ordre établi qui ne cherche qu’à perpétuer les rapports de domination et d’exploitation de l’homme par l’homme. Marx dérange toujours malgré toutes les funérailles qu’on lui a célébrées.

Aujourd’hui, la faillite du libéralisme aux Etats-Unis et en Europe a jeté des millions d’hommes et de femmes dans le chômage et la misère. Et la crise ne fait que commencer !(5). L’invasion militaire de l’Irak et de l’Afghanistan et son cortège de massacres, de torture et de souffrances infligées aux populations innocentes de ces deux pays ont heurté la conscience de millions de citoyens à travers le monde. « Le capitalisme porte la guerre comme les nuées portent l’orage » disait Jean Jaurès. Le développement accéléré des inégalités entre le nord et le sud de la planète, les ravages écologiques, la malnutrition, la famine etc. sont les conséquences directes d’un système qui a érigé le profit comme but suprême de sa raison d’être.

Cette situation rend la pensée de Marx plus actuelle que jamais. Il ne s’agit pas de dogmatiser une œuvre toujours en mouvement, mais de la confronter constamment à la réalité. Celle-ci montre, chaque jour qui passe, qu’il ne suffit pas de l’interpréter, mais de la changer.

Mohamed Belaali


(1) Marx. Pierre Fougeyrollas. Puf

(2) Déclaration devant l’Assemblée Nationale le 10 juillet 2007

(3) http://www.lefigaro.fr/politique/2008/03/20/01002-20080320ARTFIG00587-huchon-le-ps-doitsortir-de-la-doctrine-marxiste.php

(4) Le Manifeste du Parti communiste

(5) http://bellaciao.org/fr/spip.php?article71421

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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 09:04
La crise financière comme le suggère Christine Lagarde, ou plus sûrement la politique du gouvernement, selon les arguments développés par Maryse Dumas pour la CGT ?

La ministre de l’Economie Christine Lagarde a estimé que cette augmentation devrait se situer "autour de 40.000" demandeurs d’emplois supplémentaires, une augmentation sans précédent depuis quinze ans.

"Le problème, c’est de savoir si ces mauvais chiffres résultent de la crise des subprimes aux Etats-Unis et des problèmes financiers, ou si la politique du gouvernement en est responsable. J’ai tendance a penser que la politique en est responsable", a déclaré Maryse Dumas, secrétaire confédérale de la CGT, sur France Inter.

"L’année dernière, notre pays a connu 300.000 créations d’emplois, cette année seulement 34.000, dix fois moins. Or, cette année, qu’a fait le gouvernement ? Il a été concentré sur la déréglementation du Code du travail, le détricotage des 35 heures, il a poussé ceux qui ont un travail à travailler plus longtemps au détriment de l’embauche de ceux qui sont à côté", a-t-elle ajouté.

"Il a laissé complètement en friche la politique industrielle, l’investissement, l’innovation, la recherche, alors que c’était cela qu’il fallait promouvoir pour permettre à notre pays de relever les défis devant lesquels il est", a-t-elle souligné.

"J’ai en tête des propos du Premier ministre en février-mars dans lequel il annoncait le plein emploi d’ici 2009 à partir du moment où on dérèglementait le contrat de travail. Aujourd’hui, le gouvernement veut créer un réflexe de peur et d’unité nationale, et dit qu’on ne doit pas discuter critiquer le fond, la nature et le sens de de ces réformes. (…) Or, c’est de ça qu’il faut discuter".

La dirigeante syndicale a appelé à un "vrai plan de croissance appuyé sur la consommation, la relance du pouvoir d’achat (…), une politique d’investissement dans l’industrie et la recherche, et le développement des services publics".

"Cela suppose une autre politique économique et sociale, à l’inverse de celle sur laquelle se concentre le gouvernement depuis un an et qui vise a faire accepter n’importe quel boulot aux chômeurs", a-t-elle souligné.

"Le politique du gouvernement ne se préoccupe que des demandeurs d’emploi, pas de l’offre d’emplois. Le problème, c’est qu’il n’y a pas assez d’offres d’emplois", a-t-elle insisté.

"L'Humanité" du 29 septembre 2008


Christine Lagarde fait disparaître les surendettés
Ou comment casser le thermomètre du surendettement : en présentant un plan de réforme du fichier des personnes surendettées qui réduit de 8 à 5 ans la durée d’incription au FICP (Fichier national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers). Afin officiellement de "faciliter le rebond de personnes ayant connu des difficultés", a déclaré la ministre de l’Economie. Elles ne seront pas plus riches pour autant, mais les banques pourront leur prêter plus vite de l’argent…
Mis en place en 1989 pour lutter contre le surendettement, le FICP recense les personnes en retard dans le remboursement d’un crédit ou qui ont déposé un dossier auprès d’une commission de surendettement. A l’heure actuelle, 2,4 millions de personnes y sont inscrites, selon Bercy.
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