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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 17:50

Ultime arme des salariés face à leur patron.

L’histoire de la grève remonte à très loin. Le plus ancien conflit entre employeur et travailleurs dont l’histoire ait gardé la trace a eu lieu en Egypte en l’an 29 du règne de Ramsès III (soit au milieu du 12éme siècle avant Jésus-Christ à Deir-el-Médineh. Les ouvriers chargés de la décoration des monuments de la Vallée des Rois protestaient contre le retard de ravitaillement.

Sarkozy peut toujours se vanter ; l’histoire de la grève depuis des siècles démontrent que les peuples tôt ou plus tard ont toujours de la ressource face à leurs bourreaux et Sarkozy est un nouveau bourreau du social.

Le mot français « grève » tire son nom de la place des grèves à Paris. Cette place, située en bord de Seine devant l’hôtel de ville, était un des principaux points d’accostage des bateaux, car bordée d’une plage de sable. Les hommes sans emploi y trouvaient une embauche facile pour les chargements et déchargements.

La grève implique en premier lieu l’arrêt du travail nous dit le dictionnaire électronique Wykypédia. Le parcours du droit de grève en France : 1791 14 juin

Promulgation de la loi Le Chapelier

La loi Le Chapelier vient renforcer le décret d’Allarde et interdit la formation de tout groupement professionnel.

1803 12 avril

Apparition du livret ouvrier

La loi du 22 Germinal an XI réaffirme l’interdiction des rassemblements d’ouvriers et donc l’illégalité des syndicats. Elle fait aussi de la grève un délit. Mais surtout, elle instaure un nouveau système de contrôle plus strict des travailleurs : le livret ouvrier.

1864 25 mai

Reconnaissance de la liberté de coalition

Le vote d’une loi supprime le délit de coalition. L’Empire se montre ainsi plus tolérant à l’égard des ouvriers puisque cette restriction de la loi Le Chapelier rend possible les grèves. Toutefois, celles-ci ne devront pas attenter à la liberté de travail ni engendrer de violences. 1941 4 octobre

Interdiction de faire grève en France

La loi du 4 octobre 1941 dite «Charte du travail», est votée par le régime de Vichy. Elle interdit la grève et pose le principe des syndicats uniques et obligatoires.

1946 27 octobre

Les droits sociaux inscrits dans la constitution de la Quatrième République

L’avènement de la Quatrième République transforme à sa manière le droit du travail en France. Désormais, par leur inscription dans le préambule, certains droits et libertés deviennent constitutionnels. Le texte affirme ainsi que « Tout homme peut défendre ses droits et ses intérêts par l’action syndicale et adhérer au syndicat de son choix. », instaure le droit de grève et l’interdiction de la discrimination au travai

Ce droit de grève a toujours été contesté par les employeurs qui se sont ingéniés à le rendre inopérant par divers subterfuges notamment par l’interdiction pour des fonctionnaires de la police de faire grève où encore de service minimum et quand il faut aller plus loin en pratiquant la répression voir l’assassinat de militants syndicalistes.

La cinquième république s’est caractérisée par toutes sortes de manœuvres pour encadrer le droit de grève et en particulier opposer grévistes et non grévistes.

Dernièrement Madame Parisot confiait son opinion sur les luttes et que disait-elle : « Abandonner ce goût, à mon avis un peu masochiste, pour le conflit, pour la lutte ».D’autres, des sociaux démocrates comme Rocard ont stigmatisé ce droit de grève considéré comme ringard.

Nous ne sommes pas loin des paroles prononcées par « le nain de jardin » dimanche devant l’UMP et la commission Européenne, quand celui-ci a dit : « désormais, quand il y a une grève, personne ne s’en aperçoit ».

Cela devrait alerter tous les syndicalistes, dignes de ce nom, devant le fait que ces gens-là, se marraient entre eux à la mutualité, d’avoir roulé dans la farine les syndicalistes en les aguichant par des rencontres, de la concertation bidon pour au bout leur ingurgiter le programme de Sarkozy.

Une telle attitude de ce pseudo- représentant du peuple français devrait inciter le mouvement syndical, non pas à faire la chaise vide, mais à reconsidérer ce genre de concertation où les dès sont pipés d’avance.

La meilleure réponse est de travailler nos fondamentaux, la concertation n’est pas une attitude syndicale de classe, l’attitude syndicale c’est bien de partir des revendications, d’exercer un rapport de force : donc la grève si nécessaire pour que cela débouche sur des négociations où là on se met à table dans d’autres conditions face au patronat.

On ne peut se contenter de conversation de salon à l’Elysée où à Matignon où encore dans les pavillons de Versailles.

Sarkozy, vient tout compte fait, de nous montrer que le seul chemin à emprunter, c’est bien celui de la lutte puisque pour lui il peut faire ce qu’il veut quand on ne s’aperçoit plus des grèves.

J’ose espérer qu’on le démentira rapidement et notamment à la rentrée par la grève de tous ceux qui souffrent de ces politiques antisociales.

Je rêve d’une France complètement bloquée comme en 1968.

BABEUF42

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7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 17:39
Crise démocratique après le non irlandais, croissance en panne, forte inflation, le lancement de la présidence française de l’UE s’effectue sur fond de tensions multiples.

Coup de théâtre en ce 1er juillet 2008, premier jour de la présidence française de l’Union européenne : Lech Kaczynski le président polonais a indiqué qu’il refusait de ratifier le traite de Lisbonne estimant qu’il est "sans objet" après son rejet par les électeurs irlandais, dans une interview publiée mardi. Le président tchèque Vaclav Klaus soutient la décision de son homologue polonais Lech Kaczynski.

Autant dire que le traité de Lisbonne n’a plus aucune valeur juridique. En effet, tout texte n’est reconnu à l’échelle internationale que lorsque il est approuvé selon les conditions définis. Pour entrer en vigueur, le traité de Lisbonne devait être ratifié à l’unanimité des états-membres. les irlandais ont voté non, la Pologne et la République Tchèque s’apprêtent à ne pas le ratifier… Alors ?

Sans importance pour les dirigeants européens et Nicolas Sarkozy qui veulent imposer par tous les moyens les choix ultralibéraux rejetés par les expressions démocratiques, les mouvements sociaux des peuples d’Europe.

A la veille de l’ouverture de la présidence française de l’Union européenne, Nicolas Sarkozy avait cherché lundi soir sur France 3 à désamorcer le "fossé" entre les européens et l’Europe. Mais il avait totalement évacué le volet social ?!

Le Président de la République reconnaissait ce « fossé » qui existe aujourd’hui entre l’Europe et les citoyens : « C’est une réalité », soulignait Nicolas Sarkozy, qui rappelait cependant que l’Union européenne s’est construite « sur la paix », « la prospérité », « la démocratie ». « Cela a bien marché », ajoutait le chef de l’Etat. « Il faut changer profondément notre façon de faire l’Europe », qui « inquiète » les citoyens européens, avait-il déclaré lundi lors de l’émission spéciale sur France 3.

Le non irlandais "complique notre tâche"

A la veille du lancement de la présidence française de l’Union européenne, le principal artisan du Traité "simplifié" de Lisbonne avait voulu faire oublier la véritable claque que constitue le rejet par les Irlandais le 12 juin dernier de ce texte.

« Le non irlandais, ça complique notre tâche. J’irai sur place, en Irlande, pour tenter de comprendre. Les faire revoter ? Je ne dirais pas ça comme ça, nous donnerions l’impression de forcer la main. Je verrai avec eux. Mais je dirai une chose : il n’est pas question d’élargir tant que l’Europe n’a pas d’institutions. Si on n’a pas Lisbonne, on aura [le traité de] Nice »

Rejetant la responsabilité sur le peuple Irlandais, il avait maintenu les principales orientations de l’actuelle construction européenne.

Ainsi à la question sur le social, la retraite, qui ne fait pas partie des priorités européennes du président, Nicolas Sarkozy répondait : « Le social n’est pas une compétence européenne, mais une compétence nationale. Nous avons le meilleur système de protection sociale d’Europe, vous ne voulez pas que je le mette en discussion avec les autres pays. Le social doit rester national. » Exit l’Europe sociale ! Exit l’harmonisation sociale européenne par le haut !

Pas d’Europe sociale !

Comment le chef de l’Etat qui sera, pendant six mois, également président du Conseil européen, peut-il déclarer dans la même émission télévisée qu’"on attend de l’Europe qu’elle protège les Européens contre les risques que fait peser la mondialisation, et c’est là que ça ne marche pas". "Il faut qu’on réfléchisse à comment on fait de cette Europe un moyen de protéger les Européens dans leur vie quotidienne"…

Selon un sondage BVA paru dans Ouest-France dimanche, une majorité de Français n’a pas confiance dans la construction européenne. Ce n’est pas en parlant de protection face à la mondialisation et d’indiquer ensuite que l’Union européenne ne peut rien en matière sociale que l’on rassurera les Français, ni même les Irlandais, les Néerlandais ou encore les Roumains qui ont mené récemment des grève pour les salaires !

Et puis quel cynisme de proclamer que le social n’est pas de la compétence de l’Union européenne alors qu’une directive européenne sur la durée légale du travail, grâce notamment au soutien de la France sarkozyste, vient d’être adoptée et a porté la semaine à 65 heures !

En difficulté face à cette crise institutionnelle et démocratique (le "non" irlandais après les rejets français et néerlandais), économique et financière (hausse de l’inflation dans la zone euro, crise pétrolière), Nicolas Sarkozy retrouvait son discours sécuritaire et répressif pour évoquer la politique d’immigration que la présidence française voulait insuffler « dans l’espace Schengen ».

En bon libéral, laxiste en matière sociale, il devient là intraitable même si il a lui aussi « du cœur » : « Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu’on peut passer sans visa d’un pays à l’autre. Quand un pays d’Europe régularise, ces personnes peuvent se rendre en France (…) On ne doit pas pouvoir régulariser massivement, ou alors avec l’accord des autres pays. »

Présidence française : incantation à la TVA réduite

Face à la hausse pétrolière, il a une nouvelle fois, telle une incantation, défendu sa proposition de plafonner la TVA sur les produits pétroliers pour faire face à la hausse du prix du baril. Une mesure qui est bien loin de faire l’unanimité au sein de l’UE.

Cette proposition de suspendre le prélèvement de la TVA à partir d’un certain niveau de prix pour le pétrole, afin de soulager les ménages, a d’ores et déjà été rejetée par plusieurs pays de l’UE, Allemagne en tête.

Lors du dernier Conseil européen de Bruxelles, le 20 juin, la Commission a toutefois accepté que l’idée de M. Sarkozy soit examinée par l’Europe, au même titre que les propositions des autres pays face à la flambée des prix du pétrole, d’ici au prochain conseil, en octobre.

Autre initiative : le chef de l’Etat a annoncé qu’il proposerait à ses partenaires européens que la TVA sur "tout ce qui est écologique", notamment les immeubles HQE (haute qualité environnementale) et les voitures propres, soit abaissée "à 5,5%".

"Je veux me battre pour qu’il y ait une fiscalité propre" en Europe, a-t-il déclaré. "C’est pas normal que quand vous achetez une voiture propre, elle coûte plus cher qu’une voiture sale. C’est pas normal que quand vous construisez un appartement ou une maison économe en énergie, ça vous coûte plus cher que quand vous construisez une maison qui n’est pas économe", a-t-il jugé.

Une fiscalité propre ? Le Chef de l’Etat veut-il enfin s’en prendre au paradis fiscaux, au blanchiment de l’argent sale et à la spéculation financière qui minent les économies réelles des pays ? Vous n’y êtes pas.

Abordant la question de la Banque centrale européenne, dont il a souvent critiqué la politique de l’euro fort, Nicolas Sarkozy a estimé qu’elle "devrait se poser la question de la croissance" et "pas simplement de l’inflation". Oui mais comment sans pouvoir de contrôle citoyen alors que Nicolas Sarkozy réaffirmait le principe de l’indépendance de la Banque centrale ?

Pierre Chaillan pour humanite.fr

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6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 17:48
Espionnage . Nestlé a fait infiltrer un groupe local d’ATTAC pour mieux le contrôler. Une bombe qui discrédite le géant de l’agroalimentaire jusque dans son fief.

Lausanne (Suisse), envoyée spéciale.

La Suisse est en émoi depuis quinze jours mais, promis, cela n’a rien à voir avec une histoire de ballon rond. Au centre de l’emballement figure une star d’ordinaire beaucoup plus discrète. Celle qui s’est érigée en enfant chérie du pays : la multinationale Nestlé. Son siège borde les rives du lac Léman à Vevey, à quelques kilomètres de Lausanne. Plus encore que dans le reste du monde, la firme règne ici sans conteste ni suspicion. Jusqu’au 12 juin dernier. Ce soir-là, l’émission télé Temps présent de la TSR révèle que le numéro 1 mondial de l’agroalimentaire a mandaté la société de sécurité privée Securitas pour espionner des militants locaux de l’association altermondialiste ATTAC. Et tout porte à croire que la pratique ne serait pas un cas isolé. Après le scandale du lait en poudre, c’est un nouveau coup dur pour la réputation de Nestlé. Les réactions politiques en témoignent. Conseillère d’État en charge de la sécurité, Jacqueline de Quattro vient de s’engager à « faire la lumière sur cette affaire » en ouvrant une enquête indépendante. Le sénateur Luc Recordon exige au gouvernement suisse de prendre « clairement position sur de telles pratiques et analyser si les bases légales actuelles sont suffisantes ». Au niveau du canton de Vaud, les socialistes, les Verts et À gauche toute ! viennent quant à eux d’interpeller le Parlement pour savoir « le nombre et le type d’infiltrations effectuées sur les organisations de gauche entre 2002 et 2005 ».

Ils sont sept. S’appellent Sandra, Ounsi, Olivier, Nora, Isabelle, Janick et Béatrice. Ont à peine la trentaine. À l’automne 2003, alors membres d’ATTAC Vaud, ils ont décidé d’écrire un livre sur Nestlé afin de « gratter derrière son image lisse ». Sauf qu’au moment de rédiger l’ouvrage, le groupe de travail comptait huit auteurs. La signature d’une certaine Sara Meylan apparaît aussi sur la couverture du livre. « Elle ne voulait jamais être prise en photo, sur le coup on ne s’est pas du tout méfiés. » Peu après la publication de l’ouvrage, Sara disparaît soudainement en juillet 2004. Plus d’e-mails, plus de téléphone, plus d’adresse. Preuves à l’appui, l’enquête de la TSR démontre que Sara Meylan était en fait une agente infiltrée de Securitas. Elle aurait approché ATTAC à partir du sommet du G8 à Évian en 2003, sous une fausse identité, avant d’adresser des rapports détaillés (physique, adresse, opinions politiques…) à Nestlé. En clair, le numéro 1 de mondial de l’eau minérale en bouteille, du café, de la crème glacée et du chocolat aurait espionné le petit groupe pendant plus d’un an. « Elle a eu accès à toutes nos recherches, à toutes nos sources en Suisse et dans le monde », expliquent les auteurs, encore groggys. Parmi les sujets abordés : les OGM, la privatisation de l’eau, la répression syndicale dans les usines colombiennes… Parmi les contacts, les salariés de Marseille, alors en lutte pour éviter la fermeture de l’usine Saint-Menet, qui élaboraient une contre-attaque juridique « confidentielle ».

Securitas ne nie pas avoir surveillé ATTAC pendant le G8 d’Évian mais « c’était une mission banale », selon Reto Casutt, son secrétaire général. « Nous avons été mandatés pour prendre part à des manifestations publiques et rédiger un rapport. Plusieurs groupes ont été observés. » Son ancien directeur, Bernard Joliat, va jusqu’à dire face à la caméra « qu’il peut y avoir eu une mission d’investigation confiée par un client concernant le groupe ATTAC », la justifiant par l’inquiétude des multinationales de l’arc lémanique. La plus grande entreprise suisse de sécurité propose en effet dans son catalogue un « service d’investigation » contre « criminalité économique, fraudes à l’assurance, escroqueries et abus de confiance, pertes de savoir-faire, hooliganisme lors de manifestations sportives et vols de données (qui) menacent aussi bien les entreprises que les autorités et les particuliers ». Bref, on est loin de l’action des sept militants. « Nous ne représentons aucun danger pour la collectivité, nous n’avons jamais enfreint la loi, nous avons juste utilisé notre droit citoyen d’informer sur une entreprise voisine qui modèle le quotidien alimentaire de toute la planète », s’offusque Béatrice. « L’argument sur la période exceptionnelle du G8 ne tient pas car l’infiltration de Sara a perduré bien après. »

Du côté de Nestlé, la direction communique pourtant sur le même credo : « À l’annonce publique des manifestations (…), Nestlé a pris les mesures appropriées, en étroite collaboration avec Securitas et la police cantonale vaudoise. » Un moyen de détourner le débat sur le comportement des forces publiques de sécurité ? Bien que la fédération suisse des fonctionnaires de police le démente : « Nous savions qu’il y avait infiltration d’un certain milieu altermondialiste », confesse dans le reportage un porte-parole de la police. Pourquoi n’a-t-elle pas prévenu ATTAC ? Les sept auteurs aimeraient le savoir. Mais, en Suisse, Securitas s’impose aujourd’hui comme le bras droit de la police suisse. De la surveillance de sites industriels à l’Euro de foot, de la circulation aux carrefours à la recherche des fraudeurs de l’indemnité invalidité, l’enseigne bleue siglée d’un oeil se retrouve partout.

Deux plaintes ont été déposées, une au pénal contre X, l’autre au civil contre Securitas et Nestlé pour atteinte aux données personnelles. Mais « la bataille juridique sera très difficile », prévient Jean-Michel Dolivo, l’avocat d’ATTAC Vaud. « D’une part car les moyens mis à disposition par la législation existante ne sont pas très nombreux, d’autre part car en sous-traitant son service de sécurité Nestlé se protège de toute responsabilité. Notre action juridique doit impérativement s’accompagner d’une action sociale. » Mardi soir à Lausanne, une soirée était donc organisée. Son thème, les enjeux démocratiques soulevés par cette affaire. Au rang des invités, Xavier Renou, auteur de la Privatisation de la violence, passé par les rangs de Greenpeace : « Les multinationales sont devenues ultrasensibles sur leur image, à leurs yeux, c’est devenu aussi important que l’outil de production. »

La banalisation de l’espionnage, un moyen de mieux préserver son crédit consommateur ? Une déviance contre laquelle il est urgent de tirer le signal d’alarme, selon Susan George, présidente d’honneur d’ATTAC international et préfacière du livre sur Nestlé. « Si une entreprise peut impunément infiltrer des groupes de citoyens et surveiller leurs activités entièrement licites comme si elle était un État infiltrant une cellule terroriste, alors les chercheurs en sciences sociales n’auront plus le droit de travailler, ni les journalistes de faire des enquêtes. Plus personne ne pourra critiquer une entreprise transnationale. Si cet espionnage est "légal", le citoyen n’a plus de moyen d’action. »

* Attac contre l’empire Nestlé. Éditions Attac. 2004, 148 pages.

Christelle Chabaud, "L'Humanité" du 27 juin 2008

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5 juillet 2008 6 05 /07 /juillet /2008 17:51
Suppression de la publicité dans l’audiovisuel public : un nouvel épisode vient rythmer la saga sarkozyste de l’été. Patrick de Carolis, le président de France Télévisions menace de démissionner sentant menacer son indépendance.

En réponse à la volonté de Nicolas Sarkozy de verrouiller l’élection du président de France Télévisions, Patrick de Carolis, le président actuel, veut réaffirmer son indépendance en soulignant que "jamais" il ne soumettrait les grilles de programmes "à un quelconque visa venu de l’extérieur".

Cette déclaration fait suite au passage de Nicolas Sarkozy sur France 3 et à la vidéo "off" qui circule sur internet où il avait glissé que France Télévisions pouvait "faire mieux" et que la groupe public "ressemblait encore trop aux programmes d’une chaîne privée". Patrick de Carolis contre-attaque. Pour lui, ce jugement "inexact", "faux, stupide et profondément injuste".

Alors que Nicolas Sarkozy prévoit de faire du service public à la télévision un service au rabais, cette remarque a peut-être le mérite de poser la question de la qualité des programmes sur France Télévisions et de sa course à l’audience (un peu atténuée) derrière les chaînes privées. Mais est-ce véritablement l’objectif du chef de l’Etat ?

Avec cette réforme de l’audiovisuel et toutes les annonces fracassantes qu’il fait, le président de la République amplifie son offensive contre tous les secteurs qui peuvent représenter un espace de liberté et constituer une "cible" pour ses amis entrepreneurs. Il leur offre des recettes supplémentaires sur un plateau tout en augmentant sa mainmise sur la télévision publique. C’est tout bénéfice. A tel point que nombreuses réactions fustigent "le fait du prince".

Patrick de Carolis est revenu sur le financement du groupe public estimant que "le compte n’y est pas" concernant la compensation des recettes de la publicité en espérant qu’il y aura un "équilibre financier". Ne cachant pas son scepticisme, il a évoqué sa démission au cas où il ne pourrait pas assurer son travail et avoir "les moyens de l’ambition" pour France Télévisions. "A l’impossible, nul n’est tenu" a t-il ajouté.

Henri Guaino, conseiller du président de la République a réagi en déclarant que l’équipe dirigeante n’était pas menacée… Le conseiller du prince a dans le même temps évoqué le fait qu’il y aurait "probablement avant la fin de l’année", quand les statuts de France Télévisions auront changer, une nomination du Président de France Télévision par l’Elysée sans qu’il "soit sur que l’équipe en place soit reconduite".

"Il n’y a aujourd’hui rien de décidé, rien d’acquis" a t-il insisté.

Avec ces déclarations, la pression, entretenue depuis l’Elysée, sur la télévision publique ne cesse de grandir. Cela va-t-il profiter aux téléspectateurs et à la qualité des programmes ?

Thibaud de Fleury pour humanite.fr

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4 juillet 2008 5 04 /07 /juillet /2008 11:24
Voici les résultats d'une enquête IFOP auprès d'élus locaux sur la réforme de la carte hospitalière !
Le résultat de cette étude est assez clair : les élus souhaitent voir évoluer le système hospitalier mais refusent une réforme qui entraînerait une désertification hospitalière qui s'ajouterait à la désertification médicale déjà présente dans de nombreuses régions françaises.
Seul bémol, les élus locaux de droite montrent leur moindre attachement aux hôpitaux de proximité et soutiennent plus largement le projet gouvernemental. A moins d'une mobilisation citoyenne ...
Avec cette enquête, on comprend que le gouvernement peut être mis en échec sur ce projet si tous ceux qui se battent pour une égalité d'accès aux soins pour tous se réunissent.
Les communistes y prendront toute leur place.
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3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 17:32

Par deux décrets publiés au Journal officiel du 1er juillet 2008, le gouvernement a accompagné la fusion des RG avec la DST d’une redoutable extension du fichage politico-policier des citoyens.

Le nouveau fichier, dit EDVIGE, mélange les personnes considérées par un policier comme « susceptibles de porter atteinte à l’ordre public » avec les militants associatifs, syndicaux ou politiques et en général tout citoyen sur lequel le gouvernement souhaite en savoir davantage : il s’insère en cela dans la tradition française d’utilisation politicienne de la police.

Mais avec EDVIGE, il ne s’agit plus, comme avec le STIC, de ficher les auteurs d’ « infractions constatées », mais, comme pour la rétention de sûreté, de cibler ceux que l’on étiquette d’avance comme de futurs délinquants hypothétiques. Le soupçon préventif suffit à justifier le fichage.

Et il y a pire : désormais vont pouvoir être eux aussi « tracés » comme futurs délinquants présumés les enfants, dès l’âge de treize ans, que les policiers considèrent comme potentiellement dangereux.

La ministre de l’Intérieur a prétendu se justifier en invoquant l’âge auquel des sanctions pénales sont désormais possibles, argument qu’a balayé la CNIL en faisant observer que ce fichier « ne revêt aucune finalité de police judiciaire ». Mais cela n’a pas arrêté le gouvernement un seul instant : poursuites pénales et fichage policier préventif sont devenus une seule et même mission dans l’esprit des gouvernants français. La séparation des pouvoirs progresse à pas de géants…

Dirigeables équipés de caméras surpuissantes pour filmer les banlieues, prison préventive à vie après la fin de l’exécution d’une peine, extension massive des fichiers d’empreintes génétiques, et à présent fichage d’enfants de treize ans désignés d’avance comme futurs repris de justice : le contrôle social tient lieu de politique sociale, et le « plan Marshall » annoncé se transforme en « plan Orwell ».

La Ligue des droits de l’Homme considère ce niveau de surveillance des citoyens, généralisée parfois, discriminatoire souvent, comme incompatible avec l’état de droit. Face à des gouvernants qui se réclament du libéralisme, elle rappelle aux citoyens la prédiction de Thomas Jefferson : « Quiconque est prêt à sacrifier sa liberté pour un peu de sécurité provisoire ne mérite ni l’une ni l’autre et perdra les deux ».



De : LDH

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3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 17:15

Réaction de Marie-George Buffet

"J’apprends à l’instant la libération d’Ingrid Bétancourt. Si faits sont avérés, je veux dire mon immense joie en ce moment. Le long calvaire d’Ingrid, de ses proches prend fin. C’est une délivrance. Je veux saluer ici l’immense mobilisation de tant de personnes, d’anonymes qui a permis d’aboutir à cette issue positive."

Parti communiste français

Paris, le 2 juillet 2008


Commentaire : deux choses à dire. D'une part, attention à la récupération politique en France ! Nicolas Sarkozy n'est pour rien dans cette libération qui relève de l'action militaire pure et simple. D'autre part, n'oublions pas les autres prisonniers : ceux des FARC moins médiatiques et, surtout, les milliers de militants syndicalistes ou de gauche détenus dans les prisons colombiennes.
Ingrid Bétancourt, au même titre que les autres, devait être libérée mais cela ne change en rien le fait que le gouvernement colombien d'Uribe est lié aux paramilitaires d'extrême droite et aux narcotrafiquants. La libération d'Ingrid est donc une bonne chose mais ce n'est pas une victoire du droit, de la démocratie ou de l'axe du Bien : c'est une victoire de l'action militaire sur la négociation !

Solidaire

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2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 19:03

Non au vandalisme social

de Gérard Filoche

Il faut une loi pour régler les durées du travail. S’il n’y a plus de loi, c’est l’esclavage, sans limites, cynique. Il a fallu 60 ans pour passer de la journée de 14 h qui tuait les salariés en 1840 aux journées de 12 h, de 11 h, puis de 10 h en 1920… L’inspection du travail a été créée en 1892 pour contrôler les durées du travail, le ministère du travail en 1906 en même temps que fut institué le repos dominical.

Nos aînés défendaient alors à juste titre les « trois-huit » en une journée : huit heures de travail, huit heures de loisir, huit de sommeil. Ils voulaient subordonner la productivité aux exigences humaines (biologie, santé, conditions de travail, besoins de vie) et non pas l’inverse. Nous sommes ainsi passés de 40 h hebdomadaires en 1936, à 39 h en 1982, à 35 h en 2002. Nous avons conquis des congés payés de 2 semaines puis de 3, 4 et 5 semaines, chaque fois avec la gauche. Nous sommes aussi passé de la retraite à 65 ans à la retraite à 60 ans, ce qui a assuré l’allongement de l’espérance de vie.

Tout cela était d’ordre public social et profitait à tous. En 70 ans, la France a prouvé au monde entier que l’on pouvait faire trois choses décisives à la fois : baisser le temps de travail, augmenter les salaires, augmenter la productivité ! Nous avons aujourd’hui la productivité horaire la plus élevée au monde. La durée légale du travail sert de référence au Smic, à la mensualisation, aux grilles de salaires, aux droits sociaux, aux repos hebdomadaires, aux conges payés. Dans le monde entier, les salariés nous envient et essayent de nous imiter en imposant des réductions de la durée du travail à leurs employeurs.

Voilà donc plus d’un siècle que nous avons une durée légale. Même Pétain dans sa loi du 28 août 1942 n’a pas touché aux 40 h. Sarkozy, Fillon, Bertrand vont-ils, avec le Medef, supprimer la durée légale du travail en s’appuyant sur une brèche d’un accord national interprofessionnel (ANI) signé le 9 avril par 2 syndicats sur 8 ? Parce que le patronat (Seillière, Kessler, Parisot, Gauthier-Sauvagnac) veut casser tout cela : il veut imposer les “horaires à la carte” et la “retraite à la carte ou par points” pour mieux casser tous ces progrès de civilisation humains, historiques et augmenter au maximum les profits.

Medef et droite veulent casser deux des durées du travail : la durée légale et la durée maxima. Les 35 h et les 48 h. Car ces deux durées s‘appliquent à 100 % des salariés. Tous les salariés, même ceux qui ne le savent pas, sont aux 35 h et aux 48 h. La loi s’impose toujours à tous et toutes dans 100 % des entreprises. Depuis 2002, aucune entreprise, petite ou grande, ni Bosch, ni Continental, ni la petite PME ou TPE, ne peuvent déroger aux 35 h, contrairement à des informations mensongères, elles les appliquent toujours, toutes. Ce que parfois, certaines entreprises ont fait, c’est de baisser, par chantage à l’emploi, le taux horaire de leurs salariés.

Mais les 35 h continuent de s’appliquer partout , elles sont « généralisées », elles ne « nuisent » à personne, les 35 h hebdomadaires, par définition, c’est anti-flexible. C’est un point de repère, de calcul du salaire, pour tout travailleur.

Un “temps partiel” qui fait 34 h est aussi… aux 35 h : c’est le seuil du déclenchement du temps partiel et de calcul de tout ce qui est afférent. Un salarié que l’employeur oblige à faire 39 ou 40 h est aussi aux 35 h, car le seuil de déclenchement des heures supplémentaires commence à la 36e heure. Pour tous, sans exception. Les heures supplémentaires doivent figurer sur une ligne distincte du bulletin de paie. Aucun salarié n’est « libre » de son horaire, tout salarié est subordonné. Seul l’employeur décide de la durée du travail. Il n’existe pas de volontariat en droit du travail. Les prétendues « heures choisies » n’existent que si le patron le veut. Les 35 h ne sont pas un « carcan » encore moins la « durée réelle » du travail : il y a place pour 13 h supplémentaires par semaine autorisées. Plus que du temps des 39 h. C’est énorme et il y a sans doute prés de 2 milliards d’heures supplémentaires réelles (dont plus de la moitié est hélas dissimulée, non majorée, non payée) ! Les heures supplémentaires devraient pourtant selon la loi être majorées de 25 % (à partir de la 36e heure) puis à 50 % (à partir de la 44e heure) puis à 100 % (au-delà du contingent annuel de 220 h). Des repos complémentaires sont théoriquement acquis à partir de la 41e heure à 50 %. La progressivité du taux des heures supplémentaires était censée limiter l’usage de celles-ci en les rendant progressivement plus coûteuses que l’embauche.

MM. Sarkozy-Fillon-Bertrand-Parisot veulent revenir sur ces majorations d’heures supplémentaires donc baisser encore les salaires contrairement à toute leur propagande mensongère sur la défense du pouvoir d’achat.

Toute attaque contre les 35 h vise uniquement à baisser les salaires en supprimant les majorations des heures supplémentaires. Si la durée légale était portée à 36 ou 37 h, les salariés perdraient la majoration de 25 % attribuée à la 36e ou la 37e heure.

Ce que veut faire le gouvernement qui n’ose pas encore frontalement supprimer la durée légale, c’est de permettre les « dérogations » : la loi Fillon datée du 4 mai 2004 permet des « dérogations » par le bas, en défaveur des salariés, aux lois existantes lorsque celles-ci le permettent. C’est « l’opt out » à la française. C’est le « droit » de contourner le droit. C’est la possibilité de déroger négativement au niveau le plus bas, par accord de gré à gré, à l’ordre public social commun. C’est ce qu’ils veulent faire pour « ronger » les 35 h.

Ils veulent permettre des « dérogations » signées avec des syndicats (qui signeront dans ce cas des accords contraires aux intérêts fondamentaux des salariés avec une prétendue « majorité » de 30 % des voix derrière eux). Ils veulent aussi pour y parvenir plus sûrement permettre aux employeurs de négocier avec des non-syndiqués à leur main (ANI du 9 avril repris dans la prochaine loi). Ils reviennent même sur ce qu’ils avaient récemment concédé : le premier niveau de majoration de 25 % pour les heures supplémentaires pourra être rabaissé par ces accords dérogatoires à 10 % voire à 0 %. Ils ont ainsi déjà permis de déroger au contingent annuel d’heures supplémentaires ( 230 heures dans la poissonnerie, 360 heures dans les HCR) Mais ils avancent masqués : ils dérégulent pour qu’ensuite, la durée légale n’ait plus de sens. Pareil pour la durée maxima : elle était de 48 h en Europe depuis la directive 93-104 (excepté l’article 18 permettant “l’opt out” pour les seuls britanniques) mais Xavier Bertrand, en réactionnaire achevé, a signé la mesure de régression sociale la plus importante, la plus brutale, la plus odieuse, depuis 100 ans : il a signé pour établir la semaine de 65 heures maxima en Europe.

Défendre les 35 h c’est défendre le progrès humain au travail. C’est défendre le salaire. Sinon, c’est laisser établir une dérogation sans précédent depuis plus d’un siècle. En revenir avec une dérégulation d’une telle importance que voleront en éclats, Smic, grilles salariales, mensualités, ordre public social. Supprimer toute durée légale du travail c’est du vandalisme social.

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2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 19:01

Une des règles de base du droit international : un traité entre en vigueur quand tous les pays concernés l’ont ratifié.

Le 12 juin 2008, l’Irlande vote NON au traité de Lisbonne. Le traité de Lisbonne est mort.

Le 1er juillet 2008, la Pologne annonce qu’elle ne ratifiera pas le traité de Lisbonne. Le traité de Lisbonne est mort et enterré.

Un troisième pays vient d’annoncer l’enterrement du traité de Lisbonne.

« Le président tchèque soutient la décision polonaise.

Le président tchèque Vaclav Klaus considère la décision de Lech Kaczynski comme " très raisonnable et très proche de la sienne ". Le président polonais avait déclaré qu’il ne ratifierait pas le traité de Lisbonne après son rejet par les électeurs irlandais.

Le président tchèque Vaclav Klaus soutient la décision de son homologue polonais Lech Kaczynski de ne pas ratifier le traité européen de Lisbonne, a annoncé mardi 1er juillet le porte-parole de M. Klaus. »

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/europe/20080701.OBS1013/le_president_tcheque_soutient_la_decision_polonaise.html

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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 20:19

Lech Kaczynski : la ratification du traité européen est devenue "inutile" après le "non" irlandais

Le président polonais Lech Kaczynski estime mardi que la ratification du traité européen est devenue désormais "inutile" après le "non" des électeurs irlandais le mois dernier.

Dans une interview publiée par le quotidien "Dziennik", Kaczynski déclare notamment que "pour l’heure, la question du traité est vaine".

Le Parlement polonais a ratifié le traité à une très large majorité en avril dernier mais cette ratification a encore besoin de la signature du chef de l’Etat pour être effective.

L’Irlande a rejeté le traité lors d’un référendum le 12 juin. L’Irlande était le seul pays à avoir soumis le traité à un vote populaire.

Les Etats-membres de l’Union européenne sont parvenus à un consensus pour poursuivre le processus de ratification du traité de Lisbonne malgré le "non" irlandais et ont décidé de différer jusqu’en octobre toute décision sur le rejet irlandais. AP

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