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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 16:22

«L'imposture majeure: c'est le Sarkozy social. Le plus gros mensonge, c’est le traité de Lisbonne. La plus grande complicité médiatique, ce sont les chiffres de la récidive». Olivier Bonnet, journaliste et blogueur sur Plume de presse, décrypte les trucages du président de la République, avant et après son élection. Il vient de publier «Sarkozy, la grande manipulation» aux éditions les Points sur les i.

Vous venez de faire paraitre Sarkozy, la grande manipulation, une recension très impressionnante des mensonges et des impostures du président de la République. C'est quoi pour vous le plus gros mensonge de Nicolas Sarkozy?
Olivier Bonnet.
Pour moi, le plus gros mensonge est au sujet du traité de Lisbonne puisque le Président l'a constamment présenté comme un mini-traité et un traité simplifié. Or ce traité n'a rien de mini puisqu'il fait à lui seul 267 pages et environ trois mille avec les annexes. A titre de comparaison, la Constitution française fait trente pages. Il n'a donc rien de mini. Et au lieu d'avoir été simplifié, il a été au contraire complexifié à l'extrême puisqu'il est parfaitement illisible pour le citoyen lambda, puis il opère sans cesse des rappels à d'autres textes. Autre mensonge: pour justifier la ratification parlementaire, le président a prétendu qu'il n'avait gardé dans le soit disant mini traité que les dispositions qui faisaient consensus. C'était un consensus imaginaire, puisqu'il est impossible de savoir les motifs pour lesquels les gens avaient rejeté le traité constitutionnel européen en 2005 par référendum. Le traité de Lisbonne reprend 95% des dispositions du TCE qui a été rejeté. Les plus grands responsables européens l'ont tous reconnu. Donc, c'est un tour de passe-passe qu'il a réussi là pour passer en force et imposer finalement le traité de Lisbonne au peuple qui manifestement le rejetait.

Sa plus grosse imposture?
Sa plus grosse imposture, c'est pendant la campagne électorale, quand il a fait référence à Jean Jaurès. Je parle du discours qui s'est déroulé le 13 avril 2007, lors du meeting de Toulouse. Il avait cité Jean Jaurès une dizaine de fois au moins et il avait prétendu revendiquer l'héritage du droit du travail, de la sécurité sociale, de l'assurance chômage et des congés payés. En passant en revue ces différents points, on se rend compte que toute sa politique consiste au contraire à mettre à bas et asséner des grands coups de pioche à tous ces éléments-là. L'héritage du droit du travail: on sait qu'il n'a de cesse d'accorder au Medef toutes les souplesses qu'il désire pour que les salariés aient moins de protection. Les congés payés: sa doctrine, c'est travailler plus pour gagner plus. Il veut à toute force que les gens augmentent leur durée de temps de travail. La sécurité sociale, il introduit les franchises médicales qui sont le doigt de l'engrenage de la fin de l'assurance maladie solidaire. L'assurance chômage: alors qu'aujourd'hui il n'y a que 47,5% des chômeurs qui sont indemnisés, c'est encore trop. On va radier les chômeurs qui refusent des offres valables d'emplois. On va supprimer la dispense de recherche d'activité pour les seniors. L'imposture majeure: c'est le Sarkozy social. Qu'il ait osé se présenter comme quelqu'un de social, alors que sa politique a consisté à faire œuvre antisociale, c'est quand même la plus formidable des impostures.

Vous attaquez beaucoup la presse et les médias pour leur complicité, leur impuissance ou leur silence. C'est quoi à votre avis la plus grande complicité de la presse?
En réalité, Nicolas Sarkozy s'est construit, à la suite de son passage au ministère de l'Intérieur, un personnage de « cow-boy » qui se fait fort de restaurer l'ordre et la sécurité. On sait que ses deux grand thèmes, ses deux points forts, sont la sécurité et l'immigration. Or il a un bilan absolument calamiteux en tant que ministre de l'Intérieur. Je fais allusion à l'augmentation de la criminalité qui a été constatée notamment par son préfet de la Seine Saint Denis. Il l'a toujours nié mais les chiffres ne sont pas bons du tout. Et puis bien sûr il y a eu les émeutes de 2005, avec l'état d'urgence, le couvre feu et 45.000 voitures brulées. C'est donc une imposture de se présenter comme l'homme qui se fait fort de rétablir l'ordre. Mais il y a un aspect précis, qu'il a invoqué lors de plusieurs émissions télévisées pour justifier de sa politique judiciaire répressive. Il a dit plusieurs fois « je souhaite qu'on crée des peines planchers pour les multirécidivistes parce que 50% des délits, c'est 5% des délinquants ». Quand on prend cette affirmation telle quelle, on se dit qu'effectivement il faut lutter contre les multirécidivistes, on va faire baisser la criminalité de moitié, si ce sont toujours les mêmes qui commettent ces délits... Or ce chiffre est grossièrement faux. Il faut faire appel aux statistiques de résolution des affaires. Et dans 68% des cas on ne sait pas qui a commis le crime. Presque sept fois sur dix, on ignore l'identité de l'auteur du crime. Dire que la moitié des crimes sont commis par les mêmes, c'est impossible à dire, puisqu'on ne le sait pas. Ce qui est grave c'est que ça, il l'a dit devant Arlette Chabot, dans l'émission A vous de Juger, à deux reprises. Il a également affirmé ça au journal de 20 heures devant le duo François Bachi, Patrick Poivre d'Arvor...

Qu'est-ce qui se passe du coté des journalistes, ils ne font pas leur boulot ou ils sont connivents?
Je ne sais pourquoi ils s'abstiennent de le contredire. Soit ils ne font pas leur travail, parce qu'ils auraient pu se renseigner. Cette question des vrais chiffres de la récidive a été expliquée par le magistrat Serge Portelli. Les journalistes doivent le savoir. Soit ils sont tétanisés et ils n'osent pas contredire le président de la République qui passe pour être rancunier, et avoir beaucoup de poids dans les médias. Soit c'est de la connivence, ce qui est également condamnable. Il a pu se permettre régulièrement de répandre des contrevérités. Le travail des journalistes c'est d'arbitrer pour faire un rappel des faits. D'après moi, il est élu sur un malentendu. Si l'on avait démonté toutes les erreurs, les incohérences, et les mensonges de son discours, on n’en serait pas là.

Vous reprochez à juste titre à la presse de ne pas avoir exercé de droit de suite sur les conditions d’achat par Sarkozy de son appartement de l’île de la Jatte et  en particulier sur le soupçon de favoritisme ?

Je me suis fait la réflexion que dans n’importe quelle démocratie normale – on peut penser aux Etats-Unis ou aux pays scandinaves – un candidat à la présidentielle qui serait l’objet d’aussi lourds soupçons puisqu’on parle quand même de corruption passive n’aurait pas pu maintenir sa candidature. En réalité il n’a jamais nié avoir acheté son appartement au promoteur avec lequel il était en affaire en tant que maire de Neuilly. D’une façon assez peu convaincante puisqu’il n’a jamais fourni les preuves de ce qu’il avançait, il a essayé de nier tout un tas d’autre chose, qu’il n’y avait pas eu de rabais, qu’on ne lui avait pas fait payer une partie des travaux. Mais il n’a jamais nié que M. Sarkozy, en tant que particulier, avait acheté un appartement au promoteur à qui M. Sarkozy, en tant que maire de Neuilly, a vendu un terrain sur l’ile de la Jatte. Rien que ça c’est interdit par la loi.

C’est vrai que le droit de suite ne s’exerce pas seulement pendant la campagne électorale mais aussi après, or ces questions sur le patrimoine n’ont plus été posées.
Quand Laurent Le Mesle (ndlr, procureur général) a définitivement clos cette enquête, en disant qu’il n’y a pas de faits répréhensibles, on n’a pas beaucoup questionné cette décision. On n’en a pas beaucoup entendu parler. Ca a été étouffé, en tous cas enterré. Puisque l’enquête est close. C’est parfaitement incroyable.

Le web reste un lieu d’expression, de liberté, qui agace beaucoup la présidence. On a vu récemment un texte de Frank Louvrier conseiller en communication de Nicolas Sarkozy. Vous êtes inquiet pour la liberté d’expression sur le web ?
Il faut rester vigilant. Il y a une tentation d’essayer de museler l’expression citoyenne, puisque sur internet aujourd’hui n’importe qui peut ouvrir un blog, compulser différentes sources, citer des faits donner son opinion, sans qu’il n’ait besoin pour ça d’un organe ou de posséder une carte de presse. Une forme de censure serait d’imposer le statut de journaliste pour avoir le droit de donner de l’information en ligne. Ca ne concernerait pas en l’occurrence puisque je suis journaliste. Mais c’est extrêmement inquiétant puisque le web, c’est la prise de parole citoyenne de tout un chacun et c’est extrêmement précieux ça. Mais ça ne se fera pas sans mal. Il y aura une très, très lourde résistance. Je pense qu’il ne faut sous-estimer les capacités de résistance d’internet et toutes les possibilités que ça offre pour contourner les tentatives de censures. »

Réalisé par KARL LASKE, "contrejournal".

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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 14:53

Je vais vous parler d’un temps que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître... L’époque où le gouvernement faisait la pluie et le beau temps à la télévision. C’était le temps de l’ORTF, dissoute en 1974 pour céder la place à plusieurs sociétés de télévision, puis à la privatisation de certaines d’entre elles, et enfin à l’explosion actuelle du nombre de chaînes.

Finie l’époque où le gouvernement décidait de tout dans l’audiovisuel? On aimerait le croire. Or, à chaque décision, c’est l’ère du soupçon: tout s’est décidé à l’Elysée, dit la rumeur parisienne. Dernier exemple en date, le remplacement de Patrick Poivre d’Arvor par Laurence Ferrari pour la présentation du 20h de TF1. Et la nomination d’un nouveau directeur de l’information que l’on décrit volontiers comme plus sarkozyste que son prédécesseur.

TF1 a beau avoir été privatisée il y a 22 ans, personne ne juge invraisemblable que le président de la République ait pu influencer le choix du présentateur du principal journal télévisé. Peut-être est-ce faux, seulement l’effet d’un commentaire critique laché il y a quelques mois par Nicolas Sarkozy à l’encontre d’un présentateur qui a osé, un jour, le comparer à un "petit garçon" lors d’une interview en direct...

Mais le simple fait que cela soit vraisemblable en dit long sur l’état des relations entre le pouvoir et la télévision. Partout ailleurs en Europe, sauf dans l’Italie de Silvio Berlusconi évidemment, un tel soupçon aurait fait scandale: en France il fait sourire.

Nicolas Sarkozy n’est évidemment pas le premier président interventionniste, mais il a un lourd passif avec la télévision. C’est lui qui, on s'en souvient, avait annoncé le premier l’arrivée sur TF1 de Harry Roselmack au nom de la diversité sur le petit écran. C’est lui, encore, qui a fait exploser en janvier sa petite bombe en annonçant la fin du financement de l’audiovisuel public par la publicité -une mesure qui bénéficie aux chaînes privées, à commencer par TF1.

Depuis cette annonce, la confusion la plus extrême règne sur le secteur, durablement destabilisé par une décision prise sans concertation, et, surtout, sans le moindre plan de financement alternatif. La création de la Commission Copé pour proposer des solutions était une bonne idée: mais le président l’a lui-même torpillée en mettant son véto public à l’augmentation de la redevance télé -avant, finalement, d’accepter de l’indexer sur l’inflation.

Cette improvisation n’a qu’un impact: aider les grandes chaînes privées mises à mal par la baisse de leur audience et de leurs recettes publicitaires. La semaine dernière, la ministre de tutelle du secteur donnait une interview aux Echos, titrée ainsi: “Albanel veut aider les chaînes privées”. On a d’abord cru à une erreur: mais non, c’est bien les télévisions privées que veut aider la ministre de la culture, en proposant notamment une deuxième coupure de publicité dans les films.

Dans ce contexte, que le président s’occupe également du casting de TF1 n’a finalement rien d’incroyable. Quatre décennies n’ont pas été suffisantes pour couper le cordon.

Pierre Haski, "rue89.com"

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13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 18:36

La victoire du Non en Irlande est une bonne nouvelle pour tous les peuples européens et pour l’Union européenne.

Le choix du peuple irlandais est un choix de courage et de lucidité. Malgré les pressions immenses qui rappellent celles qui avaient pesé en 2005 sur les Français et les Néerlandais, il a su par son vote rejeter la mise en concurrence effrénée des salariés, la pression sur les dépenses publiques et les salaires, le sacrifice des services publics, la militarisation de l’Union européenne.

En Irlande, le slogan des opposants au traité était clair : « Dites non à ce traité pour un traité meilleur ». C’est désormais la question à l’ordre du jour. Le traité de Lisbonne ne doit pas être ratifié. Il faut ouvrir le chantier d’un nouveau traité.

Toutes ces dernières années, dès que la possibilité a été offerte aux peuples européens de se prononcer sur le destin de l’Europe, ils ont dit non, à partir de leur expérience, à ce que leur proposaient ses dirigeants actuels. Va-t-on enfin en tirer les conséquences ?

Il n’y aura pas d’avenir pour l’Union européenne si on continue d’être sourd aux exigences des peuples européens, si on persiste dans la même voie qu’ils ne veulent plus suivre. La présidence française qui s’ouvre dans quelques jours doit proposer d’arrêter le processus de ratification et d’engager l’élaboration d’un nouveau traité fondateur de l’Union européenne sur de tout autres bases et dans de tout autres formes, rompant avec celles qui la conduisent de crise en crise. Il faut que ce travail permette d’entendre enfin la voix des peuples, qu’il s’ouvre à la vie réelle, à la participation active des citoyens européens. Le non irlandais est porteur de la promesse d’un nouvel avenir pour l’Europe. Engageons-nous dans cette voie.

Parti communiste français

Paris, le 13 juin 2008.



 Avec ce "non" du peuple irlandais, c'est une troisième défaite pour les partisans d'un traité ultralibéral : en 2005, hollandais et français avaient dit "non". Cette année, les peuples fra,çais et hollandais n'ont pas eu le droit de s'exprimer sur un traité qui est la copie en plus complexe du traité rejeté en 2005.
Et que l'on aille pas dire qu'il est scandaleux que 3 millions d'irlandais bloquent l'Europe ! Ce qui est scandaleux, c'est que les autres peuples européens n'aient pas été consultés, la France en tête !
Bravo aux 53,4 % d'électeurs irlandais qui ont osé mettre leur grain de sable dans la machine à détruire les acquis sociaux !
Solidaire

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12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 20:39

Ce vendredi soir, plusieurs centaines d'écoles seront "occupées" durant la nuit par des parents d'élèves et des enseignants qui s'opposent à la réforme Darcos. Partie de Loire-Atlantique, l'initiative grossit et touche désormais 38 départements et plus de 350 écoles. A suivre !

Solidaire

Informer encore et toujours

La nuit des écoles, c'est:
- une soirée conviviale et citoyenne entre enseignants, élus, parents d'élèves du public et du privé,
- une soirée qui se veut sans incident (voir
ici pour les questions de responsabilité)
- une soirée pour montrer que de nombreuses écoles en France se mobilisent pour l'avenir de l'école
- une soirée pour informer sur
les DANGERS (et vices cachés! ) des mesures Darcos

Que reprochons-nous à ces mesures ?
En effet, comment ne pas se préoccuper du savoir lire-écrire-compter, des enfants en difficultés, de l'échec scolaire, du rythme biologique de l'enfant, comment être contre une réforme intelligente de l'école ...
Seulement voilà, tout est loin d'être aussi simpliste qu'on veut bien nous le faire entendre ... et de nombreux parents d'élèves, enseignants, pédagogues...  s'inquiètent et dénoncent ces mesures qui vont à l'encontre des besoins des élèves.
Malheureusement, la politique actuelle d'annonce et de désinformation ne permet pas que le débat ait lieu et nous le regrettons car nous sommes POUR des réformes mais CONTRE ces réformes dangereuses pour l'avenir de l'école.

Nous proposons donc aux parents, journalistes, enseignants de consulter sans modération
notre argumentaire
pour préparer les moments de débat que nous espérons nombreux lors de cette nuit des écoles !


La nuit des écoles communique:

NB : La nuit des écoles souhaite lancer le débat et pour cela elle va communiquer officiellement son action aux différents médias nationaux (télévision, radio, presse écrite,internet...).
Mais la nuit des écoles est un mouvement citoyen, indépendant, sans étiquette ni "leader officiel" et elle invite donc chaque école inscrite à l'opération à communiquer ses propres inquiétudes à ces mêmes médias.

Depuis mercredi dernier, de nombreuses écoles se sont inscrites pour l'opération "la nuit des écoles" :
"1000 écoles servent de dortoir la nuit du vendredi 13 juin pour éviter un réveil douloureux à la rentrée prochaine."
De nombreuses personnes (parents d'élèves, grands parents d'élèves, enseignants du public et du privé, élus...) se préparent donc à passer une nuit dans leur école avec duvets, oreillers, pyjamas et doudous dans un esprit convivial et en rêvant à une rentrée prochaine où:
    - les programmes seraient construits avec des professionnels de l'éducation
    - le rythme scolaire serait adapté aux enfants
    - les élèves en difficultés seraient aidés par du personnel spécialisé sur le temps scolaire …
 "La nuit des écoles" invite donc les journalistes des différents médias (télévision, radio, presse écrite, internet...) à venir consulter le site http://nuit.des.ecoles.over-blog.com/ afin de s'informer sur les dangers (et vices cachés) de ces réformes qui nous inquiètent tant.
Puis, nous invitons les journalistes à prendre contact directement avec des écoles inscrites afin de se rendre compte des débats qui existent localement un peu partout en France et dont on n'a pourtant que si peu d'echo dans les médias nationaux.
Non, la mobilisation ne faiblit pas ...

La Coordination citoyenne pour le retrait du protocole DARCOS
(représentants de parents d’élèves, parents, grands-parents, enseignants du public et du privé, élus…)
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12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 15:29

"La France ne travaille pas assez! Il n'y a qu'un moyen de relancer la croissance et d'augmenter le pouvoir d'achat: travailler plus! Par rapport à nos voisins, nous sommes le pays qui travaille le moins, il faut que ça change!" Voilà le message dont nous rebat les oreilles avec un bel ensemble la majorité présidentielle, à commencer par Sarkozy lui-même. Or c'est grossièrement faux.

Merci à Léon Mercadet, journaliste à "La matinale" de Canal +, d'avoir rétabli les faits dans sa récente chronique, titrée "La France bosse fort!" Pour remettre les choses à leur place, il suffit de consulter les chiffres 2006 d'Eurostat, le très officiel Office
statistique des Communautés européennes, que la chaîne à péage présente on ne peut plus clairement, reprenant un tableau paru dans l'excellente revue "Alternatives économiques".

Le premier pays à travailler plus que la moyenne européenne est… la France

Dans l'ordre croissant en nombre d'heures travaillées par semaine, on trouve d'abord les Pays-Bas puis la Norvège, le Danemark, l'Allemagne, l'Irlande, la Suède, la Belgique, le Royaume-Uni et la Finlande. Vient ensuite la moyenne européenne, à 37,9 heures. Le premier pays à travailler plus que ladite moyenne, de justesse (38 heures tout rond) est la France. Viennent derrière l'Italie, la Lituanie, le Portugal, l'Espagne, l'Estonie, la Croatie, la Slovénie… Les plus gros travailleurs sont enfin les Bulgares, Lettons, Tchèques et Grecs (42,7 heures).

Le tableau ci-dessus concerne la durée hebdomadaire mais on observe la même chose en se basant sur la durée annuelle, qui prend en compte vacances et jours fériés: elle est en France de 1545 heures, contre 1445 en Allemagne, 1499 au Danemark, les Pays-Bas étant le pays où l'on travaille le moins avec 1340 heures. Observation de Léon Mercadet:

"Il y a un truc très très frappant, c'est que les pays où l'on travaille le moins sont les plus avancés, les plus performants économiquement et socialement."

Le but de cette distorsion des faits? Supprimer les 35 heures

"Ça alors!", s'exclame le présentateur de l'émission, Bruce Toussaint. "A l'inverse, poursuit son chroniqueur, si on va en bas de classement, on s'aperçoit que les cancres sont (…) ceux dont le PIB par habitant est le plus faible":

Tout se passe comme si plus on est un pays moderne, plus on est un pays économiquement performant, moins on travaille! Allez savoir pourquoi, mais moins l'on travaille et plus le PIB par habitant est élevé, c'est comme ça que ça se passe en Europe. Alors quand les ministres et les porte-paroles du gouvernement nous répètent que nous ne travaillons pas assez, je me pose la question: est-ce ignorance ou est-ce mensonge délibéré? En tout cas, c'est de l'idéologie, ce n'est pas des faits.

J'ai quand même l'impression qu'on nous répète ça dans l'espoir qu'un mensonge cent fois répété devienne une vérité. Alors dans quel but cette distorsion des faits? (…) Il y a une réponse évidente: c'est pour supprimer les 35 heures. Pourquoi supprimer les 35 heures? Parce que c'est la durée légale. Ça veut dire quoi? C'est le seuil de déclenchement des heures supplémentaires. Donc les Français travaillent déjà plus de 35 heures -on est à 38- mais si on fait sauter les 35 heures, on n'a plus besoin de payer entre 35 et 38 au tarif des heures supplémentaires."

Voila l'imposture de nos gouvernants. Mais rassurez-vous, rien ne changera et cette droite menteuse continuera inlassablement à ressasser l'ineptie que les Français ne travailleraient pas assez. Y a-t-il quelqu'un dans l'opposition pour leur balancer les vrais chiffres?

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11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 10:40

Un temps de travail hebdomadaire jusqu’à 65 heures et au-delà, c’est désormais la norme adoptée dans l’indifférence générale par les ministres européens de l’Emploi. Réunis à Luxembourg le lundi 9 juin, les ministres se sont accordés sur une révision, contestée par la Confédération européenne des syndicats, de la directive européenne sur l’aménagement du temps de travail.

Ce texte majeur soutenu activement par le patronat européen de l’Unice devra encore être approuvé par le Parlement européen. Celui-ci avait rejeté en 2004 la révision de cette directive initiée par la Commission européenne, qui constitue une régression sociale historique. La Commission s’est en effet appuyée sur le processus très libéral de réformes économiques et sociales lancé en 2000 dans le cadre de la stratégie de Lisbonne. Ce processus vise à créer « une économie compétitive, capable de croissance durable, accompagnée d’une amélioration quantitative et qualitative de l’emploi et d’une plus grande cohésion sociale ». En 2004, le bilan à mi-parcours de la stratégie de Lisbonne faisait état de résultats décevants. En mars 2005, les chefs d’Etat et de gouvernement ont décidé de concentrer leur action autour de deux objectifs : la croissance et l’emploi. Les conclusions du rapport Kok (novembre 2004), chargé d’examiner les principaux obstacles sur la voie de l’amélioration de l’emploi en Europe, sont à la base de ces nouvelles orientations.

Selon la Confédération européenne des syndicats (CES), les propositions de révision de la directive sur le temps de travail « ne protègent pas les travailleurs contre les dangers que représentent de longues heures de travail pour la santé et la sécurité, elles diminuent globalement la protection sans offrir de sauvegardes adéquates, elles n’assurent pas un juste équilibre entre la flexibilité et la sécurité, et elles constitueront une incitation à éviter et à esquiver collectivement les solutions aux besoins de flexibilité des entreprises. Si elle est adoptée dans sa forme actuelle, la directive révisée sera la première directive sociale à introduire une régression au niveau de la protection offerte, ce qui est incompatible avec les traités européens, sans accorder aux citoyens et aux travailleurs européens un marché acceptable et durable sur la modernisation et l’innovation de l’organisation du temps de travail ».

« C’est un compromis qui fait sens, qui représente un net progrès social », a estimé le commissaire européen aux Affaires sociales, Vladimir Spidla, qui a rappelé que les règles en vigueur permettent d’enchaîner 78 heures de travail hebdomadaire. Le commissaire oublie de préciser que le texte adopté le 10 juin, présenté comme un compromis, est en net recul par rapport au texte de 2005 amendé par le Parlement européen.

Cinq pays (l’Espagne, la Belgique, la Grèce, la Hongrie et Chypre) se sont abstenus sur les propositions sur le temps de travail, les critiquant vivement et appelant à un arbitrage musclé du Parlement. Au cours d’une séance publique au petit matin, la représentante de l’Espagne a déploré le fait que la dérogation à la semaine hebdomadaire de 48 heures ne soit pas limitée dans le temps, « une marche arrière ». « Ce n’est pas une avancée sociale », a également jugé la ministre belge de l’Emploi Joëlle Milquet.

La France a pour sa part poussé à ce compromis à l’approche de sa présidence de l’UE qui démarre le 1er juillet. « L’heure est clairement à la relance de l’Europe sociale », a souligné le ministre français du travail, Xavier Bertrand, en notant que les accords trouvés offrent « plus de garanties pour les travailleurs ». « Nous sommes à une étape clef, il en reste une autre, le Parlement, il faut maintenant mobiliser nos efforts », a-t-il insisté.

Contenu d’un recul majeur

Parmi les nouveautés introduites dans la directive révisée, la durée hebdomadaire de travail de 48 heures reste certes la règle dans l’UE, mais elle peut faire l’objet de dérogations, comme c’est le cas en Grande-Bretagne. Ainsi, à titre individuelle et volontaire, un salarié peut être amené à dépasser cette durée légale (clause de non participation ou « opt out », chère aux Britanniques).

Selon la directive révisée, cette option doit être prévue dans une convention collective, par un accord entre partenaires sociaux ou dans la législation nationale. En France, le nouveau projet de loi sur le temps de travail qui sera présenté au conseil des ministres le 18 juin, facilitera ce genre d’accord. En acceptant cette dérogation, le temps de travail d’un salarié pourra atteindre 65 heures hebdomadaires, si une part du temps de travail est du temps de garde. Cette limite peut même être outrepassée si une convention collective le permet. Les titulaires de contrats de travail de courte durée (10 semaines sur une période de 12 mois) ne pourront pas bénéficier des modalités de cette loi.

Le compromis européen définit aussi une nouvelle notion : « La période inactive du temps de garde », une période pendant laquelle le travailleur est de garde « mais n’est pas tenu par son employeur d’exercer effectivement son activité ou ses fonctions ». Cette période « inactive » du temps de garde « n’est pas considérée comme du temps de travail », mais elle peut être comptabilisée dans le temps de repos. A moins que la législation nationale, une convention collective ou un accord entre partenaires sociaux n’en dispose autrement. En revanche le "temps de garde" pendant lequel un travailleur exerce effectivement son activité est bien du temps de travail. L’association des médecins urgentistes de France (Amuf) s’est inquiétée de la « régression sociale » que représenterait cette notion de période « inactive » de temps de garde. « Le temps de travail hebdomadaire pourra être augmenté à 60 heures, voire 65 heures, et la notion de temps de travail inactif sera introduite », estime le syndicat.

Voici deux articles, dont un entretien qui remonte à 2005, que Gérard Filoche, inspecteur du travail, militant syndical et politique, m’a fait parvenir sur ce sujet.

Thierry Brun, http://www.pour-politis.org/

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11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 08:37
"Observatoire des Inégalités", le 1er juin 2008

Les patrons les mieux rémunérés de France touchent entre trois siècles et 1 200 ans de Smic… par an

Les revenus annuels des grands patrons français font dans la démesure, indique le magazine l’Expansion [1]. Leurs émoluments sur l’ensemble de l’année 2007 vont de trois siècles à plus d’un millénaire de Smic brut…. Ils vont de 4,4 millions d’euros pour Benoit Potier (Air liquide) à 18 millions d’euros pour Pierre Verluca (Vallourec).

Pour la moitié des salariés français qui touchent un salaire net inférieur à 1 555 euros mensuels, ces chiffres sont difficilement concevables. Ces revenus totalisent les salaires fixes et variables, les plus values réalisées des stocks-options [2], les jetons de présence [3] et les dividendes [4] . Malgré une baisse des cours de la Bourse en 2007, Ces revenus ont connu une nette progression, sans commune mesure avec les augmentations de salaires (quand elles existent) de la majorité des Français. La vente de stocks-options a permis par exemple à Pierre Verluca d’augmenter ses revenus de plus de 2 300 %.

Les inégalités de revenus sont largement acceptées mais on voit mal comment le talent et l’investissement personnel, la compétence ou le niveau élevé de responsabilité pourraient justifier de tels niveaux de revenus. Les rémunérations des grands patrons français sont parmi les plus élevées en Europe.

Ces revenus sont hors normes : ils vont bien au-delà de ce qu’un individu peut dépenser au cours d’une vie pour sa satisfaction personnelle, même en accumulant les palaces, les yachts ou les grosses voitures. Ils garantissent surtout un niveau de vie hors du commun du reste de la société de génération en génération, et permettent de se lancer dans des stratégies d’investissement (entreprises, collections artistiques, fondations, etc.).

Les revenus des grands patrons français en 2007
  Société
Revenus annuels * en millions d'euros
Progression 2006/2007 en %
En années de Smic **
Pierre Verluca Vallourec 18,12 + 2 312 1 192
Gérard Mestrallet Suez 15,54 + 364 1 022
Xavier Huillard Vinci 13,10 + 552 861
Henri Proglio Veolia Environnement 7,33 + 207 482
Henri de Castries Axa 5,53 + 22 364
Jean-Bernard Lévy Vivendi 5,42 + 129 356
Daniel Bouton Société Générale 5,24 - 52 345
Jean-Paul Agon Oréal 5,03 + 27 331
Martin Bouygues Bouygues 4,99 + 69 328
Benoit Potier Air liquide 4,37 + 52 287
* Salaires fixes et variables, plus-values réalisées des stocks options, jetons de présence, dividendes ( revenus des actions). ** Smic brut moyen 2007
Source : Magazine l'Expansion - 27 mai 2008

[1] Pour la petite histoire, le magazine met en garde dans son enquête : « Attention, les rémunérations ici révélées sont susceptibles de heurter la sensibilité d’un public non averti. »….

[2] droits attribués aux salariés d’acquérir des actions de leur société sous certaines conditions, notamment avec un rabais ce qui leur procure une plus value quasi certaine lors de la revente.

[3] rémunération accordée aux présidents directeurs généraux, directeurs généraux et administrateurs, membres des conseils de surveillance de sociétés anonymes. Leur montant est, en principe, calculée en fonction de leur assiduité aux réunions.

[4] revenus des actions

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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 11:02
Décidément, les choses vont parfois vite ! Voici une dépêche Reuters pour faire suite à l'article précédent.
Nous devrions suivre l'exemple coréen !
Solidaire

Le gouvernement sud-coréen, en fonction depuis à peine trois mois, a présenté sa démission après d’importantes manifestations contre sa décision d’autoriser à nouveau les importations de viande de boeuf américaine.

De nombreux Sud-Coréens craignent que le boeuf en provenance des Etats-Unis ne soit porteur de la maladie de la vache folle ou qu’il ne soit sous-labellisé et utilisé dans des produits alimentaires sans aucune information.

"Le Premier ministre a présenté la démission de son gouvernement lors d’une réunion courante ce (mardi) matin", a annoncé le service de presse du chef du gouvernement.

Selon la presse sud-coréenne, le président Lee Myung-bak, conservateur, accepterait la démission d’au moins trois ministres et de plusieurs hauts conseillers.

Les ministres de l’Education, de l’Agriculture et de la Santé devraient quitter le gouvernement dans les tout prochains jours. Les ministres des Affaires étrangères et des Finances pourraient également être congédiés.

Lee a remporté les élections de décembre haut la main mais le soutien dont il bénéficiait s’est érodé. Après 100 jours au pouvoir, les sondages ne le créditent plus que de 20% d’opinions favorables.

La police sud-coréenne est en état d’alerte maximale avant une manifestation prévue dans la journée et qui pourrait voir descendre 100.000 personnes dans les rues de la capitale, Seoul.

L’accord sur la viande de boeuf conclu en avril avec les Etats-Unis était censé relancer les négociations d’un accord commercial bilatéral avec Washington que des parlementaires américains menaçaient de bloquer si Séoul ne rouvrait pas ses frontières aux importations bovines.

Parallèlement, les chauffeurs routiers sud-coréens ont voté lundi la grève pour protester contre la flambée des prix des carburants.

La KCTU, principale centrale syndicale sud-coréenne, de même que quatre syndicats implantés dans le secteur automobile devaient se prononcer pour leur part ce mardi sur un appel à la grève générale à partir de la semaine prochaine pour protester contre la politique du gouvernement.

L’opposition a boycotté quant à elle la session inaugurale du nouveau parlement.

"PROFOND MALAISE PUBLIC"

Dans ce contexte, le gouvernement a mis en sommeil la quasi-totalité de ses projets de réforme, dont la réduction de la fiscalité, les privatisations d’entreprises et de banques publiques et l’incitation à l’investissement étranger.

"La crise actuelle témoigne d’un malaise public plus profond en Corée, risquant de ralentir la croissance économique dans l’année à venir", estime Frederic Neumann, économiste pour l’Asie chez HSBC à Hong Kong.

"La crise du boeuf entrave l’agenda des réformes du président. Obligée de mener un combat d’arrière-garde au parlement et dans l’opinion publique, il est peu probable que l’administration engage les politiques les plus ambitieuses de son programme de campagne", ajoute-t-il.

"La seconde grosse inquiétude, c’est que la confiance des consommateurs et des entreprises prend un autre coup, déprimant de ce fait la demande intérieure à un moment ou les exportations pourraient montrer des signes de faiblesse."

Le président Lee Myung-bak a prévenu que l’inflation des prix des matières primaires et le ralentissement de la croissance risquaient de faire entrer la Corée du Sud dans une mauvaise passe économique, sans précédent depuis une décennie. "Notre économie est confrontée à de graves difficultés", a-t-il dit.

Selon les dernières statistiques disponibles, la hausse des prix à la production a pratiquement atteint en mai un plus haut en dix ans, ce qui éloigne la perspective d’une baisse des taux d’intérêt lors de la prochaine réunion de la Banque centrale, jeudi. Le gouvernement espérait un desserrement de la politique monétaire pour soutenir la consommation.

Cinquième importateur de pétrole, la Corée du Sud est particulièrement exposée à la flambée des cours de l’or noir.

Elu en promettant une croissance de 6% cette année, le président Lee ne devrait pas pouvoir concrétiser cet engagement de campagne ; les économistes se demandent même si la croissance de 5% enregistrée l’an dernier pourra être reconduite.

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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 10:51

 

Que se passe-t-il en Corée ?

Chaque jour qui passe voit la situation se tendre en Corée du Sud avec des manifestations de plus en plus énormes à propos de la décision du gouvernement de se soumettre à l’état américain, au nom de la liberté du commerce, à l’importation de lots de carcasses de bœuf pour lesquels des doutes sérieux de contamination à l’ESB existent (une grande partie des Coréens auraient un profil génétique rendant plus vulnérable à cette maladie).

A partir de cette question, tout s’est mit à se dérégler. Le gouvernement, à la suite de débats contradictoires terribles et le ridiculisant c’est mit à jouer une carte de plus en plus répressive.

 

Cette répression a été largement montrée par une chaine de télé (radio-émeute de 68) qui semble être entrée en guerre ouverte contre le gouvernement .

Nous manquons d’informations contre cette agression commerciale américaine et la résistance du peuple coréen aux marchands sans principe, à un gouvernement corrompu.

Il semblerait qu’il faille se préparer à une large solidarité avec le peuple coréen, pour contrer les accords criminels de libre échange qui font fi de tous principes de précaution sanitaires au nom du profit.

Un site parle de cela là :
http://candleseoul.blogspot.com/200...

Des photos là.

et là manifs du 26 et du 29 Mai ..

Il faut bien lire la page de ce jour de ce blog qui permet de mieux sentir une situation qui peut déraper à tout instant et d’un mouvement qui bénéficie d’un immense soutien populaire et qui provoque apparemment de grosse manifs spontanées , des cortèges se fédérant et parcourant Séoul.

Je tiens à rajouter que l’extrême tension mondiale, économique, financière, les tensions explosives existantes dues à l’offensive généralisée et planétaire de la bourgeoisie,les tensions sociales extrêmes, émeutes de la faim, guerres impériales, peuvent déboucher à tout instant, dans tout pays participant à la mondialisation capitaliste (et pas forcement où on croit), sur tout terrain , sur des déflagrations populaires .

Toutes les infos sont bienvenues.

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9 juin 2008 1 09 /06 /juin /2008 11:30
Peut-on aujourd'hui être salarié et croire que le gouvernement Fillon travaille pour le bien de tous ? La réponse est clairement non ! A moins de vivre dans une grotte !?
Depuis près d'un an et l'élection de Nicolas Sarkozy, les attaques contre les travailleurs se multiplient à un rythme incroyable. Sarkozy nous l'avait dit : "il faut en finir avec l'héritage de mai 68 !". Les penseurs de l'UMP aussi, qui voulait s'attaquer au programme du CNR, le Conseil National de la Résistance qui en 1946 avait défini le cadre d'une société française régulée, solidaire, laïque.
Depuis un an, ce sont des attaques contre la fonction publique, seule garante de l'égalité de traitements entre tous les citoyens : riches ou pauvres ; jeunes ou vieux ; urbains ou ruraux. Il en est ainsi des réformes (des fermetures devrait-on dire !) de la carte judiciaire, de la carte hospitalière, des suppressions de poste dans l'Education Nationale, ...
Il en est de même avec le détricotage du droit du travail : modification en profondeur du code du travail, attaques contre les 35 heures, contournement de la réglementation sur les heures supplémentaires,...
Parallèlement, se multiplient les cadeaux aux copains, ceux des beaux quartiers et des riches yachts qu'affectionne tant Nicolas Sarkozy : cadeaux fiscaux pour 15 milliards d'euros, galette publicitaire intégralement réservée aux chaînes privées (tf1 en tête), pétard mouillé de la réforme des niches fiscales,...
Mais où vont-ils s'arrêter ?
Bien que le discours sur "le pouvoir d'achat" se soit effondré face à la réalité économique et au résultat concret de la politique économique de la Droite, Sarkozy continue de démolir notre modèle social à un rythme effréné en utilisant toujours ce thème. Où est le pouvoir d'achat alors que faire ses courses et son plein devient une épreuve pour une majorité de la population ? Où est le pouvoir d'achat pour celui qui doit se soigner et qui doit payer de plus en plus cher des soins autrefois gratuits ?...
Dernière attaque en règle : le temps de travail !
Les médias en parlent à peine : il ne faut pas déranger le maître au travail ! Mais cette réforme est très lourde de conséquence : elle va tordre le cou à toute notion de durée légale du temps de travail ! Elle va enterrer la notion d'accord collectif au profit d'accords individuels ! Qui peut croire qu'un salarié à la recherche d'un emploi est sur un pied d'égalité face à un potentiel employeur lorsqu'il vient négocier son embauche ?
Travailleurs : réveillez-vous ! Il est encore temps de faire face et de défendre vos droits et ceux des jeunes qui entrent dans la vie active !
Organisons-nous !
Et participons massivement à la journée d'action du 17 juin !

Solidaire


"Le projet de loi du gouvernement appelé "projet de loi sur le temps de travail" vise à baisser les salaires

L’article 15-1 du projet a de quoi mettre en colère la France salariée entière : il vise toutes les clauses concernant les heures supplémentaires, elles devront être renégociées d’ici au 1er janvier 2010 de façon à supprimer les majorations et les repos compensateurs qui leur sont afférents. Pareil pour l’article 16 (nouvel article L 3128-38) : la durée du travail de tout salarié peut être fixée sans accord collectif préalable par une convention individuelle de forfait en heures, sur la semaine ou le mois.

Les employeurs pourront ainsi ne plus payer les majorations des heures supplémentaires, la durée pourra être supérieure à 1607 h c’est à dire inclure les ex-heures supplémentaires. L’obligation de comptabiliser les heures sera supprimée, ainsi que les limites journalières et hebdomadaires.

Cette obligation de travailler plus se fera à salaire constant. Le nombre maximum de 218 jours pourra être dépassé, c’est-à-dire qu’il pourra être atteint 365 jours, moins 52 dimanches, 8 jours fériés, 5 semaines de congés payés, soit 275 jours sans enfreindre le droit du travail... Il sera possible de travailler 53 jours de plus sans hausse de salaire... Les clauses de garantie des articles L3121-42 à 44 + L 3121-51) seront supprimées. Il y aura suppression de la justification économique de l’annualisation, des limites de 10 h et de 48 h, des programmations préalables dans un calendrier à l’année des périodes hautes et basses (article 17). On revient au 19° siècle du point de vue des horaires et des soumissions des salariés à ceux ci.

Le premier et plus important point c’est que cela se fera avec recul des salaires : alors que la France n’a jamais été aussi riche, l’attaque contre les 35 h est une attaque contre les salaires ! Le “président du pouvoir d’achat” veut baisser le pouvoir d’achat de millions de salariés ! Travailler plus, gagner moins.

de : Gérard FILOCHE

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