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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 12:59
Frédérique Rolet, cosecrétaire générale du SNES,explique pourquoi son syndicat a déposé un préavis de grève pour aujourd’hui (article paru dans "L'Humanité" du jeudi 10 avril 2008).

Pourquoi avez-vous déposé un préavis de grève pour aujourd’hui ?

Frédérique Rolet. Essentiellement pour permettre aux enseignants qui le souhaitent d’accompagner les lycéens en manifestation. Leur mobilisation est justifiée. On sait que, sur l’ensemble de la mandature, dans l’objectif de réduire la dépense publique, des suppressions de postes sont programmées chaque année. Nous avons calculé que, pour l’année 2009, on aboutit à 16 000 postes en moins dans l’éducation nationale. Du jamais vu ! Depuis 2003, dans le second degré, nous avons perdu régulièrement des emplois, mais, là, on assiste à un saut quantitatif.

Quelles conséquences auront ces suppressions de postes ?

Frédérique Rolet. Cette fois, non seulement les options sont touchées, mais des dispositifs pédagogiques plus lourds sont visés, y compris des dispositifs obligatoires : ceux d’aide et de soutien, par exemple. Ils ne pourront perdurer sans le recours aux heures supplémentaires. Pourtant, nous avons eu l’occasion de faire remarquer au ministre que cent millions d’euros n’avaient pas été distribués au budget 2007 à ce titre et qu’il pouvait en conclure que les enseignants ne courraient pas après les heures supplémentaires mais qu’ils voulaient une revalorisation. Pour la rentrée, Xavier Darcos compte remplacer 3 500 postes par des heures sup mais, dans les établissements, les pétitions dans lesquelles les enseignants s’engagent à refuser ces heures fleurissent. Il y aura forcément des établissements où la rentrée va s’avérer compliquée. De plus, ces suppressions auront des conséquences directes en classe de seconde, par exemple. Dans cette classe charnière marquée par des redoublements et des réorientations nombreux, et que le ministère propose de réformer, on va assister à des montées en charge d’effectifs telles qu’il va devenir difficile d’aider les élèves à accéder à l’autonomie.

Ces décisions touchent-elles tout le monde ?

Frédérique Rolet. Inégalement. Dans la région parisienne, sur les trois académies, en y regardant de près, nous nous sommes aperçus que ce sont les établissements qui accueillent les populations les plus défavorisées socialement et culturellement qui sont les plus touchés par les restrictions. Il n’est pas étonnant de retrouver de nombreux élèves des établissements de banlieue dans les cortèges. Tous les sentiments d’inégalités, de discriminations sont réveillés par ces décisions.

Avoir 30 élèves par classe plutôt que 35 ne sauvera pas le lycée, déclare le ministre…

Frédérique Rolet. Xavier Darcos emploie un discours provocateur. Il sait très bien que les taux d’encadrement sont des moyennes. Qu’il y a des effets de seuil : dans les petits lycées, en zone rurale, garder une offre de formation avec quelques options coûte plus cher que dans les gros établissements. Raisonner sur des moyennes arithmétiques, sur ce sujet, est aberrant. De plus, le ministre joue avec le feu avec un discours quasiment méprisant pour les jeunes, qui seraient manipulés, qui feraient leur petite crise à chaque printemps… Le mouvement est lancé, Xavier Darcos devra bien finir par tenir compte de la réalité.

Suppressions de postes, rapport Pochard… Comment percevez-vous la politique gouvernementale concernant l’école ?

Frédérique Rolet. L’ensemble de ces décisions représente, pour nous, un vrai tournant dans la politique d’éducation. Il y a une volonté de transformer profondément le système éducatif : dégager d’avantage d’élite - 50 % d’une classe d’âge ayant un diplôme de l’enseignement supérieur - mais en installant un barrage plus important à l’entrée en seconde. Ceux qui entrent au lycée doivent avoir le bac. Ceux qui n’accèdent pas au lycée auront droit aux compétences minimales, prévues par le processus de Lisbonne, qui les rendront employables. Toute volonté d’élévation globale est abandonnée.

Entretien réalisé par Dany Stive

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12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 08:53

Sur France Inter mardi 8 avril, Laurent Fabius reconnaît de façon absolument claire que le Tibet est un territoire chinois.

Dès lors, les événements de Lhassa ayant été ce qu’ils ont été,c’est-à-dire la mise à feu de quartiers de la ville par des incendiaires,que devaient faire les autorités chinoises ? Les laisser continuer ? Ne pas les poursuivre et condamner ? En quoi la suite logique donnée à ces événements par les autorités chinoises peut-elle être jugée inadmissible et contraire aux droits de l’homme ?

Le pays basque espagnol est reconnu comme appartenant au territoire de l’Espagne.Que des militants de l’ETA abattent un garde civil espagnol et toute l’Espagne manifeste son indignation. La police française se joint à la police espagnole pour chercher les coupables.

Entre la Chine et l’Espagne, d’un point de vue juridique, où est la différence ?

PS : Dictature pure et dure ? 2% de la population des USA est incarcérée, soit prés de 5 millions de personnes. En France, 60 000 personnes sont incarcérées, soit 0, 1% . Et en Chine, combien ? 0,8%. Pour une "dictature pure et dure", c’est minable !

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11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 14:19

« L’irakisation de l’Afghanistan participe d’une agression du monde musulman par le monde occidental. L’occidentalisme est une doctrine d’extrême droite en émergence. La France va être du côté du mal : en exposant des troupes françaises et en participant aux bombardements de la population civile afghane. Et, grâce à Sarkozy, nous risquons même ce qu’ont subi la Grande-Bretagne et l’Espagne à la suite de la guerre en Irak. » Entretien.

Emmanuel Todd s’entretient avec Anna Borrel pour Marianne, 3 avril 2008

Le renforcement des troupes en Afghanistan vous paraît-il justifié ?

Je peux tout imaginer de Nicolas Sarkozy, même qu’il ne sache pas où est l’Afghanistan. Mais je ne peux pas imaginer que les gens qui l’entourent ignorent ce que tout le monde anglo-saxon sait, à savoir que cette guerre est perdue.

Pour vous, cette guerre est sans espoir ?

L’organisation sociale des Pachtounes est faite pour la guerre, tout comme celle des clans somaliens : la guerre est l’état normal de ces sociétés, ce n’est donc pas un problème dans la durée. A partir du moment où les belligérants sont alimentés par des fournitures d’armes régulières venant de l’extérieur, il est évident que ces système sociaux vont venir à bout de quelques milliers d’hommes venus de loin et difficilement approvisionnés. On peut se demander, à la limite, si ça va se terminer par un Dien-Bien-Phû ou par un retrait paisible.

Du point de vue du gouvernement, il semble pourtant qu’il y ait des enjeux à ce conflit...

Pourquoi ceux qui nous gouvernent veulent-ils participer à une guerre perdue ? Voilà la vraie question. Et là, comme dans les débats sur la réintégration pleine et entière de la France à l’Otan, on touche au symbolique. Cette manœuvre a pour objectif de réaffirmer un lien avec l’Amérique. Je n’appellerais pas ça du néo-atlantisme. L’atlantisme était le lien de l’Europe occidentale avec les Etats-Unis à une époque où ils portaient les valeurs démocratiques face au totalitarisme soviétique. Ce n’était pas du goût des gaullistes, mais dans le contexte, cela pouvait se justifier. Aujourd’hui, l’Amérique est le pays du fric, du néo-libéralisme et des inégalités. Et ce qui se profile derrière cette nouvelle association, c’est de l’occidentalisme. C’est un lien fondé sur une nouvelle idéologie, une idéologie qui se construit dans le conflit avec l’islamisme.

Mais la France n’a-t-elle pas intérêt, pour des raisons de politique « réaliste », à s’associer avec les Etats-Unis plutôt que de rester repliée sur elle-même ?

La France n’a pas les moyens de s’engager en Afghanistan, c’est déjà un objectif démesuré pour les Etats-Unis. La France est une puissance moyenne et l’Amérique une puissance déclinante. Paris existait terriblement à l’époque de Villepin : après son discours à l’ONU contre l’engagement de la France en Irak, nous rayonnions ! Mais sous Nicolas Sarkozy, il arrive à la France ce qui est advenu de l’Angleterre sous Tony Blair : si l’on devient le caniche des Etats-Unis, on disparaît. Si on s’aligne, si on perd son indépendance, on disparaît. De Gaulle l’avait compris : la France n’existe à l’échelle mondiale, ne peut justifier son siège au conseil de sécurité de l’Onu et sa possession de l’arme nucléaire, que lorsqu’elle représente un acteur autonome. Le monde n’a rien à faire de la France de Sarkozy.

La lutte contre le terrorisme légitime aussi l’engagement du gouvernement dans ce conflit.

Les occidentalistes se pensent en situation de légitime défense. Le terrorisme existe, il devrait être contré par le contre-espionnage et par des forces policières, mais sûrement pas par des guerres à l’étranger. La première attaque contre l’Afghanistan était légitime, il s’agissait de déloger Ben Laden ; d’ailleurs, les Russes nous y avaient aidé. Mais l’irakisation de l’Afghanistan participe d’une agression du monde musulman par le monde occidental. L’occidentalisme est une doctrine d’extrême droite en émergence. La France va être du côté du mal : en exposant des troupes françaises et en participant aux bombardements de la population civile afghane. Et, grâce à Sarkozy, nous risquons même ce qu’ont subi la Grande-Bretagne et l’Espagne à la suite de la guerre en Irak.

Vous parlez des attentats de Londres et de Madrid qui ont eu lieu suite à l’engagement de nos voisins en Irak. Mais là, il ne s’agit que d’envoyer quelques centaines d’hommes dans un pays où la France a déjà des troupes...

Mais justement ! Rappeler leur faible nombre, comme le fait le gouvernement, c’est avouer qu’il s’agit bien d’une action symbolique ! Les quelques bateaux qu’on va mettre dans le golfe persique vont faire rire les Iraniens. Mais nous nous positionnons dans une construction idéologique, contre le monde musulman. Cette posture est d’ailleurs très cohérente avec le sarkozysme en politique intérieure.

Vous pensez que Nicolas Sarkozy est dans une logique de guerre avec le monde musulman ?

Ce qui a fait son succès dès le premier tour de l’élection présidentielle, c’est le ralliement d’une partie des électeurs du Front national. Il a pu avoir lieu à cause des émeutes en banlieues, qui ont été un facteur de traumatisme. Mais c’est Sarkozy, ministre de l’Intérieur, qui a provoqué cet évènement. Dans la logique du sarkozysme, il y a la combinaison d’une incapacité à affronter les vrais problèmes et à désigner des boucs émissaires. C’est classique : quand une société est en crise, elle a le choix entre résoudre ses problèmes économiques et ses pathologies sociales, ou créer des bouc-émissaires. Sarkozy recherche toujours un ennemi, il est dans l’agression. Cela s’observe même dans son comportement ordinaire avec les habitants de banlieue ou les marins pêcheurs.

En s’impliquant plus en Afghanistan, la France participe donc à déclencher un clash des civilisations ?

L’analyse d’Huntington sur le clash des civilisations est fausse, mais un gouvernement peut essayer de la rendre vraie. Je pense que les gens qui nous gouvernent seront tenus pour responsables de ce qu’ils font. La guerre, c’est la pédagogie du mal. Les peuples en paix pensent sainement. On entre parfois en guerre pour de bonnes raisons, mais peu à peu, on glisse insensiblement dans la violence pour la violence. C’est ce qui aurait pu arriver en Espagne, si les Espagnols avaient mal réagi aux attentats : ils auraient pu s’enfoncer dans le conflit des civilisations. Je crois que cette stratégie conflictuelle va échouer aussi en France. La recherche de bouc-émissaires, l’émergence d’une idéologie islamophobe et hostile aux enfants d’immigrés... ce n’est pas dans la nature de la France. Au final, les Français préfèrent toujours décapiter les nobles que les étrangers.

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11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 12:09

de SUD Rail

La volonté du gouvernement de procéder, en juillet prochain, à une augmentation des péages ferroviaires est un très mauvais coup porté aux usagers des transports ferroviaires, ainsi qu’au service public ferroviaire. Cette augmentation des péages au profit de Réseau Ferré de France - de l’ordre de 80 % d’ici 2015 ! - signifie une hausse constante du prix des billets durant ces années, car la SNCF, pour maintenir et accroître ses marges bénéficiaires, ne manquera pas de répercuter ces hausses sur ses tarifs… ou de supprimer les trains ne générant pas assez de recettes.

Aujourd’hui, lorsqu’un voyageur donne 100 € à la SNCF, 30 sont déjà reversés à RFF. Le quasi doublement des péages en 2015 engendrerait immanquablement un transport ferroviaire plus cher, moins accessible et en total décalage avec les objectifs affichés par le gouvernement lors du Grenelle de l’environnement. Si le gouvernement décidait cette hausse des péages, cela confirmerait aussi le désengagement de l’État du service public ferroviaire français et de sa dette - essentiellement due à l’aménagement des lignes à grande vitesse -, laissant celle-ci à la charge de la SNCF et des usagers, et sa gestion à RFF. Intronisé en 1997, propriétaire et gestionnaire des voies, et lesté de 20 milliards de dette, RFF ne vit que de péages et de dotations publiques. La hausse des premiers ne faisant - comme le souligne son président - que compenser la baisse des secondes, l’endettement s’est accru de 7 milliards en 10 ans. De ce fait, les différents gouvernements ont fait de RFF un vrai frein au développement du service public ferroviaire.

Le camouflage de la dette, rendu possible par la création de RFF, n’a évidemment rien réglé et l’augmentation des péages voulue par le gouvernement est une véritable fuite en avant, qui aboutit à une politique de sous investissement et compromet le développement même du mode de transport ferroviaire. Augmentation des péages, versement d’un dividende de l’entreprise publique SNCF à l’Etat, hausse du prix des billets…, tout cela est la conséquence de la non prise en charge par l’Etat des investissements et aménagements ferroviaires qui ont généré cette dette.

L’annonce de la suppression de la subvention versée par l’Etat à la SNCF pour les « tarifs sociaux » (billets de congé annuel, abonnements domicile/travail et études, réduction « familles nombreuses, etc.) marque un nouveau recul, qui pénalisera les plus démunis de nos citoyens.

Plutôt que de continuer à rançonner le service public ferroviaire et les usagers, l’Etat doit enfin prendre toutes ses responsabilités pour permettre au ferroviaire de devenir le mode de transport public, social et écologique dont nous avons besoin.

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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 15:04
JANY-CATRICE Florence 
Mme Lagarde exulte : la France n’aurait jamais créé autant d’emplois depuis 2000 ; près de 300 000 en 2007 (Le Monde du 16 février). Nous avons peu d’informations sur les sources de telles statistiques, car les enquêtes correspondantes ne sont pas disponibles pour l’année 2007. Et nous souhaiterions nous réjouir avec la ministre de l’économie, si nous n’avions des données fiables - et inquiétantes - sur le type d’emplois qui, derrière ce chiffre mirifique, se profilent. Ces inquiétudes reposent sur des faits convergents et s’appuient sur les données de 2006, année la plus récente sur laquelle les statistiques publiques sont stabilisées.

Fait numéro un : sur les 188 900 emplois créés en 2006, déjà considérée comme une année dynamique, 116 000 (c’est-à-dire près de 60 % du total) l’ont été dans les services à la personne (l’aide à domicile, les employés de maison, la garde d’enfants, etc.). Un beau résultat ? Pas vraiment.

Fait numéro deux : les emplois créés dans ces services l’ont été sur la base d’une durée du travail incroyablement faible. Selon les données de sources administratives (dites des organismes agréés des services à la personne ou OASP, Dares) et de l’emploi de gré à gré (Ircem), on obtient une moyenne horaire annuelle travaillée de 450 heures par salarié pour l’ensemble du secteur, et de 420 heures pour les seuls emplois créés en 2006. En "équivalent temps plein", cela ne fait que 32 000 emplois ajoutés... Mais surtout 450 heures annuelles, cela correspond à un emploi à moins d’un tiers-temps, soit 11 à 12 heures par semaine.

Et comme ces activités sont rémunérées aux alentours du smic, les salaires moyens distribués sont de l’ordre de 300 euros par mois... La montée en régime du plan Borloo, dont l’un des objectifs affichés est la création de tels emplois, peut faire envisager qu’en 2007 les services à la personne auront ajouté 175 000 à 180 000 emplois, mais sur la base de durées du travail aussi faibles...

Un argument fréquent, opposé à cette triple critique, repose sur l’idée que ce type d’emploi est "toujours mieux que rien", et que les salariés pourraient accroître leur temps de travail en multipliant, par exemple, le nombre de leurs employeurs. A l’aune de nos recherches, cet argument n’est pas recevable. D’abord, parce que cela fait plus de dix ans que cette rhétorique accompagne la création des emplois de "gré à gré" (appelés à l’époque les emplois familiaux, puis les emplois de proximité), sans signe clair d’amélioration en termes de durée du travail. Ensuite, parce que les statistiques sont têtues : elles indiquent clairement que, dans l’aide à domicile, les salariés à temps partiel ayant plusieurs employeurs pâtissent d’un temps de travail hebdomadaire plus réduit que les salariés n’en ayant qu’un...

Nos gouvernants actuels ont critiqué avec vigueur le "scandale" de la mise en place des 35 heures. Aujourd’hui, nous pouvons interroger le sens donné à la croissance de l’emploi. Celle-ci repose, pour une grande part, sur la création de tiers-temps, autour de 11 ou 12 heures hebdomadaires en moyenne. A force de multiplier les petits boulots ("des miettes d’emploi", dirait la sociologue Margaret Maruani), la France sera peut-être bientôt championne du monde de ces créations.

Mais peut-on encore parler d’"emplois" ?... Et faut-il s’enorgueillir d’une telle expansion ?

Florence Jany-Catrice

Le Monde

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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 10:43

Le gouvernement a annoncé une augmentation des tarifs du gaz de 5,5% pour juin, soit une hausse de 10% pour la seule année 2008, en justifiant cette augmentation par le prix du pétrole.

Alors que GDF avait annoncé des profits records pour 2007, cette flambée du tarif du gaz est particulièrement honteuse et révoltante.

Comment justifier une telle politique de sabotage du pouvoir d’achat par tous les bouts. Le PCF maintient sa proposition d’affecter les bénéfices de GDF à une baisse des tarifs et condamne la politique de harcèlement social du gouvernement Fillon.

Parti communiste français

Paris, le 9 avril 2008

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9 avril 2008 3 09 /04 /avril /2008 17:51
Depuis son arrivée à l'Elysée, Nicolas SARKOZY montre sa volonté de se ranger aux côtés des américains sur la scène internationale. On pourra d'ailleurs relier cette volonté au modèle de société que met en place la Droite française depuis quelques temps : libéralisme à tout crin, casse des solidarités et services publiques, mise en place du tout sécuritaire, remplacement de l'égalité de tous par le communautarisme,...

Bref ! Avec l'annonce d'un réengagement de la France au sein de l'OTAN et l'envoi de nouvelles troupes en Afghanistan, c'est une rupture nette de la notion d'indépendance militaire de la France, notamment suite au départ de notre pays du commandement intégré de l'OTAN en 1966, qui est en cours. L'héritage gaulliste de l'UMP est bien mort !

La motion de censure présentée par les socialistes à l'assemblée nationale a fait le plein des voix à gauche et n'a rallié qu'une voix de droite : celle de Nicolas DUPONT-AIGNAN. Elle a ainsi recueilli 227 voix (majorité : 288).

Pour l'Eure, sur nos cinq députés, seul le député socialiste François LONCLE a voté cette motion

En clair, les quatre députés de droite de notre département cautionnent ce réalignement atlantiste de la France. A eux de se justifier face à leurs électeurs.
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9 avril 2008 3 09 /04 /avril /2008 13:47

Les campagnes électorales sont terminées pour Sarkozy, certes il y aura les élections régionales et Européennes en 2009 mais cela peut attendre. Le représentant du capital peut maintenant montrer son vrai visage. L’anti-social.

La bave anti-fonctionnaires surgit à chaque discours de ce prince de la rente.

Le discours tenu hier à Cahors a valeur d’engagement solennel de Sarkozy pour la classe possédante.

Les gogos qui ont cru avoir affaire à un homme du peuple n’ont plus que leurs yeux pour pleurer à moins qu’ils ne se transforment en adversaires résolus de Sarkozy ; c’est souvent le cas quand on a été roulé. Adieu, veaux, vaches, cochons, poulets avec Sarkozy.

Le pot au lait plutôt le pot aux roses vient de se révéler comme un faux. Les heures supplémentaires ne sont au rendez vous que pour quelques crevards, le travailler plus pour gagner plus devient "le travailler stressant pour plus longtemps et pour moins" etc.

Les vieux sont roulés dans la farine.

Et maintenant s’adjoint, à la chasse aux sans papiers, la chasse aux malades, aux chômeurs et à la soi-disant fainéantise des fonctionnaires. L’ennemi N°1 est le fonctionnaire ainsi que le profiteur des aides sociales. Alors, il est plus que temps de réagir et d’unir tout ce monde du travail qui souffre des politiques menées par le grand capital.

L’action européenne des syndicats ouvre cette voie de la reconquête du prix de la force de travail et d’une lutte de classe que certain avaient tendance à mettre sous le boisseau comme quelques chose de désuet alors que la pratique des multinationales engendre cette lutte dans le monde.

Alors que faire ?

Constatez ! Il est temps de passer à des luttes de plus en plus conséquentes et celles-ci doivent se préparer à partir des lieux de travail.

Sarkozy, cette semaine, vient de révéler son vrai visage : celui de la pire réaction et il a montré son cynisme naturel dans deux événements : Mittal Gandrange où il vient d’abandonner les sidérurgistes à leur sort après leur avoir promis monts et merveilles et à Cahors où il vient de déclarer la guerre à la solidarité nationale et à la protection sociale héritée de nos parents et grands parents qui ont lutté pour cela.

Alors, un grand premier mai serait de nature à mettre sur la place publique notre engagement contre les politiques antisociales de Sarkozy et du Medef.

Préparons les cars.

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9 avril 2008 3 09 /04 /avril /2008 12:58

Voici ce que je viens de recevoir

*Edifiant !!! * *Il me semble qu’il est important de diffuser le plus largement possible ces propos du Ministre de la Fonction publique (sic) rapportés par Charlie-Hebdo, tenus lors d’une réunion de la Fondation Concorde, proche de la majorité actuelle, le mercredi 20 octobre au Café Restaurant Pépita à Paris :

* "Les retraités de la fonction publique ne rendent plus de services à la nation. Ces gens-là sont inutiles, mais continuent de peser très lourdement. La pension d’un retraité, c’est presque 75% du coût d’un fonctionnaire présent. Il faudra résoudre ce problème." "Le grand problème de l’État, c’est la rigidité de sa main-d’oeuvre. Pour Faire passer un fonctionnaire du premier au deuxième étage de la place Beauvau, il faut un an. Non pas à cause de l’escalier [rires dans la salle], mais des corps. Il y a 1400 corps. 900 corps vivants, 500 corps morts [rires], comme par exemple l’administration des télécoms. Je vais les remplacer par cinq filières professionnelle qui permettront la mobilité des ressources humaines : éducation, administration générale, économie et finances, sécurité sanitaire et sociale. Si on ne fait pas ça, la réforme de l’État est impossible. Parce que les corps abritent des emplois inutiles." "A l’heure actuelle, nous sommes un peu méchants avec les fonctionnaires. Leur pouvoir d’achat a perdu 4,5% depuis 2000." "Comme tous les hommes politiques de droite, j’étais impressionné par l’adversaire. Mais je pense que nous surestimions considérablement cette force de résistance. Ce qui compte en France, c’est la psychologie, débloquer tous ces verrous psychologiques." "C’est sur l’Éducation nationale que doit peser l’effort principal de réduction des effectifs de la fonction publique. Sur le 1,2 million de fonctionnaires de l’Éducation nationale, 800 000 sont des enseignants. Licencier dans les back office de l’Éducation nationale, c’est facile, on sait comment faire, avec Éric Woerth [secrétaire d’État à la Réforme de l’État] : on prend un cabinet de conseil et on change les process de travail, on supprime quelques missions. Mais pour les enseignants, c’est plus délicat. Il faudra faire un grand audit."

*"Le problème que nous avons en France, c’est que les gens sont contents des services publics*. L’hôpital fonctionne bien, l’école fonctionne bien, la police fonctionne bien. Alors il faut tenir un discours, expliquer que nous sommes à deux doigts d’une crise majeure - c’est ce que fait très bien Michel Camdessus , mais sans paniquer les gens, car à ce moment-là, ils se recroquevillent comme des tortues."

*Il admet dans ses propos que les français sont satisfaits de la qualité du service public rendu par les fonctionnaires, quels qu’ils soient. C’est bien en les fragilisant de l’intérieur (sous effectif, baisse d’investissements etc.) qu’il compte rendre les services publics impopulaires auprès des populations. Une impopularité qui lui servira de prétexte pour les privatisations à venir. Alors que ce sont bien les attaques à l’oeuvre depuis de nombreuses années qui dégradent la qualité des services publics.*

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8 avril 2008 2 08 /04 /avril /2008 14:57

Soins médicaux. Un Français sur sept exclu

Plus d’un Français sur sept renonce à consulter pour des raisons financières. Plus que jamais, le facteur social influe sur la santé et l’ accès aux soins. Selon une grande enquête publiée , hier, par l ’ Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (Irdes), menée auprès de plus 20.000 personnes, p lus d ’ un Français sur sept (14 %) renonce à des soins pour des raisons financières . Plus d ’ une fois sur cinq, ce renoncement est définitif. Soins dentaires et lunettes Chômeurs, ouvriers, employés du commerce, « ce sont les ménages dont les revenus sont les plus faibles qui déclarent à la fois un plus mauvais état de santé, le taux de couverture en complémentaire santé le plus bas et le plus de renoncement aux soins » , relève l ’ Enquête Santé Protection Sociale 2006. A u premier rang des soins auxquels les Français renoncent : l es soins dentaires (63 % des renoncements), suivis des lunettes (25 %) et des consultations chez des spécialistes (16 %). Il s ’ agit des domaines où la part que doit payer de sa poche l ’ assuré , après remboursement de l ’A ssurance - maladie, est l a plus élevé e . L ’ enquête met en évidence le contraste entre les ménages modestes et ceux plus aisés : chez ceux qui gagnent moins de 800 euros par mois, le taux de renoncement « grimpe » à 24 % tandis qu ’ il est de 7,4 % chez les ménages gagnant plus de 1.867 euros. Des personnes sans complémentaire Parmi ceux qui renoncent à des soins, près d ’ un tiers sont dépourvus de la protection d ’ une complémentaire santé, alors que cette proportion chute à 13 % pour ceux qui bénéficient d ’ une complémentaire privée. C e sont dans les tranches des 20-29 ans et des plus de 60 ans que se trouve la majorité des personnes sans complémentaire. Pour ces derni ères, la retraite signifie souvent « la perte » du contrat collectif proposé dans certaines entreprises. Sur l ’ ensemble de la population, 7 % des assurés déclarent ne pas avoir de complémentaire. Et là encore, la situation sociale, et plus particulièrement le revenu, est le facteur déterminant. Parmi les ménages gagnant moins de 840 euros par mois, ils sont ainsi 15 % à ne pas avoir de complémentaire . « M algré la CMU (couverture maladie universelle) et malgré la mise en place de l ’ aide à la mutualisation - chèque santé pour financer des complémentaires - qui tarde à se développer, l ’ accès à la couverture complémentaire reste encore fortement inégal en France », concluent le s auteurs de l ’ enquête .

Trois personnes sur quatre « en bonne santé » S elon l ’e nquête de l’Irdes parue hier, t rois personnes sur quatre se considèrent en bonne santé en France . Néanmoins, la majorité des plus de 65 ans - près de 57 % - sont d ’ avis contraire et jugent leur état de santé moyen, mauvais, voire très mauvais . Les femmes se considèrent en moins bonne santé que les hommes, puisque, tous âges confondus, 28,6 % d ’ entre elles (22,6 % des hommes) déclarent un état de santé moyen, mauvais ou très mauvais . Là encore, l a situation sociale a un lien direct avec l ’ état de santé. Si 15,2 % des cadres parlent d ’ un état moyen à très mauvais, ils sont 35,6 % chez les ouvriers et 36,7 % chez les employés de commerce. Vue, problèmes de dos... Les problèmes les plus fréquemment déclarés sont les troubles de la vue - myopies, hypermétropies, presbyties - qui concernent 57,4 % des personnes interrogées. Vient ensui t e l ’ arthrose (18 %), l ’ hypertension (14,9 %), les problèmes de dos (13,2 %), le cholestérol (12,8 %)... Les maladies de l ’ oreille et les pathologies respiratoires sont plus fréquentes chez les hommes, et les troubles psychiques , comme l’anxiété ( 13,8 % ), plus souvent déclarés chez les femmes . Question comportements, un Français sur quatre déclarait en 2006 fumer régulièrement (30 % des hommes, 20 % des femmes). Près d ’ un homme sur deux est un consommateur d ’ alcool à risque ponctuel ou chronique . Enfin, 26,7 % des personnes sont en situation de surpoids et 10,5 % obèses. Les plus concernés par l ’ obésité sont les ménages d ’ ouvriers non qualifiés et d ’ employés.

Source : Le Télégramme

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Published by Solidaire - dans En France
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