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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 18:12

Par Malakine. une étude de l'INSEE apporte un démenti à ceux qui affirment que le temps de délocalisations est révolu.


Des usines françaises en friche, un paysage d'avenir. (Photo Zemoko, flickr, cc)
Des usines françaises en friche, un paysage d'avenir. (Photo Zemoko, flickr, cc)

Les optimistes ont voulu voir dans les revendications salariales des usines Dacia en Roumanie un signe annonciateur de la fin des délocalisations. Le rattrapage salarial en cours allait bientôt mettre fin à l'Eldorado des pays à bas coûts. Les plus irréductibles de ces optimistes ont même été jusqu'à annoncer un mouvement de relocalisation des activités industrielles.

Il pourrait s'agir d'une bonne nouvelle, si l'on oubliait que ce sont souvent les mêmes qui nous expliquaient ces dernières années que les délocalisations n'avaient qu'un impact insignifiant sur les destructions d'emplois en France. Une étude de conjoncture de l'Insee auprès des chefs d'entreprises industrielles vient, en tout état de cause, d'apporter un cinglant démenti à ces thèses un peu trop optimistes.

On y apprend qu'entre 2002 et 2007, 12 % des entreprises industrielles représentant 16% du chiffre d'affaires de l'industrie ont transféré des activités à l'étranger. Très curieusement, les chefs d'entreprises ne semblent pas être sensibles à l'attrait du nouveau climat économique qui règne en France depuis les dernières élections, au rattrapage salarial en cours dans les pays émergents, à la pénurie de main-d'œuvre qualifiée qui frapperait ces pays ou à l'envolée du prix du pétrole. Car, ils sont désormais 16% à envisager délocaliser leur activité industrielle dans les années à venir. Dans tous les secteurs, à l'exception des biens de consommation, la tentation de la délocalisation progresse.

La tendance à la désindustrialisation est d'ailleurs certainement sous estimée par l'étude car où elle rend compte de l'opinion des chefs d'entreprises de plus de 20 salariés et non, comme on aurait pu le souhaiter, des emplois industriels concernés ou de la valeur ajoutée produite. Il semble bien que ce soit les entreprises de la « grande industrie » qui sont les plus pressés de délocaliser leur production. Le taux des entreprises qui ont un projet de « développement à l'international » atteint près de 37% pour l'industrie automobile et 29 % pour celle des biens d'équipement ! L'affaire Peugeot Motocycles a probablement inauguré une longue série de conflits qui mettront en scène un recul des droits sociaux sous menace de fermeture d'usine…

Le modèle chinois séduit les patrons
Les optimistes considèreront qu'il ne s'agit pas là de délocalisations mais d'un transfert d'activité qui pourrait être vecteur de développement en France. Il est normal que les entreprises se développent la où les marchés sont en croissance…
Nouveau démenti : Le facteur principal qui pousse au développement international reste l'espoir d'avoir accès à des salaires plus faibles. Le facteur est jugé très important pour 60 à 70% des chefs d'entreprises ayant des projets en ce sens.

L'attrait des chefs d'entreprises industrielles pour ce qu'on pourrait qualifier de « modèle chinois » ressort clairement des éléments jugés pénalisants pour le bon développement de leur entreprises. Sans surprise, ce sont le coût du travail non qualifié (77%) et la fiscalité (86% pour la taxe professionnelle et 71% pour l'impôt sur les sociétés) qui ressortent comme les principaux handicaps.

Cette étude devrait être méditée par les derniers tenants de la mondialisation heureuse. On ne saurait mieux illustrer les pressions que fait subir le libre-échange sur nos économies : érosion de la base productive, transfert de la fiscalité des entreprises vers les ménages, subvention massive du travail faiblement qualifié et au bout du compte, des déficits de toutes sortes, publics, sociaux et commerciaux.
Qui a parlé de développement durable ?
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17 mai 2008 6 17 /05 /mai /2008 16:18

«Un arrêt de travail pour Sarko», c'est le mot d’ordre de la pétition lancée par la revue Pratiques pour dénoncer les effets de la loi de financement de la Sécurité Sociale. «L’arrêt de travail devient une faveur que l’on doit mériter, s’insurge le docteur Marie Kayser, le système devient profondément inégalitaire». Le docteur Didier Ménard, président du Syndicat de la Médecine Générale, s’oppose à ce mouvement, forcé, de prise en charge des soins par le secteur privé. «En bout de course, le gouvernement choisit toujours le portefeuille des malades, souligne-t-il. L’accès aux soins est de plus en plus difficile.» Le site de la pétition est ici.

Docteur Marie Kayser, membre de la Revue Pratiques. «Avec la dernière loi de financement de la Sécurité Sociale, votée à l’automne 2007, l’arrêt de travail n'est plus un droit pour restaurer sa santé, mais devient une faveur que l’on doit mériter. Alors que les souffrances au travail s’accroissent, cette réforme a restreint l’accès à ce repos réparateur, indispensable aux travailleurs les plus touchés, en modifiant son système de contrôle. Aujourd’hui, lorsqu’un salarié est arrêté, ses indemnités proviennent en partie de l’assurance-maladie et en partie de l’employeur, en fonction des conventions collectives en vigueur. Lorsque ce dernier conteste l’arrêt de travail et demande un contrôle, la somme versée par l’entreprise peut être suspendue, si le médecin privé estime l’arrêt non justifié. L’indemnité provenant de l’assurance-maladie n’est pas touchée par cet avis médical. Seul le « médecin conseil », appartenant à la Caisse de l’Assurance Maladie, peut décider de supprimer cette partie. Expérimentée actuellement dans neuf Caisses d’assurance-maladie, choisies en raison d’un taux de prescription d’arrêt de travail élevé, cette réforme permet, sur simple avis du médecin employé par l’entreprise, de supprimer l’intégralité de l’indemnité. Ce dernier est en même temps juge et partie, puisqu’il est rémunéré par le patron qui conteste la validité de l’arrêt de travail.

En tant que médecin généraliste, j'ai reçu ainsi de nombreuses propositions de la part des entreprises, très bien rétribuées, afin d’opérer ces contrôles. L’assuré peut à son tour faire un recours, mais son indemnité est suspendue au préalable. Sur des arrêts de travail de quelques semaines, cela risque d’être vite abandonné. Il s’agit ainsi de renforcer les pressions, qui sont déjà exercées sur les « médecins conseil », pour faire diminuer le nombre d’arrêts de travail délivrés.

La lutte contre la fraude n’est qu’un prétexte. Phénomène minoritaire, elle représente entre 5 à 7% des arrêts. Je reçois plutôt de nombreux patients qui refusent les arrêts de travail, par peur de perdre leur emploi ou pour une question financière. En effet, les trois premiers jours d’arrêts de travail ne sont pas indemnisés par l’assurance-maladie, mais seulement avec la somme versée par l’employeur. Ensuite, la part varie en fonction de la durée de l’arrêt, mais pour ceux qui durent quelques semaines, la Caisse reverse environ la moitié du salaire, seulement. La fraude n’est donc absolument pas généralisée, mais concerne une toute petite partie des salariés. Les contrôles mis en place par l’assurance-maladie, par le biais des médecins « conseil », s’attaquent déjà à ce problème. Il est anormal que l’employeur puisse, par son médecin privé, imposer son avis à l’assurance-maladie, sur ce qu’elle doit, ou non, verser à l’assuré.

De la même manière, sous couvert d’une irresponsabilité des Français concernant leur consommation de médicaments, le gouvernement continue à renforcer le système de franchises. Ces dernières, qui ne sont remboursées ni par l’assurance-maladie, ni par les complémentaires, apparaissent avec la réforme de 2004 sur les actes médicaux, les radios et les analyses biologiques. Plafonné à un euro par jour pour chaque type d’acte, ce seuil est passé à 4€ en juin 2007. En effet, l’Objectif National de Dépenses d’Assurance Maladie (ONDAM), fixé chaque année par la loi, engendre, s’il est dépassé de plus de 0.7%, la mise en œuvre d’une panoplie de mesures pour remédier à cette hausse. En juin 2007, l’Objectif étant franchi, la Commission d’alerte a réagi, avec notamment cette augmentation du plafond à 4€. La technique est pernicieuse : l’Objectif est volontairement fixé très bas. Il est donc rapidement dépassé, ce qui permet au gouvernement de faire passer plus facilement ces mesures désagréables – vers un moindre remboursement des patients en général - présentées comme inévitables et dans l’urgence. Le gouvernement continue en ce sens avec l’instauration de nouvelles franchises dans cette loi de l’automne 2007 : 50 centimes sur chaque boîte de médicament (sans plafonnement), sur les actes paramédicaux, 2€ sur le transport en ambulance… Le plafond est fixé à 50€ par an par assuré. En ajoutant les franchises de 2004, cela représente 100€ ! Sans oublier bien sûr le ticket modérateur, payé par chaque assuré, qui représente environ 35% sur une boîte de médicament et 30% d’une consultation médicale.

Les citoyens doivent s’emparer du débat parce que ce n'est que le début. Les autorisations de dépassement, présentes dans le secteur 2, pourraient être généralisées, avec un plafonnement, dans un secteur dit « optionnel ». Les assurés auraient beaucoup plus de dépassements à payer de leur propre poche, avec leur complémentaire par exemple. Ces augmentations des coûts non remboursés poussent le patient vers les mutuelles et assurances privées. Ce système est fondamentalement inégalitaire : lorsque l’assuré cotise pour l’Assurance Maladie, c’est en fonction de ses revenus ; avec les complémentaires, ce n’est pas le cas. L’accès aux soins devient de plus en plus difficile pour ceux qui en ont le plus besoin ».

Docteur Didier Ménard, président du Syndicat de la Médecine Générale (SMG). « L’offensive contre l’assurance-maladie remonte au gouvernement Raffarin. Diminuer les dépenses, voici la seule solution apportée pour lutter contre le déficit. Défendue depuis très longtemps, précisément dans le rapport Chadelat, commandé sous le gouvernement Raffarin, cette vision poursuit un seul objectif : transférer les dépenses de santé vers le secteur privé, en réduisant au minimum le panier de soin pris en charge par l’Etat. On choisit ainsi de ne pas augmenter les recettes, de peur d’affecter la croissance. Pourtant, depuis plusieurs dizaines d’années, ce choix n’engendre pas de grande réussite. La réforme de 2004, qui instituait le parcours de soin, est un échec total, reconnu par tous à demi-mot. D’où la nécessité d’une nouvelle réforme, les déficits continuant leur progression. Retour à la case départ !

En essayant d’obliger les Français à consommer moins de soins, on sous-entend que l’abus est général. Pourtant, cette « errance » médicale, injustifiée, concerne seulement 0.72% des patients. Ce discours de culpabilisation du malade, nouveau bouc émissaire, est purement idéologique, ne s’appuyant sur aucun élément concret. Poursuivant en ce sens de restriction des dépenses, l’Etat contraint les médecins à limiter la prescription de certains médicaments. Actuellement, il s’agit des anti-cholestérols, au moment même où l’ensemble des études démontrent que le cholestérol est l’une des causes essentielles de maladie cardio-vasculaire. Encore une fois, on ne réfléchit aucunement en termes de politique de santé, il s’agit simplement de faire baisser les coûts. Pourtant, la prévention permet elle aussi d’économiser : les accidents cardio-vasculaires coûtent très cher à la Sécurité Sociale. L’Etat laisse totalement de côté la lutte contre les causes de maladie alors que cela constitue un réel investissement sur l’avenir. Les maladies d’affections de longues durée représentent ainsi 60% des dépenses de l’assurance-maladie. Au-delà des progrès technologiques ou médicaux, la prévention sur l’environnement, l’alimentation et le comportement des patients a des conséquences très importantes sur la diminution du nombre de malades, par exemple en luttant contre l’obésité pour le diabète, ou contre les souffrances au travail pour les maladies mentales. Il n’existe aucune volonté politique de s’attaquer à ces causes. Effectivement, les maladies, c’est aussi un secteur marchand à satisfaire, avec une industrie pharmaceutique très puissante. Vendre des médicaments est en effet plus rentable et moins compliqué.

En bout de course, le gouvernement choisit toujours le portefeuille des malades. L’accès au soin est de plus en plus difficile. Médecin généraliste dans le quartier populaire des Franc-Moisins à Saint-Denis, j’ai dû embaucher une assistante, afin de trouver à mes patients les soins et spécialistes « abordables » financièrement, pour suivre leur traitement ».

Réalisé par CAMILLE STROMBONI, "le Contre-Journal"

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16 mai 2008 5 16 /05 /mai /2008 12:15

Hier, alors qu’on annonçait entre 200 000 et 300 000 manifestants dans la rue contre la casse du service public, et notamment la suppression des postes dans l’Education Nationale, notre excité national annonçait lui qu’il comptait mettre en place un service minimum d’accueil obligatoire. Et bien sur, comme sans concertation c’est mieux, le Petit Nicolas a "demandé au gouvernement de déposer avant l’été un projet de loi qui instituera un droit à l’accueil des enfants inscrits dans nos écoles."

Et le démago en chef d’expliquer : "Je respecte le droit de grève. Mais la grève pose des difficultés insurmontables à beaucoup de familles, en particulier aux familles les plus modestes. Mon devoir, c’est de les entendre." Ah oui, les entendre, comme quand il s’agit de diminuer les allocations familiales sans doute. Franchement, si ce gouvernement pensait un seul instant aux classes modestes, ça se saurait.

Et d’ajouter : "Le projet prévoira aussi que les professeurs grévistes se feront connaître 48 heures à l’avance". Oh, et donc si un matin on décide à faire grève, on ne peut plus. Ou l’inverse d’ailleurs. Pourtant la situation peut évoluer en quelques heures, au gré des déclarations politiciennes. Donc, le fait de ne plus pouvoir décider au pied levé de se mettre en grève, ce n’est pas une atteinte au droit de grève. Intéressant. Faudra que les enseignants aient un mot de leurs parents aussi, ou alors ça ira ?

Flamby a même réagi (oui, il y’a quelque chose qui tient du miracle) en jugeant ce projet de loi "inconstitutionnel, parce que l’on ne peut obliger les collectivités locales qui, selon notre droit fondamental, s’administrent librement, à se substituer à l’Éducation nationale pour l’accueil des jeunes enfants".

De mieux en mieux, n’est-ce pas ?

Et comme les syndicats n’étaient pas très, très contents (bizarre, non), Darcos le nouveau porte-flingue décomplexé de Sarko a réagit ce matin en déclarant "Il n’y pas de provocation à faire ce pourquoi nous avons été élus".

Si ce neuneu ne comprend pas ce qu’il y’a de provoquant à faire ce genre d’annonce quand la rue gronde, c’est grave. Genre connerie profonde ou mauvaise foi tenace. Je pencherais pour les deux.

Tiens, au fait, le démantellement du service public et la destruction programmée de l’éducation, c’était aussi une promesse de campagne ?

Ce qui est à mourir de rire (jaune), c’est que ces populistes prétendent assurer, en fait, un service public, quelque soit les circonstances. Alors même qu’ils font tout pour rendre ce service public inefficace, en vue de le privatiser, comme disait cette peste de Mignon.

Bref, que du bonheur. Ils veulent passer en force, et attaquer sur tous les fronts. Alors on va devoir passer aux choses sérieuses, et riposter méchamment sur tous les plans, aussi.

A moins que les français moutonniers se laissent tondre, dépecer et bouffer en disant merci ...

Peuple de France, réveille-toi !!!

http://les-enfants-de-priam.over-blog.com

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16 mai 2008 5 16 /05 /mai /2008 12:09
Notre kleiner Mann a annoncé jeudi 15 mai son intention de demander « au gouvernement de déposer avant l’été un projet de loi qui instituera un droit à l’accueil des enfants inscrits dans nos écoles. » L’avocat d’affaires veut la guerre. Quand je pense qu’il y en a encore qui pensent que la lutte des classes est obsolète…

De : Bernard Gensane
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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 17:50
Alors que la populaion de notre région croît et que la natalité y est forte, ce sont bien 253 postes d'enseignants qu'envisage de supprimer le gouvernement à la prochaine rentrée !
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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 17:44
Les fédérations de fonctionnaires - en tête desquelles celles de l’Education nationale - appelaient à la grève et à des manifestations dans toute la France ce jeudi pour dénoncer les suppressions de postes et la Révision générale des politiques publiques (RGPP) dans laquelle les syndicats voient un "plan social déguisé".

Cinq organisations syndicales (CGT, FSU, Solidaires, Unsa, CFTC) ont décidé d’appeler ensemble les personnels des trois fonctions publiques (Etat, territoriale, hospitalière) "à se mobiliser le jeudi 15 mai.

Elles dénoncent notamment le projet de loi sur la mobilité dans la Fonction publique, et "les suppressions massives de postes", dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP).

Les cinq fédérations de l’éducation nationale (FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT, Ferc-CGT et Sud-Education) et trois syndicats des écoles primaires ont également appelé à la grève ce jour-là.

Dix-huit organisations d’enseignants, lycéens et parents d’élèves avaient également appelé à une journée d’action nationale "contre la politique budgétaire et éducative du gouvernement".

Les grévistes taxés d’égoïsme

Jeudi matin, le ministre du Budget Eric Woerth a donné le ton de l’équipe gouvernementale sur cette journée en déclarant que "défiler avec des pancartes pour dire "je veux plus de moyens", c’est une manière très égoïste de voir les choses".

"Ce n’est pas seulement "une manifestation de plus", mais au contraire le signe d’un malaise que le gouvernement aurait tort de sous-estimer", a expliqué de son côté Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, majoritaire dans l’Education, dans une interview aux Echos.

Des manifestations dans toutes les régions

Côté rue, des manifestations sont prévues dans tous les départements, dont un grand défilé à Paris qui partira à 14h30 de la place d’Italie pour rejoindre celle de la République en passant par Bastille, soit un trajet de quelque cinq kilomètres. "C’est le parcours des grands jours", estime le secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU) Gérard Aschieri.

On manifestera également à Brest, Quimper, Rennes, Grenoble, Pau, Bayonne, Lyon, Marseille, Lille, Bordeaux, Nice ou encore Rouen.

Côté grève, tous les secteurs de la Fonction publique (Etat, Hospitalière et Territoriale) seront touchés par le mouvement que les syndicats annoncent massif.

Outre les syndicats, les principales organisations de lycéens et d’étudiants appellent à se joindre aux cortèges. C’est d’ailleurs l’Education nationale qui devrait être à la pointe du mouvement, après plusieurs mois d’actions locales et de manifestations lycéennes depuis la fin mars.

Grève dans de nombreux secteurs

Les syndicats d’enseignants annoncent près de 70% de grévistes dans le primaires et 50% dans les collèges et les lycées, un mouvement destiné à dénoncer les 11.200 suppressions de postes inscrites au budget à la rentrée de septembre 2008, ou encore les modalités de réforme des programmes scolaires en maternelle.

Sur l’ensemble de la Fonction publique, les syndicats estiment que le non remplacement d’un départ à la retraite sur deux va entraîner la suppression de 35.000 à 40.000 postes par an. La question salariale est également posée par certaines organisations syndicales en cette période de hausse de l’inflation.

"Le gouvernement se trompe s’il pense que la mobilisation de jeudi sera une journée pour solde de tout compte. Il y aura des prolongements qui dépasseront le simple cadre des personnels de la Fonction publique", assure le secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires-CGT (UGFF-CGT), Jean-Marc Canon.

30 000 manifestants à Marseille

De nombreux lycéens ont ouvert jeudi la manifestation à Marseille contre le "démantèlement" du service public et les suppressions de postes prévues dans l’Education nationale, qui a rassemblé 30.000 personnes, de source syndicale.

"Halte à la casse du service public et au démantèlement de la fonction publique", pouvait-on lire sur la banderole de tête, signée des syndicats UNL, FIDL, FSU, CGT, CFDT, Unsa et Solidaires, et portée notamment par Pascal Galeoté, secrétaire général des agents CGT du Port autonome de Marseille. Les agents du port de Marseille observent depuis mercredi matin une grève de 24 heures sur l’ensemble des activités du port, suivant un mot d’ordre national de la CGT des ports.

"On a mis en tête l’éducation puisqu’aujourd’hui il y a une grève très puissante dans l’éducation mais il y a aussi toute la fonction publique et beaucoup de délégations interprofessionnelles", a affirmé Mireille Chessa, secrétaire départementale de l’UD CGT. Outre les professeurs et les lycéens, les agents du port, la recherche, la Poste, la culture et les Douanes notamment étaient représentés.

Force ouvrière a appelé à Marseille à une manifestation distincte de celle des autres syndicats, qui a réuni 10.000 personnes, selon le syndicat.

Source : "L'Humanité"


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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 16:14

«On est en présence d’une véritable législation de combat contre les couples mixtes» s’indigne Nicolas Ferran, coordinateur du collectif Les Amoureux au ban public. «Le conjoint français est stigmatisé comme un ennemi de l’intérieur, le conjoint étranger est placé dans une situation d’instabilité perpétuelle» qui peut aboutir à l’expulsion, comme cela s’est produit mercredi 30 avril pour Clebert, jeune béninois de 22 ans.

Nicolas Ferran. « Mercredi dernier, Clebert, de nationalité béninoise, a été arraché à sa compagne française, Moussouba, enceinte de 5 mois. Ce jeune homme de 22 ans est entré en France en 2004, pour faire ses études. Il a tout d’abord vécu avec des titres de séjour étudiants, pendant deux ans, qu’il n’a pas renouvelés en septembre 2007. Deux mois plus tard, il demande à la préfecture de l’Hérault de changer de statut en invoquant sa relation familiale avec une française. La préfecture refuse le dossier et lui dit de revenir quand l’enfant sera né. C’est une pratique courante, qui sous-entend logiquement qu’il n’y aura pas de mesures d’éloignement prises à son encontre. Lors d’un déplacement en Charente le 20 avril, Clebert est interpellé à La Rochelle. Placé en garde à vue, il reçoit un arrêté de reconduite à la frontière et est placé au centre de rétention de Toulouse. Après confirmation du Tribunal admninistratif, Clebert est expulsé quelques jours plus tard.
Contactés dimanche par Moussouba, nous sommes arrivés trop tard pour faire un recours devant le Tribunal administratif. Pourtant, le préfet n’a pas examiné tous les éléments du dossier puisque la préfecture de Charente-Maritime n’avait en sa possession qu’un seul élément, les titres de séjours étudiants non renouvelés. Nous avons lutté pour obtenir l’abrogation de l’arrêté de reconduite, ou même sa suspension, afin de permettre à l’Etat d’apprécier la situation avec toutes les pièces en main.

Nous avons la preuve que ce couple est ensemble depuis trois ans. De nombreux éléments montrent l’importance de cette relation pour Moussouba, au RMI et enceinte de 5 mois…La préfecture est restée totalement inflexible, sans jamais répondre à nos appels. Plus de 6700 signatures ont été réunies avec la pétition, plusieurs élus sont montés au créneau pour nous soutenir, rien n’y fait. Nous assistons à une déshumanisation totale dans l’examen des dossiers, sous la pression du chiffre, qui broie les existences.

Cette situation d’urgence n’a rien d’extraordinaire. Si Les Amoureux au ban public devaient réagir à chaque fois que le conjoint d’un couple mixte était placé en centre de rétention, ce serait tous les deux jours ! Nous agissons aussi en faveur des couples qui n’arrivent pas à se réunir en raison du refus de transcription des unions célébrées à l’étranger, contre la multiplication des refus de visas ou titres de séjour, contre les enquêtes de police sur la communauté de vie ne respectant pas les règles élémentaires de déontologie… La chasse au couple est une réalité qui prend toutes ces formes. Lorsque Nicolas Sarkozy revient sur l’immigration «subie», dans sa dernière intervention télévisée, il faut bien sûr comprendre «immigration familiale». Cette dernière ne concerne pas seulement le regroupement familial, c’est-à-dire un étranger qui fait venir sa famille sur le territoire français. Cela s’applique aussi et surtout à un(e) conjoint(e) français(e) qui s’unit à un étranger. C’est d’ailleurs le poste de délivrance de titre de séjour le plus important au sein de l’immigration familiale. Le gouvernement affirme que le durcissement des règles est nécessaire, afin de lutter contre la fraude. Il n’existe tout d’abord aucune étude sérieuse sur le sujet, mais surtout rien ne peut justifier cette présomption de fraude qui pèse en permanence sur ces couples, assortie d’une très forte répression. Cela reviendrait à faire un contrôle fiscal à chaque Français, chaque année, au nom de la lutte contre la fraude aux impôts !

Le conjoint étranger est placé dans une situation d’instabilité perpétuelle. Durant les trois années qui suivent le mariage, il doit renouveler son titre de séjour chaque année, avec souvent une très longue attente avant de le recevoir. J’ai rencontré un couple dans une situation invraisemblable : la préfecture avait mis tellement de temps à lui fournir son titre de séjour qu’elle lui a remis un document périmé ! Ensuite, le conjoint étranger obtient la faculté - ce n’est même plus un droit depuis 2006 ! - de demander la carte de résident (10 ans), mais le préfet peut faire ce qu’il veut. Il conserve un pouvoir discrétionnaire sur la délivrance de ce document. Ainsi, un couple marié depuis plus de trois ans a néanmoins essuyé un refus de la préfecture, que nous avons réussi à faire annuler devant le Tribunal administratif. Ce conjoint marocain suivait un doctorat, enseignait, parlait parfaitement la langue et n’avait jamais eu le moindre problème. Il a pourtant vu sa demande rejetée car il n’était pas assez «intégré professionnellement», selon la préfecture. Les conjoints étrangers sont ainsi maintenus pendant 4-5 ans avec des titres de séjour temporaires, des contrôles de police, des difficultés pour trouver un logement, pour obtenir un prêt à la banque. Et si, au bout de cinq ans, le couple divorce, le conjoint d’origine étrangère peut être expulsé dans son pays. Nous avons aussi fortement réagi quand Elisabeth Guérin, Béninoise mariée à un Français, a été menacée d’expulsion le mois dernier et placée en centre de rétention, lorsque son mari est décédé d’un cancer foudroyant, au motif que la «communauté de vie» était rompue. Elle venait de demander son troisième titre de séjour. Brice Hortefeux a finalement fait marche arrière et déclaré que le préfet d’Indre-et-Loire s’était trompé. C’est faux, il ne s’est pas «trompé» : il applique simplement la loi, qui dispose qu’un décès constitue une rupture de la vie commune entrainant l’expulsion. Je connais ainsi cinq affaires similaires.
Sous couvert de lutte contre les mariages blancs, il s’agit d’une véritable législation de combat contre les couples mixtes. Pourquoi l’Etat français se comporte-t-il ainsi vis-à-vis de l’étranger, mais aussi de ses propres ressortissants ? On ne réprime pas seulement l’étranger, mais aussi le conjoint français, qui est stigmatisé comme un ennemi de l’intérieur.

Le dernier rapport du Comité interministériel de contrôle de l’immigration (décembre 2007) comporte un passage sidérant (p.90) sur les couples mixtes. Il affirme, tout d’abord, qu’il existe beaucoup de titres de séjours délivrés aux conjoints de Français, sous-entendu beaucoup trop ! Il faut donc aller au-delà de la simple lutte contre la fraude, pour faire diminuer ce chiffre. Trois conditions permettraient d’atteindre cet objectif. Il faut tout d’abord renforcer les contrôles. Cela semble pourtant difficile de faire pire ! Deuxième proposition, il faut tenir compte de «l’employabilité» du conjoint. Ainsi, ne pas travailler dans un secteur «sous tension» deviendrait un obstacle à l’obtention du titre de séjour. Enfin, il faut tenir compte des liens du couple avec le pays d’origine du conjoint étranger, dans lequel ils pourraient s’installer si ces attaches sont importantes. Des Français seraient ainsi bannis à travers leur conjoint étranger ! C’est d’ailleurs très sournois : les premiers visés sont bien sûr les Français d’origine étrangère, qui sont le plus à même d’avoir ces « liens », ou tout simplement qui ont plus de chance de rencontrer un conjoint à l’étranger, lors de vacances dans leur pays d’origine par exemple. Le rapport conclut enfin que ces mesures seraient dans «l’intérêt de la France». Les Français qui tombent amoureux d’étrangers ne répondent apparemment pas à cet intérêt ! »

Réalisé par CAMILLE STROMBONI, le "contre-journal"

Voir le site des amoureux au ban public, et  la pétition en faveur de Clebert.

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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 16:10

On compte une caméra pour 14 Britanniques. Dans les années 90, la Grande Bretagne a développé cette politique ultra sécuritaire de surveillance pour faire reculer la criminalité et la délinquance. Aujourd’hui, le modèle montre ses limites.

 

Les responsables de la police britannique parlent d’un véritable fiasco. Ils dénoncent des dépenses trop importantes au regard des résultats : "Des milliards de livres ont été dépensés dans le matériel mais on n’a pas réfléchi à la manière dont la police allait utiliser les images et comment elles seraient présentées au tribunal", explique Mike Neville, responsable du bureau des images de Scotland Yard.
Selon lui, les images provenant des 65 000 caméras londoniennes n’ont permis d’élucider que 3% des vols commis sur la voie publique. Certains rapports estiment même que l’argent dépensé dans la vidéosurveillance aurait sensiblement permis de faire baisser la criminalité s’il avait servi à augmenter l’éclairage public.
Et pourtant, dans les années 90, le ministère de l’Intérieur y avait consacré 80% du budget anti-criminalité, environ 630 millions d’euros entre 1994 et 2004.


En France, le modèle britannique et ses 4,2 millions de caméras, sert encore d’exemple au gouvernement. L’année dernière le secrétaire d’Etat à l’emploi, Laurent Wauquiez, (alors porte parole du gouvernement) faisait valoir que "le système de surveillance britannique permettait d’assurer mieux la sécurité du territoire ".


De son côté, la ministre d’Intérieur Michel Alliot-Marie compte tripler le nombre de caméras, pour porter le chiffre à 60.000 avant la fin de l’année 2009. Une politique qu’elle explique par la lutte contre le terrorisme. En 2005, la vidéosurveillance avait contribué à identifier les quatre poseurs de bombes des attentats de Londres, qui avaient fait 56 morts.

France Info - 7 mai 2008

NB : vive la démocratie totalitaire ! Plus besoin de police politique, la caméra fait le travail. Relisez "1984" de George ORWELL, un britannique !
Solidaire

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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 18:16

78% des Français estiment que la période de mai 68 a été pour la société française une période de progrès social, contre 16% qui y voient une période de déclin, selon un sondage CSA publié mardi dans L’Humanité.

Ce score monte à 90% pour les moins de 30 ans. Pour 62% des français, un mouvement social du même type pourrait se reproduire aujourd’hui, 36% étant d’un avis contraire et 2% ne se prononçant pas. D’ailleurs une majorité d’ouvriers (58%) et d’employés (53%) le souhaitent, même si une majorité de Français sont contre (57%). Parmi les sujets sur lesquels mai 68 a permis d’avancer dans le bon sens, les Français citent en premier l’égalité homme-femmes (86%), la protection sociale (78%), le droit syndical (74%), les relations au sein de la famille et la qualité de vie (69%), le place des jeunes dans la société (68%) et les moeurs (61%).

A propos des déclarations de Nicolas Sarkozy en avril 2007 sur la "liquidation" de l’héritage de mai 68, 46% des personnes interrogées estiment qu’il visait en priorité l’héritage social, contre 36% l’héritage politique et 27% l’héritage culturel. 16% ne se prononcent pas. Ce sondage a été réalisé par téléphone les 6 et 7 mai auprès d’un échantillon représentatif de 1.006 personnes de 18 ans et plus constitué selon la méthode des quotas.

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12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 21:32
8 Mai . Le président de la République, en difficulté face à l’opinion et dans sa propre majorité, tente de se démarquer et se justifie devant les siens.

Sans doute, en pourfendeur de la repentance nationale, Nicolas Sarkozy avait-il eu du mal à digérer la position adoptée en 1995 par le président Chirac, qui reconnaissait pour la première fois le rôle de l’État français dans la persécution des juifs. Hier, lors de la commémoration du 8 Mai, l’actuel locataire de l’Élysée s’est ostensiblement éloigné de cette thèse en affirmant que « la vraie France, elle n’était pas à Vichy, elle n’était pas dans la collaboration », une manière déguisée, au-delà d’une formule attrape-tout, d’effectuer un retour en arrière difficilement explicable aujourd’hui sur la responsabilité de la France. Outre les convictions personnelles de Nicolas Sarkozy sur la question, ce positionnement lui permet de renouer avec un thème qui lui est cher : celui de la rupture. À cet égard, la figure tutélaire de Jacques Chirac lui a toujours été d’un secours inestimable. Et elle lui a facilité la victoire à l’élection présidentielle, lui évitant l’écueil redoutable d’être perçu comme un sortant.

Deux jours plus tôt, c’est dans un tout autre contexte, alors qu’il recevait les députés UMP perclus de doutes, que la thématique avait servi. Car, sur la forme, il a aussi sa méthode : une invitation solennelle dans les ors de la République.

Et il fallait au moins le salon d’honneur de l’Élysée pour recevoir des députés UMP encore ébranlés par la claque magistrale reçue lors des dernières municipales. Avant eux, les pêcheurs du Guilvinec ou les ouvriers de Grandange étaient venus ici faire le deuil des promesses inconsidérées d’un président en campagne perpétuelle. Mais à la sortie, l’acharnement de Nicolas Sarkozy à rendre responsable la presse (voir en page 18) et les attaques réitérées contre Jacques Chirac ont agacé plus d’un parlementaire. « Lors de ce déjeuner, Jacques Chirac et la presse en ont pris plein la gueule », s’énervait le député de l’Hérault Jean-Pierre Grand, proche de Dominique de Villepin.

Pour relativiser les scores désastreux de la droite lors des élections locales et minimiser sa propre responsabilité, le président a, une de fois de plus, donné Chirac en contre-exemple : « Il a mis vingt et un ans pour se faire élire, je l’ai été du premier coup », et remontant plus loin encore, pour indiquer que le général de Gaulle avait été « vainqueur à une voix de majorité aux législatives de 1967 ». Pas de quoi rassurer un auditoire déjà troublé.

De son côté, Jean François Copé, chef de file des députés UMP, estimait que le président avait été « objectivement bon ». Ce dernier, qui milite pour une contribution plus forte du groupe UMP, notamment concernant la réforme institutionnelle, aurait eu droit à un cinglant rappel à l’ordre de Sarkozy. « L’UMP et le groupe ne doivent pas être en opposition avec le gouvernement. Ce n’est pas à eux de demander un report ou une annulation des réformes », aurait prévenu le chef de l’État.

Roger Karoutchi, fidèle secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement, tentait pourtant maladroitement d’apaiser l’atmosphère en déclarant : « Il n’y a eu ni critiques ni attaques contre qui que ce soit, je le dis pour que, politiquement, on n’en fasse pas une affaire. »

Frédéric Durand, "L'Humanité" du samedi 9 mai 2008

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