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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 16:22

Si les Français doivent désormais cotiser 41 ans pour leur retraite, le chef du gouvernement, à l’origine de cette réforme, est plus tranquille.

Les vieux jours de nos gouvernants ne sont pas en danger. Le gouvernement a été inflexible : à partir de 2012, la durée de cotisation pour une pension à taux plein sera allongée à 41 ans. Mais qu’en est-il de la retraite de ces fiers et durs négociateurs, promoteurs d’une réforme loin de faire l’unanimité ? Combien de temps cotisent nos ministres, et notamment le premier d’entre eux, François Fillon ?

Vingt-six ans député de la Sarthe, réélu en juin 2007, François Fillon a également été quatre ans président du Conseil régional des Pays-de-la-Loire, maire dix-huit ans, conseiller régional depuis 1998, sept ans ministre, et Premier ministre depuis mai 2007. Une carrière chargée donc, qui rend compliqué le calcul de sa retraite. Commençons par le plus simple : les ministres ne touchent pas de retraite. Ils perçoivent tout au plus leur traitement pendant six mois, à condition de ne pas avoir retrouvé un emploi au cours de cette période. La rémunération d’un ministre atteint aujourd’hui 13 300 euros brut par mois. François Fillon doit donc assurer sa retraite sur un autre front : son poste de député.

L’indemnité mensuelle de base du député ou sénateur s’élève à 6702,20 euros par mois. François Fillon, comme les autres députés, verse chaque mois 1 111,50 euros et touche, après plus de vingt-deux ans et demi de mandat, 5 973,33 euros brut. Cette somme constitue la pension maximale à laquelle peut prétendre un parlementaire. Pendant les quinze premières années de mandat, le parlementaire cotise double pour sa pension, et atteint trente-sept ans et demi de cotisations. Soit trois et demi moins que les salariés français.

7999 euros au total Le Premier ministre, qui touche 16 100 euros brut de traitement par mois, bénéficiera par ailleurs de 307 euros par mandat pour son poste de maire de Sablé-sur-Sarthe, soit 921 euros pour ses trois mandats. Il touchera 449 euros pour son unique mandat de président du Conseil régional des Pays-de-la-Loire et 328 euros par mandat pour son poste de conseiller général de la Sarthe, qu’il occupe toujours depuis 1998. En cumulant, François Fillon touchera donc au total par mois pour sa retraite 7999, 33 euros.

En octobre 2007, le statut des députés a pourtant été réformé. En plein débat sur les régimes spéciaux des retraites, le bureau de l’Assemblée nationale révise celui des députés. Une révision qui ne remet toutefois pas en cause l’ensemble des «avantages» des élus, et notamment la spécificité de la double cotisation, ou encore l’absence de limite d’âge pour exercer un mandat. À 54 ans, François Fillon n’a donc pas de souci à se faire…

Mardi 29 Avril 2008 - 15:19 Pauline Delassus

-http://www.marianne2.fr/Reforme-des...

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5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 11:14
Rien dans les mains, rien dans les poches, Nicolas Sarkozy a pris 100 minutes sur TF1 et France 2 pour expliquer qu’il ne changeait rien. Il rabache. Pour Marie-George Buffet : « hors de question de subir encore quatre ans une année aussi calamiteuse ». Les communistes invitent les 79% des Françaises et des Français qui pensent que rien ne s’est amélioré à amplifier les luttes et à signer une lettre d’exigences au Président de la République 

On ne change pas une politique qui perd ?

Les Françaises et les Français expriment massivement leur déception et leur colère. Mais Nicolas Sarkozy n’a pas de politique de rechange. Il justifie le paquet fiscal, 15 milliards de cadeaux aux plus riches, prévoit de nouvelles éxonérations pour les patrons. Pour tous les autres, il faut travailler plus. Dans la semaine avec les heures supplémentaires, tout au long de la vie avec la fin de la retraite à 60 ans et pourquoi pas le travail après 65 ans. Pour se payer l’augmentation des prix.

Et pour les chômeurs le bâton : aucune indemnité si on refuse deux fois une offre à 70% de son salaire précédent et à deux heures de son domicile !

Il annoncé la fin de la prime pour l’emploi pour que les salariés modestes qui la perçoivent payent pour les exclus.Il a confirmé les franchises médicales, les suppressions de postes dans l’éducation nationale, le plan Hôpital... les 55 « réformes » où tout le monde a à perdre sauf le MEDEF.

Un Président inquiétant

Au cours de l’entretien, Nicolas Sarkozy a multiplié les bourdes. Confondant le fioul et le gaz par exemple.

Mais aussi, plus gravement, il a rejeté la « naturalisation » des salariés immigrés sans papiers qui ne demandent qu’une carte de séjour. S’attaquant à la laïcité, il a opposé les « professeurs qui sont là pour enseigner les matières » et les religieux qui « donnent du sens à la vie ».

On peut changer de politique. On va s’y mettre

Nicolas Sarkozy nous mène en bateau. Il déclare : « je crois au capitalisme, aux marchés, à la mondialisation » et quelques secondes après : « le capitalisme marche sur la tête ».

Pour rompre avec sa politique brutale et injuste, il ferait bien de regarder du côté des propositions du PCF. Par exemple :

- Oui il y a une autre solution pour garantir le système des retraites et pour augmenter les pensions que « 1- baisser les pensions 2- augmenter les côtisations 3- alonger la durée de cotisation ». Il faut arrêter les exonérations des cotisations patronales qui creusent le déficit et taxer les revenus financiers qui ne contribuent pas à la protection sonciale.

- Oui il y a une autre solution pour vivre mieux que de faire des heures supplémentaires et travailler jusqu’à 65 ans. Il faut augmenter les salaires. Les gains de productivité et les profits le permettent.

- Non ce n’est pas en supprimant des professeurs que nous aurons une meilleure éducation. Des moyens pour l’école, c’est un investissement pour l’avenir. C’est cela que l’opinion des citoyens et les luttes expriment. Alors, on ne va pas attendre quatre ans pour stopper les mauvais coups et construire d’autres choix. C’est le sens de la lettre que nous vous invitons à signer.

Pour recevoir cette lettre, adressez-vous aux militants communistes ou à la fédération du PCF de l'Eure, rue Saint Thomas à Evreux.

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4 mai 2008 7 04 /05 /mai /2008 18:21

Après son intervention télévisée du 24 avril dernier, la popularité de N.Sarkozy n’est plus que de 38%, selon un sondage CSA/Le Parisien-Aujourd’hui .

Le sondage CSA/Marianne (du 3 mai) révèle ;

62 % des Français pensent même que la France va traverser une grave crise d ’ ici à la fin du mandat de Nicolas Sarkozy

55 % ne souhaitent pas qu’il se représente en 2012 .

68% pensent que leur pouvoir d’achat aura diminué en 2012

64% que la société française sera plus divisée qu’aujourd’hui.

« Sarkozy no futur», évidence ? Pas tant que ça. Si les Français le désavouent aujourd’hui après l’avoir élu hier, ne nous y trompons pas, sans véritable objectif lisible d’une gauche véritablement à gauche et rassemblée, il n’y aura pas d’alternative capable de mettre en place une politique répondant aux aspirations du peuple. Un changement politique sans ces conditions, serait le pire des pièges, et nous amènerait à subir la même politique, mais de coloration différente. Il est clair que ça aussi, ce n’est pas l’avenir……. alors retroussons-nous les manches, le chemin à parcourir est loin d’être pavé de pétales de roses .



De : LIBERTE
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4 mai 2008 7 04 /05 /mai /2008 18:06

De François Nicolas

Le fort taux de chômage des 30 dernières années a conduit à la baisse des salaires par rapport aux bénéfices.

 

De même, l’augmentation du nombre de retraités entraînera une baisse du chômage et l’augmentation des salaires.

Cette augmentation des salaires va augmenter les revenus des caisses de retraite et sauvegarder notre système de solidarité sauf si...

... Sauf si la durée de cotisation augmente !

En effet, l’augmentation de la durée de cotisation va limiter la baisse du chômage et contredire la hausse des salaires.
Ainsi, les caisses de retraites resteront déficitaires ou devront diminuer les retraites.

Nos dirigeants refusent la loi de l’offre et de la demande quand elle n’est pas favorable aux plus riches.

Nos dirigeants programment la fin de la fraternité en poussant artificiellement notre système de solidarité à la faillite.

http://www.myspace.com/mingata

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30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 16:28
Colère après les propos tenus par le chef de l’Etat. Le Snes-FSU y voit  "de lourdes menaces pour l’Education". Les appels à la grève le 15 mai se multiplient.

Cet appel intervient au lendemain d’un premier appel à la grève le 15 mai lancé mercredi par les trois principaux syndicats du primaire (FSU, Unsa-Education et Sgen-CFDT).

Dans un communiqué, les cinq fédérations (FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT, Ferc-CGT et Sud-Education) qui représentent plus de 70% de la profession enseignante, ont estimé que "les transformations de l’Ecole impliquent une tout autre dynamique pour le système éducatif et pour les métiers de l’Education".

Elles ont souhaité "des budgets ambitieux qui permettent une transformation de l’Ecole" et la mise en oeuvre "d’une autre politique éducative visant la réussite de tous les élèves".

Depuis quatre semaines que des milliers de lycéens protestent contre les milliers de suppressions de postes prévues à la rentrée 2008 dans les collèges et lycées, ces fédérations ont élargi leur mot d’ordre à "la mise en place précipitée, sans réflexion préalable et sans concertation suffisante, du bac pro 3 ans".

Elles ont également contesté "les projets de programmes" du primaire, qui "traduisent une vision passéiste et rétrograde de l’école, ainsi qu’un recul pédagogique et didactique", selon eux.

Le budget "de rigueur et les suppressions de postes qui en découlent aurait des conséquences néfastes sur la qualité du service public dans l’Education nationale et dans l’Enseignement agricole publique", ont-elles ajouté, estimant que ces réductions allaient se traduire par "une aggravation des conditions de travail pour l’ensemble des personnels".

Elles redoutent qu’avec la Révision générale des politiques publiques (RGPP), au mois de mai, "cette politique de régression s’installe dans la durée".

Et ce ne sont pas les propos du président de la République ("il y a trop d’enseignants") qui calmeront les esprits.

Le Snes-FSU, principal syndicat des collèges et lycées, a estimé vendredi que les propos de Nicolas Sarkozy lors de son interview télévisée constituaient "de lourdes menaces pour l’Education", notamment au chapitre des réductions de postes.

Article paru dans "L'Humanité"

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29 avril 2008 2 29 /04 /avril /2008 16:19
Manifestations unitaires en défense des droits des travailleurs salaire-retraite-emploi éducation-services publics ; Solidarité internationale ; TOUS ENSEMBLE!

A Evreux:
Manifestation à 10H30
salle Omnisports
(Pré du bel Ebat)

 A l'appel de la CGT-FSU,
SOLIDAIRES et CFDT
 

 

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29 avril 2008 2 29 /04 /avril /2008 12:25
La loi de modernisation de l’économie (LME) présentée par Bercy compte sur une plus grande concurrence entre hypermarchés pour faire baisser les prix. Alors que l’inflation s’établit à 3%…

A l’heure où le pouvoir d’achat des Français devient une question pressante, tout ce que fait le gouvernement devient subitement bon pour le porte-monnaie. Y compris la loi de modernisation de l’économie (LME), présentée lundi en conseil des ministres par Christine Lagarde. Une loi censée « combattre les rentes et les abus de position dominante ». Donc de faire baisser les prix, espère la ministre de l’Economie. "Aujourd’hui, ce qu’on veut faire avec la LME, c’est rétablir la transparence et la négociabilité des conditions générales de vente", a dit la ministre. "J’attends des distributeurs qu’ils jouent le jeu des prix bas", a-t-elle aussi dit, de quoi inquiéter les producteurs de fruits et légumes, déjà pressurés par la grande distribution. Plusieurs organisations de producteurs et de petits distributeurs ont d’ailleurs lancé une pétition.

Inquiétudes des producteurs

La FNSEA, Coop de France, ainsi que l’ANIA, association des industries alimentaires, mais aussi la CGPME disent « non à l’asphyxie des PME et à la suppression de milliers d’emplois ». « Ce texte donne les clés de nos entreprises à la grande distribution, déjà toute puissante ».

Le projet vise donc à assouplir les règles sur l’équipement commercial notamment pour les magasins de plus de 300 m2, régis par une réglementation qui préserve le commerce de proximité. Les députés UMP eux-mêmes seraient divisés sur la question "Notre projet" consiste à "permettre à des distributeurs qui ne sont pas implantés, de le faire sans contraintes", a dit sans ambages la ministre. Elle souhaite que "distributeurs et fournisseurs puissent négocier de manière beaucoup plus souple leurs conditions générales de vente », et « répercuter les baisses de prix" aux consommateurs. Le régime des soldes doit être également élargi.

Les hypermarchés, grands gagnants

Le patron des centres Leclerc, Michel-Edouard Leclerc, ne s’y est pas trompé en exprimant son "soutien" au projet de loi. S’il est « voté à la fin du printemps, dès la rentrée, il y aura des actions spectaculaires de l’ensemble des distributeurs", ce qui amènera "une tension positive sur les prix pour le pouvoir d’achat", a-t-il estimé en évoquant "2% d’économies supplémentaires", et "ça va diviser par deux l’inflation". Pour l’amener "à quelque chose qui correspond aux augmentations de salaires". Ce qui veut dire : pas de pouvoir d’achat en plus, mais juste son maintien… Même ceux qui soutiennent le projet ne croient pas une seconde qu’il va redonner du pouvoir d’achat aux Français.

L’ensemble des mesures du projet de loi devrait permettre selon le gouvernement la création de 250.000 emplois en cinq ans. Un autre volet du projet de loi est consacré au statut de l’entrepreneur individuel, dont les démarches administratives vont être simplifiées et qui ne paiera pas de charges lorsqu’il ne fera pas de chiffre d’affaires.

Le travail le dimanche et le projet de loi introduisant les "actions de groupe" (class actions) dans le droit français, finalement exclus de la LME, feront l’objet de textes distincts de la LME.

P.Z.

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28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 16:15

Sous la pression des grandes banques privées et des injonctions ultralibérales de la commission européenne, malgré la montée d’un mouvement national s’opposant à la banalisation du livret A, le gouvernement s’apprête à introduire dans le cadre du projet de loi sur la modernisation économique une réforme du système de collecte et de centralisation de l’épargne défiscalisée.

Ce système, appuyé sur le livret A, qui permet de réaliser des prêts de longue durée à des taux moins élevés que ceux du marché pour financer le logement social, est menacé.

Il s’agit, pour les banques privées, de faire main basse sur cette épargne utile afin de la mobiliser dans ses opérations financières, de leur permettre de se renflouer après les dizaines de milliards d’euros perdus ou gâchés dans des opérations spéculatives.

La tentative de passage en force, au profit du patronat bancaire, sans entendre les associations des locataires et de défense de l’épargne populaire, du mouvement HLM, des associations de maires et d’élus, des organisations syndicales et des salariés des banques, est inacceptable.

Le PCF s’associe au mouvement national qui demande aujourd’hui de suspendre ce projet et d’ouvrir la discussion avec tous les intéressés afin de préserver le livret A , refuser sa banalisation et d’améliorer le financement du logement social, la gestion d’une épargne populaire à l’abri des appétits des grandes banques privées et du marché financier.

Parti communiste français

Paris, le 25 avril 2008.

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28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 16:14

Quelles sont les origines du 1° mai ? Rosa Luxemburg

L’heureuse idée d’utiliser la célébration d’une journée de repos prolétarienne comme un moyen d’obtenir la journée de travail de 8 heures [1], est née tout d’abord en Australie. Les travailleurs y décidèrent en 1856 d’organiser une journée d’arrêt total du travail, avec des réunions et des distractions, afin de manifester pour la journée de 8 heures. La date de cette manifestation devait être le 21 avril. Au début, les travailleurs australiens avaient prévu cela uniquement pour l’année 1856. Mais cette première manifestation eut une telle répercussion sur les masses prolétariennes d’Australie, les stimulant et les amenant à de nouvelles campagnes, qu’il fut décidé de renouveler cette manifestation tous les ans.

De fait, qu’est-ce qui pourrait donner aux travailleurs plus de courage et plus de confiance dans leurs propres forces qu’un blocage du travail massif qu’ils ont décidé eux-mêmes ? Qu’est-ce qui pourrait donner plus de courage aux esclaves éternels des usines et des ateliers que le rassemblement de leurs propres troupes ? Donc, l’idée d’une fête prolétarienne fût rapidement acceptée et, d’Australie, commença à se répandre à d’autres pays jusqu’à conquérir l’ensemble du prolétariat du monde.

Les premiers à suivre l’exemple des australiens furent les états-uniens. En 1886 ils décidèrent que le 1° mai serait une journée universelle d’arrêt du travail. Ce jour-là, 200.000 d’entre eux quittèrent leur travail et revendiquèrent la journée de 8 heures. Plus tard, la police et le harcèlement légal empêchèrent pendant des années les travailleurs de renouveler des manifestations de cette ampleur. Cependant, en 1888 ils renouvelèrent leur décision en prévoyant que la prochaine manifestation serait le 1° mai 1890.

Entre temps, le mouvement ouvrier en Europe s’était renforcé et animé. La plus forte expression de ce mouvement intervint au Congrès de l’Internationale Ouvrière en 1889 [2]. A ce Congrès, constitué de 400 délégués, il fût décidé que la journée de 8 heures devait être la première revendication. Sur ce, le délégué des syndicats français, le travailleur Lavigne [3] de Bordeaux, proposa que cette revendication s’exprime dans tous les pays par un arrêt de travail universel. Le délégué des travailleurs américains attira l’attention sur la décision de ses camarades de faire grève le 1° mai 1890, et le Congrès arrêta pour cette date la fête prolétarienne universelle.

A cette occasion, comme trente ans plus tôt en Australie, les travailleurs pensaient véritablement à une seule manifestation. Le Congrès décida que les travailleurs de tous les pays manifesteraient ensemble pour la journée de 8 heures le 1° mai 1890. Personne ne parla de la répétition de la journée sans travail pour les années suivantes. Naturellement, personne ne pouvait prévoir le succès brillant que cette idée allait remporter et la vitesse à laquelle elle serait adoptée par les classes laborieuses. Cependant, ce fût suffisant de manifester le 1° mai une seule fois pour que tout le monde comprenne que le 1° mai devait être une institution annuelle et pérenne.

Le 1° mai revendiquait l’instauration de la journée de 8 heures. Mais même après que ce but fût atteint, le 1° mai ne fût pas abandonné.

Aussi longtemps que la lutte des travailleurs contre la bourgeoisie et les classes dominantes continuera, aussi longtemps que toutes les revendications ne seront pas satisfaites, le 1° mai sera l’expression annuelle de ces revendications. Et, quand des jours meilleurs se lèveront, quand la classe ouvrière du monde aura gagné sa délivrance, alors aussi l’humanité fêtera probablement le 1° mai, en l’honneur des luttes acharnées et des nombreuses souffrances du passé.

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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 12:13

« La découpe du CNRS est en marche. Après les sciences de la vie, c’est la présence des sciences humaines et sociales au sein du CNRS qui est aujourd’hui remise en cause. Ce qui risque de se passer pour les sciences humaines et sociales au CNRS, à savoir le désengagement probable dans tout ou partie des disciplines qui les composent, est exemplaire de ce qui se passera demain dans d’autres secteurs disciplinaires. » l’assocation Sauvons la Recherche lance une pétition contre le démantèlement du CNRS.

Sauvons la Recherche, 15 avril 2008

La découpe du CNRS est en marche. Après les sciences de la vie, c’est la présence des sciences humaines et sociales au sein du CNRS qui est aujourd’hui remise en cause. Ceux qui en doutent encore peuvent se reporter à ce qu’écrit Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, dans sa réponse au rapport de la Cour des comptes 2008 sur le CNRS : « Il est vraisemblable que le positionnement du CNRS sera variable selon le champ disciplinaire [...], le CNRS aurait toute sa place dans des secteurs nécessitant une importante concentration de moyens [...]. Dans d’autres disciplines (sciences humaines et sociales par exemple), le rôle de l’université serait renforcé, le CNRS accompagnant le dispositif davantage dans une logique d’agence de moyens. » Ce qui risque de se passer pour les sciences humaines et sociales au CNRS, à savoir le désengagement probable dans tout ou partie des disciplines qui les composent, est exemplaire de ce qui se passera demain dans d’autres secteurs disciplinaires.

En donnant la priorité à l’accumulation des connaissances de long terme, en s’efforçant de préserver ou de développer des pans entiers de recherches ignorés ou délaissés, en insufflant une culture de l’évaluation et de la recherche en équipe au sein de disciplines longtemps individualistes, en encourageant leur participation à des programmes interdisciplinaires, le CNRS a contribué de façon majeure au développement des SHS dans notre pays. Ainsi une part non négligeable des meilleurs chercheurs et enseignants-chercheurs français dans ce domaine, ont travaillé ou travaillent au sein de laboratoires soutenus par le CNRS. Les chercheurs et les ingénieurs et techniciens du CNRS, qui représentent respectivement 15% et 10% des personnels de l’organisme, occupent au sein de ces laboratoires un rôle structurant. Grâce à cet effort, les unités mixtes de recherche du CNRS et des universités évaluées cette année sont pour leur écrasante majorité classées parmi les meilleurs laboratoires français par comparaison avec les équipes d’accueil des universités.

Les nouvelles orientations données à la politique de recherche, tant au niveau européen que français, la réforme de l’université, et les préjugés idéologiques du gouvernement actuel à l’encontre des SHS mettent ces acquis en péril. L’étranglement financier du CNRS au profit de l’Agence nationale de la recherche (ANR) favorise ceux qui défendent cette politique à courte vue. Ce qui manque pourtant le plus aux universitaires en SHS pour mener à bien leurs recherches c’est du temps et du personnel technique et administratif. Confrontés à des effectifs étudiants en forte croissance ces dernières années et à l’explosion des formations professionnalisantes, ils ont besoin d’un renouveau de la politique de coopération du CNRS, donc d’UMR actives, mieux dotées et plus nombreuses, ainsi que d’un accroissement du nombre de postes d’accueil au CNRS. Le désengagement du CNRS des SHS les priverait définitivement de ces possibilités.

A un moment où, beaucoup plus que par le passé, l’interdisciplinarité des recherches sera un atout scientifique majeur, nous réaffirmons notre attachement à la transversalité scientifique comme principe fondateur du CNRS. Nous nous élevons contre la volonté d’opposer artificiellement les recherches menées au CNRS et à l’Université, alors qu’elles sont fondamentalement complémentaires et demandons que chaque acteur, EPST et universités, puisse définir et mener une politique de recherche digne de ce nom et développer les collaborations appropriées. Nous réaffirmons la place essentielle que jouent les laboratoires et les structures fédératives, et pas uniquement les équipes, dans la recherche actuelle.

Plus que jamais, les SHS, comme les autres domaines scientifiques, ont besoin d’un organisme national structurant qui fixe des priorités de long terme, et qui fournisse, sous des formes certes renouvelées, les moyens matériels et humains aux laboratoires pour qu’ils développent leur programme propre. Dans cette perspective, les signataires de cet appel ne sont pas hostiles à une remise à plat de la politique du CNRS vis-à-vis des SHS, mais demandent que toute réforme ou restructuration soit précédée d’une véritable concertation avec l’ensemble des personnels de recherche concernés.

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