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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 10:48

Ce gouvernement multiplie les preuves d'obédience aux milieux financiers.

Y-aura t-il encore quelque chose de gauche dans le gouvernement Valls-Hollande au 1er janvier prochain ?

En deux ans de mandat, en dehors du sujet sociétal sur la mariage pour tous, on ne trouve dans le bilan des gouvernements socialistes que des mesures favorables aux grandes entreprises et aux plus riches, depuis les allègements fiscaux, l'Accord National Interprofessionnel, le Pacte de Responsabilité ou les annonces de liquidation des participations de l'Etat dans des entreprises françaises.

Avec Valls 2, c'est un tournant libéral assumé ! En virant les quelques ministres qui pouvaient laisser croire que ce gouvernement était de gauche et en menaçant de sanctionner les quelques députés frondeurs de son aile gauche, le Parti socialiste et François Hollande ont voulu envoyer un signe clair et positif. Positif pour le grand capital boursier.

Pour Manuel Valls, il y a eu en septembre la séance d'applaudissements debouts par les grands patrons du MEDEF lors de l'université d'été du syndicat patronal.

Il y aura désormais le discours de Manuel Valls devant les spéculateurs boursiers de la City londonienne hier.

Et Manuel Valls déclarant devant les Boursiers que son gouvernement est "pro-business", voilà qui fait mal à gauche !

On ne reviendra jamais assez sur le gros mensonge que fut le discours du Bourget, lors de la campagne présidentielle de François Hollande, et son célèbre "mon ennemi, c'est la finance !".

Si les Français pouvaient revoter, chacun sait qu'il n'y aura pas de seconde chance pour François Hollande.

Avec une droite qui refuse d'assumer son bilan, qui joue le rejet de Hollande pour revenir aux affaires et continuer sa politique, mais une droite dont les leaders sont partagés entre un ancien condamné au charisme d'une huître, et un ancien président qui voit la justice menacer sa carrière, les électeurs semblent tenter par l'abstention ou, pire, par la théorie du chaos en votant pour l'extrême-droite.

Comme beaucoup de militants socialistes que nous rencontrons au quotidien, les électeurs populaires sont déboussolés. Trente ans d'alternance gauche-droite ont fini par brouiller les pistes et par noyer les valeurs de gauche dans un discours libéral qui prône un réalisme de la soumission aux banksters.

A tous ceux, syndicalistes, militants associatifs et politiques, qui refusent de se voir associer au libéralisme assumé du PS, la gauche doit assumer ses positions, redevenir l'alternative politique en affirmant sa volonté de changer la société, de briser la spéculation et les inégalités sociales, et de renouer avec une croissance de l'emploi qui se fasse dans le respect de l'environnement et du développement durable.

Le seul espace à gauche qui offre cette possibilité de rassemblement, c'est le Front de gauche, un rassemblement sans exclusive, sans obligation d'adhésion, mais qui nécessite d'adhérer aux valeurs progressistes, sociales et pacifistes qui font le socle commun du combat à gauche.

Si votre ennemi, c'est la finance, alors optez pour le Front de Gauche ! Si votre ennemi, c'est le capitalisme, alors optez directement pour le Parti communiste ! Mais, en tout cas, relevez vos manches et relevez le challenge !

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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 09:21

A ceux qui affirment que le conflit en Ukraine est celui des bons démocrates de Kiev contre les méchants séparatistes à la solde de Moscou, voici le témoignage d'une députée d'opposition sur ce qu'elle vit actuellement dans la "nouvelle" Ukraine.

Le Parti des Régions est celui de l'ancien président Ianoukovitch, renversé par un putsch en début d'année. Il semble bien difficile pour ce parti, pourtant libéral, de pouvoir s'exprimer malgré les 30 - 35 % qu'il a réalisé aux élections de 2011.

Quant au Parti communiste et ses 11 % des voix, il est désormais en cours d'interdiction et plusieurs de ses leaders ont été torturés par les milices d'extrême-droite qui soutiennent l'actuel gouvernement. La maison du Président du PC ukrainien, dans la banlieue de Kiev, a d'ailleurs été incendiée au printemps et le siège du KPU, saccagé et occupé par l'extrême-droite.

A vouloir s'opposer à Poutine, on en vient à soutenir des gens infréquentables, comme l'on fait nos gouvernements en Syrie contre Bachar El Assad ou en Libye contre Mouammar Kadhafi.

Et tant pis pour les civils !

Solidaire


DECLARATION de la députée ukrainienne ELENA BONDARENKO

 

Mes amis, voici ma déclaration ! Je demande de la diffuser un maximum. Ceux qui ont la possibilité de la traduire, qu’ils le fassent.
« Moi, Elena Bondarenko, députée du Parti des régions, me trouvant dans l’opposition à l’actuel pouvoir en Ukraine, je veux déclarer que ce pouvoir s’abaisse jusqu’aux menaces directes d’élimination physique des représentants politiques d’opposition en Ukraine, jusqu’à priver de leur droit de parole l’opposition au parlement et en dehors, et même à la complicité de crimes non seulement contre ces représentants politiques mais contre leurs enfants. Des menaces constantes, l’interdiction non formulée de la présence des opposants sur les ondes de la plupart des chaînes ukrainiennes, une persécution déterminée, ce sont là déjà les attributs de la vie courante d’un député en Ukraine. Tous ceux qui appellent à la paix en Ukraine sont immédiatement inscrits par le gouvernement sur la liste des ennemis du peuple, comme ils le furent, par exemple, dans l’Allemagne des années 30-40 du siècle dernier ou au temps de la politique de McCarthy aux USA.
Il y a quelques jours, le ministre des Affaires intérieures de l’Ukraine, Arsen Avakov, qui est un ardent partisan du dénommé « parti de la guerre » en Ukraine, a déclaré la chose suivante : « Quand Elena Bondarenko monte à la tribune faire un discours, la main cherche tout de suite le revolver ».
Je souligne que c’est un homme investi de la fonction de premier policier de l’état qui dit une chose pareille. Il y a exactement une semaine, le porte-parole du parlement ukrainien Alexandre Tourtchinov m’a privée de la même façon de mon droit de parler à la tribune en tant que représentante de la fraction d’opposition du « Parti des régions ». Il m’en a privée simplement parce que j’ai déclaré que « le pouvoir qui envoie l’armée bombarder des civils est criminel ». Après quoi, il a donné avec magnanimité la possibilité aux radicaux du parlement d’appeler à fusiller l’opposition. Rappelant que, à la fin de l’année dernière, quand les extrémistes commençaient à s’armer à Kiev, on avait tiré sur ma voiture et que ce fait avait été enregistré par les organes de police sur ma déclaration, je considère ce genre de menaces avec le plus grand sérieux. J’informe également tous ceux qui ne le savent pas encore que le pouvoir actuel couvre des criminels, qui ont osé lever la main sur le fils d’un autre opposant politique, Vladimir Oleinik. Rouslan Oleinik, qui occupe la fonction de procureur de district, a été roué de coups sur son lieu de travail, à la suite de quoi sa vie et sa santé se sont trouvées menacées. Au lieu d’enquêter sur cette agression contre un procureur dans l’exercice de ses fonctions et sur cette intimidation monstrueuse à l’égard d’un opposant et de sa famille, le pouvoir a licencié ledit procureur. J’entends chaque semaine mes collègues parler des passages à tabac de leurs collaborateurs, des perquisitions dans les entreprises de leurs partisans, des menaces et même des attentats sur leurs vies, leur santé et leurs biens.
L’espace informatif ukrainien est presque complètement épuré de cette information, et les Ukrainiens ordinaires ne devinent même pas que se déroule en Ukraine une lutte criminelle contre l’opposition, que le droit à la libre parole donné par la Constitution est malmené de toutes parts. Ces mêmes rédactions qui, surmontant leur peur, travaillent honnêtement s’exposent aux agressions des groupuscules nationalistes, or les organisateurs et les participants de ces pogroms des rédactions, même identifiés par des vidéos et du matériel photographique, ne sont pas tenus responsables. J’en appelle aux structures internationales qui déclarent leur attachement aux principes démocratiques, pour qu’elles ne se contentent pas de prêter attention à cela mais qu’elles se mettent au travail afin que soient conservés et observés les droits démocratiques et les libertés des citoyens ukrainiens. Les méthodes de la junte de Kiev dans sa lutte pour le pouvoir, et plus exactement dans sa lutte pour l’édification d’une dictature en Ukraine n’ont rien de commun avec la notion de « démocratie ».
L’inactivité de la communauté internationale à l’égard de ces faits criants seront considérés comme de la complicité et de l’approbation silencieuse envers tous les crimes qui se commettent à présent en Ukraine.
Le monde libre perd encore un avant-poste, l’Ukraine. Tous ceux qui se battent, non en paroles, mais dans les faits, pour la démocratie, les droits et la liberté de l’homme peuvent ensemble faire beaucoup. Car nous sommes les seuls à pouvoir arrêter la junte et la guerre fratricide en Ukraine !
Avec tout mon respect. 
La députée populaire d’Ukraine Elena Bondarenko

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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 12:50

A tout ceux qui s'énervent lorsque le gouvernement putshiste de Kiev est décrit comme pourri par l'extrême-droite nostalgique de la collaboration avec le régime hitlérien (leader : Stefan Bandera), voici quelques éléments qui montrent l'évolution "démocratique" que soutiennent nos pays, la France en premier lieu !

Et les mêmes soutiennent une rébellion syrienne qui a enfanté l'Etat Islamique !

Solidaire


Aujourd’hui le parlementaire Nestor Shufrich a été battu par des voyous du Secteur droit.  Les policiers sont restés immobiles, se contentant de regarder la scène.

Regardez par vous-même (vidéo en russe sans sous-titres, mais ce n’est pas nécessaire pour saisir l’ambiance).

 

A Kharkov, un homme a été trouvé empalé sur la grille d’une église, son corps attaché à la grille par du ruban d’électricien. On a trouvé des gants chirurgicaux sur les lieux. D’après les témoins, l’homme a été tué par des militants de Secteur droit, qui le soupçonnaient d’être un sympathisant de la Novorussie.  D’après le rapport officiel de la police, cet homme s’est empalé lui-même, et vraisemblablement, après avoir fait ça, il a trouvé le temps et l’énergie pour s’attacher solidement à la grille avec le ruban.
 
Un homme empalé sur une grille à Kharkov

Un homme empalé sur une grille à Kharkov

Alors que l’Ukraine progresse rapidement dans son choix de civilisation, l’Union européenne maintient ses sanctions à l’égard de  la Russie [1], considérant que l’accord de paix de l’Ukraine n’est pas pleinement efficace.

 

 

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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 17:03

Avec les mesures annoncées par le gouvernement pour réduire les aides versées aux familles, François Hollande confirme l'enfermement politique de sa majorité dans une orientation libérale.

A force d'écouter ceux qui prônent le fatalisme face au rouleau compresseur financier, le Parti socialiste aujourd'hui a abandonné toute volonté de changer le monde, de défendre le monde du travail et le modèle social français.

C'est bien cet abandon du peuple par la gauche institutionnelle et les énormes reculs sociaux que subissent les Français depuis des décennies, quelle que soit la couleur du gouvernement en place, qui amène aujourd'hui les électeurs à perdre tout repère idéologique, à rejeter en même temps "droite" et "gauche" en choisissant majoritairement l'abstention ou, pour certains, le vote d'extrême-droite.

Après les municipales et les européennes, les sénatoriales du 28 septembre dernier ont à nouveau démontrer ce rejet.

Si les dirigeants du PS sont incapables de s'en rendre compte, ou feignent de ne pas le comprendre, c'est aux militants sincères de réagir et d'agir en conscience.

Solidaire


Communiqué du secrétaire national du PCF :

Le président de la République vient de déclarer : « Il n'y a pas de plan d'économie qui soit indolore ». Oui, c'est douloureux pour les classes moyennes et populaires, les femmes, les familles monoparentales, les jeunes couples, à qui le gouvernement impose un plan d'austérité de 21 milliards d'euros sur la protection sociale. Ce choix met en péril la protection sociale à la française, la relance économique, la vitalité et la jeunesse du pays. Le gouvernement suivra-t-il le modèle allemand jusqu'à la chute démographique ? Réduire le congé parental, avec un tel niveau d'inégalités salariales, revient à faire perdre leurs droits aux femmes, sans que cela ne bénéficie au partage des tâches éducatives.

Faire passer la prime de naissance de 923 à 300 euros pour le deuxième enfant, c'est porter un nouveau coup au pouvoir d'achat et influer négativement sur le taux de natalité français. Cette économie, à court terme, de 250 millions d'euros, est une entrave au redressement économique du pays. Les communistes et leurs parlementaires, en lien avec les associations et mouvements mutualistes, prendront toutes les initiatives pour s'opposer à ces orientations et modifier en profondeur le PLFSS.

Prenons l'argent ailleurs que dans les poches des familles ! Des dizaines de milliards d'euros circulent hors de l'économie réelle, hors des comptes publics, hors des salaires et du pouvoir d'achat. Il est possible de mettre à contribution les énormes revenus financiers à hauteur des salaires, cela dégagerait plus de 70 milliards d'euros. Depuis 20 ans, le cumul des exonérations de cotisations sociales patronales s'élève à 300 milliards d'euros. Le Pacte de responsabilité prévoit 30 milliards d'exonérations sur la seule branche famille. Il faut cesser de priver la sécurité sociale de ces contributions des entreprises.

La fraude aux cotisations des entreprises représente entre 20,1 et 24,9 milliards d'euros selon la Cour des Comptes, elle dépasse le montant du trou de la Sécurité sociale. Pourquoi alors ne pas annoncer le renforcement de la lutte contre la fraude patronale en donnant les moyens humains et financiers aux organismes qui en sont chargés ?

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

 

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 09:07

Plus propre que tout le monde, plus blanc que blanc, on allait voir ce qu'on allait voir avec le FN aux manettes !

Ce que l'on voit, c'est un parti qui gère les communes en appliquant son idéologie sectaire et raciste et dont les élus se servent du système, comme ceux qu'ils dénonçaient auparavant.

100 % de cumulards chez les sénateurs FN : un record !

La télé se félicite de l'élection de deux sénateurs FN dimanche dernier.

C'est pourtant l'occasion de rappeler au FN qu'il est officiellement sensé être opposé au cumul des mandats !

Ainsi :

  • David Rachline est maire de Fréjus et conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur, poste qu'il indique vouloir abandonner - (il n'a pas vraiment le choix : la loi le lui impose). Il restera donc maire d'une commune de 50 000 habitants.
  • Quant à Stéphane Ravier, il est maire du 7e secteur de Marseille (150 000 habitants) et également conseiller régional.

Sur le cumul des mandats, l'extrême-droite avait été assez claire. Dans un communiqué, le 9 juillet 2013, les deux députés FN, Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard (qui avaient voté pour l'interdiction du cumul des mandats, début 2014), expliquaient que : « Voter la loi et contrôler l'action du gouvernement sont des tâches solennelles et lourdes qui ne sauraient se contenter d'élus à temps partiel accaparés par ailleurs par un mandat de maire ou la présidence d'un conseil général ou régional. »

Un an après, deux maires de grandes villes sont élus sénateurs FN.

L'excuse, c'est qu'on ne peut pas laisser une grande ville que l'on vient de conquérir car... patati et patata ! Langue de bois politicarde qui cache mal le fait que le FN fait finalement exactement comme ceux du "système" qu'il dit combattre.

Hausse des indemnités

Moins d'un mois après son élection, Joris Hébrard, amire FN du Pontet, a fait voter en conseil municipal une hausse de 44% de son propre salaire. Selon La Provence, l'édile touchera désormais 3.281€ euros brut par mois.

Pour ses adjoints, c'est 9 % de plus ! Moins que lui mais beaucoup plus que les salaires, le RSA ou les allocations familiales !

Faut bien se servir dans la gamelle ! Comme les autres ?

De son côté, Fabien Engelmann, maire d'extrême-droite de Hayange, a bien du mal avec son équipe qui s'est récemment déchirée. Le voilà sous enquête pour des malversations de ses comptes de campagne ! C'est pas encore les sommes de Sarkozy mais c'est un début prometteur !

Vive le social ? Pas vraiment !

Le conseil municipal du Pontet, commune du Vaucluse conquise par le Front national aux élections de mars dernier, a décidé le mercredi 25 juin la suppression de la gratuité totale de la cantine scolaire pour les enfants des familles les plus démunies dans cette ville de 17.000 habitants. Une idée pour faire des économies... sur le dos des plus démunis ! Comme n'importe qu'elle parti de droite, finalement !

Le maire de Fréjus, lui, a décidé de fermer les centres sociaux qui servent pourtant à des milliers de ses administrés. L'excuse : les responsables de ces centres seraient "socialistes". Ce que démentent les personnes concernées.

Il s'agit donc d'une démarche politique, d'une élimination de personnes considérées comme opposées à l'idéologie frontiste. Le FN va t-il se plaindre désormais si l'un de ses proches est écarté dans une municipalité PS ou UMP ? En tout cas, l'ancienne municipalité UMP n'était pas dérangée par la sensibilité politique de ces responsables sociaux !

Chasse aux sorcières

Ce que dénote le cas de Fréjus, c'est qu'il ne fait pas bon être opposé politiquement au FN dans les mairies sous son contrôle ! D'ailleurs, David Rachline rejette les supposés socialistes des centres sociaux de Fréjus car le PS ne serait pas "représentatif" des habitants de Fréjus au regard des résultats électoraux des Européennes !

Conception inquiétante de la vie communale qui voudrait que seuls les grands partis (localement) puissent avoir des cadres dans les associations et structures sociales d'une commune ! Et, de préférence, on l'aura compris, il vaut mieux être proche du FN !

D'ailleurs, les syndicats de salariés ont du mourron à se faire car partout où passe le FN, ce sont eux les premiers à subir des purges : locaux repris, responsables écartés, subventions supprimées,... il ne fait pas bon défendre les salariés en régime d'extrême-droite ! Cela a côuté la vie à un responsable FO d'Orange : c'était en 1996 dans le bureau du maire Jacques Bompard.

On pourrait multiplier les exemples de haine contre toute forme d'opposition, comme à Hénin-Beaumont où la Ligue des Droits de l'Homme a été chassée de son local à peine le FN élu.

On pourrait également parler de l'abandon de la participation de la commune du Pontet au Téléthon, initiative certainement jugée gauchiste, anti-nationale ou pro-immigration ?

Et puis, n'oublions pas Villers-Cotterêts où le nouveau maire (FN) a refusé de commémorer l'abolition de l'esclavage ! Symbolique.

Comment être étonnés de ce premier et court bilan de l'extrême-droite aux manettes de communes ?

Les expériences précédentes de Toulon, Orange ou Vitrolles, avaient fini assez mal.

A moins qu'il ne s'agisse d'une technique de sabotage de l'intérieur ? Le Front National étant pour la suppression des fonctionnaires territoriaux, le sabordage des mairies qu'il contrôle est peut-être une stratégie ?

En tout cas, autant pour le bien-être des habitants que pour la vie démocratique de la commune, l'arrivée aux affaires d'équipes frontistes donne déjà dans le nauséabond.

La gestion FN des communes est le reflet de ce que deviendrait la France si Marine Le Pen prenait le pouvoir : une zone de non-droit pour les droits des salariés et les libertés syndicales, un pays où toute forme d'opposition serait en sursis, où les solidarités seraient en danger.

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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 08:22

Et merci aux 101 grands électeurs qui ont choisi notre liste du Front de Gauche !

La majorité de gauche au Sénat n'aura ainsi duré que trois ans.

Le basculement d'hier soir, même s'il est mesuré, était prévisible. Les mauvais résultats du Parti socialiste et de ses alliés aux Municipales du Printemps a entrainé le basculement de nombreuses communes au profit de la droite, affaiblissant du même coup quelques mairies communistes par la démobilisation de l'électorat de gauche. Or, ce sont les communes qui désignent la grande majorité des "grands électeurs" votant aux Sénatoriales : moins de mairie de gauche, c'est moins de grands électeurs de gauche.

De ce fait, c'est bien le rejet du Parti socialiste et de ses alliés qui a entrainé une réduction du nombre de grands électeurs de gauche. Ajouter à cela une Réforme territoriale et une austérité imposée aux collectivités locales, et vous aurez d'autres raisons qui ont poussé certains maires et grands électeurs, notamment en zone rurale, à voter CONTRE les listes de la majorité socialiste et radicale.

On le voit par exemple dans l'échec de Jean-Michel Baylet, président des Radicaux de Gauche, dans son département. Sur des terres historiquement radicales, où il a été régulièrement élu, son échec est un clair désaveu pour cette force politique qui s'est toujours présentée comme l'expression des élus locaux. Son implication encore récente au gouvernement lui aura coûté cher !

Bon résultat du Front de Gauche dans l'Eure

Dans l'Eure, ce sont donc à nouveau trois sénateurs de droite qui vont siéger au Sénat.

La liste du "centriste" (de droite) Hervé Maurey, soutenue par Bruno Le Maire contre la liste UMP de Ladislas Poniatowski, a obtenu 2 sièges. Celle de l'UMP, 1.

Au final, c'est le sénateur sortant Joël Bourdin qui fait les frais de cette redistribution des cartes à droite.

Pour la liste socialiste, menée par Bruno Questel, le résultat est amer puisque 16 voix de plus aurait suffi pour que le troisième siège n'échoie à cette liste.

Il n'en aura pas fallu plus pour que, évidemment, le Parti socialiste ne rejette cet échec sur les autres listes de gauche, la notre en premier lieu.

Ne se remettant jamais en cause, le PS explique que c'est la désunion qui est la cause de cet échec. Et une désunion qui est de la faute des autres, bien sûr !

Que 101 grands électeurs aient choisi la liste Front de Gauche menée par Gaetan Levitre et Andrée Oger ne leur pose pas de questions alors que seuls 50 grands électeurs communistes et Front de Gauche étaient comptabilisés dans l'Eure ? Que la liste socialiste ne réunisse cette année que 17 % des grands électeurs alors que les candidats socialistes en avaient réuni 42 % en 2008 ne les perturbent pas ?

La perte de grandes villes euroises, Evreux, Vernon, Louviers ou Gisors, expliquent en partie l'affaiblissement de la gauche aux Sénatoriales dans l'Eure. Pour le PS comme pour le PCF et le Front de Gauche d'ailleurs. Mais ces pertes n'expliquent pas tout !

Nous avons dénoncé, durant cette campagne, les choix faits par le gouvernement socialiste de faire payer aux populations, directement ou au travers des collectivités locales, les politiques d'austérité qui lui permettent de grandes largesses à destination des grandes entreprises et de la finance.

Nous avons également dénoncé l'hypocrisie de la droite, qui dénonce aujourd'hui les politiques gouvernementales qu'elle soutenait quand c'était elle, et son président Nicolas Sarkozy, qui les menaient !

Mais, de cela, il n'est pas question dans le communiqué du secrétaire départemental du Parti socialiste ce matin.

Pour notre part, nous n'avons aucune gêne, aucune honte à avoir présenté une liste lors de ces élections.

Malgré les contacts que nous avons eu avec le PS, le constat de désaccord était flagrant entre nous sur les choix essentiels pour nos communes et nos citoyens à l'occasion de ces élections.

L'union, oui, bien sûr ! Mais pour quoi faire ? Etrangler financièrement les communes ? Non ! Briser les services publics locaux par manque de moyens ? Non ! Faire disparaître les départements, maillon essentiel de la présence public et de la démocratie française depuis 1790 ? Non !...

Loin de la tambouille électorale pour faire élire un sénateur qui aurait cautionné ces choix politiques, nous avons fait le choix de l'indépendance, de la clarté.

101 grands électeurs ont compris notre démarche, bien au delà des rangs traditionnels du Parti communiste et du Front de Gauche. Nous les en remercions.

Le PCF et le Front de Gauche ont refusé une union de façade, politicienne, pour ouvrir la voie à une autre union, une union d'idées, de valeurs, pour construire le rassemblement de gauche dont a besoin notre peuple, celui qu'attendent nombre de militants et d'élus locaux déçus par les orientations gouvernementales actuelles.

C'est ce mécontement et cette attente que doit comprendre aujourd'hui le Parti socialiste !

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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 08:31

Paris-Normandie a déjà tranché à la place des grands électeurs pour le scrutin de dimanche !

Cela fait plusieurs numéros que la grand journal régional annonce plus ou moins clairement que les favoris du scrutin de dimanche, ce sont les trois sénateurs sortants et que le seul challenger serait le candidat socialiste, Bruno Questel.

Dans son édition d'aujourd'hui, Paris-Normandie enfonce le clou et ne parle que de ces trois candidats. Obligé légalement à citer toutes listes en présence, Paris-Normandie se fend tout de même d'une colonne pour donner les noms des 7 listes qui se présentent aux 1 800 grands électeurs eurois dimanche 28 septembre.

Ce faisant, Paris-Normandie fait dans la divination ou, pire, s'insert dans le débat politique pour indiquer ses favoris, poussant au "vote utile" d'éventuels grands électeurs tentés par d'autres candidats.

Pourtant, la configuration 2014 des élections sénatoriales est particulièrement ouverte !

Paris-Normandie le reconnait clairement puisque le journal s'inquiète de la dispersion des candidatures à droite, chacun des 3 sénateurs sortants présentant sa propre liste.

D'où la mise en avant du candidat socialiste, soutien de la politique de François Hollande, Bruno Questel, comme "challenger" à ces trois là !

Déjà, la notion de challenger laisse penser que le candidat socialiste a théoriquement moins de chances d'être élu que les deux autres.

Mais, ce qui est fort, c'est que le tableau brossé par Paris-Normandie omet complètement les scores possibles des autres candidats !

3 listes à droite + le FN

Dans un contexte, effectivement, ou la gauche socialiste et communiste a perdu des plumes aux dernières municipales, la droite pourrait se voir renforcée.

Mais, en 2008, aux Sénatoriales précédentes, les candidats socialistes avaient recueilli 43 % des voix et Andrée OGER, candidate communiste, près de 20 % ! Il s'agissait alors d'un scrutin nominal, où chaque grand électeur devait voter 3 fois, pour choisir individuellement les 3 sénateurs du département.

Avec un scrutin de liste, la donne est différente, surtout avec 3 listes à droite ! Celle-ci peut se retrouver dans une situation compliquée, avec un potentiel de 60 % des voix à se partager à 3 !

Et quel score fera la liste FN qui devrait, naturellement, prendre des voix aux listes de droite ?

A gauche, les grands électeurs sanctionneront-ils le candidat du gouvernement Valls ?

Pour la gauche, dans son ensemble, doit-on tabler sur 40 % environ de grands électeurs potentiels ?

Et quelle influence aura la situation nationale, avec la colère des électeurs de gauche et de nombreux militants et cadres socialistes, déçus par l'orientation politique du PS et de son gouvernement ? Que feront les grands électeurs de gauche par rapport à un Bruno Questel, ardent défenseur de la réforme territoriale, de la disparition des petites communes et soutien du gouvernement Valls ?

Quel score fera la liste EELV, présente pour la première fois dans l'Eure ?

Avec 20 % en 2008, dans un scutin certes particlulier, la candidature d'Andrée Oger avait créée la surprise.

Cette année, avec Gaëtan Levitre et Andrée Oger comme moteurs de la liste Front de Gauche, qui peut dire si de nombreux grands électeurs de gauche ne vont pas faire le choix d'une liste, de candidats, clairement et foncièrement orientés à gauche, refusant l'austérité et la politique favorable à la finance, les seuls candidats qui défendent depuis toujours les communes et les départements ?

Si la liste Front de Gauche réédite cette année le résultat de 2008, alors oui ! Les grands électeurs eurois peuvent créer la surprise dimanche 28 septembre et envoyer un message fort au Sénat, pour le maintien des communes et des départements et contre l'étranglement financier des collectivités territoriales !

Le scrutin de dimanche 28 septembre est donc très ouvert.

Les grands électeurs ne sont pas les rédacteurs de Paris-Normandie mais des élus de terrain qui voient, chaque année, grandir leurs difficultés face à des politiques nationales qui restreignent leurs marges financières et augmentent le poids des réglementations.

Pour des élus locaux qui tiennent à leurs communes, à la démocratie locale, et refusent de devoir sacrifier leurs habitants sur l'autel de l'austérité, le seul choix valable, c'est le vote pour les candidats du Front de Gauche, car seuls eux refusent la mort des départements et des communes annoncée par la réforme territoriale en cours et par un étranglement financier de plus en plus important.

Sénatoriales 2014 Affiche web

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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 10:30

Nous en parlions il y a quelques temps, suite aux fuites parues dans la presse, le patronat français propose tout bonnement le retour de notre pays aux règles sociales d'avant les grandes luttes ouvrières du XIXème siècle.

Hormi le travail des enfants, tout y est : la fin du contrat de travail stable, de la rémunération minimum, du repos le dimanche, de la durée hebdomadaire du travail...

Le vieil argument sur la "compétitivité" et la relance de l'emploi (1 million annoncés ! Pourquoi pas 2 ou 10 ?) cache mal une accélération des exigences patronales contre les droits des travailleurs.

Sans durée légale du travail, sans salaire minimum, sans obligation de repos dominical et sans obligation d'embaucher en CDI, les travailleurs se retrouveraient à la merci des employeurs qui pourraient leur imposer leurs conditions de salaire et de temps de travail !

La réglementation du travail actuelle, même écornée par des décennies de sape de la part des gouvernements de droite et socialistes, n'est pas un corset pour les entreprises ! C'est le seul moyen de rééquilibrer les forces entre l'employeur, qui peut choisir qui il embauche, et le salarié, confronté à un chômage de masse et qui n'aurait pas la force de refuser les conditions misérables proposées par un employeur si cette règlementation n'existait pas !

La CGT, dont nous publions ici la déclaration de son secrétaire général, appelle à une mobilisation sociale le 16 octobre.

Nous en serons.

Solidaire


Déclaration de Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT
"La démonstration est faite. Chaque cadeau offert au patronat le pousse à en demander toujours plus.

41 milliards d’euros de cadeaux du pacte de responsabilité, 50 milliards d’économies pour les salariés, affaiblissement du droit des chômeurs, blocage du SMIC, report de la reconnaissance de la pénibilité, ne lui suffisent pas. Il en est même à vouloir supprimer deux jours fériés.

L’entreprise idéale du MEDEF et de la CGPME, c’est la suppression de la durée légale du travail, la fin du CDI, le recul de l’âge de la retraite, des salariés soumis à l’arbitraire patronal avec la fin des garanties pour tous et l’absence de voie de recours, la remise en cause du SMIC…

C’est un véritable recul social pour l’ensemble des salariés.

En passant à l’offensive, cela évite au MEDEF de rendre des comptes à l’entreprise, aux salariés et aux pouvoirs publics.

Le Président du MEDEF peine toujours à nous présenter les résultats sur les millions d’emplois créés en contre partie des 220 milliards d’aides annuelles aux entreprises.

A la veille de l’ouverture des négociations concernant le dialogue social, le patronat mène une charge lourde contre la hiérarchie des normes au travers de la remise en cause des 35 heures.

Dire que la négociation d’entreprise primerait sur la loi, c’est remettre en cause le principe des garanties sociales pour tous les salariés. Privilégier les accords d’entreprise par rapport à la loi, c’est le pot de fer contre le pot de terre. C’est la porte ouverte à la déréglementation sociale et au dumping social.

Les préconisations moyenâgeuses du MEDEF, c’est une aggravation assurée du mal travail et du manque d’efficacité des entreprises.

Inverser cette spirale demande aux salariés de réagir collectivement. Ils auront l’occasion de le faire avec la CGT le 16 octobre prochain pour défendre leur protection sociale."      
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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 14:30

Manquait plus que lui !

La France va vraiment mal.

L'impopularité historique du Président de la République et de son gouvernement rendent désormais plausibles la candidature de Nicolas Sarkozy en 2017 au titre d'une droite une nouvelle fois recomposée.

Ce sera une première : jamais un Président battu ne s'était jusque là représenté aux suffrages des Français !

Autre nouveauté : jamais un Président sortant n'a eu autant de casseroles judiciaires aux fesses !

Que la droite puisse envisager de présenter comme candidat unique aux Présidentielles 2017 un Président rejeté par les Français à l'issue de son mandat et qui est menacé par la justice, cela en dit long sur le niveau politique de notre pays !

D'ailleurs, il n'aura pas fallu longtemps pour que Nicolas Sarkozy retrouve le chemin des caniveaux en affirmant sa "honte" devant l'attitude de la France face à l'Allemagne sur les questions budgétaires. Comme si le débat politique ne pouvait s'élever au delà de l'insulte, par exemple par une analyse et des propositions qu'aurait pu faire Sarkozy s'il avait été aux manettes de la France ?

Ceci étant, Sarkozy, l'homme qui a endetté la France de 600 milliards d'euros pour sauver ses copains du secteur bancaire, est mal placé pour proposer des solutions sur ce sujet !

De fait, la droite surfe sur le rejet du gouvernement social-libéral par les Français et l'espoir de voir Marine Le Pen passer devant le candidat socialiste en 2017. A ce jeu sulfureux où la droite espère l'arrivée du diable, Nicolas Sarkozy espère sortir vainqueur.

Dangereux.

Dangereux pour la démocratie car l'expérience de 2002, et le duel présidentiel de Jacques Chirac contre Jean-Marie Le Pen, ne s'est pas déroulée dans le même contexte que celui dans lequel se déroulera le scrutin de 2017 ! Nicolas Sarkozy a été battu par François Hollande entre sa présidence et cette nouvelle candidature, ce qui n'était pas le cas de Jacques Chirac, et ce dernier n'avait pas encore trop d'enquêtes sur le dos en 2002 ! Ensuite, Marine Le Pen a réussi à faire avaler à bon nombre de Français qu'elle n'était pas la tenante d'une idéologie d'extrême-droite.

Plus politiquement parlant, que propose Sarkozy au peuple de France si ce n'est la même politique qu'il a menée entre 2007 et 2012 et qui a conduit à son rejet par les Français ?

Entre une social-démocratie qui s'est vendue au libéralisme et à abandonner tout objectif de changement de société, et une droite qui fait appel au candidat perdant de 2012, bling-bling et réactionnaire, l'alternative est ailleurs.

Cette alternative, bien entendu, ne peut être à l'extrême-droite, chez une Marine Le Pen qui présente le visage faussement souriant d'un mouvement qui continue de porter son idéologie de haine et d'exclusion.

Non. L'alternative est ailleurs, dans la gauche des valeurs et des combats sociaux, celle qui n'a pas renié la classe ouvrière et les milieux populaires.

La France, forte de son potentiel humain et productrice d'immenses richesses qui partent dans les poches de quelques milliers de capitalistes, cette France peut redevenir un pays solidaire, partageur, fier, où l'emploi ne manque pas.

Cette France, c'est celle de 36, celle de la Libération, celle de mai 68, c'est la France populaire et solidaire, celle des travailleurs en lutte, du syndicalisme conquérant et d'un Parti communiste soutenu par les milieux populaires.

Pour éviter le duel sinistre qu'on nous prépare en 2017 entre un Nicolas Sarkozy revanchard et le sourire carnassier de l'hégérie de l'extrême-droite, une gauche combative, anticapitaliste et solidaire, forte est plus que nécessaire.

Cela passera notamment par le renforcement de ses bases électorales, aux Sénatoriales de dimanche prochain, où concoure André Oger avec le Front de Gauche, ou bien aux Départementales de mars 2015 et aux Régionales de novembre 2015.

Cela passera aussi par un renforcement militants pour développer, plus nombreux, le travail d'explication et de conviction nécessaire pour ouvrir les esprits à l'espoir d'une alternative politique au capitalisme de crise et de régression que nous proposent tous les autres partis.

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 13:42

François Hollande, toujours chef de l'Etat, a tenu hier soir une grande conférence de presse. Droit dans ses bottes.

Alors que sa cote de popularité atteind des abîmes historiques et que les effectifs du Parti dit "socialiste" fondent comme neige au soleil (lire : http://www.europe1.fr/politique/le-ps-frappe-par-l-hemorragie-2234893), le Président François Hollande s'est astreint hier soir à un exercice de communication devant la presse. Un exercice durant lequel il n'a rien annoncé mais simplement confirmé qu'il ne changerait pas une ligne de son programme libéral, malgré l'hostilité des Français, d'une partie de ses députés et malgré un programme électoral sur lequel il a été élu qui se situe aux antipodes de ses actes actuels.

Droit dans ses bottes et sourd aux attentes populaires, le gouvernement de Manuel Valls validé par François Hollande mènera donc, dans les mois à venir, une politique libérale de cadeaux aux entreprises, de blocage des revenus des travailleurs, actifs ou retraités, de réduction de l'action publique et d'intervention militaire à l'étranger, derrière les Etats-Unis.

Sans attendre 2017, il est temps que les Français, leurs élus locaux, fassent comprendre au pouvoir actuel qu'ils n'ont pas souhaité le départ de Nicolas Sarkozy pour avoir à sa place quelqu'un qui mène une politique si semblable.

Saisissons les occasions à venir pour exprimer notre souhait d'une politique réellement de gauche, aux sénatoriales du dimache 28 septembre pour les grands électeurs, et dans les initiatives syndicales de l'automne, en attendant les élections départementales de mars prochain, pour les salariés, artisans et commerçants.

Solidaire


Communiqué du PCF :

 

Le chef de l'Etat s'est livré deux heures durant à un exercice médiatique sans ouvrir aucune perspective positive pour les Français, sans jamais répondre aux urgences du pays. La seule véritable annonce est l'entrée dans une nouvelle guerre de notre pays. Sans concertation du parlement. Avec l'envoi de forces aériennes en Irak dans le cadre d'une coalition occidentale dirigée par les USA.

Cette décision est une grave erreur qui ne réglera en rien la situation et aggravera la déstabilisation de la région. Pour "éradiquer" l'Etat islamique, il est indispensable de démanteler les filières, y compris d'Etats participant à cette coalition qui fournissent armes, argent et hommes.

Au plan national, le Président confirme le cap austéritaire tracé mardi par le premier ministre. Seule exception à la rigueur budgétaire, la guerre, sans que jamais d'ailleurs le Président n'en mentionne le coût. Pour le reste, aucune solution n'a été apportée aux millions de Français qui se sentent aujourd'hui trahis par les choix gouvernementaux. Le Président est même allé jusqu'à reporter à l'après 2017 les éventuels résultats de sa politique.

Le président s'enfonce inexorablement dans l'échec. Pour éviter tout réel débat sur sa politique, il caricature les alternatives. Le PCF va s'atteler à renforcer ses efforts de rassemblement sur des solutions alternatives à gauche comme il s'y emploie depuis plusieurs semaines maintenant.      

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