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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 18:19
C’est de la sémantique ! Attendez-vous au coup de massue en avril !
Quant au coût de la vie, Fillon ne jure que par la "concurrence" : fumisterie ! Celle-ci n'est-elle pas censée exister  dans la grande distribution ? On voit la "réalité" de cette concurrence dans d'autres secteurs comme avec les téléphones portables (et les ententes entre opérateurs) ou l'industrie des produits ménagers (9 entreprises prises en flagrant délit d'entente il  y a même pas dix jours !). Où est la concurrence ? Qui en profite ? Certainement pas les simples salariés !............... Solidaire

Pas de plan de rigueur, mais des réformes accélérées, dit Fillon

PARIS (Reuters) - François Fillon a de nouveau assuré que le gouvernement ne préparait pas de plan de rigueur pour l’après-municipales et qu’il allait "accélérer" les réformes au lendemain du 16 mars afin de parvenir à une croissance très proche de 2% en 2008.

"Il n’y aura pas de plan rigueur. Il y a un budget 2008 qui a été voté par le Parlement, il sera mis en oeuvre", a affirmé le Premier ministre sur Europe 1.

"Naturellement, en fonction de la croissance et en fonction des rentrées fiscales, comme tout gouvernement, on fait des ajustements sur les dépenses. Ça n’a rien à voir avec un plan de rigueur", a-t-il ajouté, stigmatisant les augures alarmistes de la gauche, notamment ceux de Laurent Fabius.

"Tout ça est faux. Ce n’est pas digne d’un homme d’Etat que de mentir avec cette constance-là", a-t-il dit à propos de l’ancien Premier ministre socialiste.

François Fillon a affirmé que les résultats des élections municipales, qui s’annoncent périlleuses pour la droite, n’auraient aucune répercussion sur la politique de réformes du gouvernement.

"Il n’y aura aucune pause pour une raison simple, c’est que la France n’a pas le choix, n’a pas le droit de faire une pause, (...) et d’une certaine manière, j’ai envie de dire, après les élections municipales on va plutôt accélérer", a-t-il déclaré citant notamment la mise en oeuvre de la loi pour la modernisation de l’économie.

"TRES PRES DE 2%"

"On nous donne en ce moment entre 1,5 et 1,7 de croissance. On est en train de faire les réformes qui vont nous permettre d’aller chercher les dixièmes de point supplémentaires", a-t-il réaffirmé, maintenant une prévision de croissance proche de 2% alors que la Commission européenne prévoit 1,7% en 2008.

"Je maintiens qu’on sera très près de 2% de croissance en 2008", a-t-il dit.

Le chef du gouvernement a imputé l’inflation actuelle et ses conséquences sur le pouvoir d’achat des Français au prix élevé des matières premières et au déséquilibre entre l’euro et le dollar.

"Il y a aujourd’hui une augmentation forte des prix parce qu’il y a une pression sur les matières premières et parce qu’il y a des variations de cours de monnaies qui sont complètement désordonnées", a-t-il dit.

"Il y a un problème de rapport entre le dollar et l’euro", a-t-il relevé, soulignant que la capacité de production agricole de l’Europe était également un problème.

Excluant un contrôle des prix - "ça n’a jamais donné de bons résultats" -, François Fillon a jugé que "le plus efficace, c’est d’accroître la concurrence".

La loi de modernisation de l’économie, a-t-il rappelé, prévoit notamment des mesures sur la négociabilité des prix entre les industriels et les distributeurs, ainsi que des mesures pour accroître la concurrence entre les enseignes de distribution.

Sophie Louet

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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 14:12
Article paru sur "backshish info" sur l'art consommé de Napoléon Sarkozy d'imposer des conclusions douteuses à de vraies questions :

Les questions des hommes politiques sont rarement de vraies questions qui appellent une réponse par oui ou par non, ou par un élément d’information. Il faut dire que les situations de communication que sont le discours et l’interview, leurs exercices favoris, ne s’y prêtent guère : lors des discours, la salle n’a pas le loisir de répondre à l’orateur, elle se contente d’applaudir, et dans les interviews, ce sont normalement les journalistes qui interrogent.

Mais Nicolas Sarkozy aime bien inverser les rôles : c’est lui qui pose les questions. Des questions, dites rhétoriques, c’est-à-dire qui n’appellent pas de réponse, ou plutôt qui entraînent l’assentiment obligatoire de l’interlocuteur, surtout lorsque ces questions sont posées après une mise en contexte émotionnelle et dramatique.

Lorsqu’il dit par exemple : « J’ai vu des tas d’ouvriers qui après 36 ans d’ancienneté gagnaient 1 200 euros, qu’est-ce qu’on fait avec 1 200 euros par mois ? » (À vous de juger, 26 avril 2007), il est difficile de ne pas être d’accord avec lui. Lorsqu’il parle de la jeune enseignante poignardée par un de ses élèves à Étampes, et demande : « Vous croyez vraiment que c’est à l’école de garder un individu qui avait un casier judiciaire à 19 ans en troisième ? » (À vous de juger, 8 mars 2007), il nous faut sans doute nous interroger avec lui. Obtenir l’acquiescement de l’interlocuteur sur les prémisses (qui ne posent pas problème) est une astuce vieille comme le monde pour le mettre en bonne disposition pour accepter les conclusions (qui, elles, méritent discussion).

Si l’on y réfléchit bien, la question ne devrait pas porter sur le diagnostic, mais sur les remèdes… Les questions devraient sans doute être :

« Sachant qu’il est difficile de vivre avec 1 200 euros par mois, la bonne solution est-elle de travailler plus pour gagner plus ? »

« Sachant qu’il n’est pas raisonnable de garder des délinquants à l’école, la solution est-elle dans les peines planchers pour les mineurs ? »

Le lecteur, quelles que soient ses opinions, admettra sans doute que les questions reformulées ainsi n’entraînent plus une réponse aussi automatique…

Le renversement des rôles

Nicolas Sarkozy renverse les rôles. C’est lui qui pose les questions…

Dans À vous de juger sur France 2, le 8 mars 2007, par exemple, Arlette Chabot lui demande s’il y aura des franchises sur l’assurance maladie. Sa réponse est une question, comme souvent, dont l’aplomb pourrait laisser penser qu’il n’y a qu’une réponse, celle qu’il induit :

Nicolas Sarkozy — « D’abord, Arlette Chabot, pouvez-vous me dire, y a-t-il une seule assurance qui existe sans une franchise ? Une seule ? »

Arlette Chabot — « Je ne crois pas… »

On voit l’embarras de la journaliste. Elle ne connaît probablement pas la réponse (ce qui est pardonnable), et elle se laisse piéger dans l’acquiescement d’une contrevérité manifeste, puisqu’il existe bel et bien des assurances sans franchise (qui sont évidemment plus chères). Elle aurait pu répondre : « Je ne sais pas ».

Elle aurait pu aussi faire remarquer qu’elle parlait d’assurance sociale, solidaire, et que Nicolas Sarkozy opérait un glissement sémantique notable puisqu’il parlait d’assurance commerciale qui s’applique d’ordinaire aux véhicules et aux habitations. Elle ne l’a pas fait non plus. Il ne s’agit pas de mettre en cause Arlette Chabot, dont le métier et l’expérience sont difficiles à nier. Mais justement, si Nicolas Sarkozy, par son pouvoir de séduction, son aplomb et sa machine rhétorique arrive à piéger les plus grandes stars du journalisme, qu’en est-il avec des journalistes moins expérimentés, comme il doit s’en trouver chaque jour dans la presse et les médias qui l’interrogent ?

Tous les politiques pratiquent cet artifice, mais Nicolas Sarkozy y excelle. On voit sur la figure 18 qu’il est celui des quatre grands candidats qui a le plus utilisé les questions dans ses discours de campagne : 20 % de plus que Ségolène Royal et Jean-Marie Le Pen, pas loin du double de François Bayrou.

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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 17:04
Le patron de l’organisation patronale Denis Gautier-Sauvagnac a acheté en octobre dernier, au nom de l’UIMM, un bel immeuble pour plus de 10 millions d’euros … sans que tous les membres du bureau soient au courant. Ils ne l’ont appris que ces derniers jours. Vive la transparence à l’UIMM !

Ça se passe comme ça à l’UIMM. La semaine dernière, alors que les révélations sur les gentillesses accordées à son ancien président, Denis Gautier-Sauvagnac (1,5 million d’euros pour indemnité de départ en retraite et la promesse de la prise en charge d’une éventuelle condamnation) secouent la puissante fédération des industries métallurgiques, les membres du bureau de l’organisation en examinent les comptes. Et là, surprise d’un bon nombre de patrons présents : une ligne des documents budgétaires étudiés mentionne l’achat d’un immeuble par la fédération, pour plus de 10 millions d’euros.

Certains écarquillent les yeux, selon le récit d’un membre du bureau à Bakchich. Dans la plus grande discrétion, Denis Gautier-Sauvagnac, alors encore président de l’organisation, avait en octobre dernier acheté une partie d’un immeuble contigu au siège de l’UIMM, avenue de Wagram à Paris. Ce bien immobilier, dont l’adresse se trouve boulevard de Courcelles, donne sur la cour intérieur du siège. Il a été prévu d’y rassembler divers sites de la fédération aujourd’hui éparpillés dans la capitale.

Plus de 10 millions sont engagés dans cet achat sans que l’organe décisionnel soit consulté

Deux hics dans l’histoire. Tout d’abord, plusieurs membres du bureau, structure qui reste quand même l’organe de décision suprême, rassemblant 17 patrons ou chefs de composantes de la fédération, n’ont pas été informés de la dépense, alors qu’il ne s’agit pas vraiment de l’achat d’une studette. Ensuite, l’acquisition a été signée par « DGS » alors qu’a déjà éclaté le scandale des 20 millions d’euros distribués en liquide par sa grâce à de mystérieux bénéficiaires et qu’une enquête préliminaire a été ouverte par le procureur de la République de Paris, quelques jours avant. Bref, Gautier-Sauvagnac se sait sous surveillance. Mais le président délégué général de l’UIMM fait comme si de rien n’était. Plus de 10 millions sont engagés dans cet achat sans que l’organe décisionnel soit consulté. « Le bureau avait mandaté Gautier-Sauvagnac pour cette opération, assure un proche de l’UIMM. Le projet avait été engagé depuis pas mal de temps ». Pourtant, comme le confie à Bakchich un membre du bureau : « Je n’étais pas au courant et trouve tout cela fort de café ».

Mais cela se passe comme ça à l’UIMM. La fédération des industries métallurgiques, la puissante UIMM, tangue comme un bateau ivre. Frédéric Saint Geours, son nouveau président depuis décembre dernier, fait face à la tempête de révélations sur les gentillesses accordées à DGS, mis en examen en janvier. Convoqué par Laurence Parisot ce lundi, Saint Geours a décidé à la place de réunir ses troupes… et le fait savoir. Ses proches s’interrogent sur le jeu de la patronne du Medef. Ils murmurent que, en tant que « fille d’un ancien patron d’une fédération composante de l’UIMM », selon eux, elle se réveille un peu tard pour stigmatiser les pratiques de l’organisation. Pas faux… Mais signe du bras de fer qui perdure, Parisot a demandé que les membres de l’UIMM qui exercent des mandats dans des organisations paritaires au nom du Medef démissionnent.

http://www.bakchich.info/article2860.html
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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 12:16

De 31% à 45% d’augmentation pour les spaghettis, 17% à 40% pour les yaourts, 10% à 44% pour le jambon.

Le premier ministre François Fillon a annoncé lundi 25 février une "opération coup de poing" avec pour objectif "de voir où sont les abus". Pour l’opposition, le gouvernement brasse du vent.

L’Institut national de la consommation (INC) a publié une enquête dans son mensuel 60 Millions de consommateurs sur la flambée des prix de l’alimentation. De 31% à 45% d’augmentation pour les spaghettis, 17% à 40% pour les yaourts, 10% à 44% pour le jambon. Des hausses atteignant parfois près de 50%.

Michel Edouard Leclerc, le patron de l’enseigne Leclerc, annonçait lundi que ces prix allaient encore augmenter de 4% d’ici avril. Il a reporté la responsabilité aux entreprises agroalimentaires du CAC 40 qui pratiquent des hausses de prix. Une étude de l’ILEC avait montré que de 1996 à 2006 les marges des distributeurs étaient passés de 26% à 36% sur les produits de grandes marques.

Dans un chahut général où chacun se renvoie la responsabilité, François Fillon, premier ministre, a annoncé lundi une "opération coup de poing" avec pour objectif "de voir où sont les abus" qui ont conduit à cette augmentation. Il donne la preuve sans l’avouer de l’échec de la loi Galland.

Engagée en décembre, la loi qui intervient dans les relations entre distributeurs et industriels, avait pour but de d’assouplir le seuil de revente à perte et donner la possibilité de baisser les prix plus facilement. Jean-François Copé, président du groupe UMP l’Assemblée nationale, a insisté sur le fait que « le gouvernement doit se mobiliser dare-dare pour mettre en place un dispositif de transparence ». Alors qu’un sondage BVA annonçait la semaine dernière que 58% des français estiment la politique économique mauvaise, le gouvernement peine à masquer son impuissance en matière de pouvoir d’achat.

Pour l’opposition, le gouvernement brasse du vent. François Hollande a appelé les français, face à un président qui « n’a pas tenu ses promesses sur le pouvoir d’achat », à « envoyer un coup de semonce » à l’occasion des élections municipales et cantonales".

Pour le Parti Communiste, « plutôt que de faire du cinéma, le gouvernement pourrait apporter des réponses immédiates et utiles pour le pouvoir d’achat des français, comme par exemple, une baisse immédiate de la TVA sur les produits de première nécessité ». Il rappelle également que « La première cause de la crise du pouvoir d’achat, c’est la faiblesse des salaires ». « Le gouvernement ferait mieux de mettre autant d’énergie à augmenter les salaires plutôt que de faire semblant de s’attaquer à la vie chère ».

C’est bien ce que revendique de plus en plus les salariés dans les entreprises et la fonction publique : augmenter les salaires. On le voit aujourd’hui avec les caissières de la grande distribution, avec les salariés de la RTM (Régie des transports de Marseille), à Air France, à EADS, à la société S3V qui gère le domaine skiable de Courchevel, etc… la liste augmente de jour en jour.

Mais la question des salaires, le gouvernement refuse d’y répondre. Suite aux augmentations de salaires de 5,2% arrachées la semaine dernière par les sidérurgistes allemands, la Banque Centrale Européenne (BCE) a vite rappelé à l’ordre : « la BCE ne tolérera pas de spirale inflation–salaires » dans les quinze pays de la zone euro.

Pour Nicolas Bouzou, économiste au cabinet d’études économiques Asterès, cela n’a aucun sens. Aujourd’hui, les salaires reposent sur un partage des revenus de la productivité alors que les prix du pétrole et de l’alimentation dépendent de la guerre des cours internationaux sur le marché mondial. La hausse des salaires n’est aucunement inflationniste, ce qui la bloque aujourd’hui c’est l’accaparement des revenus financiers par les actionnaires.

Benoît Pradier pour Humanite.fr

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2 mars 2008 7 02 /03 /mars /2008 20:12

Le versement par l’UIMM d’une prime de départ de 1,5 million à son ex-président, Denis Gautier-Sauvagnac, a créé une belle zizanie au sein du Medef.

"Prime à l’omerta", "il y a quelque chose de pourri au royaume du Medef". Sommée de s’expliquer par l’opposition de gauche, Laurence Parisot a cherché samedi sur France 2 à dégager toute responsabilité du Medef en tenant un discours de fermeté, allant jusqu’à demander la démission de tous les représentants UIMM des délégations patronales. Denis Gautier-Sauvagnac a appelé, lui, Laurence Parisot à "garder son sang-froid" !…

L’ancien président de l’UIMM Denis Gautier-Sauvagnac a appelé dimanche la présidente du Medef Laurence Parisot à "garder son sang-froid" et s’est étonné de sa "véhémence" sur l’affaire de ses indemnités de départ, a déclaré son avocat .

"Denis Gautier-Sauvagnac s’étonne de la teneur et de la véhémence des déclarations de la présidente du Medef", a indiqué Me Jean-Yves Le Borgne dans une déclaration lue à l’AFP.

"L’injure n’apporte rien au débat, il vaut mieux garder son sang-froid plutôt que de s’évertuer à envenimer une situation dont la justice est saisie", a ajouté l’avocat, s’exprimant au nom du délégué général de l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM).

La présidente du Medef a affirmé dans un entretien au JDD avoir demandé "solennellement à tous les membres de l’UIMM qui exercent des mandats nationaux dans des institutions au nom du Medef de remettre immédiatement leur mandat à la disposition du Medef". Sont concernées notamment "l’assurance-chômage et l’Agirc", la caisse de retraite complémentaire des cadres. "Pour la première, Michel de Virville m’a spontanément proposé sa démission, et je salue son geste", ajoute-t-elle.

"Trop, c’est trop. Je ne décolère pas", a encore lancé Mme Parisot sur France 2. "Ca abîme l’image des entreprises, du Medef, mon image", a-t-elle insisté, en dénonçant un comportement "méprisant et méprisable".

Denis Gautier-Sauvagnac "s’interroge sur les réelles motivations d’une véhémence qui ne sert pas la cause de l’entreprise mais jette la confusion dans les esprits et tend à diviser au lieu de rassembler", a affirmé Me Le Borgne, rappelant que son client "a toujours agi avec probité depuis 15 ans à l’UIMM comme au Medef".

Le patronat de la métallurgie a confirmé jeudi que DGS avait négocié une indemnité de départ de 1,5 million d’euros ainsi que la prise en charge par l’organisation patronale des conséquences fiscales de l’affaire des retraits de fonds suspects des caisses de l’UIMM dans laquelle il est mis en examen.

Pour l’avocat de Denis Gautier-Sauvagnac, "ses conditions de départ ont été fixées selon une procédure régulière et juridiquement incontestable". Les négociations sur ces indemnités ont été conduites par Michel de Virville, membre du bureau de l’UIMM, qui a "spontanément" démissionné samedi de la présidence de l’Unedic, selon Mme Parisot.

Quelque 19 millions d’euros en espèces ont été retirées entre 2000 et 2007 des caisses de l’UIMM sous l’autorité de DGS. Les enquêteurs soupçonnent que l’essentiel de ces sommes a pu servir au financement occulte de syndicats.

M. Gautier Sauvagnac a, "en dépit de la confiance que l’UIMM lui a manifesté à plusieurs reprises", "admis de quitter ses fonctions pour aider à tourner la page, assumant ainsi la tradition centenaire et non le poids d’une faute personnelle", a encore rappelé son avocat.

L’UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie) a confirmé jeudi que son ancien président, Denis Gautier-Sauvagnac, avait négocié une indemnité de départ de 1,5 million d’euros, ainsi que la prise en charge par l’organisation patronale des conséquences fiscales de l’affaire des retraits de fonds suspects des caisses du patronat de la métallurgie. Ces négociations ont été conduites par Michel de Virville, membre du bureau de l’UIMM. Secrétaire général de Renault, il avait été désigné en janvier par le Medef pour prendre la présidence de l’Unedic. Laurence Parisot l’avait aussi nommé à la tête de la commission des relations du travail du Medef.

Le président de l’Agirc est Dominique de Calan, directeur général adjoint de l’UIMM, placé mi-février en garde à vue dans l’affaire des retraits suspects de l’organisation patronale. Selon une source proche du dossier, il pourrait avoir conclu des accords similaires à ceux de M. Gautier-Sauvagnac.

L’annonce de la transaction financière avait provoqué vendredi de vives réactions, le PS demandant notamment l’"annulation" de l’accord et le Premier ministre, François Fillon, estimant que la question se poserait en cas de sanction.

Face à un accord qualifié d’"omerta" par l’eurodéputé PS Benoît Hamon, à une CGT "indignée" du possible maintien jusqu’à l’année prochaine parmi les représentants du Medef de M. Gautier-Sauvagnac, ou à un Parti communiste dénonçant "quelque chose de pourri dans le royaume du Medef", Laurence Parisot ne pouvait rester silencieuse plus longtemps. Interrogée pour savoir si M. Gautier-Sauvagnac devait renoncer à son indemnité, Mme Parisot a simplement indiqué : "je pense que ces contrats sont discutables juridiquement".

Elle demandera des "éclaircissements" au nouveau président de l’UIMM, Frédéric Saint-Geours, qu’elle "rencontre lundi matin".

Cet automne, après la révélation du dossier des retraits suspects des caisses de l’UIMM, pour lequel M. Gautier-Sauvagnac a été mis en examen, notamment pour "abus de confiance", Laurence Parisot, tentant déjà de reprendre la main, avait dit vouloir s’engager dans la transparence financière.

Prenant très clairement ses distances avec l’UIMM, "adhérent mais pas filiale" du Medef, elle a appelé au "rassemblement tous les patrons qui exigent transparence et éthique, tous ceux qui sont prêts à se dresser contre les démonstrations d’opacité que certains nous infligent, et contre leur sentiment abusif d’impunité".

"L'Humanité" du samedi 1er mars 2008

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2 mars 2008 7 02 /03 /mars /2008 11:46

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1 mars 2008 6 01 /03 /mars /2008 10:56
Presque empereur, d’ailleurs...
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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 16:07
« Sur les 188 900 emplois créés en 2006, déjà considérée comme une année dynamique, 116 000 (c’est-à-dire près de 60 % du total) l’ont été dans les services à la personne : l’aide à domicile, les employés de maison, la garde d’enfants, etc. Les emplois créés dans ces services l’ont été sur la base d’une durée du travail incroyablement faible. »

Par Florence Jany-Catrice [1], Le Monde, 25 février 2008

Mme Lagarde exulte : la France n’aurait jamais créé autant d’emplois depuis 2000 ; près de 300 000 en 2007 (Le Monde du 16 février). Nous avons peu d’informations sur les sources de telles statistiques, car les enquêtes correspondantes ne sont pas disponibles pour l’année 2007.

Et nous souhaiterions nous réjouir avec la ministre de l’économie, si nous n’avions des données fiables - et inquiétantes - sur le type d’emplois qui, derrière ce chiffre mirifique, se profilent. Ces inquiétudes reposent sur des faits convergents et s’appuient sur les données de 2006, année la plus récente sur laquelle les statistiques publiques sont stabilisées.

Fait numéro un : sur les 188 900 emplois créés en 2006, déjà considérée comme une année dynamique, 116 000 (c’est-à-dire près de 60 % du total) l’ont été dans les services à la personne (l’aide à domicile, les employés de maison, la garde d’enfants, etc.). Un beau résultat ? Pas vraiment.

Fait numéro deux : les emplois créés dans ces services l’ont été sur la base d’une durée du travail incroyablement faible. Selon les données de sources administratives (dites des organismes agréés des services à la personne ou OASP, Dares) et de l’emploi de gré à gré (Ircem), on obtient une moyenne horaire annuelle travaillée de 450 heures par salarié pour l’ensemble du secteur, et de 420 heures pour les seuls emplois créés en 2006. En "équivalent temps plein", cela ne fait que 32 000 emplois ajoutés... Mais surtout 450 heures annuelles, cela correspond à un emploi à moins d’un tiers-temps, soit 11 à 12 heures par semaine.

Et comme ces activités sont rémunérées aux alentours du smic, les salaires moyens distribués sont de l’ordre de 300 euros par mois... La montée en régime du plan Borloo, dont l’un des objectifs affichés est la création de tels emplois, peut faire envisager qu’en 2007 les services à la personne auront ajouté 175 000 à 180 000 emplois, mais sur la base de durées du travail aussi faibles...

Un argument fréquent, opposé à cette triple critique, repose sur l’idée que ce type d’emploi est "toujours mieux que rien", et que les salariés pourraient accroître leur temps de travail en multipliant, par exemple, le nombre de leurs employeurs. A l’aune de nos recherches, cet argument n’est pas recevable. D’abord, parce que cela fait plus de dix ans que cette rhétorique accompagne la création des emplois de "gré à gré" (appelés à l’époque les emplois familiaux, puis les emplois de proximité), sans signe clair d’amélioration en termes de durée du travail. Ensuite, parce que les statistiques sont têtues : elles indiquent clairement que, dans l’aide à domicile, les salariés à temps partiel ayant plusieurs employeurs pâtissent d’un temps de travail hebdomadaire plus réduit que les salariés n’en ayant qu’un...

Nos gouvernants actuels ont critiqué avec vigueur le "scandale" de la mise en place des 35 heures. Aujourd’hui, nous pouvons interroger le sens donné à la croissance de l’emploi. Celle-ci repose, pour une grande part, sur la création de tiers-temps, autour de 11 ou 12 heures hebdomadaires en moyenne. A force de multiplier les petits boulots ("des miettes d’emploi", dirait la sociologue Margaret Maruani), la France sera peut-être bientôt championne du monde de ces créations.

Mais peut-on encore parler d’"emplois" ?... Et faut-il s’enorgueillir d’une telle expansion ?


Publication originale Le Monde
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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 12:01

"casse toi alors pauv’con..." :

en ce moment, c’est ce que je pense à chaque fois que je vois mon directeur...

Et pourtant, il y a peu ce même TSarkozy déclarait à la police (29 novembre 2007) :

"Pas de familiarité, de la tenue, respectez les gens. (…) vous portez un uniforme, vous êtes les représentants de l’Etat, vous devez avoir une éthique, vous devez être exemplaires. Et c’est très important, (...) pas de tutoiement, du respect. Respectez les autres et vous serez respectés. Je sais bien qu’on vous insulte, mais on ne combat pas les voyous avec les méthodes de voyous"

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28 février 2008 4 28 /02 /février /2008 13:52

Die Linke continue à bouleverser la donne politique en Allemagne. Il entre au parlement de la ville-Etat Hambourg puisqu’il vient d’obtenir 6,5 % des voix aux élections régionales du 24 février 2008. « Nous maintiendrons les communistes et la gauche extrême hors du gouvernement de Hambourg", a affirmé von Beust, maire CDU sortant, à la télévision . Le SPD reproche, de son côté, à Die Linke son passé et sous-entend même des liens avec la Fraction Armée Rouge ! Quant aux Verts, ils excluent toute alliance avec lui et envisagent même de s’unir à la CDU pour former un nouveau gouvernement !

Cette entrée de Die Linke au parlement de Hambourg alors que l’Allemagne connaît des scandales financiers d’une ampleur considérable, constitue en elle-même une victoire autant politique que morale. Car au moment où l’on exige de la population des sacrifices de plus en plus lourds pour « sauver » la sécurité sociale et on impose aux ouvriers et aux employés la « modération salariale »(1), la bourgeoisie, elle, se permet de se servir abondamment dans les caisses de l’Etat.

Elle se permet également, pour échapper au fisc, de « cacher son magot » (près de 4 milliards d’euros) en Suisse, au Liechtenstein (la banque Liechtenstein Global Trust (LGT) mise en cause est propriété de la famille princière) ou ailleurs. La CDU et le SPD, qui se succèdent au pouvoir depuis la deuxième guerre mondiale en Allemagne, ne sont évidemment pas étrangers à cette situation. Les relations ou plutôt les liaisons entre le pouvoir politique et le pouvoir économique sont souvent incestueuses.

L’ex-président du SPD, Schröder, n’est-il pas aujourd’hui consultant chez Gazprom ? Helmut Kohl, ancien chancelier allemand et président de la CDU n’a-t-il pas été lui aussi au coeur de multiples scandales notamment celui des caisses noires en 1999 ? Ces scandales financiers à répétition ne concernent pas uniquement l’Allemagne. Tous les pays capitalistes sont touchés (2).

Les mesures prises par les gouvernements pour « lutter » contre l’évasion fiscale, la criminalité financière etc. (3) ne sont que des paravents derrière lesquels les puissants accomplissent leurs forfaits. Il y a eu dans le passé des scandales, et il y aura dans l’avenir d’autres scandales. Car les germes qui permettent leur éclosion sont toujours là. Il ne faut donc pas s’attaquer aux conséquences du « mal » mais à ses racines profondes ; car finalement le véritable scandale, c’est le capitalisme lui-même.


(1) « Un rapport du ministère du travail publié à l’été 2007 relevait le décrochage entre les salaires et les bénéfices des entreprises. Entre 2000 et 2006, les revenus des entreprises et du capital ont bondi de 42 %, alors que les salaires n’ont augmenté que de 4,5 %. Il y a, au sein de la société, "un sentiment compréhensible que quelque chose ne va pas quand le revenu des uns augmente fortement, tandis que celui des autres stagne", pointe le président allemand. » http://www.lemonde.fr/economie/arti...

(2) « Le scandale de fraude fiscale en Allemagne prend une dimension internationale. Outre les centaines d’allemands suspectés d’avoir fraudé le fisc via des fondations au Liechtenstein, les enquêteurs se trouvent en possession de données concernant des étrangers. Le ministère des finances a fait savoir, lundi 25 février, que les informations seraient transmises aux Etats concernés avec lesquels elle a conclu des accords d’entraide judiciaire. » http://www.lemonde.fr/europe/articl...

(3) Entre autres exemples, le GAFI ( Groupe d’action financière internationale) crée en 1989, la loi de 1996 liée au blanchiment d’argent, la Convention de l’OCDE contre la corruption d’agents publics à l’étranger etc.


De : Mohamed Belaali
mercredi 27 février 2008
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