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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

16 mars 2008 7 16 /03 /mars /2008 11:18

Pascal de Sutter s’entretient avec Sylvain Besson pour Le Temps (Suisse), 8 mars 2008

Avant l’élection présidentielle, vous aviez décrit Nicolas Sarkozy comme une personnalité « ambitieuse-dominante » avec une tendance « narcissique-compensatoire ». Ce profil est-il encore valable aujourd’hui ?

Je pense que oui. Nicolas Sarkozy a fondamentalement des complexes sous-jacents qu’il ne parvient pas à surmonter. Même après avoir été élu, il doit prouver à tout le monde qu’il peut faire des choses extraordinaires. Contrairement à Jacques Chirac qui est devenu beaucoup plus calme après son élection, il doit toujours en faire trop parce qu’il a besoin d’être aimé, reconnu, admiré.

D’où viennent les complexes que vous évoquez ?

 

Le fait d’être « narcissique-compensatoire » pose-t-il problème pour exercer ses fonctions ?

 

La psychologie de Nicolas Sarkozy se rapproche-t-elle de celles d’autres dirigeants ?

 

Nicolas Sarkozy est-il « fou », comme l’ont prétendu certains ?

 

Pascal de Sutter est professeur de psychologie et chercheur à l’université de Louvain-la-Neuve. Il est également expert auprès de l’OTAN pour les questions de psychologie politique et a publié en 2007 Ces fous qui nous gouvernent, comment la psychologie permet de comprendre les hommes politiques, Paris, Les Arènes.

Non, c’est exagéré. Ce n’est pas le diagnostic que je poserais. Etre fou, pour moi, c’est être dysfonctionnel, c’est ne plus pouvoir assumer ses fonctions. Il n’en est pas au stade où il doit être hospitalisé. En revanche, il est probable que seul un grave échec personnel, comme se faire massacrer aux élections, pourrait le guérir.Churchill et de Gaulle étaient un peu dépressifs, François Mitterrand mégalomane... Je le comparerais plutôt à Napoléon, Mussolini ou au président américain Jimmy Carter.Là où c’est embêtant, c’est sur la scène internationale, où son manque de retenue risque de le faire passer pour un guignol. C’est lié à sa difficulté à la modération : avant, il avait une carotte - devenir président - qui pouvait modérer son côté excessif, bagarreur de bas de gamme. Maintenant qu’il est au sommet, il n’a plus tellement de garde-fous. Cela dit, je ne m’inquiète pas trop pour lui car il va sûrement rebondir à la faveur d’un incident, d’une crise quelconque. Le trait narcissique-compensatoire a des aspects positifs : c’est une personnalité inventive, imaginative, qui n’a pas peur de bousculer les règles établies.On a ri du fait qu’il ait évoqué son « enfance difficile » alors qu’il a grandi dans les quartiers bourgeois de l’ouest parisien. Mais dans ce milieu, il était le pauvre parmi les riches : son père avait plus ou moins disparu, sa mère dépendait de son oncle, on s’est beaucoup moqué de lui, de sa taille. Certes, il allait en vacances à Saint-Tropez, mais c’était dans la villa des autres. Normalement, une fonction de prestige permet de surmonter ces humiliations. Mais lui doit compenser continuellement, car même être président, ce n’est pas assez.
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15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 17:25
Transmis par un camarade cheminot des Pyrénées Orientales. Solidaire
Mardi 26 février, vers 9h30, en gare de LE BOULOU (Pyrénées orientales), le train 60717 de Véolia ( train privé ) a franchi le carré 1 fermé. (signal feu rouge)
Ce carré (feu rouge) protège le PN 16, le train a franchi le PN ouvert, l’attaque de la zone courte du PN a provoqué sa fermeture juste devant un camion qui allait passer. Le mécanicien s’aperçoit alors de l’erreur et freine. L’aiguille d’entrée est talonnée intempestivement...
 Le train s’est arrêté 270 mètres après le carré, (feu rouge) la queue engage le passage au niveau N 16. 
La lecture du disque a montré que le train roulait à 71 km/h au moment du franchissement du carré. Le panneau « gare » précédent le carré impose la marche à vue (30km/h maxi) au mécanicien qui ne l’a pas respectée.
Dans la cabine de conduite il y avait : le mécanicien , un stagiaire mécano et le dirigeant formateur des mécanos de chez Véolia.
La CGT a donné une conférence de presse le mardi 11 mars afin de dénoncer aussi bien le silence de la SNCF, celui des pouvoirs publics, que la libéralisation à marche forcée du fret ferroviaire. Combien de morts faudra-t-il pour qu’on écoute et entende les cheminots et pour que l’on donne au service public les moyens de sa mission en toute sécurité ?
C’est aussi se battre contre la privatisation et les privatisations inutiles qui se retournent très souvent contre les usagers... plus le gros danger des circulations ferroviaires qui se croisent dans leur ensemble.
Devons nous attendre un accident avec des centaines de morts?
Sur les voies le danger devient énormes ! Pour toutes les circulations!
La privatisation des chemins de fer anglais a été le pire exemple.
Non le chemin de fer n'est pas une marchandise à mettre entre les mains de mafieux financiers! 
En voici encore un exemple et dommage d'annoncer que cela va s'amplifier!
Merci de faire suivre et remercions certains médias aux "ordres".
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15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 11:12

[2008-03-14 09:00]

PARIS (Reuters) - L’UMP maintient son objectif de conquérir une quinzaine de villes à la faveur des élections municipales, a déclaré vendredi son secrétaire général adjoint, Dominique Paillé, qui a démenti l’existence de prévisions internes faisant état de la perte attendue de 34 villes.

Le Figaro, citant une "note de synthèse" de l’UMP écrit que le parti majoritaire, qui a déjà perdu huit villes de plus de 30.000 habitants au premier tour dimanche dernier, redoute d’en perdre 34 autres et ne pense en conquérir que sept.

Interrogé sur Canal+, Dominique Paillé a démenti l’information rapportée par le journal. "Il n’y a pas de note technique de cette nature, il y a des analyses du scrutin, et notamment du premier tour", a-t-il dit.

"Nous espérons prendre entre dix et quinze villes, c’est notre objectif", a-t-il ajouté. Le Figaro cite, pour sa part, un responsable de l’UMP qui juge qu’à Strasbourg "c’est perdu de chez perdu" et que si le parti devait perdre 40 villes ce sera "un rééquilibrage, pas un basculement" car la gauche en avait perdu, elle, 41 en 2001 lors du précédent scrutin municipal.

Gilles Trequesser

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14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 18:20

COMMUNIQUE de Vincent BOQUET et Mauricette COUDREY, candidats de la gauche anti capitaliste présentés par la section du Roumois du PCF et la LCR de l’EURE, après les résultats du 1er tour aux cantonales de ROUTOT.

Nous remercions chaleureusement toutes celles et tous ceux qui se sont reconnus dans notre campagne et ont voté pour nous. A l’heure qu’il est, c’est plus de 860 électeurs soit 11,3% des exprimés qui se sont portés sur les candidats de la gauche anticapitaliste ; c’est énorme ! Nous remercions également nos sympathisants et amis qui ont aidé sans relâche à animer notre campagne du premier tour.

Notre candidature anticapitaliste aura permis d’exprimer le rejet grandissant de la droite de Sarkozy en toute indépendance de la majorité actuelle au conseil général.

Ce rejet doit à nouveau s’exprimer au deuxième tour. Moins MOUILLERE, la candidate de Sarkozy, aura de voix, plus s’exprimera le désaveu de cette droite réactionnaire et arrogante.

Ensemble, mettons en échec la droite sur le canton de ROUTOT !

Le succès militant de notre campagne, les nombreuses marques de sympathie reçues, sont un encouragement pour poursuivre notre combat au quotidien et à continuer ensemble sur la voie du rassemblement de la gauche anticapitaliste.

D’autres échéances nous attendent.

Sarkozy, malgré son impopularité, compte bien poursuivre sa politique antisociale au service exclusif de ses amis milliardaires. Nos retraites, nos droits sociaux, nos services publics sont dans le viseur du gouvernement.

Mais il ne tient qu’à nous, jeunes, salariés, retraités, de rendre coup pour coup, de poursuivre et amplifier les mobilisations de ces derniers mois.

C’est ce à quoi nous voulons contribuer avec les militants du PCF du Roumois et de la LCR, et au delà, avec toutes celles et tous ceux, qui aspirent à une société plus juste et solidaire.

Vincent Boquet, Mauricette Coudrey, candidats présentés par le PCF et la LCR. aura permis de faire entendre les aspirations de la jeunesse et des travailleurs dans une situation marquée par la baisse du pouvoir d’achat, le blocage des salaires, les licenciements.

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14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 10:53

Avec la Gauche rassemblée
Michel CHAMPREDON
Le vote utile et efficace



Dimanche dernier, vous avez exprimé à une large majorité le rejet de la politique conduite par le maire UMP en place en votant à plus de 60 % contre lui.

Le changement est en marche, et c'est l'équipe conduite par Michel CHAMPREDON que vous avez clairement désignée pour le mettre en oeuvre.

Il y a pourtant une deuxième liste se réclamant de la Gauche. Son leader a pris la responsabilité de refuser l'union équitable que nous lui proposions, préférant poursuivre une démarche personnelle.

Pour nous, la priorité, c'est de répondre à vos attentes, vous les habitants d'Evreux qui avez été ignorés par la Droite pendant 7 ans.

C'est le mandat que vous nous avez donné dimanche dernier, en nous désignant comme première liste d'opposition au maire sortant. Ensemble, nous vous proposons maintenant d'amplifier ce mouvement et de confirmer votre volonté d'un autre avenir pour Evreux.


Dimanche 16 mars
Votez pour la Gauche rassemblée
avec Michel CHAMPREDON
Nous comptons sur vous, comptez sur nous

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13 mars 2008 4 13 /03 /mars /2008 16:19
Vue par le patronat, la « flexisécurité à la française » ressemble au pâté d’alouette : beaucoup de flexibilité, peu de sécurité. L’accord qu’il a signé, le 21 janvier 2008, avec quatre des cinq syndicats officiellement reconnus risque de faciliter la précarité et le passage par la case Agence nationale pour l’emploi (ANPE). Cette dernière sous-traite de plus en plus ses activités de formation et de placement. Une aubaine pour les organismes privés, grands et petits, sérieux ou non.

Par Marion Lhour

Encore un senior à l’avenir précaire ? L’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) a fêté discrètement ses quarante ans cet été. Quarante ans que cet établissement incarne un principe constitutionnel : l’Etat prend en charge les personnes privées d’emploi. Mais, désormais, des centaines d’entreprises font la même chose. Cabinets de reclassement ou de coaching, organismes de formation, job boards sur Internet ou agences d’intérim, elles ont pour cible un gigantesque marché : deux millions de chercheurs d’emploi, auxquels s’ajoutent un million deux cent mille RMistes, sans compter les travailleurs précaires. Sur ce marché, les clients, nombreux – ANPE, Unedic (1), entreprises et même particuliers –, dépensent des millions d’euros. Parfois sans discernement.

Certains accusent la loi de cohésion sociale d’avoir ouvert la brèche au privé, en janvier 2005, en autorisant d’autres organismes que l’ANPE à « placer » les demandeurs d’emploi. En fait, assure Mme Fabienne Brutus, conseillère ANPE et auteure de Chômage, des secrets bien gardés (2), voilà longtemps que le traitement du chômage s’est transformé en un marché où l’Etat laisse à d’autres les tâches qu’il ne peut ou ne veut assumer. « Depuis les années 1980-1990, il y a une véritable coopération public-privé, confirme un cadre de l’ANPE ; le privé fait appel à nous, et nous ne nous passons pas de lui. »

Plus d’un quart du budget de l’agence, soit 528 millions d’euros, rémunère des prestataires externes. De quoi faire prospérer les organismes sous-traitants qui répondent aux appels d’offres. Ils réalisent, entre autres, tous les bilans de compétences approfondis (BCA), soit 6 % des prestations (cent cinquante-cinq mille en 2003). Une vingtaine d’heures d’entretien pour « redéfinir son projet » ou « se préparer à la mobilité ». Et cela rapporte gros : entre 800 et 1 200 euros pièce dans les centres institutionnels de bilans de compétences (70 % des bilans). Sans compter les centres privés attirés par l’aubaine. Le cabinet Dyade, par exemple. Cette entreprise de sept salariés a réalisé, en 2006, 500 000 euros de chiffre d’affaires, en « accompagnement personnel de parcours professionnel ». Or, dans ce type de société, aucune norme ne garantit la formation des consultants, et le personnel change souvent. Pourtant, l’ANPE surveille de moins en moins, affirme Mme Brutus. Le résultat se résume à l’« effet redynamisation »... Un effet difficile à mesurer.

Peu ou pas de résultats concrets

Malgré des tarifs prohibitifs, le service d’accompagnement renforcé – une prestation sur trois – est aussi largement sous-traité. Ce suivi individuel ou collectif de trois mois coûte en moyenne 320 euros quand l’ANPE le réalise et... plus du double ailleurs (agence d’intérim ou cabinet de recrutement). « Ils protègent contre le chômage récurrent », assurait déjà une étude, en 2005 (3). Mais, là encore, les résultats sont peu évalués.

Pour les RMistes, ce sont les collectivités locales qui prescrivent cet accompagnement. Matthieu, bac + 5 en mesures physiques, en a fait l’expérience. Deux cabinets l’ont successivement suivi, via la mairie de Paris. Eurydice Partners ne l’a pas satisfait : « Ils ne m’ont proposé que des jobs alimentaires que j’aurais pu trouver seul. » Chez Lee Hecht Harrison, il était assisté d’encore plus près : « Rendez-vous tous les quinze jours, avec trois semaines de formation. » Mais pas plus de résultat concret : « On a seulement appris à faire des curriculum vitae (CV), témoigne le jeune homme. Pour le reste, on parlait surtout de nos problèmes. » Finalement, Matthieu a retrouvé un emploi par ses propres moyens.

Les chômeurs repreneurs d’entreprise représentent également une mine d’or, puisque l’ANPE leur préconise souvent un accompagnement avec stage en cabinet. M. Vincent Rocher en est revenu : « Neuf fois sur dix, ces organismes ne sont pas compétents, martèle-t-il, ils tirent leur méthodologie d’Internet et de livres vendus partout. » Cet ancien directeur des ressources humaines voulait monter son entreprise. Or, en Poitou-Charentes, sans formation, pas de subvention. « Ils nous faisaient faire des exercices théoriques plutôt que de passer au concret, comme nos études de marché », résume M. Rocher. Bilan : « Ça ne m’a pas aidé, et mes collègues non plus. Je ne comprends pas que le cahier des charges des formations soit si mal contrôlé. » Prix de ce suivi durant quatre mois : 10 000 euros par tête.

Toute une activité mercantile s’est développée autour de la reprise et de la création d’entreprise, qui a l’avantage de faire chuter les chiffres du chômage. Un chômeur senior raconte : « J’ai cotisé 150 euros par an pour appartenir à un club de repreneurs d’affaires... Avec, en plus, beaucoup d’autres dépenses, comme rémunérer mon avocat, 5 000 euros. Certains, qui passent par des intermédiaires, les payent jusqu’à 50 000 euros. »

Les formations, de moins en moins prescrites, coûtent toujours des millions par an. Etat, collectivités et Unedic mettent la main à la poche, à hauteur de 134,8 millions d’euros pour l’Unedic en 2006, dont 5,8 millions pour les formations homologuées et 129 millions pour les formations conventionnées (4). Or, si l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) reste le principal prestataire, avec d’excellents résultats, « il faut attendre un an et demi » avant d’obtenir une formation, regrette Mme Brutus.

Du coup, d’autres se sont lancés sur ce créneau, avec plus ou moins de bonheur. « Le pire que j’aie vu, se souvient M. Olivier Davoust, du blog Mon petit observatoire du recrutement (5), ce sont des stages où les chômeurs devaient se promener masqués et se toucher les uns les autres, prétendument pour mieux comprendre l’espace. » Autre cas, celui de Corinne, à qui l’Association pour l’emploi des cadres (Apec) a proposé une formation peu après son licenciement. « J’étais un peu obligée de dire “oui”, raconte-t-elle, mais ça a coûté 700 euros pour rien. Chaque semaine, je devais rencontrer un consultant indépendant qui ne connaissait rien à mon domaine. » Il est vrai qu’un chômeur qui rentre en formation sort des statistiques, « ce qui n’incite pas l’Etat au contrôle », avance M. Patrick Salmon, ancien directeur d’une agence ANPE (6).

Il existe aussi un marché privé du chômage, en dehors de la sous-traitance. Les pionniers en sont les cabinets de reclassement, apparus avec les délocalisations, dans les années 1980. Dans le cadre d’un plan social, ils doivent trouver un nouveau poste pour les licenciés. L’encadrement est plus serré qu’à l’ANPE : en 2003, pour Metaleurop, un consultant pour trente-trois salariés (un pour trois cents à l’ANPE). A l’époque, un tiers des travailleurs restent sur le carreau. Il faut dire que, dans ces structures aussi, le personnel change souvent. Et, pour ces cabinets, les clauses d’objectifs posées par les entreprises ne résolvent rien. « Elles poussent surtout à faire pression sur les gens pour qu’ils acceptent des missions d’intérim, assure le sociologue Olivier Mazade. Les salariés se plaignent... Les cabinets devraient connaître les personnes et le terrain, ce qui prend du temps. Par définition, lors d’un plan social, on en a peu. » Pis, selon Mme Brutus, « ce sont parfois les mêmes cabinets qui provoquent les licenciements en conseillant l’entreprise, et qui reclassent ensuite. Par exemple Altedia, pour la société Formica. »

Pourquoi, dès lors, continuer à faire appel aux cabinets ? L’hypothèse de M. Salmon est qu’ils « permettent aux entreprises de déplacer la responsabilité. En termes d’image, c’est mieux qu’un licenciement sec ». Et, dans les statistiques du chômage, un salarié intérimaire ne compte pas.

Mais la nouveauté, ce sont les cabinets de placement qui, depuis 2005, profitent de la fin du monopole de l’ANPE sur le placement des chômeurs. Ingeus, BPI, Altedia ou Adecco se sont engouffrés dans cette activité synonyme de bénéfices... Un an après la première expérience, l’Unedic affichait 24 millions d’économies (7) grâce aux cabinets, qui, eux, revendiquaient 70 % de chômeurs classés en dix mois. L’Unedic décida d’élargir l’expérience à quarante et un mille demandeurs d’emploi. Pour les cabinets, c’est une « manne financière, affirme M. Eric Aubin, représentant de la Confédération générale du travail (CGT) à l’Unedic. Un chômeur placé rapporte 3 500 euros environ. Si vous multipliez, cela fait un marché de plus de 140 millions ».

Il faut dire qu’Ingeus, BPI et consorts « ne vous ravalent pas au rang de chômeur, explique M. Davoust. Leurs locaux sont plus propres, plus spacieux, on est mieux accueilli... ». Mais la CGT et Force ouvrière (FO) contestent la performance des cabinets privés. Pour eux, les comparer à l’ANPE est impossible : les cabinets ne s’occupent que des chômeurs « volontaires et motivés », et l’Unedic calcule ses économies sur l’hypothèse que les chômeurs seraient indemnisés... vingt-trois mois. Or rien n’est moins sûr.

« On a sauté l’étape de l’évaluation avant d’étendre le dispositif », regrette M. Aubin. Les grands cabinets sortent gagnants, comme Ingeus, qui tablait sur 10 millions d’euros de bénéfices en 2007, avec ses six mille chômeurs traités. Mais les cabinets ne convainquent pas toujours. « Je veux bien qu’on me parle de motivation, mais il manque des offres d’emploi adaptées », estime M. Davoust. Par ailleurs, le placement par les cabinets serait parfois source de discrimination : « On privilégie le traitement des chômeurs les plus indemnisés », juge M. Salmon.

Concurrentes des cabinets sur ce marché, les agences d’intérim sont, elles, rémunérées par les entreprises qui ne trouvent pas seules le salarié idéal. Un recrutement rapporte aux agences de 15 à 20 % de la rémunération annuelle du salarié. Leur rôle se limite donc à faire se rencontrer offre et demande, sans accompagnement particulier. Le cœur du métier, c’est la sélection : « Certaines entreprises refusent des chômeurs pour l’intérim », assure Mme Brutus. Mais, pour les entreprises de travail temporaire (ETT), faire embaucher des chômeurs – pour peu qu’ils appartiennent à une population « choisie », notamment chez les non-cadres, négligés par les cabinets – est un marché porteur.

En 2006, les membres du syndicat Prisme (Professionnels de l’intérim, services et métiers de l’emploi) ont triplé leurs placements : vingt-six mille cinq cents, sept sur dix en contrat à durée indéterminée (CDI). D’autant plus facilement qu’ils connaissent bien les bassins d’emploi. Pour l’instant, le placement ne représente que 60 millions d’euros sur leurs 20 milliards de chiffre d’affaires. Modeste, en apparence, mais très rentable. « Cette activité est directement profitable, explique M. Marc Riou, directeur général de Kelly Services. Elle représente peu en chiffre d’affaires, mais beaucoup en marge brute. » Certaines agences espèrent atteindre d’ici deux ans 20 % de marge brute sur cette activité.

Un avantage pour le gouvernement

Derniers acteurs de ce marché : les sites d’emploi sur Internet et leurs cinq cents consultants. En France, la loi interdit de faire payer les internautes pour consulter des offres. Sur la Toile, ce sont donc encore les entreprises qui paient. Autour de 650 euros pour une annonce sur Monster.fr, leader du marché en termes d’audience. Un chiffre auquel s’ajoutent les revenus de la publicité. Et, dans les faits, les job boards proposent souvent aux internautes d’ouvrir leur porte-monnaie pour d’autres services dits « premium » : l’envoi d’offres en avant-première, la rédaction de CV ou, plus récemment, la création de blogs personnels. Chez CV Premium, par exemple, un CV rédigé coûte 120 euros, 350 euros pour un dirigeant.

Le marché s’élargit au fur et à mesure que les classes populaires se connectent. « Aujourd’hui, le chiffre d’affaires des membres de l’Association des professionnels pour la promotion de l’emploi sur Internet [Appei] atteint 70 millions d’euros, constate Mme Valérie Vaillant, présidente de l’Appei, il croît de 40 % par an. »

Cas de figure plus rare mais bien réel, donc, les chômeurs eux-mêmes doivent parfois mettre la main à la poche. Outre les services Web, ils peuvent aussi financer leur propre formation, ou encore demander les services d’un « coach ». Sans qu’une norme ou une certification en garantisse la qualité. « J’ai vu beaucoup de types exploités, commente M. Davoust, ils sont perdus et prêts à payer 150 euros pour un bilan de compétences sur le Net. » Quant au coaching, le marché représente 90 millions d’euros. Pour un particulier, une séance coûte de 150 à 300 euros... et il en faut souvent plusieurs. Encore une fois sans garantie.

Lucratif, donc, le marché du chômage... En croissant, il s’est émietté entre de nombreuses entreprises sans réelle coordination. Là se trouve sans doute la plus grande faute de l’Etat. Mais ces pratiques ont, pour le gouvernement, un avantage : elles dégonflent les statistiques du chômage.

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13 mars 2008 4 13 /03 /mars /2008 16:13
Pouvoir d’achat . L’association de consommateurs CLCV réclame à nouveau une modulation des taxes sur le prix des carburants.

La flambée continue. Les prix du gazole et du fuel domestique ont atteint de nouveaux records en France, dans le sillage de l’envolée de ceux du brut (109 dollars le baril hier à New York), selon les chiffres publiés hier par l’Union française de l’industrie pétrolière. Le litre de gazole a atteint le record de 1,256 euro, quand celui du fuel domestique s’affichait à 0,8117 euro. Le litre de super sans plomb 95 était lui aussi très élevé, à 1,3677 euro, en dessous toutefois de son record du 22 février, à 1,3795 euro. Face à cette envolée, l’association de consommateurs CLCV (Consommation, logement et cadre de vie) a réagi hier, interpellant le gouvernement. Entretien avec Thierry Saniez, délégué général de l’association.

Vous réclamez une modulation des taxes sur le carburant. Pourquoi ?

Thierry Saniez. C’est une demande que nous avions déjà formulée en novembre 2007. À l’époque, Christine Lagarde (ministre de l’Économie - NDLR) nous avait invités à faire du vélo… Certes, le vélo à Paris, c’est pratique et agréable. Mais Paris n’est pas la France. Faire du vélo quand on doit parcourir 20 ou 30 kilomètres, à 7 heures du matin, dans l’Ariège, ce n’est pas idéal. La voiture reste, pour des millions de Français, un outil indispensable pour aller travailler. Mais aussi pour trouver un emploi, ou le garder. Avec le renchérissement des prix de l’immobilier, les gens ont tendance à s’éloigner des centres-villes, et ils n’ont plus accès aux transports en commun. Nous avons calculé que, pour une personne qui fait 50 kilomètres par jour - ce qui est loin d’être exceptionnel -, avec un véhicule consommant en moyenne 7 à 8 litres aux 100 kilomètres, cela correspond à une dépense d’environ 140 euros par mois. Soit plus de 10 % du revenu médian (1 350 euros par mois), et 14 % du SMIC (que touchent environ 20 % des Français). Et ce, rien que pour le budget essence. C’est insupportable !

Qu’attendez-vous des pouvoirs publics sur ce sujet ?

 

Pourquoi le gouvernement refuse-t-il de bouger ?

 

Entretien réalisé par Alexandre Fache, "L'Humanité" du 12 mars 2008

Thierry Saniez. Parce que ces taxes font rentrer de l’argent dans les caisses : environ 7 milliards d’euros. Ce qui peut se défendre, d’ailleurs. Mais on avait cru comprendre que la priorité du gouvernement, c’était le pouvoir d’achat. Or, le budget essence des Français est en grande partie une dépense contrainte. Et celle-ci est arrivée à un véritable point de rupture. Il faut donc agir. Y compris sur les profits des groupes pétroliers, qui ont atteint eux aussi des sommes astronomiques.Thierry Saniez. Ils ont tous les outils pour jouer sur le prix à la pompe, et en l’occurrence deux options, soit « caper » (plafonner - NDLR) ce prix, soit réinstaurer la TIPP flottante. Mais rien ne se passe. Et pour justifier cette inaction, on met en avant le développement durable. Or, avant la mise en place de transports collectifs pour tous, on ne peut pas laisser tomber ces millions de Français qui utilisent leur voiture pour aller travailler et qui n’ont pas le choix. Il y a quelques années, l’idée d’un litre à 10 francs faisait rigoler. Mais aujourd’hui, on y est !
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12 mars 2008 3 12 /03 /mars /2008 09:53

La Commission européenne ordonne au gouvernement français de lui donner, avant le 14 mars, les détails de son plan pour conformer la France à l’injonction visant à jeter le livret A en pature aux banques privées.

François Fillon a fait savoir qu’il entend faire adopter cette réforme au printemps dans le cadre d’un projet de loi dit « de modernisation de l’économie ». Or, un rapport de la Cour des comptes, non publié, démontre que la Poste, « ne retire pas d’avantages indus sur les livrets A » dont le coût de gestion serait légèrement supérieur, en fait, aux recettes perçues sur ce produit. Ce qui contredit les arguments avancés par un lobby de banques privées cherchant à mettre la main sur cette épargne très populaire.

Le PCF renouvelle son soutien au collectif « Pas touche au Livret A » et demande au gouvernement de stopper l’entreprise de banalisation du « Livret A ». Il propose la constitution d’un pôle public regroupant les institutions participant à la collecte du Livret « A » afin d’émanciper l’épargne populaire de la domination des marchés financiers et développer un nouveau service public du crédit. Celui-ci doit sécuriser et promouvoir l’emploi, la formation, la recherche, le logement social, les infrastructures publiques et les services publics.

Parti communiste français

Paris, le 11 mars 2008.

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11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 13:07

Marie-George Buffet
Conférence de presse du 10 mars 2008
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Les commentaires des résultats des élections municipales et cantonales, on l’a vu encore hier notamment de la part du gouvernement, sont parfois étonnants, quitte parfois même à ne reposer en aucun cas sur les résultats réels de ces élections.

Il est pourtant difficile de contester qu’hier la gauche a progressé. Elle a progressé sur le résultat des dernières élections municipales et cantonales.

Déclaration du Comité exécutif
Alors il s’agit bien sûr d’élections locales. Et ce sont d’abord sur des enjeux locaux que nos concitoyens ont voté hier. Mais personne ne peut sérieusement contester que la droite au pouvoir, le pouvoir de Messieurs Sarkozy et Fillon comme celui des maires sortants de la majorité, cette droite au pouvoir à Paris comme dans les mairies est aujourd’hui en recul. Et ce sont les politiques du gouvernement comme celles de ces maires UMP qui ont souvent été mises à mal dans les urnes. A ces politiques, les électrices et électeurs ont tout simplement préféré les projets des listes de gauche pour leurs villes, des projets de villes citoyennes, solidaires et innovantes. Ils ont voulu faire d’abord confiance en des élus prêts à se battre chaque jour à leurs côtés.

En ce qui concerne les résultats du parti communiste, je ne parlerai qu’à partir des chiffres.

Dans deux villes de plus de 100 000 habitants, Nîmes et le Havre, ce sont des candidats communistes qui ont gagné les primaires que nous avaient imposées le PS. Et pour le second tour, je sais que nos candidats sauront rassembler le plus largement possible pour, je l’espère, gagner dimanche prochain.

Dans les villes de plus de 30 000 habitants, 28 maires communistes sont sortants. 16 sont d’ores et déjà réélus. Je pense à Arles, à Vaulx-en-Velin, à Ivry, aux préfectures de Nanterre et de Bobigny. Et le second tour s’annonce favorablement dans les 12 restantes. À Dieppe, notre jeune camarade Sébastien Jumel l’a déjà emporté. Et dans quatre autres villes, Corbeil, Sète, Villeneuve-Saint-Georges et Villepinte, nous pouvons raisonnablement espérer gagner dimanche prochain. Sur les 58 communes de plus de 9000 habitants que nous dirigeons actuellement, nos candidats sont réélus dès le premier tour d’entre 36 d’entre-elles, du Nord avec Saint-Amand les eaux aux Bouches-du-Rhône avec Gardanne. Et dans beaucoup d’autres ils sont bien placés avant le second. Deux ont déjà été gagnées sur la droite, Vierzon et Saint-Claude. Dans cinq autres aujourd’hui à droite, des villes populaires et ouvrières, notamment à Romilly, Portes-les Valence, Firminy, Roissy-en-Brie, Aubière le second tour s’annonce favorablement. Au final le PCF pourrait donc diriger une petite dizaine de villes de plus de neuf mille habitants qu’en 2001. Et au total près de huit cents communes auront dimanche un maire communiste.

Aux élections cantonales, le score national du PCF se situerait selon le ministère de l’intérieur à 8,85% des voix. Il confirme que le PCF est bien le troisième parti en France. Et si nous sommes devancés dans certains cantons aujourd’hui communistes par les candidats socialistes, souvent d’ailleurs alliés à d’autres partis de gauche, c’est le cas de deux d’entre-eux en Seine-Saint-Denis, nous avons déjà emporté 40 cantons et espérons en gagner beaucoup d’autres au second tour. Et nous nous battrons pour conquérir un nouveau Conseil général avec l’Allier. Et partout sur le territoire, dans tous ces cantons où nous ne serons pas présents au second tour, nous constatons de grands progrès de nos candidats, notamment dans les territoires populaires et ouvriers. Et ces bons résultats sont le fruit du travail quotidien de nos élus, du dévouement de nos militantes et militants, de l’ancrage de notre parti dans ces territoires.

Il reste donc six jours avant le second tour de ces élections municipales et cantonales. Six jours pour rassembler largement à gauche, six jours pour gagner un maximum d’espaces de résistance à la droite et d’élaboration de politiques locales ambitieuses, de politiques sachant marier la gestion et les luttes, de politiques au service de la réussite et de la qualité de vie de tous les Françaises et les Français. Ce rassemblement à gauche, tout indique qu’il sera plus fort en mobilisant d’abord cet électorat populaire qui hier a voulu faire confiance à la gauche qu’en allant bâtir des alliances contre-nature avec le Modem.

Les diatribes très giscardiennes de son président hier, curieusement mobilisé contre les socialo-communistes — il est vrai qu’il devait être sûrement déçu par les faibles scores de son parti— démontrent bien l’impasse qu’il y a pour la gauche à se tourner vers la droite. C’est avec des projets bien à gauche que l’on pourra mobiliser largement les hommes et les femmes qui sont allés voter hier, comme ceux et celles que l’on peut convaincre de ne plus s’abstenir dimanche ! C’est à gauche que l’on pourra gagner !

Aussi les communistes se montreront exemplaires, à gauche, pour créer dans la semaine les dynamiques pouvant nous permettre de gagner un maximum de villes et de départements. Nous serons exemplaires pour ne manquer aucune occasion de rendre ici dans une ville, là dans un autre, la vie un peu meilleure pour les Françaises et les Français. Nous serons exemplaires en en espérant autant de la part de toutes les autres composantes de la gauche, mais je veux y croire.

Tous ensemble, il est urgent de créer les conditions d’une large victoire dimanche.

http://www.pcf.fr/spip.php?article2616

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11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 10:50

Bogota - Quelque 300’000 personnes se sont rassemblées à Bogota et dans une vingtaine de villes colombiennes. Elles manifestaient en faveur des victimes des groupes paramilitaires et des "crimes de l’Etat" colombien.

Ces manifestations témoignaient de la solidarité des Colombiens avec les "quatre millions de personnes déplacées, les 15’000 disparus et les 3000 personnes enterrées dans des fosses communes par les paramilitaires", ont expliqué les organisateurs, le Mouvement des victimes de crimes d’Etat.

"Plus de paramilitaires, plus de massacres et plus d’impunité", pouvait-on lire sur les pancartes des manifestants, souvent vêtus de noir.

Des centaines de familles de victimes des groupes paramilitaires ou des exactions de l’armée colombienne, qui a souvent collaboré avec ces milices d’extrême-droite, brandissaient les photos de leurs parents tués ou portés disparus.

A Bogota, les défilés ont convergé vers la place Bolivar, où des centaines de silhouettes de victimes ont été dessinées au sol à la craie. Selon la municipalité, plus de 200’000 personnes ont manifesté dans la capitale. La police a procédé à une dizaine d’arrestations.

En province, quelque 100’000 personnes au total ont défilé, indiquent les télévisions.

SDA-ATS

http://www.swissinfo.ch/fre/international/detail/Colombie

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