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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

19 décembre 2007 3 19 /12 /décembre /2007 23:08

19 décembre 2007, Marianne Hebdo, par Jack Dion

Traité de Lisbonne : au secours, le peuple revient !

Imaginons qu’un journal Pro-Chavez ait titré, quelques jours avant la tenue du récent référendum sur la constitution vénézuélienne :

- « Pourquoi il ne faut en aucun cas faire de référendum sur la constitution vénézuélienne ».

On imagine le tollé. On y aurait vu la preuve irréfutable que Chavez est un dictateur qui refuse de se plier à la volonté du peuple.

Or une telle proposition a été formulée non par un partisan de Chavez, mais par Jean Quatremer, journaliste à Libération, qui a publié sur son blog, à propos de l’Europe, un article titré :

« Pourquoi il ne faut en aucun cas faire de référendum sur le traité de Lisbonne ».

Jean Quatremer est de ceux qui ne se sont jamais remis de la victoire du Non, lors du référendum de 2005. Comme toute l’élite journalistique (ou presque), il était pour le Oui.

C’était d’ailleurs son droit le plus strict. En revanche, comme bien d’autres, il s’illustra alors par sa participation active à la campagne qui tendait à prouver que tout partisan du Non était, au mieux, un antieuropéen convaincu, et au pire, un nationaliste chauvin et vaguement fasciste.

... (Article complet... Marianne Hebdo)

- http://lesmots.freelatitude.net/tra...

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19 décembre 2007 3 19 /12 /décembre /2007 15:30

Retour sur l’arrière-fond politique de l’équipée de Disneyland : il n’y a pas que le cul dans la vie...

 

Sarkozy, le soixante-huitard démasqué

On venait de boucler la semaine Kadhafi, on entrait dans la semaine pouvoir d’achat, thème sur lequel le Président n’est pas à l’aise. Alors, on aura la semaine Bruni. Oh, n’allez pas imaginer plan com, complot et compagnie. Les choses ont été beaucoup plus simples que ça. Nulle cellule de l’Elysée, nulle convocation des paparazzi, comme il a été expliqué ici et là.

Il y a d’abord le boulot de base des photographes de cour, stimulés, sur l’affaire Bruni depuis plusieurs semaines, les conseillers de la Cour n’hésitant pas à chuchoter et sourire en évoquant les « frasques » du Président. Un signe de bonne santé que cette libido triomphante, vous ne trouvez pas ? Vous aimeriez mieux que notre Kaiser déprime ? Allons donc ! La gaudriole, ça réveille l’agilité intellectuelle en même temps que la bonne humeur ! Franchement, Sarko avec Bruni à Eurodisney ou à Charm el-Cheikh, « ça le fait plus » que Sarko avec « Moman » à Pékin, non?

Le Président piétine le candidat

Alors quand les paparazzi ont vu le mini-cortège présidentiel se diriger vers l’est de Paris, tout le monde a compris la destination probable de l’équipée présidentielle. Il y a eu, sans doute, le désir de Carla Bruni de ne pas se cacher, doux euphémisme pour une publicité probablement souhaitée par une jeune femme habituée aux unes de journaux depuis longtemps, et celui du Président de lui faire plaisir et surtout d’être, comme d’habitude, là où on ne l’attend pas. Va pour Eurodisney. Va pour les paparazzi. Va pour les confidences de la chanteuse à ses amis des médias, qui ont allumé la mèche.

Sauf que, dans cette affaire, Nicolas Sarkozy s’est oublié lui-même. Comme d’habitude, le Président méprise et piétine le candidat. La semaine passée, Sarkozy-Président avait oublié que Sarkozy-candidat avait prétendu devenir le président des droits de l’homme. Cette semaine, Sarkozy-Président avait oublié que Sarkozy-candidat avait promis que l’on ne l’y reprendrait plus à médiatiser sa vie privée. La promesse valait pour un mari cocu. Elle ne vaut plus pour un amant qui croit sans doute distraire les Français des sujets qui fâchent. C’était, en somme, le choix qui s’offrait au Président : rester un cocu magnifique ou cocufier le peuple qui a cru en une nouvelle figure de l’autorité et de la restauration.

Jean-Paul II, un exemple pour la jeunesse ?

Mais il y a plus étrange encore, ou cocasse puisque seul l’humour peut nous sauver du ridicule dont, visiblement, Nicolas Sarkozy n’a aucune idée, comme souvent les personnes incultes : le sens du ridicule a une relation charnelle avec la littérature car on l’apprend par les livres. Rappelez-vous, ce n’est pas si loin. Le 30 avril de cette même année 2007, Nicolas Sarkozy avait conclu sa campagne par une charge virile contre Mai 68, « dont il fallait tourner la page ». Dans ses discours, la charge contre Mai et « ses enfants gâtés » prenait parfois une forme un peu « réac » sur les bords.

Nicolas Sarkozy citait en exemple « Jean Paul II qui est et restera un exemple pour les jeunes ». Il vilipendait la « crise morale », héritage de Mai 68. Bref, les discours de Sarko avaient alors un parfum de révolution néo-conservatrice qui, ajoutés à l’amitié avec George Bush, faisait de lui le candidat de toutes les droites.

Six mois après son élection, notre Président doit susciter bien des interrogations au sein de cet électorat. Son divorce pouvait encore être mis sur le compte d’une épouse déphasée ou délurée. Mais son choix de revendiquer haut et fort une liaison à peine entamée avec Carla Bruni risque de troubler encore bien davantage. Désormais Sarkozy devient l’homme qui ne recule devant aucun scandale, aucune transgression. Libre. Oui, mais de quoi?

Au mois de mai 2006, après un meeting en province, s’apprêtant à sortir du local et à affronter des dizaines de photographes, notre hidalgo national avait chuchoté à l’oreille de sa compagne du moment, une journaliste du Figaro : « Si tu es d’accord, on annonce notre mariage là, maintenant. » La dame avait eu la sagesse de refuser la « botte », sans doute parce que son esprit répugnait à mélanger un projet de couple et une percée médiatique.

Là, maintenant ! C’était tout Sarko. Ceux qui connaissent cette scène ne s’étonneront pas de la facilité avec laquelle le Président enchaîne la fin de son couple avec Cécilia sur une nouvelle affaire amoureuse sans respecter un quelconque délai de viduité. Les divorcés expérimentés s’étonneront encore plus de la légèreté avec laquelle les enfants des acteurs – le petit Louis Sarkozy hier, le petit Aurélien Enthoven aujourd’hui – sont mêlés aux amours parentales et entraînés malgré eux à faire la une des journaux du monde entier sans aucun égard pour leur intimité ou leur libre-arbitre, qui, on le sait, n’est pas encore constitué à six ans. Mais sans doute ce souci des enfants est-il l’apanage des vieux réactionnaires auxquels le Président fait aujourd’hui un pied de nez. Rejoignant ainsi une génération pour laquelle l’hédonisme mérite qu’on lui sacrifie à peu près tout.

Sarkozy l’avait donc bien soigneusement caché à ses électeurs lepénistes, comme à ceux de la droite traditionnelle : il est bien un soixante-huitard qui n’a gardé de la révolution que ce qui lui a finalement survécu, et qui n’est guère « de gauche », les mœurs dites libres et l’argent.

Mardi 18 Décembre 2007 - 00:10
Philippe Cohen

- http://www.marianne2.fr/Sarkozy,-le...

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18 décembre 2007 2 18 /12 /décembre /2007 19:23


- Promotion d’un modèle social européen solidaire et de haut niveau

- Promotion d’une Europe de l’égalité des droits

- Démocratisation radicale de la construction européenne

- Une Europe qui agit pour une mondialisation de solidarité

Signez la pétition : Ensemble, exigeons un referendum !

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18 décembre 2007 2 18 /12 /décembre /2007 11:12

Trop bête de perdre ainsi 9.7 milliards. Des 10 milliards de commandes soit disant passées par la Libye il ne reste au final qu’un peu plus de 300 millions, le reste étant qui l’annonce bruyante de contrats déjà signés, qui des vagues intérêts non formalisés.

Bref pas encore de rafales vendus (je me disais bien aussi, faut pas exagérer, cela m’a presque fait croire en dieu, c’est dire), pas encore d’EPR etc…

Déçu, déçu, déçu… Si la rupture c’est l’esbrouffe au lieu de la résignation je ne sais pas trop si c’est un bien.. Au moins cela donne du baume au coeur des spectateurs de TF1 qui n’a pas abordé ce sujet.

de Frednetick

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17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 19:30
Comme en 2005, la blogosphère de gauche est en ébullition, plongée dans un débat sur le traité de Lisbonne qui n’a pas lieu sur la place publique.

La « pédagogie » pour promouvoir le traité de Lisbonne envahit les ondes, les écrans de télévision et les colonnes de la presse écrite, rappelant furieusement l’offensive médiatique, il y a deux ans et demi, en faveur du « oui » à la constitution européenne. Qu’à cela ne tienne : comme en 2005, opposants au traité et partisans du référendum se saisissent d’Internet, outil désormais incontournable des mobilisations sociales et démocratiques, comme d’une puissante contre-tribune.

La blogosphère de gauche est, depuis quelques semaines, en ébullition, faisant circuler à la vitesse grand V les arguments en faveur d’une consultation populaire sur le texte paraphé jeudi par les chefs d’État et de gouvernement. Pour l’occasion, des sites qui avaient joué le rôle de lieux de débats pendant la campagne référendaire en 2005 connaissent un net regain d’activité. C’est le cas d’Europa Blues (www.europablues.blogspirit.com), qui tient au jour le jour une chronique d’un processus de ratification dont sont exclus les citoyens, offre des décryptages du texte et compile vidéos et articles de presse. Depuis le 29 novembre, nombre de sites et blogs renvoient à la version consolidée du traité établie par la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale (1), invitant ainsi les internautes à se faire eux-mêmes leur avis sur se texte qui n’a rien de « mini », encore moins de « simplifié ».

Dans la même veine, la mise en ligne de l’appel du Comité national pour un référendum (www.nousvoulonsunreferendum.eu). Avec un formulaire électronique, la pétition affichait, hier, en milieu d’après-midi, 41 428 signatures, et les visiteurs peuvent télécharger des affiches ou des lettres types à adresser à leurs députés pour les inciter à voter contre la modification constitutionnelle préalable à la ratification, pour rendre possible le scénario d’un référendum. Blogs personnels ou site d’élus servent également d’exutoires aux militants socialistes frustrés du silence de leur parti depuis la décision de leur parti de dire « oui » au traité. Attachés à la revendication d’un référendum, nombre de membres du PS rappellent, sur la Toile, que celle-ci figurait parmi les engagements de Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle. Y renoncer, juge un blogueur socialiste (2), serait « donner un blanc-seing à Nicolas Sarkozy et piétiner avec lui le suffrage universel et la souveraineté populaire ». « Je pense, poursuit-il, que nous sommes extrêmement nombreux, militants socialistes attachés aux principes démocratiques, que nous ayons voté oui ou non au référendum de 2005. » De même, sur son site, la députée de Seine-Maritime Valérie Fourneyron estime que « seul le suffrage universel a la légitimité de décider sur un acte majeur que le suffrage universel a tranché ».

Même les militants du Modem s’y mettent. Attachés à l’idée d’une constitution, nombreux sont ceux qui disent en ligne tout le mal qu’ils pensent d’un traité « bricolé ». Ceux des Ulis sont allés jusqu’à publier sur leur site une pétition en faveur d’un référendum. « Diffusez-la ! Signez-la ! Ça rappellera aux députés du Modem et aux sénateurs du Modem que leur parti s’était engagé en faveur d’un référendum pendant la campagne présidentielle ! Ça les poussera à tenir leur engagement ! » écrivent-ils. Au siège du parti, on confirme que François Bayrou reste sur cette ligne, mais qu’il ne la défendra « pas plus que ça », car Nicolas Sarkozy ayant choisi la voie parlementaire, demander un référendum équivaudrait à « un coup d’épée dans l’eau ». Le président du Modem est-il dépassé par sa base électronique ?

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17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 19:22

Et bien non, nous n’arrivons qu’en 11eme position, en tête c’ est le Danemark !

C’est ce que l’ont veut nous faire croire pour nous faire culpabiliser.

La France serait une nation « grévicultrice » : le pays du « droit de paralyser » (le Figaro, 17 février 2004), qui préfère la « guerre sociale aux compromis » (le Monde, 26 mai 2003) et souffre d’une « forme d’infirmité que ne partagent pas nos voisins européens » (Christine Ockrent, les Grands Patrons, 1998) car « nul autre pays occidental ne se comporte ainsi » (l’Express, 5 juin 2003).

TOUS DES MENTEURS ;

La France recourrait davantage à la grève que ses voisins. Sur la période 1970-1990, la France est onzième sur les dix-huit pays les plus industrialisés en termes de journées non travaillées pour fait de grève. Avec 0,15 journée grevée par salarié et par an, elle est 7,6 fois moins conflictuelle que l’Italie (première), 3,2 fois moins que le Royaume-Uni (septième), 1,6 fois moins que les Etats-Unis (huitième). Sur la période récente (1990-2005), la France demeure onzième sur dix-huit, avec une conflictualité qui s’est effondrée (0,03 journée de grève par salarié et par an) et demeure toujours inférieure à la moyenne (0,04 journée grevée). Les modèles nordiques – réputés en France pour la qualité du dialogue social qui y régnerait – se situent en tête du classement : le Danemark est premier, la Norvège quatrième et la Finlande septième. Ainsi la « flexsécurité », tant vantée par les dirigeants français, semble caractérisée par un niveau de conflictualité nettement plus important. Un paradoxe qui ne semble pas intéresser les défenseurs de son introduction progressive dans notre pays. La France, en dessous de la moyenne des pays industrialisés, n’est certainement pas le berceau de la « gréviculture » décriée par nos médias et nombre de nos politiques.

>-[http://demainlegransoir.free.fr/spip.php?article240]

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16 décembre 2007 7 16 /12 /décembre /2007 11:07
Un rapport du Sénat épingle l’incoordination des politiques économiques et souligne les effets désastreux de la concurrence fiscale.

Un processus « d’hypercompétition » entre les États, la menace d’une « guerre économique » qui pourrait conduire à une « dislocation » de la construction européenne : le rapport d’information des sénateurs Joël Bourdin (UMP) et Yvon Collin (RDSE) sur « la coordination des politiques économiques en Europe » brosse un diagnostic pour le moins alarmiste de la situation de l’UE. Un état de fait qu’ils mettent sur le compte d’une « incoordination » des politiques économiques des États membres et même d’antagonismes qui, préviennent-ils, iront, sans intervention politique, en s’aggravant.

L’Europe, constatent les rapporteurs, « sangle » les politiques budgétaires, seul instrument « immédiatement maniable » pour les États, redouble, au détriment de la croissance, les « politiques de compétitivité sociale et fiscale », tout en abandonnant à la seule Banque centrale européenne, gardienne de la seule stabilité des prix, la définition de la politique monétaire. Prenant acte de « l’échec » de la stratégie de Lisbonne qui visait, par un programme de réformes libérales, à faire de l’UE l’économie la plus compétitive du monde, ils soulignent également les effets néfastes, pour la croissance, des politiques de désinflation compétitive qui, par une baisse drastique des coûts salariaux, plombent la demande intérieure et attisent une concurrence sociale. « En réduisant les gains salariaux, insistent-ils, ces politiques altèrent une des incitations essentielles au travail. »

Le résultat : des performances économiques bien pâles au regard de celles d’autres grands ensembles, comme les États-Unis et la Chine, et, selon les termes des rapporteurs, « des pertes importantes de bien-être redoublées par l’incapacité des États à réagir à des chocs négatifs du fait du carcan imposé aux politiques économiques ».

« Le passif l’emporte, et de très loin, déplore le rapport en conclusion. Les enjeux d’un redressement sont considérables. Il s’agit rien moins que de la survie de l’Union européenne. » Au chapitre des réponses, les rapporteurs promettent de formuler à l’avenir « des propositions concrètes » et invitent la France à mettre à profit la présidence de l’Union, qu’elle exercera à partir du 1er juillet 2008, pour « formuler des propositions propres à sortir l’Europe de la concurrence des politiques économiques à laquelle elle se livre sans profit pour elle et au détriment de ses projets ». Problème : le carcan imposé aux politiques économiques critiqué ici est entériné par le traité de Lisbonne. Un texte que les sénateurs Bourdin et Collin se gardent de mettre en cause.

R. M., "L'Humanité" du jeudi 13 décembre

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15 décembre 2007 6 15 /12 /décembre /2007 10:58
Déshabiller Pierre pour habiller Paul, version brique et béton : voilà la dernière trouvaille de Nicolas Sarkozy pour mettre fin à la crise du logement en France. De dangereux spéculateurs se cacheraient aujourd’hui dans les étages de nos HLM de banlieues. Des gens qui, par exemple, au soir d’une vie de labeur, auraient accumulé un magot tel qu’ils exploseraient les plafonds de ressources donnant droit à un logement social et l’occuperaient donc indûment. Des gens sans scrupule qui paient chaque mois leur loyer, depuis des dizaines d’années, pour un modeste appartement dans un quartier où ils ont tissé leur réseau de relations… Leur vie est là. Mais l’ancien maire de Neuilly est vigilant : ces locataires occupent des logements qui devraient revenir à plus pauvres qu’eux. Tous les trois ans, la situation des habitants des tours et barres sera passée au crible pour débusquer les abus. Après le travail précaire, le logis précaire.

Fidèle à sa tactique de toujours, Nicolas Sarkozy oppose entre eux les moins bien lotis : mal-logés et personnes en attente, interminable, de logement contre locataires de HLM. « Hypocrisie », ont dit les communistes. « Légèreté », ont lâché les socialistes. Duplicité, en tout cas. Les statistiques du mouvement HLM sont nettes : la proportion des ménages à l’aise financièrement dans le logement social ne cesse de baisser ; la paupérisation de la population dans les cités progresse à grands pas. Les quelques abus montés en épingle régulièrement pour légitimer cette politique ne représentent qu’une goutte d’eau alors que les offices sont noyés sous les dossiers de 1,3 million de demandeurs de logement.

La volonté présidentielle de provoquer le départ de leur HLM des « nantis » ne fera qu’accélérer la ghettoïsation de certaines cités. Une perspective qui inquiète les bailleurs sociaux : leur souci de préserver la mixité sociale dans les quartiers est battu en brèche par cette initiative. Et une fois dehors, poussés par des surloyers dissuasifs, les ex-locataires « trop riches » auront-ils alors les moyens de se loger quand les prix de l’immobilier ont atteint des sommets ?

Les statistiques, là encore, sont formelles : la part du budget des ménages consacrée au logement grandit de manière exponentielle. Christophe Robert, de la Fondation Abbé-Pierre, prédisait hier dans nos colonnes que dans « beaucoup de zones, il sera impossible pour ces ménages d’accéder à un logement autre que social ».

Bien sûr, Nicolas Sarkozy, en toute démagogie, assure que, ainsi, des familles vivant aujourd’hui dans des conditions effroyables accéderont à un logement. Mais il dessine surtout une France où les plus pauvres seront concentrés dans des villes empêtrées dans les difficultés, quand les villes bourgeoises multiplieront les opérations immobilières, aidées en cela par la fiscalité prônée par ce gouvernement.

Le scandale ne se niche évidemment pas dans les immeubles HLM. Il réside dans le manque de volonté du pouvoir de s’attaquer résolument au problème. Les destructions reconstructions n’ont prouvé qu’une chose : on reconstruit moins de social qu’on en détruit. Le mouvement HLM a résisté comme il a pu au projet gouvernemental de vendre 40 000 logements chaque année. Le Livret A servira bientôt à autre chose qu’à construire du social. De la mairie de Neuilly-sur-Seine à l’Élysée, la logique de Nicolas Sarkozy est restée la même : chacun chez soi.

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15 décembre 2007 6 15 /12 /décembre /2007 10:45

Sarkozy envoie dans les cordes les partisans d’un référendum sur le traité de Lisbonne

J’ai, tout à l’heure, interrogé Nicolas Sarkozy sur les « chances » des partisans d’un référendum sur le traité de Lisbonne d’obtenir satisfaction : « aucune » a été sa réponse lapidaire.

Le Président de la République, qui s’exprimait à l’issue du Conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernement d’aujourd’hui, a néanmoins tenu à justifier son refus : « faire un référendum sur le traité simplifié dont la quasi-totalité des mesures ont fait l’objet d’un consensus, y compris de la part de ceux qui demandent un référendum aujourd’hui, non, je ne le ferai pas », allusion au fait qu’aucun des articles de la défunte Constitution repris par le traité de Lisbonne n’a été critiqué en 2005 par les partisans du non. « Si on veut casser l’Union européenne, il faut le faire ».

Il a ajouté qu’à « la minute où la France organiserait un référendum sur le traité simplifié, la Grande-Bretagne en ferait autant. Et quelle est la chance qu’en Grande-Bretagne il y ait un oui ? » « Je ne serai pas celui qui isolera la France de l’Europe et je ne serai pas celui qui portera un message de division en Europe », a-t-il poursuivi. « On a besoin de l’Europe (...) et ce n’est pas maintenant qu’on a remis l’Europe sur les rails qu’il faut aller s’amuser à les recasser ». Il a, enfin, rappelé, qu’il avait « reçu un mandat des Français » pour faire ratifier par « voie parlementaire » le traité simplifié : « pendant la campagne présidentielle, j’ai été très franc, il n’y a eu aucune hypocrisie ». Fermez le ban...

(->http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2007/12/sarkozy-envoie.html]

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13 décembre 2007 4 13 /12 /décembre /2007 19:30
« Quelles sont les justifications profondes de la retraite par répartition ? D’une part, les marchés financiers et immobiliers sont incapables de transférer une épargne garantie sur plusieurs dizaines d’années. D’autre part, certains actifs risqueraient de ne pas épargner suffisamment pour leurs vieux jours. Autrement dit, la retraite par répartition est un système d’épargne forcée garantie par l’Etat, et ne doit pas chercher à faire autre chose. »

Par Thomas Piketty, Libération, 19 novembre 2007

Formons un vœu : que le débat national sur les retraites de 2008 prenne de la hauteur et aille au-delà de la stigmatisation de quelques catégories particulières. D’abord parce que la nécessaire normalisation des régimes spéciaux ne couvrira qu’une part infime des problèmes de financement. Surtout parce que l’on ne garantira pas l’avenir des retraites sans remise à plat générale d’un système devenu illisible. Quelles sont les justifications profondes de la retraite par répartition ? D’une part, les marchés financiers et immobiliers sont incapables de transférer une épargne garantie sur plusieurs dizaines d’années. D’autre part, certains actifs risqueraient de ne pas épargner suffisamment pour leurs vieux jours.Autrement dit, la retraite par répartition est un système d’épargne forcée garantie par l’Etat, et ne doit pas chercher à faire autre chose.

Son objectif n’est pas de redistribuer des riches vers les pauvres ou de compenser la faiblesse des salaires de certains salariés ou la dureté de leurs conditions de travail. Pour cela, d’autres outils sont plus adaptés (impôt sur le revenu, RMI, minimum vieillesse, politiques salariales et de prévention des risques professionnels, etc.).

C’est justement parce que l’on a demandé à notre système de retraites de faire trop de choses à la fois que l’on a accumulé un nombre invraisemblable de règles complexes et de redistributions opaques et incompréhensibles pour le citoyen. De ce principe général découlent les lignes directrices de toute réforme ambitieuse. Toutes les années de cotisations doivent compter pour le calcul de la retraite. Chacun doit pouvoir partir à la retraite quand il le souhaite, avec une pension proportionnelle aux cotisations versées pendant l’ensemble de la vie active, le coefficient de conversion dépendant des évolutions démographiques (espérance de vie, ratio actifs/retraités), à l’image du remarquable système par points appliqué en Suède. Le passage à un tel système demandera certes plusieurs étapes, mais n’est pas hors de portée.

Dans le public, chaque année d’activité donne droit à un taux de remplacement de 1,875 %, soit un taux de remplacement de 75 % pour quarante années de cotisations, 37,5 % pour vingt années de cotisations, etc. Ce principe simple de proportionnalité aux années cotisées est peu ou prou le même dans le privé, sauf que la retraite à plein taux à 75 % du salaire pour quarante annuités n’est atteinte qu’en cumulant la retraite du régime de base (50 %) avec la pension complémentaire apportée par l’Arrco (non-cadres) et l’Agirc (cadres).

C’est la première source d’opacité à supprimer : personne ne comprend rien aux formules compliquées résultant de l’empilement des régimes, sans parler des salariés qui ont le mauvais goût d’être à la fois cadres et non-cadres dans une même vie !

L’Etat doit prendre ses responsabilités et fusionner les régimes Arrco et Agirc avec le régime général, de façon à aboutir pour le privé à une règle unique simple, du type de celle du public. Avec au passage un abaissement massif du plafond (la retraite par répartition n’est pas là pour gérer l’épargne des super-cadres, dont l’espérance de vie élevée coûte en outre fort cher). Pour que chaque année de cotisation compte, il faut supprimer la durée minimale de cotisations de quinze ans en vigueur dans le public (quitter le fonctionnariat n’est pas une tare), et appliquer le taux de remplacement à l’ensemble des salaires de la vie active, et non pas aux salaires des six derniers mois (public) ou des vingt meilleures années (privé).

Dans le même esprit de transparence, les cotisations patronales acquittées par l’Etat pour financer les retraites publiques (60 % des salaires bruts) doivent figurer sur les bulletins de salaire, comme dans le privé.

Enfin, les annuités au-delà des quarante années doivent compter dans le calcul du taux de remplacement pour permettre aux salariés ayant commencé à travailler très tôt de toucher enfin leurs cotisations. Quand au système de décote-surcote, il est là pour remplir une tout autre fonction : prendre en compte le fait que partir à la retraite un an plus tard conduit non seulement à verser une année supplémentaire de cotisations, mais surtout à toucher sa pension une année de moins (par exemple dix-neuf ans au lieu de vingt ans, soit 5 % de pension totale en moins).

La décote-surcote doit donc dépendre de l’âge de départ à la retraite et de l’espérance de vie prévisible, et non plus de la durée de cotisations. Le système par points permettra aux travailleurs d’intégrer le fait que leurs cotisations retraite constituent un revenu différé, pas un impôt.

Thomas Piketty est directeur d’études à l’EHESS, professeur à l’Ecole d’économie de Paris.

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Published by Solidaire - dans En France
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