Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

   ------------------------------ 

 

Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
------------------------------------------------
Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


- - - - - - - - - - - - - -

 
 
------------------------------------------------
CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
-------------------------------------------
 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
-------------------------------------------------
ADN-r--sistance.jpg


 

 














 


ensemble-2.jpg
 

Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

-------------------------

 

« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

-------------------------

Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

-------------------------------------------------------

Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

 ----------------------------------------------------

----------------------------------------

Nouille2.jpeg


----------------------------------------------



 

 

1)

  

 

1)      

         

 

Ebuzzing - Top des blogs - Société

8 décembre 2007 6 08 /12 /décembre /2007 12:39
Un rapport des services de renseignement souligne que Téhéran n’est pas sur le point de disposer d’armes de destruction massives à l’inverse des allégations du président.

Le rapport d’évaluation du renseignement national (National Intelligence Estimates, NIE) sur la réalité de la menace nucléaire iranienne, rendu public lundi, constitue un nouveau constat de flagrant délit de mensonge du président George W. Bush. Les conclusions de ce texte, qui émane des travaux de seize agences dont la CIA, sont en effet en contradiction avec les allégations de la Maison-Blanche, arguant que Téhéran était sur le point de posséder des armes de destruction massive pour renforcer les sanctions internationales et préparer l’opinion à des frappes, dès l’an prochain, contre ce pays.

Les services états-uniens soulignent en effet qu’ils disposent d’informations de caractère « hautement fiable » sur « l’interruption du programme d’armement nucléaire de l’Iran en 2003 » et affirment même que Téhéran ne l’aurait pas repris depuis lors.

Le constat des services US rejoint celui de l’ AIEA

Les agences de renseignements ne balayent pas totalement pour autant d’un revers de main le risque que l’Iran ne puisse, un jour, décider d’accéder à la bombe atomique, mais cela ne serait pas possible, compte tenu des contraintes industrielles et technologiques, avant 2013, estime le bureau de recherche du département d’État pour le renseignement, l’une des seize organisations. Et toutes les autres concèdent que l’Iran pourrait ne pas disposer de suffisamment d’uranium enrichi jusqu’après 2015.

Cette évaluation semble concorder avec celle de Mohamed El Baradaï, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), dont les déclarations ont alimenté, on s’en souvient, une très dure polémique avec la Maison-Blanche sur le thème de l’imminence ou non du danger nucléaire iranien.

L’administration US n’avait cessé de s’inscrire en faux contre la moindre conclusion des inspecteurs de l’agence onusienne, laissant percevoir une réalité iranienne bien moins alarmante que ne le suggérait sa rhétorique, au fil du temps, de plus en plus va-t-en-guerre. Début novembre George W. Bush déclarait ainsi : « Si vous voulez éviter la troisième guerre mondiale, il semble évident qu’il faille prendre des mesures pour les empêcher d’accéder aux connaissances nécessaires pour faire une arme nucléaire. » Et le vice-président Cheney, l’un des théoriciens de la « guerre préventive », chère aux néoconservateurs, de renchérir quelque temps plus tard promettant « de sérieuses conséquences au gouvernement de Téhéran » s’il n’abandonnait pas son programme nucléaire. Sans donner plus de précision sur la qualité civile ou militaire dudit programme.

Dans l’entourage du président on a bien tenté aussitôt d’allumer un contre-feu en expliquant que la décision iranienne d’arrêter son programme nucléaire militaire en 2003 prouvait finalement l’utilité « des pressions » les plus rudes contre Téhéran. Et le conseiller à la sécurité nationale de George W. Bush, Stephen Hadley, a beau préciser aussitôt, en s’appuyant sur l’option du rapport évoquant une toujours possible reprise de la course à la bombe côté iranien, que tout cela demeure « un grave problème », il reste que la crédibilité du président est une nouvelle fois atteinte.

L’affaire rappelle en effet par trop le précédent du mensonge d’État sur les armes de destruction massive dont se serait doté Saddam Hussein, mensonge qui servit à déclencher la guerre contre l’Irak. Il est difficile de croire que Bush ignorait tout des informations rendues publiques aujourd’hui. Et pourtant, il y a deux ans, la « sécurité nationale », conseil stratégique qu’il préside à la Maison-Blanche, avait rendu publiques des conclusions diamétralement opposées en s’appuyant sur des informations des… services.

Aux États-Unis ce nouveau scandale devrait accentuer encore la formidable crise de confiance qui touche l’exécutif. L’opposition démocrate, qui se montrait jusqu’alors plutôt consensuelle sur l’Iran, a réagi, cette fois, en demandant par la voix de Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre des représentants, « une nouvelle politique à l’égard de Téhéran ».

L’irresponsable suivisme de sarkozy sur ce dossier

Ces révélations filtrant aujourd’hui des coulisses du pouvoir à Washington montrent sans doute à quel point les dissensions sont devenues importantes au sein même de l’administration républicaine. Une aile plus « pragmatique », désireuse d’arrêter les frais de l’aventurisme des néoconservateurs, jadis omniprésents dans l’entourage du président - alors qu’ils ne sont plus représentés aujourd’hui que par le vice-président Cheney -, semble prendre le pas.

Au plan international le renforcement des sanctions contre l’Iran que Washington comptait bien obtenir lors de la toute prochaine réunion du Conseil de sécurité paraît aujourd’hui bien plus improbable tant les réticences déjà perceptibles de la Chine et de la Russie se trouvent désormais confortées. Seul Tel-Aviv a réagi hier, sans surprise en jusqu’au-boutiste d’une intervention militaire, contestant la validité même d’un rapport établi « dans un environnement de trop grande incertitude ». Et on mesurera, au passage, l’irresponsabilité de Nicolas Sarkozy, d’avoir engagé la France en alliée aveugle de Washington sur ce dossier.

Bruno Odent,  "L'Humanité"

Repost 0
Published by Andrée Oger - dans Dans le Monde
commenter cet article
7 décembre 2007 5 07 /12 /décembre /2007 15:52

AFP - 03.12.07 - Les députés PS, PCF et Verts, la CGT, le Syndicat de la magistrature et le syndicat des inspecteurs du travail Snutef (FSU) ont vivement protesté lundi, lors d’une conférence de presse commune, contre la recodification du Code du travail qui "remet en cause des droits des salariés".

L’Assemblée nationale examinera mardi un projet de loi ratifiant l’ordonnance du 12 mars 2007 relative au Code du travail, qui réécrit de fond en comble ce texte régissant la vie professionnelle de 17 à 18 millions de salariés. Le texte a déjà été adopté par les sénateurs le 26 septembre.

"C’est scandaleux. Cela devait être une recodification à droit constant, une procédure normale pour rendre un texte lisible et accessible" or, on a "un texte qui va modifier le fond du droit" aux dépens des salariés, s’est indigné le député PS Alain Vidalies.

L’opposition défendra trois motions de procédure et environ 150 amendements pour tenter de modifier le texte.

Elus de gauche et syndicats ont critiqué la "déclassification" de 500 articles, qui passent de la partie législative du Code à sa partie règlementaire, c’est-à-dire qu’ils relèveront de décrets et seront donc plus facilement modifiables.

Ils dénoncent également "l’éclatement du Code du travail" par le transfert de dispositions vers des codes parallèles comme le Code rural, le Code maritime ou le Code des transports, ainsi que l’adjonction "de 1.761 articles supplémentaires".

"L’atomisation du Code du travail, c’est le pire des dangers qui guettent les millions de salariés", a jugé Roland Muzeau (PCF).

Selon l’inspecteur du travail Richard Abouzit, les salariés agricoles "perdront le 1er mai comme jour férié et l’affichage du nombre d’heures travaillées ne sera plus obligatoire".

Martine Billard (Verts) s’est élevée contre "le silence total" dans lequel s’est faite cette recodification, à laquelle l’Assemblée a prévu de consacrer "moins d’heures de débat que pour le texte sur les chiens dangereux".

Elle s’est inquiétée "d’ajouts ou de suppressions significatifs" comme le fait que "le travail dominical sera désormais subordonné aux besoins du public".

L’inspecteur du travail Gérard Filoche, membre du conseil national du PS, s’est élevé contre "la suppression du doublement des indemnités de licenciement accordé en 2002" et "le partage des obligations en matière d’hygiène et de sécurité entre l’employeur et le salarié".

Hélène Franco (syndicat de la magistrature, gauche) a dénoncé un "droit notablement complexifié" et "une protection moins forte pour les salariés".

Dans un communiqué, la rapporteure UMP du projet, Jacqueline Irlès, a défendu le texte qui "permet de rendre plus accessible le Code du travail, sans modifier le contenu".

Selon elle, il va "également permettre d’insérer des dispositions votées récemment", comme "la formation des femmes reprenant une activité" ou "combler des oublis en matière de congé maternité"

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
7 décembre 2007 5 07 /12 /décembre /2007 15:39
Répondant, hier, au député Roland Muzeau (PCF), qui interpellait le gouvernement à l’Assemblée sur les projets de délocalisations d’Airbus et de Dassault en zone dollar, la ministre de l’Économie, Christine Lagarde, a indiqué qu’elle rencontrerait le président d’EADS, Louis Gallois, dans la soirée, « pour lui demander comment va s’organiser le plan Power 8 en fonction de la hausse de l’euro » et comment « il entend déterminer sa stratégie et répartir ses coûts pour optimiser les ventes et les prises de marchés ». L’élu communiste a estimé que ces délocalisations « n’ont rien d’une fatalité, dans des activités en forte croissance », s’élevant contre le plan Power 8 qui « fait payer aux travailleurs les erreurs et délits de leurs dirigeants ». Il a dénoncé le « prétexte de la faiblesse du dollar par rapport à l’euro, comme s’il n’existait aucun levier pour assurer notre développement industriel ». « Exigeons la fin de l’indépendance de la Banque centrale européenne et un vrai contrôle démocratique sur ses décisions qui doivent être réorientées en faveur de l’emploi », a conclu Roland Muzeau. 
S. C., "L'Humanité" du 6 décembre 2007
Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 18:53
Denis Gautier-Sauvagnac est nommément visé pour abus de confiance et travail dissimulé. L’ex-numéro 2 du MEDEF continue d’entretenir le flou en pointant la piste des « organismes qui participent à la vie sociale ».

En fin de semaine dernière, Denis Gautier-Sauvagnac, président démissionnaire mais toujours délégué général de l’UIMM, figure de proue, à ce titre, du - MEDEF depuis des années, était, à la surprise générale, sorti libre à l’issue de ses deux jours de garde à vue. Dimanche, Rachida Dati promettait l’ouverture d’une information judiciaire « dans les prochaines semaines ». Et c’est donc hier, plus de deux mois après la transmission au parquet de Paris par la cellule antiblanchiment du ministère de l’Économie (Tracfin) et les premières révélations dans la presse, que le procureur Jean-Claude Marin a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire dans cette affaire. Confiée à un juge d’instruction, l’information judiciaire vise nommément Denis Gautier-Sauvagnac pour « abus de confiance ». Sa proche collaboratrice est également dans le collimateur pour « complicité, recel d’abus de confiance et destruction de preuves », en raison de la disparition d’une partie de la comptabilité de l’organisation. L’information judiciaire visera également « toute autre personne » pour l’accusation de recel d’abus de confiance et de travail dissimulé afin de déterminer les bénéficiaires des espèces retirées.

Malette-argent.jpgJusqu’à présent, Denis Gautier-Sauvagnac a refusé de s’expliquer sur ces retraits réguliers en espèce, évalués, selon le dernier décompte de la brigade financière, à 26 millions d’euros entre 2000 et 2007. À la fin de la garde à vue, son avocat Me Jean-Yves Leborgne a repris la rengaine des versements à des « organismes participant à la vie sociale », visant sournoisement les organisations syndicales. « L’UIMM n’a jamais donné aux patrons de ces organismes, mais à leurs émissaires », a-t-il argué dans le Parisien, avant de lâcher que Denis Gautier-Sauvagnac ne se rappelle plus « combien il a donné et à qui ».

Mais pour l’heure, au-delà de ces insinuations qui ulcèrent les syndicats depuis deux mois, un usage frauduleux des espèces retirées sur les comptes de l’UIMM a été mis au jour par la brigade financière : il s’agit des « compléments » de salaires ou de retraites, non déclarés au fisc, versés en liquide aux dirigeants ainsi qu’à certains cadres de l’organisation patronale. C’est cette utilisation de l’argent qui justifie, dans l’information judiciaire, les poursuites pour « travail dissimulé ». Avant l’ouverture de l’information judiciaire, le parquet a laissé filtrer que l’hypothèse d’un financement de syndicats de salariés ou de corruptions ponctuelles de délégués syndicaux était bel et bien examinée, mais qu’elle n’avait pas été confirmée jusqu’ici. La piste politique est aussi prise en compte, faisait-on savoir au parquet, d’autant que d’importants montants ont été retirés au moment des élections présidentielle et législatives de 2002 et 2007.

T. L., "L'Humanité" du 5 décembre 2007

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 13:52
Universités . Alors que lycéens et étudiants ont manifesté hier contre la loi LRU, les enseignants font entendre leur critique radicale de cette loi avec plus de force.

Seuls - ou quasi -, à s’insurger, cet été, contre la loi Pécresse, on les entendait peu depuis la rentrée. Mais c’est reparti. Les enseignants chercheurs, et plus largement les personnels universitaires, redonnent de la voix. Elle hausse singulièrement le ton depuis la semaine dernière, quand des assemblées générales de profs et de personnels BIATOS se sont tenues, à Lille, à la Sorbonne ou encore à Pau. En ligne depuis jeudi dernier (1), une pétition a déjà recueilli plus de 10 000 signatures. Ils se retrouvent, aujourd’hui, à l’université Paris-VIII Saint-Denis, à l’initiative du président de la fac, pour débattre du texte et de l’avenir de l’enseignement supérieur. Quant à demain, leurs organisations appellent à une journée nationale d’action, avec grèves et manifestations de mise.

Les chercheurs prennent le relais des étudiants

 

Même dénonciation globale que celle entendue chez les étudiants. À savoir celle d’une loi qui, en accroissant la possibilité pour les facs de recourir aux fonds privés, conduit mécaniquement à la privatisation des formations, voire à la disparition de filières jugées peu rentables par les entreprises. Mais les esprits ne se focalisent pas sur les mêmes chapitres du texte. Quand ceux des jeunes sont particulièrement sensibles aux risques de sélection ou de libéralisation des frais d’inscription, par exemple, ceux des personnels s’arrêtent plus longuement sur les questions de recrutement, dont les modalités se voient bouleversées.

Exit, par exemple, la collégialité jusqu’alors en vigueur au moment de choisir un enseignant-chercheur. Ce principe, qui faisait qu’un prof était sélectionné en grande partie par ses pairs - à savoir des personnels exerçant dans la même discipline que lui -, serait minimisé. « Les comités de spécialistes seront remplacés par des comités de sélection dont on ne sait pas grand-chose », explique Bertrand Montubert, président de Sauvons la recherche (SLR). Dangereux en terme de qualité de l’enseignement, alertent les profs, quand le regard des spécialistes ferait défaut. Inquiétant, aussi, en terme de démocratie, quand les présidents d’université se verraient par ailleurs octroyer un droit de veto concernant la nomination de certains personnels. « On peut néanmoins espérer qu’ils useront de ce pouvoir avec parcimonie », tempère Bertrand Montubert. Enfin, le pouvoir des conseils d’administration, où la représentation des personnalités extérieures à la fac sera accrue, sera lui aussi renforcé. Au reste, les inquiétudes des chercheurs dépassent le seul cadre de la loi. Elles portent, par exemple, sur les réformes en cours pour le CNRS, visant à faire de cet organisme de recherche une simple agence de moyens, vidée de ses labos.

Le budget des universités est insuffisant

 

Pas de statu quo pour autant, assurent chercheurs et universitaires. Ignorés par leur ministre de tutelle qui a fait de la Conférence des présidents d’universités (CPU) son unique interlocuteur côté personnels, ils n’en avancent pas moins leurs billes. Rénovation de la gouvernance ou unification des formations du supérieur figurent sur la longue liste des idées mises en débat.

(1) Sur les sites de Sauvons la recherche et du SNESup-FSU.

Marie-Noëlle Bertrand, "L'Humanité" du 5 décembre 2007

Et, bien évidemment, il y a les moyens financiers, domaine à propos duquel les organisations de personnels se montrent beaucoup moins indulgentes que celles des étudiants. « Le budget des universités est notoirement insuffisant », estime Jean Fabbri, pour qui les dotations supplémentaires de 20 milliards d’euros en cinq ans annoncées la semaine dernière par le gouvernement ne sont qu’un trompe-l’oeil. « Dire qu’ils vont permettre de porter le budget annuel par étudiant en fac au même niveau que celui dépensé pour un étudiant en grande école est faux, assure-t-il. Aucun emploi ne sera créé, les choses ont été clairement dites. » Or, poursuit le secrétaire général, « ce dont les étudiants ont besoin pour réussir, c’est de groupes de TD moins chargés ou d’aide individualisée ».Bref, quatre semaines après le début du mouvement contre la loi sur les libertés et responsabilités des universités (LRU), les chercheurs se réveillent, comme décidés à prendre le relais d’étudiants qui, eux, s’essoufflent. Peut-être leur entrée en scène est-elle encore timide. « On est au-delà du timide », estime au contraire Jean Fabbri, secrétaire général du SNESup-FSU, qui explique l’anachronisme des enseignants par leur souci de rigueur. « On est dans un mouvement d’analyse fine et critique du texte. Il y a eu le temps de sa lecture, la réunion d’assemblées générales et, peu à peu, la prise de conscience que cette loi renferme des principes contraires à ceux qui fondent nos vocations. »
Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 17:21
Assemblée extraordinaire du PCF . À cinq jours de la réunion de La Défense, le Conseil national devrait proposer un texte qui ne ferme aucune piste de réflexion sur l’avenir du parti.

Dans cinq jours à La Défense, plus de 1 500 délégués des sections locales du PCF vont donner à la direction du Parti communiste un « mandat » pour mener les réflexions jusqu’au congrès de décembre 2008. Cette procédure extraordinaire de préparation de congrès avait été décidée suite à la séquence électorale calamiteuse pour le PCF du printemps dernier. Environ 35 000 adhérents du PCF ont débattu au cours d’assemblées qui se sont réunies ces derniers jours dans un millier de sections locales.

Partant de ces débats, le Conseil national va discuter d’un projet qui sera soumis à la discussion de l’assemblée générale extraordinaire du week-end prochain. Une commission représentative a élaboré un avant-projet soumis aux membres de la direction. Selon ce texte, l’assemblée générale devrait lancer le processus de préparation du congrès de 2008 « sans fermer aucune piste ni exclure aucune hypothèse ».

Dans le débat, les adhérents confirment que, « dans l’affrontement actuel entre le capitalisme mondialisé et les peuples, le communisme reste une visée et un projet de notre temps ». Le texte note en même temps que « les discussions portent l’exigence du renouvellement du combat communiste et de l’organisation pour le mener efficacement ». Les communistes sont conscients qu’ils « ne (peuvent) pas continuer comme ça ». « Il est un devoir d’invention à faire sous peine de disparaître », insiste le projet de mandat.

Le CN proposerait donc de prendre en compte l’état actuel de la réflexion des militants, tout en laissant ouverts tous les termes du débat. Et de sortir de l’alternative périlleuse entre « immobilisme » et « liquidation ».

« Devoir d’invention », la direction du PCF devrait s’y soumettre en engageant un travail sur les thèmes de « la mondialisation », de « l’unité du salariat », de « la révolution écologique » et de « la conception du changement, de la révolution ». Un travail de réflexion « théorique et politique », « ouvert à l’apport des communistes et des personnes souhaitant y être associées ».

D’autre part mandat serait donné à la direction nationale pour que, face aux « contre-réformes » de Nicolas Sarkozy, elle engage quatre campagnes politiques sur les retraites et la protection sociale, l’Europe et « le traité Sarkozy », le travail, l’emploi et le pouvoir d’a- chat, les institutions et la réforme constitutionnelle.

Ces campagnes devraient « aider à développer des rassemblements les plus large possibles à gauche », et notamment lors des échéances municipales et cantonales ou sur la question du référendum. Le conseil national devrait enfin procéder à une évaluation du fonc- tionnement du parti et de sa direction, et prendre des initiatives pour assurer la présence et le rayonnement du Parti communiste.

Pour combattre le capitalisme, le PCF devra « explorer des formes nouvelles de rassemblement », « faire grandir des « fronts » d’idées et d’actions pour de nouvelles dynamiques politiques et citoyennes ». Enfin mandat serait donné à la direction nationale d’engager, dès 2008, une initiative internationale pour « imaginer un nouvel internationalisme » face au « capitalisme mondialisé ».

Olivier Mayer, "L'Humanité" du 4 décembre 2007

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 17:18
NOUVELOBS.COM | 05.12.2007 | 11:12

http://tempsreel.nouvelobs.com/actu...

La réaction à l’immigration en Europe "restera vaine si elle ne s’appuie que sur des mesures policières de renvoi dans des conditions plus ou moins acceptables des immigrants dans leurs pays d’origine", a-t-il dit.

A. Bouteflika fustige les mesures policières contre l’immigration (Reuters)

Le président algérien A. Bouteflika a dénoncé mardi 4 décembre à Alger, devant son homologue français Nicolas Sarkozy, les mesures "policières de renvoi" des immigrés clandestins pratiquées dans les pays européens, dont la France.

"On peut comprendre la réaction des pays européens à cette immigration qui s’intensifie malgré les risques qu’elle présente", a déclaré A. Bouteflika en préambule du déjeuner officiel offert en mi-journée au président français.

"Mesures policières"

"Mais cette réaction restera vaine si elle ne s’appuie que sur des mesures policières de renvoi dans des conditions plus ou moins acceptables des immigrants dans leurs pays d’origine", a-t-il poursuivi. "Il est certain qu’il s’agit d’un problème humain dont les dimensions prennent toujours plus d’ampleur et qu’il faudrait traiter en en recherchant les racines réelles", a également estimé le chef de l’Etat algérien.

L’expulsion des immigrés en situation irrégulière a constitué l’un des piliers de la politique de Nicolas Sarkozy lorsqu’il était ministre de l’Intérieur. Son ministre de l’Immigration Brice Hortefeux s’est fixé pour objectif d’en renvoyer 25.000 d’entre eux en 2007.

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
4 décembre 2007 2 04 /12 /décembre /2007 18:57

Le président de la République entame son voyage en Algérie dans une ambiance glaciale. Le racisme qui suintait de son discours de Dakar, son refus de condamner le passé colonial, la chasse aux immigrés qu’il réclame de son ministre Hortefeux, son alignement sur la vision américaine du choc des civilisations ont créé un climat de défiance et même d’hostilité. Un triste ministre algérien a pu s’y engouffrer pour une sortie antisémite, une déclaration insupportable… qui permet d’ailleurs à Nicolas Sarkozy d’échapper à sa mise en cause.

Tintin-Afrique.jpgLa reconnaissance des crimes des colonisateurs français est un impératif pour que les deux peuples puissent se tourner ensemble vers l’avenir. Ce qui s’impose, ce n’est pas une « repentance » d’un peuple français qui n’a pas collectivement mis la main au crime, mais la reconnaissance d’une histoire sanglante, étape indispensable à la « réconciliation des mémoires » des deux rives de la Méditerranée. Il y faut une autre hauteur de vue que celle de Nicolas Sarkozy qui continue à juger l’histoire dérangeante, « qui est là et continue parfois à s’interposer entre nous ». Certains hommes d’État s’en sont montrés capables, François Mitterrand tenant la main d’un chancelier allemand, Willy Brandt à genoux devant les crimes de la déportation et la Shoah, Jacques Chirac reconnaissant la responsabilité de l’État français dans l’extermination des juifs français. Dans un entretien à l’agence algérienne APS, le président se borne à renvoyer dos à dos « des blessures des deux côtés qui ne sont pas refermées » et propose une sorte de compromis pour « rapprocher notre lecture de l’histoire ».

Si, depuis des mois, l’Élysée laisse réhabiliter les criminels de l’OAS, ces terroristes qui massacrèrent des milliers d’Algériens et s’attaquèrent aux partisans français de l’indépendance algérienne, ce n’est pas seulement pour flatter la vieille fibre colonialiste de la droite française ni pour finir d’apprivoiser l’extrême droite. Ce n’est pas une réaction d’orgueil ni de susceptibilité. Admettre la brutalité du pillage des pays colonisés, l’humiliation des peuples opprimés, les séquelles qui demeurent de la destruction des sociétés de ces pays, cela impliquerait des rapports de réparation, une coopération nouvelle non pas du plus fort au plus faible mais entre égaux, où l’intérêt mutuel des peuples l’emporterait sur l’appétit vorace des multinationales.

Or, ce sont les contrats juteux pour les grandes firmes françaises - et cela d’abord - qui motivent Nicolas Sarkozy. Cinq milliards d’euros sont espérés lors de cette visite. La hausse des prix du gaz et du pétrole n’a pas vraiment amélioré les conditions de vie des Algériens, mais elle en a fait un pays solvable. Pour empêcher qu’il se tourne vers les groupes américains, le président de la République propose un partenariat pour dix ans et agite la perspective d’une « union méditerranéenne ». Jusqu’alors, rien n’autorise à espérer qu’il propose à l’Algérie autre chose que « travailler plus pour faire gagner plus » à des firmes comme Total qui convoite les hydrocarbures et va y investir 1,5 milliard de dollars.

L’enjeu n’est donc pas une petite querelle de mots ou une archaïque dispute en responsabilité. Il en va de notre avenir commun, des possibilités de construire une humanité plus solidaire.

Editorial par Patrick Apel-Muller, "L'Humanité" du lundi 3 décembre 2007


Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
4 décembre 2007 2 04 /12 /décembre /2007 18:45
Point sur la mobilisation mardi : 31 facs bloquées

31 universités totalement ou partiellement en grève avec piquets de grève bloquants (ou fermés administrativement) : Paris I (site de Tolbiac), Paris III, Paris IV (Clignancourt, Malesherbes), Paris VII (Javelot), Paris VIII Saint Denis, Paris X Nanterre, Rouen, Tours, Caen, Nantes, Toulouse II le Mirail, Toulouse III Rangueil, Pau, Lyon II, Montpellier II, Montpellier III, Lille III, Limoges, Brest, Amiens, Nancy II, Grenoble I, Grenoble II, Grenoble III, Orléans, Reims, Saint Etienne, Valenciennes, Poitiers, Nice, Angers

6 universités sont en grève avec piquets de grève les « journées de mobilisation » : Le Mans, Chambéry, Lorient, Marne la vallée, Clermont, Paris XIII

Universités où le personnel a voté la grève reconductible : Toulouse le Mirail, Lille I, Paris III, Paris VIII, Saint Charles Marseille, Reims, …

Lundi 4 décembre, la grève avec blocage a été reconduite à Reims, Lille III, Paris X Nanterre, Rouen, Lyon II (Bron), Nice. Le blocage a été voté à Malesherbes Paris IV et à Angers

 


Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
4 décembre 2007 2 04 /12 /décembre /2007 08:45
Voici un extrait d'un article fort intéressant sur deux penseurs que revendique les socialistes d'aujourd'hui. Sauf que, eux, loin du social-libéralisme de Strauss-Kahn, étaient réellement socialistes !
Une citation de Léon Blum de 1920 est, à ce sujet,  pédagogique et cruelle pour les socialistes d'aujourd'hui
:
1936-leon-blum.jpg "il faut conquérir « l'autorité centrale, qui, actuellement, s'appelle l'État, par n'importe quels moyens, sans que les moyens légaux ni les moyens illégaux soient exclus ». Illégaux ? Oui, parce que, poursuivra Blum quatre ans plus tard, « nous ne sommes pas bien sûrs que les représentants et dirigeants de la société actuelle, au moment où ses principes essentiels leur paraîtraient trop gravement menacés, ne sortent pas eux-mêmes de la légalité. [...] Si le socialisme se liait définitivement par le respect juré de la légalité, il risquerait de jouer un jeu de dupes (8) »."
Et oui ! Blum avait raison : l'ivresse du pouvoir, la fréquentation des salons dorés et des grands patrons , tout cela finit par corrompre !
Si ce sujet vous intéresse, vous pourrez le retrouver à l'adresse suivante :
http://www.leplanb.org/histoire/quand-le-parti-socialiste-etait-socialiste.html

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article