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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 13:43

Nous publions ici une tribune de José Fort, parue dans "L'Humanité".

Ce très bon billet rappelle que les islamistes de l'Etat Islamique sont les enfants des politiques occidentales, formés, armés et soutenus longtemps par l'Occident, contre le régime laïc syrien en 2011, contre le régime laïc irakien de Saddam Hussein dix ans avant.

Aujourd'hui, ces monstres possèdent des arsenaux made in USA et des financements qui proviennent de "nos alliés" saoudiens ou qataris, des acheteurs de pétrole venant de marchés illégaux, issu des puits conquis sur l'état syrien ou l'état iraquien, et des ventes d'œuvres d'arts volées dans ces pays pour le compte de riches collectionneurs occidentaux.

L'Europe et l'Occident paient les conséquences de leurs politiques désastreuses au Moyen-Orient, comme c'est aussi le cas en Libye et en Afghanistan. Le soutien total de nos pays à la politique criminelle d'Israël en Palestine contribue également à la destabilisation du monde arabe et au renforcement de la haine antioccidentale dans les populations arabes et musulmanes.

Dénoncer aujourd'hui les exactions des islamistes contre les chrétiens et les musulmans qui leur résistent, c'est une belle hypocrisie !

Comme le baron Frankenstein, nos dirigeants fabriquent eux-mêmes leurs monstres, qu'ils manipulent un temps, qui leur échappent ensuite et qui servent, finalement, à justifier de nouvelles guerres, de nouvelles lois toujours plus liberticides.

Cesser de soutenir les régimes qui financent les djihadistes, comme les pétromonarchies, combattre le crime organisé qui achète illégalement le pétrole de ces pays et leurs richesses archélogiques, soutenir les forces multiculturelles et laïques qui se battent dans ces pays et exiger une paix juste et durable en Palestine ou au Kurdistan, voilà concrètement des choix politiques qui assècheraient les causes des tensions locales et les financements des groupes intégristes !

Peu de chances malheureusement que ces choix viennent des forces politiques intégrées au jeu libéral et pro-américain actuel !

Solidaire


Irak : ce sont des monstres mais ce sont vos monstres

Les djihadistes de « l’Etat islamique en Irak et au Levant » sont des monstres. Personne ou presque ne le conteste. Mais s’en tenir à ce constat et à la compassion pour les populations martyrisées relève de l’escroquerie. Ces monstres ont été enfantés par le prix Nobel de la paix Obama, Hollande et la plupart des dirigeants occidentaux.

D’ou vient l’argent ? D’où viennent les armes ?

L’organisation terroriste dispose de moyens financiers considérables. L’argent provient de plusieurs pays du Golfe alliés de Washington et bien en vu à Paris, de braquages comme celui de la succursale de la banque centrale irakienne à Mossoul au début du mois de juin avec un butin de 425 millions de dollars, du commerce du pétrole avec la production de plusieurs raffineries comme celles de Tikrīt et Baiji et ... du pillage d’antiquités vendus au prix fort en Occident par des réseaux mafieux.

D’où viennent les armes ? Un grand merci au grand Sam et à ses copains de Londres et de Paris. Le matériel fourni aux opposants à Bachar el Assad est passé à 90% entre les mains des Djihadistes avec en prime les reliquats des arsenaux libyens ainsi que des blindés, des tanks et de l’armement lourd de fabrication étasunienne pris à l’armée irakienne en déroute.

Les talibans en Afghanistan avaient été armés par Reagan au nom de la défense du « monde libre » avec les résultats que l’on connaît. Les « contras » au Nicaragua avaient bénéficié des mêmes largesses.

Du temps du dictateur nicaraguayen Somoza, à Washington les officiels avaient pour habitude de dire : « Somoza est peut-être un fils de pute, mais c’est notre fils de pute. » Les dirigeants occidentaux pourront désormais dire eux aussi à propos des djihadistes : « ce sont des monstres, mais ce sont nos monstres. »

José Fort

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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 09:39

L'article ci-dessous, tiré de la revue Politis, met en évidence une évolution majeure de l'économie mondiale, l'émancipation de pays émergents de la tutelle monétaire américaine.

L'absence de reportages des médias français sur cette conférence illustre, au mieux, l'inconsistance de nos journalistes, au pire, leur soumission à une règle du silence qui doit faire taire toute information qui permettrait aux Français de comprendre qu'il y a autre chose que la trilogie Union Européenne / Fonds Mondiale d'Investissement / Banque Mondiale et que les purges austéritaires dans le cadre du libéralisme.

Deux éléments à rajouter à cet article :

  1. d'une part, l'arrivée de l'Inde dans l'Organisation de Coopération de Shangaï, qui lie économiquement Russie, Chine, Pakistan et républiques d'Asie centrale, illustre le réchauffement diplomatique entre la Chine et l'Inde autant que l'éloignement de l'Inde d'une politique pro-américaine qui a été la sienne durant plus de 10 ans ; cet OCS est un pôle euro-asiatique qui pèse désormais lourd face aux Etats-Unis et à l'Europe avec des puissances économiques et démographiques de premier plan ;
  2. d'autre part, la guerre en Ukraine, menée par un pouvoir aux mains de nationalistes viscéralement anti-russes, et l'attitude des occidentaux, particulièrement favorable à ces nationalistes, est une façon de destabiliser la Russie, voire de la menacer militairement, signe que la Russie recommence à représenter une menace politique et économique pour les intérêts impérialistes occidentaux ; comme le poids de la Russie est insignifiant en Europe, c'est donc son poids en Asie qui inquiète les occidentaux.

Solidaire


En annonçant à Fortaleza (Brésil), la création de leur propre banque de développement et de leur propre fonds de devises, les pays émergents des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du sud) sont en passe non seulement de torpiller l’ordre monétaire international, mais de déclencher une révolution géopolitique à l’échelle planétaire.

http://www.politis.fr/BRICS-le-camouflet-des-pays,27735.html?utm_source=twitterfeed&utm_medium=facebook

Car si le projet des BRICS va à son terme, c’est bien l’hégémonie américaine héritée de la Seconde guerre mondiale et l’omnipotence du roi-dollar consacrée lors des accords de Bretton Woods en 1944 qui seront battues en brèche.

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Résumons succinctement les conditions techniques de l’opération :
- la Nouvelle Banque de Développement (NBD) aura un capital initial autorisé de 100 milliards de dollars ;
- chaque pays membre participera selon ses moyens ; d’autres pays pourront s’adjoindre à la fine équipe, mais les BRICS se réserveront une part de contrôle minimum de 55% du total ;
- l’ensemble sera opérationnel avant la prochaine réunion des BRICS, dès 2015 ; le siège de la banque sera située à Shangaï ;
- les échanges entre les pays membres s’effectueront directement dans l’une ou l’autre des monnaies de leur cru (et non plus en passant par le billet vert US).

Les conséquences géopolitiques

Les conséquences de ces décisions sont sans appel pour le vieil ordre occidental chancelant :
- le dollar y perd son hégémonie de monnaie-étalon qui permettait entre autres aux Etats-Unis de faire financer leur énorme dette par les autres pays ;
- la Banque mondiale et le FMI, pièces maîtresses du système occidental, perdent une grande part de leurs moyens exclusifs de pression ;
- l’arme de dissuasion financière dont disposait exclusivement Washington voit sa force d’impact considérablement réduite ;
- un bouleversement d’envergure en matière de répartition des ressources mondiales apparaît comme de plus en plus probable à assez brève échéance (notons que lors du sommet de Fortaleza, Vladimir Poutine a aussi proposé une association énergétique à ses partenaires).

Vers un nouvel ordre monétaire international

Le camp occidental tente bien sûr de faire bonne figure devant l’annonce. Quand ils ne font pas silence, ses médias s’emploient à essayer d’en banaliser la portée. Mais le camouflet est cuisant pour le vieux système néolibéral septuagénaire. Et la réponse de Poutine aux sanctions américaines et européennes, cinglante.

Pour tout dire, il ne fallait pas être fin analyste pour savoir que les mesures radicales prises par les BRICS pendaient depuis longtemps aux nez du suzerain américain et de ses commensaux européens.

Il y eut cette alerte d’octobre 2009. Puis ce tout récent accord gazier entre la Russie et la Chine, précipité par les manigances de l’Otan en Ukraine (après l’Irak, la Libye, la Syrie…), mais aussi par les inconséquences financières de la Fed qui, en janvier 2014, firent vaciller les monnaies des BRICS.

En décrétant leur émancipation, les pays émergents ouvrent la voie à une refondation de l’ordre monétaire global, condition sine qua non à l’avènement du monde d’après.

Sur le journal Politis

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 09:52

Après l'Italie, c'est le Japon qui entre en récession. Et l'Europe ne va pas fort !

Une chute brutale. C'est ce qu'a enregistré l'économie japonaise avec une baisse de 1,7 % de son PIB entre avril et juin 2014 par rapport au premier trimestre mais 6,8 % de baisse sur un an ! ! L'économie japonaise dévisse.

Qu'est-ce qui explique ce mauvais résultat ? Tout simplement la hausse de la TVA de 5 % à 8 % au 1er avril.

En conséquence, la consommation des ménages a chuté de 5,2 % et celle des entreprises de 2,5 %.

La hausse des taxes à la consommation : une fausse bonne idée pour rentrer des sous dans les caisses de l'Etat puisqu'elle ne touche que les consommateurs et réduit leur pouvoir d'achat donc diminue les achats donc les rentrées de TVA !...

En Italie, c'est il y a quelques jours que le retour de la récession a été annoncé.

Le PIB de l’Italie s’est contracté de 0,2 % au deuxième trimestre après –0,1 % au premier, deux reculs successifs qui marquent le retour du pays en récession.
Pour expliquer ces mauvais chiffres, si le gouvernement parle du renchérissement de l'Euro, le porte-parole de la Commerzbank, lui, assure que "la principale raison de la faiblesse économique persistante en Italie, ce sont les énormes problèmes structurels, avec un marché du travail trop rigide, des salaires qui augmentent trop rapidement, des taxes élevées pour les entreprises et une administration inefficace."

Ben voyons ! Encore une fois, les porte-paroles des milieux financiers et spéculatifs accusent le travail d'être trop payé, l'Etat de trop intervenir et les lois du travail d'être trop protectrices pour les salariés.
Indirectement, le remède avancé par la finance pour sortir de la récession, c'est toujours plus de libéralisme économique et d'austérité pour les travailleurs. Une vieille rengaine et un vieux remède appliqué depuis trente ans en Europe et dans les pays capitalistes et dont on voit aujourd'hui les résultats.
Bien entendu, il ne faut pas espérer des représentants des bénéficiaires des politiques libérales, une quelconque remise en cause de leurs privilèges !
Alors que la croissance au sein de l'Union européenne est attendue au mieux à 1 % pour 2014, aucun effet positif n'est attendu sur le chômage ! Et sur la misère, évidemment.
Doit-on changer de politique ?
L'avis lucide d'un financier sur la politique économique européenne
Dans une tribune au Figaro, le 16 juillet dernier, Emmanuel Sales, directeur général de la Financière de la Cité, une société de gestion de portefeuille, analysait lucidement la situation.
Pour lui, "la situation européenne résulte d'une erreur historique de diagnostic sur la nature du choc économique. La tourmente financière est née aux États-Unis, d'une expansion incontrôlée de monnaie et de crédit. La crise est donc d'origine monétaire et non budgétaire. C'est la reprise des mauvaises créances bancaires par les États qui a entraîné une envolée des dettes publiques en zone euro.
Au lieu d'agir sur la dette, les États-Unis et la Grande-Bretagne ont privilégié la croissance à court terme, au risque de laisser filer la monnaie. Les dirigeants de la zone euro ont préféré s'engager dans des politiques à long terme en faisant supporter le poids de l'ajustement aux ménages et aux banques nationales. Cette stratégie montre aujourd'hui ses limites: un chômage de masse s'installe, le crédit se contracte et l'endettement augmente dans tous les pays en crise."
Erreur historique d'analyse ou choix délibéré de ne pas faire payer les responsables de la crise, les banquiers et les spéculateurs ?

Il continue son analyse par une vérité qu'on oublie volontairement : "l'Europe est la première puissance économique mondiale." "Sa force réside autant dans le dynamisme de son marché intérieur que dans ses échanges avec le monde. Elle ne peut, sans danger, sacrifier son avenir à des marchés extérieurs, de surcroît exposés aux revirements de la politique monétaire américaine." Une attaque en règle contre les négociations secrètes en cours avec les Etats-Unis pour libéraliser totalement nos économies via la création d'un grand marché transatlantique ?

"Plutôt que d'inviter tous les pays européens à suivre un même modèle national, il faut plutôt aller vers une réduction des déséquilibres à l'intérieur de la zone euro, en favorisant le redémarrage de la demande dans l'Europe du Nord, en libérant les énergies encalminées en France et dans l'Europe du Sud." La théorie du modèle, qui a coûté cher à l'Union soviétique, perdure dans les pays capitalistes et les notions de coopération, d'alignement par le haut des niveaux sociaux sont des concepts qui échappent complètement aux décideurs européens et aux gouvernements nationaux.

"Pour que cette stratégie porte ses fruits, il faut se donner de nouvelles marges de manœuvre. Les grands argentiers européens continuent de penser que les politiques restrictives constituent la meilleure réponse à la «récession de bilan» due à la crise financière." L'austérité, la rigueur, la réduction des dépenses publiques : termes officiels de ces politiques restrictives.

"Soit on porte la dette pendant vingt ans, au risque de sacrifier les forces vives et de compromettre l'assainissement espéré ; soit on prend nos pertes, en faisant faire aux créanciers un bout du chemin." Comme l'Islande, qui a fait un bras d'honneur aux spéculateurs internationaux et les a laissé assumé seuls le naufrage du fonds Icesave ?

Quasi en faillite en 2010, l'Islande a connu une croissance de 3,3 % en 2013 grâce à son refus de céder aux exigences des spéculateurs et rejette désormais l'idée d'entrer dans l'Union européenne ! Quel courage !

Dernière piste avancée par Emmanuel Sales, "l'Europe doit avoir une politique de puissance. Sur le plan des normes comptables et prudentielles, des échanges commerciaux, elle doit faire valoir ses droits. Ses intérêts stratégiques et financiers ne sont pas ceux des États-Unis, pas plus que ceux de la Russie, c'est une évidence." Une évidence sur laquelle passent ceux qui nous dirigent et qui négocient le grand marché transatlantique sans en informer les peuples d'Europe.

Pendant que certains pays connaissent une croissance économique positive et durable, comme la Chine (7,5 %), l'Argentine (2,8 %), l'Europe fait partie des vieilles puissances capitalistes qui connaissent des difficultés en termes de croissance, de chômage et d'appauvrissement généralisé des populations.

Il ne s'agit pas seulement d'erreur historique ou de mauvaise compréhension des mécanismes de la crise par nos dirigeants politiques et les technocrates qui les conseillent, à Bruxelles, à Paris ou ailleurs, mais d'un parti-pris délibéré en faveur d'une gigantesque redistribution des richesses au bénéfice du monde capitaliste, financiers, spéculateurs et grandes fortunes.

Les richesses n'ont jamais été aussi élevées en Europe, le nombre de grandes fortunes croît d'années en années et l'écart de revenu entre les très riches et le reste de la population se creuse toujours plus.

Il s'agit là d'un nouveau châpitre de la lutte des classes où le monde salarié, atomisé, désorganisé et manquant de confiance, se fait plumer depuis trente ans, sous couvert de la crise et de politiques censées la combattre.

Quand une Europe en ruines et sans le sou a su reconstruire son économie et créer les conditions de grands progrès sociaux, en 1945, c'est par la volonté politique de ses dirigeants et sous la crainte de révoltes populaires après la trahison des élites économiques européennes, qui ont servi les régimes de collaboration avec le nazisme. Le poids énorme des Partis communistes après-guerre en Europe et la gloire de l'Union soviétique, grand artisan de la victoire contre le nazisme, ont contribué fortement à ce que nos élites acceptent de partager les richesses d'après-guerre, les fruits de la croissance, avec le petit peuple.

Revenir vers la croissance et le plein-emploi, cela passe par une rupture complète des dogmes politiques et économiques libéraux, revenir vers un renforcement du rôle de l'Etat dans l'économie, vers une régulation des économies, un renforcement des droits des travailleurs au sein des entreprises et des politiques de collaboration entre les peuples à la place des logiques de concurrence actuelles.

Il faut en finir avec ce que le gouverneur de la banque centrale indienne dénonçait mardi, le "capitalisme de connivence" entre les élites politique, économique et financière qui nuisent à la croissance dans les pays émergents... mais aussi en Europe !

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 13:55

Alors que la situation dans l'est de l'Ukraine tourne à la catastrophe humanitaire, à cause de l'encerclement et du bombardement des zones "rebelles" du Donbass par l'armée ukrainienne, le refus de Kiev et de l'Union européenne d'autoriser la Russie à envoyer un convoi humanitaire (sous prétexte qu'il pourrait s'agir de matériel militaire) montre le peu de cas que font nos pays occidentaux aux populations civiles ukrainiennes.

La démocratie et les Droits de l'Homme sont d'ailleurs aux abonnés absents dans la nouvelle Ukraine où les partis d'opposition, qui ne défendent pas le libéralisme échevelé et le discours nationaliste de l'extrême-droite, sont tout bonnement physiquement combattus par les milices néo-nazies quand ils ne sont pas interdits, comme le Parti communiste d'Ukraine(14 % des voix aux dernières élections !).

Le soutien de Paris et Bruxelles à cette junte arrivée au pouvoir par un coup d'état et qui musèle toute forme de contestation, qui combat par les chars, les canons et les bombardements des civils qui refusent de se plier aux lois anti-russes décidées ces derniers mois, ce soutien fait penser au soutien des mêmes Européens aux opposants à Kadhafi en Libye ou aux opposants à Bachar El Assad en Syrie. On sait désormais ce qu'il en est de ces "opposants" et toutes les larmes de crocodiles d'un Fabius ou d'un Hollande sur le sort du Kurdistan iraquien, des chrétiens d'Orient et des Yaziries n'effacera pas leur responsabilité !

L'article de Gilles Questiaux, sur le blog "Réveil communiste", date du 20 juillet mais les questions qu'il pose autour du vol de la Malaysia Airlines abattu au dessus du territoire ukrainien met en évidence la part de désinformation et pose des questions simples : qui avait intérêt à détruire cet avion et qui en avait les moyens techniques ?

Solidaire


Pour juger précisément des responsabilités dans l'affaire du vol MH 17 abattu en Ukraine le 17 juillet avec 298 personnes à bord, on ne dispose pas encore d'informations factuelles fiables (le 20 juillet 2014).

Mais on peut affirmer sans trop de risque de se tromper que si les rebelles du Donbass disposaient d'armes antiaériennes en capacité d'abattre un avion volant à haute altitude, on le saurait, on nous l'aurait dit, ne serait-ce que pour discréditer le seul pays susceptible de leur fournir, la Russie. Et l'on aurait demandé aux compagnies aériennes d'éviter la zone de guerre

Leur possession par l'armée ukrainienne est par contre parfaitement établie.

On peut déjà être sûr que la collecte des faits apportera des informations supplémentaires, et également désinformation, mensonges et falsifications.

Mais l'impérialisme manquant d'imagination, sa signification politique est déjà claire. La disparition du vol Kuala Lumpur - Beijing le 8 mars, puis la destruction du vol Amsterdam - Kuala Lumpur le 17 juillet font penser aux attentats aveugles perpétrés en Italie en 1980 par les réseaux "Gladio" et "Stay Behind" de l'OTAN, liés aux néofascistes. Il s'agissait d'intimidation politique à l'échelle du gouvernement d'un grand pays. On dirait que les services occidentaux sont maintenant passés à l'organisation de provocations à l'échelle globale.

Comme dans un mauvais film avec Schwarzeneger ou Stalone au casting, les ennemis de l'Occident sont cruels et inhumains, mais heureusement ils sont tellement stupides qu'ils commettent toujours les atrocités nécessaires, au moment opportun, pour autoriser contre eux le déchainement des justiciers américains. L'affaire du Boeing malaysien qui vient d'être abattu en Ukraine fait furieusement penser à l'attaque chimique attribuée par l'Occident et ses alliés islamistes à l'armée de Bachar Al Assad, sans le moindre début d'enquête, le 23 août 2013. Il fait aussi penser à l'autre avion malaysien.

Le hasard existe mais la CIA aussi, et ses messages d'intimidation.

La provocation sanglante et obscène qui vient d'avoir lieu au dessus de la zone rebelle en Ukraine a la signature et le profil des néonazis et des voyous sans scrupules, et sûrs de l'impunité, qui ont saisi le pouvoir à Kiev (voir l'affaire des snipers de la place Maidan, où ils ont tiré sur leur propres partisans pour déstabiliser le gouvernement ukrainien de l'époque). Il ne faut pas oublier que dans les milieux nationalistes ukrainiens en exil en Occident la culture nazie au sens originel, avec son goût pervers de la violence, de la cruauté, et du mensonge cynique a persisté sans solution de continuité depuis 1945, sous la protection des services américains et anglais. Et ce sont ces gens qu'ils ont placé au pouvoir en Ukraine.

La destruction du vol MH 17 et l'assassinat de ses 298 passagers et membres d'équipage est certainement une provocation organisée par des éléments liés au pouvoir ukrainien, qui ont montré ce dont ils étaient capables à Odessa, le 2 mai dernier, en faisant brûler vif dans la maison des syndicats plus de quarante adversaires politiques (ou cent, le bilan n'a pas été établi faute d'enquête), communistes et autres.

L'implication directe des Américains est aussi possible dans une tentative aventureuse de discréditer et d'isoler la Russie.

Le camp gouvernemental dispose du matériel pour le faire, contrairement aux rebelles, de la mentalité criminelle et de la motivation. L'armée ukrainienne a d'ailleurs déjà abattu par erreur un avion de ligne russe en 2001.

L'autre possibilité technique, une action des Russes, n'aurait aucun sens politique. C'est pourtant la pilule que l'administration Obama tente de faire avaler au monde. C'est une réédition du coup de l'attaque au gaz sarin en Syrie, l'an dernier.

Mais il s'agit aussi d'un crime contre la paix au moment où les impérialistes occidentaux commencent à se demander s'il ne faut pas déclencher maintenant, profitant de leur avance en terme de puissance et de préparation militaires, une guerre préventive contre leur rivaux potentiels, la Russie et la Chine, pour conserver une prééminence qui est compromise à court terme sur le plan économique. D'ailleurs cette guerre d'un nouveau type, où les médias sont l'un des terrains principaux, est déjà commencée. Il faudra garder en mémoire cette situation globale, face aux "preuves" fabriquées contre les rebelles du Donbass ou carrément contre les Russes qui seront assénées dans les médias "mainstream" au cours de l'été.

Il est significatif et inquiétant que le média "Libération" dont la servilité à l'impérialisme est proverbiale tente de discréditer l'idée d'une erreur de tir des rebelles, de manière à attribuer la destruction de l'avion directement à la volonté des Russes. C'est bien la Russie qui est visée, non seulement ses partisans en Ukraine.

Et je pense que l'avion a été abattu par les forces armées ukrainiennes dans cet objectif. Il va falloir se mobiliser réellement pour la défense de la paix, sans se tromper d'adversaire : en Ukraine ou à Gaza, les responsables ultimes des massacres se trouvent à Washington, et ici, en Europe.

GQ, 19 juillet 2014, blog "Réveil communiste"

PS : l'avion transportant Vladimir Poutine de retour d'Amérique latine étant passé au point de l'explosion 30 minutes après on ne peut pas exclure non plus une tentative d'assassinat, et il s'agit en tout cas d'un geste intimidation directe ad hominem.

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 09:45

par Hervé Fuyet, coordinateur de l’Humanité in English,

Hier soir, Donetsk, la capitale de la République populaire de Donetsk, a été bombardée par l’armée de l’air du gouvernement illégitime de Kiev en Ukraine !

Dans l’Humanité d’aujourd’hui, on peut lire ce qui me semble une excellente analyse de la situation rédigée par Jean Geronimo sous le titre « Entre "révolution" et déstabilisation, l’erreur occidentale » (http://www.humanite.fr/entre-révolution-et-déstabilisation-lerreur-occidentale-548975). J’espère que nous allons bientôt publier sa version anglaise dans notre Humanité in English. L’article de Geronimo est le bienvenu, car il y a quelques jours, des articles sur la crise en Ukraine, signés par Damien Roustel, n’étaient rien de plus qu’un copier-coller de l’agence de presse gouvermentale française AFP (Agence France Presse).

Pourtant, l’excellente analyse de Jean Geronimo a quelque chose en commun avec les communiqués de presse de l’AFP publiés sous le nom de Damien Roustel :
l’article de Geronimo se termine par un « Que faire ? » qui n’a rien à voir avec l’article de Lénine ! Roustel ne conclut pas du tout ! Et aucun des deux n’a une action de solidarité avec les camarades de Donetsk à proposer...

Pourquoi Geronimo n’a pas choisi son camp quand la République populaire de Donetsk est bombardée par l’armée de l’air de Kiev ? Geronimo écrit que nous sommes en face de ce qu’il appelle une « guerre tiède » entre un axe euro-atlantique UE-Etats-Unis (à travers l’OTAN) et un axe eurasien Russie-Chine.

Vous avez peut-être remarqué que notre Humanité française est activement impliquée dans le développement d’une sorte de culte autour de Jean Jaurès qui permettrait en quelque sorte d’affaiblir encore plus l’influence de Lénine dans le Parti communiste français (PCF) et dans l’Humanité française. Jean Jaurès était, bien entendu, une figure importante dans le développement du Parti socialiste en France. Cependant, il ne peut guère être la source d’un cadre théorique qui nous permettrait d’analyser le rôle de la République populaire de Chine dans les BRICS et dans ce que Geronimo appelle l’axe eurasien Russie-Chine.

Heureusement Fidel Castro, qui est plus proche de Lénine que de Jean Jaurès, vient d’écrire à propos de cette question et nous pouvons facilement le consulter. Fidel Castro écrit, par exemple, que : « Vingt-six millions de russes sont morts pour la défense de leur patrie contre les nazis. Les combattants chinois, hommes et femmes, enfants d’un peuple à la culture millénaire, sont des personnes dotées d’une intelligence privilégiée et d’un esprit de lutte invincible et Xi Jinping est un des leaders révolutionnaires les plus fermes et les plus capables que j’ai connu dans ma vie ».

Une fois que nous nous rendons compte que la Chine socialiste joue aujourd’hui, dans le camp anti-impérialiste, le rôle que l’URSS jouait avant Gorbatchev, il devient plus facile d’aider Geronimo et autres personnes ou forces progressistes à savoir « Que faire ».

La pétition suivante me semble être une étape modeste dans la bonne direction :
« Pour la paix en Ukraine, contre le fascisme, contre l’OTAN : Briser le silence des médias en France ! Appel à la Paix en Ukraine » (http://www.humaniteinenglish.com/spip.php?article2510).

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 11:21

En invalidant la seule partie destinée aux salariés et en laissant passer les cadeaux au patronat, le Conseil constitutionnel a pris une décision particulièrement politique, démontrant à quel point ses 9 membres se situent au dessus des élus de la République.

Mais, en même temps, ils rendent caduc l'ensemble de la loi puisque le gouvernement socialiste parlait d'un équilibre de mesures en faveur des salariés et des actionnaires et entreprises.

Les communistes ont dénoncé à l'époque la catastrophe que représentait ce nouveau cadeau majeur aux grandes entreprises, qui profiteront très largement du gateau.

Aujourd'hui, avec l'effondrement du modeste volet social, c'est toute la loi qui doit tomber !

Solidaire


Communiqué du PCF

En retoquant  l'article premier du budget rectificatif de la sécurité sociale, qui proposait un allègement des cotisations salariales, le Conseil constitutionnel vient de réduire en cendre le pacte de responsabilité. 

Pour mieux faire passer la pilule des 41 milliards d'euros versés, sans la moindre contre-partie, aux entreprises, le gouvernement avait proposé un dangereux "volet social" sous la forme d'un allègement des cotisations sociales. Derrière le rideau de fumée d'un coup de pouce au pouvoir d'achat des salariés les plus modestes, il était surtout question d'une nouvelle attaque visant le financement de la sécurité sociale. Pour les retraites, la protection sociale et l'assurance maladie, cette décision était particulièrement régressive.

Pour sauver la face, le gouvernement vient d'annoncer, pour la rentrée, " des mesures alternatives de même ampleur".  Le pacte de responsabilité n'a pas été proposé aux Français lors de la dernière campagne présidentielle. Il conduit le pays à la catastrophe. Emploi, croissance, dette publique, les objectifs fixés par Hollande et Valls ne sont pas atteints. D'un coté, toujours plus d'efforts pour le monde du travail sans que rien de positif n'apparaisse à l'horizon, de l'autre toujours plus de cadeaux à un patronat qui en demande toujours davantage. Tout cela plonge le pays dans une crise économique et sociale d'un niveau inégalé. Alors que l'exécutif prépare l'opinion publique à une nouvelle cure d'austérité, et alors que Berlin vient de réaffirmer à la France sa volonté de ne rien lâcher, la solution passe par un changement de politique permettant le redressement du pays. 

Une politique qui oublie ses valeurs de gauche est une impasse. Notre pays n’est pas condamné à l’austérité à perpétuité. Une nouvelle espérance peut naitre des défis à relever.

Olivier Dartigolles, porte parole du PCF

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 13:42

Les médias français semblent curieusement ouvrir les yeux sur la cruauté d'un conflit inégal entre un état moderne à l'économie florissante et doté d'une puissante armée, Israël, et un confetti surpeuplé, à l'économie sous perfusion et sans armée, la Bande de Gaza.

Quoi que l'on pense des provocations du Hamas, le traitement médiatique de la guerre à Gaza, au début du conflit, laissait perler le sentiment d'une égalité entre les deux camps en opposition, palestiniens et israéliens.

La vérité est que nous avons face à face un état puissant, Israël, doté d'une économie structuré, exportatrice, et de la plus puissante armée de la Région, largement dotée en armes occidentales et possédant l'arme nucléaire.

En face, le camp palestinien est divisé, sans état réel, vivotant d'une économie sous contrôle d'Israël. Gaza est même sous embargo complet d'Israël, dans l'illégalité internationale, au point qu'il est même difficile d'y faire entrer des médicaments ou des fournitures scolaires !

Les Palestiniens vivent aujourd'hui une situation dramatique de ghettoïsation, de morcellement de leur territoire, de confiscation de leurs terres, d'embargo et de ségrégation qui devrait normalement réveiller la conscience d'un pays, Israël, construit sur les ruines de la Shoah et de siècles d'antisémitisme en Europe.

Malheureusement, l'extrémisme politique et religieux des responsables israéliens ainsi qu'un sentiment paranoïaque d'être voué à disparaître en cas de compassion, poussent le pays à une violence toujours plus grande envers les millions de palestiniens qui vivent à côté d'Israël.

Côté palestinien, sans vouloir résoudre l'éternel question de l'oeuf et de la poule, ce cycle de violence permanent contre les Palestiniens favorise le jeu des extrémistes religieux, fermant de ce côté-ci également les promesses de paix ouvertes en 1992 par les accords Peres - Arafat.

L'offensive menée depuis un mois par Israël dans la bande de Gaza n'aura résolu aucun problème, quoi qu'en disent l'armée et les politiciens israéliens.

Bien au contraire, les centaines de morts côté palestinien et les centaines de maisons détruites, les écoles de l'ONU touchées et les enfants innocents tués pèsent lourds face à la soixantaine de soldats israéliens et aux trois ou quatre civils tués !

Israël aura peut-être affaibli momentanément le Hamas mais aura pour longtemps terni son image.

Cette politique dure et froide contre le peuple palestinien ne peut que pousser toujours plus de jeunes palestiniens à rejoindre les rangs des plus radicaux.

L'identification volontaire d'Israël à la religion judaïque et le parti pris aveugle d'institutions juives en Europe et en Occident, à l'image du CRIF français, serviront d'arguments aux antisémites de tous horizons pour faire croître une haine contre les juifs dont notre Europe en crise n'a vraiment pas besoin. La montée de l'extrême-droite, partout en Europe, peut se nourrir de ces événements pour renouer avec son discours de haine contre les juifs comme contre les musulmans.

Le gouvernement français, en se rangeant, comme d'autres, sous le drapeau israélien au début du conflit, n'aura servi ni les intérêts de la France, ni ceux des peuples en conflit, israélien comme palestinien.

Le changement d'attitude d'un Fabius ou d'un Hollande, vers des déclarations plus nuancées, est toujours en décalage avec une opinion française qui a compris la disproportion des forces en présence et la barbarie de l'offensive israélienne.

Il est clair aujourd'hui comme hier que la France, comme l'Europe, doit défendre la seule voie qui mènera à la paix, celle qui reconnait au peuple palestinien le droit à un Etat viable, avec des frontières respectées et une souveraineté totale sur son économie, son administration et son peuple.

Pour les communistes, le choix du soutien au peuple palestinien ne correspond aucunement à une quelconque haine d'Israël ou des juifs mais, bien au contraire, il correspond à la nécessité d'entendre et de reconnaître les droits des Palestiniens à vivre librement sur leurs terres si l'on veut réellement sauver Israël et diminuer l'antisémitisme en Europe.

En espérant que les peuples palestiniens et israéliens comprennent rapidement que leurs intérêts sont convergents et qu'ils doivent rejeter ceux qui, dans leurs rangs, poussent à la haine et à l'affrontement, le peuple français doit de son côté choisir de soutenir le peuple le plus en difficulté et exiger de son gouvernement qu'il fasse pression, diplomatiquement, politiquement et économiquement, sur Israël. Pourquoi cette passivité complice quand la France sanctionne la Russie dans un dossier ukrainien bien moins lourd, bien moins ancien et bien moins sanglant que le dossier palestinien ?

Le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, reconnu par la charte de l'ONU, concerne le peuple palestinien comme les autres et s'impose donc aux israéliens.

Avec le PCF, exigeons que la France cesse d'épargner les dirigeants israéliens et prenne ses responsabilités dans ce dossier pour une paix juste et durable au Moyen-Orient, pour le bien des peuples qui y vivent, comme pour une cohabitation saine et pacifique entre les différentes communautés présentes sur le sol français.

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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 09:24

La propagande antisyndicale dans les médias arrive à convaincre certains salariés que les choses vont mal dans les entreprises à cause des syndicats. Un peu comme si on accusait les limitations de vitesse sur les routes d'être la cause des excès de vitesse (sans limitation, pas d'excès ! CQFD !) ou les parapets des ponts d'être responsables des suicides.

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 09:30

Au premier trimestre 2014, le gouvernement chinois a fait état de statistiques économiques qui ont défrayé la chronique dans les médias occidentaux. En février, pour la première fois, les importations ont dépassé les exportations entraînant un léger déficit du commerce extérieur et le bilan du premier trimestre a fait apparaître une augmentation du PIB de seulement 7,4 %.

Sous la houlette de l’AFP, qui donne le ton en la matière et que beaucoup de journalistes se bornent à recopier servilement, nombre d’éditoriaux et d’articles à la une ont lancé des cris d’orfraie alarmistes : "croissance au plus bas", "recul du PIB", "sérieuse baisse", répandant dans l’opinion l’idée que la Chine était également rattrapée par la crise qui sévit en occident. Un battage qui n’était pas sans conséquences puisque les bourses de New York et Paris en avaient subi l’impact à la baisse. On peut se demander d’ailleurs, si au-delà de la propagande antichinoise habituelle, certains grands ordonnateurs n’en avaient pas profité pour lancer une opération spéculative : affoler les petits porteurs sur la mauvaise santé de l’économie mondiale (même la Chine décroche…) pour pousser à la vente des actions (d’où la baisse) que s’empressent de racheter les grands comptes pour les revendre quand les cours remontent une fois la perturbation passée et la confiance rétablie.

En fait, les fêtes du nouvel an chinois, par les hasards du calendrier, ont duré cette année beaucoup plus longtemps que d’habitude entraînant une baisse d’activité inhabituelle qui a pesé sur les performances du premier trimestre. Depuis les indices à la production sont repartis à la hausse. Mais, il n’empêche, les commentateurs des médias dominants persistent et sont formels : le rythme de croissance de l’économie chinoise est orienté à la baisse ces dernières années. En témoignent les taux décroissants de l’augmentation du PIB que certains mêmes n’hésitent pas à mettre en question.

En effet, les chiffres sont parlants : d’une augmentation à deux chiffres des années 2000 (plus de 10 % ; 14,2 % maximum en 2007), on est passé à 7,7% en 2013. De là à parler de "chute", de "sérieuse baisse ", il faut y regarder de plus près. Le taux demeure élevé. Plus 7,7 %, beaucoup de pays occidentaux en rêveraient ! Et les détracteurs de service devraient s’informer avant de critiquer. Les autorités chinoises avaient prévu, dans le cadre du XIIe plan quinquennal de 2011 à 2015 un rythme de développement de 7,5 % par an. En fait, ces trois dernières années, les résultats ont été supérieurs aux prévisions du plan (9,3 %, 7,8 % et 7,7 %).

Une croissance constante

Attention à ne se focaliser que sur les taux de variation et d’oublier le montant de la variation. Si l’on analyse les augmentations du PIB de la Chine en dollars courants (qui fluctuent en fonction des évolutions du cours de cette monnaie) et en parité de pouvoir d’achat (en PPA), on peut remarquer qu’indépendamment des évolutions en pourcentage, l’augmentation en valeur est pratiquement la même : de 900 à 1000 milliards de dollars par an. L’augmentation en 2013 de 7,7% est pratiquement la même que celle de 2007 de 14,2%.

On peut faire la même constatation à partir des augmentations en dollars constants qui sont à peu près identiques (de 361 à 348 milliards de dollars constants et de 858 à 828 milliards de dollars constants en PPA) soit une baisse de 3,5 % de l’augmentation proprement dite mais qui ne représentent que moins 0,3 % du PIB. Un fait qui restera vrai cette année 2014 pour laquelle le gouvernement chinois prévoit 7,5% de croissance, ce qui donnerait une augmentation égale à 1012 milliards de dollars courants en PPA et 365 milliards de dollars constants 2000 ou 868 milliards de dollars constants en PPA.

Tout au long de la période, si l’augmentation du PIB a décru en valeur relative au fur et à mesure que le PIB a grandi, l’augmentation annuelle du PIB en valeur absolue de la Chine a été à peu près constante. C’est mathématique, une augmentation égale en valeur donne un pourcentage plus faible rapportée à un PIB plus grand. La croissance économique, même la plus dynamique ne peut être indéfiniment une croissance géométrique, exponentielle. Elle tend à devenir une croissance arithmétique, linéaire et à se stabiliser.
On peut en conclure que, contrairement aux affirmations des journalistes médiatiques (qui n’ont jamais été très forts en maths), la croissance de la Chine, malgré la baisse de ses taux, ne faiblit pas en valeur et demeure aussi importante en réalité.

En évolution

Cette régularité ne signifie pas que la Chine n’éprouve aucune difficulté dans ce qu’elle appelle "la réforme" en cours pour passer d’une économie à bas coûts et écologiquement déprédatrice orientée vers l’exportation comme au début des années deux mille à une économie technologiquement avancée et durable orientée vers la consommation intérieure. Si la lutte contre les bulles immobilières par la restriction des crédits a ralenti la construction, le gouvernement a lancé un vaste programme de construction de logements sociaux pour poursuivre le plan d’urbanisation qui doit atteindre 60 % de la population en 2020. La Chine est devenue le premier producteur des énergies nouvelles solaires et éoliennes et, pour lutter contre la grave pollution urbaine, réduit sa consommation de charbon au profit du gaz et régule le parc automobile. Il lui reste encore à gérer l’exode de plusieurs centaines de millions de paysans et sortir du dénuement 100 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté. En dépit des péripéties, grâce à un pilotage rationnel de son développement, le PIB de la Chine poursuit sa progression régulière de mille milliards de dollars environ par an, assurant, chaque année, entre autres, une hausse des salaires de 14 %, la création de 12 millions d’emplois nouveaux et la construction de 10 millions de logements.

Valet Matti, pour LGS.

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 09:21

Comme des milliers de citoyens américains dans son cas, une quinquagénaire à faibles revenus a passé sept semaines en prison pour cause d’amende routière impayée. Son calvaire continue dans un centre de détention aménagé.

Une histoire (parmi d'autres) racontée par The Nation.

Un jour de janvier 2007, dans la petite bourgade de Harpersville (localement connue pour ses absurdités signalétiques routières), en Alabama, Debra Shoemaker Ford se fait arrêter au volant de sa voiture. Cette quinquagénaire a perdu son permis de conduire quelques temps plus tôt, suite à une contravention impayée qui a été aggravée en retrait pur et simple, pratique courante dans cet État. Elle sera condamnée à 745$ d'amende par le tribunal local, qui refourgue illico son dossier à la société privée Judicial Correction Services (JCS), spécialisée dans le recouvrement des amendes judiciaires. Ce système est de plus en plus utilisé dans les petites communes US : ça ne coûte pas un kopek, tous les frais étant à la charge des "clients", c'est-à-dire des personnes condamnées. Tout bénef.

Crime et châtiment

Si Debra ne paie pas ses amendes, ce n'est pas par mauvaise volonté, mais par impossibilité financière. Déclarée invalide après un accident de la route, dix ans plus tôt, elle est incapable de travailler et doit se contenter d'une indemnité mensuelle de 670$. A ce tarif, elle a déjà du mal à se loger, et à se nourrir. Mais la société à but lucratif n'en a cure. La gestion de son dossier lui est facturée 40$ par mois. En juin 2007, alors qu'elle tentait comme elle pouvait de rembourser, petit à petit, ses amendes, JCS lui envoie un courrier lui donnant le choix entre un paiement immédiat de 145$ ou un séjour en prison. La lettre est revenue à son expéditeur non délivrée. Ce qui n'a pas empêché le tribunal, constitué de quelques citoyens nommés par la mairie, de délivrer, à la demande de JCS, un mandat d'arrêt à l'encontre de la délinquante. Mais là encore, la prison appartenant à une société privée, sa douloureuse s'alourdit de 31$ tous les jours. Et on ne l'y autorise pas à travailler pour lui permettre de rembourser ses dettes. Elle aura finalement passé sept semaines en prison (sa créance s'élevant alors à 2736$) jusqu'à ce qu'un avocat, engagé par des proches, arrive à obtenir son transfert dans un établissement fermé lui permettant d'exercer une activité rémunérée au salaire minimum. A ce jour, elle continue de rembourser, comme elle le peut. Mais il lui faudra des années avant de recouvrer sa liberté.

La justice en cour-circuit

Il existe des milliers de cas similaires aux Etats-Unis - des gens qui ont été emprisonnés pendant des mois pour défaut de paiement sans voir un juge. Et cela concerne plus de 1000 tribunaux à travers le pays, de la Géorgie à l'Idaho. Deux personnes enfermées pour des amendes à Harpersville sont décédées en détention. Face à des budgets tendus et des coupes dans les services publics, les autorités locales intensifient leurs efforts pour s'assurer que le système judiciaire devienne autosubsistant. Elles augmentent à la fois les amendes et les frais de justice, multiplient les lois coercitives donnant lieu à des sanctions pécuniaires, et recourent de plus en plus à des sociétés privées qui ne leur coutent rien, au détriment des usagers. L'expérience de Harpersville est flagrante : les revenus tirés des amendes pour infraction routière constituent la deuxième source de revenus de la ville.

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

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