Il s'agit bien comme les vice-présidents communistes le craignaient d'un mauvais coup pour les salariés du transport et pour nos concitoyens. En effet, des membres du gouvernement ont réitéré leur volonté d'étendre ce dispositif à d'autres secteurs. Le premier ministre vient de déclarer qu'il était prêt à agir par décret pour la réforme des régimes spéciaux. La SNCF a annoncé son projet de suppression du trafic du wagon isolé avec les suppressions de milliers d'emplois de cheminots qui vont s'en suivre et le report sur la route.

Pour nous les Régions n'ont pas à jouer les briseurs de grève. Pour nous le service minimum c'est la réalisation au quotidien des contrats passés entre les Régions et la SNCF.

Les premiers mois d'action gouvernementale indique clairement que la méthode choisie est le passage en force, la recherche d'opposition des salariés entre eux, la restriction des droits sociaux pour avancer le plus rapidement possible dans l'entreprise de démantèlement des services publics, de la protection sociale, du droit du travail.

S'agissant du service minimum, les vice-présidents communistes sont intervenus au sein de l'Association des Régions de France pour que celles-ci n'assument pas à la place de l'Etat la responsabilité de sa mise en œuvre. L'information due aux usagers en cas de perturbations quelle qu'en soit la nature étant par ailleurs prévue dans les conventions entre les Régions et la SNCF. Elle est donc due par cette dernière comme une mission de service public.

Les vices présidents communistes appellent l'ensemble des élus de gauche, les forces politiques de gauche, les organisations syndicales, les associations, les citoyens à faire front commun pour résister et mettre en œuvre des choix nouveaux répondant aux besoins des populations.