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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 13:34

Le nouveau gouvernement Valls 2 confirme la dérive libérale de François Hollande.

Personne n'attendait de miracle de la publication des membres du nouveau gouvernement Valls hier soir. Il n'y a effectivement pas eu de miracle.

Si l'essentiel des membres sortant ont été reconduits dans leurs fonctions, d'autres ont simplement changé de fauteuil, au gré des départs du gouvernement.

Ainsi, en dehors d'Arnaud Montebourg et d'Aurélie Filipetti dont les départs avaient été annoncés, Benoît Hamon et Frédéric Cuvilliez quittent le gouvernement.

Ces départs ont laissé vacants respectivement les postes de ministre de l'économie, ministre de la culture, ministre de l'éducation et secrétaire d'état aux transports. D'importantes charges tout de même !

En dehors de Frédéric Cuvilliez, les trois autres sortent du gouvernement pour désaccord avec la ligne politique jugée trop libérale du tandem Hollande - Valls.

A leur place, ce sont des socialistes libéraux qui entrent au gouvernement.

Ainsi, en lieu et place d'un Montebourg qui affirmait défendre l'industrie et le made in France (avec peu de résultats, avouons le !), c'est Emmanuel Macron qui reprend le stratégique ministère de l'économie.

Emmanuel Macron est âgé de 36 ans, ce qui en fait sans aucun doute l'un des plus jeunes ministres à avoir occupé ce poste, il est énarque (promotion Léopold Sédar Senghor, 2004) et inspecteur des finances. Un gars du peuple, quoi !

Il était jusqu'à mi-juin secrétaire général adjoint de l'Elysée et conseillait le président de la République sur les questions économiques et financières, notamment les dossiers d'économie internationale et du G20.

Selon l'entourage de François Hollande, " Il a joué un rôle-clé dans le dossier Alstom" . On connait le résultat !

Emmanuel Macron avait auparavant été en 2007 rapporteur général adjoint puis membre de la Commission pour la libération de la croissance française, lancée sous la présidence de Nicolas Sarkozy et présidée par Jacques Attali. Une référence parfaite pour entrer dans un gouvernement UMP.

Puis en 2008, il a rejoint le privé en tant que banquier d'affaires chez Rothschild. Début 2012, il est nommé gérant et se retrouve à piloter l'une des plus grosses négociations de l'année (le rachat par Nestlé d'une filiale de Pfizer). Cette transaction évaluée à plus de 9 milliards d'euros lui a permis de devenir millionnaire.      

Difficile avec cette nomination de ne pas dénoncer, à nouveau, l'abandon des belles envolées de la campagne présidentielle quand François Hollande, alors candidat, faisait de la Finance son ennemi.

Aujourd'hui, le ver est dans le fruit.

Avec un banquier millionnaire au ministère de l'industrie, c'est la voix de la finance qui entre au gouvernement !

Au final, ce petit remaniement n'aura été qu'un camouflet pour l'aile gauche du Parti socialiste et un bras d'honneur supplémentaire aux nombreux Français qui ont cru au changement annoncé par François Hollande.

L'inefficacité de l'aile gauche du PS, en interne comme à l'Assemblée, où ils se sont systématiquement courbés devant les ordres de l'Elysée, laisse peu de chance à l'apparition d'une opposition de gauche au PS par ce biais.

Reste le Parti communiste et le Front de Gauche pour incarner en France la seule et réelle alternative politique aux forces libérales, de gauche comme de droite.

Une réalité à prendre en compte pour les élus locaux qui voteront aux Sénatoriales le 28 septembre prochain et pour les électeurs et militants socialistes qui seront appelés à voter aux élections départementales et régionales de fin 2015.

Le virage social-libéral assumé du Parti socialiste et de son gouvernement doit amener à une prise de conscience des militants et électeurs socialistes opposés au libéralisme qu'ils doivent contribuer au rassemblement de la gauche de transformation sociale que représente le Front de Gauche.

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 08:58

15 enfants vivant dans la rue sont morts en France en 2013 contre 3 en 2012.

Faut-il changer de politique en France ?

A l'heure où François Hollande et Manuel Valls s'apprêtent à annoncer la formation d'un gouvernement qui poursuivra les choix politiques de ces deux premières années du quinquennat socialiste, l'association "Les Morts de la Rue" publie son rapport annuel. Ce document recense le nombre et les causes de décès des personnes vivant dans la rue. Ce rapport garde son caractère humain et l'association tient un registre des noms des personnes décédées.

Car, au delà des chiffres et des statistiques, il y a des personnes, des familles parfois. Il y a des souffrances, des échecs, des exclusions. Il y a des exodes qui conduisent à la misère et à la mort, comme pour certains Rroms.

Au delà des chiffres, c'est aussi la situation d'enfants vivant à la rue qui doit nous révolter : quel avenir pour ces mômes ? Quel crime ont-ils commis pour qu'on les laisse ainsi à la rue ?...

En 2013, l'association a ainsi relevé le décès de 453 personnes vivant dans la rue ou dans des logements indignes et précaires, comme des caravanes ou des usines désaffectées.

La grande majorité de ces décès concerne des hommes. Ils avaient en moyenne 48 ans soit 23 ans de moins que l'espérance de vie masculine dans notre pays.

Chiffre dramatique de la dégradation sociale en France, ce sont 15 enfants de moins de 15 ans qui ont perdu la vie à cause de leurs conditions de vie.

La moyenne d'âge de ces enfants était seulement de 4 ans ! 6 d'entre eux n'étaient que des nourrissons !

Quelle société peut admettre de tels chiffres ? On croit revoir les épisodes tragiques des téléfilms d'autrefois comme "la petite fille aux allumettes".

Sur ces 15 enfants, 10 étaient issus de la communauté Rrom. Le rejet de cette communauté et l'acharnement d'un Manuel Valls à les chasser de leurs logements, pour les envoyer dans des logements encore plus précaires, complique le suivi médical de cette communauté, notamment le suivi des nouveaux nés.

Pour en revenir aux chiffres "globaux", incluant les adultes, l'association "Les Morts de la Rue" comptabilise ainsi 454 morts de SDF l'an dernier. Il faut y ajouter 63 ancien SDF dont le décès est lié aux suites d'une vie à la rue.

Au final, entre 2012 et 2013, les chiffres indiquent 16 % de décès en plus !

Alors, à la question "Faut-il changer de politique" ? La réponse est bien évidemment : oui !

Une France et une Europe à la traîne. Un chômage qui grimpe et une misère en forte hausse. Une économie atone et le retour de maladies de la misère comme la tuberculose.

Mais un nombre de millionnaires en hausse et des riches qui détiennent un capital toujours plus élevé. Des entreprises du CAC 40 qui s'apprêtent à distribuer à leurs actionnaires des dividendes historiques : 40 milliards d'euros !

Notre pays a les moyens de faire mieux, de lutter contre le chômage, la misère et l'exclusion qui mène à ces chiffres effroyables.

Pour cela, le choix doit être fait d'utiliser les richesses de ce pays pour mener une politique de relance industrielle, en s'appuyant sur la recherche et le développement d'une économie durable, tenant compte de l'environnement et des besoins en énergies propres et renouvelables. Le choix doit aussi être fait de revenir sur les reculs sociaux qui précarisent le marché du travail et le système de santé français.

Tout est question de choix politiques.

La soumission actuelle aux diktats de la finance, sous couvert de ne pas froisser l'Allemagne ou l'Europe, ne peut que conduire notre pays à connaître des difficultés économiques toujours plus grandes et à comptabiliser toujours plus de décès de gens à la rue.

15 enfants sont morts l'an dernier dans la rue. Combien cette année ? Combien l'an prochain monsieur Hollande ?

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 10:59

Après des tensions médiatisées ce week-end, le gouvernement Valls démissionne ce lundi.

Faut-il y voir un aveu de faiblesse de cette majorité ou un coup médiatique préparé ?

A peine 24 heures après les propos critiques d'un Benoît Hamon et d'un Arnaud Montebourg sur la politique économique du gouvernement, la démission du gouvernement Valls, à la demande de François Hollande, a de quoi surprendre par sa rapidité.

Soit ce gouvernement connaissait de graves divisions, à l'image de la majorité parlementaire actuelle, et sa démission n'est que le fruit de ces divisions, soit les critiques de ce week-end ne servent que d'alibi pour un remaniement réfléchi de longue date.

En tout cas, les propos des deux ministres socialistes, à la Fête de la Rose ce week-end, appelant à changer de politique et à s'affranchir de Berlin, ne font que reprendre des critiques que l'on entend depuis des mois de la part d'une poignée de députés et sénateurs socialistes issus de l'aile gauche du PS.

Déjà, avec la démission des écologistes et les critiques des radicaux de gauche à l'encontre de la réforme territoriale, ce gouvernement commençait à se restreindre politiquement au seul PS.

On peut donc supposer que ce sont les tensions internes de ce gouvernement qui ont amené François Hollande à exiger la démission de son premier ministre.

Dans ce cas, peut-on espérer un changement de cap politique de la part du prochain gouvernement ?

Il est à craindre que non tant les propos et discours de François Hollande ces dernières semaines sont clairs à ce sujet. Pour lui, sa politique est un échec donc il faut aller encore plus loin !...

Peut-on alors imaginer qu'il s'agit d'une manoeuvre politique pour donner l'illusion d'un mouvement, d'une prise en compte des critiques venant de la gauche du Parti socialiste ?

L'hypothèse est possible tant la pression de l'aile gauche du PS s'avère nulle depuis des mois sur les choix gouvernementaux. A chaque grand débat parlementaire, les députés et sénateurs de la gauche du PS hurlent dans les médias, menacent et dénoncent... avant de rentrée dans le rang au moment de voter, pour la plupart.

Les prises de positions d'Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, autrefois figures de proue de la gauche du PS, peuvent apparaître comme un simple choix tactique pour remobiliser un électorat de gauche qui n'attend plus rien de la part du Parti socialiste et pour éviter de trop grandes tensions au sein du Parti.

Dans ce cas, le carton rouge de François Hollande à Manuel Valls après le franchissement de la "ligne jaune" par ses ministres correspondrait à une opération prévue d'avance qui permettrait de remanier le gouvernement et de redonner de la liberté à des éléphants du PS afin qu'ils redonnent de l'espoir en un changement à des militants et sympathisants dépités.

Si, à l'inverse, les prises position de Hamon et Montebourg sont sincères, la composition du futur gouvernement et son orientation politique seront logiquement encore plus sociale-libérale.

Il ne restera plus aux militants et sympathisants restés sincèrement socialistes qu'à chercher à l'extérieur de leur parti les partenaires pour construire une nouvelle majorité, en rupture avec la pensée néolibérale qui ronge le PS.

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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 08:51

Effarant !

Une chanson qui rapporte de l’argent a des gens qui n’en ont jamais composé 1 siècle après sa première diffusion, grâce qu droit d’auteur. Ou comment transformer un droit des personnes en taxe privée.

Une véritable parabole du milieu artistique et, finalement, du capitalisme.

Ou comment le bizness et l'appa^t du gain vampirise la culture, la création et la recherche scientifique. On le voit actuellement avec la privatisation du génôme humain ou la volonté des multinationales des semences d'interdire la pratique multiséculaire et naturelle d'utilisation des semences fermières par les paysans.

Ce capitalisme sans âme finira par tuer la création et la planète.

Solidaire


Un article de Brice Miclet sur Rue89 à relire ici : http://rue89.nouvelobs.com/rue89-culture/2014/08/17/happy-birthday-to-you-warner-veut-lacher-machine-a-sous-254251.

Elle est la chanson anglophone la plus connue selon le Livre Guinness des records. Pourtant, « Happy Birthday To You » n’est jamais tombé dans le domaine public. C’est la Warner qui, depuis qu’elle a obtenu les droits du morceau en 1990, empoche environ 2 millions de dollars par an de royalties.

Dès qu’elle est fredonnée dans un film, dans un concert, à la radio ou à la télévision, dans l’une de ses trente-quatre traductions officielles, la machine à sous se met en route.

Depuis cinq ans, plusieurs recours en justice tentent de prouver que la major aurait abusé du droit américain. En vain pour le moment. Pourtant, les arguments sont rodés et les plaidoiries bien ficelées.

Rien ne prouve que les sœurs Hill soient les auteures

Si « Happy Birthday To You » a vraisemblablement été écrite aux alentours de 1912, la Warner n’en détient les droits que depuis 1990, lorsqu’elle a racheté la société The Summy Company, pour 15 millions de dollars, elle-même propriétaire de la chanson depuis 1935. Une bonne affaire. Sauf qu’il y a débat.

Pour comprendre ce marasme juridique, il faut faire un bond dans le temps de 121 ans. En 1893, les sœurs Patty et Mildred J. Hill, institutrices à la Little Loomhouse de Louisville, dans le Kentucky, se mettent à composer des chants pour leurs élèves. Petit succès local, les enfants du coin reprennent régulièrement ces airs.


Partition de « Good morning to all »

Un recueil de leurs chansons sort, intégrant notamment le chant « Good Morning To All ». Elles passeront ensuite plusieurs années à écrire des versions différentes de ce morceau, modifiant les paroles pour les adapter à toutes sortes d’événements, mais conservant la même mélodie.

Parmi ces versions : « Happy Birthday To You ». Mais celle-ci n’est pas présente dans le songbook, et n’est donc pas protégée. Rien ne prouve que les sœurs Hill en soient les auteures. C’est pourtant celle-ci qui restera dans l’histoire.

En 1921, 28 ans après son écriture et conformément au droit américain, « Good Morning To All » tombe dans le domaine public. Mais rien concernant la version « Happy Birthday To You », qui devient de plus en plus populaire. Les sœurs Hill ne touchent donc rien de ce succès.

En 1935, une société décide cependant de leur venir en aide. The Summy Company dépose officiellement la version « Happy Birthday To You ». C’est là que ça se complique. Pour ce faire, Jessica Hill prétend que les arrangements de cette version sont originaux, car la première note du morceau est doublée afin de permettre de prononcer les deux syllabes de « Happy », qui remplace « Good ».

« Happy Birthday To You », pour une seule note, est donc protégée pour la première fois, près de 25 ans après son écriture.

Jusqu’à 150 000 dollars pour chaque violation

A partir de là, chaque prestation publique de la chanson est facturée en royalties. Comme cette interprétation par Lino Ventura dans « Les Tontons Flingueurs » en 1963.

Durant plusieurs décennies, The Summy Company reçoit les droits de « Happy Birthday To You », jusqu’à ce que l’entreprise soit rachetée par la Warner en 1990. Désormais, chaque violation de la loi concernant la chanson peut coûter jusqu’à 150 000 dollars (environ 112 000 euros), et ceux jusqu’en 2030 (95 ans après le dépôt du morceau).

Sauf que certaines voix commencent à s’élever contre le bien-fondé de cette détention. Surtout lorsque l’universitaire Robert Brauneis décide de publier une étude détaillée visant à prouver que la Warner outrepasse ses droits.

Plusieurs arguments y sont avancés :

  • D’abord, le fait d’avoir déposé « Happy Birthday To You » en 1935 en invoquant une modification de la mélodie et des arrangements est remis en question. En effet, une mélodie ne peut être déposée deux fois, un copyright doit être original. Le fait d’avoir doublé la première note ne paraît pas suffisant aux yeux de Brauneis. Etant donné que « Good Morning To All » est tombée dans le domaine public dès 1921, il doit en être de même pour sa mélodie, et donc pour « Happy Birthday To You ».
  • Selon Brauneis, la chanson « Good Morning To All » serait elle-même une reprise d’un vieux chant religieux afro-américain. Encore un argument qui remet en question l’originalité de « Happy Birthday To You », pourtant impérative pour qu’elle soit déposée. Une thèse appuyée par le fait que l’une des sœurs Hill, Mildred, est devenue au fil des ans une experte reconnue de ce type de chants religieux.
  • La chanson « Good Morning To All » a été déposée en 1893 et est tombée dans le domaine public 28 ans plus tard, en 1921, conformément à la loi américaine. Sauf que les sœurs Hill avaient la possibilité de renouveler le copyright pour 28 ans supplémentaires, et ne l’ont pas fait. Dans ce cas, comment accepter qu’un morceau (« Happy Birthday To You ») soit protégé quatorze ans après que sa source (« Good Morning To All ») soit tombée dans le domaine public ? Brauneis estime que si les sœurs Hill avaient réellement voulu protéger leur chanson, elles auraient au moins dû faire renouveler le copyright de l’original.

Un document de 68 pages, consultable en téléchargement gratuit, détaille ce travail de recherche absolument remarquable.

La Warner ne lâche pas l’affaire

En 2013, une réalisatrice américaine, souhaite faire un documentaire sur l’histoire de « Happy Birthday To You ». Etant donné que son film contient un passage où un groupe de personnes chante la chanson, elle verse 1 500 dollars à la Warner/Chapell Music. Mais décide finalement d’attaquer la major en justice, s’appuyant sur les travaux de Robert Brauneis.

Débouté une première fois par la Cour fédérale du district sud de New York, Jennifer Nelson et son avocat ont fait appel, réclamant le remboursement des 1 500 dollars versés par la réalisatrice et le remboursement de tous les royalties perçus par la Warner depuis fin 2009. Le jugement soit être rendu en novembre prochain.

En attendant, la Warner exerce toujours son droit sans partage sur la chanson. A tel point que la série documentaire américaine « Eyes On The Prize », traitant des droits civiques aux Etats-Unis et sortie entre 1987 et 1990, est encore aujourd’hui interdite de rediffusion pour contenir un passage où Martin Luther King entonne le fameux chant.

S’il est donc prouvé que « Happy Birthday To You » est bien libre de droits depuis 1921, la Warner devra rembourser les royalties réclamés depuis fin 2009. Si la Cour juge que même le dépôt « Good Morning To All » n’était pas conforme, puisque la chanson serait déjà tirée d’un vieux chant religieux, la Warner devra reverser des dizaines de millions de dollars.

En attendant, il est encore possible de contourner le copyright. En tuant le personnage qui s’apprêtait à la chanter, comme dans « The Game » de David Fincher :

Ou en en faisant sa propre version, comme dans « Alice au Pays des Merveilles » :

Mise à jour : ou encore, nous signale Guillaume42 sur Twitter, comme le Colbert Show qui chante Hapy Birthday sur la musique de l’hymne américain, juste pour éviter d’engraisser la Warner...

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 11:04

Selon une journaliste de "L'Express", ancienne du "Figaro", les forces vives de la Nation se résument aux seuls riches.

Baissez la tête, retirez vos casquettes et saluez avec déférence vos patrons et vos bourgeois, pauvres manants que vous êtes ! Sans eux, vous ne seriez rien. Sans eux, pas de richesses, pas de travail !

Cette idée qu'on essaie de nous imposer, sous diverses formes, c'est l'idée que ce sont les entreprises, donc les patrons et les actionnaires qui produisent les richesses et les emplois. En clair, sans les riches, point de salut !

De cette affirmation fausse, découle logiquement le fait qu'il faut considérer comme normal, voire même comme souhaitable, que les entreprises dégagent toujours plus de profits au bénéfice de leurs seuls actionnaires. Et oui ! Si l'entreprise ne produit plus assez de profits, nos bons patrons vont fermer la boîte et nous laisser sur le carreau !

Enfin, ça, c'est le message qu'on nous assène quotidiennement ! L'image d'une société soumise aux lois du fric où ceux qui en ont beaucoup sont les rois. Et où les gens du bas-peuple, ouvriers, paysans, techniciens, fonctionnaires et cadres, sont à leur service en espérant pouvoir gagner de quoi vivre et faire vivre leur famille.

Cette société que l'on nous vend, c'est la société du Moyen-Âge où les capitalistes et le dieu-argent ont remplacé la noblesse et le dieu des chrétiens.

Parmi les nombreux médias au service de cette iédologie et de son message de soumission, il y a "L'Express".

Et parmi les nombreux gratte-papiers, grassement payés à faire passer ce message pour leurs maîtres, il y a Christiane Kerdellant.

En août, cette chroniqueuse, journaliste, ancienne directrice du Figaro Magazine, s’y colle dans un texte intitulé "La France victime du syndrome de Cuba". Sa chronique, on peut en être sûr, n'a qu'un seul but : flétrir à la fois la France et Cuba.

L’idée de sa chronique est de taxer la France du même immobilisme dans lequel "l’île des Castro" (sic) s’est figée depuis 50 ans. Bref, comme Cuba, "la France est à l’arrêt", "la croissance est en berne", "la France ne cesse de dévisser". Comme elle le dit elle-même, "le parallèle est osé". Mais il est bien plus qu’osé, il est imbécile, malhonnête, arrogant, mensonger, crapuleux et indécent.

Pas besoin de développer en quoi comparer Cuba et la France est à ce point débile. La taille des pays, leur histoire, leur démographie, leurs richesses naturelles, tout les différencie !

Cuba est un pays pauvre qui s'est rebellé contre le système capitaliste qui lui avait imposé une dictature militaire à la solde des Etats-Unis et l'avait transformé, au sens réel du terme, en "bordel des Etats-Unis". Depuis 1959, et la révolution menée par Castro, ce pays s'est orienté vers le socialisme, raison principale de la haine des Etats-Unis pour ce petit pays qui, depuis, vit dans l'angoisse d'une intervention US (depuis la base cubaine de Guantanamo !) et des attentats des opposants repliés à Miami. Les Etats-Unis cherchent aussi à étrangler économiquement l'île au travers un blocus économique dur dont la condamnation de BNP-Paribas par la justice américaine n'est qu'un aspect.

En face, il y a la France, cinquième économie du monde, puissance économique depuis des siècles, riche de son agriculture, de son sous-sol et d'une industrie développée depuis le début de la révolution industrielle.

Le message de Christiane Kerdellant, finalement, s'est de dire que si, selon elle, Cuba souffre, c'est parce que ce pays se refuse à laisser se développer une riche bourgeoisie et laisser entrer sur son territoire des multinationales étrangères qui, on n'en doute pas, viendrait à Cuba pour apporter richesses et dollars aux pauvres cubains abrutis par le socialisme et le rhum.

Et cette dame d'élargir sa pensée à la France.

Pour elle, les forces vives d’un pays, ce sont "les riches" qui, seuls selon elle, inventent, innovent. Sans les riches, point de salut !

Par conséquent, les pauvres sont responsables de leur propre indigence puisqu’ils n’ont aucune imagination et n’osent prendre aucun risque. Puis, sentencieuse, elle assène : "Un pays qui refuse la logique de l’économie de marché, est un pays mort-vivant".

Cette experte en propagande libérale oublie vite que ce sont les salariés et les artisans qui produisent les richesses et non les actionnaires, que ce sont ces salariés, les ingénieurs et les chercheurs qui innovent, inventent, découvrent et produisent des brevets.

Actionnaires, banquiers et financiers de tout poil ne font qu'acheter ces créations, par le salaire de leur personnel ou par le commerce des brevets, pour en tirer des bénéfices.

La logique dévastatrice de cette journaliste de "L'Express" plonge une part toujours plus grande de la population française non seulement dans la pauvreté (9 millions) mais de plus en plus dans la misère (2,5 millions) avec parallèlement un nombre de super-riches qui s’accroît, affichant des fortunes indécentes.

D’un côté donc une concentration accrue des richesses, de l’autre une explosion de la pauvreté ! Robespierre disait en son temps : "Le fléau des peuples ce sont les riches. L’intérêt du peuple est l’intérêt général, celui des riches est l’intérêt particulier". Rien n’a changé, seules les féodalités sont passées dans d’autres mains. Des féodalités qui nous enfoncent dans l’obscurantisme du Moyen-âge. C’est un dessein inhumain et mortifère.

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 10:54

Comme chaque année à la même période, le PCF et le MODEf organisent une distribution massive de fruits et légumes en Région parisienne.

Cette année, ce sont 50 tonnes de produits frais qui seront ainsi distribués dans quelques dizaines de points de la banlieue parisienne, le coeur de l'opération étant la place de la Bastille à Paris.Vente Fruits et légumes-Aubervilliers 2011

L'objectif de l'opération est double :

- alerter les français sur les difficultés économiques du monde paysan avec une grande distribution qui achète à très bas prix et revend nettement plus chers des produits frais ;

- fournir à des habitants de quartiers populaires des produits français de qualité à un prix juste, c'est-à-dire rémunérateur pour le producteur mais clairement inférieur à celui des rayons des grandes surfaces.

Il s'agit donc là d'une opération à la fois politique et syndicale, coordonnée par le syndicat paysan MODEF et par le Parti communiste.

La préparation de l'initiative à donner une nouvelle fois l'occasion à la presse de montrer ses capacités à tout mélanger et à volontairement oublier le Parti communiste.

Ce matin, le ponpon revient à France Info et Radio France qui, dans leur long reportage ne citent jamais le Parti communiste !

Quand les médias mentent par omission, on peut aussi parler de manipulation politique. Gageons que les médias auraient abondamment parler du Front National si ce dernier avait eu l'idée d'organiser une telle initiative !...

Bref !

Cette année, l'initiative revêt un caractère particulier compte-tenu de la "crise ukrainienne".

Dans ce qui devient de plus en plus une guerre civile où le gouvernement ultra-nationaliste de Kiev bombarde les villes russophones et les civils qui y demeurent, l'Europe a fait le choix de soutenir l'agresseur et d'affronter une Russie qui a choisi le camp adverse.

Ce faisant, de mesures de rétorsion en sanctions économiques, les produits agricoles européens sont interdits de marché russe.

Si la France n'est que faiblement impactée directement, c'est par l'afflux de produits européens bradés que nos producteurs se retrouvent victime de cette guerre en Ukraine.

Les joies du libéralisme permettent ainsi à des produits polonais ou espagnols, originellement destinés au marché russe, d'échouer en France même si leurs conditions de productions sont complètement interdites en France, par emplois de pesticides interdits ou de conditions sociales désastreuses notamment.

Une fois encore, les décisions politiques de nos grands décideurs, à Paris et à Bruxelles, détruisent de l'agriculture et du pouvoir d'achat en France pour le seul intérêt des groupes industriels qui lorgnent sur l'Ukraine et pour les groupes de l'agroalimentaire et de la distribution qui vont pouvoir augmenter leurs bénéfices en jouant cyniquement sur l'argument du pouvoir d'achat.

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 10:52

Alain Juppé candidat à la candidature à la tête de l'UMP ? Après Nicolas Sarkozy, cela fait déjà deux inculpés !

Faut-il avoir été condamné en justice, comme Alain Juppé, ou être menacé dans plusieurs dossiers, comme Nicolas Sarkozy, pour faire un bon chef de la droite française ?

A croire que la droite française a pris le pli de la droite italienne sous Berlusconi ?

Alain Juppé a été condamné en 2007 pour abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux, et prise illégale d’intérêt. Il a dû partir quelques années au Canada, le temps qu'on oublie tout cela en France. Son retour réussi à la mairie de Bordeaux montre à la fois le peu de mémoire des Français, à la fois sur ses affaires mais aussi sur son bilan calamiteux comme premier ministre en 1995, mais également que l'UMP sait recycler ses cadres condamnés tels les Balkany, Carignon, Hortefeux, Pasqua et autres.

Nicolas Sarkozy, après avoir été chassé de l'Elysée par une majorité de Français, a été rattrapé par un certain nombre de dossiers : affaire Béttencourt, financement de la campagne Balladur, financement de sa campagne présidentielle et l'affaire Bygmalion,... soit près de 10 dossiers en justice déjà !

L'honnêteté ne paie pas, dans le monde des affaires comme en politique.

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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 13:43

Nous publions ici une tribune de José Fort, parue dans "L'Humanité".

Ce très bon billet rappelle que les islamistes de l'Etat Islamique sont les enfants des politiques occidentales, formés, armés et soutenus longtemps par l'Occident, contre le régime laïc syrien en 2011, contre le régime laïc irakien de Saddam Hussein dix ans avant.

Aujourd'hui, ces monstres possèdent des arsenaux made in USA et des financements qui proviennent de "nos alliés" saoudiens ou qataris, des acheteurs de pétrole venant de marchés illégaux, issu des puits conquis sur l'état syrien ou l'état iraquien, et des ventes d'œuvres d'arts volées dans ces pays pour le compte de riches collectionneurs occidentaux.

L'Europe et l'Occident paient les conséquences de leurs politiques désastreuses au Moyen-Orient, comme c'est aussi le cas en Libye et en Afghanistan. Le soutien total de nos pays à la politique criminelle d'Israël en Palestine contribue également à la destabilisation du monde arabe et au renforcement de la haine antioccidentale dans les populations arabes et musulmanes.

Dénoncer aujourd'hui les exactions des islamistes contre les chrétiens et les musulmans qui leur résistent, c'est une belle hypocrisie !

Comme le baron Frankenstein, nos dirigeants fabriquent eux-mêmes leurs monstres, qu'ils manipulent un temps, qui leur échappent ensuite et qui servent, finalement, à justifier de nouvelles guerres, de nouvelles lois toujours plus liberticides.

Cesser de soutenir les régimes qui financent les djihadistes, comme les pétromonarchies, combattre le crime organisé qui achète illégalement le pétrole de ces pays et leurs richesses archélogiques, soutenir les forces multiculturelles et laïques qui se battent dans ces pays et exiger une paix juste et durable en Palestine ou au Kurdistan, voilà concrètement des choix politiques qui assècheraient les causes des tensions locales et les financements des groupes intégristes !

Peu de chances malheureusement que ces choix viennent des forces politiques intégrées au jeu libéral et pro-américain actuel !

Solidaire


Irak : ce sont des monstres mais ce sont vos monstres

Les djihadistes de « l’Etat islamique en Irak et au Levant » sont des monstres. Personne ou presque ne le conteste. Mais s’en tenir à ce constat et à la compassion pour les populations martyrisées relève de l’escroquerie. Ces monstres ont été enfantés par le prix Nobel de la paix Obama, Hollande et la plupart des dirigeants occidentaux.

D’ou vient l’argent ? D’où viennent les armes ?

L’organisation terroriste dispose de moyens financiers considérables. L’argent provient de plusieurs pays du Golfe alliés de Washington et bien en vu à Paris, de braquages comme celui de la succursale de la banque centrale irakienne à Mossoul au début du mois de juin avec un butin de 425 millions de dollars, du commerce du pétrole avec la production de plusieurs raffineries comme celles de Tikrīt et Baiji et ... du pillage d’antiquités vendus au prix fort en Occident par des réseaux mafieux.

D’où viennent les armes ? Un grand merci au grand Sam et à ses copains de Londres et de Paris. Le matériel fourni aux opposants à Bachar el Assad est passé à 90% entre les mains des Djihadistes avec en prime les reliquats des arsenaux libyens ainsi que des blindés, des tanks et de l’armement lourd de fabrication étasunienne pris à l’armée irakienne en déroute.

Les talibans en Afghanistan avaient été armés par Reagan au nom de la défense du « monde libre » avec les résultats que l’on connaît. Les « contras » au Nicaragua avaient bénéficié des mêmes largesses.

Du temps du dictateur nicaraguayen Somoza, à Washington les officiels avaient pour habitude de dire : « Somoza est peut-être un fils de pute, mais c’est notre fils de pute. » Les dirigeants occidentaux pourront désormais dire eux aussi à propos des djihadistes : « ce sont des monstres, mais ce sont nos monstres. »

José Fort

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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 09:39

L'article ci-dessous, tiré de la revue Politis, met en évidence une évolution majeure de l'économie mondiale, l'émancipation de pays émergents de la tutelle monétaire américaine.

L'absence de reportages des médias français sur cette conférence illustre, au mieux, l'inconsistance de nos journalistes, au pire, leur soumission à une règle du silence qui doit faire taire toute information qui permettrait aux Français de comprendre qu'il y a autre chose que la trilogie Union Européenne / Fonds Mondiale d'Investissement / Banque Mondiale et que les purges austéritaires dans le cadre du libéralisme.

Deux éléments à rajouter à cet article :

  1. d'une part, l'arrivée de l'Inde dans l'Organisation de Coopération de Shangaï, qui lie économiquement Russie, Chine, Pakistan et républiques d'Asie centrale, illustre le réchauffement diplomatique entre la Chine et l'Inde autant que l'éloignement de l'Inde d'une politique pro-américaine qui a été la sienne durant plus de 10 ans ; cet OCS est un pôle euro-asiatique qui pèse désormais lourd face aux Etats-Unis et à l'Europe avec des puissances économiques et démographiques de premier plan ;
  2. d'autre part, la guerre en Ukraine, menée par un pouvoir aux mains de nationalistes viscéralement anti-russes, et l'attitude des occidentaux, particulièrement favorable à ces nationalistes, est une façon de destabiliser la Russie, voire de la menacer militairement, signe que la Russie recommence à représenter une menace politique et économique pour les intérêts impérialistes occidentaux ; comme le poids de la Russie est insignifiant en Europe, c'est donc son poids en Asie qui inquiète les occidentaux.

Solidaire


En annonçant à Fortaleza (Brésil), la création de leur propre banque de développement et de leur propre fonds de devises, les pays émergents des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du sud) sont en passe non seulement de torpiller l’ordre monétaire international, mais de déclencher une révolution géopolitique à l’échelle planétaire.

http://www.politis.fr/BRICS-le-camouflet-des-pays,27735.html?utm_source=twitterfeed&utm_medium=facebook

Car si le projet des BRICS va à son terme, c’est bien l’hégémonie américaine héritée de la Seconde guerre mondiale et l’omnipotence du roi-dollar consacrée lors des accords de Bretton Woods en 1944 qui seront battues en brèche.

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Résumons succinctement les conditions techniques de l’opération :
- la Nouvelle Banque de Développement (NBD) aura un capital initial autorisé de 100 milliards de dollars ;
- chaque pays membre participera selon ses moyens ; d’autres pays pourront s’adjoindre à la fine équipe, mais les BRICS se réserveront une part de contrôle minimum de 55% du total ;
- l’ensemble sera opérationnel avant la prochaine réunion des BRICS, dès 2015 ; le siège de la banque sera située à Shangaï ;
- les échanges entre les pays membres s’effectueront directement dans l’une ou l’autre des monnaies de leur cru (et non plus en passant par le billet vert US).

Les conséquences géopolitiques

Les conséquences de ces décisions sont sans appel pour le vieil ordre occidental chancelant :
- le dollar y perd son hégémonie de monnaie-étalon qui permettait entre autres aux Etats-Unis de faire financer leur énorme dette par les autres pays ;
- la Banque mondiale et le FMI, pièces maîtresses du système occidental, perdent une grande part de leurs moyens exclusifs de pression ;
- l’arme de dissuasion financière dont disposait exclusivement Washington voit sa force d’impact considérablement réduite ;
- un bouleversement d’envergure en matière de répartition des ressources mondiales apparaît comme de plus en plus probable à assez brève échéance (notons que lors du sommet de Fortaleza, Vladimir Poutine a aussi proposé une association énergétique à ses partenaires).

Vers un nouvel ordre monétaire international

Le camp occidental tente bien sûr de faire bonne figure devant l’annonce. Quand ils ne font pas silence, ses médias s’emploient à essayer d’en banaliser la portée. Mais le camouflet est cuisant pour le vieux système néolibéral septuagénaire. Et la réponse de Poutine aux sanctions américaines et européennes, cinglante.

Pour tout dire, il ne fallait pas être fin analyste pour savoir que les mesures radicales prises par les BRICS pendaient depuis longtemps aux nez du suzerain américain et de ses commensaux européens.

Il y eut cette alerte d’octobre 2009. Puis ce tout récent accord gazier entre la Russie et la Chine, précipité par les manigances de l’Otan en Ukraine (après l’Irak, la Libye, la Syrie…), mais aussi par les inconséquences financières de la Fed qui, en janvier 2014, firent vaciller les monnaies des BRICS.

En décrétant leur émancipation, les pays émergents ouvrent la voie à une refondation de l’ordre monétaire global, condition sine qua non à l’avènement du monde d’après.

Sur le journal Politis

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 09:52

Après l'Italie, c'est le Japon qui entre en récession. Et l'Europe ne va pas fort !

Une chute brutale. C'est ce qu'a enregistré l'économie japonaise avec une baisse de 1,7 % de son PIB entre avril et juin 2014 par rapport au premier trimestre mais 6,8 % de baisse sur un an ! ! L'économie japonaise dévisse.

Qu'est-ce qui explique ce mauvais résultat ? Tout simplement la hausse de la TVA de 5 % à 8 % au 1er avril.

En conséquence, la consommation des ménages a chuté de 5,2 % et celle des entreprises de 2,5 %.

La hausse des taxes à la consommation : une fausse bonne idée pour rentrer des sous dans les caisses de l'Etat puisqu'elle ne touche que les consommateurs et réduit leur pouvoir d'achat donc diminue les achats donc les rentrées de TVA !...

En Italie, c'est il y a quelques jours que le retour de la récession a été annoncé.

Le PIB de l’Italie s’est contracté de 0,2 % au deuxième trimestre après –0,1 % au premier, deux reculs successifs qui marquent le retour du pays en récession.
Pour expliquer ces mauvais chiffres, si le gouvernement parle du renchérissement de l'Euro, le porte-parole de la Commerzbank, lui, assure que "la principale raison de la faiblesse économique persistante en Italie, ce sont les énormes problèmes structurels, avec un marché du travail trop rigide, des salaires qui augmentent trop rapidement, des taxes élevées pour les entreprises et une administration inefficace."

Ben voyons ! Encore une fois, les porte-paroles des milieux financiers et spéculatifs accusent le travail d'être trop payé, l'Etat de trop intervenir et les lois du travail d'être trop protectrices pour les salariés.
Indirectement, le remède avancé par la finance pour sortir de la récession, c'est toujours plus de libéralisme économique et d'austérité pour les travailleurs. Une vieille rengaine et un vieux remède appliqué depuis trente ans en Europe et dans les pays capitalistes et dont on voit aujourd'hui les résultats.
Bien entendu, il ne faut pas espérer des représentants des bénéficiaires des politiques libérales, une quelconque remise en cause de leurs privilèges !
Alors que la croissance au sein de l'Union européenne est attendue au mieux à 1 % pour 2014, aucun effet positif n'est attendu sur le chômage ! Et sur la misère, évidemment.
Doit-on changer de politique ?
L'avis lucide d'un financier sur la politique économique européenne
Dans une tribune au Figaro, le 16 juillet dernier, Emmanuel Sales, directeur général de la Financière de la Cité, une société de gestion de portefeuille, analysait lucidement la situation.
Pour lui, "la situation européenne résulte d'une erreur historique de diagnostic sur la nature du choc économique. La tourmente financière est née aux États-Unis, d'une expansion incontrôlée de monnaie et de crédit. La crise est donc d'origine monétaire et non budgétaire. C'est la reprise des mauvaises créances bancaires par les États qui a entraîné une envolée des dettes publiques en zone euro.
Au lieu d'agir sur la dette, les États-Unis et la Grande-Bretagne ont privilégié la croissance à court terme, au risque de laisser filer la monnaie. Les dirigeants de la zone euro ont préféré s'engager dans des politiques à long terme en faisant supporter le poids de l'ajustement aux ménages et aux banques nationales. Cette stratégie montre aujourd'hui ses limites: un chômage de masse s'installe, le crédit se contracte et l'endettement augmente dans tous les pays en crise."
Erreur historique d'analyse ou choix délibéré de ne pas faire payer les responsables de la crise, les banquiers et les spéculateurs ?

Il continue son analyse par une vérité qu'on oublie volontairement : "l'Europe est la première puissance économique mondiale." "Sa force réside autant dans le dynamisme de son marché intérieur que dans ses échanges avec le monde. Elle ne peut, sans danger, sacrifier son avenir à des marchés extérieurs, de surcroît exposés aux revirements de la politique monétaire américaine." Une attaque en règle contre les négociations secrètes en cours avec les Etats-Unis pour libéraliser totalement nos économies via la création d'un grand marché transatlantique ?

"Plutôt que d'inviter tous les pays européens à suivre un même modèle national, il faut plutôt aller vers une réduction des déséquilibres à l'intérieur de la zone euro, en favorisant le redémarrage de la demande dans l'Europe du Nord, en libérant les énergies encalminées en France et dans l'Europe du Sud." La théorie du modèle, qui a coûté cher à l'Union soviétique, perdure dans les pays capitalistes et les notions de coopération, d'alignement par le haut des niveaux sociaux sont des concepts qui échappent complètement aux décideurs européens et aux gouvernements nationaux.

"Pour que cette stratégie porte ses fruits, il faut se donner de nouvelles marges de manœuvre. Les grands argentiers européens continuent de penser que les politiques restrictives constituent la meilleure réponse à la «récession de bilan» due à la crise financière." L'austérité, la rigueur, la réduction des dépenses publiques : termes officiels de ces politiques restrictives.

"Soit on porte la dette pendant vingt ans, au risque de sacrifier les forces vives et de compromettre l'assainissement espéré ; soit on prend nos pertes, en faisant faire aux créanciers un bout du chemin." Comme l'Islande, qui a fait un bras d'honneur aux spéculateurs internationaux et les a laissé assumé seuls le naufrage du fonds Icesave ?

Quasi en faillite en 2010, l'Islande a connu une croissance de 3,3 % en 2013 grâce à son refus de céder aux exigences des spéculateurs et rejette désormais l'idée d'entrer dans l'Union européenne ! Quel courage !

Dernière piste avancée par Emmanuel Sales, "l'Europe doit avoir une politique de puissance. Sur le plan des normes comptables et prudentielles, des échanges commerciaux, elle doit faire valoir ses droits. Ses intérêts stratégiques et financiers ne sont pas ceux des États-Unis, pas plus que ceux de la Russie, c'est une évidence." Une évidence sur laquelle passent ceux qui nous dirigent et qui négocient le grand marché transatlantique sans en informer les peuples d'Europe.

Pendant que certains pays connaissent une croissance économique positive et durable, comme la Chine (7,5 %), l'Argentine (2,8 %), l'Europe fait partie des vieilles puissances capitalistes qui connaissent des difficultés en termes de croissance, de chômage et d'appauvrissement généralisé des populations.

Il ne s'agit pas seulement d'erreur historique ou de mauvaise compréhension des mécanismes de la crise par nos dirigeants politiques et les technocrates qui les conseillent, à Bruxelles, à Paris ou ailleurs, mais d'un parti-pris délibéré en faveur d'une gigantesque redistribution des richesses au bénéfice du monde capitaliste, financiers, spéculateurs et grandes fortunes.

Les richesses n'ont jamais été aussi élevées en Europe, le nombre de grandes fortunes croît d'années en années et l'écart de revenu entre les très riches et le reste de la population se creuse toujours plus.

Il s'agit là d'un nouveau châpitre de la lutte des classes où le monde salarié, atomisé, désorganisé et manquant de confiance, se fait plumer depuis trente ans, sous couvert de la crise et de politiques censées la combattre.

Quand une Europe en ruines et sans le sou a su reconstruire son économie et créer les conditions de grands progrès sociaux, en 1945, c'est par la volonté politique de ses dirigeants et sous la crainte de révoltes populaires après la trahison des élites économiques européennes, qui ont servi les régimes de collaboration avec le nazisme. Le poids énorme des Partis communistes après-guerre en Europe et la gloire de l'Union soviétique, grand artisan de la victoire contre le nazisme, ont contribué fortement à ce que nos élites acceptent de partager les richesses d'après-guerre, les fruits de la croissance, avec le petit peuple.

Revenir vers la croissance et le plein-emploi, cela passe par une rupture complète des dogmes politiques et économiques libéraux, revenir vers un renforcement du rôle de l'Etat dans l'économie, vers une régulation des économies, un renforcement des droits des travailleurs au sein des entreprises et des politiques de collaboration entre les peuples à la place des logiques de concurrence actuelles.

Il faut en finir avec ce que le gouverneur de la banque centrale indienne dénonçait mardi, le "capitalisme de connivence" entre les élites politique, économique et financière qui nuisent à la croissance dans les pays émergents... mais aussi en Europe !

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