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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 11:47
Pour Annie Thomas, la présidente CFDT de l'Unedic, les chômeurs sont bel et bien des profiteurs.

Alors qu'elle exprimait hier sur BFM son opposition à une fusion ANPE-Unedic (lire en commentaire), son mépris viscéral pour les chômeurs a ressurgi. Interrogée sur des sanctions pour les demandeurs d'emploi refusant plusieurs offres correspondant à leur qualification, Annie Thomas a estimé que «tout système comporte des droits et des devoirs», notamment celui pour le demandeur d'emploi «de se projeter dans une recherche et un retour à l'emploi». Et d'affirmer que «l'assurance chômage n'est pas une rente de situation versée parce qu'on a cotisé toute sa vie. Les demandeurs d'emploi font souvent cette erreur».

Nous l'avions déjà vue à l'œuvre lors de passages télévisés, notamment en novembre 2005 à l'occasion d'un Capital sur M6 consacré au chômage où elle avait déclaré : «Les chômeurs s'imaginent qu'ils ont le droit de toucher des allocations parce qu'ils ont cotisé, et qu'ils ont du temps devant eux. [...] Un demandeur d'emploi a le devoir d'accepter un salaire même inférieur à 25 ou 30% de son salaire antérieur, parce qu'il doit faire le deuil de son ancien emploi et se projeter»...

C'est faire fi de la violence d'un licenciement ("faire son deuil"). C'est ignorer que la majorité des chômeurs qui retrouvent du travail subissent déjà le déclassement et la déqualification ("se projeter"). Et parmi les chômeurs de longue durée, il y en a des tonnes qui accepteraient un salaire minimum mais qui, bizarrement, doivent se contenter de misérables contrats aidés ou restent sur le carreau. En les accusant de jouer les difficiles ou de profiter du système, Mme Thomas élude le préjudice social et moral de la perte d'emploi : or, tout préjudice mérite réparation. L'indemnisation versée par l'Assedic est bien peu à la hauteur, puisque le montant moyen des allocations est de 800 € par mois et qu'un privé d'emploi sur deux n'y a pas droit.

Qui sont les vrais profiteurs ?

Mme Thomas oublie qu'en premier lieu ce sont les employeurs qui, non seulement veulent le beurre et l'argent du beurre en exigeant du personnel qualifié qu'ils refusent de payer à sa juste valeur (on ne parlera même pas de ceux qu'ils considèrent trop vieux et trop chers dès l'âge de 35 ou 40 ans, voués à rester durablement sur la touche), mais aussi profitent des nombreux allègements de charges et se lavent les mains des conséquences de leurs choix économiques sur l'assurance chômage et la collectivité. Jamais elle n'évoque de responsabiliser les entreprises sur leurs politiques de l'emploi en taxant, par exemple, la précarité qui grève considérablement les finances de l'Unedic.

Cette fonctionnaire préconise pour les autres ce qu'elle ne tolèrerait pas pour elle-même. Estimant que les chômeurs sont responsables de leur situation, Annie Thomas est emblématique d'une caste de planqués qui se prétendent "défenseurs des salariés" et décident du sort des victimes du chômage en les méprisant, réduisant toujours plus leurs droits et scellant leur sort sans concertation aucune (car les associations de chômeurs n'ont pas droit de cité dans les négociations). Son organisation, la CFDT, nous a moult fois prouvé qu'elle était un syndicat pro-patronat. A l'heure où s'annonce une nouvelle réforme de l'assurance chômage et du marché du travail, avec de tels "partenaires sociaux", gageons que les chômeurs - et les salariés ! - seront encore à la fête.
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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 18:10
Alternative . Pour Marie-George Buffet, on ne peut faire table rase du passé, ni abandonner la visée communiste du XXIe siècle.meeting-marijo.jpg

À une semaine de la Fête de l’Humanité, Marie-George Buffet, qui partageait hier, sur le terrain du parc de la Courneuve, un déjeuner dominical avec les militants du Blanc-Mesnil, de Stains et de Dugny, dont elle est députée, s’est montrée résolument offensive dans la courte intervention qu’elle a prononcée, au côté d’Hervé Bramy, président du conseil général de Seine-Saint-Denis, et d’autres élus et responsables communistes locaux. Fustigeant la politique de Nicolas Sarkozy, citant le paquet fiscal, les réductions de postes dans la fonction publique, la nouvelle loi contre l’immigration, la dirigeante communiste a insisté sur la nécessité d’« être debout ». La Fête de l’Humanité va être un moment de « la riposte », une occasion de montrer que la gauche a autre chose à faire que d’approuver les réformes de Nicolas Sarkozy. Un lieu de débat également.

En cette rentrée, la gauche se présente comme « un champ de ruines » face à une droite qui a gagné « sur le terrain idéologique », a déploré la secrétaire nationale du PCF, qui a invité la gauche à défendre un projet de société. « La gauche doit se refonder, se réveiller, se révolutionner… » Marie-George Buffet invite les communistes à « un immense effort militant », dès le mois d’octobre lors des mobilisations pour l’emploi et le pouvoir d’achat, et dans la préparation du congrès extraordinaire de leur parti à la fin de l’année. Cette refondation de la gauche ne saurait faire l’impasse, a-t-elle insisté, sur « la visée communiste du XXIe siècle ». Au moment où des prises de position privilégient la création d’un nouveau parti, Marie-George Buffet a évoqué« des amis et des camarades » qui veulent « faire table rase du passé ». La dirigeante communiste ne partage pas cette opinion : « Il faudrait tout mettre en vente, organiser une braderie ? interroge-t-elle. On ne pourra au contraire innover sans procéder à l’inventaire de ce que la gauche a fait au cours de ces dernières années et de ce que l’on a essayé de construire au Parti communiste français. C’est seulement à partir de cet inventaire, poursuit-elle, que l’on pourra trouver une solution. » La refondation de la gauche a besoin d’une force de transformation sociale, d’émancipation humaine : pas question, donc, que le débat se tienne sans les communistes. En tant que secrétaire nationale, Marie-George Buffet entend bien veiller à « la transparence » des débats préparatoires du congrès, à ce que les adhérents ne soient pas « dessaisis de leurs choix ». Évoquant le résultat de l’élection présidentielle, Marie-George Buffet saura, assure-t-elle, se tenir à sa place dans ce débat, mais elle saura aussi donner son avis : « La gauche a besoin du potentiel et du combat des communistes. »

Jean-Paul Piérot, "L'Humanité" de lundi 10 septembre 2007

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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 17:45

Dans son genre Nicolas Sarkozy fait un tord jamais atteint à l’action politique. A ce niveau là ce n’est plus de l’atteinte aux personnes c’est du génocide de masse.

En quoi notre bon président se livre t-il à cet exercice de perte du sens? C’est bien simple, en caricaturant à outrance l’impression que l’action politique est simple, voir simplissime, et que l’on peut tout avec un claquement de doigt.

sarkozy_europeen.jpgC’est en effet l’impression que peut donner depuis plus de 100 jours celui dont on se demande s’il ne finira pas par marcher sur l’eau tant ses prouesses semblent illimitées. Bien sûr les esprits chagrins et quelques peu acrimonieux des journalistes étrangers semblent vouloir fustiger le côté esbrouffe de la chose mais, fort heureusement, le bon peuple de France résiste.

Oui l’action politique c’est simple comme bonjour. On fait ce qu’on dit et on dit ce qu’on fait, point barre.

Et comme l’on dit souvent et que l’on semble faire quelque chose tous les jours que dieu fait, il semble au commun des mortels, que désormais la gestion de la chose publique est aisée. Un phénomène largement permis par la candeur complice avec laquelle les principaux organes de presse indépendants relayent les actions toujours plus impressionnantes de notre guide spirituel.

Pour monsieur X il est donc désormais possible de régler le problème des infirmières bulgares à 10H, casser la croûte avec Gordon à 12H, trouver une solution au pouvoir d’achat à 14H sur la digestion, solder la question du déficit de transparence des marchés financiers en avalant son 4H pour finalement, sur les coups de 20H solutionner les interrogations liées à la récidive des délinquants sexuels. Le tout en ayant traversé la France 4 fois d’est en ouest, et deux fois du nord au sud. L’histoire ne dit pas s’il s’est arreté dire un petit bonjour au juge qui questionnait son fiston pour délit de fuite mais on se doute qu’il a prit le temps, lui le petit père du peuple exemplaire.

Nicolas Sarkozy n’est pas un intellectuel, c’est lui qui le dit, et les idéologies semblent le gonfler aussi sûrment que les connards qui passent leurs journées à zieuter des radards merdiques pour protéger la Manche de tout carambolage de jolis bâteaux de 300m.

Mais à force de simplifier les choses à outrance on perd une donnée fondamentale dans l’histoire. La France est un énorme paquebot, les leviers pour la faire bouger sont nombreux et leur coordinations des plus complexes. Il ne suffit pas de sauter sur sa chaise comme un cabris en criant “je fais des choses, je fais des choses” pour que la magie opère et que la complexité se fasse simplicité.

La gestion publique pour les nuls est peut être le livre de chevet de notre président et de son équipe de manchots mais il n’en reste pas moins que la finesse que l’on attend de représentants élus pour manier la maison France fait définitivement partie des rêves. A grands coups de sabots et d’annonces médiatiques, voilà la méthode sarkozy.

Pas sûr que les lendemains qui pleurent réhabilitent vraiement la fonction politique que tentent de promouvoir nombre d’hommes et de femmes politiques de tous bords, tous les jours.

Peut être n’ont-ils pas le niveau, tout simplement.
(Fredneticworld)

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10 septembre 2007 1 10 /09 /septembre /2007 17:27

« Hypocrite », « scandaleux », « manipulatrice » : les qualificatifs abondent pour témoigner de l’indignation qu’a provoqué, hier, la visite de la secrétaire d’État aux Droits de l’homme, Rama Yade, à Aubervilliers.RAMA-YADE.jpg 11 heures, ce jeudi matin. Les forces de l’ordre viennent de procéder à l’évacuation, ordonnée par le tribunal de Bobigny, du campement de squatteurs installé quartier de La Maladrerie depuis le 11 juillet. Quand surgit de nulle part Rama Yade, accompagnée de son cortège de journalistes. Sur place, la secrétaire d’État affirme avoir fait appel ; en vain, à « l’humanité » du maire d’Aubervilliers. « Elle vient nous donner la leçon, alors que des villes UMP ne respectent pas la loi SRU, s’emporte le directeur du cabinet du maire, Roland Taysse. Je trouve scandaleux qu’un membre du gouvernement conteste une décision de justice. » Même son de cloche, ou presque, du côté de l’association Droit au logement. « Elle vient mais ne connaît pas le dossier. Elle s’entretient quelques minutes avec des familles, puis critique, face aux caméras, la mairie communiste. C’est une visite hypocrite », analyse Edwige Le Net, militante du DAL. Rama Yade oublie au passage que l’expulsion fut opérée par les services de l’État, elle oublie également que le gouvernement n’est pas étranger à la précarité de ces familles. Elle aura tout de même réussi l’exploit de réunir contre elle la municipalité et le DAL, pourtant en opposition sur cette affaire.

Adrien Viguié, "L'Humanité" de samedi 8 septembre 2007

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10 septembre 2007 1 10 /09 /septembre /2007 17:22

de Gérard Filoche

La nouvelle attaque annoncée hier, contre les retraites ne vise pas seulement certaines catégories de travailleurs qui ont conquis et conservé des avantages mérités en matière de retraite : ces avantages sont d’ailleurs payés de cotisations plus lourdes, de souffrances et de tâches bien particulières, historiquement fondées et toujours justifiées.

Ils ne doivent pas être supprimés, ils doivent être étendus progressivement à d’autres catégories pour lesquelles c’est nécessaire en raison de travaux pénibles physiquement et mentalement.

Ce qu’annonce le gouvernement, c’est la régression de ces avantages (qui coûtent epsilon dans l’ensemble des régimes de retraite) pour mieux faire régresser à nouveau tous les autres droits à la retraite : porter à 41 ou 42 annuités le calcul des retraites, porter à 61 et 62, et davantage l’âge du droit à la retraite.

Ce n’est donc pas un combat de corporation, mais un combat de tous les salariés, ce ne sont pas des “régimes spéciaux” ou privilégiés, mais des régimes normaux, qui devraient être repris, adaptés, dans le bâtiment, dans le transport, dans l’agriculture, dans la restauration, dans les travaux de nuit et à la chaîne, partout où l’usure fragilise les salariés face a leurs droits à retraite.

Tous ceux qui croient intelligents de céder sans réfléchir à l’air du temps et de faciliter la tâche à Sarkozy et à Fillon, en fait, font le lit des nouvelles attaques contre les retraites par répartition, et pour les fonds de pension derrière.

L’unité syndicale est à l’ordre du jour, l’unité de la gauche aussi pour arrêter les mauvais coups de ce gouvernement, le plus a droite depuis Pétain, celui qui veut une “thérapie de choc” détruisant tout ce qu’il y a de social dans notre pays. Unité contre ces mauvais coups répétés, précipités, provocateurs de Sarkozy !

Rappelons aussi que le 30 septembre 2007 de façon scandaleuse, conte l’avis unanime de tous les syndicats, dans une conspiration générale du silence, un nouveau code du travail promulgué les 7 et 12 mars dernier, déstructuré, affaibli, mutilé, entre en vigueur : 500 lois du travail ayant été transformées en décrets, la partie réglementaire étant aussi en cours de ré écriture d’ici à mars 2008.

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9 septembre 2007 7 09 /09 /septembre /2007 18:37
Voici le communiqué de presse du 29 Août 2007 du collectif Les Autres Chiffres Du Chômage (ACDC) :

Après être passé sous les 2 millions en mai, les chiffres du chômage de juillet pourraient passer sous un nouveau prétendu seuil historique, celui de 8%. Mais ces performances ne sont qu'illusion.

Comme le rappelle l’INSEE, le taux de chômage publié n’est pas conforme à la méthodologie habituelle. Il est donc dénué de signification. Une information fournie discrètement par l'INSEE dans sa note de conjoncture de juin, et passée curieusement inaperçue, le confirme clairement : l’Enquête Emploi a mesuré un taux de chômage de 9,4% pour le 1er trimestre 2007. Rappelons que cette enquête est la seule source qui permette de calculer le chômage au sens du BIT. Celui-ci se situe donc au moins 1 point au dessus des proclamations gouvernementales.

Des chiffres toujours provisoires. L’INSEE et la DARES ont publié fin juillet un chiffre du chômage pour juin 2007 qui s’établissait à 8%. Il ne serait pas surprenant que les chiffres de juillet passent sous cette barre symbolique et soient donc l’occasion pour le gouvernement de se réjouir à nouveau d’une baisse qui serait effectivement «historique» si elle n’était illusoire...
Depuis le printemps, les chiffres officiels sont publiés accompagnés d’un avertissement rappelant qu’ils ne sont pas conformes à la méthodologie habituelle : la direction de l’INSEE n’a pas encore recalé les estimations provisoires sur les résultats de l’Enquête Emploi de 2006. Si elle l’avait fait, le taux de chômage fin juin 2007 s’établirait officiellement à 8,9%.

Sanctions et radiations record. Cependant, la réalité est probablement encore moins brillante : la dérive des chiffres de l’ANPE, liée à la gestion «active» de la liste que mène sa direction depuis mi-2005, s’est vraisemblablement poursuivie, entraînant mécaniquement dans sa dérive le taux de chômage publié par l’INSEE. Le suivi mensuel des demandeurs d’emploi a poursuivi sa montée en charge, ainsi que le renforcement des contrôles. Une étude de l'Unedic sur le contrôle de la recherche d'emploi en 2006, encore étrangement confidentielle, montrerait, selon Les Echos du 26/07/07, un triplement des sanctions à l’initiative des Assedic suite à la réforme Borloo-Larcher de 2005. Les statistiques de l'ANPE confirment que le risque de radiation des demandeurs d’emploi a atteint un niveau record début 2007.
Comme ACDC l’a expliqué en détail dans sa note n°2 ("Chômeurs et chiffres sous pression", janvier 2007), cette hausse des radiations ne concerne ni des chômeurs qui ont retrouvé un emploi, ni des «faux» chômeurs qui ne rechercheraient pas réellement un emploi. Elle est au contraire le signe d’une politique qui pousse les chômeurs à la résignation et au découragement en privilégiant le contrôle, et un semblant de suivi au détriment de la formation et de l’accompagnement. Voyant moins d’intérêt à rester inscrit, d’autant que les droits à indemnisation du chômage ont été fortement réduits, le demandeur d’emploi renonce plus souvent à maintenir son inscription… tout en restant chômeur.

Désinscriptions en masse. C'est ainsi que la proportion de chômeurs non inscrits à l’ANPE a substantiellement augmenté. C’est ce que révélait l’INSEE dans son point de conjoncture de juin en livrant les résultats de l’Enquête Emploi pour le premier trimestre 2007. Selon cette enquête, le taux de chômage était même de 9,4% au premier trimestre : «Au premier trimestre de 2007, et en attendant la révision des données de l'enquête à l'automne 2007, le taux de chômage s'élèverait à 9,4% selon l'Enquête Emploi (données corrigées des variations saisonnières), soit le même niveau qu'au quatrième trimestre 2006. [...] L'écart constaté en 2006 entre l'Enquête Emploi et les données de l'ANPE continue donc de s'accroître début 2007. [...] Le taux d'inscription des chômeurs à l'Agence a diminué régulièrement, d'environ 0,75 point par trimestre, depuis la mi-2005. Ce taux serait ainsi passé de 82% au second trimestre de 2005 à 77% au premier trimestre de 2007. Ceci explique une partie des écarts entre l'évolution des demandeurs d'emploi à l'ANPE et celle des chômeurs BIT.»
L'INSEE confirme donc ainsi le bien-fondé de nos analyses, en attendant l'inévitable recalage à la hausse annoncé pour novembre.

2,27 millions de chômeurs invisibles. Rappelons enfin que l’indicateur officiel sur le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à l’ANPE n’a lui-même aucun intérêt puisqu’il se limite à compter le nombre de personnes recherchant un contrat à durée indéterminée à temps plein, et n’ayant pas exercé de petits boulots de plus de 78 heures dans le mois. Or, depuis des années, le marché du travail est devenu précaire, les temps partiel, les contrats à durée déterminée et l’intérim monnaie courante, poussant les demandeurs d’emploi à multiplier les petits boulots. Fin juin 2007, ce n’est donc pas 1.962.700 demandeurs d’emploi (de catégorie 1) qui étaient inscrits à l’ANPE, mais 3.197.500 (dans les catégories 1, 2, 3, 6, 7 et 8), sans même compter les catégories 4 et 5 (près de 400.000), les dispensés de recherche d'emploi (418.000), les chômeurs des DOM (220.000)... Là encore, on ne peut prétendre que l’indicateur n’a pas changé depuis des années, alors que les «DEFM de catégorie 1» ne représentent plus que 61% des inscrits au lieu de 90% au début des années quatre-vingt.

L'illusion demeure. La ministre Christine Lagarde a annoncé que les publications officielles présenteraient désormais les catégories 4 et 5 à partir des chiffres de septembre. C'est un premier pas qui demeure tout à fait insuffisant, puisque le chiffre officiel que le gouvernement continue d'annoncer restera basé sur la seule catégorie 1.
A la suite des Etats généraux des chiffres du chômage et de la précarité, nous demandons la publication trimestrielle du taux de chômage BIT selon l'Enquête Emploi et l'élaboration d'indicateurs annuels de précarité et d'emploi inadéquat qui permettraient de décrire et de mettre en débat les évolutions récentes du marché du travail. Le président Sarkozy, dans sa lettre de mission adressée à la ministre Lagarde, lui demande de mettre en place des «indicateurs de résultats» permettant de décrire «notamment la baisse du chômage et, plus encore, l'augmentation du taux d'emploi dans toutes les catégories de la population en âge de travailler et la baisse de la précarité du travail». Nous ne savons pas si le chômage baisse, et nous sommes certains que la précarité augmente (cf. les records historiques de l'intérim). Mais il est en effet urgent de créer des indicateurs pertinents.
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9 septembre 2007 7 09 /09 /septembre /2007 15:54

 

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8 septembre 2007 6 08 /09 /septembre /2007 08:16
Alsace. En déplacement dans la région, le président de la République prépare le terrain à de nouvelles réductions du coût du travail.

En visite en Alsace pendant deux jours, Nicolas Sarkozy a dû se défendre sur le front de la croissance économique. Alors que l’OCDE révise ses prévisions de croissance française à la baisse, le président affirme, dans une interview aux Dernières Nouvelles d’Alsace que « la croissance, je ne l’attendrai pas, j’irai la chercher. Si elle n’est pas assez forte, eh bien, j’irai encore plus loin dans l’allégement du coût du travail, dans la création des emplois de services et dans la réforme des 35 heures. » Face aux nuages contraires, Sarkozy opte donc pour la fuite en avant dans les réformes libérales.

Remous au sein de l’ump locale

En attendant des précisions sur ces nouvelles mesures, Nicolas Sarkozy s’est rendu à Mulhouse, hier. Le maire PS, Jean-Marie Bockel, a rejoint le gouvernement Fillon comme secrétaire d’État à la Coopération. Cette nomination a fait des vagues au sein de l’UMP locale. Sa chef de file, Arlette Grosskot, s’est sentie trahie : à quoi bon convaincre les électeurs de voter UMP si le président confie les postes au PS ? Pour la calmer, Sarkozy lui a offert quelques bonbons, comme la garantie de mener la liste UMP aux prochaines élections régionales dans le Haut-Rhin.

A Mulhouse, le PS en crise

Réglées les questions d’ego à l’UMP, Sarkozy peut savourer les effets sur le PS local de sa stratégie d’ouverture. Sur la lancée de son entrée au gouvernement, Jean-Marie Bockel a annoncé son intention de mener une liste de « rassemblement » entre PS, UMP et Modem aux prochaines élections municipales. En représailles, le bureau national du PS a décidé, mardi, de dissoudre la section locale forte de 200 militants. Résultat, jeudi, Nicolas Sarkozy a eu la joie inouïe de visiter une ville dans laquelle le PS est en pleine crise.

Sarkozy-tete.jpgEn soirée, Strasbourg fut l’occasion de vanter le rapprochement entre universités et entreprises. D’abord à l’IRCAD (Institut de recherche contre les cancers de l’appareil digestif) dont le directeur, Jacques Marescaux, a l’habitude recevoir du beau monde. Pouvoir opérer des patients à distance, via robot, cela impressionne. Mais l’intérêt du président de la République portait surtout sur la coopération entre organisme public et entreprises privées initiée par le professeur Marescaux. Puis ce fut au tour de Jean-Marie Lehn, prix Nobel de chimie, de présenter au président ses idées sur l’avenir de la recherche lors d’une table ronde sur « l’avenir et la recherche en sciences de la vie ».

Avec trois autres scientifiques français de renom, Jean-Marie Lehn a créé le collectif Du nerf ! (Donner un nouvel essor à la recherche française.) Il milite pour le rapprochement des universités et des organismes de recherche (CNRS, INSERM, etc.) au sein de « campus de recherche » auxquels les établissements membres délégueraient les moyens humains et financiers. Pour lui, les organismes de recherche devraient être transformés en agences de moyens, chargées de financer des projets que leur soumettent les chercheurs. Pour les personnels, Jean-Marie Lehn propose de renforcer l’évaluation et la promotion au mérite. De quoi alimenter les projets de réformes de la recherche que promeut Nicolas Sarkozy.

Alain Peter, "L'Humanité" de vendredi 7 septembre 2007

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8 septembre 2007 6 08 /09 /septembre /2007 08:13

Emiljan SUROCAJ a été "reconduit" en Albanie !!!

Une chaise vide au lycée Augustin Hébert d’Evreux. Une place vide au tribunal administratif de Rouen.

Emiljan SUROCAJ n’était pas présent ce matin du mardi 4 septembre, à l’audience du Tribunal Administratif de Rouen où il devait pourtant comparaître dans le cadre de l’appel qu’il avait déposé contre l’Obligation à Quitter le Territoire Français (OQTF) que lui avait "délivré" le Préfet de l’Eure...

Au lycée Augustin Hébert d’Evreux sa chaise est également restée vide en ce matin de rentrée scolaire où, élève brillant, il aurait dû poursuivre sa formation en serrurie...

... et pour cause : il avait été "reconduit" en Albanie et "en douce" (mais peut-être pas en douceur), samedi dernier.

Ainsi qu’il nous l’avait affirmé à plusieurs reprises, Emiljan refusait en effet de repartir vers ce pays qu’il avait fui avec sa famille.

Du centre de rétention administrative de Oissel où il était détenu depuis deux semaines, il n’a pas pu nous prévenir de cette expulsion qui l’éloigne de sa famille (ses parents et sa soeur de 13 ans ayant été obligés de se cacher), de ses amis, de ses études ...

Les attaches d’Emiljan sont ici, en France.

Là-bas, isolé et démuni de tout, que va-t-il devenir ?

Cette expulsion, sournoise, déloyale et inhumaine ne saurait être tolérée !

Emiljan doit revenir parmi nous et retrouver sa place au lycée et dans sa famille.

En cette période de rentrée, dans notre département, comme Emiljan, des dizaines d’enfants et jeunes adultes sont menacés d’être arrachés à leur chaise d’écolier, de collégien, de lycéen ou d’étudiant alors que d’autres, obligés de se cacher, n’ont pu reprendre leur place parmi leur camarades de classe.

Parents, enseignants, élèves ... citoyens, nous ne pouvons être complices de ces agissements qui portent atteinte aux droits de l’Homme et de l’Enfant.

Nous appelons chacun à réagir et à agir :

* En se joignant massivement au rassemblement de soutien et de protestation qui se tiendra devant la Préfecture d’Evreux, vendredi 07 septembre à partir de 17h30.
* En inondant les services de la préfecture et les responsables politiques concernés (ou non) de messages de solidarité, de protestation et d’appel au retour d’Emiljan SUROCAJ (fax, Emails, appels téléphoniques,etc.)

Adressez vos courriel et fax de protestation aux numéros suivants :

Si vous le pouvez, privilégiez le fax ... Mais vous pouvez aussi envoyer vos messages par toutes les voies possibles.

* Fax de la préfecture de l’Eure : 02 32 38 24 15

* Fax du service du séjour des étrangers de la préfecture de l’Eure : 02 32 78 28 45

* E-mail préfecture de l’Eure : courrier-web@eure.pref.gouv.fr

* E-mail préfet de l’Eure : samuel.richard@eure.pref.gouv.fr

* Ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du codéveloppement :

Fax : 01 55 55 49 20 - Standard : 01 77 72 61 00

* Brice Hortefeux au Conseil régional Auvergne

Tél : 04 73 31 85 85 - Fax : 04 73 36 73 45

* Guillaume Larrivé, Directeur-adjoint cabinet du Ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du codéveloppement :

sur son blog g@larrive.com

* Elysée : http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

* Quand on n’a pas de fax, on peut quand même en envoyer gratuitement en se rendant à l’adresse suivante :
http://www.alliancemca.net/faxgratuit.html

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6 septembre 2007 4 06 /09 /septembre /2007 17:26
Christian Streiff présentait hier son plan stratégique pour 2010-2015. Principale ambition : rassurer ses actionnaires.

Progression des ventes à 4 millions de véhicules en 2010, 53 nouveaux modèles en quatre ans entre 2007 et 2010, 100 000 véhicules en 2010 en Russie, « avant d’atteindre rapidement 300 000 », 1 million de véhicules et 12 nouveaux modèles, à terme, sur le marché chinois. Hier le président de PSA Peugeot-Citroën, Christian Streiff, présentait sa stratégie pour la période 2010-2015. Il s’est voulu conquérant, affichant son objectif : faire de son groupe le constructeur automobile « le plus compétitif en Europe ». De quoi amplement satisfaire les actionnaires. Pour les salariés c’est une autre affaire…

30 % de réduction des frais fixes d’ici 2010

Venu tout droit d’Airbus où il a été l’initiateur du plan Power 8, celui qui en février a remplacé Christian Foltz à la tête de PSA a lancé, aussitôt arrivé dans le groupe automobile, le plan baptisé Cap 2010. Hier il a montré qu’il n’entendait pas faiblir pour le mettre en oeuvre. « L’emploi va être touché par l’objectif de 30 % de réduction de nos frais fixes » d’ici à 2010, a annoncé Christian Streiff. « Nous nous inscrivons dans une logique d’effectifs décroissants en Europe de l’Ouest, jusqu’à ce que nous ayons atteint le meilleur niveau de compétitivité en Europe », a-t-il encore déclaré. Et il a précisé que 4 800 postes seront supprimés en France fin 2007, ce qui portera, en un an, la réduction des effectifs en l’Europe de l’Ouest à 7 000 à 8 000 personnes. S’arrêtera-t-il là ? L’épidémie de suicides qui a touché, au cours des derniers mois, les sites de PSA en France a jeté une lumière crue sur la souffrance des salariés, la dégradation de leurs conditions de travail, les pressions sur les plus fragiles à travers la chasse aux arrêts maladie. Elle n’a pas entraîné de remise en cause du côté de la direction.

Cap 2010, ça continue, vient d’expliquer Christian Streiff. Vantant son bilan, il a martelé : « C’est ça que nous voulons continuer à réussir avec les méthodes qui sont les méthodes de PSA : dans le respect des personnes et en tenant compte de chaque cas particulier. »

une fuite des savoir-faire

Des déclarations qui ne rassurent pas Marcel Merat, délégué central CGT. « Sur les sites, ça ne va pas s’arranger », dit-il. « À Sochaux, dans l’atelier des presses, on a profité des vacances pour enlever les tables et les bancs qui étaient utilisés pendant les microcoupures. Tout est fait pour que les salariés ne puissent pas parler entre eux », témoigne-t-il, avant d’ajouter : « Les conditions de travail se sont tellement dégradées que les ouvriers n’aspirent qu’à partir. Beaucoup de cadres sont partis, beaucoup de savoir-faire. »

Aucune fermeture d’usine « n’est prévue aujourd’hui », assurait hier Christian Streiff. Le 11 septembre est prévu un comité central d’entreprise extraordinaire. Les salariés en sauront peut-être alors un peu plus.

Jacqueline Sellem, "L'Humanité" du 5 septembre 2007

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