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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 09:24

Madame la Directrice de France Inter

                                                  Maison de la Radio

                                                  116 avenue du Président Kennedy

                                                   Paris  XVI ème

 

Objet : suppression de l’émission « Là-bas si j’y suis »

Madame la Directrice,

C’est avec consternation que je viens d’apprendre la suppression de cette émission de Daniel Mermet.

Dans cet océan de pensée unique que sont devenus les médias, tous les médias, on  pouvait encore entendre une autre voix à France Inter et c’était bon d’écouter un autre point de vue ne s’appuyant pas sur la philosophie dominante .

Et cette autre voix n’avait que quatre heures par semaine pour s’exprimer  et c’était encore trop aux yeux de certains ! J’ai honte pour mon pays et ses traditions de liberté. Et c’est sous un gouvernement de gauche, socialiste, que cela arrive !

Ressaisissez-vous, je vous en prie. Redonnez-nous cette espace de liberté d’expression qui faisait honneur à votre chaîne, Rétablissez l’émission là bas si j’y suis

Dans cet espoir, recevez, Madame la Directrice, l’assurance de toute ma considération.

                                                   Croth le 30 Juin 2014

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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 12:40

A lire avec intérêt tant les propos que nous tenions au début du conflit syrien se sont révélés exacts : dès le début de l'insurrection armée, les islamistes radicaux étaient présents en Syrie, notamment au travers de combattants étrangers.

Le soutien des occidentaux à cette rébellion n'a fait que favoriser leur renforcement et la destruction d'un pays laïc et multiculturel.

La mollesse des occidentaux face à la rébellion, aujourd'hui, vient d'un constat évident : telle la créature de Frankestein, les djihadistes en Syrie sont hors de contrôle et tout soutien aux rebelles, même laïcs, peut aboutir au renforcement des islamistes radicaux.

Qu'on le veuille ou non, à moins d'espérer la mise en place d'un émirat islamiste, toute solution en Syrie passera inévitablement par des négociations avec le pouvoir actuel et avec l'opposition interne.

Solidaire


Entretien réalisé par Gabrielle Cluzel
     
Dans un éditorial du Point daté du 26 juin dernier, Franz-Olivier Giesbert, révèle, s’appuyant sur des travaux d’expert, qu’en Syrie, seuls les rebelles djihadistes ont pu perpétrer l’attaque chimique de Ghoutta. Il accuse ouvertement le Monde, le gouvernement français et les services secrets américains d’avoir montré du doigt, sans preuves, le régime d’Assad, pour justifier les frappes à venir. Cet éditorial aurait dû l’effet d’une bombe, non ?

Si FOG, qui connaît tout le monde à Paris, écrit cela, c’est que désormais, ce thème commence à faire consensus : on peut en parler. Mais cela illustre comment fonctionne notre système médiatique. Les informations ne sortent que quand le système lui-même l’autorise. Et toujours en différé. A présent, cela n’intéresse plus personne. Il s’agit pourtant d’une véritable forfaiture. Fin août dernier, nous avons assisté à une campagne internationale qui, en France, s’est traduite par un vrai déchaînement de la part de certains journaux. En particulier Le Monde, dont la ligne fut incroyablement partisane, comme elle le fut récemment lors de la crise ukrainienne. Le problème c’est qu’en France, c’est ce journal qui donne le la.

 A la fin du mois d’Août 2013, il était très difficile d’aller en sens contraire. J’ai été très sollicité à cette époque : j’ai remarqué que les médias étrangers étaient beaucoup plus disposés à accueillir un discours prudent. En France, je me souviens très bien que le fait même de ne pas acquiescer, d’attendre des preuves, de résister à l’emballement médiatique dont on voyait bien qu’il faisait les affaires du gouvernement était suspect. C’était pourtant la seule position tenable pour le chercheur que je suis et cela aurait du être le cas pour la presse.
 
Vous-même en aviez la confirmation depuis bien longtemps ?

Je vous avoue que sur le moment et jusqu’à maintenant, je n’ai évidemment aucune preuve. C’est plutôt un réflexe méthodologique qui m’a incité à la prudence. Et puis, ce n’était pas très sérieux : le gouvernement syrien demande officiellement à une délégation ONUSienne de venir inspecter pour constater une utilisation d’armes chimiques de la part des rebelles et moins de 48 h après leur arrivée, une autre attaque a lieu dans la banlieue de Damas. Cela pouvait à tout le moins provoquer quelques interrogations.

Mais j’ai senti venir la chose il y a moins d’un mois. Au hasard d’une interview dans Spiegel peu après sa démission de médiateur de l’Onu, Lakhdar Brahimi a indiqué qu’il n’y avait plus aucun doute que l’attaque chimique de Khan al Assal était le fait des rebelles. Or c’est cette attaque au printemps 2013 qui a motivé la demande d’inspection de la part de Damas, qui déjà accusait les rebelles. Mais là aussi, cela est passé pratiquement inaperçu.

En fait, personne n’y croyait dès le début. Mais les liens entre le politique et la presse en France sont tellement contre-nature qu’il fallait servir sur un plateau une intervention qui n’a pas eu lieu. Obama, lui, savait dès septembre à mon avis : cela explique le retournement spectaculaire de Washington et l’annulation de l’opération. Hollande ne pouvait pas l’ignorer non plus…

Pensez-vous que cet aveuglement occidental a contribué à renforcer durablement la capacité de nuisance des djihadistes ?
 
Oui typiquement, il faut tordre le coup à l’ idée suivante : ce serait l’absence de soutien occidental à la rebellion dite « modérée » qui à permis aux djihadistes de prospérer. C’est totalement faux. Pourquoi n’a -t-on pas aidé davantage l’opposition syrienne? Tout simplement parce que dès le début, les chancelleries savaient quels type de rebelles agissaient sur le terrain. Le Quai d’Orsay avait toutes les informations depuis le début.

Avec des rebelles que finançaient et armaient nos amis du Golfe, les gouvernements savaient pertinement qu’il serait impossible de « vendre  » aux opinions publiques une aide à des « révolutionnaires » qui dès le début étaient gangrénés par les djihadistes que la Turquie et d’autres pays voisins laissaient librement circuler vers la Syrie. 

Et j’ai fait partie des experts qui ont mis en garde contre le caractère clairement islamiste de la rebellion en Syrie. Je n’ai eu droit qu’à l’épithète de « pro-Assad ». Alors après coup, on invente des justifications : les djihadistes sont en fait une création du régime d’Assad. Les terroristes sont en fait des membres des services de renseignement. Ou enfin, cette idée très à la mode qui prétend que c’est notre inaction qui explique leurs succès. Des fables grossières qui feraient rire si elles n’avaient provoqué la destruction d’un pays tout entier… et aussi les graves menaces pour notre propre pays, qui détient le record d’engagés djihadistes sur le terrain syrien.

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 12:29

Sarkozy rime avec Berlusconi.

La présomption d'innocence est une chose importante en démocratie et en justice. Malheureusement, elle ne bénéficie pas à tous et il est courant d'entendre citer des noms, dans des affaires de délinquane "ordinaire", bien avant que justice soit rendu.

Il est par contre tout à fait habituel qu'une personne mise en accusation dans une affaire se retrouve en garde-à-vue, c'est-à-dire isolée de ses proches et de ses potentiels complices, mise sous surveillance pour éviter une éventuelle fuite de l'accusé.

Y-a t-il donc quelque chose d'anormal à voir Nicolas Sarkozy mis en examen et retenu en garde-à-vue dans un dossier où les accusations sont quand même forte à l'égard d'une personnalité qui exerçait alors le mandat suprême, celui de Président de la République ?

Pour nous, non. Un ancien Président doit répondre aux accusations qui sont portées contre lui comme n'importe quel citoyen.

Avec les mêmes droits et les mêmes contraintes, le citoyen Nicolas Sarkozy doit paraître devant une justice qui devra être équitable. Si cela nécessite une garde-à-vue, chose assez courante finalement, et bien que Nicolas Sarkozy aille en garde-à-vue !

Alors pourquoi tout ce ramdam ?

La fébrilité de Sarkozy et de ses proches les entrainent dans une stratégie qui fait penser à celle de Berlusconi et de la droite italienne dans les années 90 : toute accusation portée contre le leader de droite est une machination causée par des juges qualifiés de "gauchistes".

On en est là aussi dans le dossier Sarkozy, sur le volet Bettencourt : Sarkozy et ses proches ne mettent-ils pas en avant l'appartenance au Syndicat de la Magistrature, syndicat qualifié de "gauche", de l'une des deux juges en charge du dossier ?

Que n'entend-on pas l'UMP dénoncer les juges de droite qui sont amenés régulièrement ces dernières années à juger des dossiers où des syndiqués CGT sont mis en accusation par leur patron ou la Préfecture, lors de mouvements sociaux ?

Y-aurait-il une justice de droite, seule habilitée à juger les cadres de la droite ?

Déjà particulièrement engagée dans une stratégie de destruction de l'héritage républicain issu de la Résistance, l'UMP s'attaque aux juges, donc à la justice, après avoir attaqué les enseignants, donc l'Education nationale, les syndicats, donc le dialogue social, les fonctionnaires, donc les services publics,... La liste s'allonge sans fin.

L'affairisme en politique, qui découle d'une société où l'argent est devenu la référence, amène certains à accuser à tort et à travers pour créer de la diversion, quitte à sombrer dans un populisme qui fait le lit du Front national.

Karachi, Bigmalyon, Bettencourt,... Plutôt qu'accuser la justice à chaque fois que sort un dossier qui le met en cause, Nicolas Sarkozy ferait mieux d'apporter des arguments et des preuves pour se disculper.

L'exemple de Berlusconi prouve malheureusement qu'un politicien affairiste peut se jouer de la justice durant des décennies et se servir de sa position d'inculpé pour s'attirer la sympathie d'une partie des électeurs. C'est peut être ce Berlusconi que singe Sarkozy ?

L'exemple de Berlusconi montre aussi que ce petit jeu d'accusé jouant à la victime finit par se retourner contre son auteur. La chute actuelle de Berlusconi dans l'affaire Ruby et ses amis politiques qui lui tournent le dos devrait faire réfléchir Nicolas Sarkozy sur le bienfondé de sa stratégie actuelle.

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 09:25

Les États-Unis, les pays de l’UE et une vingtaine d’autres États ont entamé à Genève des négociations sur le commerce des services. Signe particulier : ces tractations devaient rester secrètes pendant cinq ans. WikiLeaks a réussi à lever en partie le voile sur leur contenu

L’accord top secret qui doit dépecer les services publics

Un traité international négocié discrètement entre 50 pays, qui vise à libéraliser le marché des services et empêcher toute régulation du secteur financier ? Après TAFTA, les Etats-Unis et l'Union Européenne vous présentent TiSA. Vous n'en avez jamais entendu parler ? Pas étonnant : les débats sont confidentiels et aucun grand média ne s'était encore penché sur la question, à laquelle L'Humanité consacre sa Une d'aujourd'hui.

50 pays, dont l'Union Européenne et les Etats-Unis, discutent donc, en dehors du cadre de l'OMC (où les négociations sont jugées trop lentes), des modalités d'ouverture à la concurrence internationale et de libéralisation des services. Une très bonne nouvelle pour l'industrie des services américaine : "Ces négociations sont l’opportunité la plus prometteuse en deux décennies pour promouvoir le commerce des services à l’échelle internationale" estime un de leurs représentants. Sauf que ce que l'on sait pour l'instant de l'accord ne permet pas d'en connaître les contours : les services, en plus de la finance, des télécommunications ou du transport par exemple, regroupent également des domaines comme ceux de la santé et de l'éducation.

DES PRIVATISATIONS IRRÉVERSIBLES

Plusieurs ONG dénoncent ainsi les effets pervers qu'un tel accord pourrait avoir sur les services... publics. Pour la fédération syndicale de l'Internationale des Services Publics (ISP), TiSA s’inscrit ainsi "dans cette nouvelle vague inquiétante d’accords commerciaux et d’investissement, reposant sur des pouvoirs juridiquement contraignants qui institutionnalisent les droits des investisseurs et interdisent toute intervention des États dans un large éventail de secteurs indirectement liés au commerce".

L'ISP s'inquiète notamment des clauses de "statu quo" et "d'effet de cliquet" qui interdiraient de fait le rétablissement de monopoles publics (comme la remunicipalisation d'un service d'eau par exemple), rendant donc "pérenne et irréversible un système de privatisations pour toutes les générations à venir". Autre point noir, "l'obligation de neutralité économique" qui obligerait à accorder les mêmes subventions aux services publics qu'au secteur privé. Pire : les pays envisagent que l'accord s'appliquerait par défaut à tous les services, sauf ceux explicitement exclus au moment de la signature.

UN ACCORD SECRET (JUSQU'À WIKILEAKS)

Lancées en février 2012, les négociations sont restées totalement secrètes. Il faut attendre juin 2013 pour voir un communiqué de 6 lignes de l'Organisation Mondiale du Commerce qui annonce des négociations et les pays concernés, sans jamais entrer dans les détails de l'accord, note Bastamag. Un mois plus tard, le Parlement européen vote l'ouverture des négociations pour l'Union Européenne (selon l'ONG Votewatch Europe, côté français, seuls les eurodéputés écologistes, Front de gauche et FN ont voté contre).

Et la discrétion semble fonctionner : à l'exception de blogs et de pure players indépendants, pas un mot dans la presse jusqu'à aujourd'hui et la une de L'Humanité.

La semaine dernière, Wikileaks a toutefois permis d'en savoir un peu plus, en publiant une annexe de cet accord. Son principal enseignement est que TiSA engloberait les services financiers, empêchant de fait leur régulation. Surtout, le secret de l'accord est entièrement assumé : l'annexe est classée confidentielle pour une durée de cinq ans et doit être "conservée dans un bâtiment, une pièce ou un contenant verrouillé ou sécurisé".
Bien entendu ce secret ne concerne que le grand public : les lobbys de l'industrie des services ont activement participé au round de négociation d'avril 2014, comme ils l'indiquent dans un communiqué.

http://www.arretsurimages.net/articles/2014-06-25/Des-negociations-internationales-secretes-sur-les-services-devoilees-par-Wikileaks-id6862
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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 12:29

Nous reprenons aujourd'hui nos articles sur l'Ukraine au travers de cette traduction de Nicolas Maury.

L'Ukraine, désormais quasi oubliée par les médias hormis pour aborder superficiellement le conflit qui oppose officiellement l'armée ukrainienne (en réalité, les éléments de l'armée qui ont prêté allégeance au nouveau pouvoir et les milices fédérées au sein d'une "Garde nationale") et les pro-russes de l'est (en fait, des habitants russophones et antifascistes qui rejettent le putsch de Kiev rejoints par des éléments de l'armée qui refusent ce nouveau pouvoir).

Nul média ne parle des civils morts à Slaviansk, Donetsk et ailleurs dans l'est ukrainien sous les bombardements aveugles de l'armée ukrainienne !

Et, évidemment, personne ne parle de la chape de plomb fasciste qui s'est abattue sur le reste de l'Ukraine !

Après avoir semé le chaos en Iraq, en ex-Yougoslavie, en Syrie et en Libye, l'Occident capitaliste sème le chaos en Ukraine.

Voilà la réalité de nos démocraties derrière le discours cynique sur le droits de l'Homme ou la démocratie !

Solidaire


A Kiev, dans le district de Shevchenko, où est située la sinistre place Maïdan, bastion des forces néonazis qui sèment la terreur et fait couler le sang dans le pays, le spectre du communisme hante toujours Kiev - article et traduction Nico Maury.

A Kiev, la résistance au quotidien des communistes
Pendant des mois, depuis la sinistre place Maïdan, les hordes fascistes ont envahi l'Ukraine et imposé une terreur dans le pays. A Kiev des bandes dite "d'auto-défense" ont supplanté les forces de l'ordre. Le siège du Comité central du Parti Communiste d'Ukraine (KPU) a été occupé sans que la police et la justice n'intervienne, les militants communistes étaient agressés, torturés (comme Rostislav Vasilko), les résidences des dirigeants communistes pillées et incendiées.

Ne pas laisser Kiev aux mains des néonazis 
Malgré la terreur, les communistes de Kiev continuent et n'hésitent plus a s'aventurer dans les zones tenues par les néonazis. Le district de Shevchenko, où est située la sinistre place Maïdan est la cible des communistes et du Komsomols.
La première action des Komsomols fut symbolique, et courageuse. Place de Bessarabie, se trouve un piédestal sur lequel était posé une statut de Lénine, la première qui fut renversée par les néonazis de EuroMaïdan. Les komsomols ont collé dessus une affiche de Lénine. Cette action symbolise le fait qu'à Kiev il y a des gens qui se soucient du sort des habitants de la ville, du pays et qu'il y a des gens qui refusent le retour du fascisme dans la capitale.
Les komsomols admettent que l'affiche collée peut certainement frustrer. Les communistes savent que le monument à Lénine sera restauré, car il deviendra un symbole du renouveau de Kiev. Un symbole de résistance.

A Kiev, la résistance au quotidien des communistes

La clandestinité des communistes n'arrête pas les militants 

Agir et militer dans Kiev, et sur le district de Shevchenko, est dangereux, les actions se déroulent la nuit et entre les patrouilles des groupes néonazis qui continuent de parader dans la ville. Pourtant cette clandestinité imposée n'arrêtent pas les communistes de Kiev qui distribuent sous le manteau et dans les boites aux lettres la "Pravda Shevchenko", le journal du KPU du district.
Quelques jours après cette action nocturne, les Komsomols renouvelaient l'opération dans le secteur de Lukianivka. Des dizaines d'affiches étaient collées sur les murs. objectif simple et clair mobiliser les habitants du secteur, les jeunes, les personnes qui se disent de gauche à réfléchir sur la situation politique, sur ce qui se passe dans le pays où un pouvoir nationaliste c'est imposer et est complètement discrédité.
Quelques jours plus tard, les communistes et le Komsomols redescendaient dans les rues du district Shevchenko pour dénoncer les pénuries et les coupures d'énergie. Dans la plupart des rues de Kiev il n'y a plus d'éclairage public, la société "Kyivenergo" a coupé l'électricité dans la ville du fait d'une dette importante non payée. L'obscurité qui s'étend sur la ville est le symbole de cette crise du capitalisme qui ravage le pays selon les communistes du district.      

Les militants voulaient exposer aux habitants du secteur une idée simple : En continuant à soutenir les oligarques, les habitants devront se résigner à vivre dans les ténèbres.

A Kiev, la résistance au quotidien des communistes
Le spectre du communisme hante Kiev
Et encore, le spectre du communisme hante de nouveaux districts de Kiev ! Les communistes et le Komsomol du district de Shevchenko ont amplifié leurs actions.
Cette fois, ils ont agit non seulement dans le district de Shevchenko, mais aussi dans le district de Pechersk, là ou se trouve la Verkhovna Rada (parlement) et les sièges du gouvernement et du Président. Le collage d'affiches et la diffusion dans les boîtes aux lettres de la dernière édition du journal "Pravda Shevchenko," a été organisé.
Les communistes ont dénoncé les augmentations des tarifs des services publics et d'autre avenir, contre les oligarques et contre "l'Opération anti-terroriste" dans le Donbass.
Voilà quel est le quotidien d'un militant communiste à Kiev. L'action clandestine, l'affiche collée la nuit, entre deux patrouilles des groupes armés néonazis, le journal distribué secrètement. Nous ne sommes pas en France en 1940, mais à Kiev, capitale de l'Ukraine, en 2014.
Cet article est un corpus de témoignages de militants communistes et de Komsomols.

A Kiev, la résistance au quotidien des communistes
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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 14:08

Malgré des résultats décevants aux Municipales et aux Européennes, les communistes et le Front de Gauche doivent accentuer leurs efforts pour fédérer le peuple de France contre la dérive ultralibérale actuelle.

Les médias se moquaient du Front de Gauche en début d'année, cherchant à déboussoler les électeurs et les militants des forces qui le constituent en jouant sur les désaccords réels qui existaient pour les élections municipales, à Paris en particulier.

Certains annonçaient même la mort du Front de Gauche au lendemain de la campagne des Européennes.

Certes, Municipales et Européennes n'auront pas été des moments forts de la toute récente histoire du Front de Gauche, entre pertes de municipalités, comme Gisors dans l'Eure, et perte d'un député européen, Jacky Hénin dans notre circonscription.

Pourtant, avec 1 200 713 voix le 25 mai dernier (6,33 % des exprimés en Métropole), les listes du Front de Gauche font mieux qu'aux élections européennes précédentes, en 2009, avec 1 041 911 voix et 6,05 %.

La déception vient, outre la perte d'un député, d'un progrès trop limité au regard de la situation nationale et d'un contexte politique marqué par l'effondrement de la gauche au pouvoir, socialistes et écologistes, et par la poussée de la vague brune marine.

Et l'explosion du Front de Gauche, tant annoncée et espérée par les médias, n'a pas eu lieu !

Au contraire, les deux "leaders" du Front de Gauche, l'ex-candidat aux Présidentielles Jean-Luc Mélenchon, et le secrétaire national de sa principale composante, le PCF, Pierre Laurent, sont aujourd'hui en phase contre le budget "rectificatif" présenté par le gouvernement et sur le besoin de rassembler ceux qui dénoncent, chez les socialistes comme chez les verts, ce budget d'austérité.

C'est d'ailleurs uniquement de la gauche de transformation sociale que pourra venir un vrai changement national !

Qui peut croire encore à un changement volontaire de stratégie du gouvernement socialiste après deux ans de trahison des engagements de campagne de François Hollande ? En tout cas, les électeurs n'y croient plus !

La droite, quant à elle, ne propose rien de bien différent.

Son opposition actuelle est purement politicienne et tactique. Elle cherche seulement à se démarquer des choix politiques du gouvernement socialiste et à créer de la polémique en espérant récupérer une partie des mécontents.

Mais, les ravages des politiques de Sarkozy, tellement comparables aux politiques actuelles, sont encore dans tous les esprits.

Et le scandale Bygmalion révèle au grand jour une facette de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012 qui colle finalement bien avec l'image bling-bling de son quinquennat et le goût de la démesure du personnage. Fausses factures et campagne ruineuse risquent de décrédibilser pour un moment certains carriéristes de l'UMP.

A qui profite la situation ?

Omniprésente dans les médias, l'extrême-droite, notamment sa guide, Marine Le Pen, est volontairement mise en avant.

Le système met toutes ses forces médiatiques à guider la colère populaire vers un exutoire d'extrême-droite.

Inversement, les forces de gauche, Parti communiste et Front de Gauche en premier, sont écartés des médias, même lorsqu'ils font un travail militant et parlementaire intense.

L'action syndicale est caricaturée, la volonté d'opposer les grévistes au reste de la population est évidente.

On l'a vu avec la grève de la SNCF et la démagogie autour des lycéens qui ne pourraient pas passer leur bac alors que la grève vient après des mois de démarches pour amener le gouvernement à entamer des négociations sur une réfome ferroviaire qui, à moyen terme, entrainera une privatisation des trains avec, à la clé, des accidents et des lignes fermées, comme au Royaume-Uni ou en Suède actuellement.

On le voit aussi avec les intermittents qui sont accusés de mettre en péril des festivals qui n'existeront plus quand le tissu des intermittents aura disparu suite à la réforme gouvernement du régime de ces précaires de la culture !

Le capitalisme est en crise profonde. L'outil "Union européenne" continue de servir les intérêts des multinationales et des spéculateurs financiers contre les intérêts des peuples européens.

Dans ce marasme, les partis politiques de gestion du capitalisme, de droite comme de gauche, sont en crise également car leur intégration dans le système les rend incapables d'apporter des solutions à la crise causée par le capitalisme et aggravée par l'Europe.

C'est donc bien en s'attaquant au système lui-même, à ses fondamentaux, que l'on trouvera des réponses aux problèmes d'emploi, de pouvoir d'achat et de dégradation de l'environnement que rencontrent nos pays.

Pour cela, s'attaquer au système financier, à la répartition des richesses entre capital (Banques et actionnaires) et travail (Salariés et artisans), est la base de toute politique alternative en France comme en Europe. En attendant de s'attaquer au capitalisme lui-même !

C'est donc bien de la gauche radicale, de la gauche de transformation sociale, que viendra l'alternative aux politiques libérales de ces trente dernières années.

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 12:27

Le plan d'économies de 50 milliards d'euros proposé par le gouvernement dans le cadre du projet de loi de finances rectificative "pourrait entraîner la suppression de 250.000 emplois à l'horizon 2017", selon la rapporteure générale du Budget citée lundi par Les Echos.

Pour une fois, c'est une personne proche du sérail gouvernemental qui lâche l'info !

Ce plan d'économies "aurait un impact négatif sur la croissance de 0,7 % par an en moyenne entre 2015 et 2017, et pourrait entraîner la suppression de 250.000 emplois à l'horizon 2017", écrit la députée Valérie Rabault dans un rapport cité par le quotidien économique.

Voilà qui a le mérite d'être clair et de confirmer ce que les communistes n'ont de cesse de dire : réduire les investissements publics, c'est réduire d'autant l'argent investit dans l'économie réelle, car 50 milliards d'argent public en moins, c'est autant de moins pour les infrastructures collectives, les routes, les stades, les musées, les salles des fêtes, les associations et clubs sportifs, les aides diverses données aux familles,...

Pour ce qui est des 250 000 emplois de moins, il s'agit des emplois induits par les réductions d'investissement, autant dans le secteur de la construction que dans l'artisanat et les services aux collectivités. Il faut y ajouter les emplois non remplacés dans la fonction publique.

Au delà du fantasme sur le nombre de fonctionnaires qui serait "trop important", fantasme entretenu par les milieux économiques et la droite pour justifier les privatisations, des emplois de fonctionnaires en moins, ce sont des emplois en moins pour les jeunes en recherche d'emplois et des services qui ne sont plus correctement assurés au public !

Pour en revenir à la rapporteure générale du Budget, après son annonce terrible sur l'impact des coupes économiques gouvernementales, elle tempère par la suite ces prévisions en estimant qu'"une partie de cet impact sera neutralisée par l'adoption concomitante de mesures fortes en faveur de la réduction des charges des entreprises et du pouvoir d'achat des ménages dans le cadre du pacte de responsabilité et de solidarité".

Selon elle, et en contradiction avec ses premiers propos, le gain de croissance escompté serait de 0,6 point avec 190.000 créations d'emplois d'ici 2017.

On sait que ce Pacte de responsabilité, dénoncé par les syndicats, le PCF et de nombreux socialistes, est un voeu pieu qui n'engage absolument pas les patrons. Des cadeaux sans garantie aucune ! Autant dire qu'une nouvelle réduction des charges des entreprises aurait l'effet habituel, celui d'augmenter la part des profits sans diminuer le chômage.

D'autre part, elle rajoute dans son rapport que l'impact du plan d'économies doit être apprécié "au regard de l'importance des risques financiers auxquels s'exposerait notre pays en l'absence de rétablissement des comptes publics", appelant à trouver le bon équilibre entre relance de la croissance et plan d'économies, afin de "garantir que les effets récessifs seront suffisamment compensés pour ne pas hypothéquer la reprise".

Ce discours sur la "menace" qui pèserait sur notre pays est bien un discours libéral, un discours de soumission aux désirs des marchés financiers. Avec les traités de Maastricht puis de Lisbonne, la France a abandonné san souveraineté économique et monétaire au monde de la finance. Peut-être serait-il temps de la reprendre ? Peut-être la France pourrait-elle faire entendre sa voix auprès des spéculateurs ?

Alors que le projet de budget rectificatif est examiné par les députés à partir de lundi et qu'un vent de fronde secoue les parlementaires PS contre les économies envisagées, le Premier ministre Manuel Valls a appelé dimanche sa majorité à la "loyauté".

Du côté des communistes et du Front de Gauche, c'est un refus définitif des coupes budgétaires.

Si l'Etat doit faire des économies, c'est dans la multitude de dispositif d'exonérations fiscales mis en place ces vingt dernières années et qui n'ont jamais eu aucun impact positif sur l'emploi, leur raison d'être officielle !

Der même, peut-être faudrait-il enfin s'attaquer pour de vrai à la fraude fiscale et ses 60 milliards d'euros qui échappent à la France annuellement ?

Bref ! La rapporteur du budget a lâché le morceau : sauf grande mansuétude des spéculateurs, les économies budgétaires qu'impose le gouvernement à la France coûteront chers en emplois.

Les travailleurs et l'emploi seront là nouveau es grandes victimes des politiques d'austérité imposées par l'Europe et nos politiciens depuis trente ans et la mise en place des dogmes ultralibéraux.

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 10:18

Depuis le début de la semaine, nos chères têtes blondes se sont lancées à corps perdus dans les épreuves du baccalauréat. Si l’on a beaucoup parlé de l’impact supposé des grèves des cheminots sur le bon déroulement de la session d’examen, on parle beaucoup moins, si ce n’est pas du tout, du contenu même des épreuves. Erreur. Certaines d’entre elles, édifiantes, en disent long sur la volonté de formatage sur les questions économiques de ces citoyens en herbe.

Quand le bac formate au néolibéralisme
Mais, c’est un toute autre sujet d’épreuve sur lequel s’est arrêté Marianne. Celui de Sciences économiques et sociales (Bac ES) qui s’est tenu ce jeudi 19 juin. Dans la première partie de l’épreuve, intitulée « mobilisation des connaissances », les candidats devaient répondre à deux questions qui nous ont fait sérieusement tiquer.

1. Comment la flexibilité du marché du travail peut-elle réduire le chômage ?

Suivi d'une deuxième question un peu moins orientée, mais qui accolée à la première interroge...

2. À quels risques économiques peuvent s’exposer les pays qui mènent une politique protectionniste ?

Sidérant. Ces deux questions qui ont donc pour but de « mobiliser les connaissances » économiques de nos chers lycéens acquises tout au long de leurs études, signifient-elles qu'elles ne se limiteraient qu’au seul dogme du libre-échange ?

« C’est aberrant. Les bras m’en tombent », réagit d'ailleurs Thomas Coutrot, économiste et statisticien, membre des Economistes atterrés et porte-parole d’Attac à l’énoncé de ces deux questions. « C’est une vision folle de l’apprentissage des thèses économiques, totalitaire même. Dès le plus jeune âge, on veut leur faire intégrer que la mobilité et la flexibilité est un idéal économique et que c’est une évidence que la société doit s'y soumettre. La seule solution, ce serait que la société se réforme pour coller à l’idéal libéral. C’est dramatique. »

http://www.marianne.net/Quand-le-bac-formate-au-neoliberalisme_a239596.html
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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 15:19

par Frédéric Lemaire, le 17 juin 2014 sur ACRIMED

Plus de 10 ans après sa première publication, notre « lexique pour temps de grèves et de manifestations » est plus que jamais d’actualité. « Prises d’otage », « galère des usagers », « grogne syndicale », etc. La grève des cheminots, entamée mardi soir, signe le grand retour de la langue automatique d’un journalisme officiel plus ou moins ouvertement hostile aux mouvements sociaux.

« L’opposition entre les lycéens qui vont passer le bac et les terribles grévistes qui les en empêcheraient, l’opposition entre les usagers et les grévistes, c’est une thématique idéologique de droite » note Claude Askolovitch, dans son éditorial du 14 juin sur I-télé. Et de conclure, sans que l’on sache s’il ironise ou s’il s’en félicite vraiment : « Voir les socialistes faire du Figaro, c’est nouveau, donc c’est intéressant ».

Mais si le gouvernement a « parlé à droite  » comme semble s’en réjouir Askolovitch, une partie des médias n’a pas manqué de lui emboîter le pas. À commencer par Le Monde, qui titre sobrement son éditorial du 13 juin : « SNCF : il faut savoir arrêter une grève ». Le « journal de référence », devenu journal officiel, reprend à son compte l’injonction du gouvernement.

« "Compromis", "intérêts de tous" : voilà des mots que les grévistes n’entendent pas. » L’éditorialiste du Monde, en manque d’inspiration, a-t-il pioché dans notre « lexique » pour rédiger son éditorial, cousu de la langue automatique du journalisme brise-grève ? « Il y a dans ce mouvement de grève une grande irresponsabilité de la part de syndicats qui accréditent l’idée que, décidément, ils préfèrent le conservatisme à la réforme . »

Le Monde rabroue les syndicalistes qui « n’obtiendront rien », vont « perdre la bataille » et dont la grève est injustifiée car elle « perturbe la vie quotidienne des usagers », « menace le bac » mais surtout, parce qu’elle est « illisible » pour l’opinion publique. Tellement « illisible » que Le Monde ne daigne dire un mot du contenu de la réforme ni des revendications des grévistes.

Comme un écho ironique à l’éditorial de la chefferie du Monde, le blog des « décodeurs » sur lemonde.fr publie un article le même jour : « Mais au fait, pourquoi la SNCF fait grève ? » Bonne question, à laquelle le lecteur trouvera des éléments de réponse plus factuels que la charge anti-syndicale de la Une du quotidien papier. On y apprend, entre autres, que la « menace sur le bac » brandie par le gouvernement et Le Monde est à relativiser ; ou encore que les deux syndicats (CGT-Cheminots et Sud-Rail) qui appellent à la continuation de la grève représentent une majorité des salariés – même si l’article met en avant les « fractures » et luttes internes syndicales.

Le Monde fait-il du Figaro ? Ni une, ni deux, ce dernier – qui consacre une double page à la « galère des usagers » – monte le ton : la France « se déglingue », elle n’est « plus capable d’assurer correctement la tenue des épreuves du baccalauréat » à cause de « quelques cheminots syndiqués », peste l’éditorialiste Yves Thréard. Des privilégiés nuisibles qui bloquent la France « pour un oui ou pour un non », pour des motifs « inacceptables ».

Le Parisien n’est pas en reste, à l’image des Unes que nous avons publiées ici. « C’est parti pour une journée de galère pour les usagers de la SNCF » commente en vidéo sur leparisien.fr l’éditorialiste du quotidien, raccord avec la ligne éditoriale de l’édition papier. Avec, à la clé, une « question du jour » qui annonce la couleur : « SNCF : Faut-il limiter le droit de grève ? »

Dans le même registre, le Figaro va plus loin : « Faut-il interdire le droit de grève dans les transports publics ? » interroge le quotidien conservateur sur son site.

Impossible de poursuivre ce bref tour d’horizon de la presse nationale sans évoquer les tauliers de L’Express et du Point, qui n’ont pas manqué de tirer à boulets rouges sur les cheminots. Leur grève évoque à Franz-Olivier Giesbert une France « toujours à cran, éruptive, plombée par les boulets des corporatismes ». L’éditorialiste du Point, jamais avare de métaphores douteuses [1], en tire une conclusion aux subtils accents totalitaires : « n’est-il pas temps d’essayer de guérir la France sans lui demander son avis, quitte à la brutaliser un peu ? »

Dans un de ses désormais célèbres éditoriaux vidéo, Christophe Barbier décerne quant à lui un « carton rouge » aux grévistes de la SNCF (entre autres). Selon lui, « le recours à la grève n’est pas une bonne formule », cela fait d’eux des « preneurs d’otage » et incite « à certaines violences ».

Notons que Libération ne se mêle pas à ce concert de dénonciations de la grève des cheminots. En fait le conflit social est tout simplement absent de la Une du quotidien, comme des billets des éditorialistes qui lui préfèrent l’actualité irakienne et la coupe du monde de football.

Le son de cloche n’est pas si différent chez les chroniqueurs à la télévision ou à la radio. Arlette Chabot, sur LCI, peine à comprendre la raison pour laquelle les syndicalistes luttent contre une réforme qu’ils ont voulu, et ce malgré les concessions du gouvernement. La continuation de la grève relèverait d’une « surenchère » due à la « division syndicale ».

Pédagogue mais intraitable, Nicolas Doze douche les espérances des manifestants sur BFM-TV : la réunification de la SNCF ? Impossible, à cause de l’Europe. Le maintien du statut des cheminots ? Impossible, dans le nouveau cadre européen. Éponger la dette de l’entreprise, en grande partie le résultat des investissements dans les lignes à grande vitesse ? Impossible : ce serait l’équivalent d’une subvention publique, interdite… par Bruxelles.

La chronique de politique de France info consiste, quant à elle, en une longue exégèse de ce que dit et pense « l’exécutif ». Quelques exemples :

- « Le modèle de la crise sociale version 1995 ne peut s’appliquer à ce mouvement. Aujourd’hui, le gouvernement parie sur le fait que cette grève n’est pas comprise, et par conséquent, qu’elle n’est pas populaire. »

- « L’exécutif ne semble pas ressentir les prémices d’une crise sociale. Comme s’il était convaincu qu’il s’agissait d’une simple crispation de la CGT, débordée par sa base »

- « Lundi, ce ne sont pas des salariés au pouvoir d’achat en berne qui seront pénalisés, mais leurs enfants ou leurs proches, des lycéens qui vont passer leur Bac. Le distinguo devrait peser dans les AG ce weekend end. C’est que veut croire, et espérer, l’exécutif. »

Laissons à Claude Askolovitch, que nous citons en ouverture de cet article, le mot de la fin (ou presque). Avec cette hypothèse lumineuse : au fond, si le gouvernement de gauche emploie le « vocabulaire idéologique » de l’adversaire – en jouant les usagers contre les grévistes – n’est-ce pas que « peut-être, tout simplement, la réalité est-elle de droite » ?

***

Askolovitch se rend-il compte qu’associer aussi nettement l’opposition des usagers et des grévistes au « vocabulaire idéologique » de la droite revient à conclure que, pour le paraphraser, la majorité des grands médias « parlent à droite » ? Peut-être. Après tout, qu’est-ce que cela aurait de si étrange, puisqu’il semble penser que « la réalité est de droite » ? Le problème qui demeure, et qui est un problème démocratique, c’est que ce constat soit apparemment partagé, consciemment ou non, par une majorité d’éditorialistes, de chroniqueurs et de chefferies éditoriales… Le traitement médiatique de la grève des cheminots ne fait qu’en apporter une nouvelle preuve.

Frédéric Lemaire


Cette analyse des médias assez parlante pose finalement la question de la démocratie et des libertés.

Comme le posait si justement un sujet de philosophie au bac, cette année, "suffit-il d'avoir le choix pour être libre ?".

Finalement, comme pour les produits de consommation, nous avons plein de médias différents, plein d'emballages qui nous refilent la même soupe !

Une idéologie dominante = un message martelé à l'infini dans les médias.

Nul part, vous trouverez trace d'une interview d'un gréviste autrement que sous la forme d'une petite phrase. Hormi le journal "L'Humanité", aucun média n'apporte un quelconque soutien aux grévistes ou, au moins, un semblant de traitement équitable en se demandant si leurs raisons valent de faire grève !

La différence entre nos régimes qui se revendiquent démocratiques et les régimes totalitaires, c'est la multitude des supports médiatiques qui diffusent le message officiel, celui de l'idéologie dominante.

Solidaire

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 08:26

La perte de crédibilité du gouvernement affecte aussi le Parti socialiste.

10 % d'adhérents en moins en deux ans, c'est 25 000 socialistes en moins au PS !

La déroute militante du Parti socialiste suit sa conversion politique au libéralisme et son alignement sur Bruxelles et les choix sarkozystes que denonçait un PS alors dans l'opposition.

Il faut donc croire que ces 25 000 adhérents perdus se situent plutôt dans les rangs des socialistes sincères, ceux qui rêvent d'une France plus solidaire, d'une meilleure répartition des richesses et d'une politique économique et industrielle indépendante et crétrice d'emplois ! ?

Le nouveau premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, reconnait cette perte mais n'y voit pas de lien avec les échecs électoraux récents.

Qui de l'oeuf ou de la poule est né en premier ? On connait le débat.

Pour ce qui concerne le PS, l'érosion en termes d'adhérents est probalement un facteur des pertes électorales plutôt qu'une cause : quand vos militants désertent vos rangs, il n'y a plus personne pour diffuser vos idées, mener campagne, convaincre.

Il n'est pas bon pour la gauche française que des militants probablement sincères du PS quittent le champs politique et laissent le terrain aux éléments les plus libéraux de la sociale-démocratie ! On le voit dans les propos d'un Hollande, d'un Valls ou d'un Cambadélis, face au rejet du PS et de ses politiques par les Français, le PS répond qu'il va continuer dans le même sens et, même, qu'il va accélérer ses réformes !

En clair, le PS ne tient aucun compte du désaveu populaire, dans les sondages comme dans les urnes, ni même du désaveu de ses propres militants !

Le PCF a connu une hémorragie militante dans les années 85 à 95. L'amalgame entre sa participation au gouvernement socialiste de 1981 à 1983 et la trahison de la rigueur en 1983, la chute des pays socialistes et les campagnes anti-communistes qui ont suivi, puis la Mutation entamée par Robert Hue, ont vidé les rangs du PCF.

Le Parti communiste a su tenir bon, tirer des conclusions et rebondir en assumant son identité communiste tout en s'ouvrant politiquement, notamment avec la création du Front de Gauche en 2008.

Aujourd'hui, le PCF peut compter sur un nombre stable d'adhérents (135 000), entre un rajeunissement par l'arrivée d'étudiants et de salariés jeunes, et le départ de camarades plus âgés.

On peut espérer que les dizaines de milliers de militants PS sauront ouvrir leurs yeux sur la nécessité de continuer le combat politique.

S'ils ne font pas le choix du PCF, les socialistes déçus du PS doivent faire le choix du Front de Gauche, seule alternative pour une gauche radicale, une gauche de transformation sociale en France.

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