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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 08:18

Hier soir, François Hollande a confirmé ce que Manuel Valls annonçait avant lui : notre politique déplait au peuple ? Elle contredit nos promesses de campagne ? Le PS est en ruine, aux Européennes comme aux Municipales ? Peu importe ! Nous continuons cette politique libérale au service de la finance et des multinationales du Capital !

Comme le précise le communiqué ci-dessous du PCF, il est temps qu'acteurs sociaux, syndicaux et politiques qui souhaitent un changement clair de choix politiques, en faveur des travailleurs et de l'humain, se réunissent et dépassent leurs divergences.

Sous peine de laisser la place à une nouvelle aventure d'extrême-droite dont on devine par avance les conséquences sociales et humaines.

Solidaire


Olivier Dartigolles porte parole du PCF

Le président de la République avait une envie irrépressible d'intervenir. Pour prendre la juste dimension de la très grave crise politique et démocratique au lendemain des élections européennes ? Non. Pour annoncer, enfin, un changement de politique ? Pas davantage.

Il dit vouloir "regarder en face" la réalité mais il continue à tourner le dos au chemin qui permettrait le redressement de notre pays. François Hollande parle. Qui l'écoute encore ? A peine achevée, son intervention laisse place à l'affaire Bygmalion. Voilà un cocktail explosif de tout ce qui nourrit le Front national.

L'heure est au dialogue, à l'échange et à la construction avec toutes celles et ceux qui, à gauche, ne veulent pas de l'orientation Hollande/Valls, qui conduit la France à l'échec et la gauche à la catastrophe. Il faut refonder la politique et la République.      
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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 09:42

Un FN au sommet et un Front de Gauche qui patine. Des questions se posent pour les communistes.

Nationalement comme dans notre circonscription et dans notre département, le large score du Front National est le signe d'un système politique et économique en profonde crise. Mais le remède choisit par les électeurs n'est-il pas pire que le mal ?

Avec près de 25 % nationalement, loin devant l'UMP (20 %) et, surtout, les partis au pouvoir (PS à moins de 14 %) et Ecologistes à moins de 9 %, c'est clairement une déroute pour les forces politiques qui alternent au pouvoir depuis trente ans.

Derrière, le vote Front National a ratissé une grande majorité des mécontents, bien au-delà de ses scores habituels. L'Europe est clairement rejeté par ces électeurs.

Faut-il néanmoins considérer que la France bascule dans l'idéologie fasciste ? Le raccourci serait facile mais il serait probablement faux.

L'exaspération des électeurs face à des partis politiques dominants qui mentent sur leurs objectifs et trahissent leurs engagements de campagne depuis des décennies a entrainé, d'années en années, une érosion de la politisation de notre pays, une hausse continue de l'abstention et, parallèlement, un vote de plus en plus fort pour la force qui se présente depuis toujours comme le parti "anti-système".

Malheureusement pour les électeurs et pour notre pays, il n'y a rien à espérer d'une éventuelle prise de pouvoir de l'extrême-droite en France.

On pourrait rappeler les heures sombres de la France sous le règne de l'extrême-droite, le régime de Vichy, et les abominations de ces régimes par le passé, non seulement en Allemagne hitlérienne mais aussi dans l'Italie fasciste, l'Espagne franquiste ou le Portugal salazariste. Sans compter, plu récemment, les hideuses dictatures militaires d'Amérique du sud ou de Grèce.

Il ne devrait pourtant pas être nécessaire de le rappeler : les électeurs sont tous passés par l'école et les commémorations annuelles rappellent chaque année la réalité de l'extrême-droite au pouvoir ! Comment peut-on voter consciemment pour ces gens ?

L'exaspération n'explique pas tout.

Alors que l'Amérique du sud, confrontée aux mêmes difficultés que nous, a choisi de s'attaquer aux racines du mal, le capitalisme et les abus d'une mondialisation au service des multinationales et de leurs actionnaires, l'Europe semble s'orienter vers les forces réactionnaires et nationalistes.

Seul le sud de l'Europe, Grèce avec Syriza, Espagne avec Izquierda Plural et Grèce avec le Parti communiste, semblent avoir pris conscience que le problème c'est le système économique et non

En France, le Front de Gauche qui souhaite incarner l'alternative à gauche contre le libéralisme et ses abus, n'a pas bénéficié d'une poussée à la hauteur des besoins du pays et de la déception de l'électorat populaire de gauche.

C'est même pire dans notre grande circonscription (Nord-Ouest) où notre excellent député européen sortant, Jacky Hénin, perd son siège. Certes, il perd malgré un gain de près de 6 000 voix : 175 531 voix et 6,38 % contre 169 813 voix et 6,84 %.

Dans l'Eure, avec 9 401 voix et 5,18 %, la liste Front de Gauche menée par Jacky Hénin progresse sur 2009 de près de 1 700 voix et de 0,26 point. Maigre consolation.

Si, pour le Parti socialiste, des remises en cause s'imposent aujourd'hui clairement, ce que n'anvisage pas un Manuel Valls qui a déclaré hier soir qu'il continuerait comme si de rien n'était, les communistes doivent aussi se remettre en question.

Malgré nos propositions, crédibles, et les bons résultats des Présidentielles 2012, nous ne transformons pas notre capital sympathie en résultat électoral.

Stratégie et ligne politique doivent être remises en cause au PCF à la lumière des résultats des Municipales et des Européennes.

Dans une France menacée d'un péril brun, il faut aujourd'hui que les communistes et leurs partenaires trouvent la stratégie et la communication qui permettent aux travailleurs de comprendre les mécanismes de la crise et le rôle des politiques pour soutenir les spéculateurs et les financiers, afin d'ouvrir des perspectives progressistes, solidaires et redynamiser les classes populaires.

Une dure tâche.

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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 09:12

Le 22 mai, les députés du Front de gauche à l'Assemblée nationale soumettront dans leur niche parlementaire une proposition de résolution pour réclamer la suspension des négociations sur le traité de libre échange transatlantique.

Au cours du meeting du Front de gauche à Nancy hier, mardi 13 mai 2014, Pierre Laurent a appelé dans son allocution à faire de cette journée une grande journée d'information et de mobilisation contre ce traité, une journée d'appel au vote pour les listes du Front de gauche qui porteront cette exigence dans les urnes le 25 mai. "Brisons le mur du silence" a-t-il lancé, "ouvrons la route à une bataille durable qui mette en échec ce projet néfaste".

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 15:59

Non ! Décidément, Non ! Marine Le Pen aura beau adoucir le discours de son organisation politique, c'est toujours la haine et la stupidité qui gouvernent l'idéologie de l'extrême-droite française !

Son père, qui affirme être sur la même ligne politique que sa fille, vient encore de commettre une saillie pestilentielle dont il nous a si souvent habitué par le passé.

Loin d'être retité du Front National, le fondateur du Front National est encore aujourd'hui tête de liste pour les Européennes dans la grande circonscription sud-est, une circonscription où le Fn fait de beaux scores et où il est quasiment assuré d'être réélu au Parlement européen. Comme sa fille dans le Nord-Ouest, malheureusement.

Pour la tête de liste du FN dans le Sud-Est aux éléctions europeennes, le virus Ebola "règlerait le probleme de l'immigration en trois mois".

Après les "Durafour crématoire" et autres affirmations sur la Shoah comme "détail de l'Histoire", Jean-Marie Le Pen renoue avec ses petites phrases aussi perverses que provocatrices.

La haine du Front National pour les étrangers est bien l'équivalent de la haine des juifs pour leurs prédécesseurs des années trente. Même si la haine du juif est toujours forte dans les rangs des fascistes et néo-nazis français.

Par cette phrase, Jean-Marie Le Pen laisse à l'interprétation de ses troupes l'idée que l'on pourrait "traiter" l'immigration par une éradication bactériologique. Mieux que les fours crématoires, en quelque sorte !

L'abjection de ses propos devrait entrainer au minimum une sérieuse mise au point de la chef du FN, Marine Le Pen, voire le retrait de l'investiture Front National, comme cela a été le cas aux Municipales pour des seconds couteaux.

Marine Le Pen aura t-elle le courage de s'opposer à son père, au moins pour des raisons diplomatiques ? Où va t-elle cautionné ces propos donc le fonds idéologique qu'il laisse percevoir ?

Pour nous, communistes, il est hors de question de considérer le FN comme un parti "comme un autre" et nous continuons de rejeter l'extrême-droite et son message de haine, menant à la violence et aux crimes qu'a connu l'Europe il y a soixante-dix ans.

Dans notre société, le Front National distille une haine qui entraine l'explosion de la cohésion sociale, des solidarités, notamment dans les milieux populaires. L'extrême-droite est un virus qui affaiblit la société et n'amènera que la mort.

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 12:28

Les partis membres du groupe européen de la GUE-NGL (Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique), membre ou non du Parti de la gauche européenne (PGE), soutenant ou non Alexis Tsipras, devraient voir leurs positions renforcées pour les élections européennes du 23 au 25 mai.   


Les partis communistes et progressistes sont en passe, selon les sondages, de dépasser les Verts au Parlement européen, à l'issue du scrutin de dimanche 25 mai. Le nombre des eurodéputés du groupe de la Gauche unitaire européenne (GUE) passerait, selon les estimations de PollWatch 2014, de 35 à 52, tandis que les Verts, débarrassé du réactionnaire Cohn-Bendit, chuteraient de 57 à 38 eurodéputés.

C'est dans les pays où la crise et les mesures d'austérité imposées par la « troïka » (Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international) ont été les plus fortes que la gauche radicale fait ses meilleurs scores. En Grèce, notamment, où le Syriza d'Alexis Tsipras pourrait arriver en tête. Mais les listes de la gauche européenne devraient aussi réaliser de bonnes performances au Portugal, en Espagne, en Irlande, en Lettonie et à Chypre.
Dimanche 25 mai, la gauche de combat, humaniste et radicale, va marquer ce scrutin.
Vous aussi, votez contre l'austérité et l'Europe des banquiers ! Votez pour l'Europe des travailleurs et des citoyens ! Votez Front de Gauche !     

Les derniers sondages sur les européennes :

Irlande : Sinn Féin 18% - 3 sièges
Irlande du nord : Sinn Féin 26% et 1 siège
Espagne : Izquierda Unida 10.38% et 5 sièges
Portugal : CDU (PCP-PEV) : 10.65% et 2 sièges / Bloco 6,05% et 1 siège
Belgique : PTB 3.45% et 1 siège
Pays Bas : Socialistische Partij 13.5% et 4 sièges
Allemagne : Die Linke 8.33% et 8 sièges
Danemark : Folkebevægelsen mod EU 8,33% et 1 siège
Suède : Vänsterpartiet 5,9% et 1 siège
Finlande : Vasemmistoliitto 8.8% et 1 siège
Lettonie : Saskaņas Centrs 35.45% et 2 sièges
Grèce : SYRIZA 27.1% et 7 sièges / KKE 6,5% et 1 siège
Chypre : AKEL 26.1% et 2 sièges
Republique tchèque : KSCM 14,2% et 4 sièges
Croatie : Hrvatski laburisti - stranka rada 10,81% et 1 siège
France : Front de Gauche 7,5% et 5 sièges
Italie : L’Altra Europa – Con Tsipras 4% et 3 sièges
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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 09:19

L’Humanité a sélectionné une dizaine de votes au Parlement européen, qui montrent quels sont les députés français qui plient face 
aux mesures d’austérité, ceux qui luttent contre les privatisations 
ou encore ceux qui promeuvent les droits des femmes. Gaël De Santis (L'Humanité)

Qui vote quoi au Parlement européen ?
C’est peu dire que l’Union européenne souffre d’un déficit démocratique, qui approfondit au fil des années le divorce entre les dirigeants européens et les peuples contraints de subir des politiques d’austérité, entraînés dans une spirale de dégradation des systèmes sociaux au nom de la concurrence libre et non faussée, pierre angulaire du libéralisme. Dans cette construction déprimante, seul le Parlement européen est une institution élue. Si ses pouvoirs sont insuffisants face à la Commission et au Conseil, il peut être un levier de résistance pour les salariés, les syndicats, les associations progressistes. L’examen des arguments et des votes des députés européens montre qu’au-delà des variations de majorité sur tel ou tel texte, entre les socialistes, les Verts, le Front de gauche, en dépit des manœuvres démagogiques du FN, des clivages de fond s’expriment et des reculs peuvent être imposés aux logiques libérales, dans ce Parlement dominé jusqu’à présent par la droite.

Le Parlement européen est une institution incontournable. Avec le Conseil (les États), il vote les lois (directives, règlements, etc.) proposées par la Commission. Il approuve aussi le budget. Ces cinq dernières années ont été marquées par des politiques d’austérité. L’analyse des votes des élus français montre que seuls les élus Front de gauche ont systématiquement refusé les mesures, parfois unis avec des socialistes français et Verts hésitants.

1. Le semestre européen : les États sous tutelle

Six-pack (Rapport Ferreira) (28/9/2011)

Pour : PS, Verts, Modem, UMP 
Contre : FG, FN

Two-pack (12/3/2013)

Pour : PS, Verts, Modem, UMP 
Contre : FG, FN

Sur le dernier mandat, la Commission et le Conseil se sont arrogé un pouvoir d’intrusion dans l’élaboration des budgets des États membres. Pour que ces derniers respectent un objectif de réduction des déficits, mais aussi pour qu’ils mènent les sacro-saintes réformes structurelles (report de l’âge de départ en retraite, compression du coût du travail). Quels sont leurs outils ? Le semestre européen. Comment fonctionne-t-il ? En mars, inspirés par la Commission, les États adoptent des objectifs économiques. Sur cette base, chaque pays doit remettre sa copie : rédiger un « programme national de réforme ». Celui-ci sera ensuite assorti de « recommandations » de la Commission. Munies de celles-ci, les États doivent rédiger leurs budgets, qui pourront être amendés par la Commission en fin d’année. Cette évolution a été rendue possible par le vote de deux paquets de règlements et directives, dits 6-pack et 2-pack, approuvés par le Parlement. À gauche, seul le Front de gauche s’y est fermement opposé. Lors du vote du 6-pack, les socialistes ont voté pour l’un des rapports, contre quatre autres, et s’est abstenu sur le dernier. Ils estimaient « déséquilibré » le rapport entre prévention et sanction à l’encontre des États. Cela n’a pas embarrassé les Verts, qui ont voté trois des six rapports. La droite a, elle, approuvé tous les textes. L’édifice du 6-pack n’a été achevé qu’en mars 2013, avec l’adoption du 2-pack. Entre-temps, François Hollande était devenu locataire de l’Élysée. La délégation socialiste française a voté l’ensemble des deux textes.

2. Grand marché transatlantique

Résolution sur les relations commerciales avec les États-Unis (23/10/2012)

Pour : PS, Modem, UMP 
Contre : FG, Verts, FN

Ouverture de négociations pour un accord de libre-échange (23/5/2013)

Pour : UMP
Contre : FG, Verts, FN 
Abstention : PS, Modem

Le prochain Parlement aura à approuver ou non le TTIP, l’accord de libre-échange entre les États-Unis et l’UE, aujourd’hui en négociation. Celui-ci mettra à mal les droits de douane, harmonisera les règles sanitaires et environnementales. Il laissera la main libre aux multinationales pour traîner devant des tribunaux privés les États qui font obstacle à leurs investissements. Le 23 mai, le Parlement a autorisé la Commission à ouvrir ces négociations. Seule l’UMP a voté pour. Le PS et le Modem se sont abstenus – avec quelques votes contre dans leurs rangs –, influencés par la mobilisation citoyenne. Six mois plus tôt (octobre 2013), il votaient encore pour une résolution souhaitant plus de libre-échange entre les deux puissances.

Le lien UE-USA irrigue plusieurs autres rapports. Ainsi, un texte sur l’avenir de l’industrie sidérurgique – qui prône le salut par la concurrence – souligne « l’importance et l’opportunité d’un partenariat transatlantique ». Il a été voté par les socialistes, l’UMP et le FN.

Les libertés publiques sont en jeu. Le Parlement a autorisé – sous conditions – le transfert généralisé de données bancaires des Européens aux États-Unis (Swift) « dans le cadre de la coopération antiterroriste » grâce aux voix des socialistes, du Modem et de l’UMP.

3. Ouverture du rail à la concurrence

Quatrième paquet ferroviaire – Rapport Khadraoui

Pour : PS, Modem 
Contre : FG, Verts, FN 
Abstention : UMP

Le rapport Khadraoui fait partie des deux textes phares du quatrième paquet ferroviaire, soit de la libéralisation totale d’ici à décembre 2022 du trafic passager. Ce rapport renforce la séparation des entreprises entre celles qui sont gestionnaires de réseau et celles qui sont chargées du transport. D’autres textes de ce paquet, plus libéraux encore, ont vu les députés socialistes voter contre. Quant au FN, il a voté contre l’ensemble des six textes du quatrième paquet ferroviaire mais n’a soutenu aucune initiative syndicale à ce sujet. Rappelons que le FN a voté pour le deuxième paquet ferroviaire en 2004. Et que le troisième, en 2007, avait eu l’aval de Jean-Marie Le Pen. Marine Le Pen s’était abstenue.

4. Détachement des travailleurs

Directive d’exécution de la directive détachement des travailleurs de 2006 (16/4/2014)

Pour : PS, Verts, Modem, UMP 
Contre : FG 
Abstention : FN

L’ambition de ce texte était, pour la Commission et les gouvernements de lutter contre le dumping social, en obligeant les donneurs d’ordres à être responsables du respect du droit du travail dans la sous-traitance, quand celle-ci emploie des travailleurs détachés (sous contrat étranger). Ce texte ne le prévoit finalement que pour le bâtiment. Quelques contrôles supplémentaires sont autorisés. Cette directive est une occasion manquée de lutter contre le dumping. Seul le Front de gauche a voté contre. Marine Le Pen, qui clame haut et fort que, « renforcée ou non, la directive sur le détachement des travailleurs est une bombe à fragmentation sociale terrifiante », s’est abstenue, à l’image du reste des élus FN.

5. Revenu minimum européen

Amendement pour un revenu minimum dans tous les pays (20/12/2010)


Pour : FG, PS, Verts, Modem
Contre : UMP 
Abstention : FN

Il y a quatre ans, la communiste portugaise Ilda Figueiredo présentait un rapport – adopté – qui montrait combien un revenu minimum participe de la lutte contre la pauvreté. Elle a tenté de déposer un amendement réclamant une directive-cadre enjoignant « sur la base de critères communs » chaque pays à instaurer un tel revenu. L’amendement est rejeté, grâce à l’UMP et au FN.

6. Droits des femmes

Amendement portant à vingt semaines le congé maternité (20/10/2010)

Pour : FG, PS, Verts 
Contre : Modem, UMP, FN

Rapport sur la santé et les droits sexuels et génésiques (10/12/2013)

Pour : FG, PS, Verts, Modem
Contre : UMP, FN

Rapport sur l’égalité entre les femmes et les hommes dans l’UE en 2012 (11/3/2014)

Pour : FG, PS, Modem 
Contre : UMP, FN 
Abstention : Verts

Les droits des femmes, et, particulièrement, celui à disposer de leur corps, sont un des points les plus clivants à Strasbourg. Sur ces questions, on observe un clivage gauche-droite absent en matière économique. Ainsi, en 2010, l’amendement visant à porter de 14 à 20 semaines le congé maternité a été adopté grâce à une alliance entre gauche et libéraux. Le texte – qui invite aussi à instaurer un congé paternité – attend toujours sur la table du Conseil (des États), d’être approuvé. D’autres rapports ont fait débat. Le rapport Estrela (2013), qui prévoyait la reconnaissance du droit à l’avortement, a été repoussé au moyen d’une « motion alternative », la droite estimant que ces questions sont du ressort des États. Enfin, le rapport Zuber sur l’égalité hommes-femmes, qui pointait la responsabilité de l’austérité dans l’accroissement des inégalités, a été repoussé de justesse, du fait du vote contre de l’extrême droite et de la droite, et de l’abstention d’une bonne partie des Verts européens et français. Motif du refus de voter en faveur du rapport ? Celui-ci « invite les États à reconnaître la prostitution comme une forme de violence à l’encontre des femmes et à ne pas la considérer comme un travail, même lorsqu’elle est “volontaire” ». Précisons que les Verts, qu’ils aient voté pour ou se soient abstenus sur le rapport, partagent le contenu du reste de celui-ci.

7. Poussée fédéraliste

Paragraphe sur la ratification des futurs traités (12/12/2013)


Pour : PS, Verts, Modem 
Contre : FG, UMP, FN.

Un rapport sur les problèmes constitutionnels au sein de l’UE, adopté en 2013, montre qui prêche une fuite en avant fédéraliste et qui est réticent. Le vote concernant le paragraphe 83 de ce texte est parlant. Ce passage – qui a été rejeté – invitait à une modification institutionnelle de grande ampleur, afin d’arriver à ce qui suit. Les « révisions futures des traités de l’Union » entreraient en vigueur non plus quand tous les pays les auront ratifiées, mais quand elles l’auront été par « quatre cinquièmes des États membres représentant une majorité de la population de l’UE ». Autrement dit, le traité constitutionnel européen de 2005 aurait pu entrer en vigueur, malgré les votes non des Français et Néerlandais.

8. Véto sur le budget européen 2014-2020

Résolution rejetant le projet de cadre financier pluriannuel 2014-2020 (13/3/2013)


Pour : FG, PS, Verts, Modem, UMP 
Contre : FN

Début 2013, les États européens présentaient un projet de budget pour les années 2014-2020 en baisse, marqué par les politiques d’austérité. Une résolution, présentée par tous les groupes, hormis ceux souverainistes ou d’extrême droite, est adoptée à 506 voix pour et 161 contre, contraignant le Conseil à revoir sa copie. La deuxième version, toujours à la baisse, est moins grave que la précédente. Elle a été adoptée.      
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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 09:24
Michel HUSSON

Quels sont les principes sur lesquels s’appuient les politiques d’austérité, salariale et budgétaire, menées en Europe ?

Le premier postulat est que l’austérité budgétaire est nécessaire pour résorber les déficits publics. Les économistes de la Commission européenne ont même inventé le concept baroque d’« austérité expansionniste » pour démontrer que des baisses de dépenses publiques pourraient être compensées par un surcroît d’activité dans le secteur privé. En réalité, les politiques d’austérité budgétaire menées partout en Europe n’ont fait qu’étouffer la petite reprise qui se dessinait en 2010 et enfoncer l’Europe dans un contexte récessif.

Le deuxième grand postulat est que la reprise devrait être fondée sur une politique « de l’offre » visant à rétablir la compétitivité par une baisse des coûts du travail direct ou socialisé : gel ou baisse du « coût du travail », un « minimum de salaire minimum », et des réformes dites « structurelles » (flexibilisation du marché du travail, réformes des retraites et « maîtrise » des dépenses de santé).

En France, nous avons eu droit à une réforme des retraites (pour « rassurer » les marchés financiers), une loi sur la « sécurisation de l’emploi » (l’ANI) destinée surtout à sécuriser le patronat qui prétend qu’il n’embauche pas de peur d’avoir ensuite du mal à licencier. Les ruptures conventionnelles ont explosé, plus de 80 % des embauches se font en CDD (et les deux tiers sur CDD de moins d’un mois !). Le CICE (Crédit emploi compétitivité emploi) puis, plus récemment, le pacte de responsabilité, se traduisent par un cadeau d’au moins 30 milliards aux entreprises, sans contreparties ni conditions, en croisant les doigts pour que cet argent serve à créer des emplois plutôt qu’à augmenter les dividendes. Les cotisations sociales vont être à nouveau « allégées » et totalement annulées au niveau du SMIC. Elles vont même être réduites pour les bas salaires.

Est-ce que cela relance l’économie ?

Tout cela n’a jamais fonctionné. Les pertes de parts de marché de la France sont bien réelles mais ne peuvent être expliquées par un « coût du travail » trop élevé, comme le reconnaît même le fameux rapport Gallois. Les 50 milliards de baisses des dépenses publiques annoncées auront un effet sur la croissance, comme les précédentes coupes, elles se traduiront par de nouvelles baisses de recettes. Or 70 % des entreprises françaises répondent à l’Insee qu’elles ont des difficultés de demande ou pas de difficultés. Comme le dit très simplement Jean-François Roubaux, président de la CGPME : « encore faut-il que les carnets de commande se remplissent ».

Bref, tout cela paraîtrait absurde si l’objectif était vraiment de relancer l’activité et de réduire le déficit public. En réalité, l’objectif immédiat n’est pas vraiment celui-là : il s’agit de profiter de la crise pour appliquer brutalement les politiques néolibérales et rétablir la rentabilité des entreprises, en jouant à fond le jeu de la concurrence. Cette thérapie de choc est l’une des réponses possibles à la crise : faire payer la facture à celles et ceux qui n’en sont pas responsables et réduire autant que faire se peut l’Etat social.

Quelles alternatives à ce moins-disant social ?

Il y a une autre réponse possible qui passe par un refus des postulats néolibéraux. Le premier verrou à faire sauter, c’est celui de la contrainte budgétaire : en annulant la partie de la dette qui n’est rien d’autre que le cumul des cadeaux fiscaux passés, « renationaliser » la dette en la finançant ailleurs que sur les marchés financiers |1|, suivre la suggestion... du FMI d’une taxe à un coup sur les patrimoines des plus riches.

Le second verrou à faire sauter, c’est la ponction actionnariale sur la richesse produite. Sur très longue période, la part des cotisations sociales et celle des dividendes nets varient en sens inverse : la montée de l’Etat social s’était faite au détriment des actionnaires, sa remise en cause se fait à leur profit (voir graphique).

Source : Insee |2|

Il serait alors possible de créer des emplois selon deux principales voies. Dans le secteur privé, la réduction de la durée du travail a, contrairement au discours patronal, fait ses preuves : près de deux millions d’emplois ont été créés entre 1997 et 2002, une spectaculaire marche d’escalier qui n’a pas été redescendue ensuite. Donc plus d’emplois, moins de dividendes |3|.

Dans le secteur public, il faut reprendre la formule de l’économiste américain Minsky qui proposait de faire de l’Etat « l’employeur en dernier ressort » |4|. C’est évidemment inconcevable pour les partisans de l’austérité, mais il est pourtant facile de faire le calcul suivant : au lieu de faire cadeau à l’aveuglette de 30 milliards aux entreprises, pourquoi ne pas créer un million d’emplois publics ? L’Institut Montaigne, que l’on ne peut soupçonner de minimiser la « charge » des fonctionnaires évalue à 28,3 milliards le coût d’un million d’emplois publics« |5|

Cet article de Michel Husson a été écrit pour le numéro « spécial salaires » de la revue du SNEP-FSU – Syndicat national des écoles publiques – Fédération syndicale unitaire, 10 avril 2014)

Notes

|1| Gaël Giraud, « Renationaliser la dette publique française », 2013, http://gesd.free.fr/ggiraud13.pdf

|2| Voir « Les cotisations sont une « charge », mais pas les dividendes ? », note hussonet n°72, 3 mars 2014, http://hussonet.free.fr/cotsoc14.pdf

|3| Michel Husson et Stéphanie Treillet, « La réduction du temps de travail : un combat central et d’actualité », ContreTemps n°20, 2014, http://hussonet.free.fr/rttct20.pdf

|4| Cédric Durand et Dany Lang, « L’Etat employeur en dernier ressort », Le Monde, 7 janvier 2013, http://gesd.free.fr/empminsky.pdf

|5| Créer 60 000 postes dans l’Education nationale », http://goo.gl/5QB5O7

4 mai 2014

Original de l’article

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 11:20

Mardi 13 mai, Alizay accueillait un meeting du Front de Gauche centré sur les élections Européennes du dimanche 25 mai.

En invité principal, Jacky Hénin, député européen communiste sortant et tête de liste du Front de Gauche dans notre circonscription (Nord-Ouest).

On pouvait craindre une démobilisation des militants et sympathisants, dans un contexte d'abstention record annoncé ! Le choix d'un soir de semaine rajoutait au challenge !

Pourtant, c'est bien le succès qui a été au rendez-vous avec une salle quasi comble et des participants debout au fond de la salle ! Ce sont au final environ 200 personnes qui sont venues écouter les intervenants de meeting.

L'animateur de la soirée, Arnaud Levitre, conseiller municipal et responsable de la section PCF, a assuré la liaison entre les différents discours portés d'abord par Gaëtan LEvitre, maire d'Alizay et Conseiller général, candidat sur la liste du Front de Gauche, puis les intervenants du Parti de Gauche et d'Ensemble, organisations membres du Front de Gauche, de Yvon Scornet, leader CGT des Pétroplus et candidat, de Laurence Chapelle, responsable syndical et candidate, et, enfin, Jacky Hénin, eurodéputé sortant.

Le discours était offensif, tourné vers la défense de l'emploi industriel, des services publics et contre les politiques d'austérité imposées depuis Bruxelles.

Jacky Hénin, toujours brillant, a porté le message positif d'une gauche radicale qui va marquer des points lors de ces élections dans beaucoup de pays d'Europe. Notre groupe, celui de la Gauche Unitaire Européenne, devrait devenir le troisième groupe parlementaire à Bruxelles.

Autant dire que ceux qui refusent cette Europe des technocrates et des banquiers savent vers qui il faut voter utilement : le Front de Gauche !

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 13:30

Il y a de quoi être affligé par les choix politiques d'un gouvernement qui se dit toujours de gauche !

Dans un “manifeste”, le député au Parlement européen, Liêm Hoang­-Ngoc et Philippe Marlière, professeur de sciences politiques, dénoncent la politique d’austérité du gouvernement Valls et lancent le club “Les socialistes affligés”. Ce club prendra forme le 7 juin prochain, à l'issue d'un colloque intitulé "L'austérité en Europe est une erreur: pour une alternative à la politique de l'offre".

Plus qu'un symbole, les deux initiateurs y ont conviés le co-président du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, le secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent, ainsi que les écologistes Pascal Durand et Eva Joly.

Le manifeste qui accompagne le lancement du club, rappelle le tournant de la rigueur de 1983 opéré par un gouvernement à majorité socialiste. Trente et un ans après, juge-t-il, “le virage de 2014 se matérialise par un plan d’austérité de 50 milliards au détriment de la croissance, de l’emploi, de la protection sociale, des services publics et du pouvoir d’achat.” “Socialistes et sociaux-démocrates, poursuit le manifeste, nous sommes affligés par l'orientation politique du gouvernement actuel. Nous l'estimons néfaste et démobilisatrice pour les électeurs de gauche qui avaient nettement indiqué vouloir rompre avec le Sarkozysme en 2012. Ce choix fragilise le PS et la gauche dans son ensemble.”

On ne peut qu'être d'accord sur le constat.

A la différence de ces deux personnalités socialistes, nous avons toujours prévenu que l'élection de François Hollande puis l'élection d'une majorité écrasante de députés socialistes et radicaux n'entrainerait aucunement un changement radical de politique en France.

Ce n'est pas pour rien si nous avons mené une campagne autour du Front de Gauche !

La réalité s'est avérée pire que ce que nous envisagions, le PS allant même plus loin que l'UMP !

Si de nombreuses voix se font entendre au Parti socialiste pour dénoncer l'orientation libérale du gouvernement, elles n'ont jusqu'à présents eu aucun effet et les votes des parlementaires socialistes qui contestent le libéralisme se sont limités à d'inutiles abstentions. Espérons que, cette fois-ci, la contestation prenne un tour plus efficace !

Au delà du club des "Socialistes Affligé", on pourrait créer un club des "électeurs de gauche affligés" ou des "électeurs populaires atterés". D'élections en élections, ces clubs prennent une dimension incroyable, représentant maintenant plus de la moitié de l'électorat français !

Si seulement la moitié des électeurs de gauche déçus par François Hollande ou la moitié des abstentionnistes déçus par les alternances libérales votaient pour la force politique qui représente les intérêts populaires, en clair, le Front de Gauche, le changement politique serait brutal pour le système politique et pour le système économique !

Ce serait alors un tout autre club qui verrait le jour, celui des "libéraux, grands actionnaires et patrons de médias affligés".

En espérant un sursaut populaire, nous serons certainement nombreux à écouter, entre autres, Jacky Hénin, ce soir, salle des Alisiers à Alizay, à 18 h 30.

Voilà un député européen qui comprend les travailleurs, va au charbon et qui mérite tout notre soutien !

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 10:38

Hollande veut la mort des Départements, comme Sarkozy. Mais que veulent les Français ?

Un sondage paru dans le JDD tend à montrer à qu’une légère majorité, les Français approuvent la suppression des départements. Mais l’opposition au big bang territorial progresse.

Les titres sont gros : « les Français près à enterrer les départements ». Ce sondage IFOP pour le JDD montre pourtant deux réalités. 55 % des sondés restent favorable à la suppression des conseils généraux, qui fusionneraient avec les régions, 44% des sondés se disent opposés.

Sauf que ce même sondage au mois d’avril donnait 60% des Français favorables !

A ce rythme, la tendance sera inversée avant l’été.

Autre instruction de ce sondage, à plus de 80%, les Français connaissent les champs d’intervention des Conseils Généraux : en matière d’infrastructures routières locales, en matière d’éducation avec les collèges, et également en ce qui concerne l’aide sociale (RSA, allocations…). Voilà au moins qui prouve que les Départements communiquent bien sur leurs attributions ! Un signe de proximité !

Les gros titres vantant l’adhésion des Français au projet font bien les affaires de François Hollande.

C’est que pour passer sa réforme, le président a besoin de modifier la constitution. Pour ce faire, il ne veut pas passer par un référendum, et de risquer ainsi de subir un cinglant désaveu sur sa personne.

Il a donc besoin d’une majorité des trois cinquièmes des députés et sénateurs réunis en congrès. Et donc de convaincre que la réforme est populaire.

Une méthode jugée antidémocratique par le PCF qui appelle à « la convocation en 2015 d'un référendum sur le big bang territorial annoncé. Pas de changement de nos institutions démocratiques sans démocratie. »

La question finalement dépasse largement l'idée de savoir s'il faut garder les Départements mais bien de quelle démocratie nous voulons et s'il faut encore des services publics de proximité ?

Le modèle allemand vers lequel tend la France, avec ces grands Lander (Grandes régions très autonomes), est loin d'être parfait, surtout pour ceux qui habitent loin de la capital du Lander : plus aucun service public décentralisé n'existe !

Une France sans services publics et sans démocratie locale, c'est le modèle européen que veulent nous imposer les partisans de l'intégration forcée.

Pas étonnant qu'ils refusent de donner la parole aux Français et qu'ils préfèrent ne questionner que les Députés et Sénateurs, très majoritairement europhiles !

Pour les communistes, la bataille pour sauver la démocratie française ne fait que commencer.

Dimanche 25 mai : premier round avec le vote pour élire les Députés européens et laisser les europhiles libéraux, PS, UMP, Ecolos ou Modem-UDI, continuer de brader la France, ou avec le vote pour le Front de Gauche et exiger une rupture avec le libéralisme !

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