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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 09:24

La propagande antisyndicale dans les médias arrive à convaincre certains salariés que les choses vont mal dans les entreprises à cause des syndicats. Un peu comme si on accusait les limitations de vitesse sur les routes d'être la cause des excès de vitesse (sans limitation, pas d'excès ! CQFD !) ou les parapets des ponts d'être responsables des suicides.

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 09:30

Au premier trimestre 2014, le gouvernement chinois a fait état de statistiques économiques qui ont défrayé la chronique dans les médias occidentaux. En février, pour la première fois, les importations ont dépassé les exportations entraînant un léger déficit du commerce extérieur et le bilan du premier trimestre a fait apparaître une augmentation du PIB de seulement 7,4 %.

Sous la houlette de l’AFP, qui donne le ton en la matière et que beaucoup de journalistes se bornent à recopier servilement, nombre d’éditoriaux et d’articles à la une ont lancé des cris d’orfraie alarmistes : "croissance au plus bas", "recul du PIB", "sérieuse baisse", répandant dans l’opinion l’idée que la Chine était également rattrapée par la crise qui sévit en occident. Un battage qui n’était pas sans conséquences puisque les bourses de New York et Paris en avaient subi l’impact à la baisse. On peut se demander d’ailleurs, si au-delà de la propagande antichinoise habituelle, certains grands ordonnateurs n’en avaient pas profité pour lancer une opération spéculative : affoler les petits porteurs sur la mauvaise santé de l’économie mondiale (même la Chine décroche…) pour pousser à la vente des actions (d’où la baisse) que s’empressent de racheter les grands comptes pour les revendre quand les cours remontent une fois la perturbation passée et la confiance rétablie.

En fait, les fêtes du nouvel an chinois, par les hasards du calendrier, ont duré cette année beaucoup plus longtemps que d’habitude entraînant une baisse d’activité inhabituelle qui a pesé sur les performances du premier trimestre. Depuis les indices à la production sont repartis à la hausse. Mais, il n’empêche, les commentateurs des médias dominants persistent et sont formels : le rythme de croissance de l’économie chinoise est orienté à la baisse ces dernières années. En témoignent les taux décroissants de l’augmentation du PIB que certains mêmes n’hésitent pas à mettre en question.

En effet, les chiffres sont parlants : d’une augmentation à deux chiffres des années 2000 (plus de 10 % ; 14,2 % maximum en 2007), on est passé à 7,7% en 2013. De là à parler de "chute", de "sérieuse baisse ", il faut y regarder de plus près. Le taux demeure élevé. Plus 7,7 %, beaucoup de pays occidentaux en rêveraient ! Et les détracteurs de service devraient s’informer avant de critiquer. Les autorités chinoises avaient prévu, dans le cadre du XIIe plan quinquennal de 2011 à 2015 un rythme de développement de 7,5 % par an. En fait, ces trois dernières années, les résultats ont été supérieurs aux prévisions du plan (9,3 %, 7,8 % et 7,7 %).

Une croissance constante

Attention à ne se focaliser que sur les taux de variation et d’oublier le montant de la variation. Si l’on analyse les augmentations du PIB de la Chine en dollars courants (qui fluctuent en fonction des évolutions du cours de cette monnaie) et en parité de pouvoir d’achat (en PPA), on peut remarquer qu’indépendamment des évolutions en pourcentage, l’augmentation en valeur est pratiquement la même : de 900 à 1000 milliards de dollars par an. L’augmentation en 2013 de 7,7% est pratiquement la même que celle de 2007 de 14,2%.

On peut faire la même constatation à partir des augmentations en dollars constants qui sont à peu près identiques (de 361 à 348 milliards de dollars constants et de 858 à 828 milliards de dollars constants en PPA) soit une baisse de 3,5 % de l’augmentation proprement dite mais qui ne représentent que moins 0,3 % du PIB. Un fait qui restera vrai cette année 2014 pour laquelle le gouvernement chinois prévoit 7,5% de croissance, ce qui donnerait une augmentation égale à 1012 milliards de dollars courants en PPA et 365 milliards de dollars constants 2000 ou 868 milliards de dollars constants en PPA.

Tout au long de la période, si l’augmentation du PIB a décru en valeur relative au fur et à mesure que le PIB a grandi, l’augmentation annuelle du PIB en valeur absolue de la Chine a été à peu près constante. C’est mathématique, une augmentation égale en valeur donne un pourcentage plus faible rapportée à un PIB plus grand. La croissance économique, même la plus dynamique ne peut être indéfiniment une croissance géométrique, exponentielle. Elle tend à devenir une croissance arithmétique, linéaire et à se stabiliser.
On peut en conclure que, contrairement aux affirmations des journalistes médiatiques (qui n’ont jamais été très forts en maths), la croissance de la Chine, malgré la baisse de ses taux, ne faiblit pas en valeur et demeure aussi importante en réalité.

En évolution

Cette régularité ne signifie pas que la Chine n’éprouve aucune difficulté dans ce qu’elle appelle "la réforme" en cours pour passer d’une économie à bas coûts et écologiquement déprédatrice orientée vers l’exportation comme au début des années deux mille à une économie technologiquement avancée et durable orientée vers la consommation intérieure. Si la lutte contre les bulles immobilières par la restriction des crédits a ralenti la construction, le gouvernement a lancé un vaste programme de construction de logements sociaux pour poursuivre le plan d’urbanisation qui doit atteindre 60 % de la population en 2020. La Chine est devenue le premier producteur des énergies nouvelles solaires et éoliennes et, pour lutter contre la grave pollution urbaine, réduit sa consommation de charbon au profit du gaz et régule le parc automobile. Il lui reste encore à gérer l’exode de plusieurs centaines de millions de paysans et sortir du dénuement 100 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté. En dépit des péripéties, grâce à un pilotage rationnel de son développement, le PIB de la Chine poursuit sa progression régulière de mille milliards de dollars environ par an, assurant, chaque année, entre autres, une hausse des salaires de 14 %, la création de 12 millions d’emplois nouveaux et la construction de 10 millions de logements.

Valet Matti, pour LGS.

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 09:21

Comme des milliers de citoyens américains dans son cas, une quinquagénaire à faibles revenus a passé sept semaines en prison pour cause d’amende routière impayée. Son calvaire continue dans un centre de détention aménagé.

Une histoire (parmi d'autres) racontée par The Nation.

Un jour de janvier 2007, dans la petite bourgade de Harpersville (localement connue pour ses absurdités signalétiques routières), en Alabama, Debra Shoemaker Ford se fait arrêter au volant de sa voiture. Cette quinquagénaire a perdu son permis de conduire quelques temps plus tôt, suite à une contravention impayée qui a été aggravée en retrait pur et simple, pratique courante dans cet État. Elle sera condamnée à 745$ d'amende par le tribunal local, qui refourgue illico son dossier à la société privée Judicial Correction Services (JCS), spécialisée dans le recouvrement des amendes judiciaires. Ce système est de plus en plus utilisé dans les petites communes US : ça ne coûte pas un kopek, tous les frais étant à la charge des "clients", c'est-à-dire des personnes condamnées. Tout bénef.

Crime et châtiment

Si Debra ne paie pas ses amendes, ce n'est pas par mauvaise volonté, mais par impossibilité financière. Déclarée invalide après un accident de la route, dix ans plus tôt, elle est incapable de travailler et doit se contenter d'une indemnité mensuelle de 670$. A ce tarif, elle a déjà du mal à se loger, et à se nourrir. Mais la société à but lucratif n'en a cure. La gestion de son dossier lui est facturée 40$ par mois. En juin 2007, alors qu'elle tentait comme elle pouvait de rembourser, petit à petit, ses amendes, JCS lui envoie un courrier lui donnant le choix entre un paiement immédiat de 145$ ou un séjour en prison. La lettre est revenue à son expéditeur non délivrée. Ce qui n'a pas empêché le tribunal, constitué de quelques citoyens nommés par la mairie, de délivrer, à la demande de JCS, un mandat d'arrêt à l'encontre de la délinquante. Mais là encore, la prison appartenant à une société privée, sa douloureuse s'alourdit de 31$ tous les jours. Et on ne l'y autorise pas à travailler pour lui permettre de rembourser ses dettes. Elle aura finalement passé sept semaines en prison (sa créance s'élevant alors à 2736$) jusqu'à ce qu'un avocat, engagé par des proches, arrive à obtenir son transfert dans un établissement fermé lui permettant d'exercer une activité rémunérée au salaire minimum. A ce jour, elle continue de rembourser, comme elle le peut. Mais il lui faudra des années avant de recouvrer sa liberté.

La justice en cour-circuit

Il existe des milliers de cas similaires aux Etats-Unis - des gens qui ont été emprisonnés pendant des mois pour défaut de paiement sans voir un juge. Et cela concerne plus de 1000 tribunaux à travers le pays, de la Géorgie à l'Idaho. Deux personnes enfermées pour des amendes à Harpersville sont décédées en détention. Face à des budgets tendus et des coupes dans les services publics, les autorités locales intensifient leurs efforts pour s'assurer que le système judiciaire devienne autosubsistant. Elles augmentent à la fois les amendes et les frais de justice, multiplient les lois coercitives donnant lieu à des sanctions pécuniaires, et recourent de plus en plus à des sociétés privées qui ne leur coutent rien, au détriment des usagers. L'expérience de Harpersville est flagrante : les revenus tirés des amendes pour infraction routière constituent la deuxième source de revenus de la ville.

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 14:34

Pendant que l'armée et les milices issues de l'extrême-droite mènent une guerre contre les régions russophones opposées au pouvoir de Kiev, issu d'un putsch, bombardant des zones habitées, le même pouvoir organise une chasse aux sorcières contre les communistes dans l'ensemble du pays.

Fortement composé de forces d'extrême droite, le nouveau gouvernement ukrainien mène une politique d'éliminations des oppositions politiques. Les communistes, 14 % des voix aux élections de 2012, sont en première ligne.

Parallèlement, dans les zones russophones, plusieurs associations de défenses des droits humains parlent de début de nettoyage ethnique. Des dizaines de milliers d'habitants de ces régions ont fui vers la Russie ou la Crimée et des centaines de civils sont morts sous les bombardements de l'aviation et de l'artillerie de l'armée ukrainienne.

A nouveau, le traitement médiatique du conflit ukrainien est d'une partialité immonde, ne laissant la parole qu'au pouvoir central de Kiev.

La même couverture partiale concerne actuellement les conflits syriens (au profit des rebelles et des islamistes) comme du conflit palestinien où sont rarement précisés que les seules vitimes des affrontements actuels sont des Palestiniens, souvent des enfants et des femmes désarmés, tués dans des bombardements.

Sur ces sujets, nos médias démontrent qu'ils ne sont que les instruments d'une propagande au service d'intérêts géopolitiques bien éloignés des valeurs des Droits de l'Homme, piétinées par nos "alliés" dans ces conflits.

Solidaire


Communiqué du PCF :

"Le ministère ukrainien de la Justice vient de lancer une procédure judiciaire en vue d'interdire le Parti communiste d'Ukraine, selon les agences de presse.

Le ministère, par la voix du ministre de la Justice Pavel Petrenko, a ainsi chargé le Parquet général et le Service de sécurité nationale d'enquêter sur les activités du Parti communiste.

Le gouvernement en place à Kiev accuse en réalité le Parti communiste d'Ukraine et son dirigeant Petro Simonenko de soutenir les « séparatistes » dans l’Est de l’Ukraine pour discréditer le PCU et d’avoir favorisé l’annexion à la Russie de la Crimée.

Les communistes ukrainiens rappellent avoir toujours nié de telles accusations, affirmant au contraire qu’ils se sont prononcés dès le début de la crise ukrainienne pour l’intégrité du territoire, pour une consultation du peuple ukrainien sur le choix des alliances économiques, pour l’établissement d’un système fédéral afin d’empêcher tout séparatisme, y compris en Crimée.

Ce processus qui pourrait conduire la justice à se prononcer sur l’interdiction d’une des principales forces politiques en Ukraine représentée au parlement constitue un véritable déni de démocratie de la part des nouvelles autorités de Kiev.

Ce à l’heure où des combats meurtriers se déroulent dans l’Est du pays provoquant de nombreuses victimes et où des dizaines de milliers de citoyens doivent fuir les affrontements déclenchés par l’opération antiterroriste ordonnée par le président Porochenko.

Le PCF s'interroge sur les raisons d'une telle campagne contre le Parti communiste d'Ukraine dont les militants et dirigeants sont par ailleurs victimes d'agressions intolérables de la part de l'extrême droite et ce alors que l'accord de libre échange avec l'UE n'a pas été soumis à une consultation démocratique du peuple ukrainien; l'OTAN, quant à elle, accroit sa pression sur les autorités du pays. Nous appelons la France et l'UE à mettre tout en oeuvre pour interpeller d'urgence les autorités de Kiev afin qu'elles fassent respecter la démocratie dans ce pays et mettent fin à de tels comportement autoritaires et contraires aux principes de respect des libertés et droits démocratiques dont elles prétendent se réclamer.

Les communistes français apportent leur soutien au Parti communiste d'Ukraine, à ses militants et dirigeants dans leur combat pour une Ukraine libre, unie et démocratique. "

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 14:03

Le changement promis par Hollande en 2012 se transforme en enterrement, celui de la France issue de la Libération et de ses valeurs de solidarité.

Le rapport rendu public sur la catastrophe de Brétigny-sur-Orge, qui avait coûté la vie à 7 personnes et en avait blessé une trentaine, démontre la responsabilité de la SNCF. Plus de 200 défauts et manquements ont été constatés au niveau de cette gare et des voies qui la traverse ! Ailleurs en Région parisienne, à Noisy-le-Sec, la commission chargée d'enquêtée sur le drame de Brétigny a constaté exactement la même chose : la sécurité et l'entretien des voies ne sont plus au rendez-vous des chemins de fer français !

Certains usagers et voyageurs de la SNCF ont beau pesté contre les désagréments des grèves de cheminots, ce sont bien les politiques publiques et les stratégies d'entreprise, à la SNCF comme à Réseau Ferré de France, qui conduisent à la dégradation des voies ferrées, des gares et du matériel roulant !

Ce que dénoncent les syndicats de cheminots depuis des annés est une réalité : suppression d'effectifs dans les personnels d'entretien des voies et du matériel et économies générales ne font pas bon ménage avec la sécurité et la ponctualité des trains.

Dans un autre domaine, celui de la santé, c'est le temps d'attente pour bénéficier d'une IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) qui illustre la rapide dégradation de notre système de santé.

Avec 37,7 jours d'attente en moyenne, on est loin des 20 jours d'attente "acceptables" donnés par les spécialistes du "Plan Cancer" ! Et la situation se dégrade d'année en année, cela depuis 11 ans. En 2012, on était à 29 jours : cela veut dire qu'il faut près de 9 jours de plus qu'il y a 2 ans pour bénéficier de cette technique de diagnostic !

Certes, le nombre de prescription explose ! Mais cela justifie t-il que la France soit à la traîne au niveau européen ?

Au delà des trains ou des IRM, d'autres exemples auraient pu être pris pour montrer la dégradation des services publics français, notamment dans l'éducation ou la formation professionnelle.

Les responsables de cette situation, les partis politiques de gestion du capitalisme, PS, UMP, UDI ou Modem, ont beau jeu de mettre la responsabilité sur les lampistes qui, sur le terrain, tentent de faire fonctionner leurs entreprises avec les moyens à leurs dispositions, qu'ils soient cheminots, médecins, infirmiers, chirurgiens ou enseignants. Une technique classique qui consiste à se dégager de ses responsabilités et à appeler à des réformes qui ne feront qu'aggraver la situation.

Enfin, à ceux qui considèrent tout cela comme une fatalité, qui croient voir la crise, nouveau dieu omniprésent et omnipotent, ou, pire, la main de l'étranger, les chiffres des richesses créées annuellement en France, le Produit National Brut, et les chiffres de la pauvreté sont là pour montrer que notre pays est toujours riche, immensément riche, mais qu'une infime minorité de richissimes familles vampirisent les richesses nécessaires à la vie de dizaines de millions de français.

Plutôt qu'écouter les médias et les partis du système dont le discours vise à démoraliser les travailleurs et leur faire admettre des reculs sociaux, plutôt qu'écouter le venin d'une extrême-droite qui justifie ces reculs par la présence de travailleurs encore plus exploités que les travailleurs français, l'immense majorité de la population devrait crier un gigantesque STOP !

Travailleurs salariés ou indépendants, avec emplois, au chômage ou en retraite, avec nos familles, nous représentons 90 % de ce pays. L'immense force que représenterait notre mobilisation obligerait politiciens et médias à reculer, à accepter qu'enfin les richesses produites dans ce pays servent à payer correctement le travail, à financer des services publics forts et accessibles à tous, à créer de nouvelles perspectives économiques, respectueuses de l'environnement.

Ne laissons plus notre pays se déglinguer !

N'écoutons plus les médias et les politiciens qui tentent d'opposer les français entre eux, les fonctionnaires contre les salariés du privé, les salariés contre les indépendants, les jeunes contre les vieux !

Saisissons chaque occasion de nous montrer solidaire d'un combat social, d'une campagne électorale, d'une association progressiste et recréons ces solidarités entre travailleurs qui ont permis à notre pays, au sortir d'une guerre mondiale qui avait réellement ruiné notre nation, de reconstruire une société où l'humain comptait réellement, où les services publics apportaient l'eau, l'électricité, l'information, les trains et l'éducation partout en France, à prix bas.

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5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 09:24

Madame la Directrice de France Inter

                                                  Maison de la Radio

                                                  116 avenue du Président Kennedy

                                                   Paris  XVI ème

 

Objet : suppression de l’émission « Là-bas si j’y suis »

Madame la Directrice,

C’est avec consternation que je viens d’apprendre la suppression de cette émission de Daniel Mermet.

Dans cet océan de pensée unique que sont devenus les médias, tous les médias, on  pouvait encore entendre une autre voix à France Inter et c’était bon d’écouter un autre point de vue ne s’appuyant pas sur la philosophie dominante .

Et cette autre voix n’avait que quatre heures par semaine pour s’exprimer  et c’était encore trop aux yeux de certains ! J’ai honte pour mon pays et ses traditions de liberté. Et c’est sous un gouvernement de gauche, socialiste, que cela arrive !

Ressaisissez-vous, je vous en prie. Redonnez-nous cette espace de liberté d’expression qui faisait honneur à votre chaîne, Rétablissez l’émission là bas si j’y suis

Dans cet espoir, recevez, Madame la Directrice, l’assurance de toute ma considération.

                                                   Croth le 30 Juin 2014

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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 12:40

A lire avec intérêt tant les propos que nous tenions au début du conflit syrien se sont révélés exacts : dès le début de l'insurrection armée, les islamistes radicaux étaient présents en Syrie, notamment au travers de combattants étrangers.

Le soutien des occidentaux à cette rébellion n'a fait que favoriser leur renforcement et la destruction d'un pays laïc et multiculturel.

La mollesse des occidentaux face à la rébellion, aujourd'hui, vient d'un constat évident : telle la créature de Frankestein, les djihadistes en Syrie sont hors de contrôle et tout soutien aux rebelles, même laïcs, peut aboutir au renforcement des islamistes radicaux.

Qu'on le veuille ou non, à moins d'espérer la mise en place d'un émirat islamiste, toute solution en Syrie passera inévitablement par des négociations avec le pouvoir actuel et avec l'opposition interne.

Solidaire


Entretien réalisé par Gabrielle Cluzel
     
Dans un éditorial du Point daté du 26 juin dernier, Franz-Olivier Giesbert, révèle, s’appuyant sur des travaux d’expert, qu’en Syrie, seuls les rebelles djihadistes ont pu perpétrer l’attaque chimique de Ghoutta. Il accuse ouvertement le Monde, le gouvernement français et les services secrets américains d’avoir montré du doigt, sans preuves, le régime d’Assad, pour justifier les frappes à venir. Cet éditorial aurait dû l’effet d’une bombe, non ?

Si FOG, qui connaît tout le monde à Paris, écrit cela, c’est que désormais, ce thème commence à faire consensus : on peut en parler. Mais cela illustre comment fonctionne notre système médiatique. Les informations ne sortent que quand le système lui-même l’autorise. Et toujours en différé. A présent, cela n’intéresse plus personne. Il s’agit pourtant d’une véritable forfaiture. Fin août dernier, nous avons assisté à une campagne internationale qui, en France, s’est traduite par un vrai déchaînement de la part de certains journaux. En particulier Le Monde, dont la ligne fut incroyablement partisane, comme elle le fut récemment lors de la crise ukrainienne. Le problème c’est qu’en France, c’est ce journal qui donne le la.

 A la fin du mois d’Août 2013, il était très difficile d’aller en sens contraire. J’ai été très sollicité à cette époque : j’ai remarqué que les médias étrangers étaient beaucoup plus disposés à accueillir un discours prudent. En France, je me souviens très bien que le fait même de ne pas acquiescer, d’attendre des preuves, de résister à l’emballement médiatique dont on voyait bien qu’il faisait les affaires du gouvernement était suspect. C’était pourtant la seule position tenable pour le chercheur que je suis et cela aurait du être le cas pour la presse.
 
Vous-même en aviez la confirmation depuis bien longtemps ?

Je vous avoue que sur le moment et jusqu’à maintenant, je n’ai évidemment aucune preuve. C’est plutôt un réflexe méthodologique qui m’a incité à la prudence. Et puis, ce n’était pas très sérieux : le gouvernement syrien demande officiellement à une délégation ONUSienne de venir inspecter pour constater une utilisation d’armes chimiques de la part des rebelles et moins de 48 h après leur arrivée, une autre attaque a lieu dans la banlieue de Damas. Cela pouvait à tout le moins provoquer quelques interrogations.

Mais j’ai senti venir la chose il y a moins d’un mois. Au hasard d’une interview dans Spiegel peu après sa démission de médiateur de l’Onu, Lakhdar Brahimi a indiqué qu’il n’y avait plus aucun doute que l’attaque chimique de Khan al Assal était le fait des rebelles. Or c’est cette attaque au printemps 2013 qui a motivé la demande d’inspection de la part de Damas, qui déjà accusait les rebelles. Mais là aussi, cela est passé pratiquement inaperçu.

En fait, personne n’y croyait dès le début. Mais les liens entre le politique et la presse en France sont tellement contre-nature qu’il fallait servir sur un plateau une intervention qui n’a pas eu lieu. Obama, lui, savait dès septembre à mon avis : cela explique le retournement spectaculaire de Washington et l’annulation de l’opération. Hollande ne pouvait pas l’ignorer non plus…

Pensez-vous que cet aveuglement occidental a contribué à renforcer durablement la capacité de nuisance des djihadistes ?
 
Oui typiquement, il faut tordre le coup à l’ idée suivante : ce serait l’absence de soutien occidental à la rebellion dite « modérée » qui à permis aux djihadistes de prospérer. C’est totalement faux. Pourquoi n’a -t-on pas aidé davantage l’opposition syrienne? Tout simplement parce que dès le début, les chancelleries savaient quels type de rebelles agissaient sur le terrain. Le Quai d’Orsay avait toutes les informations depuis le début.

Avec des rebelles que finançaient et armaient nos amis du Golfe, les gouvernements savaient pertinement qu’il serait impossible de « vendre  » aux opinions publiques une aide à des « révolutionnaires » qui dès le début étaient gangrénés par les djihadistes que la Turquie et d’autres pays voisins laissaient librement circuler vers la Syrie. 

Et j’ai fait partie des experts qui ont mis en garde contre le caractère clairement islamiste de la rebellion en Syrie. Je n’ai eu droit qu’à l’épithète de « pro-Assad ». Alors après coup, on invente des justifications : les djihadistes sont en fait une création du régime d’Assad. Les terroristes sont en fait des membres des services de renseignement. Ou enfin, cette idée très à la mode qui prétend que c’est notre inaction qui explique leurs succès. Des fables grossières qui feraient rire si elles n’avaient provoqué la destruction d’un pays tout entier… et aussi les graves menaces pour notre propre pays, qui détient le record d’engagés djihadistes sur le terrain syrien.

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 12:29

Sarkozy rime avec Berlusconi.

La présomption d'innocence est une chose importante en démocratie et en justice. Malheureusement, elle ne bénéficie pas à tous et il est courant d'entendre citer des noms, dans des affaires de délinquane "ordinaire", bien avant que justice soit rendu.

Il est par contre tout à fait habituel qu'une personne mise en accusation dans une affaire se retrouve en garde-à-vue, c'est-à-dire isolée de ses proches et de ses potentiels complices, mise sous surveillance pour éviter une éventuelle fuite de l'accusé.

Y-a t-il donc quelque chose d'anormal à voir Nicolas Sarkozy mis en examen et retenu en garde-à-vue dans un dossier où les accusations sont quand même forte à l'égard d'une personnalité qui exerçait alors le mandat suprême, celui de Président de la République ?

Pour nous, non. Un ancien Président doit répondre aux accusations qui sont portées contre lui comme n'importe quel citoyen.

Avec les mêmes droits et les mêmes contraintes, le citoyen Nicolas Sarkozy doit paraître devant une justice qui devra être équitable. Si cela nécessite une garde-à-vue, chose assez courante finalement, et bien que Nicolas Sarkozy aille en garde-à-vue !

Alors pourquoi tout ce ramdam ?

La fébrilité de Sarkozy et de ses proches les entrainent dans une stratégie qui fait penser à celle de Berlusconi et de la droite italienne dans les années 90 : toute accusation portée contre le leader de droite est une machination causée par des juges qualifiés de "gauchistes".

On en est là aussi dans le dossier Sarkozy, sur le volet Bettencourt : Sarkozy et ses proches ne mettent-ils pas en avant l'appartenance au Syndicat de la Magistrature, syndicat qualifié de "gauche", de l'une des deux juges en charge du dossier ?

Que n'entend-on pas l'UMP dénoncer les juges de droite qui sont amenés régulièrement ces dernières années à juger des dossiers où des syndiqués CGT sont mis en accusation par leur patron ou la Préfecture, lors de mouvements sociaux ?

Y-aurait-il une justice de droite, seule habilitée à juger les cadres de la droite ?

Déjà particulièrement engagée dans une stratégie de destruction de l'héritage républicain issu de la Résistance, l'UMP s'attaque aux juges, donc à la justice, après avoir attaqué les enseignants, donc l'Education nationale, les syndicats, donc le dialogue social, les fonctionnaires, donc les services publics,... La liste s'allonge sans fin.

L'affairisme en politique, qui découle d'une société où l'argent est devenu la référence, amène certains à accuser à tort et à travers pour créer de la diversion, quitte à sombrer dans un populisme qui fait le lit du Front national.

Karachi, Bigmalyon, Bettencourt,... Plutôt qu'accuser la justice à chaque fois que sort un dossier qui le met en cause, Nicolas Sarkozy ferait mieux d'apporter des arguments et des preuves pour se disculper.

L'exemple de Berlusconi prouve malheureusement qu'un politicien affairiste peut se jouer de la justice durant des décennies et se servir de sa position d'inculpé pour s'attirer la sympathie d'une partie des électeurs. C'est peut être ce Berlusconi que singe Sarkozy ?

L'exemple de Berlusconi montre aussi que ce petit jeu d'accusé jouant à la victime finit par se retourner contre son auteur. La chute actuelle de Berlusconi dans l'affaire Ruby et ses amis politiques qui lui tournent le dos devrait faire réfléchir Nicolas Sarkozy sur le bienfondé de sa stratégie actuelle.

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 09:25

Les États-Unis, les pays de l’UE et une vingtaine d’autres États ont entamé à Genève des négociations sur le commerce des services. Signe particulier : ces tractations devaient rester secrètes pendant cinq ans. WikiLeaks a réussi à lever en partie le voile sur leur contenu

L’accord top secret qui doit dépecer les services publics

Un traité international négocié discrètement entre 50 pays, qui vise à libéraliser le marché des services et empêcher toute régulation du secteur financier ? Après TAFTA, les Etats-Unis et l'Union Européenne vous présentent TiSA. Vous n'en avez jamais entendu parler ? Pas étonnant : les débats sont confidentiels et aucun grand média ne s'était encore penché sur la question, à laquelle L'Humanité consacre sa Une d'aujourd'hui.

50 pays, dont l'Union Européenne et les Etats-Unis, discutent donc, en dehors du cadre de l'OMC (où les négociations sont jugées trop lentes), des modalités d'ouverture à la concurrence internationale et de libéralisation des services. Une très bonne nouvelle pour l'industrie des services américaine : "Ces négociations sont l’opportunité la plus prometteuse en deux décennies pour promouvoir le commerce des services à l’échelle internationale" estime un de leurs représentants. Sauf que ce que l'on sait pour l'instant de l'accord ne permet pas d'en connaître les contours : les services, en plus de la finance, des télécommunications ou du transport par exemple, regroupent également des domaines comme ceux de la santé et de l'éducation.

DES PRIVATISATIONS IRRÉVERSIBLES

Plusieurs ONG dénoncent ainsi les effets pervers qu'un tel accord pourrait avoir sur les services... publics. Pour la fédération syndicale de l'Internationale des Services Publics (ISP), TiSA s’inscrit ainsi "dans cette nouvelle vague inquiétante d’accords commerciaux et d’investissement, reposant sur des pouvoirs juridiquement contraignants qui institutionnalisent les droits des investisseurs et interdisent toute intervention des États dans un large éventail de secteurs indirectement liés au commerce".

L'ISP s'inquiète notamment des clauses de "statu quo" et "d'effet de cliquet" qui interdiraient de fait le rétablissement de monopoles publics (comme la remunicipalisation d'un service d'eau par exemple), rendant donc "pérenne et irréversible un système de privatisations pour toutes les générations à venir". Autre point noir, "l'obligation de neutralité économique" qui obligerait à accorder les mêmes subventions aux services publics qu'au secteur privé. Pire : les pays envisagent que l'accord s'appliquerait par défaut à tous les services, sauf ceux explicitement exclus au moment de la signature.

UN ACCORD SECRET (JUSQU'À WIKILEAKS)

Lancées en février 2012, les négociations sont restées totalement secrètes. Il faut attendre juin 2013 pour voir un communiqué de 6 lignes de l'Organisation Mondiale du Commerce qui annonce des négociations et les pays concernés, sans jamais entrer dans les détails de l'accord, note Bastamag. Un mois plus tard, le Parlement européen vote l'ouverture des négociations pour l'Union Européenne (selon l'ONG Votewatch Europe, côté français, seuls les eurodéputés écologistes, Front de gauche et FN ont voté contre).

Et la discrétion semble fonctionner : à l'exception de blogs et de pure players indépendants, pas un mot dans la presse jusqu'à aujourd'hui et la une de L'Humanité.

La semaine dernière, Wikileaks a toutefois permis d'en savoir un peu plus, en publiant une annexe de cet accord. Son principal enseignement est que TiSA engloberait les services financiers, empêchant de fait leur régulation. Surtout, le secret de l'accord est entièrement assumé : l'annexe est classée confidentielle pour une durée de cinq ans et doit être "conservée dans un bâtiment, une pièce ou un contenant verrouillé ou sécurisé".
Bien entendu ce secret ne concerne que le grand public : les lobbys de l'industrie des services ont activement participé au round de négociation d'avril 2014, comme ils l'indiquent dans un communiqué.

http://www.arretsurimages.net/articles/2014-06-25/Des-negociations-internationales-secretes-sur-les-services-devoilees-par-Wikileaks-id6862
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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 12:29

Nous reprenons aujourd'hui nos articles sur l'Ukraine au travers de cette traduction de Nicolas Maury.

L'Ukraine, désormais quasi oubliée par les médias hormis pour aborder superficiellement le conflit qui oppose officiellement l'armée ukrainienne (en réalité, les éléments de l'armée qui ont prêté allégeance au nouveau pouvoir et les milices fédérées au sein d'une "Garde nationale") et les pro-russes de l'est (en fait, des habitants russophones et antifascistes qui rejettent le putsch de Kiev rejoints par des éléments de l'armée qui refusent ce nouveau pouvoir).

Nul média ne parle des civils morts à Slaviansk, Donetsk et ailleurs dans l'est ukrainien sous les bombardements aveugles de l'armée ukrainienne !

Et, évidemment, personne ne parle de la chape de plomb fasciste qui s'est abattue sur le reste de l'Ukraine !

Après avoir semé le chaos en Iraq, en ex-Yougoslavie, en Syrie et en Libye, l'Occident capitaliste sème le chaos en Ukraine.

Voilà la réalité de nos démocraties derrière le discours cynique sur le droits de l'Homme ou la démocratie !

Solidaire


A Kiev, dans le district de Shevchenko, où est située la sinistre place Maïdan, bastion des forces néonazis qui sèment la terreur et fait couler le sang dans le pays, le spectre du communisme hante toujours Kiev - article et traduction Nico Maury.

A Kiev, la résistance au quotidien des communistes
Pendant des mois, depuis la sinistre place Maïdan, les hordes fascistes ont envahi l'Ukraine et imposé une terreur dans le pays. A Kiev des bandes dite "d'auto-défense" ont supplanté les forces de l'ordre. Le siège du Comité central du Parti Communiste d'Ukraine (KPU) a été occupé sans que la police et la justice n'intervienne, les militants communistes étaient agressés, torturés (comme Rostislav Vasilko), les résidences des dirigeants communistes pillées et incendiées.

Ne pas laisser Kiev aux mains des néonazis 
Malgré la terreur, les communistes de Kiev continuent et n'hésitent plus a s'aventurer dans les zones tenues par les néonazis. Le district de Shevchenko, où est située la sinistre place Maïdan est la cible des communistes et du Komsomols.
La première action des Komsomols fut symbolique, et courageuse. Place de Bessarabie, se trouve un piédestal sur lequel était posé une statut de Lénine, la première qui fut renversée par les néonazis de EuroMaïdan. Les komsomols ont collé dessus une affiche de Lénine. Cette action symbolise le fait qu'à Kiev il y a des gens qui se soucient du sort des habitants de la ville, du pays et qu'il y a des gens qui refusent le retour du fascisme dans la capitale.
Les komsomols admettent que l'affiche collée peut certainement frustrer. Les communistes savent que le monument à Lénine sera restauré, car il deviendra un symbole du renouveau de Kiev. Un symbole de résistance.

A Kiev, la résistance au quotidien des communistes

La clandestinité des communistes n'arrête pas les militants 

Agir et militer dans Kiev, et sur le district de Shevchenko, est dangereux, les actions se déroulent la nuit et entre les patrouilles des groupes néonazis qui continuent de parader dans la ville. Pourtant cette clandestinité imposée n'arrêtent pas les communistes de Kiev qui distribuent sous le manteau et dans les boites aux lettres la "Pravda Shevchenko", le journal du KPU du district.
Quelques jours après cette action nocturne, les Komsomols renouvelaient l'opération dans le secteur de Lukianivka. Des dizaines d'affiches étaient collées sur les murs. objectif simple et clair mobiliser les habitants du secteur, les jeunes, les personnes qui se disent de gauche à réfléchir sur la situation politique, sur ce qui se passe dans le pays où un pouvoir nationaliste c'est imposer et est complètement discrédité.
Quelques jours plus tard, les communistes et le Komsomols redescendaient dans les rues du district Shevchenko pour dénoncer les pénuries et les coupures d'énergie. Dans la plupart des rues de Kiev il n'y a plus d'éclairage public, la société "Kyivenergo" a coupé l'électricité dans la ville du fait d'une dette importante non payée. L'obscurité qui s'étend sur la ville est le symbole de cette crise du capitalisme qui ravage le pays selon les communistes du district.      

Les militants voulaient exposer aux habitants du secteur une idée simple : En continuant à soutenir les oligarques, les habitants devront se résigner à vivre dans les ténèbres.

A Kiev, la résistance au quotidien des communistes
Le spectre du communisme hante Kiev
Et encore, le spectre du communisme hante de nouveaux districts de Kiev ! Les communistes et le Komsomol du district de Shevchenko ont amplifié leurs actions.
Cette fois, ils ont agit non seulement dans le district de Shevchenko, mais aussi dans le district de Pechersk, là ou se trouve la Verkhovna Rada (parlement) et les sièges du gouvernement et du Président. Le collage d'affiches et la diffusion dans les boîtes aux lettres de la dernière édition du journal "Pravda Shevchenko," a été organisé.
Les communistes ont dénoncé les augmentations des tarifs des services publics et d'autre avenir, contre les oligarques et contre "l'Opération anti-terroriste" dans le Donbass.
Voilà quel est le quotidien d'un militant communiste à Kiev. L'action clandestine, l'affiche collée la nuit, entre deux patrouilles des groupes armés néonazis, le journal distribué secrètement. Nous ne sommes pas en France en 1940, mais à Kiev, capitale de l'Ukraine, en 2014.
Cet article est un corpus de témoignages de militants communistes et de Komsomols.

A Kiev, la résistance au quotidien des communistes
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