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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 09:29

Bill GATES : + 9 milliards de dollars en 1 an ; Mark ZUCKERBERG : + 15,2 milliards de dollars ! !

 

Bill Gates est redevenu l'homme le plus riche du monde... Le co-fondateur de Microsoft, évincé pendant quatre ans par le Mexicain Carlos Slim, a repris sa place de numéro un dans le classement du magazine 'Forbes' publié lundi. L'Américain affiche une fortune estimée à 76 milliards de dollars (environ 55,4 milliards d'euros), soit 9 milliards de plus qu'en 2013.

Avec 72 milliards de dollars au compteur, le brésilien Carlos Slim, qui a réalisé l'essentiel de sa fortune dans les télécommunications, avant de se diversifier dans la finance notamment, passe donc en deuxième position.

L'homme d'affaires espagnol Amancio Ortega, créateur de la marque de prêt-à-porter Zara, complète le podium, avec 64 milliards de dollars. Son pays, lui, est sur le podium de la misère en Europe !

Deux Français au palmarès

Mark Zuckerberg se démarque une nouvelle fois, avec une fortune qui a grimpé en une année de 15,2 milliards, pour atteindre 28,5 milliards, grâce à la hausse de ses actions Facebook, le réseau social dont il est le fondateur. A 29 ans, il prend la 21ème place du classement.

Côté Français, pas de changement de casting : Liliane Bettencourt, l'héritière du groupe L'Oréal, se classe 11ème, à la tête d'une fortune estimée à 34,5 milliards de dollars.

Bernard Arnault, le patron de LVMH, est 15ème, avec 33,5 milliards de dollars, selon 'Forbes'.

Au total, le classement a dénombré 1 645 milliardaires dans le monde en 2013, ce qui constitue un record !

Et certains veulent que les gouvernements fassent des économies sur les programmes sociaux, les investissements utiles à tous ?

Et certains (les mêmes !) veulent que les travailleurs se serrent la ceinture ?

Sortez la tête des épaules ! Levez le poing ! Révoltez-vous ! Rejoignez-nous !

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 09:57

On ne sait plus où donner de la tête ! Entre l'affaire Copé, l'affaire Buisson et les menaces judiciaires sur Nicolas Sarkozy, la droite occupe le devant de la scène des scandales.

Par où commencer ? Commençons par le chef !

Nicolas 1er Sarkozy a vraiment des problèmes avec ses conseillers.

Si, aujourd'hui, c'est Patrick Buisson qui occupe le devant de la scène médiatique, il faut se souvenir de l'arrestation fin août de Boris Boillon, lui aussi ancien conseiller de Sarkozy à l'Elysée et ancien ambassadeur de France en Tunisie, en gare du Nord, à Paris, avec 350 000 euros et 40 000 dollars en espèces alors qu'il s'apprêtait à partir à Bruxelles. Pour un type qui a eu des responsabilités au sommet de l'Etat, l'évasion de capitaux à l'étranger est un délit pour le fisc qu'il ne peut méconnaître.

L'argent et la droite, c'est toujours une histoire d'amour. Mais aussi un vice.

Mais d'autres enquêtes se multiplient autour de Sarkozy.

Il y a l'affaire Karachi, dont on attend encore les conclusions. Il y a aussi l'affaire du meeting de Toulon, en novembre 2011, meeting devant 1 000 personnes et qui n'apparait pas dans les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy.

Mardi 4 mars, juste avant la sortie de l'affaire Copé, la justice a ouvert une enquête pour trafic d'influence et violation du secret de l'instruction, qui a mené  à des perquisitions aux domiciles et dans les locaux professionnels de Thierry Herzog, l'avocat de Nicolas Sarkozy, et du haut magistrat Gilbert Azibert.

Cela a t-il à voir avec l'affaire Bettencourt, toujours en cours ? En tout cas, cela s'ajoute à l'enquête sur l'arbitrage Crédit Lyonnais / Bernard Tapie.

C'est toujours l'argent qui risque aujourd'hui de faire plonger Jean-François Copé, accusé d'avoir favorisé deux de ses proches qui auraient surfacturés leurs prestations pendant la campagne présidentielle de Sarkozy en 2012. Ou comment se servir dans la poche de son propre parti !...

Et donc, depuis quelques jours, c'est une véritable farce qui s'est ouverte autour des enregistrements faits par l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson.

Au delà des méchancetés et autres vacheries des uns envers les autres, c'est la personnalité de Patrick Buisson qui fait, enfin, l'actualité : ancien rédacteur en chef du torchon d'extrême-droite "Minute", Patrick Buisson se revendique toujours "royaliste" et "monarchiste". Aujourd'hui, ces "idéaux" sont souvent l'apanage de courants d'extrême-droite comme l'Action Française.

Qu'un Président de la droite "républicaine" ait fait appel à un homme d'extrême-droite pour le conseiller aurait dû choquer bien au delà des forces de gauche et des mouvements anti-fascistes. En tout cas, la place de Patrick Buisson au sein de l'équipe Sarkozy éclaire mieux l'évolution réactionnaire de l'UMP sous Sarkozy et l'acquisition de valeurs ultra conservatrices par de nombreux responsables de la droite française.

Ainsi, entre les affaires, les enquêtes et les psychodrames, la droite française montre toute sa médiocrité.

Alors que le gouvernement socialiste - écologiste actuel ne fait pas mieux que Sarkozy, l'UMP espérait récupérer des positions avec les élections municipales qui approchent, puis, l'an prochain, avec les élections départementales et régionales.

Dans ce capharnaüm politique, il y a peu de place pour les français et leurs inquiétudes, en premiers lieux le chômage et la précarité.

Dans une société en crise, quand la classe politique se décompose, c'est régulièrement l'extrême-droite qui grandit, soutenue par des médias et une classe économique qui doit, à tout pris, trouver une solution politique de remplacement pour maintenir son hégémonie sur la société.

L'heure est grave car notre pays est à un tournant.

La responsabilité des militants et des sympathisants d'une gauche combative, de la seule gauche, celle qui veut changer la société, cette responsabilité est forte. Elle nécessite la mobilisation de tous pour rompre avec le schéma que souhaitent les puissances d'argent et l'avenir brun et sang qu'il implique.

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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 10:59

Il faudra s'en rappeler le 25 mai prochain : l'Europe joue contre les travailleurs !

Comme l'Espagne et l'Irlande, la France va donc être sous surveillance étroite de la Commission européenne.

Selon Olli Rehn, le commissaire (politique) en charge des Affaires économiques à la Commission de Bruxelles, malgré les mesures prises pour favoriser la compétitivité, le compte n'y est toujours pas selon lui : "Le coût du travail reste élevé et pèse sur les marges des entreprises".

"Pour répondre au défi de la compétitivité, la France doit améliorer l'environnement des entreprises et renforcer la concurrence dans les services", a préconisé le commissaire Rehn, qui fera des recommandations plus spécifiques pour chaque Etat membre début juin.

Voilà donc la France grondée par Bruxelles !

Le fameux pacte de stabilité que nous dénoncions à l'arrivée à l'Elysée de François Hollande commet ses premières conséquences : la France est désormais sommée de rendre des comptes à Bruxelles parce qu'elle ne va pas assez loin dans le libéralisme.

Pour ceux qui croient encore en cette institution, le message est clair : l'Europe défend les intérêts des entreprises et ces intérêts passent par toujours plus de libéralisme.

En clair, il faut libéraliser le marché du travail et libéraliser l'économie : moins de règles, moins de protections pour les travailleurs mais plus de facilité pour les entreprises à licencier, à payer les salariés comme bon leur semble, à fermer des sites, à faire des bénéfices.

Depuis trente ans, ces recettes libérales se sont avérées des purges. Mais des purges uniquement pour l'emploi et la société !

Si le chômage et la précarité croissent, ce n'est que pour les salariés ! Si le pouvoir d'achat baisse et si il devient de plus en plus difficile de payer ses soins médicaux, ses factures, d'avoir des loisirs, ce n'est que pour les salariés !

A l'inverse, pendant que Bruxelles ordonne au gouvernement français d'en faire encore plus pour les entreprises, on apprend que les 40 entreprises majeures en France, celles qui constituent l'indice boursier du CAC40, ont réalisé pour 48 milliards d'euros de bénéfices en 2013, bien mieux que les 40 milliards annoncés !

Et il faudrait être encore plus compétitifs, plus libéraliser ? Mais pour quoi faire ? Pour permettre à quelques géants économiques, à quelques banques, de réaliser encore plus de bénéfices ?

Aujourd'hui, l'économie européenne est le boulet de l'économie mondiale. Elle se traine en termes de croissance.

Est-ce la faute à une faible "compétitivité" des travailleurs ?

Depuis trente ans que l'Europe nous impose sa politque libérale, jamais la situation économique et sociale des européens ne s'est améliorée, bien au contraire !

Arrêtons donc de vouloir toujours plus de libéralisme et de vouloir pressurer les peuples, les travailleurs, en cherchant à abaisser les revenus des travailleurs, ce fameux "coût" dont on nous rabat sans cesse les oreilles !

Trente ans de libéralisme en Europe ont échoué : c'est donc de ligne politique qu'il faut changer !

Cette Europe est depuis toujours un outils au service du capital, des entreprises multinationales et des spéculateurs boursiers : dérégulation économique, Euro, libre - échange, privatisations,...

Rompons avec cette Europe et ses commissaires européens !

La France doit refuser de céder aux injonctions de Bruxelles ! Elle en a les moyens, en tant que deuxième économie de l'Union européenne.

Faisons des élections européennes du 25 mai un gigantesque référendum pour dénoncer cette Europe des patrons et défendre l'idée d'une autre Europe, sociale et solidaire, l'Europe d'une coopération entre les peuples contre l'actuelle Europe de concurrence entre les travailleurs !

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 11:07

Le Comité Représentatif (selon lui) des Institutions Juives de France (CRIF) continue de partiquer un amalgame politique entre antisémitisme et antisionisme.

Peut-on être contre la politique de l'état d'Israël en Palestine sans être antisémite ? Bien évidemment, oui !

On peut être contre la politique du gouvernement russe sans être anti-slave, contre la politique de Sarkozy et Hollande sans être anti-français, etc.

Mais, pour les plus ardents défenseurs de l'état d'Israël, l'amalgame est devenue la dernière des lignes de défense. Impossible de critiquer désormais les actes de l'état israélien sans être taxé d'antisémitisme et d'être rabaissé au même rang que les nazillons et autres nostalgiques d'Auschwitz !

Pourtant, oui, nous assumons notre solidarité avec le peuple palestinien et nous continuons de dénoncer la politique d'Apartheid pratiquée par l'état israélien en Palestine, sa politique de colonisation qui s'accélère, la construction d'un mur de la honte qui va diviser la Cisjordanie, le blocus de Gaza comme les crimes répêtés de ce pays contre les Droits de l'Homme, notamment les Droits des enfants !

Cela ne correspond absolument pas à un blanc-seing accordé aux mouvements palestiniens les plus radicaux.

Mais, les communistes sont toujours au côté des plus faibles, des opprimés, qui sont, dans ce cas, les palestiniens.

Alors que la crise touche également Israël et que la misère y grandit, il serait temps, pour le bien des israéliens eux-mêmes, que les forces politiques de ce pays arrêtent de jouer la politique de la tension et de se servir d'un sionisme exacerbé pour capitaliser électoralement les voix d'israéliens à qui on inculque quotidiennement une peur de l'arabe, du musulman.

En France, à jouer la carte de l'amalgame entre antisémitisme et antisionisme, ce Comité autoproclamé représentatif commet une erreur majeure et dépasse les limites de ses fonctions.

L'erreur du CRIF, c'est qu'il nourrit lui-même l'antisémitisme en jouant la confusion entre la politique de l'état israélien et l'ensemble des juifs de France. Beaucoup d'entre eux, d'ailleurs, refusent cet amalgame ! A force de dresser un parallèle entre Israël et tous les juifs du monde, certains esprits finissent par sombrer dans l'antisémitisme à force d'indignation contre les crimes impunis d'Israël. 

Le CRIF dépasse ses fonctions en jouant le rôle de porte-parole zélé et aveugle des intérêts d'un pays étranger, sur des règles qui plus est, confessionnelles. Que dirait l'opinion si des structures représentatives des musulmans de France se permettaient constamment de prendre la défense de l'Arabie Saoudite, du Qatar ou de tout autre pays musulman, faisant flèche de tout bois à la moindre critique par un responsable politique français ?

Pour l'intérêt des israéliens comme des palestiniens, pour l'intérêt des juifs de France comme de la concorde religieuse, le CRIF et son président seraient bien avisés de se contenter de défendre les intérêts moraux des juifs de France, et de jouer le rôle de modérateurs en ces temps troubles de montée de l'intolérance et de retour de la peste brune.

Pour notre part, l'antifascisme et l'internationalisme communistes sont des valeurs que nous ne renieront jamais. L'égalité entre tous les hommes, par delà les origines ethniques ou religieuses, nous amène à critiquer ceux et celles qui ne respectent pas les valeurs humaines essentielles qui sont les nôtres.

Si l'état d'Israël ne veut pas subir nos critiques, qu'il change de politique !

Solidaire


Un communiqué de Jean-Claude Lefort, Président de l'Association France-Palestine Solidarité, ancien député communiste du Val-de-Marne :

"Roger Cukierman a évoqué la progression spectaculaire du Front national avec "sa cohorte d'antisémites, de vichystes et de négationnistes réfugiés derrière sa dirigeante, attentive à ne pas commettre d'impair". Mais il a également dénoncé, à l'extrême gauche, " l'antisionisme, nouvel habit de l'antisémitisme. Car s'il n'est pas convenable d'être antisémite, il est élégant de fustiger l'État d'Israël".

Non, M. Cukierman on ne peut mélanger et mettre sur un pied d'égalité une idéologie et ce qui n'est pas une opinion mais un délit. Il veut tout "simplement" par ce tour de passe-passe bâillonner la liberté d'expression. Insupportable.

Le président du CRIF s'est également étonné que les appels au boycottage en France ciblent un seul des 200 pays de l'ONU. Roger Cukierman a également "suggéré que la France se démarque du reste du monde et reconnaisse Jérusalem comme la capitale d'Israël". Rien de moins !

Outre un soutien ostensible à la violation du droit international, est-ce la rôle du CRIF de prendre pareille position extrémiste ? Insupportable. "
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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 10:51

Comme sous l'ère Sarkozy, les collectivités locales sont en ligne de mire du gouvernement socialiste-écologiste actuel.

Hier, une enquête menée par le Secours Catholique indiquait que 80 % des maires ressentaient une hausse de la pauvreté dans leurs communes.

Communes et Départements sont, sur le terrain, les deux institutions républicaines qui sont les plus proches des préoccupations des gens, de leurs difficultés.

Dans les permanences, les élus locaux reçoivent de plus en plus d'appels au secours, pour des logements, du travail, pour payer des factures d'électricité ou d'eau, pour simplement se nourrir parfois. C'est ce que rencontre Andrée OGER à chacune de ses permanences. Malheureusement.

Notre société va mal parce que le système économique qui la porte, le capitalisme, va mal.

Logiquement, la part de solidarité consacrée par les communes et départements à leurs administrés augmente.

Avec la crise et la montée du chômage et de la précarité, les dépenses sociales augmentent : + 9 % bénéficiares du RSA dans l'Eure entre juin 2012 et juin 2013 !

Les dépenses liées au vieillissement de la population, comme l'Aide Personnalisée à l'Autonomie ou les aides pour l'hébergement en établissement spécialisé augmentent elles aussi.

Là se trouve une partie importante des hausses des dépenses des collectivités locales !

En même temps, l'Etat se désengage depuis des années de tellement de ses responsabilités que les communes, intercommunalités et départements doivent désormais assumer.

Pour le Département, ce sont par exemple les routes nationales déclassées routes départementales et la DDE qui sont tombées dans son giron sous Sarkozy. De la même façon, le Département gère aussi les personnels non enseignants des collèges.

Tout cela représente de l'argent que l'Etat n'a que maigrement compensé.

Dans nos communes, les dépenses en hausse, en dehors de la solidarité, viennent souvent de l'entretien des routes, des aménagements utiles (sécurité routière, embellissement, électricité,...), le remplacement du bureau de Poste par un bureau payé par la commune ou le manque d'effectifs de police et de gendarmerie compensé par des ASVP ou des policiers municipaux.

Enfin, il y a tout bonnement l'inflation !

Si elle est calculée nationalement à 1 %, chacun sait que, dans la réalité, elle est beaucoup plus forte ! Notamment pour les tarifs d'énergie, importants dans les communes quand il faut chauffer la mairie, la salle polyvalente, les écoles, etc. C'est aussi le cas du Département, avec le chauffage des annexes locales, des collèges, etc.

Alors quand on entend la ministre de la décentralisation, Marylise LEBRANCHU, s'étonner des 3 milliards de hausse annuelles des dépenses des collectivités territoriales, on sait qu'il y a un mauvais coup qui se prépare ! 3 milliards d'euros, c'est apparemment beaucoup, mais cela représente moins de 1,5 % des 212 milliards d'euros de dépenses annuelles des collectivités territoriales !

Ce gouvernement poursuit sa politique d'austérité. Il veut réduire de 10 milliards d'euros chaque année les aides de l'Etat aux collectivités territoriales.

Quels services ne seront plus assurés ? Ou bien, les citoyens devront-ils payer plus d'impôts locaux pour compenser cette baisse ?

En premier lieu, ce seront les associations et clubs sportifs qui trinqueront, puis les activités culturelles. Mais cela ne suffira pas !

Ensuite, il faudra réduire les investissements, l'entretien des routes "secondaires", les soutiens aux entreprises, freiner les projets d'investissement locaux, qui améliorent nos villes et villages et font vivre nos entreprises locales et nos artisans.

Comme avec les réductions de dépenses de l'Etat, ce sera au niveau local les habitants, les citoyens, qui paieront cet "effort" demandé aux collectivités locales.

Dans les communes riches et pour les familles à haut revenu, la différence ne sera pas sensible.

Par contre, dans nos villages, dans nos communes populaires et pour tous ceux qui n'ont que des revenus modestes, ce sera plus dur lorsqu'il faudra faire face à l'affaiblissement des services proposés gratuitement ou à tarif modéré par nos communes, intercommunalités ou départements !

Comme dans les entreprises, l'effort repose toujours sur le plus modeste, jamais sur le plus riche.

Avec les élections municipales qui approchent, avec les élections cantonales l'an prochain, soyons vigilants à élire des équipes qui auront à coeur de défendre la solidarité et la justice sociale ou, mieux, des équipes qui exigeront de l'Etat plus d'efforts en direction des citoyens  et moins d'efforts en direction des marchés financiers !

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 13:31

La meilleure défense, c'est l'attaque ! N'est-ce pas Jean-François ?

Accusé d'avoir favorisé des proches pour un gigantesque contrat de communication à l'occasion de la campagne présidentielle 2012 de Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé fait feu de tout bois pour passer l'épreuve.

Première stratégie : nier tout en bloc.

Un grand classique qui va aussi bien au véritable innocent qu'au véritable coupable.

Pour l'heure, il est vrai que les premiers éléments sont plutôt en défaveur de celui qui, aujourd'hui à la tête de l'UMP, a des ambitions bien supérieures. Une accusation et, à plus forte raison, une condamnation, cela fait tâche sur un CV et lui ôterait de grandes chances de réaliser son plan de carrière.

La deuxième stratégie, c'est la contre-attaque.

Le voilà qui annonce qu'il va déposer une loi rendant obligatoire la publication des comptes des partis politiques et des médias depuis 2007.

On serait tenter de lui dire que c'est une obligation légale ! Chaque parti (ou candidat) qui touche des subventions publiques, soit du fait de ses résultats électoraux nationaux, soit du fait des remboursements de frais de campagne, est tenu de présenter ses comptes auprès des autorités publiques pour justifier de ses dépenses.

Celui qui a, un jour récent, mené campagne, sait quelle quantité de paperasse et de justificatifs divers il faut fournir pour expliquer la moindre dépense !

Andrée Oger aime bien raconter une anecdote autour du justificatif de l'achat de colle à paier peint. Il lui a fallu argumenter auprès de la Préfecture sur la nécessité de coller des affiches en temps de campagne !

Et puis, dans un parti républicain et démocratique, les dirigeants sont sensés, comme dans toute association, publier les comptes de leur organisation pour la fin de leur mandat ou chaque année. En tout as, au Parti communiste, c'est déjà le cas !

En présentant comme une nouveauté cette loi sur le financement des partis politiques, Copé fait de l'esbrouffe !

S'agit-il pour lui de lâcher un écran de fumée en faisant peser la suspicion sur tous les partis politiques ?

En tout cas, l'agitation dont il fait preuve une nouvelle fois servira pour le moins à semer le doute sur la véracité des accusations dont il est l'objet auprès des plus convaincus des militants UMP.

Cette stratégie est devenue une véritable gangrène qui désacralise la justice, en la mettant à chaque fois sous l'accusation de partialité, et rend sujet à caution tous les propos des politiques.

Que Copé soit coupable ou innocent dans ce dossier, espérons que la Justice nous le dise !

Mais que les leaders de la droite arrêtent, à chaque fois,  de vouloir sombrer en entraînant la République avec eux !

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 10:04

Chiffres du chômage, bilan de François Hollande: Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français était l'invité, jeudi matin, de BFMTV et RMC .

 
Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français (PCF) était l'invité, jeudi matin, de BFMTV et RMC. Au menu: chiffres du chômage, bilan de François Hollande, boycott UMP à l'Assemblée... Voici ce qu'il ne fallait pas rater de son interview.
Le tacle: Hollande poursuit la politique de Sarkozy       
Après la publication des chiffres du chômage mercredi, Pierre Laurent a critiqué les "choix politiques effectués depuis vingt ans" en France. "Ce sont toujours les mêmes et c'est un échec. Nous sommes dans une politique permanente de la rentabilité qui privilégie les dividendes à l'augmentation des salaires. Il faut faire autrement, il fait stopper l'austérité", a demandé l'allié de Jean-Luc Mélenchon au Front de gauche.       
"François Hollande poursuit la politique de Nicolas Sarkozy, il va dans la même direction et pire, il en rajoute une couche", a estimé Pierre Laurent.
L'ambition: un sursaut de gauche       
"Je constate l'échec de François Hollande contre le chômage. C'est aussi l'échec du Medef avec qui le président de la République s'est allié dans un pacte de responsabilité", a dit le secrétaire national du PCF.       
"François Hollande a été élu par les salariés sur des valeurs de partage des richesses mais depuis 18 mois on n'entend que la voix du patronat. Soit l'inverse de son électorat", a assuré Pierre Laurent.

"Je vois le mécontentement au PS et chez les militants. Nous voulons préparer une riposte de gauche". Le 4 mars prochain une "réunion unitaire" rassemblant toutes les familles de la gauche est organisée par le Front de gauche malgré les divergences observées pour les municipales.
"Pour autant, a-t-il précisé, l'alternative à François Hollande n'est pas un retour de la droite". 
Le point UMP: "c'est du cinoche"
Pierre Laurent a-t-il trouvé justifié le boycott des questions au gouvernement par les députés UMP mercredi? "Tout ça c'est du cinoche", a lâché le secrétaire nationale du PCF estimant que ça contribue au discrédit de la vie politique dans son ensemble.
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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 09:37

Pendant que nos médias et gouvernements occidentaux soutiennent l'opposition au Vénézuéla et les putchistes en Ukraine, ils oublient de dénoncer les assassinats politiques qui se multiplient en Colombie et menacent d'envoyer des troupes pour mater la révolte populaire en Bosnie.

Cette situation assez caricaturale de deux poids - deux mesures, indique finalement assez clairement que les engagements "démocrates" de l'Europe et de nos médias sont liés en premier chef aux intérêts géostratégiques du capitalisme européen. L'Union européenne soutient ceux qui servent mes multinationales. Les médias servent d'outils de communication pour formater les esprits.

Ce n'est pas la première fois que nous parlons du traitement caricatural de nos médias au sujet du Vénézuéla. Du temps de Hugo Chavez, combien de fois avons-nous entendu présenté ce pays et son gouvernement comme dictatoriaux ?

La réalité actuelle du Vénézuéla , c'est une tentative majoritaire de changer le cours du destin d'un peuple, de reprendre pour les intérêts populaires des richesses qui, autrefois, ne servaient qu'à enrichir une caste bourgeoise descendant des colons espagnols et des multinationales étrangères. La voie démocratique et pacifique choisie par Chavez et le peuple vénézuélien montre ses limites face à une bourgoisie qui contrôle encore l'essentiel de l'appareil productif, le système de distribution et les médias privés.

Dans le pays voisin, la Colombie, la normalisation politique semble toujours aussi complexe. Fidèle allié régional des Etats-Unis, la Colombie continue d'être divisée entre un Etat au service d'une minorité nantie et une opposition armée marxiste, qu'il s'agisse des FARC ou de l'ELN. Narcotrafiquants, milices d'extrême-droite et propriétaires terriens font la loi dans ce pays.

Rien que depuis 2012, ce sont 30 militants de la "Marcha Patriotica" qui ont été assassiné dans ce pays. Ce mouvement est une tentative de remettre les rebelles armés dans le champs politique. Autant dire que ces assassinats sont un signal pour indiquer aux guerrilleros qu'ils risquent leur vie s'ils déposent les armes. La même chose s'était déjà passée il y a vingt ans avec l'Union Patriotique.

Mais, alors que les émeutes d'une minorité d'étudiants et de militants occupent le devant de la scène médiatique française, et que le gouvernement vénézuélien est taxé de violences contre son peuple, la Colombie bénéficie quant à elle d'un silence médiatique complet. Un silence qui en dit long sur les choix idéologiques qui gouvernent l'indignation sélective de nos médias.

Même chose en Europe !

Pendant des mois, les événements en Ukraine ont fait l'objet de traitements médiatiques orientés, clairement en faveur de l'opposition. Cela malgré la nature de cette opposition, son noyautage par l'extrême-droite néo-nazie et son caractère électorale minoritaire ! Aujourd'hui, les nombreuses exactions de ces militants et les premières décisions de leur gouvernement ont de quoi inquiéter. Pourtant, c'est toujours ce même discours complaisant et cet appui complet qui prime dans nos gouvernements occidentaux et dans nos médias !

A l'inverse, les multiples manifestations de colère en Bosnie sont escamotées ou présentées brièvement, de manière caricaturale.

Dans ce pays, issu de l'éclatement de la Yougoslavie, le pouvoir a été réparti de manière ethnique, institutionnalisant une séparation ethnique entre bosniaques musulmans, serbes et croates, pour le plus grand bénéfice des partis politiques nationalistes de chaque camp.

Mais, la Bosnie, comme le reste des Balkans, c'est avant tout le chômage et la misère après l'effondrement de la Yougoslavie et les guerres qui ont suivi. Il va sans dire que là-bas aussi, la clique dirigeante a, elle, bénéficié des fruits de ces conflits pour s'enrichir.

Et c'est la particularité du mouvement bosniaque actuel : il se rebelle contre les tentatives en cours de briser les dernières entreprises industrielles, par delà les séparations ethniques et géographiques. De grèves en manifestations, de saccages de sièges de partis nationalistes en occupation de sièges administratifs, le mouvement perdure. Des manifestations de soutien ont lieu en Croatie et en Serbie, un symbole même si le nombre de participants reste modeste.

Et là, curieusement, quelle position prend l'Union européenne ?

Elle annonce qu'elle utilisera ses troupes présentes sur place (la KFOR) pour intervenir si jamais le mouvement s'étendait !

En clair, en Bosnie, le peuple doit fermer sa gueule et subir les politiques nationalistes sans réagir !

Il y a donc là aussi un apparent paradoxe en un soutien total à des manifestations de rue en Ukraine et un rejet de ces même manifestations de rue en Bosnie. Un apparent paradoxe qui s'explique, là encore, par la soumission du pouvoir bosniaque aux intérêts des entreprises européennes : le milieu bancaire bosniaque est tombé dans l'escarcelle autrichien, par exemple.

Le traitement médiatique des événements dans le monde, comme en France, ne peut pas être neutre.

Le choix des sujets traités et, donc, le choix des sujets mis de côté, est déjà un choix politique.

Le traitement de ces sujets en est un autre.

L'Europe, la France, vivent dans l'apparence de la démocratie et de médias libres.

La propagande massive et organisée des médias, le modèle de consommation insinué dès l'enfance dans l'esprit des européens, le système politique qui favorise les deux pôles de consensus avec les milieux économiques, tout concourre au maintien d'un système politique et économique qui profite allègrement des richesses du continent.

Le rejet des partis par les peuples, en France comme ailleurs, n'est que l'expression de cette désillusion d'une population qui sent  qu'elle n'a aucune prise sur les événements par la voie parlementaire.

Le mouvement communiste est justement là pour ça, pour redonner la parole et le pouvoir au peuple, en reprenant à la fois le contrôle de l'appareil politique et celui de l'appareil économique. Ce que font finalement les vénézuéliens.

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 09:26

 Coup d'état parlementaire, interdiction du russe dans de nombreuses régions, interdiction en cours du Parti communiste, agression sur des responsables communistes, nomination d'un responsable néo-fasciste comme procureur général,... l'Ukraine démocratique vantée par nos médias pour le compte des libéraux au gouvernement et à Bruxelles, cette Ukraine démocratique ressemble de plus en plus à une dictature fasciste.

Quoi qu'en disent nos médias, les événements en cours en Ukraine sont loin de constituer une victoire du peuple ukrainien sur une méchante dictature. Il s'agit juste du remplacement d'un pouvoir oligarchique pro-russe par un pouvoir oligarchique pro-européen.

Deux castes s'affrontaient, défendant les intérêts de groupes économiques antagoniques. C'est la caste pro-européenne qui l'a emportée, avec l'appui de l'Occident et, surtout, l'appui des groupes et partis ouvertement néo-fascistes d'Ukraine.

Pour rappel, l'Ukraine a fourni d'importants bataillons de troupes aux Waffen SS dans les années 42 à 44, notamment au travers de la division Galatia (nom de l'ouest de l'Ukraine). Exactions contre les russophones, massacres de juifs, de partisans communistes, ces nationalistes ukrainiens ont rejoint la lutte clandestine lorsque l'Allemagne nazie a capitulé. Leur lutte s'est poursuivie jusqu'en 1950 dans les forêts de l'ouest du pays.  

 Ukraine - SO de SvobodaCe sont des nostalgiques de cette époque qui, aujourd'hui, paradent dans Kiev et dans bon nombre de villes de l'ouest ukrainien, là où le parti dominant de ce courant d'extrême-droite, Svoboda, fait ses meilleurs résultats. Son service d'ordre a d'ailleurs repris l'emblème de la division SS Das Reich, la Wolsangel.

C'est donc à ces gens-là que l'Union européenne, les Etats-Unis et la France, dans le lot, ont fait appel pour déloger un gouvernement qui avait le gros défaut d'être au service de la bourgeoisie pro-russe d'Ukraine et refusait, à ce titre, de se plier aux exigences des multinationales d'Europe occidentale et des Etats-Unis.

Après des mois de siège et des violences qu'aucune démocratie occidentale n'aurait tolérées, l'invasion du Parlement par ces militants radicaux a amené une majorité de parlementaire, ceux de l'opposition évidemment mais aussi une poignée de parlementaires de la majorité, a voté la destitution du Président.

Qu'en pense le peuple ukrainien ? Personne ne sait et l'Europe s'en fout. La démocratie n'est pas son objectif.

Le Parti Svoboda vient d'obtenir du nouveau pouvoir autoproclamé l'important poste de procureur général, après la nomination d'Oleg Makhnitski hier. Celui-ci aura la haute main sur les juges. Autant dire que ceux qui seraient tenté de rechigner à condamner tout partisan de l'ancien pouvoir risquent de sauter !

Ce Parti a déposé une loi pour interdire toute activité communiste dans le pays. C'est aussi un grand classique des dictatures fascistes, l'une des premières décision qu'ils prennent en général : éliminer les communistes, leurs plus importants adversaires !

Or, la charte européenne empêche toute interdiction d'activité politique communiste. Pour l'instant, curieusement, nos grands défenseurs des Droits de l'Homme bruxellois et parisiens n'ont rien vu, rien entendu ?

De la même façon, le nouveau gouvernement vient de faire sauter la loi permettant aux langues parlées par au moins 10 % de la population d'une Région de servir pour la rédaction de documents administratifs. Cette décision vise bien évidemment les "minorités" russes de l'ouest de l'Ukraine et les minorités polonaises ou moldaves. L'épuration ethnique commence ici, comme elle a commencé dans la guerre des Balkans, quand le gouvernement nationaliste croate a interdit l'alphabet cyrillique utilisé par les serbes de Croatie.

Rappelons aussi les décisions précédentes interdisant dans plusieurs régions de l'ouest de l'Ukraine le Parti des Régions (du Président sortant et parti majoritaire aux dernières élections !) et le Parti communiste (Opposé aux deux blocs et qui réalise 14,5 % des voix nationalement !). Depuis, plusieurs sièges régionaux de ces deux partis ont été saccagés et la siège national du PC à Kiev a été également saccagé.

    Ukraine---Rostislav-Vasilko--KPU-Lviv.jpgPire, le responsable du PC sur l'importante commune de Lviv, Rostislav Vasilko, a été torturé en place publique par des militants d'euromaïdan, sa femme, ses enfants et sa mère menacés de mort !

Enfin, notons le pillage et l'incendie de la maison du président national du PC ukrainien, Petr Simonenko, dans une commune proche de Kiev. 

Ce tableau est terrible.

Depuis des mois, les opposants au gouvernement en place multipliaient les actes de violence, encouragés par un gouvernement incapable d'en appeler au suffrage universel et qui utilisait, lui aussi, la violence.

La tension en Ukraine, attisée et légitimée par l'Occident, amène désormais ce pays au bord de l'explosion entre Régions ukrainophones et régions russophones, sans qu'on puisse dire ce que deviendront les ukrainiens qui refusent de choisir un camp plutôt que l'autre. C'est un scénario à la yougoslave qui se prépare.

Le gouvernement français et, avec lui, l'Union européenne, doivent cesser leur jeu partisan en faveur d'un nouveau pouvoir ukrainien qui n'est ni légitime, ni démocrate !

L'Ukraine est devenu le terrain de jeu d'une confrontation entre le lobby capitaliste occidental, Européens et Etatsunien, contre le lobby capitaliste russe. Une guerre froide d'un nouveau genre.

Pour l'heure, la seule force politique en Ukraine qui manifeste sa volonté d'unité nationale mais aussi d'indépendance face aux deux blocs, c'est le Parti communiste. L'importante vague d'adhésion actuelle au KPU montre que les ukrainiens voient en lui un recours. Les néo-fascistes l'ont bien compris.

Puissent les ukrainiens être capables de déjouer le piège néofascistes et puissent nos gouvernants prendre conscience du danger qu'il font courir non seulement aux ukrainiens mais aussi à tous les peuples d'Europe !

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 09:44

Dans la série "on nous prend pour des pigeons", les bénéfices des entreprises côtées en Bourse qui partent se perdre dans la poche des actionnaires n'ont cessé d'augmenter depuis 2009. Ils représentent aujourd'hui 731 milliards d'euros au niveau mondial et près de 37 milliards d'euros rien qu'en France !

Certains diront que c'est normal que les actionnaires touchent des dividendes. L'argument habituel c'est que leur argent fait tourner les entreprises et qu'ils prennent des "risques". Du blabla pour justifier une véritable exploitation du travail !

Celui qui prend des risques, c'est celui qui chaque matin va bosser dans son entreprise et qui permet à celle-ci de faire du chiffre d'affaires, parfois au péril de sa santé ! Comme l'a démontré Karl Marx dans "Le Capital", les bénéfices ne sont rien d'autre finalement que du travail non rémunéré : une partie des heures effectuées par le salarié servent à rémunérer les actionnaires, le "capital". C'est de la plus-value.

Avec ces chiffres, on comprend toute l'hypocrisie du discours sur la crise économique, sur les "efforts" que doivent faire les "ménages", les salariés du public comme du privé, soit disant pour lutter contre un chômage qui continue de flamber. Hypocrisie de la finance quand les banques refusent de délivrer des crédits aux particuliers et aux petites entreprises !

Après le krach financier et boursier de 2008, les banques et les spéculateurs financiers se refont la santé sur le dos de l'économie mondiale. Les gouvernements qui sont à leur service, celui de Sarkozy et de l'UMP comme celui de Hollande et du PS en France, en profitent pour briser les acquis sociaux des travailleurs qui "coûtent" aux actionnaires et qui sont autant de freins à une libéralisation financière complète de la planète : accord de l'ANI contre le Code du travail, multiplication des allègements fiscaux (comme la suppression de la cotisation famille), pacte de responsabilité, reculs successifs de l'aâge de départ en retraite, etc...

Oui ! Nos gouvernants nous prennent pour des pigeons !

A nous de nous rebeller ! Profitons de la journée intersyndicale du 18 mars et de la probable journée d'action du Front de Gauche, du PCF et de la gauche alternative le 12 avril pour renouer avec les grandes mobilisations ouvrières qui ont permis, en 1936, en 1947 ou en 1968, d'arracher des conquêtes sociales au patronat, aux financiers et à leurs gouvernements !

Solidaire


 La troisième place mondiale

«Tu vois, le monde se divise en deux catégories : il y a ceux qui ont le pistolet chargé et ceux qui creusent. » La réplique culte du film le Bon, la Brute et le Truand définit parfaitement l’année qui vient de s’écouler.

D’un côté les records de chômage et de l’autre ceux des dividendes.

Selon l’Indice Henderson Global Dividend, les sociétés mondiales cotées ont gavé leurs actionnaires de 1 003 milliards de dollars, 731 milliards d’euros, l’an dernier. C’est la toute première fois que les dividendes versés franchissent la barre des 1 000.

Au cours des cinq dernières années, la croissance annuelle moyenne des dividendes a été de 9,4 %. Tant et si bien qu’entre 2009 et 2013 les revenus du capital ont gonflé de 43 %, avec une hausse de 310 milliards de dollars.

Avec une explosion de 49 % en cinq ans, les États-Unis représentent à eux seuls un tiers du gâteau mondial, avec 301,9 milliards de dollars, loin devant le Royaume-Uni dont les dividendes se sont accrus de 39 % depuis 2009.

Avec 50,5 milliards de dollars, soit environ 36,8 milliards d’euros, la France est le troisième pays du monde dans la course au podium pour les versements de dividendes.Un niveau qui reste néanmoins inférieur aux 51 milliards de dollars versés aux actionnaires des sociétés hexagonales en 2009 et aux 58 milliards de dollars distribués en 2011.

Dans l’ensemble de l’Europe, hors Royaume-Uni, en pleine crise de la zone euro, les dividendes versés ont atteint 199,8 milliards d’euros, contre 185,4 milliards en 2009, soit une hausse de 7,8 % en cinq ans. Les pays émergents représentent la troisième grande zone géographique pour les dividendes, avec une progression spectaculaire de 109 % depuis 2009.

En augmentation de 76 % – pour un montant de plus de 160 milliards d’euros –, c’est évidemment le secteur financier qui fournit près d’un quart du gâteau mondial (24 %). Juste devant le secteur pétrolier, qui constitue l’un des piliers de la distribution de dividendes sur le plan mondial. Sur 7 dollars de dividendes versés en 2013, le secteur pétrolier en a versé 1. À l’instar de Total qui s’affiche comme la société française la plus généreuse en termes de dividendes. Dans le classement mondial, le groupe pétrolier arrive en quatorzième position.

Un article du journal "L'Humanité" du 25 février 2014

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