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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 10:25

Le pire des scénarii est-il en train de s'écrire en Ukraine ?

Depuis des semaines, sur ce blog, nous vous alertons sur la situation réelle en Ukraine et sur le rôle malsain que jouent l'Union européenne et les Etats-Unis dans ce dossier.

Face à un gouvernement Ianoukovitch au service d'une clique affairiste russophile, l'opposition n'a pas eu de mal à faire monter la pression en laissant ses éléments d'extrême-droite prendre le contrôle de la rue : les milieux d'affaires n'aiment pas les conflits !

Aujourd'hui, la situation en Ukraine s'apparente à un coup d'état : les parlementaires siégeant dans un hémicycle envahi par les militants de l'opposition n'avaient pas vraiment d'autre choix que de voter la destitution du président même si un grand nombre a eu le courage de s'y opposer.

D'ailleurs, le président s'est réfugié dans l'ouest du pays (Kharkov) et dénonce un "coup d'état".

Parallèlement, l'extrême-droite étend son emprise sur l'ouest du pays.

Après avoir interdit (!) le Parti communiste et le parti présidentiel (Parti des Régions) dans plusieurs régions de l'ouest du pays déjà sous son contrôle, ce sont plusieurs locaux du PC d'Ukraine qui ont été saccagés ces derniers jours, dont le siège national du KPU, ce week-end. Le parti d'extrême-droite SVOBODA, allié à l'opposition, exige d'ailleurs l'interdiction pure et simple du Parti communiste. Un vieux réflexe fasciste qui fleure bon les années trente.

Le grand rabbin d'Ukraine appelle d'ailleurs les juifs de Kiev a évacué femmes et enfants de la capitale. Loin du cliché "démocratique" de l'opposition ukrainienne que nous vendent nos médias, celle-ci commence son règne par l'interdiction des partis politiques adverses (et majoritaires, rappelons-le !) et en assumant un discours antisémite, antirusse et anticommuniste.

Malgré ses "valeurs", cette opposition bénéficie du soutien de l'Occident uniquement parce qu'elle veut rompre avec Moscou pour entrer dans le giron libéral de l'Allemagne et des Etats-Unis !

Ce qu'oublient aussi de nous dire les médias, c'est que cette opposition, si elle impose par la violence ses choix dans l'ouest du pays, est vigoureusement rejetée dans l'ouest. La province de Crimée, par exemple, annonce sa sécession si l'Ukraine ne restait pas un pays uni et démocratique. Des milices antifascistes se montent dans tout l'est et le sud du pays.

Bref ! L'Ukraine est aux portes de la guerre civile !

Etats-Unis et Union européenne ne sont pas pour rien dans cette situation, cherchant à destabiliser un pays ouvertement pro-russe.

Cette volonté permanente d'affaiblir les pays qui échappent au contrôle des Etats-Unis et de ses alliés a un relent de guerre froide qui risque à tout moment de déraper.

Les exemples successifs de désagrégation de pays sous l'action de l'Occident, toujours sous l'argument cynique des "droits de l'Homme" et de la "démocratie", montrent les tragédies qu'engendrent pour les peuples l'intervention occidentale : Yougoslavie, Afghanistan, Libye, Iraq, Syrie aujourd'hui,... crises sociales, désintégrations de nations, guerres civiles, terrorisme, misère,... Quel triste bilan en notre nom !

Si le gouvernement ukrainien méritait d'être puni, c'est par la volonté du peuple ukrainien, et non par celui des puissances occidentales, au travers d'une opposition électoralement minoritaire et de son bras armé néo-nazi.

L'Union européenne et la France doivent arrêter de jeter de l'huile sur le feu en Ukraine et cesser toute ingérence dans les affaires de ce pays en cessant de soutenir ouvertement un camp contre l'autre.

C'est aux ukrainiens de décider librement de leurs dirigeants et des alliances économiques de leur pays !

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 10:23

La France comme elle va, après des années de sape du système de santé.

Prévisible et tragique. Merci les gouvernements successifs !

On voit à quoi mène la politique comptable dans le domaine de la santé.

Solidaire


Samedi, une patiente a été retrouvée morte dans la salle d’attente des urgences de l’hôpital Cochin plusieurs heures après son arrivée. 

C’est un peu comme la chronique d’un accident annoncé. Samedi soir, une patiente qui s’était présentée dans l’après-midi aux urgences de l’hôpital parisien Cochin a été retrouvée morte dans la salle d’attente quelques heures après. « La patiente, qui se plaignait de douleurs aux jambes, s’est présentée aux urgences de Cochin vers 16 heures, rapporte Marise Dantin, secrétaire de la CGT de l’hôpital. Elle a vu l’infirmière d’accueil et d’orientation avant d’être installée dans un fauteuil dans la salle d’attente.

Vers 17 heures, le médecin l’a appelée mais, comme elle ne répondait pas, il a pris un autre patient. À 17 h 30, voyant qu’elle ne répondait toujours pas, l’équipe en a déduit qu’elle était partie, ce qui arrive souvent, les patients en ayant marre d’attendre. Sauf qu’à 22 heures, l’équipe de nuit s’est aperçue que la patiente était décédée dans son fauteuil, et ce, depuis plusieurs heures.

Entre huit et douze heures d'attente dans certains services d’urgence parisiens

Cet accident met en lumière les ravages des réorganisations à l’œuvre à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) en particulier. « L’augmentation des volumes d’activité est incompatible avec la sécurité des patients et des personnels de santé », dénonce Christophe Prudhomme, médecin urgentiste syndiqué à la CGT. « Il n’est pas rare d’attendre entre huit et douze heures dans certains services d’urgence parisiens », fait-il remarquer, en faisant le lien avec la fermeture des urgences de l’Hôtel-Dieu. Depuis des mois, avec d’autres, il alerte sur les conséquences de cette fermeture et notamment l’engorgement des services d’urgences alentour, d’ores et déjà incapables de répondre aux besoins. « Des patients risquent de mourir », avait d’ailleurs prévenu Gérald Kierzek, médecin aux urgences de l’Hôtel-Dieu. L’actualité lui a malheureusement donné raison.

Interrogée par l’Humanité, l’AP-HP n’a pas souhaité s’exprimer. Mais, en attendant, l’Usap-CGT a demandé à Martin Hirsch, le directeur, de diligenter rapidement une enquête sur l’accident de Cochin.

L'Humanité, du 20 février 2014

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 10:29

Sans commentaire


Patrice Heems - Professeur des écoles
http://www.huffingtonpost.fr/patrice-heems/moi-fonctionnaire-de-quel-droit-gelerait-on-mon-salaire_b_4802872.html    
Moi, fonctionnaire, de quel droit gèlerait-on mon salaire?
Il parait que l'État a décidé de geler l'avancement des fonctionnaires. Il parait que c'est faux. Il parait qu'on y a pensé. Il parait que le "sujet est sur la table". Mais le gouvernement dément formellement qu'il envisage la chose.       
Alors, ça se fera-t-y ? Ça se fera-t-y pas ? P'têt' bin qu'oui, p'têt' bin qu'non. Comme d'habitude on verra bien si ça arrive. Comme d'habitude, il émane de cette rumeur l'impression que des décisions se prennent à la "va comme je te pousse" selon un système de "brainstorming" sauvage auquel tout le monde est invité à participer. Quelqu'un, quelque part a une idée. Il s'empresse alors, s'il en a la possibilité, de diffuser cette idée dans les médias et là, immédiatement, chacun se précipite pour donner son avis, commenter, argumenter, polémiquer. On crie, on s'insulte, on s'accuse: "Non je ne l'ai pas dit ! Si tu l'as dit ! C'est çui qui dit qui est !".
Peu importe le sujet.       
Et si par bonheur, l'idée lancée en pâture concerne un tant soit peu l'école, alors tout le monde s'empresse d'emboucher sa trompette pour donner son avis pertinent : "Il faut interdire le scandale de la méthode globale!", "Les instits passent leur temps à montrer des livres pornographiques et pédophiles", "Des transsexuels sont désormais autorisés à venir dans les classes pour apprendre aux enfants la théorie des genres".       
Et allez ! Pourquoi pas ? Il parait même que le Ministère de l'Éducation Nationale envisage l'achat de 25 000 éléphants pour généraliser les cours de cirque dans les maternelles. Si, si, je vous jure, j'ai reçu un SMS à ce sujet : preuve que c'est vrai !       
Les enseignants, depuis quelques années, sont particulièrement soignés par tous ces "experts" multicartes qui aiment à donner leur avis. Forcément: l'école, ça concerne tout le monde, tout le monde y a été un jour (au temps ou "c'était mieux avant"), tout le monde a un enfant ou un neveu ou un fils de sa concierge qui va à l'école et tout le monde est donc compétent pour proposer d'améliorer ce qui va mal, forcément mal. Parce que ça va mal n'est-ce pas ? Ce n'est plus comme avant ? Le niveau baisse, non ? Quand même, dans le temps, on respectait les professeurs !       
Tiens, et si on parlait de cela justement: du respect.       
Je suis instituteur. Professeur des écoles si vous préférez. (Tiens, voilà un de ces changements utiles qui a bouleversé ma vie professionnelle ces dernières années: mon métier a changé de nom. J'ai les mêmes élèves, travaille sans moyens, dans les mêmes locaux vétustes, pour le même salaire mais maintenant je suis "prof". Ah !)       
Je suis fonctionnaire. Fonctionnaire au service de l'Etat (c'est une des épreuves des concours de la fonction publique). Ce qui signifie que ma mission est de participer au bon fonctionnement de l'Etat républicain. Quand on y réfléchit bien, c'est une noble mission dont on peut tirer fierté à juste titre. Une mission respectable. Et c'est bon de se le rappeler de temps en temps parce que, vraiment, il y a des moments on je me demande si je ne devrais pas avoir honte de ce statut.       
"Fonctionnaire", je me trompe ou c'est désormais une insulte ? Pas une grosse insulte, mais qui doit se situer quelque part entre "fainéant incompétent" et "parasite" sur l'échelle de la gravité des propos. "Il y a trop de fonctionnaires", on entend cela tout le temps.       
Et chacun d'imaginer, immédiatement, des bureaux remplis de gens qui s'ennuient, qui attendent bêtement sur leur chaise que vienne enfin le moment où ils auront le droit de rentrer chez eux. Pourquoi sont-ils là ? Pourquoi sont-ils enfermés dans ces bureaux, personne ne le sait. Ont-ils, comme certains le pensent, choisi délibérément d'être inutiles, allant même jusqu'à faire des études et passer des concours pour en avoir le privilège ou sont-ils, comme d'autres le pensent, les victimes d'un état totalement déséquilibré dont les responsables (responsables, est-ce bien le mot ?) inventent chaque jour des postes inutiles pour grossir les rangs déjà bien serrés de ces bouches inutiles ?       
"Il y a trop de fonctionnaires". Les classes sont surchargées, les policiers débordés, les infirmières épuisées, les conseillers de Pôle Emploi craquent devant le nombre de dossiers qu'ils ne pourront pas traiter mais, c'est sûr, ils sont trop nombreux. "Il y a trop de fonctionnaires". Je suis fonctionnaire au service de l'État, au service de la République et je n'ai pas le sentiment d'être de trop.       
Et même, s'y j'y réfléchis bien, je n'éprouve pas le moindre sentiment de culpabilité. Alors j'en ai un peu assez d'avoir l'impression qu'il faudrait que je m'excuse, que je demande pardon d'être un privilégié qui vit au crochet de "ceux qui créent de la richesse", expression qu'utilisait il y a quelques jours le Président de cette République que j'aide à fonctionner.       
Parce que voilà: tout est là! Je ne crée pas de richesse. Un policier ne crée pas de richesse, un magistrat ne crée pas de richesse, un fonctionnaire du trésor public ne crée pas de richesse, il aide juste l'état à prendre de l'argent à ceux qui en créent pour entretenir les bataillons d'inutiles.       
Alors, du coup, c'est normal. C'est normal qu'on gèle nos salaires, qu'on gèle notre avancement. C'est normal que ne conditions de travail se dégradent, puisque de toutes façons nous ne servons à rien: nous ne créons pas de richesse.       
Oui, c'est vrai, un fonctionnaire ne crée pas de richesse, il fait juste en sorte, humblement, à sa place, que ça tienne debout. "Ça", c'est le système de santé, le système éducatif, la sécurité, la justice. "Ça", ce sont des routes en bon état, des espaces publics entretenus, des enfants protégés. "Ça", c'est la recherche dans tous les domaines et pas seulement ceux qui rapportent le plus, c'est la même loi pour tous, puissant ou misérables. "Ça", c'est la vie en société.       
Alors bien sûr tout ne va pas bien. On pourrait sûrement mieux faire tourner la machine. Et chaque fonctionnaire ne souhaite que cela. Le policier voudrait pouvoir lutter plus efficacement contre la délinquance, l'assistante sociale souhaiterait pouvoir apporter des aides plus efficaces aux personnes en détresse, les magistrats adoreraient rendre une justice plus efficace et plus sereine et les instituteurs exulteraient si chaque enfant savait lire à la fin de chaque année scolaire.       
Seulement voilà, ça ne se passe pas comme ça. Ce n'est pas facile à vivre. Et tous les fonctionnaires sont intimement persuadés que le rôle de l'État est de les aider à être plus efficace dans leurs missions. Et là, ça ne va plus.       
Tenez par exemple, depuis que je suis instituteur, j'ai vu les programmes scolaires changer en 1985, 1989, 1990, 1995,1998, 2002, 2008, 2012 et 2013. Ce qui signifie, si on y réfléchit, que depuis 30 ans, pas un seul enfant n'aura eu les mêmes programmes sur l'ensemble de sa scolarité. J'ai entendu dire tout et son contraire par les ministres et les gouvernements successifs. J'ai vu changer les sigles à une vitesse telle que je n'arrive plus à les retenir. J'ai vu la semaine de classe se réduire à 4 jours pour revenir à 5 jours 5 ans après dans l'anarchie la plus complète.       
Pourquoi ? Parce que ce que les moyens d'un enseignement efficace ne sont pas la priorité: ce qui importe, c'est de faire croire que l'on crée ces moyens. Alors tout change tout le temps, à tout bout de champ. Et je ne comprends plus grand-chose, mes collègues non plus.       
Je suis instituteur, fonctionnaire de la République et je suis bien incapable de dire quel citoyen la République me demande de former. Je suis bien incapable, moi qui dirige une école au quotidien, de dire ce que la société, la République, l'État attend de son école.
On va geler mon avancement, ou pas. On va geler mon salaire, ou pas. On va réduire le nombre de mes collègues, ou l'augmenter, ou ni l'un ni l'autre. On va ajuster, chercher les moyens de faire des économies, chercher les moyens de plaire à l'opinion publique, chercher les moyens de plaire à la commission de Bruxelles et j'ai pleinement conscience que la variable d'ajustement, c'est moi.
Mais je suis fonctionnaire au service de l'État, je ne suis pas là pour ça. Je suis là pour que l'État fonctionne.       
Alors si c'était possible, j'aimerais pouvoir y travailler.
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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 10:34

Ça bouge à gauche, sur le plan syndical comme sur le plan politique !

Le 18 mars, CGT, Solidaires et FSU rejoignent FO dans un appel à mobilisation.

Le 12 avril, c'est le Parti communiste français, le Front de Gauche et, on l'espère, le NPA, qui avancent l'idée d'une journée de manifestation.

Face au gouvernement Hollande - Ayrault, on ne peut plus dire qu'il y a seulement malaise. Cela fait des mois que la rupture est consommée entre, d'un côté, les forces de gauche et les syndicats de travailleurs, et, de l'autre, un gouvernement qui semble s'être pacsé avec le syndicat patronal MEDEF.

Cette rupture, elle se ressent aussi auprès des citoyens, des travailleurs, qui sont désormais très largement en défaveur du Président de la République, de son premier ministre et des politiques menées par l'ensemble du gouvernement, comme le montrent tous les sondages. La démobilisation des électeurs socialistes habituels aux prochaines élections montre l'ampleur de ce rejet.

L'actualité, c'est la nouvelle attaque généralisée en faveur des patrons et des milieux financiers que concocte le gouvernement au travers de son pacte de responsabilité.

La promesse faite par le patron du MEDEF, Pierre GATTAZ (héritier de la fortune, de l'entreprise et du titre de patron des patrons de son papa, Yvon)  de créer 1 million d'emplois en 5 ans en échange de 100 milliards d'euros d'allègements fiscaux supplémentaires a été qualifié de tartufferie par le secrétaire général de la CGT. A juste titre.

En effet, 200 000 emplois par an, c'est déjà se que créent actuellement les entreprises françaises ! Gattaz n'annoncent donc... que du vent !

On peut aussi rajouter qu'1 million d'emplois pour 100 milliards de cadeaux fisacux aux entreprises, cela représente 100 000 euros par emploi ! Une sacrée somme tout de même !

Autant utiliser directement ces 100 milliards d'euros pour créer des emplois de service, notamment dans les ervice public, puisque, de toute façon, les entreprises crééront ce million d'emplois, avec ou sans aides !

A côté de cela, c'est l'annonce (ou non) d'un gel des salaires des fonctionnaires qui rajoutera un peu d'huile sur le feu de la crise économique, en réduisant le pouvoir d'achat de plusieurs millions de familles françaises.

L'austérité, qui sera au coeur de ces journées de mobilisation, ne sert vraiment que les intérêts des riches, des nantis, des parasites financiers de notre économie.

Il est plus que temps que le monde du travail riposte !

Ces deux journées d'action offrent deux cadres de mobilisation aux travailleurs : un cadre syndical, au sein de l'entreprise, et un cadre politique, pour transformer la riposte sociale.

18 mars, 12 avril : deux dates à retenir sur nos agendas !

Tous dans la rue !

 

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 10:27

Vénézuéla, Ukraine : deux pays parmi d'autres qui échappent encore à l'appétit dévastateur du libéralisme occidental.

Heureusement qu'internet existe ! Les médias classiques, presse écrite, radio comme télévision présentent les événements qui se déroulent au Vénézuéla et en Ukraine sous un angle tellement partisan qu'il en devient caricatural.

Pas besoin d'être une organisation catholique intégriste pour manipuler l'information ! On peut être un média officiel et avoir unecarte de journaliste ! Si Civitas utilise des photos québécoises pour manipuler l'opinion sur de faux cours sur la sexualité au sein de l'école française, nos grands médias utilisent eux aussi la manipulation. Mais à grande échelle !

Goebbels, ministre nazi de la propagande, affirmait traiter l'information sous la forme de l'émotion et non sous la forme de la raison. L'émotion est manipulable tellement facilement !

Aujourd'hui, nos médias de masse appliquent des stratégies voisines autant pour le Vénézuéla, on était habitué, que pour l'Ukraine.

Voilà deux pays bien différents mais qui partagent un défaut majeur : ils n'ont pas sombré dans le camps libéral, refusant ostensiblement de soumettre leurs peuples et leurs richesses à la domination carnassière des marchés financiers et des multinationales occidentales.  

Pire ! Le Vénézuéla, depuis Hugo Chavez, est parti dans une stratégie d'émancipation vers le socialisme, entrainant avec lui d'autres pays d'Amérique du Sud. Un contre-exemple à ceux qui affirment que le capitalisme est un horizon indépassable depuis la chute de l'Union soviétique en 1991. Inadmissible pour eux !

Si on est habitué à voir un traitement très partisan de l'actualité vénézuélienne depuis le début du siècle, les derniers événements en date tournent à la manipulation de l'information.

Des images empruntées à d'autres événements dans le monde sont diffusés dans les médias pour illustrer une soi-disant violence gouvernementale contre son propre peuple : sont ainsi utilisés une photo (célèbre) d'une jeune égyptienne déshabillée en public place Tahrir au Caire par la police de Moubarak, ou une photo de répression policière du mouvement étudiant au Chili l'an passé ou, encore, une photo de cadavres prise en Syrie.

Circule aussi une vue aérienne d'une grande procession religieuse dans Caracas pour donner l'illusion de manifestations d'ampleur de l'opposition.

Ramon-Soto---Venezuela---10-avril-2013.jpg Le pire, c'est d'utiliser des portraits de victimes des violences de l'opposition pour affirmer qu'il s'agit de victimes de violences policières. C'est le cas de Ramon Soto, étudiant vénézuélien et partisan du PSUV au pouvoir, agressé par des militants d'extrême-droite à l'université de Miranda en février 2013. Sa photo circule aujourd'hui sur des médias avec un commentaire le qualifiant de militant de l'opposition frappé par la police !

Par contre, des dizaines de milliers de jeunes vénézuéliens ont défilé samedi dernier partout dans le pays pour défendre l'ordre constitutionnel et dénoncer les violences de la droite. Pas une image n'a été diffusée en France ! Invisibles !

L'Ukraine est victime à son tour d'une intense campagne de manipulation médiatique.

Hier, pour la première fois, France Info parlait de manifestations réprimées par le "régime" ukrainien.

Régime. L'insulte est lancée.

Dansle vocabulaire médiatique actuel, quand on veut décrédibiliser un gouvernement, on parle de "régime". Le "régime syrien", le "régime nord-coréen", le "régime vénézuélien" : ça a un côté junte militaire, dictature, clique.

Par contre, on parle de"l'Arabie Saoudite", du "Qatar", sans préciser la nature de ces "régimes" amis.

Et donc, ce fameux et méchant "régime ukrainien" écraserait avec violence sa population qui exige depuis des mois qu'il réponde à ses légitimes aspirations à entrer dans le rêve européen. "L'Europe", autre sujet de manipulation linguistique puisqu'il ne s'agit pas de savoir si l'Ukraine est en Europe (géographique) mais bien de savoir si elle doit entrer dans l'Union européenne (l'institution politique). Suisse, Norvège, Serbie, Biélorussie, Moldavie, Albanie,... sont en Europe également mais pas dans l'Union européenne !

Nos médias déforment une réalité où le gouvernement actuel en Ukraine est issu d'élections libres et démocratiques, autant son Président que sa majorité parlementaire, et que les organes d'Etat, police ou armée, administrations préfectorales, ont toute légitimité à faire régner l'ordre et la loi sur tout le territoire ukrainien.

Inversement, la réalité de cette opposition, où désormais règne l'aile néo-nazie, est volontairement niée, cachée. Toute violence vient forcément de la police donc du gouvernement. Au mépris des faits et des témoignages.

On peut critiquer ce gouvernement ukrainien, ce que font d'ailleurs nos camarades du PC d'UKraine, mais prendre fait et cause pour les éléments les plus violents et réactionnaires d'une opposition légalement battue dans les urnes, et manipuler les faits, ce n'est plus donner de l'information, c'est faire de la propagande !

Comme pour la guerre en Irak, celle en Libye ou celle en Syrie, nos médias servent aujourd'hui de moyens de propagande au service des intérêts de leurs propriétaires, groupes financiers ou industriels qui défendent leurs intérêts au travers d'un impérialisme occidental.

Peu importe la réalité ! Peu importe la démocratie ! Peu importe les souhaits et les intérêts des peuples !

Nos médias ne sont pas là pour informer avec justesse mais pour porter le message de leurs commanditaires, formater les esprits, soumettre les Français à l'idée d'une société idéale qui aurait pour socle le capitalisme libéral mondialisé et comme système politique une pseudo-démocratie basée sur un bipartisme perpétuel, une société idéale qui aurait pour mission, comme au temps des colonies, de porter le saint message civilisateur aux peuples qui pensent différemment.

Méfiez-vous des médias !

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 10:17

Stratégie de la dernière chance pour les extrémistes ukrainiens ?

Alors que la situation tendait à l'apaisement et à la reprise des négociations entre opposition et majorité gouvernementale, une flambée de violences entraine le chaos et des morts en Ukraine. Il semble bien que l'aile radicale et extrémiste de l'opposition refuse de laisser le dialogue et la démocratie prendre le dessus. Reste la tentative de prise de pouvoir par la violence et l'embrasement général !

N'oublions pas que les derniers foyers de guérilla se sont éteints en 1950 dans l'ouest de l'Ukraine avec l'écrasement des derniers foyers de nationalistes ukrainiens qui poursuivaient la guerre contre les russes, les juifs et les communistes entamée au côté des troupes d'occupation nazis.

Solidaire


Un article de Nicolas Maury :

Ils ont été financé par les occidentaux, toléré par le Parti des régions, les néonazis d'EuroMaïdan ont tenté hier de prendre le Parlement (la Rada) pour mener un putsch, les forces de sécurité ukrainienne ont lancé en réponse une forte contre-offensive qui se solde par de lourdes pertes de part et d'autre.

25 morts, 300 blessés à Kiev et l'ouest du pays qui s'embrase, l'Ukraine cours vers la guerre civile
La tension est à son maximum à Kiev, la capitale ukrainienne
Les autorités ont adressé ce mardi un ultimatum à l'opposition pour mettre fin aux violents affrontements entre opposants au président Viktor Ianoukovitch et policiers. Vers 20 heures, le gouvernement a fini par exécuter ses menaces et lancé l'assaut sur les manifestants, réunis à la Maïdan, la place de l'Indépendance, occupée par des milliers de personnes depuis près de trois mois.        
Vers Minuit, la Maison des Syndicats, transformée en QG des manifestants en plein centre de Kiev, était en feu sur plusieurs étages. Des opposants quittaient ce bâtiment donnant sur le Maïdan, place centrale de Kiev.       
Selon le chef de la commission des affaires étrangères de la Douma (chambre basse du Parlement russe), Alexeï Pouchkov, l'Ukraine se trouve au bord de la "guerre civile". Et Alexeï Pouchkov a accusé les Occidentaux d'en être responsables.
Les néonazis d'EuroMaïdan ont déclenché hier une offensive alors que les négociations avançaient vers une fin de conflit       
Dans la matinée, plus de 20 000 manifestants s'étaient dirigés vers le parlement, qui doit examiner une réforme constitutionnelle réduisant les pouvoirs présidentiels. Bon nombre occupaient également le siège du Parti du président Viktor Ianoukovitch. Entre 200 et 300 d'entre eux ont jeté des pavés et des cocktails molotov sur ce bâtiment dont ils ont brisé plusieurs vitres.       
Les policiers ont tiré sur les manifestants des balles en caoutchouc et des grenades assourdissantes et ont eu recours au gaz lacrymogène, après des jets de pavés.
25 morts, 300 blessés à Kiev et l'ouest du pays qui s'embrase, l'Ukraine cours vers la guerre civile
Ianoukovitch met en garde les opposants et appelle ces derniers a lâcher les plus radicaux
Alors que l'assaut est toujours en cours contre les manifestants dans le centre de Kiev ce matin, le président ukrainien menace de "changer de ton" avec les dirigeants de l'opposition s'ils ne prennent pas leurs distances avec les manifestants les plus radicaux après les violences, qui ont fait au moins 16 morts à Kiev.       
Le chef de l'Etat accuse dans un communiqué certains manifestants antigouvernementaux d'avoir "franchi les limites" en appelant leurs partisans à se rendre avec des armes sur la place de l'Indépendance pour la défendre face aux forces de l'ordre, en allusion à l'organisation d'extrême droite Praviy Sektor (Secteur droite). Qualifiant ces manifestants de "criminels", il assure qu'ils seront traduits en justice.       
"Il n'est pas trop tard pour mettre fin au conflit", assure toutefois Viktor Ianoukovitch, qui a reçu dans la nuit deux chefs de file de l'opposition, Vitali Klitschko et Arseni Iatseniouk.
La contestation se poursuit dans l'ouest du pays
Dans la soirée, des manifestants ont pris d'assaut le siège de l'administration et de la police dans la ville occidentale de Lviv. Environ 500 opposants ont investi l'administration régionale, puis le siège de la police régionale, sans rencontrer de résistance, après y avoir lancé des pierres. Dans cette ville, à l'issue d'affrontements au cocktail Molotov, qui ont mis le feu à des bâtiments militaires, quelque 5 000 manifestants ont pris le contrôle des dépôts d'armes.       
Dans la région de Ternopil (ouest), les manifestants ont jeté des cocktails molotov sur le siège régional de la police qui a pris feu, a indiqué la police locale. A Ivano-Frankivsk, également à l'ouest, quelque 50 manifestants encagoulés ont pris d'assaut l'administration régionale avant de l'occuper.
25 morts, 300 blessés à Kiev et l'ouest du pays qui s'embrase, l'Ukraine cours vers la guerre civile

25 morts, 300 blessés à Kiev et l'ouest du pays qui s'embrase, l'Ukraine cours vers la guerre civile

25 morts, 300 blessés à Kiev et l'ouest du pays qui s'embrase, l'Ukraine cours vers la guerre civile

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 12:00

Reprendre la rue à l'extrême-droite et contester les politiques d'austérité et le pacte de responsabilité, voilà le sens qu'entendent donner les communistes à une grande marche unitaire de la gauche le 12 avril prochain !

Pierre LAURENT, secrétaire national du Parti communiste, a proposé cette idée au leader de la gauche radicale grecque, Alexis TSIPRAS, aujourd'hui donnée en tête des intentions de vote aux élections européennes de juin prochain.

Le leader grec, futur candidat commun de la gauche radicale à la présidence de la commission de Bruxelles y a répondu favorablement comme y ont répondu favorablement d'autres forces du Front de Gauche.

Le Parti de Gauche de Jean-Luc MELENCHON et le NPA d'Olivier BESANCENOT envisage aussi de manifester le 11 ou 12 avril. On voit se tisser des convergences pour un large rassemblement de la gauche combative.

Alors que nombre d'écologistes et de socialistes contestent les politiques ouvertement pro-patronales du gouvernement AYRAULT et de François HOLLANDE, il y a là aussi des forces à mobiliser !

Ces derniers mois, les rues ont été empuanties de slogans racistes, ultra-conservateurs, homophobes et sexistes, contre les homosexuels, les droits des femmes, les immigrés.

Face à un gouvernement qui mollit face à ces manifestants, la gauche radicale doit reprendre l'initiative.

Mais, sur le plan intérieur, l'aggravation des politiques libérales de soumission aux exigences des grandes entreprises multinationales nécessite une riposte plus forte, plus large que les oppositions disparates actuelles.

C'est le sens de cette proposition qui doit montrer les convergences d'une gauche qui ne se satisfait ni de la crise, ni de l'austérité.

Le rassemblement, leitmotiv des communistes aux élections locales, doit prendre aussi forme au niveau national.

Espérons que les esprits de chapelle n'auront pas le dessus et que les travailleurs puissent entendre, voir et rejoindre ceux qui portent des alternatives au libéralisme, voire des alternatives au capitalisme !

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 10:00

Après les "petites lignes" et le frêt, voilà que c'est le TGV qui plombe les comptes de la SNCF !

Présentés jeudi en conseil d’administration, les comptes de la SNCF accusent, pour l’année 2013, une perte de 180 millions d’euros. Malgré une stabilisation de la dette à 7,4 milliards d’euros en fin d’exercice, les difficultés financières du groupe s’expliquent par la dépréciation de son parc de rames TGV. Une dépréciation record de 1,4 milliard d’euros.

Pour l’expliquer, la direction a souligné «la forte baisse de profitabilité de l’activité TGV (...), aggravée en 2013» et due, entre autres, à l’augmentation du coût des péages que la SNCF verse au gestionnaire d’infrastructures, RFF. Et si, pour l’heure, l’impact de cette dépréciation du parc TGV reste modéré, elle appauvrit, sur le long terme, la richesse de la SNCF.

En clair : des TGV moins attractifs et Réseau Ferré de France qui augmente ses tarifs.

Peut-être serait-il temps de remettre en cause la séparation entre réseau (RFF) et transport (SNCF) voulue par Bruxelles et qui plombe les comptes de la SNCF sans offrir les moyens à RFF d'entretenir le réseau ?

Peut-être serait-il temps d'abandonner la politique du tout-TGV dont on voit les limites économiques ? Les usagers des lignes SNCF régionales et nationales seraient bien heureux de redevenir un sujet d'intérêt pour la SNCF ! Il suffit de regarder le pauvre cadencement des trains de la ligne Paris-Evreux-Bernay-Caen pour le comprendre ! Il y a pourtant là un service public à améliorer, un service qui permet à des milliers d'eurois d'aller travailler su Paris sans utiliser leur voiture ! Cela allège d'autant les comptes de ces familles en évitant d'engorger un peu plus les axes franciliens, avec la pollution que cela impliquerait.

Peut-être serait-il temps aussi d'écouter ce qu'exige la CGT de la SNCF au niveau du frêt ferroviaire ? ! Assez de discours sur l'environnement ou pour dénoncer le transport routier des marchandises ! Des actes !

La gare de triage de Sotteville-les-Rouen est à l'abandon et des milliers de motrices y pourrissent. Je dis bien des milliers !...

La variable de l'emploi

«Ce qui a permis à la direction de présenter des comptes, somme toute “pas trop mauvais”, tient en premier lieu aux effets du crédit impôt compétitivité-emploi (CICE), versé à l’entreprise en 2013, mais aussi au plan d’économies de 225 millions d’euros mis en place sur l’année», explique Véronique Martin, secrétaire fédérale CGT cheminots. Et qui dit plan d’économies dit «suppression d’effectifs et baisse des investissements, donc impact social», précise la syndicaliste.

Et pour l’avenir, la dépréciation des actifs TGV est de mauvais augure. «Le parc de matériel TGV, aujourd’hui, ne vaut plus rien. Ce n’est évidemment pas un bon signe pour le futur», explique-t-elle, y voyant aussi «l’occasion, pour la direction, d’annoncer de nouvelles économies et des modifications dans l’organisation du travail de la branche SNCF voyages, avec, pour conséquence première, la dégradation des conditions de vie et de travail des agents».

Le 12 juillet 2013, l'accident de Brétigny-sur-Orge, dans l'Essonne, causait la mort de 7 personnes et 30 blessés dont 8 graves. L'enquête tend à prouver qu'il s'agit bien d'un défaut d'entretien d'une pièce au niveau de l'aiguillage. L'endroit avait pourtant été contrôlé visuellement quelques semaines auparavant.

Pour des soucis d'économie, la SNCF a supprimé des milliers d'emplois ces dernières années, essentiellement à l'entretien et à la manutention. Cette logique absurde de réduction des coûts par réduction des moyens humains va fatalement accroître les risques d'erreurs, les oublis, les défauts d'entretien et les retards dans les réparations.

Au mieux, ce sont des pannes et des retards. Au pire, des accidents. C'est le drame qui touche la Grande Bretagne après une libéralisation ferroviaire bien plus avancée que chez nous.

Arrêtons de nous soumettre aux exigences de Bruxelles ! Elles visent à satisfaire les intérêts des marchés, non pas ceux des usagers !

Refaisons de la SNCF un grand service public ferroviaire, acteur majeur du désengorgement de nos routes et du transfert des camions sur les trains !

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 10:38

La fermeture de la librairie Chapitre ne nous satisfait pas !

Les salariés de Chapitre à Evreux occupent leurs locaux depuis quelques jours. C'est aussi le cas, à l'appel des syndicats, dans les 23 librairies du groupe dont on annonce la fermeture.

La fermeture de ces librairies, le 10 février dernier, a entrainé le licenciement du personnel. 434 salariés sont concernés en France. L'objectif pour les victimes, c'est d'obtenir des indemnités de licenciements supérieures aux maigres sommes prévues par la loi.

La direction de Chapitre a beau dire qu'elle n'a plus de sous, c'est à la maison mère, Actissia, d'assumer !

Actissia, c'est aussi France-Loisirs et Chapitre.com (qui continue).

A ce titre, les salariés de la librairie qui travaillaient pour France Loisirs à Evreux seront-ils repris dans la nouvelle boutique ? Rien n'est moins sûr !

Autant pour les salariés licenciés que pour la disparition du seul vrai point de culture d'Evreux (Livres, CD, DVD et jeux), les communistes de tout le département déplorent cette fermeture !

Thierry Desfresnes, candidat PCF de rassemblement à gauche à l'élection municipale d'Evreux, ira aujourd'hui à la rencontre des salariés d'Evreux qui occupent les locaux.

Gageons que les communistes et leurs alliés, s'ils obtiennent le mandat de la mairie de 30 mars prochain, auront à coeur de trouver un nouvel occupant pour ces locaux.

Comme le prouve la Fête de l'Humanité, au Bourget comme à Rouen, la culture est une préoccupation majeure des communistes. Question d'émancipation populaire !

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 12:15

Cet article, repris du journal l'Humanité, aurait pu s'intituler "l'enfer du décor" pour une vallée qui se situe dans la même région qu'Hollywood. Il s'intitulait, à l'origine, "Trois leçons de gauche que pourrait retenir Hollande de sa visite dans la Silicon Valley".

On y voit l'autre Amérique, celle que l'on devine dans les séries policières américaines, violente, pauvre.

On y voit aussi une Amréique dont on ne parle jamais, celle des Etats en faillite, des dégâts du libéralisme et de l'évasion fiscale, d'universités, d'écoles et de lycées en difficultés financières. Un peu comme nos universités françaises, depuis la loi Fioraso, ou nos hôpitaux, victimes d'une tarification à l'acte qui plome leurs comptes.

Il est beau le libéralisme et son crédo sur la libre circulation des capitaux et sur la concurrence libre et non faussée !

Il est beau pour Bill Gates et quelques centaines de riches étatsuniens. Il est horrible pour des millions de pauvres et autant de travailleurs pauvres, mal logés et mal payés !

Solidaire


Le président Hollande est ce mercredi en visite dans le berceau de la high-tech. La Californie et ses villes devraient crouler sous les milliards de dollars mais elles sont pourtant étranglées, les inégalités explosent, les services publics, transports et les universités comme Stanford et Berkeley sont en danger. C’est ce que pourrait apprendre François Hollande en visite dans la Silicon Valley, désormais rebaptisée la Homeless Valley (vallée des sans-abris).

La Silicon Valley, c’est 2 millions d’habitants qui travaillent dans les entreprises phares des nouvelles technologies : Apple, Amazon, Intel, Adobe, Microsoft, Google, Facebook et tellement d’autres. C’est aussi une cinquantaine de milliardaire et plusieurs dizaines de milliers de millionnaires qui ont changé la face de la baie de San  Francisco. Une « gentrification » non régulée d’une violence extrême.

Plutôt que des patrons de start-ups, François Hollande pourrait ainsi visiter la Jungle. Le nom de l’un nombreux camp de sans-abris de la vallée, dans lequel quelques centaines de SDF survivent au pied du siège du géant du logiciel Adobe. Des Américains jetés à la rue par des loyers devenus improbables, que rien ni personne ne parvient à encadrer. Ces camps de SDF, il y en a de plus en plus : +25 % en deux ans. Le multimilliardaire Larry Page, fondateur de Google passe devant l’un deux lorsqu’il quitte sa richissime villa pour se rendre à 3 km de là au siège de son entreprise.

En bleu: les sièges d'entreprises, en vert: les villas de milliardaires, en roug

Constater les inégalités extrêmes

Dans cette vallée, un « deux pièces » coûte plus d’un million d’euros. Les travailleurs moyens sont obligés de se loger à des dizaines de kilomètres de leur lieu de travail. Jusqu’à San-Francisco et au-delà. Et les transports publics y dépérissent. Google et consœurs affrètent des bus privés pour leurs propres employés (payés en moyenne l’équivalent de 100 000 euros par an) qui suivent les lignes de bus classiques, mais dans lesquels on trouve la climatisation, des tables et connexions Internet, productivité oblige. A ces mêmes arrêts attendent d’autres travailleurs moins riches (30.000 euros par an le salaire moyen à San Francisco hors Silicon Valley), qui s’entassent dans des bus publics de plus en plus vétustes et engorgés. Les Bus de la ligne 22 sont devenus des lieux d’accueil à SDF, à tel point que la ligne est désormais appelée Hôtel 22.
Les habitants ont manifesté ces dernières semaines contre ces entreprises qui profitent des voies de bus et des arrêts en ne reversant qu’un forfait symbolique (1 dollar par arrêt et par navette) à la municipalité. Ils réclament à ces sociétés plusieurs centaines de millions de dollars pour avoir utilisé des infrastructures publiques sans rien reverser.    

La ruine des services publics et universités

Les Californiens ont très légitimement des craintes sur la survie de leurs services publics. L’Etat de Californie a connu une grave crise budgétaire. C’est que ces entreprises sont expertes dans l’évasion fiscale, y compris sur le territoire américain. Apple, Microsoft, Cisco, Oracle, Harley Davidson et des centaines d’autres profitent du dumping fiscal entre Etats américains et envoient le gros de leurs bénéfices auprès de leur filiale au Nevada ou au Delaware, véritables paradis fiscaux au sein même du pays. Ces groupes profitent de la Silicon Valley, des campus prestigieux de Stanford, de Berkley et même d’UCLA où ils trouvent leurs ingénieurs, mais ne payent que très peu d’impôts.

En Californie ces cinq dernières années, le nombre de fonctionnaires a ainsi été réduit de 30.000, les dotations aux universités, source de la prospérité de l'Etat, ont baissé de 25 %. 1 milliard en moins pour les collèges et lycées publiques, les crèches sont devenues privées. Pour baisser le budget carcéral, l’Etat a également mis dehors 25.000 prisonniers condamnés à des peines légères. La justice a dû accepter d’assigner à domicile des condamnés, avec bracelets électroniques, dans des camps de SDF.

Le nouveau gouverneur démocrate, qui a succédé à Arnold Schwarzenegger, a pu tout de même créer une nouvelle taxe sur les industries high-tech pour freiner le délabrement des universités, ainsi qu’une légère augmentation de l’impôt sur les plus hauts revenus.

Le mythe de la « concurrence libre et non faussée »  

Et c’est avec Pierre Gattaz, le patron du Medef, que François Hollande visite le pays des libertariens. Ceux pour qui l’Etat est l’ennemi n°1 dirigent des entreprises aux capitalisations boursières parfois équivalentes aux PIB de la Pologne ou du Chili. Ces chantres de la non-régulation se sont entendus pour geler les salaires de plus de 100.000 ingénieurs.
Le président français pourrait suivre cette Class Action américaine, qui assigne en justice les patrons de la Valley. Une affaire qui aurait commencé début 2005, entre Apple et Google. Deux patrons qui s’envoient des mails pour se mettre d’accord et inverser la course aux salaires, afin d’arrêter de se « voler » des ingénieurs les uns les autres. Un pacte secret qui a rapidement séduit HP, Adobe, Ebay… Ces 100.000 ingénieurs estiment ainsi que la baisse concertée de leurs revenus représente un manque à gagner de 9 milliards de dollars et les réclament aujourd’hui à ces patrons.
La moralité de ce voyage au pays de l’innovation et de la High-Tech, François Hollande pourrait l’apprendre du chercheur Evgeny Morozov : « l’innovation, ce n’est qu’un euphémisme pour désigner les intérêts financiers des groupes de la Silicon Valley, et non pas un programme économique et social ambitieux ».

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