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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 11:38

Comme un parfum de 1934 et de poussée fasciste. En attendant un nouvel été 1936 ?

On les voit, on les entend sur tous les terrains. Les mouvements d'extrême droite tentent actuellement de créer un climat anti-système généralisé, non pas pour rompre avec le capitalisme, mais pour rompre avec la démocratie parlementaire.

L'actualité de l'extrême-droite, c'est la convergence de mouvements divers, contre le mariage homosexuel et la procréation médicalement assistée, contre le régime présidentiel, contre l'éducation nationale, autour de l'Affaire Dieudonné et, politiquement, sur des terrains abandonnés par la gauche de gouvernement.

La Manif pour tous, mouvement mal nommé qui regroupe les opposants au mariage pour tous, continue d'agiter la sphère anti-homosexuelle, depuis les milieux religieux, intégristes catholiques et islamistes musulmans, jusqu'aux forces politiques conservatrices (UMP) ou fascistes (extrême-droite).

La loi est passée et ces organisations n'ont pas réussi à provoquer une mobilisation populaire contre elle, les français étant moins bloqués moralement que les quelques centaines de milliers de personnes, enfants compris, qui ont à l'époque refuser la loi.

Aujourd'hui, c'est contre la procréation médicalement assistée que ces extrémistes veulent manifester. Qu'ils cachent cela derrière une homophobie assumée, et le rejet de la maternité pour les couples homosexuels, n'est qu'un paravent derrière lequel se cachent des organisations dont la finalité est de mettre fin à toutes les mesures qui ont permis aux femmes de se libérer de leur rôle de simple génitrice, de ventre. C'est le cas de l'IVG ou de la contraception libre et gratuite pour les jeunes femmes mineures.

Dans le même ordre d'idée, les campagnes pour le boycott de l'école, orchestrées par des militants se réclamant de la gauche nationaliste et de l'écrivain ouvertement national-socialiste Alain Soral, cachent elles aussi un relent de conformisme social des années quarante.

Alors que le ministère de l'Education national lance une campagne pour l'égalité des sexes auprès des enfants, en tentant de briser l'idée que femmes et hommes seraient faits pour des métiers différents, ces groupuscules tentent de faire croire qu'il s'agit d'enseigner la masturbation aux tout petits et l'homosexualité en primaire ! Que des parents aient été assez crédules pour croire à ces infos et, surtout, pour ne pas aller interroger directement les enseignants, cela pose question !

Mais, au delà de la campagne de désinformation, assez typique de l'extrême-droite, il y a aussi une attaque en règle contre la confiance en l'Education nationale, structure centrale de la République française.

La convergence entre courants d'extrême-droite s'est vue également le week-end dernier avec la manifestation pour exiger la "destitution de François Hollande".

A l'instar de l'extrême-droite ukrainienne, l'extrême-droite française fait front uni pour obtenir dans la rue, par l'agitation, ce qu'elle ne peut gagner dans les urnes : la décrédibilisation du système républicain et la chute du gouvernement démocratiquement élu.

Déjà en Ukraine, on a vu droite conservatrice, église et néo-nazis convergés, se rassembler, occuper la rue puis les ministères avant d'en arriver à interdire les partis "gênants", dont le parti majoritaire et le parti communiste. Un parfum de 1933 allemand ou de 1934 français, quand l'extrême droite manifestait à Paris et tentait d'envahir l'Assemblée nationale.

Ce dimanche, on a vu ainsi, bras dessus-bras dessous, des néo-nazis (les "Identitaires"), des catholiques intégristes (Civitas), des partisans de Dieudonné et des petits patrons exiger la destitution de Hollande (par qui ?). Pour mettre qui à la place ? Pas un président de gauche, évidemment ! Et peut-être même pas un président de droite !...

D'ailleurs, on retrouve peu ou prou les mêmes personnes et les mêmes organisations autour de Dieudonné, ex-humoriste devenu, par glissement successifs, un pamphlétaire assurant la jonction entre des militants sincères de la cause palestinienne et des mouvements d'extrême-droite pour qui tout bon juif est un juif mort.

Là aussi, la convergence entre courants militants et la victimisation de Dieudonné (Merci Valls !) donne de l'importance au personnage et, au final, sert ses intérêts et ceux de sa "cause".

Derrière tout ça, se tapit l'extrême-droite officielle, sa vitrine publique et d'apparence convenable, le Front National.

Même si le Front National et marine Le Pen ne sont pas directement associés à ses événements, sauf dans le cadre des menées anti-IVG et anti-Homo du mouvement de La manif pour Tous, c'est bien l'extrême-droite qui se nourrit de se climat anti-présidentiel, anti-éducation, anti-justice et anti-parlementaire que créées ces diverses campagnes.

Le FN se sert également des inquiétudes légitimes du peuple de France, face à la montée du chômage et de l'intégration forcée de la France dans l'Union européenne pour faire passer ses idées de repli nationaliste et de rejet de tout ce qui vient de l'étranger.

Derrière ces discours, il n'y a pas, jamais, de dénonciation du système capitaliste, des classes bourgeoises qui profitent de la crise et du système libéral pour s'enrichir sur le dos des peuples !

L'extrême-droite sert d'échappatoire à un système capitaliste en crise majeure pour éviter une remise en cause de son existence même. L'extrême-droite envoie les peuples en colère vers de faux responsables, qu'ils soient juifs ou immigrés, pour expliquer la crise. Ces mouvements ne visent pas "le système" économique mais le "système" politique, c'est-à-dire le cadre républicain et démocratique dans lequel vit la France depuis la Libération.

Pour les communistes, effectivement, il faut s'attaquer à la crise capitaliste et à un système politique qui sert à le gérer au mieux des intérêts des nantis. Mais cela doit se faire en rassemblant la population sur des critères d'intérêts sociaux, d'intérêts de classes, et non sur des critères religieux ou ethniques !

Défendre les intérêts des ouvriers et des salariés, cela ne peut se faire en divisant ceux-ci en fonction de leurs origines et de leurs ethnies mais bien en les rassemblant contre ceux qui profitent de leur travail, qui les licencient !

Déjà en 1934, les extrêmes droite se sont rassemblées en France (les ligues factieuses) pour tenter de destabiliser la République et établir un régime autoritaire, à l'image de l'Allemagne hitlérienne ou de l'Italie fasciste.

Le peuple français a su réagir. Cela a permis la constitution du Front Populaire et les grandes conquêtes sociales de 1936, après plusieurs semaines de grèves massives.

La crise capitaliste qui s'approfondit alors qu'une élite de profiteurs s'enrichit, un système politique qui ne peut répondre aux besoins du peuple car lié au capitalisme, et une gauche gouvernementale soumise aux marchés, voilà qui créé de la désillusion et de la colère ! Un terreau facile pour une extrême-droite démagogue et qui s'appuie sur des idées simplistes et qui transorme la colère en haine.

Aux militants et mouvements de gauche d'être capables, au contraire, de rassembler les classes populaires, les travailleurs, autour d'un programme conquérant, positif, rassembleur et anti-capitaliste !

Cette année, les Municipales et, surtout, les Européennes seront l'occasion de démontrer qu'il existe une alternative politique progressiste à une gestion libérale et pro-européenne de la société.

Et, enfin, saisissons-nous de la rue, des manifs et des murs pour montrer à nos compatriotes et au pouvoir qu'il y a toujours, en France, une porte à gauche, ouverte pour le changement. Le vrai !

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 10:23

Dans le pays, les partisans du Président et les antimaïdan s'organisent pour repousser les partisans de l'UE et les activistes néonazis. Dans 10 des 25 oblasts du pays (l'ouest essentiellement), les "EuroMaïdan" occupent les bâtiments publiques régionaux, à l'Est les forces de police les ont repoussé. Aujourd'hui, les antimaïdan s'installent à Kiev - article et traduction Nico Maury

 
Une ville de tentes est apparu dans le parc Mariinski, des milliers de partisans du Président sont venus sous le bâtiment du gouvernement. La plupart des gens sont venus à Kiev aujourd'hui tôt ce matin (voir photos du bas).
«Je suis venu avec beaucoup de personnes des régions de Donetsk, de Lugansk, mais également de Crimée. Mais il y a aussi des gens des régions du centre de l'Ukraine et même une partie de la population de l'Ukraine occidentale (bastion des pro-UE et des néonazis)».
«Le Donbass nourrit la quasi-totalité de l'Ukraine»
Dans le même temps, des députés, représentants de diverses régions du sud-est de l'Ukraine, sont allés, à la pause, rejoindre les Antimaïdan.
Les manifestants scandaient des slogans dénonçant les actions des partisans de l'UE qui commettent crimes sur crimes depuis trop longtemps : «Le fascisme ne passera pas», «L'Ukraine est unie» et «Le Donbass nourrit la quasi-totalité de l'Ukraine».
Parti communiste et Parti des Régions interdits dans certaines régions de l'ouest
Preuves de la nature "régionale" de la contestation anti-gouvernementale et de son aspect antidémocratique, les députés régionaux des oblasts de Ternopil, de Poltava et d'Ivano-Frankivsk (Svoboda, UDAR et Bloc Ioulia Tymochenko) ont voté l'interdiction du Parti des Région mais aussi d'interdire les symboles communistes et le Parti Communiste d'Ukraine.
Le Parti des Régions est tout bonnement le parti majoritaire au pouvoir, lors d'élections démocratiques, et le Parti communiste (KPU) a réuni plus de 14 % des voix lors de ces élections : leur interdiction est du même niveau que l'interdiction du PC allemand puis du parti social-démocrate par les nazis à partir de 1933. Svoboda se revendique d'ailleurs des waffen SS ukrainiens qui ont combattu l'Armée rouge.
Dans l'ouest, d'ailleurs, ce sont plusieurs administrations régionales qui sont occupées par des militants de "l'opposition" qui ont nommé des exécutifs à eux. Un peu comme si des préfectures et conseils généraux étaient occupés et que des "opposants" nommaient des dirigeants à la place des représentants de l'Etat et des élus locaux. Démocratique ?
De son côté, la Région autonome de Crimée, a décidé d'interdire le parti d'extrême-droite Svoboda, tandis que de simples citoyens de l'est surveillent "leurs" administrations pour empêcher les agressions, comme celle qui a eu lieu à Dniepropetrovsk, par une centaine de militants violents et extérieurs à la Région (ils ont dû demander leur chemin pour arriver à destination !).
Bref ! Les contestations pro-européennes cachent désormais des velléités secessionistes et antidémocratiques de forces ultranationalistes, voire fascistes.
Pour les communistes ukrainiens, la poussée néo-nazie à l'ouest a été favorisée par les errements d'un gouvernement qui a refusé d'organiser un référendum sur l'accord avec l'Union libérale européenne malgré les 4,5 millions de signatures recueillies par les communistes.
Rétablir l'ordre constitutionnel partout en Ukraine et interdire les organisations néo-nazies constituent des priorités pour les démocrates d'Ukraine. Cela ne pourra suffire si un changement de politique n'intervient pas, après vingt ans de bradage des richesses ukrainiennes à quelques oligarques pendant que la majorité de la population peine à joindre les deux bouts, terreau fertile pour le fascisme, comme on le voit malheureusement uassi en France.

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 09:58

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Une sorte de cadeau de Noël mais obtenu sous pression : la TVA sur l’énergie va baisser en Belgique, de 21 à 6 %. Une mesure qui va soulager la vie de millions de ménages belges, non sans arrière-pensées du côté gouvernemental, mais qui peut nous inspirer.

La nouvelle est tombée lors du Conseil des ministres du 29 novembre : la TVA sur l’énergie va bien baisser, de 21 à 6 %, à acter du 1er avril 2014.

Aucun « cadeau » n’est gratuit, aucune mesure n’est obtenue sans pression populaire. Depuis 2008, le Parti du travail de Belgique (PTB) menait campagne pour cet allégement. Il a obtenu 250 000 signatures et réussi à mettre cette proposition à l’ordre du jour.

Une économie de 300 euros par an et par ménage : une mesure salutaire !

Les arguments du PTB, marqués par le bon sens, ont fait mouche : les tarifs ont augmenté de 40 % pour l’électricité, 70 % pour le gaz en huit ans, pendant qu’Electrabel (l’EDF belge … contrôlé par GDF-Suez !) engrangeait 2,5 milliard de bénéfices l’an dernier !

Le PTB avait chiffré l’économie de cette mesure : une baisse de la facture de 300 euros par an et par ménage. De quoi mettre du beurre dans les épinards, voire de racheter des épinards pour les plus modestes ! 100 000 familles n’ont pu payer leurs factures l’an dernier.

Cette mesure est aussi une mesure de classe, de justice sociale. En effet, si pour les 25 % des ménages les plus riches, l’énergie occupe 3 % du budget,c’est plus de 13 % du budget pour les 25 % les plus pauvres.

Ce succès indéniable est donc le fruit d’une campagne de masse du Parti du travail belge, en plein développement ces derniers temps – sa percée aux dernières élections locales n’en étant qu’un reflet partiel – sur des bases de classe et de masse.

Un succès du PTB... à prendre avec prudence : le patronat donne d'une main pour reprendre de l’autre ?

 Cela n’exclut pas de maintenir un regard critique sur l’adoption de cette mesure par le gouvernement belge, qui va tenter de donner d’une main pour reprendre de l’autre.

 D’abord, parce que cette mesure est intégrée au « Plan de relance et compétitivité », et qu’il est couplé à une exonération de cotisations sociales en tout de 1,5 milliards d’euros, en trois phases (2015, 2017 puis 2019), visant le paiement de bas salaires ainsi subventionnés.

 Ensuite, parce que cette mesure sert de prétexte à un recul de la revalorisation de l’index – l’indexation des salaires sur les prix – de fait, une politique de gel des salaires.

A considérer que ce mauvais coup soit acté, on peut considérer que ce qui est pris n’est plus à prendre. Une baisse de la TVA sur l’énergie constituerait une augmentation du pouvoir d’achat des salariés, aux luttes d’arracher une augmentation des salaires.

Il n’est pas impossible que le gouvernement cherche même à remettre en cause l’indexation des salaires sur les prix – supprimée par le gouvernement Mauroy en 1982 en France, que l’on paie encore –, le PTB s’y oppose farouchement.

Ces mises en garde soulignent la nécessité de continuer la lutte, peut-être aussi d’élargir les revendications : au gel des tarifs ainsi qu’à la nationalisation du secteur de l’énergie. Mais bravo à nos camarades belges, un exemple à suivre naturellement !

source: Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 09:51

Le miracle n'a pas eu lieu : le chômage continue de monter.

Qui pouvait encore croire à l'inversion de la courbe du chômage en 2013 ? En novembre encore, le nombre de chômeurs avait augmenté !

Les chiffres de décembre confirment la mauvaise pente prise par le chômage : ce sont désormais 4,89 millions de travailleurs qui sont privés d'emplois, 3,3 millions qui n'ont eu aucune activité même très partielle !

Le gouvernement a beau parlé de "très nette amélioration" (?) sous prétexte que la hausse du chômage n'est "que" de 5,7 % en 2013 contre 10 % en 2012, il y a bel et bien échec à inverser la courbe du chômage !

Pouvait-il en être autrement lorsque l'on entend des Airbus, des Sanofi et tant d'autres entreprises, grandes ou petites, annoncées des plans sociaux ? Surtout lorsque ces entreprises, comme Airbus, dégagent des bénéfices ?

Cette dégradation du marché de l'emploi, n'en déplaise à l'UMP, n'est pas l'aveu d'échec du gouvernement socialiste-écologiste : cette augmentation du chômage est continue depuis des années, y compris sous Sarkozy !

Non ! Cette dégradation est avant tout l'échec de politiques économiques et fiscales qui font la part belle au Capital et pénalisent le Travail !

D'années en années, de simplifications des procédures de licenciements en allègements de charges, d'emplois jeunes en emplois d'avenir, de réforme des retraites Sarkozy-Fillon  et réforme des retraites Hollande-Ayrault, de niches fiscales sous Sarko en Crédit Compétitivité sous Hollande, les gouvernements successifs ont toujours œuvré à rendre toujours plus rentables les grandes entreprises et à faciliter la mise sous pression des salariés, financièrement, avec des hausses ridicules du SMIC, des blocages d'indices chez les fonctionnaires et des pensions de retraite rabotées, ou psychologiquement, avec des réductions d'effectifs dans la Fonction publique, des aides aux contrats précaires et un Accord national interprofessionnel qui réduit le champs d'intervention des syndicats en cas de plan social.

Cette hausse du chômage était prévisible parce que les mesures prises, officiellement pour lutter contre, sont des effets d'annonce dont chacun savait pertinemment qu'ils seraient sans effets sur l'emploi !

Derrière toutes ces mesures successives, il y a toujours un argument, celui du "coût du travail".

Mais, peut-on réduire le "coût du travail" ? D'ailleurs, doit-on réduire le "coût du travail" ?

Car, au final, qui crée la richesse dans l'entreprise si ce n'est le salarié, le travailleur ? N'est-ce pas lui qui devrait, en preimer, bénéficier des fruits de son travail, avant l'actionnaire ?

Et puis, quel est finalement le but de la société si ce n'est de permettre à ses membres de trouver leur place, notamment par le biais du marché de l'emploi ? C'est d'ailleurs un droit constitutionnel !

Aujourd'hui, derrière tous les discours, qu'ils soient de droite, d'extrême-droite ou sociaux-démocrates (PS), il n'y a jamais de remise en cause des exigences patronales de faire un maximum d'argent sur le dos des travailleurs et de la société !

C'est pour cela que toute politique est vouée à l'échec sur le dossier du chômage si elle ne remet pas en cause la répartition de plus en plus inégalitaire des richesses au sein de l'entreprise et de la société.

Face à une situation sociale qui se dégrade et à une courbe descendante dans les sondages, Hollande, son gouvernement et sa majorité poursuivent leur fuite en avant libérale.

Les annonces concernant la suppression des cotisations patronales aux allocations familiales se font sans engagement concret du patronat pour recréer de l'emploi : ce sont donc 30 milliards d'euros qui seront retirés des poches des contribuables, donc des travailleurs, pour remplacer cette participation des entreprises au fincement des familles ! Ce gouvernement "socialiste" poursuit ainsi le transfert de richesses du Travail vers le Capital !

Ce matin, c'est la possible nomination de Peter Hartz comme conseiller de l'Elysée qui a fait du bruit !

Même si l'Elysée s'en défend et parle juste d'une "entretien informel" (il a que ça à faire, Hollande ?) et d'une "invitation à participer à un colloque", rien que le fait d'inviter ce triste personnage est un symbole !

Cet ancien conseiller de Volkswagen (côté patron) est l'ancien conseiller du social-démocrate allemand Gerhardt Schroder et père des réformes du marché de l'emploi de l' "Agenda 2000". Le dernier volet de sa réfome, dite Hartz IV, fait vivre un véritable enfer aux chômeurs allemands. Un sujet dont ne parlent évidemment jamais nos médias.

Recevoir et inviter en colloque celui qui a, avec Schroder, si fortement contribué à la conversion au libéralisme des sociaux-démocrates allemands, est un signe politique.

Hollande, dans son discours du Nouvel an, s'est vanté de sa conversion au modèle libéral. Il y a donc peu d'espoir que ce soit du côté du gouvernement que parte le sursaut à gauche !

C'est à la base de parler ! Qu'il s'agisse des électeurs de Jean-Luc Mélenchon (11,1 %) et de l'extrême-gauche (2 %), mais aussi des 29 % d'électeurs qui ont cru au discours faussement radical de Hollande contre la finance durant la campagne présidentielle.

Ensemble, nous somme le nombre. Nous pouvons être la force qui change le cours de l'Histoire !

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 10:01

Un article du journal "Le Point" qui donne un aperçu de la position des communistes sur les prochaines élections municipales, en mars prochain.

Pour les communistes, ces élections sont d'abord un enjeu local. Il faut donc en premier lieu regarder ce qui est important pour le bien de la population sur chaque commune et, à partir de là, choisir un programme et avec qui il est possible de défendre ce programme. C'est pour cette raison que les communistes sont tantôt têtes de listes, tantôt non, tantôt alliés avec des socialistes, tantôt non, etc. A chaque commune sa stratégie !

Dans l'Eure, à partir de propositions concrètes, les communistes ont cherché qui partageait ces propositions, avec qui défendre un programme progressiste ?

A l'heure actuelle, on s'oriente vers des listes de rassemblement larges, au delà des frontières du Front de Gauche, dans toutes les grandes communes du Département mais rarement avec le Parti socialiste même si, localement, des militants socialistes peuvent faire le choix de rejoindre nos listes plutôt que celles de leur parti, comme à Evreux.

Affaire à suivre.

Solidaire


Jeudi, le Conseil national du PCF a validé ses chefs de file dans les villes de plus de 20.000 habitants. Alliances à géométrie variable, réponse à Jean-Luc Mélenchon et au PS, espérance de gains et situation compliquée pour les élections municipales : le Monsieur élections du PCF, Pascal Savoldelli, répond aux questions du JDD.fr

 

 

Dans les villes de plus de 20.000 habitants, il y a un peu plus de 50% de listes où vous êtes avec le PS et un peu moins de 40% où vous êtes sans. Que répondez-vous à Jean-Luc Mélenchon qui parle de stratégie illisible mettant le Front de Gauche en lambeaux?
Pourquoi ce serait illisible? Les municipales sont des élections locales avec des situations extrêmement différentes. Nous, nous voulons gagner un maximum de municipalités de gauche et faire barrage à la droite et l’extrême droite. Une diversité de construction de listes ne fait pas une divergence au sein du PCF.
Non, mais cela fait des divergences au sein du Front de gauche...
Le choix du PG a été de ne pas aller à des listes de larges rassemblements quand les conditions étaient réunies. Le PG est un jeune parti. A ce jour, il a un ancrage local assez faible. Le PC est la troisième force en termes d’élus municipaux. Aujourd’hui, nous dirigeons 43 villes de plus de 20.000 habitants. Et il y a des endroits où une liste d’union avec le PS est une des conditions pour faire basculer une ville de droite à gauche.
Dans quelles villes pouvez-vous espérer un gain et faire élire un maire communiste?
C’est jouable au Havre, à Aubervilliers, Calais, Sète, Corbeil-Essonnes, Ales, La Ciotat, Romilly-sur-Seine, Fleury-les-Aubrais, Montreuil, Sartène. Ces municipales peuvent être un rendez-vous où l'on arrête l'érosion du PCF.
Y-a-t-il des mairies PCF qui vous semblent menacées?
Il y a des villes où il peut y avoir des prétentions du PS. Il y aura des combats aussi avec la droite.
«Bruno Le Roux sera battu»
Comment jugez-vous l’attitude du PS dans ces élections?
L’électorat qui a voté PS au premier tour de la présidentielle n’est pas satisfait aujourd’hui de la politique menée. Le PS est prudent mais décoche des flèches mal placées [le PS présente cinq candidatures dans des villes dirigées par un maire PCF ou apparenté, Ndlr]. L’électorat de gauche est plus sur une position d’abstention et d’insatisfaction avec un tournant dans la tête de l’opinion publique qui est ce fameux pacte de responsabilité. Ce pacte n’a rien à voir avec les engagements du candidat Hollande.
Par rapport au PC, l’attitude du PS est-elle hégémonique ou s’est-il comporté en partenaire loyal?
Le PS ne peut pas trop se permettre d’être arrogant dans le climat politique actuel. Néanmoins, il a quand même décidé d’aller face à cinq maires communistes. Quand nous, nous faisons des listes alors qu’il y a un maire de gauche, nous n’affirmons pas que nous volons gagner la mairie. Quand vous écoutez Mathieu Hanotin pour Saint-Denis ou Bruno Le Roux pour Saint-Ouen, c’est tout autre chose. Je me demande s’ils n’y a pas un petit appel du pied à l’électorat de droite pour qu’il vienne arbitrer la situation à gauche dans ces villes.
A Saint-Denis et Saint-Ouen, comment jugez-vous ces candidatures?
A Saint-Denis, il y a un candidat qui cumule et qui est trop impatient. C’est quelqu’un qui veut être autour de la scène. Mais le bilan du maire de Saint-Denis fait que Didier Paillard sera réélu. Et à Saint-Ouen, Jacqueline Rouillon sera aussi réélue. Bruno Le Roux qui est troisième sur la liste de Saint-Ouen sera battu. Je pensais que sa participation à une liste à Saint-Ouen relevait d’une humeur. Il a beaucoup de préoccupations à avoir avec le groupe qu’il dirige à l’Assemblée nationale. Il a autre chose à faire que de s’engager dans un combat local.
Avez-vous l’impression que Claude Bartolone essaie de chasser les communistes du 93?
En tout cas, on ne peut pas dire qu’il fait des cadeaux aux communistes en Seine Saint-Denis.
http://www.lejdd.fr/Politique/PCF-Le-PS-ne-peut-pas-trop-se-permettre-d-etre-arrogant-aux-municipales-649970
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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 10:36

L'Organisation internationale du Travail (OIT) a publié début décembre son "Rapport mondial sur les salaires 2012/13"

Le mensonge du coût du travail : La part des salaires dans la valeur ajoutée baisse depuis 30 ans
Un des points clés mis en avant dans cette édition est que "la part des salariés dans le revenu national s'est rétrécie dans la plupart des pays". En d'autres termes, "davantage du gâteau national est allé aux profits, et moins aux salariés".
"Des preuves récentes montrent que cette tendance se poursuit depuis des décennies, contrairement aux hypothèses formulées précédemment.
Dans 16 économies développées, la part moyenne du travail est tombée de 75% du revenu national au milieu des années 1970 à 65% dans les années qui ont précédé la crise. Elle a ensuite quelque peu rebondi pour décliner à nouveau après 2009.
Dans un groupe de 16 pays émergents ou en développement, cette part a diminué, passant de 62% du PIB au début des années 1990 à 58% juste avant la crise. Même en Chine, où les salaires ont triplé au cours de la décennie écoulée, la part du revenu national qui revient aux salariés a baissé."
Pour l'OIT, cela pose un problème de fond. "Dans bien des cas, cela a affecté l'économie en étouffant la demande ou en entraînant un endettement insupportable des ménages", explique le rapport, qui pointe un "mirage de la réduction des coûts du travail"
"Réduire les coûts du travail pour stimuler la compétitivité sur le marché de l'export semble être une option de plus en plus séduisante pour les pays frappés par la crise, mais rien ne garantit que cela évite la stagnation économique ou le déficit actuel de la balance des transactions courantes (quand les pays importent davantage qu'ils n'exportent, y compris les services et les capitaux).
Et, même si des politiques de ce type sont attrayantes au niveau national, elles seraient intenables à l'échelle mondiale. «Alors qu'à titre individuel chaque pays pourrait en principe accroître la demande pour ses biens et services en exportant davantage, tous les pays ne peuvent le faire en même temps», rappelle Sangheon Lee, autre coauteur du rapport."
Pour le dire autrement, l'analyse de l'OIT suggère que la stratégie allemande de modération salariale (depuis les réformes de Schröder) n'est pas vraiment imitable, et peut même devenir dangereuse.
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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 10:14

Le très sérieux groupe Gallup a publié une étude sur les niveaux des revenus médians dans 131 pays à travers le monde. Cette étude montre que le Bélarus dispose d'un revenu par habitant plus élevé que la Russie, la Pologne (UE) ou les pays baltes (UE) et d'une politique de l'emploi qui permet une stabilité économique - article et traduction Nico Maury

Le Bélarus est le pays le plus stable d'Europe orientale
Une terrible dictature qui affame son peuple ?
Cette étude est un désaveu pour les partisans zélés de la "démocratie" au Bélarus. Les libéraux pro-occidentaux, pro-UE, adeptes de l'aliénation des droits sociaux et d'un capitalisme ultralibéral spéculatif répressif ne pourront plus combattre le Président Alexandre Loukachenko sur sa soit-disant "inefficace" politique économique.
Le revenu médian d'une famille biélorusse est de 15.085 dollars par an et par habitant (la moyenne mondiale se situe à 9773 dollars par an et par habitants). Ce pays est classé à la 32 ème place devant la Russie (11.724 dollars et 42ème), la Lettonie (10.461 dollars), la Pologne, la Lituanie et l’Estonie, l'Ukraine.
Selon cette même étude 99,3% de la population active est employée (le taux de chômage est de 0,6%). En février 2013, le taux de chômage atteignait 0,8% dans la province de Brest, 0,8% dans la province de Gomel, 0,7% dans la province de Vitebsk, 0,7% dans la province de Mogilev, 0,6% dans la province de Grodno, 0,5% dans la province de Minsk et 0,2% à Minsk.
Le taux de pauvreté est de 7% contre 24,8 % pour l'Union Européenne. Au premier trimestre 2013 le PIB a augmenté de 4,4%

Le Bélarus est le pays le plus stable d'Europe orientale
Une situation sociale bien meilleur que dans les autres pays de la CEI ou de l'UE pour le communiste Igor Karpenko (KPB)
Igor Karpenko, Premier secrétaire du Parti Communiste du Bélarus (KPB), dans une interview à la Pravda, explique "la société biélorusse a rejeté les tentatives des radicaux et des libéraux de détruire les acquis du peuple". Il explique que "le Président Alexandre Loukachenko a arrêté l'effondrement de l'économie, du domaine social, de la science et de la culture, il a sauvé la république de la crise".
En 1994 (date d'arrivée au pouvoir de Loukachenko), les politiques économiques de libéralisation brutale (thérapie de choc comme en Russie avec Boris Eltsine) ont été arrêté "au profit d'un développement social et d'une transition progressive vers une économie planifiée avec des éléments d'orientation socialiste et de marché".
"Le Belarus a notamment gardé une éducation et une santé gratuite. Le paiement des services publics est identique aux contributions demandées aux salariés sous l'époque soviétique".

Le Bélarus est le pays le plus stable d'Europe orientale
Les communistes soutiennent la politique économique et sociale de Loukachenko
"Par conséquent, nous soutenons les politiques socio-économiques menées par les dirigeants de la République, et par Alexandre Loukachenko. Le Parti Communiste du Bélarus estime que ce processus correspond a l'intérêt des travailleurs. La réalisation de la transformation socialiste de la société, est marqué par l'utilisation de divers moyens efficaces".
"Nous nous refusons d'alimenter les mensonges venant de la bourgeoisie et des partisans de la dictature du capital dans le pays, nous soutenons les avantages de la voie socialiste de développement, la restauration de l'ordre capitaliste serait fatal pour le pays".
"Notre décision est de soutenir les objectifs des politiques sociales et économiques menées par les dirigeants du Bélarus".
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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 15:45

Invité ce vendredi de France Info, Pierre Laurent, le secrétaire national du parti communiste a réaffirmé qu'il ne voterait pas la confiance au gouvernement sur le pacte de responsabilité. Et il assure que François Hollande est aujourd'hui "minoritaire dans la gauche". Avant de lancer un appel au rassemblement de tous ceux qui pensent comme lui.

"Moi je crois que François Hollande aujourd'hui est minoritaire dans la gauche. Et minoritaire parmi ceux qui l'ont élu en 2012. Mes alliés, ils sont dans toute la gauche française. J'appelle les socialistes, les écologistes, les syndicalistes qui se reconnaissent dans les valeurs de gauche, tous les citoyens de gauche à se rassembler..." affirme le dirigeant communiste.
Et il est catégorique : "Vous verrez, nous ne serons pas seuls à dire ce que nous disons sur le pacte de responsabilité".
Des contreparties ? "Beaucoup de mots ronflants, pour le moment, rien"
Et Pierre Laurent répète qu'il ne votera pas la confiance au gouvernement quand le pacte de responsabilité arrivera à l'Assemblée nationale. Car ce pacte donne "à nouveau des cadeaux énormes au patronat. Et pour lequel il n'y a pour le moment aucune contrepartie en matière d'emploi", seulement des "mots ronflants".
Posons-nous la question des solutions existantes ?
En 2012, lors de la campagne des Législatives, le PCF et le Front de Gauche ont porté l'exigeance de frapper les banques et la finance au porte-monnaie et appeler les électeurs à renforcer le pôle anti-austérité à gauche en votant pour nos candidats. Les faits montrent que nous avions raison : la majorité actuelle au Parlement ne fait que valider tout ce que dicte le gouvernement et François Hollande. Ils accompagnent le virage social-libéral !
Aux Municipales, là où existent des listes de la gauche combative, PCF, Front de gauche et liste de rassemblement de gauche, mais surtout aux Européennes, vous aurez l'occasion d'exprimer par le vote votre colère face aux trahisons des engagements de François Hollande !
Dans votre entreprise, dans la rue avec les syndicats, exprimez votre rejet de la crise, de l'austérité et de ces politiques de cadeaux au patronat et à la finance !
Ne baissez pas les bras ! N'abandonnez ni la rue, ni les urnes ! Ils n'attendent que ça !
Aidez-nous à diffuser nos idées, notre programme ! Adhérez, souscrivez, distribuez pour le PCF !
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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 10:46

Encore une étude choc qui démonte la réalité de la crise mondiale et le caractère purement inhumain et égoïste du capitalisme !

Ce n'est pas la première fois et ce n'est malheureusement pas la dernière fois que des chiffres et des études démontrent toute l'injustice d'un système économique, le système capitaliste, qui met la pression sur les populations, sur ceux qui vivent de leur travail, pour premettre l'enrichissement d'une minorité, une élite riche et protégée.

L'étude publiée par l'ONG Oxfam ne tombe pas par hasard. Elle arrive la veille de l'ouverture du Forum économique mondial de Davos, un forum qui reçoit sur sélection par l'argent (114 000 € le ticket d'entrée aux différentes réunions) les grands patrons, les grands banquiers et les personnailtés du "monde des affaires" dans cette luxueuse station de ski suisse. Objectif de l'étude : ouvrir les yeux de l'opinion public sur les vrais enjeux économiques de monde et sur les responsabilités au sommet de l'économie.

L'ONG a ainsi publié une information choc : les 85 personnes les plus riches du monde possèdent autant que la moitié la plus pauvre de la population, soit 3,5 milliards de personnes.

Peut-on continuer d'affirmer, comme des perroquets, que ces 85 personnes ont "mérité" leur fortune, que c'est le "fruit de leur travail" ? En quoi 85 personnes valent-elles mieux que 3,5 milliards d'autres ? Cette richesse accumulée n'est-elle pas finalement le fruit de l'appauvrissement de milliards d'autres, le résultat de la spoliation par quelques uns des richesses qui pourraient permettre le développement de l'Humanité ? A quoi sert d'accumuler des milliards d'euros dans les mains de quelques uns quand c'est la survie même de l'Humanité qui est en jeu au travers de la lutte contre les dérèglements climatiques, la faim et la misère, l'appauvrissement des ressources en eau ?

Le rapport de l'ONG de lutte "contre les injustices et la pauvreté" va même plus loin en montrant que, au delà du discours sur la crise et la fatalité qu'il y aurait, ici comme ailleurs, à faire "des efforts", les inégalités économiques se sont creusées rapidement dans la plupart des pays depuis le début de la crise.

Ainsi, près de la moitié des richesses mondiales sont aujourd'hui détenues par 1% de la population.

La crise, qui sert à justifier de nouvelles déréglementations sociales, de nouveaux plans sociaux et des coupes dans les dépenses publiques, elle n'empêche pas les plus riches de poursuivre leur enrichissement ! Ce discours fataliste est même volontairement cultivé pour démobiliser les populations, convaincre les travailleurs qu'ils doivent s'attendre à vivre toujours plus durement. C'est le cas du discours sur le "coût du travail" qui veut amener les salariés à accepter leur élimination de l'entreprise comme une bonne chose pour la société.

Augmentation de la part de revenus des plus riches dans 24 pays sur 26

Cette même proportion prise à l'échelle d'un pays fait dire à Oxfam que les 1% les plus riches ont augmenté leur part de revenu dans 24 des 26 pays pour lesquels des données sont disponibles entre 1980 et 2012.

En Chine, au Portugal et aux États-Unis, les 1% les plus riches ont plus que doublé leur part de revenus depuis 1980 ! Même dans les pays réputés plus égalitaires comme la Suède et la Norvège, la part de revenus allant aux 1% les plus riches a augmenté de plus de 50%.

Déréglementation et austérité

Pour expliquer ce creusement des inégalités, l'ONG pointe la dérèglementation financière, les systèmes fiscaux biaisés, l'évasion fiscale, mais également les mesures d'austérité, les politiques défavorables aux femmes et la confiscation des recettes issues du pétrole et de l'extraction minière. Le rapport indique : "Sans une véritable action pour réduire ces inégalités, les privilèges et les désavantages se transmettront de génération en génération, comme sous l'Ancien régime. Nous vivrons alors dans un monde où l'égalité des chances ne sera plus qu'un mirage."

N'est-ce finalement pas là l'objectif recherché ? Permettre aux élites riches de cette planète de s'autoreproduire ?

Nous avons effectivement, comme sous l'Ancien Régime d'avant 1789, une forme d'aristocratie capitaliste qui accumule des richesses, qui contrôle les leviers principaux de l'économie mondiale via des banques, des fonds d'investissement, des grandes multinationales, et qui cherche à transmettre à ses enfants ses richesses et ce pouvoir.

C'est le cas en France avec des familles comme les Bettencourt, les Wendel, les Peugeot, dont les fortunes se sont faites il y a des décennies et où les descendants ne font que faire fructifier les affaires !

Ainsi, rien que sur 2013, ce sont 43 milliards d'euros qui ont été soustraits aux entreprises françaises du CAC40 pour être distribués aux actionnaires !

Cet argent ne servira pas à moderniser ces entreprises, ni même à financer des programmes de recherche ! Cet argent servira encore moins à créer de l'emploi ou à améliorer les conditions de travail ou les salaires des salariés de ces entreprises ! Cet argent ne servira pas non plus à la société française, au travers de financement de projets d'intérêt collectif, de programmes sociaux, environnementaux ou même d'investissements dans la recherche publique, dans la santé ou ailleurs !

Ces 43 milliards partiront dans leur grande majorité vers les comptes en banque de quelques centaines de gros actionnaires qui augmenteront ainsi leurs richesses au détriment du reste de la société.

Ce que les travailleurs avaient réussi à arracher aux capitalistes par des décennies de luttes sociales et politiques, le libéralisme et l'argument de la crise ont permis d'en reprendre une grande part.

Tout est question de rapport de force entre, d'un côté, l'immense majorité de la population, travailleurs salariés et indépendants, et, d'un autre côté, une infime minorité d'aristocrates du capitalisme et leur petite cour de mercenaires, dans l'encadrement et la politique.

L'étude d'Oxfam vient, finalement, appuyer les idées de Karl Marx sur la lutte des classes et sur la confiscation de la plus-value, fruit du travail, par le capital.

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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 10:06

Une fois n'est pas coutume, je reprend ici un article complet de Jean Gadrey, professeur honoraire d'économie à l'Université Lille 1, paru dans "Alternatives économiques".

En résumé, le sauvetage de l'Irlande présenté en exemple dans les médias se résume à : hausse du chômage, misère croissante, émigration massive des jeunes, explosion de la dette publique mais... remboursement des banques étrangères et hausse des richesses des irlandais les plus riches !

Solidaire


Le cas de l’Irlande fait partie de ces « sauvetages » qu’on va nous présenter comme des succès des politiques d’austérité en Europe. Une belle étude sur ce cas a été publiée par trois économistes, membres d’Attac France, Attac Irlande et Attac Autriche. Je la résume dans ce billet, mais elle vaut une lecture intégrale, avec toutes les sources des chiffres cités : voir ce lien. http://tinyurl.com/k5at3mr

Le 15 Décembre 2013, l’Irlande est devenue le premier pays à sortir d’un programme de « sauvetage » de la Troïka. Alors que l’Irlande a reçu 67,5 milliards € de prêts pour son renflouement depuis la fin de 2010, le pays a transféré un montant total de 89,5 milliards € à son secteur financier au cours de la même période. 55,8 de ces milliards sont tombés dans les poches des banques créancières, toutes étrangères et certaines françaises. L’étude confirme que la situation économique et sociale de l’Irlande demeure désastreuse : ces milliards n’ont en rien profité aux Irlandais, broyés par la politique d’austérité infligée à leur pays pour payer ces dettes illégitimes.

LA BCE A CONTRAINT L’IRLANDE A REMBOURSER LES HEDGE FUNDS !

Une expertise commandée par le Parlement européen montre que la BCE a forcé le gouvernement irlandais à prendre cette mesure en menaçant de suspendre le financement d’urgence des banques irlandaises. Et cela bien que le remboursement intégral des obligations non garanties ne fasse pas partie du mémorandum de sauvetage, et malgré la demande du FMI que ces créanciers subissent des pertes (« haircut »). Ce faisant, la BCE a protégé ces gros spéculateurs, qui avaient prêté de l’argent aux banques irlandaises à des taux élevés quand il était déjà clair que celles-ci étaient sur le point de s’effondrer ou d’être secourues par l’État.

LE WHO’S WHO DES PROFITEURS

L’ex-courtier et blogueur Paul Staines a divulgué une liste incomplète des créanciers d’Anglo Irish, la plus grande banque irlandaise en faillite. Elle comprend notamment Allianz, Barclays, Crédit Suisse, Deutsche Bank, Goldman Sachs, HSBC et Société Générale. Pour Lisa Mittendrein, « les seuls qui vont très bien sont les élites financières européennes. C’est le gratin du secteur bancaire qui a été sauvé, pas le peuple irlandais. L’Irlande est tout sauf une success story ».

LE PILLAGE DU FONDS NATIONAL DES RETRAITES

L’Irlande a cofinancé son «sauvetage» avec 17,5 milliards €, dont 10 milliards € ont été pris à au NPRF, le fonds de pension public, mis en place au départ pour garantir les retraites irlandaises à l’avenir. L’argent du fonds a été utilisé pour la recapitalisation directe des banques. À la fin de 2013, le gouvernement a décidé de transformer entièrement le NPRF en un fonds d’investissement, la protection des pensions futures n’étant « plus une priorité ». En outre, la population a été durement touchée par six années de mesures d’austérité : la TVA a été augmenté à 23%, les allocations familiales ont été baissées, les allocations de chômage pour les jeunes divisées par deux et les frais de scolarité ont triplé, à 2500 euros. Au total, la facture sociale s’élève à plus de 28 milliards € depuis 2008 pour l’Irlande.

LE TAUX D’EMIGRATION LE PLUS ELEVE DANS L’UE

Les conséquences sociales de l’austérité sont désastreuses : près d’un tiers de la population est en risque de pauvreté ou d’exclusion sociale, une personne sur dix souffre de la faim. Bien que le revenu disponible du décile le plus pauvre de la population ait chuté de 26 %, le revenu du décile supérieur a augmenté de 8 %, ce qui montre bien les choix sociaux faits par la politique de gestion de crise. Parmi les 18-24 ans, une personne sur deux envisage de quitter le pays, tandis que 300 000 personnes ont déjà émigré dans les quatre dernières années (sur une population de moins de 4,6 millions d'habitants ! Cela représenterait le départ de 4,3 millions de français en 4 ans ! NDR). En 2012, l’Irlande a connu le plus fort taux d’émigration nette dans toute l’UE. Seulement six ans avant elle avait le plus haut taux d’immigration nette du continent.

LA DETTE PUBLIQUE CONTINUE D’AUGMENTER !

Contrairement à la fable du brillant redressement irlandais, l’économie irlandaise est loin d’avoir récupéré : le PIB d’aujourd’hui est de 12,6 % inférieur à celui d’avant la crise. Le taux de chômage, actuellement à 13 %, est encore deux fois plus élevé qu’avant la crise. Parmi les jeunes, 27 % sont sans emploi. Le secteur bancaire ne remplit toujours pas sa tâche principale : la moitié des demandes de crédit des PME au dernier trimestre ont été rejetées par les banques. La dette nationale, qui avait explosé de 25 à 91% du PIB entre 2007 et 2010 à la suite des sauvetages bancaires, s’est encore accrue sous le contrôle de la Troïka et a atteint 124 % en 2013 selon les prévisions actuelles.

(graphique J. Gadrey d’après les bases de données de l’OCDE)

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UN CHANGEMENT RADICAL DE POLITIQUE EST URGENT

« Nos gouvernements doivent cesser de dépenser d’énormes sommes d’argent public pour sauver un secteur financier sans scrupules “, demande Mittendrein. Au contraire, une réglementation stricte est nécessaire : les banques jugées « trop importantes pour faire faillite » doivent être démantelées de sorte qu’elles ne puissent plus mettre en danger des sociétés entières. A moyen terme, le secteur bancaire doit se limiter à sa tâche essentielle : la gestion des dépôts et des prêts, sans servir des intérêts privés mais le bien-être public. Il faut stopper ces politiques d’austérité, qui visent à détruire les systèmes de protection sociale et de soins de santé et qui menacent de la pauvreté des centaines de millions de personnes en Irlande et en Europe. Elles doivent laisser la place à des programmes d’investissement public et à une coordination européenne des politiques fiscales et économiques dans l’intérêt de la population. Par le biais de l’allègement de la dette et d’un impôt sur la fortune coordonné à l’échelle internationale, les créanciers et les riches doivent prendre le fardeau de la crise. « La taxe européenne sur les transactions financières doit être rapidement adoptée en suivant le projet de la Commission européenne amendé par le récent accord CDU-SPD : le gouvernement français doit renoncer à en affaiblir la portée. Le coût de la crise doit être payé par ceux qui en sont responsables », souligne Dominique Plihon.

NON AU ” PACTE DE COMPETITIVITE ”

Les élites politiques envisagent actuellement d’adopter un «pacte de compétitivité» qui étendrait le modèle irlandais à l’ensemble de l’UE : tous les États devraient s’engager à des mesures néolibérales telles que la réduction des protections du travail, la baisse des salaires, des privatisations… Leur mise en œuvre serait garantie par des contrats entre les États et la Commission européenne, qui les surveillerait et ferait adopter des primes ou des pénalités. ” Le pacte de compétitivité signifierait « troïka pour tout le monde “, conclut Lisa Mittendrein”. Son adoption a été repoussée de décembre 2013 à juin 2014 ; mais nous devons stopper définitivement ce pacte d’appauvrissement, pour initier un virage à 180° dans la politique de gestion de crise européenne “.

Les auteurs de l’étude : Dominique Plihon, Attac France ; Lisa Mittendrein, Attac Autriche ; Andy Storey, Attac Irlande, University College Dublin

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