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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 10:46

Encore une étude choc qui démonte la réalité de la crise mondiale et le caractère purement inhumain et égoïste du capitalisme !

Ce n'est pas la première fois et ce n'est malheureusement pas la dernière fois que des chiffres et des études démontrent toute l'injustice d'un système économique, le système capitaliste, qui met la pression sur les populations, sur ceux qui vivent de leur travail, pour premettre l'enrichissement d'une minorité, une élite riche et protégée.

L'étude publiée par l'ONG Oxfam ne tombe pas par hasard. Elle arrive la veille de l'ouverture du Forum économique mondial de Davos, un forum qui reçoit sur sélection par l'argent (114 000 € le ticket d'entrée aux différentes réunions) les grands patrons, les grands banquiers et les personnailtés du "monde des affaires" dans cette luxueuse station de ski suisse. Objectif de l'étude : ouvrir les yeux de l'opinion public sur les vrais enjeux économiques de monde et sur les responsabilités au sommet de l'économie.

L'ONG a ainsi publié une information choc : les 85 personnes les plus riches du monde possèdent autant que la moitié la plus pauvre de la population, soit 3,5 milliards de personnes.

Peut-on continuer d'affirmer, comme des perroquets, que ces 85 personnes ont "mérité" leur fortune, que c'est le "fruit de leur travail" ? En quoi 85 personnes valent-elles mieux que 3,5 milliards d'autres ? Cette richesse accumulée n'est-elle pas finalement le fruit de l'appauvrissement de milliards d'autres, le résultat de la spoliation par quelques uns des richesses qui pourraient permettre le développement de l'Humanité ? A quoi sert d'accumuler des milliards d'euros dans les mains de quelques uns quand c'est la survie même de l'Humanité qui est en jeu au travers de la lutte contre les dérèglements climatiques, la faim et la misère, l'appauvrissement des ressources en eau ?

Le rapport de l'ONG de lutte "contre les injustices et la pauvreté" va même plus loin en montrant que, au delà du discours sur la crise et la fatalité qu'il y aurait, ici comme ailleurs, à faire "des efforts", les inégalités économiques se sont creusées rapidement dans la plupart des pays depuis le début de la crise.

Ainsi, près de la moitié des richesses mondiales sont aujourd'hui détenues par 1% de la population.

La crise, qui sert à justifier de nouvelles déréglementations sociales, de nouveaux plans sociaux et des coupes dans les dépenses publiques, elle n'empêche pas les plus riches de poursuivre leur enrichissement ! Ce discours fataliste est même volontairement cultivé pour démobiliser les populations, convaincre les travailleurs qu'ils doivent s'attendre à vivre toujours plus durement. C'est le cas du discours sur le "coût du travail" qui veut amener les salariés à accepter leur élimination de l'entreprise comme une bonne chose pour la société.

Augmentation de la part de revenus des plus riches dans 24 pays sur 26

Cette même proportion prise à l'échelle d'un pays fait dire à Oxfam que les 1% les plus riches ont augmenté leur part de revenu dans 24 des 26 pays pour lesquels des données sont disponibles entre 1980 et 2012.

En Chine, au Portugal et aux États-Unis, les 1% les plus riches ont plus que doublé leur part de revenus depuis 1980 ! Même dans les pays réputés plus égalitaires comme la Suède et la Norvège, la part de revenus allant aux 1% les plus riches a augmenté de plus de 50%.

Déréglementation et austérité

Pour expliquer ce creusement des inégalités, l'ONG pointe la dérèglementation financière, les systèmes fiscaux biaisés, l'évasion fiscale, mais également les mesures d'austérité, les politiques défavorables aux femmes et la confiscation des recettes issues du pétrole et de l'extraction minière. Le rapport indique : "Sans une véritable action pour réduire ces inégalités, les privilèges et les désavantages se transmettront de génération en génération, comme sous l'Ancien régime. Nous vivrons alors dans un monde où l'égalité des chances ne sera plus qu'un mirage."

N'est-ce finalement pas là l'objectif recherché ? Permettre aux élites riches de cette planète de s'autoreproduire ?

Nous avons effectivement, comme sous l'Ancien Régime d'avant 1789, une forme d'aristocratie capitaliste qui accumule des richesses, qui contrôle les leviers principaux de l'économie mondiale via des banques, des fonds d'investissement, des grandes multinationales, et qui cherche à transmettre à ses enfants ses richesses et ce pouvoir.

C'est le cas en France avec des familles comme les Bettencourt, les Wendel, les Peugeot, dont les fortunes se sont faites il y a des décennies et où les descendants ne font que faire fructifier les affaires !

Ainsi, rien que sur 2013, ce sont 43 milliards d'euros qui ont été soustraits aux entreprises françaises du CAC40 pour être distribués aux actionnaires !

Cet argent ne servira pas à moderniser ces entreprises, ni même à financer des programmes de recherche ! Cet argent servira encore moins à créer de l'emploi ou à améliorer les conditions de travail ou les salaires des salariés de ces entreprises ! Cet argent ne servira pas non plus à la société française, au travers de financement de projets d'intérêt collectif, de programmes sociaux, environnementaux ou même d'investissements dans la recherche publique, dans la santé ou ailleurs !

Ces 43 milliards partiront dans leur grande majorité vers les comptes en banque de quelques centaines de gros actionnaires qui augmenteront ainsi leurs richesses au détriment du reste de la société.

Ce que les travailleurs avaient réussi à arracher aux capitalistes par des décennies de luttes sociales et politiques, le libéralisme et l'argument de la crise ont permis d'en reprendre une grande part.

Tout est question de rapport de force entre, d'un côté, l'immense majorité de la population, travailleurs salariés et indépendants, et, d'un autre côté, une infime minorité d'aristocrates du capitalisme et leur petite cour de mercenaires, dans l'encadrement et la politique.

L'étude d'Oxfam vient, finalement, appuyer les idées de Karl Marx sur la lutte des classes et sur la confiscation de la plus-value, fruit du travail, par le capital.

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Published by Solidaire - dans Dans le Monde
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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 10:06

Une fois n'est pas coutume, je reprend ici un article complet de Jean Gadrey, professeur honoraire d'économie à l'Université Lille 1, paru dans "Alternatives économiques".

En résumé, le sauvetage de l'Irlande présenté en exemple dans les médias se résume à : hausse du chômage, misère croissante, émigration massive des jeunes, explosion de la dette publique mais... remboursement des banques étrangères et hausse des richesses des irlandais les plus riches !

Solidaire


Le cas de l’Irlande fait partie de ces « sauvetages » qu’on va nous présenter comme des succès des politiques d’austérité en Europe. Une belle étude sur ce cas a été publiée par trois économistes, membres d’Attac France, Attac Irlande et Attac Autriche. Je la résume dans ce billet, mais elle vaut une lecture intégrale, avec toutes les sources des chiffres cités : voir ce lien. http://tinyurl.com/k5at3mr

Le 15 Décembre 2013, l’Irlande est devenue le premier pays à sortir d’un programme de « sauvetage » de la Troïka. Alors que l’Irlande a reçu 67,5 milliards € de prêts pour son renflouement depuis la fin de 2010, le pays a transféré un montant total de 89,5 milliards € à son secteur financier au cours de la même période. 55,8 de ces milliards sont tombés dans les poches des banques créancières, toutes étrangères et certaines françaises. L’étude confirme que la situation économique et sociale de l’Irlande demeure désastreuse : ces milliards n’ont en rien profité aux Irlandais, broyés par la politique d’austérité infligée à leur pays pour payer ces dettes illégitimes.

LA BCE A CONTRAINT L’IRLANDE A REMBOURSER LES HEDGE FUNDS !

Une expertise commandée par le Parlement européen montre que la BCE a forcé le gouvernement irlandais à prendre cette mesure en menaçant de suspendre le financement d’urgence des banques irlandaises. Et cela bien que le remboursement intégral des obligations non garanties ne fasse pas partie du mémorandum de sauvetage, et malgré la demande du FMI que ces créanciers subissent des pertes (« haircut »). Ce faisant, la BCE a protégé ces gros spéculateurs, qui avaient prêté de l’argent aux banques irlandaises à des taux élevés quand il était déjà clair que celles-ci étaient sur le point de s’effondrer ou d’être secourues par l’État.

LE WHO’S WHO DES PROFITEURS

L’ex-courtier et blogueur Paul Staines a divulgué une liste incomplète des créanciers d’Anglo Irish, la plus grande banque irlandaise en faillite. Elle comprend notamment Allianz, Barclays, Crédit Suisse, Deutsche Bank, Goldman Sachs, HSBC et Société Générale. Pour Lisa Mittendrein, « les seuls qui vont très bien sont les élites financières européennes. C’est le gratin du secteur bancaire qui a été sauvé, pas le peuple irlandais. L’Irlande est tout sauf une success story ».

LE PILLAGE DU FONDS NATIONAL DES RETRAITES

L’Irlande a cofinancé son «sauvetage» avec 17,5 milliards €, dont 10 milliards € ont été pris à au NPRF, le fonds de pension public, mis en place au départ pour garantir les retraites irlandaises à l’avenir. L’argent du fonds a été utilisé pour la recapitalisation directe des banques. À la fin de 2013, le gouvernement a décidé de transformer entièrement le NPRF en un fonds d’investissement, la protection des pensions futures n’étant « plus une priorité ». En outre, la population a été durement touchée par six années de mesures d’austérité : la TVA a été augmenté à 23%, les allocations familiales ont été baissées, les allocations de chômage pour les jeunes divisées par deux et les frais de scolarité ont triplé, à 2500 euros. Au total, la facture sociale s’élève à plus de 28 milliards € depuis 2008 pour l’Irlande.

LE TAUX D’EMIGRATION LE PLUS ELEVE DANS L’UE

Les conséquences sociales de l’austérité sont désastreuses : près d’un tiers de la population est en risque de pauvreté ou d’exclusion sociale, une personne sur dix souffre de la faim. Bien que le revenu disponible du décile le plus pauvre de la population ait chuté de 26 %, le revenu du décile supérieur a augmenté de 8 %, ce qui montre bien les choix sociaux faits par la politique de gestion de crise. Parmi les 18-24 ans, une personne sur deux envisage de quitter le pays, tandis que 300 000 personnes ont déjà émigré dans les quatre dernières années (sur une population de moins de 4,6 millions d'habitants ! Cela représenterait le départ de 4,3 millions de français en 4 ans ! NDR). En 2012, l’Irlande a connu le plus fort taux d’émigration nette dans toute l’UE. Seulement six ans avant elle avait le plus haut taux d’immigration nette du continent.

LA DETTE PUBLIQUE CONTINUE D’AUGMENTER !

Contrairement à la fable du brillant redressement irlandais, l’économie irlandaise est loin d’avoir récupéré : le PIB d’aujourd’hui est de 12,6 % inférieur à celui d’avant la crise. Le taux de chômage, actuellement à 13 %, est encore deux fois plus élevé qu’avant la crise. Parmi les jeunes, 27 % sont sans emploi. Le secteur bancaire ne remplit toujours pas sa tâche principale : la moitié des demandes de crédit des PME au dernier trimestre ont été rejetées par les banques. La dette nationale, qui avait explosé de 25 à 91% du PIB entre 2007 et 2010 à la suite des sauvetages bancaires, s’est encore accrue sous le contrôle de la Troïka et a atteint 124 % en 2013 selon les prévisions actuelles.

(graphique J. Gadrey d’après les bases de données de l’OCDE)

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UN CHANGEMENT RADICAL DE POLITIQUE EST URGENT

« Nos gouvernements doivent cesser de dépenser d’énormes sommes d’argent public pour sauver un secteur financier sans scrupules “, demande Mittendrein. Au contraire, une réglementation stricte est nécessaire : les banques jugées « trop importantes pour faire faillite » doivent être démantelées de sorte qu’elles ne puissent plus mettre en danger des sociétés entières. A moyen terme, le secteur bancaire doit se limiter à sa tâche essentielle : la gestion des dépôts et des prêts, sans servir des intérêts privés mais le bien-être public. Il faut stopper ces politiques d’austérité, qui visent à détruire les systèmes de protection sociale et de soins de santé et qui menacent de la pauvreté des centaines de millions de personnes en Irlande et en Europe. Elles doivent laisser la place à des programmes d’investissement public et à une coordination européenne des politiques fiscales et économiques dans l’intérêt de la population. Par le biais de l’allègement de la dette et d’un impôt sur la fortune coordonné à l’échelle internationale, les créanciers et les riches doivent prendre le fardeau de la crise. « La taxe européenne sur les transactions financières doit être rapidement adoptée en suivant le projet de la Commission européenne amendé par le récent accord CDU-SPD : le gouvernement français doit renoncer à en affaiblir la portée. Le coût de la crise doit être payé par ceux qui en sont responsables », souligne Dominique Plihon.

NON AU ” PACTE DE COMPETITIVITE ”

Les élites politiques envisagent actuellement d’adopter un «pacte de compétitivité» qui étendrait le modèle irlandais à l’ensemble de l’UE : tous les États devraient s’engager à des mesures néolibérales telles que la réduction des protections du travail, la baisse des salaires, des privatisations… Leur mise en œuvre serait garantie par des contrats entre les États et la Commission européenne, qui les surveillerait et ferait adopter des primes ou des pénalités. ” Le pacte de compétitivité signifierait « troïka pour tout le monde “, conclut Lisa Mittendrein”. Son adoption a été repoussée de décembre 2013 à juin 2014 ; mais nous devons stopper définitivement ce pacte d’appauvrissement, pour initier un virage à 180° dans la politique de gestion de crise européenne “.

Les auteurs de l’étude : Dominique Plihon, Attac France ; Lisa Mittendrein, Attac Autriche ; Andy Storey, Attac Irlande, University College Dublin

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 14:17

Lundi 3 février, les conseillers généraux auront à donner leur avis sur le projet de redécoupage des cantons. Que dire ? Que faire ?

Pas simple de s'exprimer localement sur un projet électoral qui a été rejeté par son parti politique nationalement !

Fait en deux temps - trois mouvements, la modification du mode de scrutin des élections cantonales (rebaptisées élections départementales pour l'occasion) n'a pas fait l'unanimité sur le terrain politique.

L'idée officiellement présentée par le gouvernement pour changer le mode électoral et redessiner les cantons, ce serait le faible taux de femmes dans les hémicycles départementaux. Dans l'Eure, il y a actuellement 5 femmes sur les 43 membres du Conseil général (dont 4 de gauche et 1 seule de droite !

A noter d'ailleurs qu'avec Andrée Oger, les communistes font mieux que la moyenne départementale avec 1 femme élue sur 4 élus PCF pour 1 femme élue pour 8 conseillers généraux dans le Département.

Entre l'idée de parité et la loi adoptée sur proposition socialiste, il s'est glissé comme un vilain parfum de bureaucratisme kafkaïen mélangé à des arrières-pensées politiciennes inassumées.

Côté bureaucratisme, le système électoral lui-même est tellement complexe qu'il méritera de longues explications en 2015, lors des futures élections départementales.

Qu'on en juge : auparavant, chaque département était divisé en cantons et chaque canton élisait son conseiller général accompagné d'un suppléant.

Dorénavant, le nombre de canton est divisé par deux par fusion et redécoupage des anciens cantons. Les électeurs des nouveaux cantons désigneront un duo d'élus, obligatoirement un homme et une femme, ainsi que deux suppléants, hommes et femmes.

Dans l'Eure, de 43 cantons, nous passerons à 23. De 43 conseillers généraux (dont 5 femmes), nous passerons à 46 (dont 23 femmes).

Si la parité semble y gagner (on y reviendra), la complexité du concept électoral (vote pour un ticket mixte) est inédite !

Par le jeu des regroupements, ce sont des fiefs socialistes ou de droite qui sont inscrits dans le marbre. Ces nouveaux cantons, beaucoup plus grands, permettront de "stabiliser" les votes autour des formations majoritaires que sont le PS et l'UMP.

Tant pis pour les candidats indépendants actuels ! Tant pis pour les formations plus modestes, comme le PCF, dont les bassins d'implantation, pourtant nombreux, seront désormais noyés dans des territoires plus "modérés". Il faudra en effet faire un "bon" score sur un territoire deux fois plus grand (ou trois fois plus !) pour avoir des chances d'être qualifié pour le second tour !

Adieu donc à la pluralité ! Vive le bipartisme à l'américaine ou à la brittanique !

Pour ce qui est de la parité, le principe des quotas est un aveu d'échec, celui d'une société et d'une classe politique à qui la Loi doit imposer une présence féminine. La Loi imposera donc des femmes à des partis qui sont incapables de leur faire une place : depuis 1945 et le droit de vote accordé aux femmes, les mentalités n'ont pas vraiment changé !

Les communistes ont voté contre cette réforme, à la fois parce que la concentration des cantons va éloigner l'élu de ses électeurs, notamment en zone rurale, mais aussi parce que le système électoral est à la fois tordu et un mauvais coup à la pluralité politique de la France !

Il aurait été possible d'écouter cette pluralité et d'augmenter le nombre de femmes siégeant au Département en optant tout simplement pour un scrutin proportionnel opposant des listes composées à parité d'hommes et de femmes.

Pour ce qui est de la représentation des territoires, il suffisait de poser comme condition que chaque liste présente des candidats issus d'au moins les deux tiers des cantons du Département.

Il est à noter que le scrutin départemental sera désormais le seul scrutin français dont la proportionnelle sera absente : Municipales, Régionales et Européennes se font à la proportionnelle ; les Sénatoriales de fin 2014 se feront pour la première fois à la proportionnelle ; les prochaines Législatives devraient avoir, elles aussi, leur dose de proportionnelle (10 % des sièges, dit-on) !

Le scrutin départementale aura donc un système démocratiquement insupportable et d'une complexité sans nom.

Avec le scrutin du 3 février, les conseillers généraux communistes sont face à un dilemme : voter contre une carte cantonale issue d'une  Loi qu'ils ont refusé nationalement et affaiblir la majorité départementale ? Voter pour et donner l'impression d'accepter les nouvelles règles du jeu ?

Membres actuels de la majorité départementale, les communistes risquent forts d'être exclus de la prochaine assemblée avec ce scrutin. Pourtant, ses quatre conseillers généraux, Andrée Oger sur Saint André, Gérard Grimault sur Brionne, Marcel Larmanou sur Gisors et Gaëtan Levitre sur Pont-de-l'Arche, sont reconnus et appréciés pour le travail qu'ils font à l'Assemblée départementale en faveur des salariés, de l'emploi et des eurois en difficulté.

Tout le débat actuel repose donc sur l'attitude à prendre pour la session du lundi 3 février ?

Le débat n'est pas simple même si nos valeurs nous amèneraient à voter contre.

En effet, ce scrutin n'est malheureusement que consultatif, c'est-à-dire que l'Etat fera ce qu'il voudra de notre avis de toute façon. Voter contre, ce n'est pas bloquer la Loi (déjà votée) ni même reculer son application ! Voter contre, c'est laisser à penser que la majorité départementale se fissure, ce que saurait exploiter la droite UMP-UDI à la veille d'élections municipales où la droite espère bien faire oublier les années Sarkozy en jouant du rejet des renoncements de François Hollande.

L'utilité des élus communistes au Département est reconnue. Leur liberté de parole et d'action aussi.

Pour cette carte cantonale et le scrutin du 3 février, c'est l'intérêt des eurois qui primera mais c'est aussi la présence des électeurs qui soutiennent nos analyses que nous nous devons de représenter.

La réflexion continue chez les communistes pour savoir comment exprimer notre opposition à cette Loi sans faire le jeu de la droite et de l'extrême-droite. Dur ! Dur !

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Published by Solidaire - dans Dans le département
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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 14:59

Les journalistes sont prompts à jouer les mauvaises augures dès qu'il s'agit de la gauche radicale. Souvent à tort !

Le torchon brûle t-il entre les communistes et Jean-Luc Mélenchon ? A en croire les médias, la tension entre Pierre Laurent, secrétaire du PCF, et Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de Gauche, serait telle que le Front de gauche serait aujourd'hui moribond.

Pour resituer un peu les participants au sujet, il faut rappeler que le Front de gauche a été fondé fin 2008 à l'initiative du Parti communiste français. Le PCF, le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon (ex-PS) et la Gauche Unitaire de Christian Piquet (ex-NPA) en sont les trois organisations fondatrices. D'autres les ont rejoint par la suite.

En termes de forces, le PCF reste et demeure le cœur du Front de Gauche, tant en termes militants qu'en termes d'élus.

Jean-Luc Mélenchon, candidat du FdG aux Présidentielles 2012, a pris, à ce titre, le titre de porte-parole officieux du rassemblement dans l'imaginaire médiatique. S'il a une aura médiatique évidente, il n'est pas pour autant le reflet de ce que pensent la majorité des militants du FdG !

Ces derniers mois, les médias se sont fortement moqués des discussions souvent houleuses entre partenaires du Front de Gauche sur la stratégie à prendre pour les élections municipales. Le PG, constitué de nombreux anciens militants socialistes, a tendance à vouloir taper sur le PS, tandis que le PCF, de tradition politique bien indépendante, sait qu'il doit faire avec les forces en présence localement, socialistes compris.

Ces deux cultures différentes amènent à de fortes frictions, surtout à un moment où le Parti socialiste mène une politique libérale, reniant les faibles promesses de sa campagne électorale. Beaucoup, y compris chez les communistes, estiment que s'allier localement avec les socialistes est incompatible avec les désaccords majeurs que nous avons avec le PS nationalement.

Pour beaucoup de communistes, la question des candidatures aux Municipales dépasse le cadre partisan, c'est-à-dire, celui des appartenances à un parti ou à un autre. Les communistes ont toujours choisi de travailler localement avec ceux qui partageaient des objectifs proches pour ce qui est d'un projet municipal : pourquoi faire liste commune avec des personnes adhérentes à aucun parti et refuser des candidats socialistes quand l'accord sur la gestion municipale existe ?

En clair, pour le PCF, les élections municipales sont des élections locales, comme les élections au Conseil général et au Conseil régional, avec des enjeux avant tout de gestion, de choix des priorités budgétaires de la commune. L'objectif est donc de rassembler majoritairement les habitants d'une commune pour appliquer un programme de gestion municipale progressiste. On ne fera pas la Révolution à partir de la mairie mais on peut démontrer qu'il est possible de faire vivre la solidarité, le vivre ensemble, et que si les communistes, avec leurs partenaires, sont capables de diriger une commune, ils sont peut-être capables de diriger la France ?

La situation est différente lorsque l'on parle d'élections qui ont un cadre législatif, c'est-à-dire quand les élus qui seront désignés votent des lois qui influencent la vie des citoyens, l'orientation de l'économie et de la société. C'est le cas des élections législatives et sénatoriales. C'est le cas aussi des élections européennes. Et c'est le cas, évidemment, des élections présidentielles.

Pour ces élections, le programme est avant tout politique, c'est-à-dire sur l'orientation générale de la société. Dans ce cadre, c'est programme contre programme ! Et les communistes, avec leurs partenaires du Front de Gauche, apparaissent sous leurs couleurs aux élections.

Cette différence entre élections à enjeu local et élections à enjeu national, c'est le nœud du désaccord actuel avec nos partenaires du Parti de Gauche.

Le cas de Paris a suscité de vifs débats entre le PCF et le PG. La symbolique de Paris imposant, pour le PG, que le Front de Gauche apparaisse sous ses couleurs.

Majoritairement, les communistes parisiens considèrent que le programme municipal négocié avec le PS parisien pour ces élections intègre de réels progrès sociaux pour les parisiens modestes (notamment sur le logement) et qu'il serait dommage de casser l'union actuelle au risque de perdre l'influence politique qui a permis l'intégration de ces engagements positifs dans le programme de la liste d'union menée par Anne Hidalgo.

C'est vrai que le débat est vif, y compris au sein du PCF, sur l'idée d'alliance ou non avec le PS à Paris... et ailleurs !

Localement, les débats ont été plus ou moins faciles pour savoir si le rassemblement populaire nécessaire pour obtenir des majorités municipales devait ou non aller jusqu'au PS.

Dans l'Eure, pour les communistes, les discussions ont été menées localement et les listes sur lesquels sont présents les communistes se font parfois avec le PS (Val-de-Reuil, Pont-Audemer), parfois sans (Brionne, Evreux, Bernay, Louviers, Vernon).

Au final, ce qui se pose comme question aux Municipales, c'est avec qui localement peut-on monter des programmes qui seront demain utiles aux habitants. On peut facilement imaginer que si le gouvernement socialiste-écologiste actuel menait une politique de progrès social, une politique de "gauche", les discussions seraient plus faciles pour participer, localement, à des listes comprenant des candidats officiellement estampillés PS !

Les tensions au sein du Front de Gauche sont, finalement, le signe de discussion sans chichis, franches, sur des sujets majeurs. C'est le signe de l'indépendance de ses composantes ! Un bon signe qui brise le bon vieux cliché sur le "monolithisme" du PCF ! Chez nous, au moins, on débat et les avis majoritaires ne viennent pas forcément des chefs !

Si les désaccords subsistent, PCF et PG reconnaissent que le dialogue continue et, avec lui, le Front de Gauche.

La participation ensemble de Pierre Laurent et de Jean-Luc Mélenchon à la manifestation pour l'emploi de Marseille, ce week-end, au milieu de 7 000 travailleurs, est un démenti clair à ceux, à la droite du Front de gauche, notamment dans les médias, qui ne rèvent que d'un débat politique monocolore, entre libéraux plus ou moins sociaux, plus ou moins nationalistes.

Le débat existe au sein du Front de Gauche. C'est le signe de sa pluralité et de l'indépendance de ses composantes.

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Published by Solidaire - dans En France
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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 10:32

Rien à rajouter.

Solidaire


Juifs et musulmans, en tant que tels ne sont plus des opprimés.

Pour faire face à la régression de la pensée dans ce millénaire qui s'annonce mal, il est nécessaire de sortir de la pensée manichéenne qui assure aux croyances des membres de minorités religieuses une sorte d’impunité critique.

Voyons les deux principales minorités d'Occident, musulmans et juifs, souvent fort hostiles l’une à l’autre comme chacun sait. Ce qui suit ne s’applique pas à ceux de leurs fidèles qui sont tolérants envers les autres pensées et ouverts à la discussion.  Et cela va sans dire et mieux encore en le disant, ne sont pas considérés ici comme juifs ou musulmans ceux qui ne pratiquent plus leur religion, et a fortiori leurs descendants.

Des militants progressistes bien intentionnées, sans doute par amour du prolétariat, participent à la tentative de diabolisation de ce qu’ils appellent improprement « islamophobie », et d’autres qui sont parfois les mêmes sur-réagissent à toute accusation d’antisémitisme, ou d’antisémitisme masqué en  « complotisme ».

Or nul n’est obligé d’approuver les croyances et les pratiques religieuses, et il serait étonnant et rétrograde que les seules idées au dessus de toute critique soient des idées religieuses qui datent respectivement de 3200 et 1400 ans.

A ce propos je ne vois pas pourquoi un non-juif verrait avec sympathie l’idée qu’il existe un peuple élu et qu’il n’en fait pas partie, ou pourquoi un non musulman devrait renoncer à la liberté d’expression sur l’Islam, le  Coran, Mahomet, quand il accepte la critique de ses propres croyances. 

Juifs et musulmans peuvent accepter ce que la plupart des chrétiens de diverses obédiences ont accepté bon gré mal gré, depuis l’époque des Lumières :  que leurs croyances, leurs rituels, leurs interdits et leurs manies vestimentaires et alimentaires que les autres considèrent comme de simples superstitions n’ont droit à aucun respect particulier, au-delà des exigences d’un savoir vivre élémentaire.

Le respect du aux personnes ne s’étend pas à ce que contient leur cerveau, et ne peut fleurir qu’avec la liberté.

La montée d’une méfiance populaire contre l’Islam provient non seulement de l’image déplorable que les terroristes qui s’en réclament donnent à cette religion, mais aussi de l’impression, fortement étayée par l’actualité depuis plus de trente ans (affaires Rushdie, ou des caricatures de Mahomet) que la plupart de ses fidèles n’acceptent pas facilement la critique, ni externe ni interne.

Le retour de la pratique religieuse, et la restructuration conservatrice des communautés ont produit un phénomène similaire parmi les juifs. Ils sont de plus en plus enrôlés par le biais d’associations communautaristes dans la défense inconditionnelle d’Israël. Les milieux sionistes et fondamentalistes tentent de faire passer pour antisémite toute critique d’Israël, et invoquent de manière déplacée la mémoire de la Shoah pour sanctuariser la politique israélienne, enrobée dans un discours culpabilisateur envers tous et n’importe qui (et n’importe quoi : la SNCF par exemple).

Tous ceux qui sont de bonne foi savent que s’opposer résolument à certaines conceptions ou pratiques religieuses ne signifie pas rejeter l’ensemble du message religieux concerné , qui peut comporter des aspects progressistes, une grande poésie, une grande valeur humaine. Pourtant l’amalgame est systématique : ceux qui refusent le voile à l’école sont racistes, ceux qui défendent les Palestiniens sont antisémites.

Les Occidentaux chrétiens ou athées et les Français parmi eux ne sont certainement pas non plus au-dessus des critiques, mais la plupart de celles qui circulent portent à faux, et loin de s’en prendre aux responsables actuels de crimes actuels, tels ceux qui fournissent des armes aux terroristes en Syrie, elles consistent à imputer à tous les contemporains une sorte de péché originel en tant que descendants des esclavagistes, des colonisateurs, des nazis et autres collabos, alors qu’ils n’y peuvent plus rien. La transmission de la culpabilité de génération en génération, mais aussi par association des individus aux groupes dont ils sont issus, à tous les cousins et à tous les voisins, est devenue une forme contemporaine de racisme bien tranquille, conservée bien au chaud dans le narcissisme moral gauchiste. Et à ce titre le « racisme antiblanc » n’est pas une invention de l’UMP, même s’il est surtout pratiqué par des blancs riches qui se pensent « de gauche » contre des blancs pauvres dépolitisés.

Les juifs et les musulmans ne sont plus, en tant que tels, des opprimés, et ce sont des combattants laïcs, les héros de l’Armée rouge et des  guerres d’indépendance, comme en Algérie, qui ont obtenu ce grand résultat historique. Les générations communautarisées les plus âgées l’ont oublié et leurs enfants ne l’ont jamais su. Le capitalisme se chargera peut être de leur ouvrir les yeux.

En attendant, communistes et progressistes n’ont littéralement rien à gagner à flatter les tendances obscurantistes qui croissent sur le terrain de la crise du capitalisme, avec l’appui des États-Unis. Il n’y a rien à gagner à ménager les fascistes religieux qui ont été armés par la CIA pour détruire la Syrie, l'Afghanistan, la Libye, l'Irak, et que le peuple d’Égypte est en train de vomir. Il n’y a rien à gagner non plus en relayant les accusations outrancières d’antisémitisme, ou simplement en s’effaçant devant le terrorisme moral sioniste qui cherche à délégitimer la critique d’Israël, et plus fondamentalement tout mouvement révolutionnaire ou progressiste (jusqu’à Chavez) en le faisant passer pour antisémite. Dans la logique sioniste, qui est la même que celle des antisémites, critiquer un banquier, c’est critiquer les juifs. C’est Einstein, je crois, qui avait dit : un philosémite est un antisémite qui aime les juifs.

Dans le monde actuel de guerre contre la pensée rationnelle critique, de haine de la dialectique, la pensée religieuse politisée est le complément parfait de l’esprit du marketing et de sa névrose individualiste de masse. Nous devons combattre résolument tout empiètement du religieux sur le politique, qu’il s’agisse des prétentions de l’épiscopat français à régenter les mœurs, que celle de minorités qui cherchent à usurper un statut dérogatoire en abusant de la rhétorique antiraciste.

Enfin, sur les « théories du complot », il faudrait que leurs pourfendeurs se rendent comptent que si les complots que l’on peut imaginer n’existent pas tous, il peut en exister aussi que l’on n’imagine pas du tout. Et de toute manière, la théorie de la théorie du complot est, elle aussi, une théorie du complot.

Gilles Questiaux, 5 août 2013, revu 13 janvier 2014

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 09:51
Déclaration des partis communistes pour les 100 ans de la première guerre mondiale
Cent ans après de début de la Première Guerre mondiale, nous éprouvons un nouveau débat sur la question de savoir qui a mis le feu. Cette remise en question de la responsabilité principale de l’impérialisme allemand pour le carnage des peuples pendant plus de quatre ans n’a, naturellement, pas pour but de trouver la vérité historique. Elle vise plutôt à légitimer la politique impérialiste actuelle théoriquement et politiquement.
La Première Guerre mondiale fut suscité par les intérêts d’expansion de la part des grandes puissances d’Europe, cherchant à conquérir de nouveaux marchés et ressources, et orientés vers une redistribution des marchés et ressources existants. C’était une « guerre d’agression et conquête capitaliste », comme l’a constaté Karl Liebknecht bien vite. Du même coup, la guerre offrait une opportunité pour les forces dominantes de contaminer la conscience des classes ouvrières dans leurs pays avec le venin de l’opportunisme, du nationalisme, et du chauvinisme.
En été 1914, deux blocs militaires délibérés se trouvaient face à face : « la Triple Alliance », composé de l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie et l’Italie, et « l’Entente » du Royaume-Uni et de la France, auxquels la Russie s’est alliée. En 1915, l’Italie entra en guerre aux côtés de l’Entente. L’attentat de Sarajevo fut l’occasion bienvenue pour les grands puissances bellicistes de réaliser leurs concepts stratégiques. Ce qui suivait était une guerre qui, pour la première fois dans l’histoire, était menée sur tous les continents. Trente-huit pays participaient, plus leurs colonies de l’époque. Et c’était la première guerre menée aussi industriellement. La tuerie faisait sept millions de victimes, la population civile souffrait une famine et des épidémies d’une ampleur inconnue. Vingt millions étaient blessés ou estropiés, des valeurs matériels incroyables étaient détruits.
Le carnage finissait par une défaite militaire des agresseurs. La Révolution de Novembre en Allemagne, les révolutions en Autriche, en Hongrie et d’autres pays étaient étouffés à cause du rôle que jouaient les leaders social-démocrate de droite au cours de la répression de la révolution. Certes, la monarchie fut détrônée en Allemagne, suivit par l’établissement de la république, mais les généraux et les forces du capital monopolistique demeuraient – leur survie politique a plus tard rendu la Seconde Guerre mondiale possible. La social-démocratie fut divisée au cours de la Première Guerre mondiale, les forces révolutionnaires se séparèrent de la Première Internationale et fondaient des partis communistes autour du monde. La Grande Révolution Socialiste d’Octobre en Russie a tracé la voie pour le premier État ouvrier et paysan de l’histoire humaine. La Première Guerre mondiale donc suscitait un nouvel espoir pour le monde – l’espoir du socialisme. Les partis signataires y tiennent toujours.
« Et finalement, aucune autre guerre sera possible pour l’Allemagne prussienne qu’une guerre mondiale, et ce sera une guerre mondiale d’une étendue et d’une violence sans précédent. Entre huit ou dix millions de soldats iront s’étrangler entre eux, et ils vont ravager l’Europe comme jamais ne l’a fait une nuée de sauterelles. Les dévastations de la guerre de Trente Ans seront concentré dans trois ou quatre ans, et se répandront sur tout le continent ; la famine, des épidémies, un retour à l’état sauvage général du militaire comme des masses populaires causé par la détresse aiguë ; un désarroi sans issue du fonctionnement artificiel de notre commerce, industrie et crédit, finissant par une banqueroute générale ; un effondrement des vieux états et de leur raison d’état, de la façon à ce que des douzaines de couronnes vont rouler sur les pavés, et on ne trouvera personne à les ramasser ; l’impossibilité de prévoir comment tout ça finira, et qui sera le vainqueur de cette lutte ; seul un résultat est absolument certain : l’épuisement général et la création des conditions pour la victoire finale de la classe ouvrière. » Friedrich Engels, 1887

Les signataires :
Parti du Travail d’Autriche
Parti communiste de Bohême et Moravie
Parti communiste britannique
Parti des communistes de Catalogne
Parti ouvrier socialiste de Croatie
Parti progressiste des travailleurs, Chypre
Parti communiste du Danemark
Parti communiste au Danemark
Parti communiste français
Pôle de renaissance communiste en France
Parti communiste unifié de Géorgie
Parti communiste de Grèce
Parti communiste ouvrier hongrois
Parti communiste d’Irlande
Parti communiste de Malte
Nouveau parti communiste des Pays-Bas
Parti communiste de Pologne
Parti communiste portugais
Parti des communistes de Serbie
Parti communiste espagnol
Parti communiste des peuples d'Espagne
Parti communiste de Suède
Parti suisse du Travail
Parti communiste d’Ukraine
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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 11:38

Peut-on encore parler de journaux télévisés quand ne sont traités que des sujets dignes des tabloïds pipoles ?

L'INSEE a publié cette semaine sa grande étude annuelle sur la démographie française : évolution des naissances, des décès, croissance démographique, migrations, mortalité infantile, évolution des mariages,... tout y passe. Cette étude aurait pu, éventuellement, amener les médias à nous parler de sujets d'importances, comme l'évolution prévisible des effectifs scolaires, ou, pourquoi pas, démonter le spectre de "l'invasion immigrée" chère au Front national...

Et bien non ! Un mouvement assez général chez les journalistes les a amené à nous parler d'un sujet ô combien majeur : les 7 000 mariages homosexuels enregistrés en 2013 !

On peut se réjouir pour ces 14 000 heureuses personnes qui ont, comme on dit, convolé en justes noces, mais fallait-il vraiment mobiliser des journalistes, du temps d'antenne et des moyens pour ce sujet ?

Par contre, une étude parue à l'automne n'a pas fait la Une des JT, ni d'ailleurs de la presse à grand tirage ! On apprenait ainsi que près d'un tiers des français a reporté des dépenses de santé ces derniers mois, un chiffre inquiétant qui monte à 41 % des femmes et 40 % des moins de 25 ans !

1 français sur 3 qui se voit contraint de faire des économies au détriment de sa santé ? Cela n'aurait-il pas mérité quelques minutes de reportages, et peut-être même un débat contradictoire sur le sujet  ? A en croire nos médias, non !

Il est vrai que la montée des difficultés économiques pour beaucoup de français et les politiques d'économie concernant la Sécu, avec fermetures de services hospitaliers, déremboursements médicaux, franchise médicale et hausse de certains tarifs, cela n'est pas très vendeur en termes d'audiences ou de papiers, et cela risque de mettre le doigt sur les conséquences tragiques des politiques d'austérité menées depuis trente ans par les gouvernements successifs, de gauche comme de droite !

De la même façon, depuis ce début d'année, en dehors des sujets saisonniers sur le nouvel an, la galette des rois ou la neige en montagne, les grands médias ont été particulièrement concentrés sur des sujets de haute volée informative, politique et culturelle : la chute de Michaël Schumacher, la petite copine de François Hollande, le duel Dieudonné - Valls, notamment.

Nous avons même eu droit au traitement d'honneur concernant la mort d'Ariel Sharon, ex premier ministre israélien. Même dans son pays, beaucoup de gens croyaient qu'il était déjà mort, après 9 ans de coma !

Bref ! Les jeux du cirque médiatique pour occuper les esprits des français.

Car, pendant que nos médias s'agitent pour nous conter des versions austères de Niouzes of ze world, de vraies questions sont volontairement oubliées : les conséquences de la hausse de la TVA au 1er janvier ? Oubliées ! La validation cette semaine par le Conseil constitutionnel de la réforme Hollande des retraites ? Sans importance ! Le contenu de la négociation en cours pour créer un grand marché transtlantique libéral, liant Union européenne, Etats-Unis et Canada ? Inintéressant pour le petit peuple !

Il serait possible de multiplier les exemples. Tout comme, il serait aussi nécessaire de faire la liste des sujets traités de manière orientée par nos médias, notamment les dossiers internationaux.

Mais pour cela, il nous faudrait beaucoup de temps d'antenne, de pages de journaux, d'heures de radio !

Et les médias sont aujourd'hui détenus par ceux qui contrôlent l'économie : les grands groupes privés.

Autant dire que l'on n'est pas près de voir des reportages sur les dégâts de l'austérité en France, sur le fiasco des politiques de la Troïka européenne dans leur objectif annoncé de réduction des déficits publics en Irlande et en Grèce, sur les propositions solides des salariés de Good-Year, Pétroplus, Fralib et consorts pour sauver leurs entreprises !

Quand vous allumez la télé ou la radio, que vous ouvrez votre journal, pensez bien que le choix des sujets présentés et l'angle sous lequel ils sont traités ne sont pas neutres ! L'information est forcément influencée par celui qui la traite.

Tant que les médias seront au service de groupes privés, qui défendent une vision capitalistique du monde, il y aura des sujets qui ne seront jamais abordés, des avis dissidents qui ne seront pas présentés, ou alors caricaturés.

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 10:22

On cherche désormais vainement une différence entre cette majorité et la précédente !

Après de premiers cadeaux aux entreprises en septembre 2012 (20 milliards d'euros pour le Crédit Impôts), après une remise en cause majeure du Code du travail (Accord National Interprofessionnel), après une réforme des retraites dans la lignée de celle combattue par le PS sous Sarkozy et Fillon, après l'annonce de nouveaux cadeaux aux entreprises (suppression de la cotisation familiale, 35 milliards d'euros), voilà que le gouvernement reprend le discours poujadiste contre les collectivités territoriales !

Comme Sarkozy, Hollande veut s'attaquer à la démocratie locale. La conversion au libéralisme est totale !

Critiquer l'empilement administratif quant on a fait passer l'année dernière une loi qui crée des métropoles, c'est de l'hypocrisie !

Maintenant, le gouvernement reprend au bond l'idée de supprimer des Régions proposée par une commission créée à cet effet. Le premier ministre Jean-Marc Ayrault va même plus loin et propose de dissoudre les départements de la proche couronne parisienne en une seule entité territoriale : adieu Hauts-de-Seine ! Adieu Val-de-Marne ! Adieu Seine-Saint-Denis !

Ces gens oublient-ils que ces départements ont été créés le 1er janvier 1968, comme tout ceux de la grande couronne, par la dislocation du département de la Seine et de la Seine-et-Oise pour faciliter l'administration de territoires beaucoup trop peuplés ?

Le regroupement de ces territoires va peut-être entrainer la fermeture de trois hôtels de département et la suppression de centaines de postes (Merci le chômage !) mais il va, à coup sûr, entrainer l'éloignement des centres de décision d'une population qui tournerait autour des 6 750 000 habitants (10 % de la population française !) en intégrant Paris (2 250 000 d'habitants) + Hauts-de-Seine (1 600 000) + Val-de-Marne (1 333 000) + Seine-Saint-Denis (1 500 000). Un monstre administratif à l'échelle française !

Pour Ayrault, l'idée est de créer et renforcer les toutes nouvelles métropoles. C'est ni plus ni moins que le discours de la droite sous Sarkozy !

A termes, la réorganisation territoriale ce sera la désintégration des communes au profit des métropoles gigantesques et d'intercommunalité couvrant des surfaces énormes, la disparition des départements au profit de 15 grandes régions et l'intégration forcée de la France dans une Union européenne que dirigeront, comme actuellement, un régime technocratique de commissaires politiques européens au service de la mondialisation capitaliste.

Plus de communes et plus de départements mais de grandes régions concurrentes, c'est le schéma européen classique, celui que nous dénoncions déjà sous Sarkozy ! C'est l'Espagne et ses Régions autonomes (et opposées), c'est la Belgique et ces Régions ennemis qui menacent l'existence même du pays, c'est l'Allemagne fédérale et ses Lander, c'est l'Italie et ses provinces, etc. Ce n'est pas pour rien que les pro-européens parlent de projet fédéraliste !

L'intégration de la majorité actuelle au schéma de pensée libéral et européiste pousse le gouvernement à mener une politique entièrement dévouée à la disparition des protections sociales des travailleurs, au travers de réformes antisociales et de la dislocation de la Nation.

L'opposition de gauche à cette attaque libérale n'est pas encore suffisante pour remobiliser les dizaines de millions de français qui aspirent au changement véritable, au retour de la croissance, de l'emploi et d'une sécurité sociale pour tous. Il faudra bien dépasser les clivages et se mobiliser ensemble pour inverser des politiques qui mènent la France et le peuple français dans le cauchemar d'un capitalisme sans garde-fous !

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 10:56

De nouveaux cadeaux aux entreprises qui ne ravissent que le MEDEF et l'UMP.

Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, affirmait lors de ses vœux à la presse, lundi soir, que le chef de l'État conduisait la France "dans le mur du chômage, de la précarité, de la désespérance". Il n'aura pas fallu attendre longtemps pour que François Hollande confirme les propos de Pierre Laurent. C'était hier soir, mardi, lors de son entrevue télévisée.

Au delà de cette histoire de cœur qui ne fait qu'occuper des médias devenus superficiels, la grande annonce de François Hollande, c'est la fin des cotisations patronales qui financent les allocations familiales. Cela représente l'équivalent de  5,25 % du salaire et chaque année 35 milliards d'euros !

En clair, c'est un rabais de plus de 5 % sur les salaires bruts que vient d'octroyer le gouvernement au patronat, 35 milliards d'euros qui bénéficiaient jusque là aux familles et qui constituaient la participation du Capital à ce pan central de notre société. En rayant d'un trait de plume cette participation sociale des revenus du capital, ce ne sont pas que 35 milliards d'euros de cadeaux qui sont faits aux entreprises, c'est aussi un dangereux précédent qui va aiguiser les appêtits d'un MEDEF qui reviendra immanquablement à la charge pour exiger la fin d'autres cotisations sociales, celles sur la Sécu, par exemple !

Mais 35 milliards d'euros de cadeaux pour qui et pour quoi ?

Revient à chaque fois le vieil et éculé argument de la "compétitivité". Comme si la part grandissante des dividendes octroyés aux actionnaires par les entreprises était une réalité à laquelle on ne peut pas s'opposer ? Le "coût du capital" sacralisé et l'obligation faite aux salariés de sacrifier salaires et acquis sociaux pour espérer garder leurs emplois désormais validée par le Parti socialiste.

Evidemment, proportionnellement, ce sont les grosses entreprises qui bénéficieront en premier de ce cadeau fiscal : plus de salariés et plus de cadres ! 5 % de ristourne sur une masse salariale importante, cela en fait de l'argent !

Quant à l'argument de l'emploi, François Hollande nous ressort une vieille lune libérale auquel il ne doit pas croire lui-même, à moins d'être d'une naïveté confondante !

En trente ans de politiques libérales, d'allègements de charges et d'assouplissement du marché de l'emploi, notre pays n'a a pas connu de baisse du chômage et les salariés n'ont connu aucune amélioration de leur pouvoir d'achat ! C'est même le contraire, chacun le constate !

Par contre, ce discours a ravi les ardents défenseurs du capitalisme libéral que sont le MEDEF et l'UMP.

Entre un Jean-Pierre Raffarin qui salue "un changement de discours bienvenu" et un Bruno Le Maire pour qui ce "discours sonne agréablement aux oreilles", François Hollande aura capté l'intérêt de la droite. C'est aussi le cas du patronat. Laurence Parisot réagissait dès hier soir sur Twitter par un clair : "Fin des cotisations familiales d'ici 2017...Enfin !" Et le MEDEF, par le même canal, annonçait "Le MEDEF a pris la -main tendue- par le gouvernement".

UMP et MEDEF fiers de leur gouvernement socialiste : elle est belle, l'alternance ! Un parfum de Grèce ou d'Espagne ?

Préssentant ce discours libéral, Pierre Laurent dressait un portrait peu flatteur du programme économique de ce gouvernement. Pour le premier des communistes, François Hollande "fait du Blair et du Schröder avec dix ans de retard, en oubliant que le krach de 2008 a signé l'impasse de cette troisième voie".

Réagissant au discours de François Hollande, Jean-Luc Mélenchon dénonçait sur RTL "le coup de barre à droite le plus violent qu'on ait vu de la part d'un gouvernement de gauche depuis Guy Mollet (...) une tromperie géante, on n'a jamais vu quelque chose de ce niveau. Il a démarré avec le discours contre la finance et il termine par des cadeaux sans contrepartie au patronat".

Pour Mélenchon, "C'est tout le vocabulaire de la droite, tout le point de vue des néo-libéraux que Hollande a repris. Ceci à un moment très paradoxal de l'histoire économique parce que c'est précisément à tout cela que sont en train de renoncer les économistes du monde entier".

Ce matin, dans un communiqué, Pierre Laurent et le PCF en rajoutaient une couche, décrivant le "pacte" annoncé par Hollande comme "un véritable pacte d'irresponsabilité sociale", dénonçant tant le cadeau fait au patronat (les 35 milliards d'euros), que la forme (pas de contreparties), la méthode (6 mois pour mettre en place ce pacte) et l'implication que ce projet a sur la législation nationale du travail puisque Hollande propose des négociations par branches !

Derrière l'amusement sur les amourettes du président avec une comédienne, se cache une grave atteinte à la solidarité nationale, à la politique familiale de ce pays, et une nouvelle remise en cause du cadre national de la législation, un dynamitage du pacte social et du Code du travail déjà bien entamé avec le vote de l'Accord national Interprofessionnel l'an passé.

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 11:46

Serrez les dépenses petites gens ! Ces nantis qui gouvernent notre Monde ont toujours faim !

18 % d'augmentation des cours de Bourse des actions des entreprises françaises qui constituent le CAC 40, c'est le bilan de l'année 2013 !

18 % de hausse, cela veut dire qu'une action achetée 100 € au 1er janvier 2013 en valait 118 € au 31 décembre.

Autrement plus rentable que le livret A, n'est-ce pas ? Et autrement plus rentable qu'aller bosser tous les jours, au SMIC (+ 0,7 % de hausse au 1er janvier !), ou même en tant que fonctionnaire (blocage du point d'indice reconduit en 2013 et 2014 !) !...

On comprend mieux pourquoi les chiffres de l'INSEE indiquent un nombre croissant de millionnaires en France et des fortunes qui augmentent d'années en années !

On ne devient pas riche en France en travaillant, encore moins en touchant le RSA et les APL, quoi qu'en disent les partis de droite et d'extrême-droite ! Il s'agit uniquement de créer des (fausses) jalousies et des tensions au sein du peuple tandis que les vrais profiteurs, les grandes fortunes, conservent leurs gigantesques privilèges.

Et pour voir son pactole augmenter, il faut savoir placer ses billes.

Si vous vouliez faire la culbute en Bourse en 2013, il fallait d'abord investir dans les entreprises qui annoncent des plans de licenciements.

L'action Alcatel-Lucent, qui a connu une mauvaise passe il y a quelques années, a vu son cours augmenté de 225 % (325 € au lieu de 100 € !) l'an passé grâce à l'annonce de la suppression de 10 000 emplois d'ici 2015 !

Pour EADS, la culbute est moins importante mais de 89 % quand même ! Ceci grâce à l'annonce de la suppression de 5 800 emplois en trois ans pour atteindre l'objectif financier d'un taux de marge de 10 %. Sur 100 euros de bénéfices, une fois retirés tous les frais (fonctionnement, salaires, frais financiers...), il restera 10 € pour les actionnaires ! Pas mal, non ?

Et le gouvernement comme la droite continuent de nous parler de "crise", de "déficit public", de "réduction nécessaire des dépenses publiques" pendant que nos patrons exigent des "efforts" de la "modération salariale" ! Politiques et patrons savent bien s'entendre pour faire avaler aux travailleurs des couleuvres qui ne profitent qu'aux riches !

Pour l'année qui commence, les prévisions sont tout aussi optimistes... pour la Bourse !

Les "experts" de la Bourse annoncent déjà 13 % de hausse du cours des actions pour 2014. C'est moins qu'en 2013, mais c'est toujours mieux que l'inflation, annoncée autour des 1 % ou que le "vulgaire" Livret A !

Quand on sait que l'évasion fiscale représente 1 000 milliards d'euros chaque année au niveau de l'Union européenne alors que les déficits cumulés des pays de l'UE représentent 514 milliards de déficit (en 2012), on se dit qu'il y aurait de la marge pour les budgets publics si les gouvernements allaient faire la chasse aux fraudeurs !

Rien qu'en France, fraude et évasion fiscale représentent une perte de revenu de 80 milliards d'euros pour le budget de l'Etat ! Cela en représente des investissements publics, des créations d'écoles, des embauches d'enseignants, de chercheurs, de policiers, de magistrats ! Cela en représente des financements de recherches publiques indépendantes, des sous pour supprimer les frais universitaires, des équipements médiaux, des nouveaux remboursements de médicaments !...

Il y a donc de l'argent en France. De l'argent qui file dans les poches de quelques milliers de personnes... au détriment de l'intérêt collectif et des poches de dizaines de millions de français, hommes et femmes, jeunes et vieux, blancs comme noirs !

En 1981, les dividendes versés aux actionnaires représentaient 10 jours de travail par salarié et par an.

En 2012, ces dividendes représentent 45 jours de travail !

Une société et une classe politique qui privilégient l'argent stérile des actionnaires plutôt que les dépenses sociales utiles et les salaires, voilà qui explique déficits publics et pouvoir d'achat en berne.

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