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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 09:54

Un chômage qui monte et un électorat qui déserte le PS : c'est bien la politique du gouvernement qui est en cause, pas ceux qui la mène !

31 500 chômeurs de plus en février. 4,93 millions de sans-emplois en France. Nouveau record !

On s'en serait bien passé.

Tout démontre que les remèdes gouvernementaux échouent à enrayer la hausse du chômage et la soit-disant crise économique. Même chose pour les déficits publics et ceux des caisses de retraite et de Sécu.

A cela, rien de surprenant : ce gouvernement applique les mêmes recettes que les gouvernements précédents : austérité pour les travailleurs et baisse des charges sociales pour les entreprises.

Or, de gouvernement en gouvernement, ces politiques ont échoué. Le chômage monte, le pouvoir d'achat baisse mais, par contre, les dividendes distribuées aux actionnaires et le nombre de grandes fortunes, eux, augmentent.

La réalité, c'est que ces politiques de rigueur sont poussées par le patronat, le FMI et les banques qui y voient l'occasion de libéraliser toujours plus l'économie afin de gagner toujours plus d'argent, sur le dos des salariés, des PME et des services publics qu'on leur cède au fur et à mesure.

Alors, parler d'un remaniement ministériel après le second tour des municipales, quelle blague !

Changer les têtes pour garder la même politique, comme l'affirme Harlem Désir, premier secrétaire du PS, c'est prendre les gens pour des imbéciles ! L'abstention de l'électorat traditionnel de la gauche et le vote populaire pour l'extrême droite sont des signes qui ne trompent pas : les Français en ont marre de voter pour des partis qui font la même chose, quelle que soit leur couleur !

La gauche radicale, la gauche de transformation sociale dont fait partie le PCF, a toujours du mal à faire entendre son message, à convaincre qu'il existe une réelle alternative.

Peut-être faut-il que nous remettions aussi en cause notre stratégie et notre discours pour être plus audibles, plus convaincants, plus crédibles ?

En tout cas, si ce gouvernement ne change pas de politique, radicalement, le risque est grand d'ouvrir la voie à une extrême-droite dont le visage moderne cache les horreurs habituelles de ce courant politique lorsquil arrive au pouvoir.

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 12:25

Il y a quelques semaines, les médias nous parlaient d'une baisse des loyers dans les grandes villes de France. Peut-être.

La réalité pour beaucoup de familles, ce sont des difficultés toujours plus grandes pour payer les loyers ou trouver un logement adapté, géographiquement et financièrement. La chute du nombre de mises en chantier de logements, l'an passé, ne va rien arranger.

Cette difficulté à se loger n'est pas une particularité de la ville. Dans nos villages, il devient aussi très compliqué de se loger et c'est un problème pour de nombreuses familles dont le père ou la mère travaille sur la commune. Dans ses permanences, Andrée Oger rencontre très souvent des personnes qui se trouvent dans cette situation, jusqu'à cette jeune femme qui vivait encore en décembre dernier avec son père dans une caravane dans les bois alors qu'elle allait accoucher.

La réalité, c'est cette étude de l'Institut d'aménagement et d'urbanisme d'Ile-de-France qui nous en donne une image, malheureusement limitée à l'Île de France.

Dans cette étude, ce sont quelque 350 000 ménages, soit 7 % de ceux disposant d'un logement en Ile-de-France, qui n'ont pas les revenus nécessaires pour faire face aux dépenses vitales de nourriture et d'habillement tout en assurant celles liées à l'habitation ! Enorme !

Et, pour les autres, la flambée des prix sur Paris et en petite couronne a poussé nombre de familles a emménagé "plus loin" pour trouver des logements plus grands et moins chers. Cela engendre plus de transports, en commun ou en voiture, plus de fatigue et plus de frais.

Certains, et ils sont nombreux, vont même encore plus loin et emménagent aux confins de l'ïle de France, voir au delà !

Sans parler des normands qui font le trajet quotidien pour Paris et sa banlieue pour travailler. Il faut voir le nombre de voitures stationnées aux gares d'Evreux, de Bueil, de Verneuil, de Vernon, Gaillon ou Bernay pour comprendre l'ampleur du phénomène !

Les chiffres des constructions neuves et des permis de construire sont tout aussi édifiants avec des baisses en début d'année qui vont respectivement de près de 10 % à près de 25 % !

Autant dire que le retard en logements n'est pas près d'être rattrapé !

Alors, pendant ce temps-là, de rénovation urbaine en revitalisation de quartiers, on rase des tours et des barres HLM, comme à Evreux, pour reconstruire des petits immeubles. Certes, c'est plus sympa mais là où il y avait 30 ou 40 logements, il n'y en a plus que 10 ou 20.

Le droit au logement, comme le droit au travail, on l'oublie, sont des droits constitutionnels, des droits au dessus des lois !

Il serait peut-être temps de relancer une véritable politique nationale de construction de logements sociaux en France, voire de réquisition de logements et bureaux vides, à Paris notamment !

Laisser la situation se dégrader, c'est mettre toujours plus de familles, de travailleurs, de retraités et d'enfants en difficulté.

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 09:52

2 millions d'espagnols samedi dernier dans les rues de Madrid, pour la dignité contre la crise et pas une image, pas un reportage dans nos médias français !  

Après plusieurs mois de préparations, plusieurs marches se sont rejointes à Madrid, attirant des centaines de milliers de nouveaux manifestants pour dénoncer, encore une fois, la crise capitaliste et les horreurs qu'elle impose au peuple d'Espagne : chômage de masse, précarité, salaires de misères, expulsions par centaines.

Alors que le peuple souffre, les banques, responsables de la crise, font des profits sur le dos des familles expulsées de leurs logements, et le patronat impose des réductions salariales et des conditions de travail qui s'aggravent en profitant du chômage de masse.

Ce samedi 22 mars, ce sont ainsi 2 millions d'espagnols qui ont manifesté dans Madrid, à l'appel d'associations citoyennes, d'amicales de quartiers, de syndicats et partis politiques de gauche, dont le Parti communiste d'Espagne.

2 millions de manifestants et pas une image en France !

On est loin des directs et reportages sur l'Ukraine !

En Espagne, c'est le capitalisme et l'Europe qui sont dénoncés, c'est un gouvernement de droite officiellement et légalement issu du Franquisme, qui gouverne. Deux bonnes raisons de taire cette mobilisation !

En France, c'est d'une mobilisation de ce type dont nous avons besoin, pour dénoncer la crise et le système qui en est la cause, le capitalisme, et dénoncer les politiques d'austérité qui veulent faire payer les conséquences de cette crise au peuple en épargnant ceux qui en sont responsables, les banques, le grand patronat et les spéculateurs boursiers.

Malgré un contexte électoral et une préparation un peu courte, le 12 avril, avec le PCF, le Front de Gauche et diverses autres forces politiques et citoyennes, une marche sera organisée à Paris. Un premier pas vers une mobilisation nécessaire et massive du peuple de France.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 15:48

Un électorat de gauche déboussolé et un électorat de droite et FN mobilisé : tels sont les conséquences de près de deux ans de gouvernement socialiste-écologiste !

Doit-on être surpris par les résultats des élections municipales de ce dimanche ? Malheureusement non !

Après près de deux ans de gouvernement Ayrault et de présidence de François Hollande, toutes les enquêtes d'opinion confirmaient ce que les élections partielles montraient : l'électorat qui a voté François Hollande en avril et mai 2012 est aujourd'hui en grande partie évaporé. La colère face aux engagements trahis et un rejet d'une classe politique qui mène la même politique quellle que soit la couleur politique ont terriblement démobilisé une partie de l'électorat de gauche, poussant certains vers des votes douteux.

Cela fait près de deux ans que syndicats et partis de la gauche alternative, comme le Parti communiste, dénoncent les orientations politiques libérales prises par le PS et les écologistes au pouvoir et appelent leurs militants et leurs électeurs à se mobiliser dans la rue et dans les urnes pour exiger, enfin, une autre politique, en rupture avec les choix financiers capitalistes.

Malheureusement, le Parti socialiste et ses alliés sont restés sourds à ces appels.

Et c'est l'ensemble des forces qui composent cette gauche qui vient de subir un échec aux élections municipales. Même si les enjeux locaux ont largement joué, l'impact de la crise économique et des choix politiques gouvernementaux est évident lors de ce scrutin !

A droite, si la mobilisation semble avoir été forte, la vague brune du Front National n'a pas l'ampleur annoncée et revendiquée par la fille du fondateur de la maison FN : le FN fait son entrée dans nombre de conseils municipaux, c'est vrai, mais sur des résultats électoraux conformes aux résultats des Présidentielles 2012.

Le Parti communiste garde ses communes... et progresse ?

Les communistes, pour leur part, ont tenté de montrer l'existence d'une alternative politique à la soumission au capitalisme mondialisé. Avec leurs moyens et face à des médias qui favorisaient obstinément le Front National, les militants communistes et du Front de Gauche ont mené campagne sur l'idée de la défense d'une gestion de proximité et solidaire au niveau des communes.

Le résultat de nos candidats traduit à la fois un bon résultat et une déception. Un bon résultat dans un contexte mauvais à gauche mais une déception compte-tenu du nombre d'électeurs de gauche qui n'ont pas perçu l'utilité du vote communiste ou Front de Gauche pour cette élection. Il nous reste beaucoup de travail pour mobiliser les travailleurs, dans les luttes et dans les urnes, notamment avec les prochaines élections européennes !

Ce qu'on peut noter, nationalement, c'est que le parti communiste conserve dès le premier tour les communes de Malakoff, Bagneux, Gennevilliers, Nanterre, dans le 92, Bonneuil, Gentilly, Valenton, dans le 94, Pierrelaye, Bezon dans le 95, Achères, Limay et La Verrière dans le 78, Bris sous Forges, Grigny, Morsang, Saulx les Chartreux dans l'Essonne et La Courneuve dans le 93. Il conserve aussi dès le premier tour les communes de Fosses, Alonnes, Saint-Pierre des Corps, Ploufragan, La Grand Combes, Coucy le Chateau, Tarnos, Chalette sur Loing, Saran, Mont Saint Martin, Saint Amand les Eaux, Montataire, Avion, Ricamarie, Saint Etienne du Rouvray, Gonfrevfille l'Orcher, Grand-Couronne, Harfleur, le Tréport,... et une foultitude de villes et villages du Nord-Pas de Calais et d'ailleurs !

Le PCF est en bonne position pour conserver Dieppe, Saint-Denis, Bagnolet, Ivry, Vitry sur Seine, Fontenay sous Bois, Chevilly la Rue,Vierzon, Champigny sur Marne,Echirolles, Fontaine, Saint Martin d'Hère, Aubagne, Gardanne... et pour l'emporter à Calais, Aubervilliers, Montreuil.      

En Haute-Normandie

L'emblématique résultat de Dieppe, avec Sébastien Jumel et ses 45 % au premier tour, malgré une liste PS-Divers droite (! !), tire les résultats communistes et Front de Gauche de la Région.

D'autres excellents résultats sont enregistrés en Seine-Maritime comme à Gonfreville-l'Orcher (85 % pour la liste de Jean-Paul Lecoq), ou Saint Etienne du Rouvray (près de 85 % pour la liste de Hubert Wulfranc) ou les 100 % à Ourville-la-Rivière (Noël Levillain) et Ymare (Philippe Guilliot) pour ne citer que ces quelques communes.

Dans l'Eure, Gaëtan Levitre et son équipe sont réélus au premier tour sur Alizay (1 seule liste !), tout comme François Gantier à Gravigny et Jacky Fleith à Montaure.

A Brionne, Gérard Grimault obtient 42 % des voix malgré une liste socialiste.

A Gisors, Marcel Larmanou est devancé de peu par l'UMP (250 voix) avec une liste PS qui a fait le choix, depuis des années, d'attaquer le PCF plutôt que la droite. Les ambitions politiciennes au PS prennent le dessus sur l'intérêt des gisorsiens.

A Etrépagny, la liste menée par le divers gauche Jean-Jacques Pilinski et les communistes, obtient 16,66 % des suffrages.

A Igoville, la liste de Thomas Lerat, décroche 1 siège et 12,52 % des voix malgré seulement deux semaines de campagne !

A Evreux, Thierry Desfresnes obtient un intéressant 11 % des voix face à un maire radical et socialiste, Michel Champredon, en plein naufrage.

A Vernon, Jean-Luc Lecomte obtient 7,69 %, là aussi, avec un maire socialiste Philippe N Guyen Thanh, en passe de perdre sa mairie.

Enfin, la liste Front de Gauche menée par Pascal Didtsch obtient 9,16 % des voix.

Le PCF aura des élus dans ces communes mais également sur d'autres communes comme Charleval, Pont-Audemer, Serquigny ou Val-de-Reuil.

Sur notre canton, notons la large victoire de Serge Masson, face à une liste de droite qui cachait son identité, et la très très courte victoire de Rosine Coulong (de 4 voix) qui est passé du PS à divers droite en cours de mandat !

L'évidence des résultats montre un net recul pour les partis au pouvoir actuellement, un désaveu d'une ligne social-démocrate passée dans le rang de l'ennemi libéral.

Les communistes et leurs partenaires démontrent qu'ils tiennent le choc, malgré le recul à gauche, signe qu'on différencie bien nos positions de celles du gouvernement.

Verrons-nous dimanche 30 mars au soir le PCF renforcer ses positions ? Ce sera possible sur des villes importantes comme Calais (Jacky Hénin), Aubervilliers (Pascal Beaudet), Montreuil ou Sète (François Liberti). A suivre !

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 09:53

A peine croyable ! Le parti qui se présente comme le parti anti-système est le chouchou des médias d'infos du système !

43 % du temps de parole politique attribué au FN sur BFM TV entre le 10 février et le 7 mars, 15,1 % sur i-Télé et 19 % sur LCI : les chaînes d'infos accueillent avec une grande facilité les leaders du FN, la fille Le Pen comme son compagnon, Aliot ! Qui plus est pôur un parti qui n'est pésent que ans 60 % des grandes communes de France et absent des petites !

Avec 43 % du total pour le FN, on se demande même si il n'y a pas de la connivence entre BFM TV et le FN !

Pour un parti, le Front National, qui se dit victime des médias, du "système", mis de côté, voilà la démonstration inverse ! Ce parti sert le cirque médiatique et les groupes économiques qui les contrôlent !

Derrière un discours anti-système et anti-élites, se cachent une formation dont le rôle est de détourner les Français des solidarités et des luttes qui ont permis, au cours des deux derniers siècles, de construire cette France du plein emploi et des services publics de qualité qui disparait sous les coups des marchés financiers, des multinationales et de cette classe politique convertie au libéralisme.

Le FN est un parti dangereux pour les libertés individuelles, pour les droits des travailleurs, le droit de grève, le droit de se syndicquer. C'est un parti dangereux pour les services publics, la Sécu notamment, lui qui veut des retraites par capitalisation et une remplacer la solidarité de la Sécu par l'individualisme des assurances.

Mais le FN n'est pas un parti dangereux pour le "système" capitaliste, les multinationales, les gros actionnaires et les banquiers qui les servent. Le Front National ne dénonce jamais le capitalisme. Par contre, il dénonce les syndicats, les grèves et les partis de gauche.  

Le parti anti-système : le PCF

Dans l'autre camp, il y a le Parti communiste et ses partenaires.

Sur la même période, du 10 février au 5 mars, le PCF et son secrétaire national n'auront bénéficié que de 3,4 % du temps d'antenne sur BFM, 12 fois moins que le FN !

Sur I-Télé, le PCF n'aura eu que 2,3 % du temps d'antenne, près de 7 fois moins que le FN !

Et sur LCI, le PCF n'aura eu aucun temps d'antenne : 0 % ! !...

Même chose sur le service public où le FN a bénéficié de 29 % du temps d'antenne sur France 3 pendant que le PCF ne bénéficiait que de... 0 % de temps de parole ! Près d'un tiers pour le FN et pas une seconde pour le PCF !

Peut-on parler d'équité ? de liberté d'expression ?  

Le PCF, c'est plus de 10 000 élus locaux et des centaines de maires ! Aux municipales, le PCF pèse. Lui. C'est même le 3ème parti de France en termes d'élus !

Alors, quand on voit un Front National qui truste les médias alors qu'il ne représente rien localement et un Parti communiste réduit quasiment au silence, on se dit que le parti politique qui gène aujourd'hui le système capitaliste et ses médias, c'est le Parti communiste !

Vous voulez vraiment exprimer cotre colère contre la société actuelle, ses inégalités, sa classe politique sourde à vos soucis et cette Europe qui nous impose des décisions dont nous ne voulons pas ? Alors votez communistes !

Si ce n'est pas possible dans votre commune le 23 mars, ce sera possible aux élections européennes du 25 mai.

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 10:16

Comme son ami de la droite italienne, Nicolas Sarkozy insulte les institutions pour échapper aux accusations.

Dans une tribune au Figaro de vendredi, Nicolas Sarkozy prend la parole pour mettre en accusation justice et pouvoir. Selon ses propos, s'il rompt "le silence (...), c'est parce que des principes sacrés de notre République sont foulés aux pieds avec une violence inédite et une absence de scrupule sans précédent".

Il s'élève ainsi sur le fait que "Les juges entendent les discussions que j'ai avec les responsables politiques français et étrangers. Les conversations avec mon avocat ont été enregistrées sans la moindre gêne. L'ensemble fait l'objet de retranscriptions écrites dont on imagine aisément qui en sont les destinataires !".

Si on comprend bien ses propos, et si on remplace "destinataire" par "bénéficiaire" (ce qui serait plus français), il crie au complot politico-juridique !

De quoi s'agit-il ? Ni plus ni moins que d'accusations contre lui de la part de juges qui le soupçonnent d'avoir financer sa campagne présidentielle 2007 avec de l'argent libyen puis d'avoir soudoyer un juge pour influencer d'autres juges dans le dossier Bettencourt. Dans ce dernier dossier, son avocat, Thierry Herzog, est soupçonné lui aussi d'avoir tenu un rôle actif.

Il y a donc de grandes accusations, des éléments tangibles que renforcent ces écoutes. Comme dans toute enquête, finalement : les écoutes viennent appuyer l'accusation !

Son avocat n'est pas non plus au dessus des lois à partir du moment où il a un rôle actif dans l'achat d'un juge de la COur de cassation pour le compte de son client ! Lui aussi risque gros !

Comme Copé avant lui, Sarkozy crie au complot et accuse une connivence entre juges et gouvernement pour échapper aux accusations et éviter de devoir s'expliquer sur ces accusations ! On voit bien, par ces écoutes, que Nicolas Sarkozy est impliqué jusqu'au cou dans cette affaire de juges !

La question n'est pas que son avocat insulte les juges de Bordeaux, ni qu'il s'agisse d'un avocat conversant avec son client mais bien d'une corruption de juge oragnisée par l'ancien Président de la République avec l'aide de son avocat ! Ce n'est pas une broutille !

Copé, Sarkozy ou Herzog ne sont pas au dessus des lois et doivent être traités de la même façon que n'importe quel citoyen soupçonné d'un délit grave : avec rigueur et respect. Ni plus, ni moins !

En échange, et compte-tenu des responsabilités politiques qu'ont occupé ces personnages au sein de la République et des responsabilités qu'ils rêvent d'exercer à l'avenir, on attend pour le moins de la retenue, de l'honnêteté et un respect des institutions républicaines.

C'est l'inverse malheureusement !

Quand on lit un Nicolas Sarkozy faire un amalgame entre la justice française et la politice politique de la défunte RDA, on a du mal à ne pas s'énerver ! Il écrit ainsi, sans honte et sans peur des conséquences dans l'opinion sur la vision de notre système policier et judiciaire : "Vous lisez bien. Ce n'est pas un extrait du merveilleux film +La Vie des autres+ sur l'Allemagne de l'Est et les activités de la Stasi. (...) Il s'agit de la France".

A quand un appel à une révolution Orange et au renversement du pouvoir républicain, des institutions judiciaires et politiques ?

Cette droite bling-bling, décomplexée, adoptant les postures haineuses du Front National quand elle était au pouvoir, crache sa haine de la République et du droit de la société à se protéger des délinquants quand ceux-ci font partie de l'élite sociale et politique.

Jamais on a entendu Sarkozy, Copé et tout l'appareil UMP dénoncer les écoutes des services secrets américains à l'encontre des citoyens français, de nos multinationales et de nos dirigeants nationaux ! Cela ne les gène pas tant qu'on ne regarde pas dans leurs affaires, dans leurs magouilles !

En cela, les méthodes de défense adoptées par Sarkozy et ses sbires ressemblent trait pour trait aux attaques que lançait à l'époque Silvio Berlusconi contre la justice italienne.

Espérons que les Français ne seront pas dupes de cette supercherie, de cette fausse colère qui cache une vraie peur, celle de se voir rattrapé par la justice !

Espérons que cette stratégie ne fragilise pas plus encore un édifice républicain attaqué de tout côté, par la mondialisation et l'Europe, par une classe politique qui le saigne par l'austérité, et par des forces politiques réactionnaires et fascisantes qui rêvent d'en finir avec la démocratie issue de 1789.

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 10:48

Plus que quelques jours avant le premier tour des élections municipales, dimanche 23 mars.

Les élections municipales sont-elles des élections locales, à enjeux locaux, ou des élections à valeur nationale ? Un peu des deux.

D'abord, l'élection municipale, c'est le choix des élus qui gèreront nos communes pour les six ans à venir. On peut être se sentir apolitique ou "sans étiquette" dans cette élection mais, la réalité vous rattrape car il devient difficile de gérer nos communes avec les difficultés que rencontrent nos concitoyens, personnes âgées à faibles ressources, jeunes sans emploi, salariés qui peinent à joindre les deux bouts, etc. En même temps, l'Etat sert les vis des collectivités et les budgets deviennent difficiles à boucler. Des choix s'imposent et la "neutralité" devient théorique quand il faut trouver de nouvelles ressources ou réduire des dépenses !

L'élection municipale de dimanche, ce sera aussi le choix des délégués qui représenteront nos communes dans les communautés de communes ou les communautés d'agglomération. Un choix important car le poids et les responsabilité des intercommunalités grandit d'années en années. Même si ce n'est pas dit comme ça, on sait très bien que Bruxelles et nos gouvernements successifs cherchent à étrangler les communes et à les remplacer, à terme, par ces intercommunalités.

Dans ce contexte local tendu, économiquement et fiscalement, les élections municipales prennent une tournure politique nationale.

Comment vos élus vont-ils aborder les restrictions budgétaires annoncées par le gouvernement ? 1,5 milliards de moins aux collectivités territoriales, ce sont autant d'argent qu'il faudra économiser dans les budgets des communes, des intercommunalités et des départements !

Vos futurs élus vont ils baisser la tête et "faire avec" ? Vont-ils réduire le personnel communal ? Réduire les subventions aux associations ? Réduire les investissements ?...

Ou bien allez-vous avoir des élus combatifs, qui gèreront au mieux des intérêts des habitants leur budget mais exigeront nationalement une autre politique ? En clair : moins d'austérité !

Et puis, à l'automne, ce sera le renouvellement des sénateurs. Le poids des communes rurales est important dans ce scrutin. Pour qui voteront les représentants de votre commune ? Pour la droite ? Le PS ? Le FN ? Le PCF et le Front de Gauche ?...
Rien que pour cela, la neutralité des élus communaux n'existe pas ! Le Sénat a une "couleur" politique et les élus ruraux votent majoritairement à droite. Sans étiquette ?...

Alors, pour le choix du programme comme pour le positionnement vis-à-vis du gouvernement, mieux vaut choisir des candidats qui auront un positionnement clair, progressiste, favorable aux classes populaires et moyennes.

Sur le canton de Saint André, il y a beaucoup de communes où seule une liste se présente. Là, le choix est forcément réduit, dirait Lapalisse.

Ailleurs, plusieurs listes se présentent, où, dans des petites communes, des candidatures isolées.

Je vous invite à juger le bilan des équipes, leur comportement avec les habitants, les associations, et à choisir celles qui représenteront le mieux votre commune.

Par exemple, sur Saint André, face à la liste menée par Serge Masson, maire sortant, se présente une liste qui, si elle ne le dit pas clairement, représente quand même la droite locale. Voter pour la liste menée par Serge Masson correspond au choix le plus intéressant pour les andrésiens, compte-tenu du travail effectué par l'équipe sortante sur le logement et les équipements communaux.

On pourrait revenir sur la commune de Croth, dont la maire, non contente d'avoir fermer la permanence d'Andrée OGER, a eu de nombreux démêlés avec ses administrés (notamment sur l'antenne de téléphonie mobile). Une deuxième liste, composée de personnes connues sur la commune, se présente. C'est peut-être une bonne alternative ?

Ailleurs dans le département, notamment sur des communes de grande taille, le choix est quelque part plus simple car les listes assument leur positionnement politique.

Le PCF, ses partenaires du Front de Gauche et des personnalités locales ont monté des listes sur Alizay, Bernay, Brionne, Etrépagny, Evreux, Gisors, Gravigny, Igoville, Louviers et Vernon.

Sur d'autres communes, des communistes se présentent sur des listes d'union, comme à Charleval, Pont-Audemer ou Val-de-Reuil. Parfois, nos camarades sont candidats libres, comme à Garancières ou Grosley-sur-Risle.

Nous ne pouvons que vous conseiller de choisir ses candidats.

Vous connaissez nos positions. Vous savez que nous ferons tout pour défendre l'avenir de nos communes, la démocratie locale, défendre le logement social et les services publics, éviter les hausses d'impôts que d'autres imposent.

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Published by Solidaire - dans Dans le département
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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 09:45

Malgré une actualité sociale toujours occultée dans les médias, 800 manifestants à Evreux et 260 000 nationalement ont rejeté le Pacte de responsabilité proposé par le gouvernement pour le compte du MEDEF.

A vrai dire, les raisons de manifester hier étaient nombreuses. Si le Pacte de responsabilité et ses 35 milliards d'allègements de cotisations sociales supplémentaires pour les entreprises, sans aucune contrepartie, occupait le devant des revendications, d'autres sujets tout aussi importants faisaient partis des thèmes de la journée : le refus du blocage des pensions de retraite complémentaire, la défense des services publics et, plus généralement, le rejet des politiques d'austérité qui justifient toutes ces attaques contre les salariés.

La difficulté des syndicats a mobilisé massivement, à la hauteur des enjeux, est réelle. Elle tient autant à une certaine désillusion entretenue par les médias, certains syndicats et partis politiques, qu'à une forme de désintérêt, là aussi entretenu par des médias qui passent ces sujets sociaux, pourtant majeurs, en arrière plan d'une actualité où même les résultats sportifs sont plus prioritaires que l'emploi et les salaires !

Malgré tout, ce sont quand même 260 000 salariés qui sont descendus dans les rues de France, au sein de 140 cortèges, pour exprimer leur désacoord sur ces questions !

Dans l'Eure, ce sont 800 personnes qui ont défilé deux heures durant dans les rues d'Evreux. On est loin des foules du mouvement contre la Réforme Sarkozy-Fillon des retraites, mais bien au dessus de la précédente mobilisation de février !

FO et CGT se partageaient l'essentiel du cortège, complété syndicalement par les enseignants de la FSU et les militants des syndicats SUD et Solidaires.

Politiquement, le Parti communiste était clairement présent, avec une trentaine de militants clairement identifiés, dont plusieurs têtes de listes et candidats aux Municipales d'Evreux (Thierry Desfresnes), Vernon (Jean-Luc Lecomte), Louviers (Claudine Dutheil), Brionne (Gérard Grimault) ou Etrépagny (Danielle Bonnette). Pour le Front de Gauche, on notait la présence notamment de candidats à BErnay, dont le tête de liste Pascal Didtsch.

NPA et Lutte Ouvrière complétaient un tableau politique bien évidemment abandonné par les autres formations politiques, toutes acquises à l'austérité.

Comme le rappelait Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste, dans la manifestation parisienne, les élections municipales du dimanche 23 mars doivent être l'occasion de sanctionner les politiques d'austérité et de choisir des candidats qui défendront les communes et les politiques de solidarité et de services publics face à des budgets en baisse imposés par le gouvernement.

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 10:05

85 % de participation et 96 % de oui au rattachement de la Crimée à la Russie !

S'agit-il d'un référendum ou d'un plebiscite ? Peut-on considérer ce référendum comme "illégal" comme le dit Laurent Fabius, ministre social-libéral européen des affaires étranges de France ?

A vrai dire, le résultat était attendu. Non pas que le vote allait être trafiqué, ce qui a pu être partiellement le cas, mais que la nature du référendum, la période historique et la population très majoritairement russophone et anti-nazie d'Ukraine étaient des éléments très favorables à un vote massif pour le rattachement de la Crimée à la Russie.

Par ailleurs, dans un contexte de révolte contre Kiev et son gouvernement autoproclamé, en présence de troupes russes, il était certainement compliqué pour les opposants à ce référendum de se faire entendre.

Seuls les leaders de la communauté tatar de Crimée (12 % de la population) appelaient au boycott du référendum.

Au final, donc, cette excellente participation (85 %) et le score sans appel en faveur du rattachement à la Russie (96 %) n'ont rien de surprenants.

Paeut-on alors dénoncer ce référendum et affirmer, comme le fait Laurent Fabius, à la remorque de ses maîtres américains et bruxellois, que ce référendum est "illégal" ?

En bons démocrates, nourris des idéaux de la Révolution française, nous pensions que le peuple est souverain ? Que ce que décide très largement un peuple ne peut être dénoncé par un pouvoir, surtout étranger ?...

Il faut croire qu'un référendum au Kossovo est plus légitime qu'un référendum en Crimée ? Celui qui redonna sa "liberté" à cette province de Serbie a été considéré comme légitime par l'Occident, la France notamment, alors que celui qui concerne la Criméen région autonome d'Ukraine, autrefois dépendante de la Russie, ne le serait pas ! Deux poids - deux mesures !

Notons bien que la France est spécialisée dans le rejet du référendum et de l'avis majoritaire : en 2005, il s'est trouvée une majorité de Français pour rejeter un Traité Constitutionnel Européen que nous ont néanmoins fourgués socialistes, UMP et centristes quelques temps après, en 2007, avec Sarkozy et la ratification parlementaire du Traité de Lisbonne !

Dans le même ordre d'idées, les habitants d'une île comorienne voisine de la française Mayotte qui ont très largement votés leur rattachement à la France il y a quelques années se sont fait claquer la porte au nez par le gouvernement UMP de l'époque.

Ce que ne nous disent pas nos médias, c'est que ce mouvement de défiance vis-à-vis de la "nouvelle" Ukraine ne se limite pas à la Crimée mais déborde largement sur tout le sud et l'est du pays : Kharkov, Donetsk, ODessa, Lugansk, Dnepropetrovsk ou Zaporozhie ont connu des manifestations souvent massives pour exiger le même référendum !

La question n'est donc plus la "légalité" de tels référendums mais plutôt ce qu'ils impliquent, ce qu'ils sous-tendent !

L'implosion en cours de l'Ukraine est la preuve que les événements qui ont secoué l'ouest de l'Ukraine et sa capitale Kiev, aboutissant à l'éviction du président officiel du pays, Yanoukovitch, ne sont pas des événements acceptés par la majorité du peuple ukrainien, du moins acceptés par les populations russophones de l'est et du sud du pays.

L'inquiétude, si elle touche les russophones, concerne aussi les minorités juives, grecques et moldaves d'Ukraine.

Par son putsch et l'utilisation de groupes d'extrême-droite comme forces d'élite, l'opposition pro-européenne a provoqué cette situation de quasi implosion du pays.

C'est donc un scénario à la yougoslave qui se dessine en Ukraine. Rien de bien reluisant pour la Région ni pour les peuples qui y habitent !

Que la Russie joue sa carte en Ukraine est compréhensible même si c'est malsain. Que l'Europe et les Etats-Unis se servent de l'Ukraine comme d'un aiguillon pour relancer une nouvelle guerre froide contre la Russie est tout autant malsain.

L'utilisation d'arguments nationalistes ou religieux, coutumiers des occidentaux (Irak, Yougoslavie,...), est lourd de menaces sur la paix dans cette région d'Europe !

L'argument démocratique ou légal des occidentaux sentent la démagogie et la manipulation à plein nez.

Loin d'être solidaires des menées russes en Ukraine, nous rejetons également les manoeuvres occidentales et leurs alliés ouvertement néo-nazis. Espérons que les conséquences pour le peuple ukrainien, et l'impact de ces conséquences partout en Europe, se limiteront seulement à des paroles et des menaces, et qu'elles n'évolueront pas vers une guerre ouverte dont on ne mesure pas encore quelles forces elles entraineront !

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 09:25

Il devait centraliser, en 2017, la paie des 2,5millions de fonctionnaires et permettre la suppression de 3 800 emplois publics. Le projet pharaonique d’opérateur national de paie (ONP) vient d’être «suspendu» par le gouvernement.

L’État enterre en catimini un fiasco et une gabegie
C’est l’histoire d’un projet censé incarner la modernité, la rationalisation, la réduction des coûts dans la fonction publique, qui tourne au chaos technique et à la gabegie. Vendredi, le secrétaire général de Bercy, Laurent de Jekhowsky, a annoncé aux syndicats du ministère la « suspension », pour ne pas dire l’abandon, du projet d’opérateur national de paie (ONP). Depuis plusieurs mois, le doute grandissait sur ce programme lancé en 2007, dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP), la brutale cure d’amaigrissement imposée par Sarkozy à la fonction publique. Retards, dysfonctionnements, surcoûts ont finalement conduit le gouvernement à lui faire suivre le même chemin que son petit frère, Louvois, du ministère de la Défense (lire ci-dessous). Direction les oubliettes !       
Au départ, l’idée est simple, du moins aux yeux de décideurs obsédés par l’objectif de réduction du nombre de fonctionnaires. Avec l’ONP, on se donne dix ans pour inventer et mettre en place, d’ici à 2017, un progiciel permettant de centraliser la paie des 2,5 millions de fonctionnaires d’État. Le chantier est d’une complexité immense, en réalité, puisque les agents relèvent de 1 850 régimes de primes différents, liés à l’histoire, aux spécificités de chaque métier et aux luttes sociales. Jusqu’alors, le calcul de la paie était effectué par chaque ministère, voire par chaque direction à l’intérieur des plus gros ministères, dans des services proches du terrain. En vue de l’ONP, chaque ministère doit créer son propre système centralisé de paie (Sirh, pour système d’information des ressources humaines), avant de le rattacher à terme au progiciel central, baptisé SI Paye.      
Un projet sous-traité aux prestataires privés 
Cette modernisation est censée éviter les risques de défaillance liés à des applications informatiques vieilles parfois de 40 ans. Mais, surtout, l’objectif affiché est de supprimer 3 800 emplois sur les 10 000  agents affectés à la paie. Le coût prévu est de 170   millions d’euros et l’ONP est censé permettre une économie de 190  millions par an. La centralisation est aussi politique, porteuse de possibilités de pilotage, de contrôle de la masse salariale des fonctionnaires. En 2007, l’ONP est créé sous forme d’un « service à compétence nationale » rattaché à Bercy et au ministère de la Fonction publique. Basé dans le 13e arrondissement de Paris, il emploiera seulement 200 agents de la fonction publique, contre 300 salariés de sociétés privées d’informatique. La construction du logiciel est en effet confiée, début 2010, au consortium Accenture-Logica-HR Access, qui empoche 88 millions d’euros au terme de plusieurs mois de bataille acharnée contre son adversaire, IBM-Steria-SAP, qui tentera même un recours en justice, en vain. Par la suite, d’autres lots seront attribués à Steria, Capgemini, Micropole, BearingPoint, Bull, selon la CGT.
« Ce projet était un défi énorme techniquement, à la limite des capacités théoriques de l’informatique d’aujourd’hui. Et on l’a confié à des sous-traitants privés qui se mènent la guerre au niveau mondial, à qui on demande de marcher la main dans la main, déplore Jacques Cormier, de la CGT finances. Quel intérêt commun pouvaient-ils avoir ? Sans compter que, par définition, ils n’intègrent pas du tout la logique de mission de service public, d’intérêt général, de long terme. Ils ne sont que sur la rentabilité et la réduction des coûts. » Début 2012, les premiers échos de dysfonctionnements commencent à filtrer. Le plan ONP accuse un retard de 15 mois, qui entraîne une rallonge de 9 millions d’euros au profit des prestataires privés.
Après la présidentielle, la nouvelle majorité, loin d’abandonner le projet informatique, en fait un axe central de sa politique de modernisation de l’action publique (MAP), qui succède à la RGPP. À l’automne 2012, la députée PS Karine Berger, dans son rapport pour la loi de finances 2013, constate pourtant une certaine zizanie dans la coordination entre ministères et ONP, et déplore de n’avoir pu obtenir aucune information sur le coût et le calendrier prévus du projet, ni sur les gains de productivité attendus. Il n’y a plus de pilote à bord ! Elle se voit obligée de citer le rapport de l’année précédente, qui évaluait le coût global d’ONP à 650-760 millions d’euros sur les 10 années, en incluant le retard et les chantiers informatiques des différents ministères.
L’inquiétude grandit d’autant plus que les services des ministères sortent tout juste des déboires de la mise en place de Chorus, un autre logiciel central déployé pour les achats de l’administration. Et qu’au même moment, éclate le scandale du progiciel Louvois, le mini-ONP du ministère de la Défense.
À l’été 2013, le premier ministre demande à Jacques Marzin, patron des services informatiques de l’État, un état des lieux de la situation. Prévu pour janvier ou février, le rapport Marzin n’a pas été rendu public, mais son contenu, dans le sillage de l’enterrement de Louvois, a vraisemblablement orienté le gouvernement vers la décision de « suspendre » le projet pharaonique.
Contactés par l’Humanité, les services de Bercy n’ont pas donné suite. « Ce qui nous a été dit, c’est que, face à de nombreuses difficultés et à un risque technique, il fallait être raisonnable et réorienter le projet, raconte Patricia Tejas, secrétaire générale de la CGT finances. Il y a encore un grand flou, la coquille ONP ne serait pas supprimée, mais elle changerait de nom. En tout cas, le projet de système central est abandonné, on conserverait les logiciels actuels mais en les rénovant. C’est une gabegie et un gâchis humain pour les 500  personnes qui ont participé à ce projet. » Les syndicats exigent la transparence sur l’ONP : ce qu’il a coûté ; ce qui devra être versé aux prestataires pour les dédommager de l’arrêt des travaux ; ce qu’a dit le rapport Marzin. Pour Solidaires, la facture globale pourrait aller jusqu’à 1 milliard d’euros. D’après la CGT, 234 millions d’euros ont déjà été dépensés pour le seul progiciel, et le total s’établit à au moins 500 millions d’euros.
Grands projets informatiques, un fort risque d’échec. Les syndicats ne sont pas les seuls à dénoncer les dégâts 
de l’externalisation vers le privé. Un rapport du ministère 
de l’économie et des Finances de mars 2012 sur « le pilotage 
et l’audit des grands programmes informatiques de l’État » constate ainsi un taux d’échec significatif de ces projets, 
et signale que « le recours aux prestataires reste trop souvent une source de difficultés additionnelles. L’administration française peine à déterminer les compétences indispensables à la conduite des programmes, ce qui la conduit à faire appel à des prestataires privés sur des champs parfois stratégiques, mettant ainsi 
en péril la réussite du projet ultérieurement, la maîtrise 
du produit et de ses évolutions ». Il pointe aussi, 
comme facteur d’échec, le gigantisme des projets, qu’il suggère de découper en petits modules.
http://www.humanite.fr/social-eco/l-etat-enterre-en-catimini-un-fiasco-et-une-gabegi-560708
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