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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 11:51

Le leitmotiv libéral contre les dépenses publiques est repris en boucle par nos gouvernements, de droite comme socialistes.

Alors ? Utiles ou utiles les dépenses publiques ? Utiles ou inutiles les services publics ? Les fonctionnaires ?

A en croire le Parti socialiste au gouvernement, il faut tailler dans le dépense publique donc dans les services publics et les effectifs de fonctionnaires. Le PS poursuit sa mue libérale et s'approprie un discours et des valeurs de droite.

Pourtant, encore dans l'opposition début 2014, le PS et son candidat Hollande n'avaient pas de mots assez durs pour dénoncer les politiques de Sarkozy et de l'UMP contre les investissements publics et contre le non-remplacement d'un départ en retraite sur deux dans la Fonction publique !

Il y a même eu un voeu de voter par la majorité socialiste en session du Conseil général sur ces questions ! C'était, il est vrai, sous Sarkozy !

Aujourd'hui, le gouvernement décide de diminuer de 1,5 milliards d'euros par an et dès 2014 les dotations de l'Etat aux collectivités locales, régions, départements et communes. Autant d'argent en moins pour les usagers, pour les territoires et pour les entreprises locales ! Car, n'oublions pas que 70 % des investissements publics sont réalisés par les collectivités locales !

Ces 1,5 milliards, ce n'est pas que de l'argent public "économisé", c'est bien de l'investissement utile qui ne sera pas fait : pour les routes, les collèges et lycées, la vie sportive et associative, l'environnement, l'aide aux personnes âgées ou handicapées, l'investissement économique et les infrastructures comme l'internet, l'équipement des collectivités,... bref ! Des tonnes de dépenses qui servent quotidiennement à chacun d'entre nous et à nos proches !

Côté services publics et fonctionnaires, c'est la même chose !

Les sondages sont contradictoires et les français ont beau être harcelés psychologiquement, dressés à haïr les fonctionnaires, il y a quand même une majorité de français qui s'inquiète de la dégradation de l'enseignement, du manque de moyen des hôpitaux, quand on ne les ferme pas tout simplement, de la lenteur de la justice, du manque de policiers, des services publics qui perdent en réactivité, CAF, Sécu, Impôts, etc.

Le discours anti-services publics et anti-fonctionnaires s'oppose aux besoins croissants de nos concitoyens en services de proximité, en mécanismes de solidarité.

Qui peut accepter une fermeture d'école, de bureau de poste, de gendarmerie ou de perception dans sa commune ? Qui souhaite voir disparaître la maternité ou la chirurgie de l'hôpital voisin ? Qui peut souhaiter avoir moins de pompiers, moins d'agents EDF, moins d'agents des routes, notamment en ces temps météorologiques perturbés où ces services publics sont en pointe pour aider les bretons, les habitants du sud-ouest ou du Var sous les eaux ?

Nos concitoyens savent bien que ce sont les agents des services publics qui se dévouent pour aider les sinsitrés. Quelqu'un a t-il vu des agents de Véolia, de Vinci, de Bouyghes, de SFR ou d'une autre grande entreprise privée intervenir bénévolement dans ces régions ? Non.

Le problème n'est pas dans l'esprit de solidarité des personnels de ces entreprises, mais dans les missions que leur attribuent leurs directions. Une entreprise privée fait des affaires, des bénéfices. Elle ne fait ni dans le social, ni dans l'humanitaire !

C'est toute la différence avec le service public et c'est pour cela que réfléchir uniquement en termes de bilan financier, de comptabilité, pour une entreprise publique ou une collectivité locale, c'est faire fausse route. Volontairement.

Quand le Département verse une subvention pour reconstruire des classes d'école dans un village ou pour améliorer la sécurité routière aux entrées d'un hameau, elle ne réfléchit pas rentabilité mais "bien public", "intérêt commun" !

Oui ! Il faut surveiller la dépense publique !

Il faut la surveiller non pas pour la réduire mais pour la rendre efficace, permettre de mener plusieurs opérations utiles avec la même quantité d'argent.

Réduire la dépense publique en réduisant l'argent disponible, c'est supprimer des investissements utiles à tous, à "l'intérêt commun", et c'est réduire aussi les contrats passés avec les entreprises locales, de travaux publics, d'artisanat, de commerce !

Et réduire l'emploi public, en ne renouvelant pas les postes laissés vacants par ceux qui partent en retraite, c'est jouer contre le service public et contre l'emploi ! Contre le service public car, logiquement, les missions remplies par le salarié qui part en retraite ne peuvent être menées complètement par ceux qui restent et qui doivent, déjà, mener les leurs. Contre l'emploi parce que tout emploi de fonctionnaire non renouvelé, c'est un emploi en moins pour un jeune en recherche d'emploi !

Et que dire des blocages de salaires que subissent les fonctionnaires depuis Sarkozy et aujourd'hui encore, malgré le changement théorique de majorité !

Les propos de Vincent Peillon sur le blocage des évolutions de carrière dans l'Education nationale (pour l'instant) ne sont pas là pour rassurer les personnels enseignants et non enseignants de cet important ministère. Ni pour les motiver !

1 milliard d'euros d'économie, certes ! Mais 1 milliard d'euros d'économie sur le dos des personnels !

C'est autant de pouvoir d'achat en moins pour les enseignants et les personnels de l'Education nationale donc 1 milliard de moins en aliments, en courses diverses, en équipement des ménages, en dépenses de loisirs... donc moins d'argent pour notre économie.

Réduire la dépense public, c'est ralentir l'investissement donc l'économie de nos territoires !

Réduire les salaires et le nombre de postes de fonctionnaires, c'est aussi réduire la croissance donc l'économie française !

Réduire le nombre de fonctionnaires, c'est accroître le chômage !

Réduire les services publics, c'est affaiblir les familles en difficultés, les personne fragiles, les territoires ruraux, et laisser au privé des services autrefois gratuits !

Finalement, le seul intérêt de cette course à la réduction de l'investissement public, c'est de laisser le champs libre au secteur privé qui va monnayer chèrement ces services, et c'est trouver un nouvel argument pour financer de nouvelles réductions d'impôts... pour les entreprises.

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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 09:56

Merci aux visiteurs de ce site, aux abonnés notamment !

Grâce à vous, ce blog atteind la 73ème place nationale dans la catagorie "Société" selon le compteur ebuzzing !

C'est le meilleur classement de ce blog depuis l'été 2012 !

Cela va de paire avec le classement "général" qui nous classe au 1 536ème rang français.

On peut trouver ce classement modeste mais notre blog, bien que régulièrement mis à jour, ne bénéficie pas d'un relais national important, comme d'autres, et les blogs communistes sont moins en vue que d'autres catégories politiques.

Et puis, que de chemin parcouru depuis avril 2009 et notre 49 827ème rang ! Il aura fallu attendre juillet 2010 pour entrer dans les 10 000 premiers blogs de France et septembre 2011 pour entrer définitivement dans les premiers 5 000.

Actualité politique, locale, française ou internationale, sujets d'économie ou de société, les communistes qui animent ce blog autour d'Andrée OGER, cherchent avant tout à donner une information différente, libérée des contraintes de marché et des donneurs d'ordres privés des médias traditionnels, pour apporter un éclairage communiste, ouvrier, sur les sujets majeurs de l'actualité.

Merci encore aux lecteurs de ce blog ! N'hésitez pas à le faire connaître !

Un jour peut-être, ce blog entrera t-il dans les 100 premiers du classement ?...

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 12:33

On savait que toute référence au marxisme avait été abandonnée par le Parti socialiste. Mais, on apprend aujourd'hui que ce sont toutes les théories économiques qui ont dû être abandonnées en même temps !

Dans une brillante interview à BFM, hier, Bernard Cazeneuve, ministre du budget de Jean-Marc Ayrault, réussi à prendre de la hauteur sur les questions économiques. Une hauteur stratosphérique ! Il a en effet osé cette véritable perle : « L’entreprise, ce n’est pas un lieu d’exploitation, ce n’est pas un lieu d’accumulation de profits ». Pour sa propre édification le lecteur suspicieux pourra consommer avec modération la vidéo de ce moment.

La conversion au libéralisme de la direction du Parti Autrefois Socialiste n'explique pas tout. Il y a quand même des réalités qu'on ne peut pas nier.

Que le ministre "socialiste" du budget en arrive à nier l'entreprise comme lieu d'exploitation, c'est navrant mais conforme au virage libéral du PS. Nier l'exploitation, c'est renier tout bonnement une base idéologique propre à tous les partis de gauche depuis toujours.

Mais que ce ministre, qui a en charge le budget, rappelons-le, affirme que l'entreprise n'est pas un lieu d'accumulation de profts, on sombre dans le dogmatisme détaché du réel !

Car, même le plus convaincu des libéraux, au MEDEF, dans la presse ou à droite, assume et affirme qu'une entreprise se doit de faire des bénéfices. C'est d'ailleurs l'excuse passe-partout pour justifier licenciements, délocalisations et fermetures d'entreprises ! C'est désormais aussi un critère d'efficacité attribué aux états et aux collectivités par les pourfendeurs des déficits publics : tout doit être rentable ! Tout doit générer des profits !

Qu'un ministre du budget, lui même pris au piège des dogmes de l'équilibre budgétaire, en arrive à nier l'essence même du capitalisme, sonne comme un aveu de déconnexion complète de la réalité. Ou alors, il s'agit de propos politiciens qui visent à endormir les citoyens sur la réalité du monde de l'entreprise et à réaffirmer aux milieux d'affaires que ce gouvernement ne fera rien pour s'attaquer aux bénéfices records qu'elles engrangent... puisque cet argent n'existe pas !

Le capital est au coeur du système économique mondial auquel il a donné son nom. Le profit, ou bénéfice, est le moteur du système capitaliste. C'est aujourd'hui le seul critère de survie des entreprises et l'augmentation chaque année des bénéfices, donc de la part de dividendes redistribuée aux actionnaires, est désormais une obligation.

Cazeneuve définit un monde sans exploitation et sans profits au sein de l'entreprise qui n'existe pas. Un monde de bisounours où patrons et salariés sont du même côté, comme à la belle époque des corporations professionnelles.

On comprend mieux le mépris de ce gouvernement pour les syndicats de travailleurs et l'oreille attentive qu'il tend aux exigences du syndicat patronal, le MEDEF.

Et non ! Ce monde" parfait" n'existe pas.

Le salarié dans l'entreprise n'est pas l'égal de sa hiérarchie, encore moins de son patron.

Le salarié travaille pour payer son salaire et pour dégager une marge financière sur ce travail dans le but de rémunérer les actionnaires. C'est l'exploitation de son travail et cette exploitation permet de dégager des profits.

La soumission complète de ce gouvernement aux lois du marché capitaliste amène ses membres à affirmer des contre-vérités évidentes pour montrer à quel point il rejette tout ce qui pourrait le rattacher à son passé socialiste. Quitte à dire des absurdités grotesques.

La réalité est pourtant là.

L'entreprise est et a toujours été un lieu d'exploitation, un lieu de rapport de force où ceux qui détiennent le capital de l'entreprise, les patrons, les actionnaires, les "capitalistes", cherchent à maximaliser leurs profits au détriment des salariés, ceux qui produisent les richesses de l'entreprise et vivent uniquement de leur propre travail.

C'est le B-A-BA du capitalisme. Il faudrait réviser vos basiques, monsieur Bernard Cazeneuve !

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 08:56

Ce jeudi 6 février, à 14 heures à Evreux, il sera question d'emploi, de salaires, de protection sociale, de retraite.

A l'appel de la CGT, une journée nationale de mobilisation interprofessionnelle est organisée pour, une nouvelle fois, faire revenir sur le devant de l'actualité les thèmes majeurs des emplois, des salaires, des retraites et de la protection sociale.

Si la droite radicale et les religieux tentent d'occuper la rue ces derniers temps autour de thèmes sociétaux, pour catalyser le mécontentement populaire autour d'exigences rétrogrades, les travailleurs et leurs syndicats doivent ramener les questions majeures au centre de l'actualité : doit-on continuer en France à appliquer une politique d'austérité dont l'inefficacité est prouvée autant en termes de réduction des déficits budgétaires que de croissance économique ?

Les communistes, qui ont soutenu la candidature de Jean-Luc Mélenchon aux Présidentielles 2012, dans le cadre du Front de Gauche répondent NON : assez d'austérité ! Non aux cadeaux fiscaux aux grandes entreprises et à une TVA en hausse pour les salariés ! Oui à une relance par l'emploi stable et la hausse des salaires et pensions !

Nous serons donc au côté des militants et salariés qui seront en grève, à côté de ceux qui manifesteront !

Peuple de France ! Face aux promesses non tenues, relève la tête et exprime-toi !

Tous dans la rue ce jeudi !

Rendez-vous à 14 heures à Evreux,

devant la Bourse du Travail, rue de l'Ardèche

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 10:51

Une étude officielle met en évidence le rôle des loisirs dans la réussite scolaire.

C'est une étude du Département de l’Evaluation, de la Prospective et de la Performance, au Ministère de l’Education Nationale, qui vaut de l'or ! En 2011, ce sont 27 000 collégiens de troisième qui ont été interrogés sur leurs pratiques de loisirs.

Activités du soir, loisirs de fin de semaine, l'étude a permis de mettre en évidence de poids important des loisirs "numériques" (télévision, internet, SMS, jeux vidéos) par rapport aux activités sportives ou à la lecture.

Dans les activités pratiquées quasi quotidiennement, les deux activités les plus fréquemment pratiqués par les adolescents de 14 ans (et demi) sont l’écoute des musiques actuelles, rock, hip-hop, etc. (79 %) et de téléphoner ou d’envoyer des SMS (78 %). Vient ensuite la communication par internet avec ses ami (e) s (73 %), par exemple avec Facebook. La quatrième activité au dessus de 50 % est la navigation sur internet (61 %). Les autres loisirs concernent la téléréalité (42 %), la recherche d’infos people sur internet, les chansons et les films d’action/policier/fantastiques.

Le premier loisir d’une activité réelle et non virtuelle, les activités physiques ou sportives n’apparaissent qu’à une fréquence de 26 %.

Pour les activités pratiquées chaque semaine, quatre activités dominent aux environs de 90 % : l’écoute des musiques actuelles, le téléphone et SMS, Internet pour la communication et la navigation sur Internet. Viennent ensuite aux environs de 75 % les activités physiques et sportives, les émissions de téléréalité et les films d’action. Parmi ces huit activités au-dessus de 75 %, sept sont des loisirs numériques, musique, téléphone, internet et télévision.

Parmi les activités des adolescents, on trouve, par ordre décroissant, des activités comme voir des copains et copines (68 %), écouter des chansons ou variétés françaises (58 %), regarder des films ou séries comiques (56 %), dessins animés (53 %), des sports (à la télévision, 47 %), jouer aux jeux vidéo d’action (44 %). La lecture n’apparaît pas comme une activité préférée, et c’est le journal ou magazine d’actualités qui sont préférés (34 %) ; viennent ensuite les bandes dessinées (et/ou mangas, comics, 31 %) qui sont lus plus fréquemment que les revues sur l’histoire ou les sciences (22 %) ou les œuvres littéraires de grands auteurs français ou étrangers (16 %). Enfin d’autres activités sont très rares comme de participer à des associations de jeunes ou aller au théâtre (2 %).

Mieux vaut lire que regarder des émissions de téléréalité !

Quand on regarde l'effet de ces différentes pratiques sur l'acquisition de connaissances et sur les perfomarmances cognitives ("intélectuelles", au sens large), es résultats montrent clairement les loisirs positifs ou négatifs pour les performances cognitives scolaires.

La lecture est la plus bénéfique, puisque les changements liés à une pratique fréquente sont favorables à tous les tests, notamment à la compréhension (+10%) et surtout à l’acquisition de connaissances (+20%).

Les jeux vidéo n’ont pas d’influence, et notamment, aucune amélioration pour le raisonnement (quoi qu'en disent certains chercheurs) mais, à l'’inverse, jouer aux jeux vidéo (action, combat, plateforme) n’a pas non plus d’incidence négative.

Téléphoner très souvent a une incidence mais faible, sauf pour l’acquisition des connaissances de ceux qui téléphonent (ou envoient des SMS) (-10 %).

Mais c’est le visionnage très fréquent des programmes de téléréalité (et également les séries romantiques) qui a l’impact le plus négatif sur les performances cognitives et scolaires, de -11 % pour les maths à -16 % pour les connaissances !

En clair, un élève qui lit beaucoup, a de meilleurs résultats qu'un élève qui préfère consommer des émissions de téléréalité !

Mais que lire ?

La raison principale qui explique l'impact positif de la lecture sur la réussite scolaire, c'est la richesse de vocabulaire.

Hayes and Ahrens (1988 ; Cunningham & Stanovich, 1998) ont montré un nombre de 1 000 mots différents en moyenne dans des livres mais jusqu’à 4 000 mots différents dans des magazines scientifiques. Même le vocabulaire de bandes dessinées (867) est plus riche que celui d’émissions populaires en prime time pour les adultes (598 mots) ! Allo quoi ?!!...

Sans compter que la pratique de la lecture facilite la compréhension des textes lus en classe, des énoncés de problèmes (même en maths !) et des leçons à réviser !

Cette étude permet aussi de répondre en partie à une question que se posent certains parents : qu'est-ce qui peut permettre à une famille d'aider ses enfants à réussir à l'école quand elle n'a pas les moyens de leur payer des cours particuliers ?

Et oui ! Même sans études et sans argent, on peut aider nos enfants à l'école ! Tout simplement en les incitant à lire ! Même des bandes dessinés ou des mangas ! Mieux si c'est des romans mais bon !

Ce qui est sûr, c'est que les enfants de riches ne doivent certainement pas passer leurs soirées devant la télé à regarder The Voice ou la Nouvelle Star ! Les cours particuliers y sont de mise !

S'il ne faut pas brider nos enfants et leur mettre la pression, veillons à ce qu'ils pratiquent des activités qui leur permettent d'avoir une vie sociale, hors de leur chambre, éventuellement sportive, mais surtout culturelle ! Les bibliothèques et médiathèques sont là pour ça !

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 12:02

Lundi 3 février, l'assemblée du Conseil général donnait son avis sur la nouvelle carte des cantons qui entrera en vigueur pour les élections de l'an prochain.

Elle n'a fait que donner son avis puisque c'est, au final, le ministère qui est le maître des coups de ciseaux qui dessinent les nouveaux cantons eurois.

Les communistes se sont opposés nationalement au nouveau mode de scrutin qui va se mettre en place, une usine à gaz qui réorganise les cantons sur le schéma des intercommunalités. Une organisation qui préfigure la disparition pure et simple des départements voulue par l'Europe et par les partis aveuglément pro-européens, de droite comme de gauche.

Le PCF a refusé aussi ce mode de scrutin car il continue de favoriser le bipartisme (UMP / PS) avec ses grandes circonscriptions alors que les communistes ont toujours revendiqué leur préférence pour le système proportionnel qui permet aux forces politiques d'être TOUTES représentées en fonction de leur poids politique.

Logiquement, au niveau départemental, les 4 conseillers généraux communistes ont suivi l'avis général des communistes et ont voté contre cette carte. Un vote symbolique, de toute façon, puisque l'Etat décide pour les eurois !

Comme les élus UMP ont voté contre pour des raisons moins démocratiques mais politiciennes et qu'une élue de la majorité (Anne Mansouret) a également voter contre, l'assemblée départementale a donc, finalement, exprimé son rejet de cette nouvelle carte cantonale par 23 voix contre 18 et 2 abstentions (Jean-Luc Récher et Jean-Pierre Flambard).

Vous trouverez ici la déclaration de vote d'Andrée Oger.

Solidaire


De presque toutes les interventions que nous avons entendues il ressort que le système avec lequel nous avons été élus ne donnait plus satisfaction.

Dans notre département, par exemple, certains cantons avaient moins de 5000 habitants alors que d’autres frôlaient les 30 000. Ce n’était objectivement pas juste puisque nous avions tous ici une voix. Certains Eurois étaient donc sous représentés même si leur Conseiller général était de grande valeur.

Il fallait donc trouver un mode de scrutin plus juste, plus représentatif et la notion de proportionnelle vient immédiatement à l’esprit car c’est indiscutablement le mode de scrutin le plus équitable et qui permet la parité.

On me dit que cela aurait fait entrer dans notre assemblée des gens dont on ne veut pas ! Mais est-il juste de combattre des courants de pensée en jouant sur le mode d’élection ?

Est-ce le but d’une loi électorale que d’éliminer telle ou telle fraction de la population ? Je ne le crois pas même si cela s’est fait couramment dans l’histoire.

Il est plus normal, plus démocratique de promouvoir une politique qui réponde vraiment aux besoins des gens, de s’attaquer aux idées et de démontrer combien elles sont dangereuses et à quoi elles conduisent. Ce n’est pas le choix qui a été fait et je le regrette

On a donc refusé toute proportionnelle pour les élections  au conseil départemental, alors qu’on l’a admis peu ou prou pour d’autres élections. On aurait pu, quand même, réfléchir à un scrutin proportionnel par circonscriptions par exemple ou au moins pour les villes. Il faut regarder le découpage d’Evreux, qui perdure pour telle rue, tel trottoir vous élirez tel conseiller départemental, pour l’autre trottoir un autre. Comment les gens peuvent-ils s’y reconnaître ? Quel sens cela a-t-il ?

Deuxième reproche à l’ancien mode de scrutin, il n’était pas paritaire. C’est indiscutable !

Regardons notre assemblée : aucun ouvrier en activité, très peu de salariés, pas de jeunes, pas de Français d’origine étrangère,  beaucoup de professions libérales, de fonctionnaires, de retraités. Ce n’est vraiment pas très représentatif de notre société. 

Mais ce manque de représentativité là ne gène apparemment personne ! Je le regrette.

C’est le manque de parité homme/femme qui gène et qu’il faut combattre. Je ne suis pas contre car il est vrai que dans cet hémicycle, nous ne sommes que 5 femmes sur 43 élus! Et je remercie vivement le Président de notre Assemblée d’avoir proposé aux  4 femmes de sa majorité des postes de  Vice Présidentes montrant ainsi sa considération à notre égard !

Bien sur que je défends la notion de parité hommes/femmes !

Elue depuis 1965, j’en ai connu des attaques, des propos inadmissibles dans ce domaine, Et dans cette assemblée j’ai été la seule femme pendant 3ans . Il m’arrivait de dire peu modestement au Président de l’époque qu’à moi toute seule, je représentais  la moitié de sa population départementale et que je devais être écoutée !

Il fallait donc modifier les choses pour que les femmes aient leur juste place et on a inventé un système, unique au monde, que personne, je crois, ne nous copiera : le scrutin binominal paritaire majoritaire à deux tours, rien que le nom est indigeste.

2 candidats par canton avec leurs suppléants sans changer de façon importante le nombre d’élus départementaux. Il fallait aussi réduire le nombre des cantons et revoir leur contour. Un redécoupage, même fait dans les meilleures intentions, prête inévitablement à la critique, bien sûr. Et voilà que fleurissent les accusations de découpage orienté, voire  de charcutage. Je ne suivrai pas bien entendu ces affirmations.

Mais je m’inquiète… comme beaucoup des femmes que j’ai rencontrées et qui se posent des questions : cette parité obligatoire, elle est  un peu condescendante, un peu humiliante…. Sommes-nous des êtres fragiles qu’il faut  protéger ?

Nous nous demandons si nous serons sollicitées, si nous serons  choisies comme candidates parce que nous sommes  capables ou parce qu’il faut une femme absolument ?

Chacune de nous va se poser la question. Car si on nous considère comme capables pourquoi ne nous a-ton pas contactées plus tôt ? Quand il n’était pas obligatoire d’avoir des femmes sur les listes ? C’est une question angoissante, je vous assure.

Il aurait fallu pour le moins que ces mesures soient transitoires pour que vienne  le temps où il n’y aura plus besoin de quota, où les choses se feront naturellement dans l’intérêt des populations.

Ce système où il y aura des listes de 4 noms va obliger à passer par  les formations  politiques. Nous ne sommes plus à l’époque de la candidature individuelle d’une personnalité locale qui s’est fait connaître par son activité, son dévouement, ses compétences.

Ça aussi c’est un peu dommage.

Je crois qu’on pouvait trouver d’autres solutions moins tarabiscotées, plus justes. D’autant que l’écart entre le canton le moins peuplé  et le plus peuplé est encore dans la proportion de 1 à 1,5 . La loi pouvait faire mieux.

Voilà pourquoi  j’avoue qu’au moment d’indiquer quel sera mon vote, je suis ennuyée. Je ne peux approuver un système qui ne donne aucune part à la proportionnelle, je suis réservée sur cette parité obligatoire, je suis éberluée par un mode de scrutin abracadabrant.

Mais je peine à mêler ma voix à celles d’élus appartenant à un parti dont certains membres ont déposé un amendement  demandant le déremboursement de l’IVG, je répugne  à mêler ma voix à celles de certains membres d’un parti qui défilait hier sur des mots d’ordre plus que rétrogrades à l’égard des femmes.

Il est évident que ce projet qu’on nous soumet aujourd’hui est dans le droit fil des projets que préparait le gouvernement Sarkozy et qui rassemblait, contre lui, à l’époque, toute la gauche.

Ce n’est pas moi ni mes amis qui avons changé, c’est la droite qui critique aujourd’hui ce qu’elle défendait hier, c’est une partie de la gauche qui défend aujourd’hui ce qu’elle attaquait hier.

En conscience et après avoir longuement réfléchi, je voterai contre ce projet qui nous est soumis.

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Published by Solidaire - dans Dans le département
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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 14:45

Qu'ils aient été 80 000 ou 500 000, les conservateurs préfèrent le rejet des homosexuels au soutien aux familles mal-logées.

Comme à chaque fois, il y a querelles de chiffres entre organisateurs et Préfecture de police.

Les organisateurs de la nouvelle manif anti-homo de samedi à Paris, "La Manif pour Tous", annoncent 500 000 manifestants quand la police n'en annonce que 80 000. Un écart de 1 à 6 qui devient coutumier.

Quel que soit le nombre de manifestants, il est d'évidence important et montre qu'une partie de la population française reste radicalement défavorable aux évolutions de mentalités qu'a connu notre pays depuis la fin des années soixantes.

Au delà des débats sur la procréation, ce sont bien toujours le rejet de l'homosexualité et de l'Interruption Volontaire de Grossesse qui sont dans les esprits des manifestants. Du moins des organisateurs pour qui sexualité rime avec reproduction et femme avec utérus.

Bien évidemment, les communistes n'étaient pas parmi ces manifestants.

A l'inverse, ils étaient au côté des manifestations de soutien aux femmes espagnoles le samedi. Comme 30 000 manifestants à Paris et des dizaines de milliers d'autres dans les 29 autres lieux de manifestations en France, les communistes ont apporté leur soutien au combat pour la défense du droit à l'avortement menacé par un gouvernement espagnol... de droite. Tiens ! Tiens !

Deux logiques qui s'opposent, l'une conservatrice, réactionnaire et ultra-religieuse, l'autre progressiste, féministe et laïque.

Ce week-end, d'autres croyants que ceux qui rejettent l'homophobie, ceux de la fondation Emmaüs, publiaient les chiffres du mal-logement en France.

Ce sont aujourd'hui 700 000 personnes qui sont sans logis en France, dont des enfants, et 3 000 000 en situation de mal-logement.

Où sont donc nos édiles de droite, les cadres du FN et ces intégristes qui se revendiquent de la Bible ou du Coran sur ce sujet ? Où sont les familles bourgeoises catholiques que l'on voyaiet dans le cortège de La Manif Pour Tous ?

L'un des premiers enseignements du christianisme n'est-il pourtant pas qu'il faut tendre la main vers l'autre, celui qui est en situation difficile, celui qui est rejeté ? Certains, aveuglés par leur racisme et leur sectarisme, tordent la religion pour qu'elle réponde à un message de haine bien éloigné de celui dont ils revendiquent la filiation !

Dans les communes, chacun sait que le logement social et la rénovation urbaine sont des sujets qui tiennent à coeur aux communistes. C'est d'ailleurs devenu, honteusement, un sujet de critique de la droite, comme si trouver des solutions de logement aux familles populaires était une infamie ?

D'ailleurs, les communes bourgeoises, notamment dans l'ouest parisien, se font régulièrement dénoncées pour leur volonté d'empêcher toute construction de logements sociaux sur leur territoire. Pensez donc : des pauvres chez nous !...

Espérons que ceux qui, aujourd'hui, connaissent des difficultés d'emploi, des difficultés à boucler leurs fins de mois, qui s'inquiètent pour leur retraite, la scolarité de leurs enfants ou les remboursements médicaux, rejoindront les cortèges syndicaux qui battront le pavé jeudi prochain, 6 février, à l'appel de plusieurs syndicats.

Se battre pour l'emploi, le pouvoir d'achat et la qualité des services publics, de santé et d'éducation notamment, voilà qui compte plus pour nous que de vilains combats d'arrière-garde qui sentent mauvais la haine et le rejet.

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 10:04

Le modèle allemand que l'on nous vante est loin d'être aussi reluisant qu'on nous le dit.

Il y a quelques années, le modèle américain, "l'american way of life", constituait l'idéal que nos médias et nos politiques libéraux vendaient aux jeunes français, histoire de les formater à une société de consommation qui ferait d'eux des moutons abreuvés de publicité mais incapables de réagir face à ce modèle.

Le modèle américain remplacé par le modèle allemand

La guerre du Golfe, la guerre en Irak, Guantanamo ont commencé à ternir l'image des Etats-Unis. La crise, notamment l'effondrement immobilier de 2008 et les Hedge Funds, ont fini de désacraliser les Etats-Unis.

Le modèle américain en a pris un coup dans les dents. Il fallait trouver un autre modèle.

L'avantage du modèle, c'est qu'il permet d'idéaliser une société étrangère, en général mal connue des français, pour leur dire que les travailleurs de ce pays modèle sont plus dociles, moins gourmands financièrement, et que l'économie de ce pays va mieux que la nôtre.

Le modèle en pays capitaliste, c'est l'équivalent de l'Union soviétique dans l'esprit communiste de la seconde moitié du vingtième siècle.

Le modèle capitaliste américain ayant perdu de sa superbe, nos adeptes du capitalisme vorace se sont retournés vers l'autre rive du Rhin, l'Allemagne.

Le conte de fée pouvait recommencer : pensez donc ! Regardez ce beau pays qui exporte tellement, qui est dynamique et sans chômeurs... C'est parce que là-bas, les syndicats sont réalistes, entendez par là qu'ils cèdent aux exigences de leurs patrons ! C'est parce que là-bas le marché du travail est beaucoup plus libéral !...

Croyez bien qu'aux travailleurs allemands, patronat, médias et politiciens libéraux tiennent un discours identique en agitant un autre "modèle", peut-être même la France !

La réalité du modèle allemand, c'est une société frappée par le chômage et la précarité, où la misère gagne du terrain. Comme chez nous.

Un rapport publié juste avant les Fêtes contredit les données du gouvernement allemand ainsi que le mythe du miracle allemand qui se révèle être un mirage patronal : la « compétitivité » allemand, ce sont les peuples européens qui la payent, et d'abord les travailleurs allemands.

C'est le constat alarmant de l'organisation de bienfaisance DPWV dans son rapport « Entre prospérité et pauvreté – l'Allemagne mise à l'épreuve » :

L'Allemagne compte plus de pauvres que jamais depuis la dite réunification de 1991, 15,2 % se trouve sous le seuil de pauvreté, 16 autres % sont menacés de pauvreté, soit 31 % de pauvres réels ou potentiels dans le pays le plus prospère d'Europe.

Le rapport est d'autant plus inquiétant que la croissance de la production et celle de la pauvreté sont allés dans des sens opposés. Entre 2005 et 2013, le PIB allemand a augmenté de 12 % malgré la crise, tandis que la pauvreté est passé de 14 % à 15,2 %.

Les données de l'ONG rentrent en contradiction avec celles vantées par le gouvernement, celles de l'Institut allemand pour la recherche économique (DIW), financé par l'Etat et défendant les thèses patronales.

Or, le DIW s'était tout simplement arrêté aux données de 2010 … seule année sur ces dix dernières où le taux de pauvreté avait connu un léger recul. Depuis la pauvreté est repartie à la hausse. Un simple mensonge par omission.

L'étude portant sur les inégalités régionales souligne que se creusent les disparités entre régions riches, plutôt au Sud, et pauvres, naturellement à l'Est mais aussi de plus en plus à l'ouest : c'est le cas de Brême (23,1 % de pauvres), Mecklembourg (22,9 %), Berlin (21,2 %), Saxe (18,9 %) et Brandebourg (18,3 %).

Un cas dramatique est celui de la Ruhr, vieille région industrielle, bastion ouvrier, pour la première fois classée dans les régions pauvres ravagées par la désindustrialisation, 19,2 % en 2012 avec des pics de 26,4 % à Dortmund et 25,1 % à Duisbourg.

Selon les auteurs du rapport : « il faut pointer du doigt les bas salaires, la précarité, les emplois atypiques (…) les bons résultats sur le marché du travail se produisent évidemment au prix d'une américanisation du marché du travail, avec le phénomène des travailleurs pauvres. »

Pour le travail – Bas salaires et précarité pour tous : le résultat des « réformes Hartz »

Sur quoi repose le soi-disant « miracle allemand » ?

D'abord sur les bas salaires. La politique menée par le social-démocrate Schroder – dont se revendique Hollande – entre 2003 et 2005 a contribué à la baisse des salaires, à la généralisation de la précarité avec son cortège de « mini-jobs » et de « travailleurs pauvres ».

En chiffres, le salaire moyen allemand a baissé de 4 % entre 2000 et 2010, soit 100 € de moins par mois. Après une légère relance après 2010, l'année 2013 a vu les salariés allemands perdre encore (officiellement, les chiffres étant sous-évalués) 0,2 % de pouvoir d'achat.

La part des salaires dans le partage de la valeur ajoutée a reculé entre 2000 et 2010 de 68 à 63 % du PIB. Les bas salaires (2/3 du revenu médian) touchent désormais 23 % de la population mais 57,5 % des 15-24 ans entrant sur le marché du travail.

Symbole de cette sous-prolétarisation du salariat allemand, les lois « Hartz IV ». Sous prétexte de lutte contre le chômage, on lance en fait une chasse aux chômeurs. Si le taux de chômage a baissé de 11,5 à 6,5 % entre 2005 et 2013, le nombre de « Hartzi » a explosé.

Selon les lois Hartz, l'allocation-chômage classique (Arbeitslosengeld I) est réduite à 12 mois, le chômeur est considéré ensuite de longue durée (Arbeitslosengeld II) et touche 350 € par mois. Une allocation conservée à condition d'accepter tout emploi proposé par l'agence pour l'emploi.

6,6 millions de personnes - dont 1,7 millions d’enfants – sont victimes d’Hartz IV. Ces 4,9 millions d’adultes (les « Hartzi ») sont en fait des chômeurs, des « quasi-chômeurs ».

C'est dans le cadre de ces lois que se sont développés les mini-jobs payés au maximum 400 € par mois, voire les « jobs à 1 € » … par jour !

La précarité devient de plus en plus la norme, surtout pour les jeunes. Sept ans après « Hartz IV », le nombre de contrats atypiques a explosé, de 47 % pour les contrats à temps partiel et de 131 % pour les intérim entre 1999 et 2009 !

Selon DESTATIS (l'INSEE allemande), si 8 millions de salariés subissent déjà un contrat précaire, il faut savoir que seules 15 % des nouvelles embauches se font en CDI, le reste en CDD (43%) ou en intérim (42% en CDD)

Pour le capital – Méga-profits et 'avantage compétitif' : la vraie raison derrière les « Réformes Hartz »

Les salaires perdus par les travailleurs passent directement dans la poche des patrons allemands. Entre 2000 et 2012, le taux de marge des entreprises allemandes est passé de 37 à 41 %, avec un pic de 45 % en 2007. En comparaison, les entreprises français oscillent entre 28 et 30 % !

2012 a été l'année d'euphorie pour le DAX, l'équivalent du CAC 40 réunissant les 30 entreprises côtées à la bourse de Francfort : 104 milliards d'€ de profit, en hausse de 8 % par rapport à 2011.

Le cas d'une entreprise Volkswagen donne le vertige et est emblématique du « capitalisme allemand » : 15 milliards de profits en 2011, 11 milliards en 2012 … et 17 millions de rémunérations pour le PDG de l'entreprise.

Le succès de Volkswagen (VW), la délocalisation. Ou plutôt la « division du travail » dans l'Union européenne au profit du capital allemand, au détriment des travailleurs allemands : la nouvelle « Up » est produite en Slovaquie, la « Polo » en Espagne.

Autre recette, le chantage patronal dont l'ANI marque le début en France. En 2004 VW avait menacé de délocaliser 30 000 postes si les salariés n'acceptaient pas le gel des salaires et le retour à la semaine de 40 h sans compensation. Une fois le deal accepté, VW a licencié 20 000 salariés en 2006 !

Le pari d'une « industrie d'exportation compétitive » a aussi ses contradictions. Si les exportations ont tenu l'industrie allemande pendant la dernière décennie, à force de créer un désert autour d'elle, l'Allemagne voit ses exportations chuter et la croissance allemande ralentir fortement.

Désormais, les journaux économiques français comme allemands passent de la célébration du « miracle allemand » à l'inquiétude face à un « mirage » qui cache l'image d'une Europe saignée à vif.

En tout cas, bas salaires, chômage déguisé en précarité généralisée, travailleurs pauvres, régions industrielles sinistrées d'un côté, méga-profits, intégration européenne et mondialisation à sens unique de l'autre, il est temps de dénoncer le mirage allemand, agité en nos rangs pour nous imposer la politique du capital, celle de Hollande, le Schroder français !

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 11:38

Comme un parfum de 1934 et de poussée fasciste. En attendant un nouvel été 1936 ?

On les voit, on les entend sur tous les terrains. Les mouvements d'extrême droite tentent actuellement de créer un climat anti-système généralisé, non pas pour rompre avec le capitalisme, mais pour rompre avec la démocratie parlementaire.

L'actualité de l'extrême-droite, c'est la convergence de mouvements divers, contre le mariage homosexuel et la procréation médicalement assistée, contre le régime présidentiel, contre l'éducation nationale, autour de l'Affaire Dieudonné et, politiquement, sur des terrains abandonnés par la gauche de gouvernement.

La Manif pour tous, mouvement mal nommé qui regroupe les opposants au mariage pour tous, continue d'agiter la sphère anti-homosexuelle, depuis les milieux religieux, intégristes catholiques et islamistes musulmans, jusqu'aux forces politiques conservatrices (UMP) ou fascistes (extrême-droite).

La loi est passée et ces organisations n'ont pas réussi à provoquer une mobilisation populaire contre elle, les français étant moins bloqués moralement que les quelques centaines de milliers de personnes, enfants compris, qui ont à l'époque refuser la loi.

Aujourd'hui, c'est contre la procréation médicalement assistée que ces extrémistes veulent manifester. Qu'ils cachent cela derrière une homophobie assumée, et le rejet de la maternité pour les couples homosexuels, n'est qu'un paravent derrière lequel se cachent des organisations dont la finalité est de mettre fin à toutes les mesures qui ont permis aux femmes de se libérer de leur rôle de simple génitrice, de ventre. C'est le cas de l'IVG ou de la contraception libre et gratuite pour les jeunes femmes mineures.

Dans le même ordre d'idée, les campagnes pour le boycott de l'école, orchestrées par des militants se réclamant de la gauche nationaliste et de l'écrivain ouvertement national-socialiste Alain Soral, cachent elles aussi un relent de conformisme social des années quarante.

Alors que le ministère de l'Education national lance une campagne pour l'égalité des sexes auprès des enfants, en tentant de briser l'idée que femmes et hommes seraient faits pour des métiers différents, ces groupuscules tentent de faire croire qu'il s'agit d'enseigner la masturbation aux tout petits et l'homosexualité en primaire ! Que des parents aient été assez crédules pour croire à ces infos et, surtout, pour ne pas aller interroger directement les enseignants, cela pose question !

Mais, au delà de la campagne de désinformation, assez typique de l'extrême-droite, il y a aussi une attaque en règle contre la confiance en l'Education nationale, structure centrale de la République française.

La convergence entre courants d'extrême-droite s'est vue également le week-end dernier avec la manifestation pour exiger la "destitution de François Hollande".

A l'instar de l'extrême-droite ukrainienne, l'extrême-droite française fait front uni pour obtenir dans la rue, par l'agitation, ce qu'elle ne peut gagner dans les urnes : la décrédibilisation du système républicain et la chute du gouvernement démocratiquement élu.

Déjà en Ukraine, on a vu droite conservatrice, église et néo-nazis convergés, se rassembler, occuper la rue puis les ministères avant d'en arriver à interdire les partis "gênants", dont le parti majoritaire et le parti communiste. Un parfum de 1933 allemand ou de 1934 français, quand l'extrême droite manifestait à Paris et tentait d'envahir l'Assemblée nationale.

Ce dimanche, on a vu ainsi, bras dessus-bras dessous, des néo-nazis (les "Identitaires"), des catholiques intégristes (Civitas), des partisans de Dieudonné et des petits patrons exiger la destitution de Hollande (par qui ?). Pour mettre qui à la place ? Pas un président de gauche, évidemment ! Et peut-être même pas un président de droite !...

D'ailleurs, on retrouve peu ou prou les mêmes personnes et les mêmes organisations autour de Dieudonné, ex-humoriste devenu, par glissement successifs, un pamphlétaire assurant la jonction entre des militants sincères de la cause palestinienne et des mouvements d'extrême-droite pour qui tout bon juif est un juif mort.

Là aussi, la convergence entre courants militants et la victimisation de Dieudonné (Merci Valls !) donne de l'importance au personnage et, au final, sert ses intérêts et ceux de sa "cause".

Derrière tout ça, se tapit l'extrême-droite officielle, sa vitrine publique et d'apparence convenable, le Front National.

Même si le Front National et marine Le Pen ne sont pas directement associés à ses événements, sauf dans le cadre des menées anti-IVG et anti-Homo du mouvement de La manif pour Tous, c'est bien l'extrême-droite qui se nourrit de se climat anti-présidentiel, anti-éducation, anti-justice et anti-parlementaire que créées ces diverses campagnes.

Le FN se sert également des inquiétudes légitimes du peuple de France, face à la montée du chômage et de l'intégration forcée de la France dans l'Union européenne pour faire passer ses idées de repli nationaliste et de rejet de tout ce qui vient de l'étranger.

Derrière ces discours, il n'y a pas, jamais, de dénonciation du système capitaliste, des classes bourgeoises qui profitent de la crise et du système libéral pour s'enrichir sur le dos des peuples !

L'extrême-droite sert d'échappatoire à un système capitaliste en crise majeure pour éviter une remise en cause de son existence même. L'extrême-droite envoie les peuples en colère vers de faux responsables, qu'ils soient juifs ou immigrés, pour expliquer la crise. Ces mouvements ne visent pas "le système" économique mais le "système" politique, c'est-à-dire le cadre républicain et démocratique dans lequel vit la France depuis la Libération.

Pour les communistes, effectivement, il faut s'attaquer à la crise capitaliste et à un système politique qui sert à le gérer au mieux des intérêts des nantis. Mais cela doit se faire en rassemblant la population sur des critères d'intérêts sociaux, d'intérêts de classes, et non sur des critères religieux ou ethniques !

Défendre les intérêts des ouvriers et des salariés, cela ne peut se faire en divisant ceux-ci en fonction de leurs origines et de leurs ethnies mais bien en les rassemblant contre ceux qui profitent de leur travail, qui les licencient !

Déjà en 1934, les extrêmes droite se sont rassemblées en France (les ligues factieuses) pour tenter de destabiliser la République et établir un régime autoritaire, à l'image de l'Allemagne hitlérienne ou de l'Italie fasciste.

Le peuple français a su réagir. Cela a permis la constitution du Front Populaire et les grandes conquêtes sociales de 1936, après plusieurs semaines de grèves massives.

La crise capitaliste qui s'approfondit alors qu'une élite de profiteurs s'enrichit, un système politique qui ne peut répondre aux besoins du peuple car lié au capitalisme, et une gauche gouvernementale soumise aux marchés, voilà qui créé de la désillusion et de la colère ! Un terreau facile pour une extrême-droite démagogue et qui s'appuie sur des idées simplistes et qui transorme la colère en haine.

Aux militants et mouvements de gauche d'être capables, au contraire, de rassembler les classes populaires, les travailleurs, autour d'un programme conquérant, positif, rassembleur et anti-capitaliste !

Cette année, les Municipales et, surtout, les Européennes seront l'occasion de démontrer qu'il existe une alternative politique progressiste à une gestion libérale et pro-européenne de la société.

Et, enfin, saisissons-nous de la rue, des manifs et des murs pour montrer à nos compatriotes et au pouvoir qu'il y a toujours, en France, une porte à gauche, ouverte pour le changement. Le vrai !

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 10:23

Dans le pays, les partisans du Président et les antimaïdan s'organisent pour repousser les partisans de l'UE et les activistes néonazis. Dans 10 des 25 oblasts du pays (l'ouest essentiellement), les "EuroMaïdan" occupent les bâtiments publiques régionaux, à l'Est les forces de police les ont repoussé. Aujourd'hui, les antimaïdan s'installent à Kiev - article et traduction Nico Maury

 
Une ville de tentes est apparu dans le parc Mariinski, des milliers de partisans du Président sont venus sous le bâtiment du gouvernement. La plupart des gens sont venus à Kiev aujourd'hui tôt ce matin (voir photos du bas).
«Je suis venu avec beaucoup de personnes des régions de Donetsk, de Lugansk, mais également de Crimée. Mais il y a aussi des gens des régions du centre de l'Ukraine et même une partie de la population de l'Ukraine occidentale (bastion des pro-UE et des néonazis)».
«Le Donbass nourrit la quasi-totalité de l'Ukraine»
Dans le même temps, des députés, représentants de diverses régions du sud-est de l'Ukraine, sont allés, à la pause, rejoindre les Antimaïdan.
Les manifestants scandaient des slogans dénonçant les actions des partisans de l'UE qui commettent crimes sur crimes depuis trop longtemps : «Le fascisme ne passera pas», «L'Ukraine est unie» et «Le Donbass nourrit la quasi-totalité de l'Ukraine».
Parti communiste et Parti des Régions interdits dans certaines régions de l'ouest
Preuves de la nature "régionale" de la contestation anti-gouvernementale et de son aspect antidémocratique, les députés régionaux des oblasts de Ternopil, de Poltava et d'Ivano-Frankivsk (Svoboda, UDAR et Bloc Ioulia Tymochenko) ont voté l'interdiction du Parti des Région mais aussi d'interdire les symboles communistes et le Parti Communiste d'Ukraine.
Le Parti des Régions est tout bonnement le parti majoritaire au pouvoir, lors d'élections démocratiques, et le Parti communiste (KPU) a réuni plus de 14 % des voix lors de ces élections : leur interdiction est du même niveau que l'interdiction du PC allemand puis du parti social-démocrate par les nazis à partir de 1933. Svoboda se revendique d'ailleurs des waffen SS ukrainiens qui ont combattu l'Armée rouge.
Dans l'ouest, d'ailleurs, ce sont plusieurs administrations régionales qui sont occupées par des militants de "l'opposition" qui ont nommé des exécutifs à eux. Un peu comme si des préfectures et conseils généraux étaient occupés et que des "opposants" nommaient des dirigeants à la place des représentants de l'Etat et des élus locaux. Démocratique ?
De son côté, la Région autonome de Crimée, a décidé d'interdire le parti d'extrême-droite Svoboda, tandis que de simples citoyens de l'est surveillent "leurs" administrations pour empêcher les agressions, comme celle qui a eu lieu à Dniepropetrovsk, par une centaine de militants violents et extérieurs à la Région (ils ont dû demander leur chemin pour arriver à destination !).
Bref ! Les contestations pro-européennes cachent désormais des velléités secessionistes et antidémocratiques de forces ultranationalistes, voire fascistes.
Pour les communistes ukrainiens, la poussée néo-nazie à l'ouest a été favorisée par les errements d'un gouvernement qui a refusé d'organiser un référendum sur l'accord avec l'Union libérale européenne malgré les 4,5 millions de signatures recueillies par les communistes.
Rétablir l'ordre constitutionnel partout en Ukraine et interdire les organisations néo-nazies constituent des priorités pour les démocrates d'Ukraine. Cela ne pourra suffire si un changement de politique n'intervient pas, après vingt ans de bradage des richesses ukrainiennes à quelques oligarques pendant que la majorité de la population peine à joindre les deux bouts, terreau fertile pour le fascisme, comme on le voit malheureusement uassi en France.

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